Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 19 mai 2021 26 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiSantéSolidarités & famille

Fin progressive des aides, stabilité réglementaire... Le "8h30 franceinfo" de Geoffroy Roux de Bézieux

Au micro : Marc Fauvel, Salia BrakiaSource d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:26OuverteRéponse directe

    Geoffroy Roux de Bézieux, vous parliez à l'instant des jauges dans la restauration, certains se demandent s'il est vraiment rentable de rouvrir aujourd'hui, de rouvrir les terrasses, vous les incitez tous à rouvrir les restaurateurs ?

  • 2:11OuverteRéponse partielle

    Comment retrouver cette main d'oeuvre qui manque, là, aujourd'hui, pour ces réouvertures ?

  • 3:55OuverteRéponse directe

    La décision va être prise localement par les préfets. Vous auriez aimé que ce soit le ministère du Travail qui prenne la décision ?

  • 4:50OuverteRéponse directe

    150 000 commerces rouvrent, en théorie, à partir d'aujourd'hui. Est-ce que vous souhaitez qu'ils puissent tous ouvrir le dimanche jusqu'à nouvel ordre ?

  • 5:39OuverteRéponse directe

    La décision va être prise localement par les préfets. Vous auriez aimé que ce soit le ministère du Travail qui prenne la décision ?

  • 6:07OuverteRéponse directe

    Dans le secteur des vêtements, notamment de l'habillement, les soldes d'été débutent dans un peu plus d'un mois, le 23 juin prochain. Vous auriez souhaité qu'on les avance pour permettre à tous ces commerçants d'écouler les stocks qui leur restent sur les bras aujourd'hui ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:48PrésentateurFait
    « les mesures de compensation vont être retirées progressivement »
  • 2:03Invité politiqueChiffre
    « 100 000 personnes ont déserté le secteur pendant cette crise sanitaire »
  • 2:39PrésentateurChiffre
    « on a un taux de chômage relativement élevé, et pour autant, des métiers en tension, on dit toujours entre 300 000 et 400 000 »
  • 4:12Invité politiqueFait
    « ce que disait le président de la République dans une allocution où il va falloir réfléchir, à mettre encore plus en avant, à revaloriser ces secondes lignes qui ont beaucoup donné pendant cette crise »
  • 6:37Invité politiqueChiffre
    « 425 jours de fermeture continue, ça fait 14 mois, 1600 établissements fermés. Ça représente 25 000 salariés, on parle ici des discothèques »
  • 9:45PrésentateurFait
    « Tant que le gouvernement dit rester en télétravail, il faut rester le protocole actuel qui est recommandé avec un jour de soupape »
  • 10:42Invité politiqueFait
    « L'assouplissement, selon Elisabeth Borne, devrait avoir lieu à partir du 9 juin »
  • 11:30PrésentateurFait
    « Parce qu'il n'y avait pas de doses »
  • 12:40Invité politiquePromesse
    « toutes les doses qui dorment dans les frigos des centres de vaccination, faites-les rapatrier dans les entreprises »
  • 13:31PrésentateurFait
    « il sera éligible au Fonds de Solidarité »
  • 14:29PrésentateurChiffre
    « on fait un questionnaire tous les trimestres à nos adhérents, on a toujours le même pourcentage de gens qui disent « je vais avoir du mal à rembourser mon prêt garanti par l'État à peu près 5% des entreprises » »
  • 15:40PrésentateurChiffre
    « on a quand même créé 50 000 emplois au premier trimestre »
  • 16:00PrésentateurChiffre
    « on a eu 320 000 destructions d'emplois »
  • 20:02PrésentateurFait
    « il y avait une première mouture du gouvernement où il y avait effectivement, et là on soutenait la position des syndicats, une sorte d'erreur puisqu'on ne prenait pas en compte les absences, notamment congé de maternité, absence maladie »
  • 21:40PrésentateurFait
    « il y a l'État responsable de la solidarité, donc du socle minimum. Et après, il y a un système assurantiel, comme dans la retraite aujourd'hui, géré et équilibré par les syndicats »

Temps de parole

  • Présentateur69 %
  • Invité11 %
  • Invité politique9 %
  • Invité 29 %

4,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

France Info. Cette vie normale qu'on a envie de reprendre, alors c'est pas tout à fait la vie normale, il y a les jauges, les contraintes, mais c'est ce goût-là qu'on a tous envie de retrouver, effectivement. Cette fois-ci, c'est la bonne ? Alors, moi, je vais être prudent, je suis pas spécialiste médical, mais on a tous le sentiment que c'est la bonne. Pourquoi ? Parce qu'il y a la vaccination, on est à 21 millions de personnes vaccinées, ça fait un tiers de la population française, pas loin, je crois, de 50% des adultes, donc on sent que ça peut fonctionner.

Ce qui nous donne espoir, c'est ce qui se passe à l'étranger, notamment aux Etats-Unis, qui ont pas mal d'avance en vaccination, il y a plus de 100 millions de personnes vaccinées aux Etats-Unis, et là, le taux de contamination baisse, le taux de décès baisse, donc on a l'impression que, effectivement, c'est la bonne. Avec toujours cette menace qui plane, que je sais pas juger, de variants qui nous amèneraient, alors peut-être, à refaire une campagne de vaccination, ou avoir quelques contraintes sanitaires.

1:26
Invité politique

Geoffroy Roux de Bézieux, vous parliez à l'instant des jauges dans la restauration, certains se demandent s'il est vraiment rentable de rouvrir aujourd'hui, de rouvrir les terrasses, vous les incitez tous à rouvrir les restaurateurs ?

1:37
Présentateur

Alors, il est probablement pas rentable, sauf cas exceptionnel. Simplement, ce qu'on a obtenu du gouvernement, enfin, négocié avec le gouvernement, c'est le fait que les aides, les mesures de compensation vont être retirées progressivement. Et donc, ça permet d'ouvrir en mai, en juin, en juillet, avec un chiffre d'affaires qui est plus bas que normal, et pour autant, ne pas perdre de l'argent. Je crois que tout est préférable à ne pas travailler.

2:03
Invité politique

Alors, les conditions sont un peu particulières, puisque, justement, dans la restauration, 100 000 personnes ont déserté le secteur pendant cette crise sanitaire. Comment retrouver cette main d'oeuvre qui manque, là, aujourd'hui, pour ces réouvertures ?

2:14
Présentateur

Oui, alors, je suis assez prudent sur ces chiffres. C'est une estimation. C'est beaucoup les saisonniers qui ont déserté, c'est-à-dire qu'ils sont peut-être... Il y en a certainement qui ont changé de vie, ça arrive toujours. La restauration, ça fait partie des métiers qui étaient déjà en tension avant l'épidémie. La France, un paradoxe, c'est qu'on a un système d'assurance chômage qui est ce qu'il y a, on en parlera peut-être tout à l'heure. On a un taux de chômage relativement élevé, et pour autant, des métiers en tension, on dit toujours entre 300 000 et 400 000. Et on risque, effectivement, de retrouver certains secteurs qui ont du mal à recruter.

Donc, après, il y a une question de condition de travail, une question de salaire, mais augmenter les salaires en restauration, c'est augmenter les prix pour le client. Donc, il y a un équilibre à trouver.

2:57
Invité

Forcément. On voit qu'aux États-Unis, des grands groupes qui sont confrontés à ce manque de bras, aujourd'hui, je pense à Amazon, je pense à McDonald's également, ont décidé d'augmenter assez fortement les salaires.

3:07
Présentateur

Oui, alors vous savez que les États-Unis, c'est la minimum, c'est un système fédéral, ça va de, je crois, 5 dollars de l'heure à 15 dollars de l'heure. Donc, c'est un peu particulier. On n'est pas du tout dans le système européen. C'est la meilleure solution pour tout le monde, bien sûr. Mais il faut le pouvoir. Et je pense que la plupart des groupes de restauration sortent de cette année de pandémie, enfin année et demie, avec des trésoreries quand même en grande difficulté. Si les clients jouent le jeu, ça peut marcher. Il y a un système auquel on peut réfléchir, c'est le système du pourboire. Parce qu'avec la disparition du cash, il y a de moins en moins de pourboires.

C'est une statistique depuis plusieurs années. Mais le pourboire, c'est par définition à la tête du client. Oui, mais on peut imaginer de faire comme aux États-Unis, vous savez, où le pourboire est quasiment obligatoire et se fait sur une carte bleue. Ça, c'est une proposition qu'on fait qui peut contribuer à renforcer la tractité du secteur. Ça ne suffira pas, évidemment.

3:55
Invité politique

Donc ça veut dire que ce que disait le président de la République dans une allocution où il va falloir réfléchir, à mettre encore plus en avant, à revaloriser ces secondes lignes qui ont beaucoup donné pendant cette crise, ça n'arrivera pas ?

4:12
Présentateur

Il y a la prime dite Macron à tort, parce qu'elle est versée par les entreprises, que verseront ceux qui ont fait des années, l'année dernière, 2021, corrects. Plus largement, sur le sujet de l'économie low cost, où il y a des salaires qui sont bas, indiscutablement, on est tous responsables, parce que c'est souvent le consommateur qui est un peu schizophrène, qui achète au plus bas, et on peut le comprendre, mais en même temps qui contribue à cette économie. C'est souvent des métiers de service où c'est le consommateur final qui fixe le prix. Et donc il y a aussi un changement assez profond, mais qui est compliqué à mettre en place.

4:50
Invité

150 000 commerces rouvrent, en théorie, à partir d'aujourd'hui. Est-ce que vous souhaitez qu'ils puissent tous ouvrir le dimanche jusqu'à nouvel ordre ?

4:58
Présentateur

Alors, tous ouvrir tous les dimanches, non, mais je pense qu'il faut qu'on redonne un peu de marge de manœuvre. Le dimanche, c'est un travail exceptionnel. Ça ne doit pas être la norme, c'est payer le double, et ça doit être fait avec le consentement du salarié. Mais oui, il faut rattraper une partie du chiffre d'affaires, puisque le chiffre d'affaires a été fortement diminué. Le commerce est un secteur en difficulté à cause de l'e-commerce. L'e-commerce, évidemment, est ouvert le dimanche, comme vous le savez. Donc il y a une forme d'inégalité de concurrence. De concurrence déloyale.

Donc, oui, je ne sais pas si il est déloyale, mais il est inégal, en tout cas, parce que les e-commerceurs ne sont pas dans l'illégalité, en réalité. Et donc, du coup, oui, il faut qu'on redonne un certain nombre de dimanches qui correspondent aux journées, qui n'ont pas pu être réglés.

5:39
Invité politique

La décision va être prise localement par les préfets. Vous auriez aimé que ce soit le ministère du Travail qui prenne la décision ?

5:43
Présentateur

Non, je pense que c'est une bonne idée, parce qu'il y a des traditions locales, il y a aussi un contexte local. Je pense que c'est une bonne idée que ce soit les préfets. Vous savez, on a un pays super centralisé, historiquement. Donner un peu la main localement aux entreprises au préfet, en fonction des discussions, me paraît toujours une bonne idée.

6:01
Invité

Dans le secteur des vêtements, notamment de l'habillement, les soldes d'été débutent dans un peu plus d'un mois, le 23 juin prochain. Vous auriez souhaité qu'on les avance pour permettre à tous ces commerçants d'écouler les stocks qui leur restent sur les bras aujourd'hui ?

6:13
Présentateur

Non, il y a un débat entre ceux qui veulent les avancer, ceux qui veulent les reculer. Je crois que le mieux, c'est de les maintenir à la date, parce que, retrouvons au fond la vie normale. La vie normale, c'était prévue le 23 juin, on le fait le 23 juin. Plus vite on rentrera dans une vie économique normale, mieux ça sera pour tout le monde.

6:29
Invité politique

Il y a un secteur particulier qui est dans le rouge, 425 jours de fermeture continue, ça fait 14 mois, 1600 établissements fermés. Ça représente 25 000 salariés, on parle ici des discothèques. Vous comprenez qu'elles ne puissent pas rouvrir alors que les clubs libertins, par exemple, le peuvent.

6:44
Invité

C'est l'exemple qui a été pris ces derniers jours par des députés à l'Assemblée nationale. Club libertin ouvert, discothèque fermé.

6:49
Présentateur

Oui, alors là, je vous rentrerai dans un... On ne connaît pas tous les gestes barrières dans les clubs libertins. C'est ce que j'allais vous dire, mais bon, plus sérieusement, il y a le côté sanitaire, effectivement, scolaire et brassé, etc. Et puis, il y a le risque de faire la même chose, mais clandestinement, ce qui s'est quand même beaucoup passé. Je parle des discothèques, bien sûr, donc les fêtes clandestines, comme l'été dernier.

7:12
Invité politique

Vous craignez les fêtes sauvages, oui.

7:13
Présentateur

Je pense qu'on pourrait un peu alléger le protocole l'été, peut-être avec, effectivement, des jauges, etc. Parce qu'à un moment, au bout de plus d'un an de fermeture, finalement, il n'y a plus d'activité économique. Ils vont tous mettre la clé sous la porte.

7:26
Invité politique

C'est ce qu'ils vous disent, les patrons ?

7:28
Présentateur

Oui, alors, il se trouve que les discothèques ne sont pas adhérents au MEDEF. C'est un des rares secteurs, figurez-vous, qui n'est pas adhérent au MEDEF. D'ailleurs, je les invite à nous rejoindre. Mais il y a un moment, si vous voulez, il faut donner quand même un signe. Tous les secteurs, ce qui a été très bien fait, d'ailleurs, sur le déconfinement, il faut le dire, c'est que tous les secteurs ont, avec ce cannoncement, une lueur au bout du tunnel. Donc, tout le monde peut se préparer. C'est le seul secteur qui n'a pas de date.

7:49
Invité

Donner un signe à ce secteur et aussi à la jeunesse, qui sera la dernière vaccinée en France, pour l'instant.

7:54
Présentateur

Oui, alors, c'est surtout, enfin, il y a le côté vaccin, mais c'est surtout le côté, je vais dire, presque dépressif, ou dépression, ce qu'on appelle maintenant les interactions sociales. On sait bien que c'est, plus on est jeune, plus on a d'interactions sociales. Et les discothèques font partie de, même si tout le monde peut y aller, à tout âge, n'est-ce pas ?

8:13
Invité

Non, mais regardez, je suis plus concerné depuis quelques années.

8:16
Invité politique

Il est plus concerné, Marc Fauvel.

8:17
Invité

Toujours merci, Salia. 8h41, pardon, le fil à fond, et on se retrouve dans un instant, Geoffroy Roux de Bézieux, Mélanie Delonnet. Salia, vous allez m'entendre. Et le champ des possibles s'élargit aujourd'hui. Les habitudes reviennent, comme pour certains, ce matin, un café en terrasse, avant le travail, les bars et restaurants rouvrent. On peut aussi aller au cinéma, pour la première fois depuis quasiment 7 mois, au musée, au théâtre. Tous les magasins peuvent rouvrir leurs portes, avec partout des jauges réduites. Les activités sportives reprennent pour les enfants, y compris à la piscine. On peut aussi retourner dans les stades.

Ces réouvertures, on va pouvoir en profiter plus longtemps, puisqu'à partir de ce soir, le couvre-feu, c'est à 21h. Un ministre de l'Intérieur a une manifestation de policiers, scène inédite cet après-midi devant l'Assemblée nationale. D'autres responsables politiques ont aussi annoncé leur venue, mais aucun ne pourra s'exprimer à la tribune, préviennent les syndicats de policiers qui appellent d'une même voix à ce rassemblement, deux semaines après le meurtre d'un brigadier à Avignon. Pas de répit dans les tirs de roquettes du Hamas et les frappes de l'armée israélienne au Proche-Orient.

Pour un cessez-le-feu, la France, aux côtés de l'Égypte et de la Jordanie, a déposé un projet de résolution au Conseil de sécurité de l'ONU. France Info

9:27
Présentateur

Le 8.30 France Info, Salia Brakia, Marc Fauvel.

9:32
Invité politique

Bonjour avec Geoffroy Roux de Bézieux, le président du MEDEF. Est-ce que le télétravail doit rester la règle aujourd'hui partout où il s'applique ?

9:39
Présentateur

Alors là, on a une position assez claire qu'on a passée au ministre Borne lundi dernier. Tant que le gouvernement dit rester en télétravail, il faut rester le protocole actuel qui est recommandé avec un jour de soupape. Mais ce qu'on ne veut pas, nous, c'est passer à un système où on dirait, alors maintenant c'est deux jours et demi, trois jours, machin, etc. Il faut qu'un moment, qui peut être le 9 juin, qui peut être le 30 juin, qui peut être entre les deux, le gouvernement nous dise, bon, maintenant c'est à la main des entreprises et des représentations syndicales dans les entreprises de négocier le protocole adapté.

Il y a beaucoup d'entreprises où il n'y a pas de représentants syndicaux. Oui, représentants du personnel qui ne sont pas syndiqués, il y a toujours un représentant du personnel. On a signé un protocole national, un accord national avec quatre syndicats qui fixent le cadre. Et après, c'est dans chaque entreprise. Faire du télétravail à France Info, faire du télétravail dans une petite boîte du bâtiment, ou faire du télétravail dans une grande boîte de la distribution, ça n'a rien à voir. Donc, quand on passera dans un cadre normal, si j'ose dire, c'est aux entreprises, dans les entreprises, qu'il faut décentraliser les décisions. L'État ne doit pas tout réjanter, tout le temps, partout.

10:42
Invité politique

L'assouplissement, selon Elisabeth Borne, devrait avoir lieu à partir du 9 juin, l'assouplissement du télétravail. Est-ce que ça veut dire aussi assouplissement du protocole sanitaire ? Dans ces cas-là, dans les cantines d'entreprises, on fait comment ?

10:53
Présentateur

La restauration collective, il faut revenir à un protocole qui soit plus facile, parce que si on demande, on propose aux salariés de revenir, et je pense qu'ils ont envie de revenir. En tout cas, ce qui remonte des entreprises, c'est que beaucoup ont envie de revenir. Il faut qu'ils puissent déjeuner sur place. Donc, la restauration collective, c'est comme la restauration normale. Le protocole, il doit suivre. Si c'est des jauges à 50% dans la restauration commerciale, ça doit être des jauges à 50% dans la restauration collective. Et puis, le 30 juin, s'il n'y a plus de jauges en restauration, il n'y aura plus de jauges en restauration collective.

11:20
Invité

On vous a entendu récemment lancer avec Laurent Berger de la CFDT un appel à une vaccination plus massive dans les entreprises. Pourquoi ça n'est pas le cas jusqu'ici ? Pourquoi est-ce qu'on ne vaccine pas plus alors qu'on est 5 mois après le bébé ?

11:30
Présentateur

Parce qu'il n'y avait pas de doses. Le ministère de la Santé avait beaucoup dirigé les doses vers le système de santé publique, les pharmaciens, pas vers les médecins, les infirmiers du travail, qui étaient l'arme au pied, ou la seringue au pied, si j'ose dire, prêts à vacciner. Et donc, c'est pour ça qu'on a un peu donné un coup de pied à la fourmière. Vous avez été entendu ou pas ? Oui, parce que la ministre Borne a fait une visite dans la foulée dans un centre de santé au travail.

11:54
Invité

Au-delà de cette visite, est-ce qu'il y a eu des annonces ? Est-ce qu'il y a des doses qui arrivent ?

11:57
Présentateur

Il semble que les doses arrivent et qu'on va pouvoir vacciner, soit sur le lieu de travail, quand le service de santé au travail est sur le lieu de travail, soit laisser le salarié s'absenter de son travail pour aller se faire vacciner. Avec quel vaccin ? Alors, avec les vaccins qu'on aura aujourd'hui majoritairement de l'AstraZeneca. Moi, j'ai été me faire vacciner avec de l'AstraZeneca. Vous n'avez pas rechigné à le faire ? Non, non, pas d'effet secondaire. Vous avez vu qu'on ne vaccine quasiment plus en France ces derniers jours avec l'AstraZeneca. Je le regrette.

12:22
Invité

Il y a des secondes doses encore, très peu de premières.

12:24
Présentateur

Je le regrette. Je pense qu'il y a eu effectivement beaucoup de maldresses de communication, mais c'est un vaccin qui a fait ses preuves. Aux Etats-Unis, en Angleterre, la majorité de la population était vaccinée à l'AstraZeneca et ils ne sont pas plus malades que nous.

12:37
Invité politique

Donc vous dites qu'au gouvernement, toutes les doses qui dorment dans les frigos des centres de vaccination, faites-les rapatrier dans les entreprises, on est prêt à vacciner ?

12:42
Présentateur

Je ne vais pas être aussi critique que ça, mais on peut optimiser le système. Nous, on a ce système de santé au travail qui est effectivement en proximité des salariés. Il y a des salariés exposés de moins de 50 ans qui ne sont pas vaccinés. Laissons-les se faire vacciner. Vous savez, c'est assez rare que Laurent Berger et moi, l'ancien, en appellent commun. Ça montre quand même qu'il y a un consensus dans les entreprises.

13:02
Invité

En tout cas sur la réforme de l'assurance chômage, par exemple, on n'est pas là encore en parler. Probablement pas. Peut-être qu'un jour, on arrivera à mettre tout le monde d'accord. Pour l'instant, on est assez loin de ça. Avec les réouvertures du jour, c'est le début de la fin du « Quoi qu'il en coûte ». Geoffroy Roux de Bézieux, doucement mais sûrement, voici ce qu'on disait sur ce plateau, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire.

13:21
Présentateur

Le maître mot aujourd'hui, c'est l'accompagnement. Aujourd'hui, si un restaurateur ouvre, il ouvre sa terrasse, il ne va perdre peut-être que 20, 25, 30% de son activité, il sera éligible au Fonds de Solidarité. Donc on va l'accompagner au mois de juin, au mois de juillet, au mois d'août, en pourcentage de perte de son chiffre d'affaires par rapport à 2019.

13:39
Invité

Est-ce que c'est le moment de vérité pour les entreprises qui étaient soutenues depuis plus d'un an ? Est-ce qu'on va voir maintenant les vrais dégâts ?

13:46
Présentateur

Oui, mais je ne suis pas trop inquiet pour deux raisons. La première, c'est qu'il va y avoir, c'est ce que j'ai vu hier en me promenant dans le Fonds mondial, il y aura une forte demande des consommateurs dans pratiquement tous les secteurs. Ça va être vrai dans la restauration, ça va être vrai dans les commerces que j'ai visités hier. Donc on ne va pas avoir de trous d'activité, c'est-à-dire des gens qui sont ouverts et qui n'ont pas d'activité en face. Deuxième chose, il n'y aura pas de mur des faillites. On nous promet, entre guillemets, on nous menace plutôt du mur des faillites depuis maintenant plusieurs mois.

Il y aura bien sûr des gens qui vont déposer le bilan, mais il n'y aura pas, au mois de septembre, au mois d'octobre, des dizaines de milliers de faillites.

14:27
Invité politique

Vous avez fait des projections pour savoir combien il y en aura ?

14:29
Présentateur

Écoutez, on fait un questionnaire tous les trimestres à nos adhérents, on a toujours le même pourcentage de gens qui disent « je vais avoir du mal à rembourser mon prêt garanti par l'État à peu près 5% des entreprises ». C'est constant depuis octobre dernier. Bien sûr, ces entreprises-là, il faudra trouver des solutions, mais ça n'est pas... Il y a un peu des prophètes de malheur qui, pour briller dans les médias, ont tendance à faire des projections apocalyptiques. Moi, je n'y crois pas.

Sur ce qu'a dit Bruno Le Maire, parce que je n'ai pas répondu à votre question, j'ai dit à peu près la même chose quelques mois avant, donc on a été entendu, c'est-à-dire qu'au fond, ces mesures, c'est quoi ? On dit des aides, mais c'est des compensations des restrictions sanitaires. À partir du moment où on lève les restrictions sanitaires, on peut lever ces mesures de compensation juste progressivement. Donc quand il y a la terrasse, on fait une partie des aides ou des compensations, puis quand c'est full ouverture, on peut tout enlever. Il y a une exception, me semble-t-il, c'est des secteurs qui ont un temps de latence.

Par exemple, l'événementiel, ce n'est pas parce qu'on dit « vous pouvez rouvrir », il y a forcément un temps de latence. Est-ce que le chômage peut baisser cette année ? Oui, mais il a commencé.

15:36
Invité

Les chiffres aujourd'hui sont difficiles à décrypter. C'est vrai, c'est vrai, parce qu'il y a du chômage partiel.

15:40
Présentateur

Mais on a quand même créé 50 000 emplois au premier trimestre. Donc oui, je pense qu'il va commencer à baisser, pas massivement. Et rappelez-vous aussi, quand je parle de prophète de malheur, mai 2020, un certain nombre, dont d'ailleurs le ministre de l'économie, parlait d'un million de chômeurs supplémentaires en fin d'année 2020. Moi, j'ai dit « je ne crois pas que ça va arriver ». Bon, on a eu, alors c'est beaucoup, on a eu 320 000 destructions d'emplois. Donc c'est significatif, mais pas du tout à l'échelle de la dureté de la récession.

16:08
Invité politique

0,4% de croissance au premier trimestre. Bercy tape sur une croissance à 5% cette année. C'est optimiste ou c'est réaliste ?

16:17
Présentateur

C'est la question qu'on se pose. Encore une fois, je pense que les premières semaines vont être très bonnes. Il va y avoir un effet déconfinement, rattrapage, comme il y a eu en mai dernier. La vraie question, c'est à la rentrée, comment vont se comporter les agents économiques ? Les agents économiques, ce n'est pas un être mystérieux. C'est vous, si vous allez consommer, partir en vacances, acheter des produits. C'est Salia qui consomme en boîte de nuit, par exemple. Par exemple, voilà. Et ce sont les chefs d'entreprise qui vont embaucher, investir. Et là, c'est vraiment une affaire de confiance dans l'économie.

Alors, la confiance, elle va être liée à l'assieption sanitaire, évidemment, à la conjoncture internationale, comment ça se passe chez les autres, et puis aux signaux que nous enverra le gouvernement sur hausse d'impôt, pas hausse d'impôt, mesures sur les entreprises favorables. Pour vous, il n'y a pas un curseur fiscal sur lequel on peut jouer aujourd'hui ? La France est le pays avec le Danemark occidental où le niveau de pression fiscale est le plus élevé. Donc, c'est quand même très difficile d'en rajouter. Global, mais par exemple, si on regarde la taxation de l'héritage... Troisième pays de l'OCDE. On peut devenir premier, c'est vrai. On peut toujours faire mieux que troisième.

Aucun impôt ne doit augmenter en France. Je vais vous dire, la meilleure chose à faire, c'est de toucher à rien. Très honnêtement, la stabilité globale, réglementaire, fiscale, pendant un an, ça serait formidable. Et la dette, on la laisse à nos enfants ? Non, la dette, évidemment que non. Mais il n'y a pas de problème de dette à très court terme. Il faut évidemment y réfléchir.

17:46
Invité

Mais si on emprunte quasiment gratuitement, mais si les taux remontent, ce qui semble être dans l'air de l'art avec ce qui se passe aux Etats-Unis...

17:52
Présentateur

Pendant un an, on ne touche plus aucun règlement nouveau. Vous savez, les chefs d'entreprise de PME, là, ils sortent de cette période assez rincée. Si pendant un an, il n'y avait pas de nouvelles lois, pas de nouvelles réglementations, qu'ils pouvaient juste travailler comme ils travaillaient avant la pandémie, ça serait formidable. Ça ne veut pas dire qu'il ne faut rien changer, bien sûr. Mais on ne touche à rien pendant un an. Je pense que c'est la meilleure mesure que le gouvernement peut prendre.

18:13
Invité

Le Fil Info à 8h51 avec Mélanie Delonnet. Et on vous retrouve dans un instant, Geoffroy Roux de Bézu. Fini les rideaux de fer tirés dans les rues commerçantes. 150 000 magasins rouvrent aujourd'hui avec une règle 8 m² par client. Pour tous les lieux qui reprennent du service, il y a une jauge réduite, comme pour les cafés, bars et restaurants qui retrouvent leurs habitués en terrasse pour commencer après 7 mois de fermeture. On peut aussi aller voir un film sur grand écran, déambuler dans un musée, aller au zoo ou au casino et ne rentrer à la maison qu'à 21h puisque le couvre-feu est repoussé. Des milliers de policiers attendus devant l'Assemblée nationale à partir de 13h.

Rassemblement de soutien aux forces de l'ordre deux semaines après le meurtre d'un brigadier à Avignon. Gérald Darmanin a prévu de venir les saluer. Le ministre de l'Intérieur qui juge qu'il est trop tôt pour alléger le port du masque. Sur France Inter ce matin, il demande aux préfets qui ont pris des mesures en ce sens de les retirer. La Seine-et-Marne, la Creuse et l'Ardèche ont déjà fait marche arrière. Karim Benzema se dit tellement fier de son retour en équipe de France pour l'Euro de football. Didier Deschamps l'a annoncé après avoir longuement discuté avec l'attaquant du Real Madrid.

Écarté de la sélection depuis 2015, le foot c'est aussi la finale de la Coupe de France ce soir entre le Paris Saint-Germain et Monaco. France Info

19:28
Présentateur

Toujours avec le président du MEDEF, Geoffroy Roux de Bézieux.

19:35
Invité politique

Tous les syndicats, à l'exception de la CFTC, ont décidé de déposer un recours devant le Conseil d'Etat après-demain pour essayer de bloquer l'entrée en vigueur de la réforme du chômage qui doit donc entrer en vigueur le 1er juillet prochain. Est-ce que vous les soutenez dans leur démarche ?

19:51
Présentateur

Non, alors il faut bien comprendre qu'il y a deux réformes dans l'assurance chômage. Il y a la réforme du système et la réforme des paramètres. Le recours qui est déposé par les quatre syndicats est sur les paramètres.

20:01
Invité politique

Le mode de calcul.

20:01
Présentateur

Le mode de calcul. Il y avait une première mouture du gouvernement où il y avait effectivement, et là on soutenait la position des syndicats, une sorte d'erreur puisqu'on ne prenait pas en compte les absences, notamment congé de maternité, absence maladie. Ça s'est rectifié a priori. Ça a été a priori rectifié. Lectifié la semaine dernière. Et donc nous on soutient les mesures qui sont proposées. Pourquoi ?

Parce que depuis trop longtemps, et ce n'est pas la faute de personnes, ni certainement des demandeurs d'emploi, il y a des situations où on a un revenu supérieur en alternant des périodes de travail et des périodes de chômage, plutôt qu'en travaillant tout au long du mois ou des semaines.

20:36
Invité

Mais ce point-là, semble-t-il, Geoffroy Roux de Bézieux, n'est pas réglé entièrement par cette réforme. L'UNEDIC, à la demande de la CGT, a fait tourner également ses ordinateurs et a dit qu'il y avait un souci dans le calcul et que cette réforme qui était censée remettre un peu plus de justice créait parfois des différences de traitement.

20:53
Présentateur

Il y a un désaccord là-dessus. C'est devenu traité technique. Mais la philosophie derrière ça, qu'on soutient, c'est de dire qu'il faut toujours que travailler rapporte plus en revenu qu'alterner les périodes de travail et les périodes de chômage. Il y a un deuxième point sur lequel nous, on est par contre là, on pousse à une réforme. C'est l'organisation de l'assurance chômage. Puisque depuis 20 ans, on a un système hybride où personne ne décide. C'est en théorie les syndicats, le patronat qui décide, mais en réalité, c'est l'État qui me fiche la règle du jeu. Faute d'accord entre les partenaires sociaux. Oui, mais sauf que le truc est biaisé, pardon.

21:24
Invité

Parce que généralement, le gouvernement vous donne des feuilles de roue.

21:26
Présentateur

Des indicateurs qui sont complètement... Donc on a proposé, nous, de sortir de l'ambiguïté. On a proposé, les journalistes ont titré un Big Bang de l'assurance chômage.

21:34
Invité politique

C'est quoi le Big Bang de l'assurance chômage ?

21:35
Présentateur

Le Big Bang en gros, c'est dire, voilà, il y a l'État responsable de la solidarité, donc du socle minimum. Et après, il y a un système assurantiel, comme dans la retraite aujourd'hui, géré et équilibré par les syndicats. Et puis après, il y a le service public de l'emploi, qui est aujourd'hui financé simplement par les cotisations des entreprises, alors qu'il sert à tout le monde. Il sert aux salariés qui perdent leur emploi, mais il sert aux fonctionnaires qui arrêtent leurs contrats quand ils sont en contrat actuel. Il sert aux étudiants. Donc, il devrait être financé par l'État. Donc, on a posé ça sur la table.

Ça a un peu pris de court le gouvernement, j'ai l'impression, puisque tout d'un coup, ils se sont mis à vouloir ouvrir une concertation. Certains syndicats ont dit non, d'autres ont dit pourquoi pas.

22:10
Invité

Donc, on va essayer de pousser cette discussion-là. Pourquoi vous nous dites que les entreprises de ce pays ont besoin de stabilité ? Ne changeons rien, ne touchons à rien, ne touchons pas aux impôts. Et les chômeurs qui, eux aussi, souffrent en ce moment, eux ont droit à une réforme ?

22:22
Présentateur

Je dis ça simplement pour l'année qui vient. Cette réforme, elle a deux ans et demi. Oui, pas tout à fait, deux ans. Donc, elle aurait dû rentrer en vigueur avant le confinement. Elle a été repoussée, repoussée, repoussée. Maintenant, elle est dans les tuyaux. C'est sûr que si on devait décider aujourd'hui, on ne ferait vraiment rien.

22:38
Invité politique

Et c'est le bon moment pour l'appliquer, cette réforme ? Le 1er juillet, Laurent Berger de la CFDT dit que c'est une réforme anachronique.

22:46
Présentateur

Je ne sais pas si elle est anachronique. Le 1er juillet, normalement, évidemment, vous allez me dire que ce n'est pas certain. On sera déconfinés, on aura tous retrouvé de l'activité. Donc, vous parlez de la restauration qui manque de bras. D'autres secteurs vont recruter. C'est le moment, effectivement, que travailler rapporte plus que ne pas travailler ou, en tout cas, alterner des périodes de travail et de chômage.

23:05
Invité

Est-ce que le MEDEF, chauffeur Haute-Bézu, prendra position aux élections régionales ?

23:09
Locuteur

Non.

23:10
Invité

Aucune ? On n'a pas à prendre position. Quel que soit ce qui se passe au soir du premier tour dans certaines régions ?

23:14
Présentateur

Non, mais on n'a pas à prendre position. Vous savez, nous, on n'a pas des adhérents personnes physiques. On a des adhérents qui sont des entreprises. Donc, on ne peut pas appeler des entreprises à voter.

23:24
Invité politique

Est-ce que vous incitez des grands patrons à prendre position pour les régionales, mais aussi pour la présidentielle ?

23:30
Présentateur

D'abord, les grands patrons, entre guillemets, font ce qu'ils veulent. Ce n'est pas moi qui vais les inciter.

23:33
Invité politique

Mais vous en discutez entre vous ?

23:35
Présentateur

Écoutez, on discute, oui, forcément, du contexte politique. On discute forcément de l'élection nationale qui aura lieu en 2022. Mais c'est trop tôt pour en parler. Mais on discute surtout des programmes économiques. Or, sur les programmes économiques régionaux, vous savez, ça a quand même un faible impact sur les entreprises. Ils sont en charge du tourisme, ils sont en charge des lycées. Non, mais je ne dis pas que c'est négligeable, mais ce n'est pas majeur pour l'économie.

23:59
Invité politique

Sur le programme économique au niveau national, celui de Marine Le Pen, vous semble différent, celui de 2017, plus avantageux pour les entreprises ?

24:07
Présentateur

Alors, avantageux, je ne sais pas. Il y a une bonne nouvelle, j'allais dire, qui est le fait que l'euro n'est plus... La sortie de l'euro n'est plus au programme. Il y a quand même la retraite à 60 ans. Évidemment, pour les gens qui nous écoutent, ils se disent que c'est peut-être formidable que je ne suis pas... Ce sont des métiers pays de partir plus tôt. Mais ce n'est juste pas possible économiquement. Ça ne tient pas la route. On le sait bien, il n'y a pas un pays qui est revenu en arrière sur l'âge de la retraite avec la démographie qu'on a.

24:34
Invité

Un mot, Geoffroy Audebezieux, sur la décision de Didier Deschamps, hier, de rappeler Karim Benzema en équipe de France, après 5 ans sur le banc de touche. Est-ce que diriger, c'est aussi pardonner ? Bien sûr.

24:45
Présentateur

Bien sûr. C'est exactement ce que j'allais vous dire. C'est-à-dire que... Non, non, mais vous me lotez de la bouche. C'est forcément la bonne décision, parce que c'est la décision de Didier Deschamps, qui a le palmarès que vous connaissez comme joueur et comme entraîneur. Et la bonne équipe, la meilleure équipe dans une entreprise, comme dans un sport collectif, ce n'est pas toujours les meilleurs joueurs, c'est les meilleurs joueurs qui peuvent jouer ensemble. Et donc, si Didier Deschamps l'a fait, alors je ne sais pas le contenu comme vous de leur entretien, mais manifestement, il a eu raison d'ailleurs.

Mais ça arrive tout le temps dans les entreprises, d'avoir des clashes humains, et ça arrive aussi que... Alors, il n'y a pas ce phénomène de sélection, mais c'est-à-dire qu'on recolle les morceaux, et je trouve que c'est une belle histoire. Enfin, ça a l'air d'être une belle histoire humaine. Voilà, et on verra ce que ça donne sur le terrain dans les semaines qui viennent,

25:31
Invité

à l'Euro qui débute le 11 juin prochain. Merci beaucoup Geoffroy Roux de Bézu, invité ce matin de France Info.

Fin progressive des aides, stabilité réglementaire... Le "8h30 franceinfo" de Geoffroy Roux de Bézieux · Pourquijevote