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interviewfranceinfo· 12 février 2026 15 min

Comment mieux protéger les lanceurs d'alerte contre le narcotrafic ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et on continue sur France info. Merci Valentine. On vous retrouve à 13h de parler de la protection des lanceurs d'alerte dans la lutte contre le narcotrafic.

Avec cette proposition de loi à l'Assemblée nationale, les députés euh se penchent dessus cet après-midi. C'est l'initiative des écologistes. On parlait du cas d'Amine Kessassi précisément, mais il n'est pas le seul à avoir besoin de cette protection judiciaire.

Je vous propose d'écouter ce qu'on disait le garde des saut Géraldana il y a de jours sur notre antenne. Oui, je pense qu'il est très menacé. Oui.

Alors, il n'est pas le seul. Il y a aussi 15 magistrats qui aujourd'hui enquête sur le narcotrafic et qui sont protégés par la police, parfois leur famille. Donc oui euh euh la peur est importante, c'est pour ça que l'État doit être extrêmement ferme et que je porte les prisons de haute sécurité, le statut du repenti, la lutte contre le narcotrafic comme étant une menace qui est une menace de sécurité intérieure.

Repenti dans un instant, Benjamin Camboulive, on était en train de parler des moyens nécessaires aussi pour protéger éventuellement ces magistrats, ces chercheurs aussi parfois qui enquêtent sur le trafic de drogue et qui peuvent être menacés. Tous ceux finalement qui veulent libérer la parole sur ce sujet, vous nous disiez Fabrice Risoli, quand on veut des moyens, on en trouve. Vous preniez l'exemple de Christian Tobira.

Est-ce que ça peut être efficace évidemment cette cette proposition de loi si elle est mise en œuvre et si les moyens effectivement sont là ? C'est vrai qu'il y a déjà effectivement cette question des moyens qui s'ils ne sont pas mis en cohérence avec les objectifs, ça ça rime à rien. Vous pouvez pas rajouter d'émission sans rajouter d'effectifs mais même sans parler de moyens.

Effectivement, est-ce que ce texte peut amener quelque chose de de plus dans la mesure où il n'è rien de de neuf ? Tout ce qui est proposé, tout ce qui est mis sur la table existe déjà. La seule nouveauté, c'est l'obligation légale alors qu'on a pas d'effectif pour aller faire cette mission supplémentaire.

Qui pourrait dénoncer de nouveaux trafics de stupéfiant ? Vous avez soit les trafiquants eux-mêmes, soit les les gens lambda. Les trafiquants eux-mêmes, il y a déjà énormément entre guillemets de balance dans le milieu du stupéfiant.

C'est que les trafiquants vont se dénoncer les uns les autres parce que c'est leur intérêt de faire tomber pour repentir. Oui, tout simplement vous êtes encore en activité de trafiquant mais c'est quand même intéressant que le concurrent soit interpellé par la police. Comme ça vous avez le monopole des ventes sur tel ou tel ces gens-là, ils le font actuellement, ils le feront demain et c'est pas eux qui vont demander la protection de la police.

Donc ça va pas changer grand-chose à ce niveau-là. Et pour ce qui est des gens lambda qui subissent ce trafic de stupéfiant, qui le constatent, qu'est-ce qu'il est retient pour aller dénoncer le trafic ? c'est la peur tout simplement.

Et est-ce que vraiment cette évolution législative va changer quelque chose à la peur ? Moi je pense qu'une évolution législative de ce type ça change rien la peur que ressentent les gens. Ça change rien en manque d'effectif.

Donc au final on va continuer à fonctionner comme je vous le disais par un niveau pour vous en fait ça fonctionne tel que c'est actuellement. Il y a pas besoin de changer. C'est pas ça fonctionne c'est que avant de changer et c'est nécessaire de changer mais il faut se demander si on peut aller au bout de ce que l'on propose et s'il y a les effectifs pour mettre en place ce que l'on propose par le biais de par le biais de la loi.

C'est c'est ça la cohérence. Fabrice Risoli, vous êtes d'accord avec ça ? Euh, ça sera pas forcément efficace même si on y met les moyens.

Le cadre juridique actuel est suffisant. Non, non, je pense que cette proposition de loi, on a déjà parlé, elle fait redescendre au niveau local aussi une prise de décision qui est importante. J'entends monsieur le ministre, j'étais à l'Assemblée nationale ce matin, qui dit "Ça existe déjà par le biais de la préfecture et cetera, mais en réalité MI a été a été tué.

Donc, c'est normal que la représentation nationale essaie de cadrer euh cette application. Les gens qui ont peur de parler comme vous l'avez dit Benjamin Camboulif, qu'est-ce qu'on peut faire du coup pour qu'ils acceptent de parler sans crainte des représailles et quel serait le niveau de protection judiciaire nécessaire, souhaitable ? Et c'est vra que c'est surtout un travail de fond.

Là on travaille vraiment sur la sur la conséquence de de de tout cet enchevêtrement de toute la perte de contrôle qu'on a sur le sur le narcotrafic et sur la violence, la délinquence, la criminalité connexe qui le qu'il emporte avec lui. Donc il y a un moment où faut voir aussi les les les solutions de de fond pour avoir une efficacité réelle et pour pouvoir par ricocher et bien amener un climat plus apaisé. Et ben dans l'urgence, c'est déjà ce qui est fait aujourd'hui, c'est une priorisation des euh des gens que l'on va venir protéger.

Mais effectivement, on pourrait toujours et c'est louable souhaiter avoir pour objectif de protéger plus de monde. Bien sûr que c'est louable. C'est louable mais c'est pas faisable parce qu'il n'y a pas d'effectif supplémentaire.

Gérald Armanin dans cette loi sur le narcotrafic qu'il a porté en juin dernier. Audrey, vous en rappeliez les contours tout à l'heure. C'est vrai, il y a ce statut du repenti précisément.

Ouais. Le statut de repentie. Alors, c'est issu de la loi perben, c'était dans des années 2000 où effectivement on a considéré qu'il fallait donner un statut particulier à ceux qui acceptaient de collaborer, donc issu du milieu criminel, mais qui acceptaient de collaborer avec la police et c'est des ça passe par des réductions de peine et donc avec la jol la justice, vous avez raison, pardon, avec la justice.

Donc ça passe par des réductions de peine, ça passe par effectivement un blanchiment d'une partie en tout cas de leur de leur de ce qu'ils ont commis. Vous vous avez l'air de Non, c'est pas du blanchiment, dites pas ça. Il y a aucune impunité dans le statut de coopérateur de justice.

Je rappelle qu'il faut pas les Oui, oui, j'ai fait une tribune au monde pour ça. Les repentis, on n'est pas à l'église. On leur demande pas du tout de se repentir.

Et collaborateur et collaborateur, il y a eu Vichi en France. Donc si on veut gagner la bataille des idées, faut tout de suite oublier ça. Collaborat coopérateur non, il s'est pas du tout blanchi.

Les gens sont condamnés et ils font par exemple un/ers de la peine. Mais ça existe déjà dans le pénal. C'est ce que je disais une partie.

Oui. Non mais pas blanchir le mot est terrible parce que ça ça voudrait dire qu'on fait disparaître. Exactement.

Non non, ils sont condamnés et ils font ils sortent de prison quand même. Vous avez raison. Non mais vous avez raison que en fait le problème c'est vous touchez non mais vous touchez exactement du doigt la problématique que à jusqu'à quel niveau effectivement et puis surtout ça n'est pas par rapport à l'Italie c'est vrai qu'on n pas réussi à convaincre je crois qu'il y a à peine une cinquantaine de alors de comment vous les appelez de coopérateurs de justice qui ont qui ont accepté si vous voulez ce statut là ça ne marche pas pourquoi pour cause on ne proposait pas aux auteurs de crime de sang d'être protégé on parle du crime organisé dont la violence est la première ressource dans tous les manuels de sociologie du crime organisé.

Et en France, on a fait "Ah ben non, on va protéger le voleur de voiture." Donc il a fallu 10 ans pour avoir un décret d'application. Il a fallu 10 ans de plus pour que dans le cadre de la loi narcotrafic, on protège enfin les assassins, les auteurs de crime de sang, pas contre l'impunité totale, pas voilà.

Et donc on attend le décret d'application. Euh je me suis laissé dire que il y avait des gens qui étaient dans les starting block qui étaient prêts à être protégés pour la manifestation. C'est ce qui peut expliquer pour l'instant ils soit effectivement peu nombreux.

Alors ils sont peu nombreux parce que c'est pas attractif effectivement. Donc là maintenant, on changerait ça serait une coopération et non pas une collaboration parce que ce mot a été malencontreusement utilisé pour déterminer ce statut et effectivement collabo on prend bien le problème. Donc coopération avec un donnant donnant un échange de bons procédés avec des réductions de peine mais effectivement ils iraient quand même en prison et ça ne disparaîtrait pas dans la nature.

Mais vous comprenez bien que tout ce qui touche finalement au à la culpabilité, à la détention est extrêmement mal vu. Ouais. On voit bien dès qu'on essaie d'aménager des prisons et ben on a une bronca et une levée de bouclier en disant "On va quand même pas me leur mettre la télé et on va quand même pas leur les les leur permettre d'avoir une vie décente en prison." Donc on comprend bien que c'est un sujet extrêmement sensible et le législateur a du mal à faire passer l'idée mais ça va changer parce que on est face à une telle problématique, à un tel fléau qu'il va bien falloir à un moment donné regarder dans les pays où ça marche et appliquer le le l'appliquer les fonctionne.

En tout cas, il y a cette proposition de loi donc pour davantage protéger les lanceurs d'alerte encore une fois qui est débattu aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Et puis il y a ce procès sur le narcotrafic aussi d'un jeune tueur de à gage de 14 ans. Il s'est ouvert mardi, c'était en octobre 2024, ça s'est passé à Marseille.

Souvenez-vous, il avait froidement abattu un chauffeur VTC, Nessim Raman, père de trois enfants à Marseille. Et bien, Nathalie Perez, notre collègue, a rencontré sa veuve. Marseille, le 4 octobre 2024.

Il est un peu plus de 4h du matin. Une voiture s'encastre dans la façade d'une école. À bord, Nassim Ramdan, un chauffeur VTC, père de famille, sans aucun lien avec la criminalité.

Il vient d'être abattu par un tueur à gage d'à peine 14 ans. Un peu plus tôt, par téléphone depuis sa cellule, un narcotrafiquant qui se revendique de la mafia confie un contrat à l'adolescent. C'est à bord du VTC qui devait l'emmener jusqu'à sa cible que les choses tournent mal.

Le jeune tueur exécute le chauffeur de deux balles dans la nuque. Toujours depuis sa cellule, le commanditaire mécontent appelle alors la police et dénonce l'adolescent. Jugé à H clos, l'accusé en larme raconte son enfance placée de foyer en foyer avec des parents tous deux incarcérés.

Mais pour la veuve de la victime, le profil de l'accusée n'excuse rien. Nous l'avions rencontré il y a quelques jours. Incapable de retenir ses larmes, elle a préféré nous lire une lettre préparée pour l'audience.

J'ai besoin de voir ce mineur qui a ôté la vie de Nessim, non pas par reine, mais pour lui dire le man irréparable qu'il a causé à mes enfants. Je suis terrorisée à l'idée du jour où ils comprend réellement que leur père a été tué par un enfant à peine plus âgé queeux. dans cette affaire.

L'accusé en cours jusqu'à 20 ans de réclusion. Voilà, il en cours 20 ans donc de réclusion. Nathalie Perez nous le disait.

Ce jeune de 14 ans, il était en larme et il prend sans doute seulement conscience des conséquences euh de ces actes. Mohamed Ben Medour, justement, vous vous occuper d'un ami de ce jeune en tant que médiateur à Marseille et Nessim Ramdam, euh le la victime et bien c'était euh votre voisin. On parle de personnes, il faut bien le comprendre, qui vivent dans le même quartier, qui ont le même passé, le même passif, qui se côtoi au quotidien.

Oui, effectivement, Nessim Ramdan, je veux lui rendre encore hommage aujourd'hui parce que c'était mon voisin, je le croisais tous les jours. C'était un homme qui était toujours avec ses enfants ou sur les terrains de football, mais c'était un homme aussi qui se laissait pas faire et qui défendait son sa famille, son honneur et malheureusement, il est mort ben dans ces conditions-là. après le jeune, le fameux Alex qui l'a assassiné froidement.

Ben oui, ce matin, je j'évoquais encore son cas avec le jeune dont je m'occupe. Ils ont été ensemble, ils me racontaient qu'ils ont jobé, enfin charbonné, vendu de la drogue sur un postup dans le vocus tous les deux. Il me disait "Mohamed, tu sais quoi ?

Ce jeune dans tous les cas, tu pouvais rien faire pour lui." Je dis "Ah bon ? Pourquoi ?" Il me dit "Ben sa maman c'était la vendeuse, son papa qui était toxicoman, c'était lui le gérant du point stup m'a dit "Moi, je le connaissais à 12 ans, il consommait déjà des du protoxyde d'azote et que son destin était scellé par le sort de son destin était scellé et oui, exactement.

Et information au fait, je viens de la prendre, le parquet a requis 20 ans à l'encontre de ce jeune-là, donc la peine maximum et il me disait c'est pas la peine, on peut rien faire. Puis ce qui est intéressant sur le profil de ce Alex, c'est qu'en fait c'est l'archétype même des défaillances de notre société parce que il y a eu un article notamment de Mediapart ces derniers jours qui l'a mis en évidence. Il y a eu des défaillances au niveau de l'aide sociale à l'enfance, au niveau de la PJJ et ce jeune-là aurait dû aurait dû être exfiltré de son environnement et on aurait dû le placer très loin avec ce que je demande à l'heure actuelle auprès et je travaille avec monsieur Pierre Gardau, le sous-préfet de police de Marseille sur ce sujet-là, je demande ce qu'on fait pour justement le jeune CIS que j'accompagne actuellement un accompagnement renforcé H.

Merci beaucoup. finalement les exfiltrer de leur milieu, de leur de leur quartier. Voilà, avec un accompagnement renforcé, c'est-à-dire au quotidien parce que ces jeunes-là, je les ai eu dans les mains, ce sont des cocottes minutes, c'est de la nitroglycérine.

Si on ne les suit pas au quotidien, ils peuvent et ben malheureusement faire ce qu'ils ont fait comme le cas d'Alex. Merci Mohamed Ben Médour pour votre témoignage. Merci d'être intervenu sur France info.

Quand on entend ça, on se dit quelles sont les solutions ? Effectivement, c'est un problème complexe le narcotrafic. On voit à quel point à Marseille Marseille gangrainé notamment dans les quartiers nord avec la DZ mafia qui est vraiment une économie parallèle dont on parle régulièrement.

Que faire ? C'est que tout ce qui vient d'être dit était vraiment très juste parce que ça nous montre ça incarne les difficultés qu'on a avec cette deuxème génération de délinquants voire de criminels. C'estàdire que papa maman pour le garçon là ils étaient tous les deux en prison pour trafic de stupéfiant au moment où c'est arrivé.

Donc c'est effectivement un enchaînement de carence à la fois sur l'éducation mais aussi sur la scolarisation qui nous amène à ça. Un gamin de 14 ans qui prend un contrat à qui on donne eu une arme qui prend un voilà on lui désigne sa cible et puis il va se retrouver finalement à tuer un un chauffeur VTC qui n'avait strictement rien demandé. Donc il faut pouvoir dissocier le les éléments généraux et le cas particulier de ce jeune.

Moi je suis premier à vous dire généralement que pour contrer l'ultraviolence juvénile, il faut préventif et répressif. Faut responsabiliser les parents. Il faut des ultra courtes peines pour un choc carcéral pédagogique.

Mais quel parents responsabilisent ? Là des trafiquants de drogue qui sont qui sont incarcérés et puis même les ultra courtes peine. Il a commis un homicide à 14 ans.

Donc les premiers effets de violence et de délinquence le concernant aurait fallu casser le cercle. Il a fortes chance. Ça c'est l'intérêt des ultra cours de peine mais dans ce cas, on n'urait pas pu les appliquer.

Ces premiers faits devaient remonter avant ces 13 ans. Donc pas de responsabilité pénale, pas d'incarcération, pas d'ultra courte peine pour lui. En fait, quand on en est là, c'est malheureux, mais la prison, c'est sa seule place et c'est ce qu'il y a de mieux pour lui parce que c'est ça qui va lui permettre d'être structuré à minima dans le rôle pédagogique de la prison qui va se substituer aux parents qui ont échoué, à l'ensé de l'enfance qu'il a pas suivi et même à l'éducation nationale qu'il a pas formé parce que là il les fera jamais les 20 ans que ce soit bien clair, il va faire moins, il va sortir avant ces 30 ans et ce qu'il faut c'est qu'on ait réussi à le former pour le réinsérer.

On avance quand même Fabrice Risoli sur ces questions quand on le fait même d'en parler et de voir ces propositions de loi qui se suivent. Oui. Et alors j'en ai une autre.

Vous voyez, on se focalise beaucoup sur l'auteur et c'est bien normal, il dit beaucoup de choses d'un 14 ans, de notre société, de nos défaillances, mais on dit aussi un peu sur les victimes, mais pas assez. À Crimalt, on défend un concept de victime dites innocente. Encore un mot pas encore partagé.

Nassim, il devrait avoir une place à son nom. Les familles plus tard, hein, avec le temps, doivent venir témoigner à l'école de ce qui s'est passé. Euh le ministre de l'intérieur, le préfet, l'éducation nationale et tout chaque année doit commémorer la plaque Nassim pour humaniser et qu'on se rappelle des vies qu'il y a derrière.

Et oui, parce qu'on parle tout le temps des auteurs et c'est bien normal, c'est ça le pénal, mais il faut revenir à centraliser les victimes et si on centralise sur les victimes, on est obligé de faire une hiérarchie dans les victimes. Je suis désolé, il y a des gens dont on ne peut pas commémorer la mémoire. Ceux qui s'entretuent à la Kalashnikov, ce sont des victimes mais on ne peut pas leur mettre une plaque.

Faire cette démarche de soutien de ne pas les oublier, c'est créer une communauté autour des victimes et de montrer au narcotrafiquant qu'on est nombreux contre eux. C'est ce qui se fait en Italie et c'est par exemple comme ça que nous emmenons la maman d'Amine Kessassi en Italie célébrer commémorer les 1000 victimes innocentes des mafias italiennes. Merci beaucoup Fabrice Risoli, Benjamin Cambouliv d'avoir été avec nous pour en parler.

Merci Audre Goutard. On vous retrouve chaque jour évidemment sur France sur