Accord de paix, Liban, guerre en Ukraine... Le "8h30 franceinfo" de Jean-Noël Barrot
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Jean-Noël Barot, bonjour et merci d'être avec nous ce matin sur France Info. On a beaucoup de sujets à aborder avec vous. L'Ukraine, le Liban, le protocole d'accord signé par Donald Trump à Versailles mercredi soir.
Vous y étiez d'ailleurs. Mais d'abord la suite de ce protocole d'accord, ce sont ces négociations qui devaient être entamées en Suisse aujourd'hui. 2è phase donc de 60 jours.
Des négociations qui ont été reportées, on l'a appris il y a un peu plus d'une heure maintenant. Est-ce que c'est un faux départ entre Iran et États-Unis dans ces nouvelles négociations qui est à vos yeux inquiétant ce matin ? Je ne crois pas.
Euh le plus dur reste à faire bien sûr, mais cette réunion en Suisse avait perdu une partie de son intérêt dans la mesure où l'accord a été signé euh à Versailles il y a 48h 36h. Euh ce qui est essentiel désormais, c'est que les discussions y compris au niveau technique puissent se poursuivre pour que les premières étapes qui sont prévues par cet accord euh puissent euh être activé. la libération ou la réouverture du D3 d'Ormous, le passage des navires, la cessation des hostilités sur tous les fronts.
C'est dans ce contexte-là, une fois que peu de stabilité sera revenue, que les négociations sur le programme nucléaire notamment pourront s'engager. Sauf que0, hein. Voilà, 60 jours, il faut quand même pas perdre son temps.
Non, mais vous le savez, des discussions ont d'ors et déjà eu lieu au Qatar notamment entre les experts des des deux parties pour commencer à avancer sur tous ces sujets, mais en particulier ceux qui sont prévus dès le début de l'accord à savoir l'ouverture du D3 d'Ormous et la cessation des hostilités. On va revenir sur ces deux sujets, mais Jans, le vice-président américain qui annule sa venue, comment vous l'interprétez ? Est-ce que c'est est-ce que c'est le Liban qui pose problème ?
Events et le qui est le vice-président des États-Unis et monsieur Calibaf qui est le président du parlement iranien devait se retrouver en Suisse aujourd'hui principalement pour signer un accord qui a été signé il y a 36 heures à un niveau plus élevé puisque ce sont les deux présidents qu'il qui l'ont fait. Je le redis, le plus dur reste à faire mais ne surinterprétons pas des des reports de de réunion dans la mesure où cet accord a été signé. Où sont les concessions iraniennes dans cet accord ?
Emmanuel Macron parle d'un bon accord, mais ces concessions ne sautent pas aux yeux. Rien sur le balistique pour l'instant, rien de concret sur le nucléaire, rien sur le renoncement à un péage dans le détroit d'Ormouse. Les sanctions levées, les avoir dégelé.
Je crois que il faut d'abord dire une chose, c'est que il n'y avait pas de bonne alternative à la signature de cet accord. Si cet accord n'est pas signé, s'il n'est pas mise en œuvre, et bien c'est la poursuite du blocage du D3 d'Ormous avec l'impact que ça sur le prix des carburants dans nos vies quotidienne. Et puis c'est le risque d'une escalade qui se poursuit et qui s'aggrave dans la région avec toutes les conséquences que cela peut avoir.
Mais en quoi la situation est meilleure maintenant et qu'avant la guerre ? Mais pardonnez-moi, nous n'avons pas approuvé cette guerre. Nous n'avons jamais dit qu'elle était une bonne idée parce que ces buts étaient imprécisément définis et parce qu'elle était conduite en dehors du droit international.
C'est pour c'est pourquoi nous n'avons pas pris part à cette guerre et que nous l'avons désapprouvé. Mais nous avons dit et nous avons répété que la seule manière de faire en sorte que la paix à stabilité revienne dans cette région et que nous n'ayons pas à payer le prix de l'instabilité qu'on y observe depuis de nombreuses années, c'est que d'une manière ou d'une autre euh le régime iranien puisse se résoudre à des concessions majeures, un changement radical de posture, qu'il cesse d'opprimer son peuple bien sûr, mais de représenter pour sa région et au-delà une menace. Justement Jean Noël Baroc, quand vous voyez que Donald Trump se range à l'idée que finalement après tout l'Iran pourrait avoir des missiles balistiques parce que dit-il d'autres pays en non ont dans la région.
Donc ce serait injuste que l'Iran n'en ait pas. Est-ce que pour la France ce serait injuste que l'Iran n'en ait pas ? Pour que l'Iran et son régime cessent d'être une source de déstabilisation, une menace pour son environnement, il est essentiel que soit traité non seulement le programme nucléaire des restrictions très strictes qui doit lui être imposées, mais aussi son programme de missile qui menace non seulement la région, mais pour les missiles de plus longue portée et bien le continent européen.
Et puis également le soutien que ce régime apporte depuis bien trop longtemps à des groupes terroristes qui déstabilisent la région. on les connaît bien euh le Hamas, le Esbola les outils. Sans que ces problèmes ne soient réglés et bien malheureusement accord ou pas accord, négociation ou pas négociation, suisse ou pas suisse voulez, et bien l'instabilité perdura.
Et c'est dans cet esprit-là que la France euh contribuera à l'effort euh conduisant, je l'espère, à ce que l'Iran, qui est un grand pays et un grand peuple puisse vivre de manière pacifique avec son environnement et que le peuple iranien puisse construire librement son avenir. Les problèmes ne sont pas réglés. Ce matin, quatre morts au sud de Liban.
Les affrontements se poursuivent entre Israël et le Esbola. Donald Trump met la pression. Que peut faire la France très concrètement ?
Alors, d'abord, a-t-elle les moyens d'intervenir ? D'abord, vous le savez, le le premier principe est dicté par cet accord trouvé entre les États-Unis et l'Iran, c'est la cessation des hostilités sur tous les fronts et notamment sur le Liban qui a été entraîné par le qui a été entraîné par le Esbola le 2 mars dernier, une nouvelle fois dans une guerre n'a pas choisi. Les Libanais sont exaspérés.
Ils ont ils ont payé un un prix extrêmement lourd à ce conflit dont ils ne voulaient pas. Cet accord prévoit la cessation des hostilités. Le gouvernement israélien doit le respecter et les États-Unis, en particulier doivent exercer toute la pression nécessaire sur le gouvernement israélien pour que ce soit le cas.
De l'autre côté évidemment, le Esbola qui est entré dans cette guerre instruit par l'Iran et pour soutenir le régime iranien doit lui aussi non seulement cesser toute hostilité, mais s'engager dans un processus de désarmement pour que l'État libanais puisse disposer du monopole des armes et assurer la protection de l'intégrité de son de l'intégralité de son territoire. etanel Barreau. Je rappelle simplement ce bilan donc qui nous parvient que Myiam a commencé à évoquer.
Quatre morts, quatre soldats morts israéliens ce matin au Liban et 16 morts côté libanais effectivement dans dans des frappes israéliennes. Donc c'est la bien la preuve que pour l'instant ce n'est pas [raclement de gorge] complètement ça ne fonctionne pas complètement. Bien, j'appelle toutes les parties à à respecter scrupuleusement les termes de l'accord.
Vous m'avez demandé ce que la France va faire. Et bien, nous nous tenons à côté du peuple libanais, côté de son président, de son premier ministre qui était présent à Paris hier avec lequel nous sommes entretenus pour être à leur écoute et leur apporter tout le soutien nécessaire, notamment pour renforcer l'armée libanaise qui doit pouvoir reprendre pleinement possession de l'ensemble du territoire et disposer de tous les moyens. Vous savez que d'un mot là-dessus pardon Jean- Noël Barreot la finule donc cette force des Nations unies dans laquelle la France est partie prenante depuis des années s'arrête à la fin de l'année.
Emmanuel Macron avait dit voilà on va on va continuer à être présent d'une manière ou d'une autre. Est-ce qu'on a est-ce qu'on sait aujourd'hui un petit peu comment on va garder des soldats français au Liban même après la finule ? Nous sommes prêts à le faire.
Euh mais c'est évidemment euh en fonction de ce que seront les attentes du des autorités libanaises. On va pas décider à leur place. Sans attendre que euh cette reconfiguration de la présence internationale au Liban soit actée, nous voulons tenir cette conférence internationale qui était prévue, vous vous souvenez, le 5 mars dernier, qui a dû être reporté à cause de la guerre lancée par Israël et États-Unis contre l'Iran.
Nous voulons la tenir parce que c'est le moment justement alors que le Liban et Israël ont engagé des discussions au plus haut niveau. Ce qui est historique, ce qui ne s'était jamais produit dans des décennies, c'est le moment de renforcer l'État libanais. Ouais.
Sauf que pour l'instant euh les discussions vraiment balbussies et il y a rien dans l'accord ou dans le protocole d'accord sur la fin du soutien iranien à ses proxis et donc au esbola libanais. Si on veut désarmer le esbola mais qu'il continue à être financé, on ne voit pas comment c'est possible. n'est pas tout à fait vrai puisque le premier paragraphe du protocole d'accord prévoit, je le disais, la cessation des hostilités, y compris au Liban dont l'intégrité territoriale et la souveraineté doivent être garanties.
Ce qui signifie quoi ? Ce qui signifie retrait d'Israël, c'est l'intégrité territoriale. Et ce qui signifie désarmement du Esbola c'est la souveraineté du Liban.
Alors dans cet accord et la suite d'ailleurs de cet accord, ça va être les et vous avez commencé à l'évoquer les les discussions sur la question nucléaire. Emmanuel Macron a dit hier soir sur France 2 que la France se serait associée d'une certaine manière à ses à ses négociations. Euh comment, de quelle façon la France sera associée inévitablement ?
Pourquoi ? Bien, parce que comme ça a été le cas il y a 10 ans lorsqu'un accord sur le nucléaire iranien a été négocié et bien les concessions radicales que nous attendons de de l'Iran seront obtenues en contrepartie de lever des sanctions que nous avons prises à l'encontre de l'Iran fin des années s radicale dites-vous est-ce que ça veut dire les Iraniens proposent par exemple la dilution de leur stock d'uranium alors on n pas bien compris si c'était enfin eux plutôt sur leur sol certains disent hors d'Iran Est-ce que ça c'est une concession radicale pour la France ? Si je dois résumer ce que nous avons fait il y a 10 ans, ce que nous avons réussi à faire, c'est imposer à l'Iran non seulement de réduire à la portion congrue son stock d'uranium, mais c'est aussi de limiter très strictement les capacités de d'enrichissement dont disposéait le régime iranien.
C'est par ailleurs c'est par ailleurs des obligations C'est par ailleurs des obligations de vérification très strictes qui étaient imposées. Je dis cela pourquoi ? Parce que la contrepartie de ces concessions radicales qui vont être demandées à nouveau à l'Iran, ce sont des levées de sanctions.
Des levées de sanctions qui ont été prises par les Nations- Unies. La France est membre permanent des Nations- Unies. Il faudra donc que la France comme il y a 10 ans puisse donner son assentiment son accord pour que les sanctions elle est pas partie prenante la France à à ce traité sur le en 2015 la France était partie prenant quand même je viens de vous répondre il n'y a pas de lever des sanctions des Nations- Unies contre l'Iran sans l'accord de la France on va parler du des trit d'Ormous dans un instant mais d'abord exactement bah on va pas on va passer à l'info en une minute si vous le voulez bien Myiam le D3 d'Omous c'est juste aprè on parlera également de l'Ukraine.
D'abord Marie Martycian il est 9h mo 53 départements sont désormais en vigilance orange pour canicule du [musique] sud-ouest jusqu'au nord-est du pays indique Météofance plusieurs épreuves du grand oral du bac prévu en début de semaine prochaine dans l'académie de Poitiers sont reportées d'une semaine. Les négociations pour un accord définitif entre les États-Unis et l'Iran ne débuteront finalement pas aujourd'hui. En Suisse, les pourparler sont reportées annonce le gouvernement.
Les travaux préparatoires [musique] toutefois se poursuivent avant ces discussions selon la diplomatie suisse. Les affrontements qui se poursuivent au Liban entre le Esbola et l'armée israélienne. 16 personnes sont mortes côté libanais au cours de frappe dans le sud du pays.
Israël annonce de son [musique] côté la mort de quatre de ses soldats. Interviewé hier sur France 2. Emmanuel Macron a appelé le premier ministre israélien Benjamin Netaniaou à faire preuve [musique] de responsabilité dans cette offensive, je cite contraire aux intérêts d'Israël.
Depuis les tensions au Moyen-Orient, en toile de fond du mondial de football, l'Iran annonce [musique] porter plainte contre la FIFA à cause des restrictions qui lui sont imposé dans la compétition. L'équipe [musique] n'est autorisée à arriver qu'un jour avant la rencontre des mesures contraires au principe d'égalité, selon un responsable iranien. [musique] France info le 830 France info.
Myiamkawa Adrien Bec toujours en compagnie de Jean- Noël Barreau, ministre des affaires étrangères. Avec cet accord, le D3 d'Ormous doit rouvrir sous 30 jours. Un navire français est passé d'ailleurs hier pour la première fois, mais les bateaux, les centaines de bateaux sont toujours bloqués.
La France a mise en place une mission pour sécuriser ce D3. Est-ce qu'elle est toujours d'actualité ? Est-ce que la France va l'assurer ?
Elle est prête à être déployée très rapidement euh mais vous le savez dans un contexte particulier avec euh le retour du calme dans une logique purement défensive et de manière indépendante des partis au conflit. Et donc euh puisque nous sommes l'un des rares pays du monde à pouvoir parler, à pouvoir échanger avec les deux parties au conflit, nous avons indiqué clairement quelles étaient les intentions de cette mission et et nous nous sommes mis en situation de la déployer. Donc on est prêt.
Mais est-ce que Donald Trump a besoin de nous ? Il a l'air d'avoir changé d'avis là-dessus. Le protocole prévoit que les États-Unis protocole d'accord que les États-Unis lèvent leur blocus sur les ports iraniens, que l'Iran fasse un travail rapide pour libérer les voies de circulation.
Maintenant l'histoire et l'expérience nous instruit que la la la restauration du trafic après une période de forte tension et d'hostilité suppose que un certain nombre de de de conditions soit réunies. Est-ce qu'on aite bien qu'est-ce qu'on peut faire ? C'est très simple.
Vous savez, il y a il y a d'autres des trois dans le monde qui ont été marqués par des tensions très fortes ces dernières années et c'est en particulier vrai en mer rouge, pas très loin du golfe Persique où les attaques des outils ont créé une un niveau de tension et de risque qui décourageait en quelque sorte la circulation des navires. Qu'est-ce qu'on a fait ? Et bien, on a installé une mission européenne sur place qui en quelque sorte bien par sa présence dissuade les attaques et permet de de créer, je dirais le niveau de confort nécessaire, le niveau de réassurance nécessaire pour que les nation portavion avec et donc tout cela on sait le faire, on l'a déjà fait ailleurs et on a dit qu'on était prêt à le faire rapidement parce qu'il y a quelque chose qui nous importe hein, c'est que les prix des carburants puissent baisser et que la facture pour les Françaises et les français pour les Européens puissent le retour à la normale un mois de mois pour les prix à Alors, je ne je ne vais pas euh me laisser aller à des hypothèses ou des prédictions.
Ce que je disais, c'est que nous ne sommes pas contentés d'être avoir une hypothèse, pardonnez-moi, sur le moment où le détroit d'Ormous sera potentiellement navigable un petit peu comme il avait pu l'être avant la guerre. Je vous dis que l'accord prévoit que au bout de 30 jours, les les choses reviennent à la normale. L'histoire nous instruit que il peut se produire des choses inattendues.
Et c'est pourquoi, plutôt que d'être spectateur et commentateur, le président de la République, son homologue britannique ont décidé, sans attendre la fin des hostilités de préparer cette mission. Elle est prête, elle est à disposition si vous alors 30 jours pour un retour à la normale, mais qu'en sera-t-il au bout de 60 jours puisque l'Iran ne semble pas avoir renoncé à l'idée d'un d'un péage en tout cas de frais de service pour que les bateaux puissent passer dans le D3. Comment la la France apprécie ça et si le Donald Trump laissait faire ?
La France est naturellement opposée à toute forme de péage, de blocage ou de chantage de ce D3, d'autres D3, quel que soient les circonstances et quel qu'en soient les auteurs. Parce que nous nous sommes dotés de règles. C'est ce qu'on appelle le droit de la mer.
C'est ce sont des règles qui s'appliquent à tous les pays du monde et qui ont décidé qu'il n'y aurait pas d'entrave dans les eaux internationales et les D3 sont considérés comme des EX inter. Si ça arrive, on fait quoi ? On dira, on n'est pas d'accord, on peut voter contre.
La France peut voter contre au Conseil de sécurité puisque c'est un vote qui doit enteriner. ce serait contraire au droits international et ça appellerait à mon sens un certain nombre de de conséquences de de de peut-être de sanctions, de réaction parce que simplement dire on n'est pas d'accord, bon euh oui, c'est très bien mais le droit international tout le monde ne le respecte pas. Mais vous avez vous il y a quelques minutes on parlait de cette négociation d'ensemble qui doit permettre de traiter de l'ensemble des sujets qui va aboutir, en tout cas c'est ce que souhaite le régime iranien à des levé de sanction des Nations- Unies.
Bien, tout ça euh doit être respectueux de ce qu'on appelle le droit international. Sinon, il sera difficile de demander aux Nations- Unies de faire des efforts si par ailleurs le droit dont elle est la gardienne, on entend bien ce que vous nous dites ce matin, c'est euh la France peut enfin se réserve le droit de voter contre si les conditions que vous êtes en train d'énumérer qu'Emmanuel Macron aussi a énuméré que je dis ne sont pas réunis. Nous nous avons un objectif, c'est d'obtenir de la part du régime iranien ces concessions majeures, ce changement radical de posture et nous aurons notre mot à dire puisque comme membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, nous serons nécessairement étroitement associés à la résolution de cette crise.
Et la population iranienne, c'est la grande sacrifiée, c'est la grande perdante de cette guerre prise entre la répression d'un côté, les bombardements de l'autre. Euh nous n'oublions pas les massacres du mois de janvier quand euh les violences d'État se sont abatttues de manière aveugle contre des manifestants pacifique. Nous continuons de soutenir la société civile iranienne et dans quelques semaines, nous ouvrirons d'ailleurs euh une plateforme pour permettre aux artistes notamment artistes en exil de pouvoir s'exprimer pleinement et à travers eux la voix du peuple iranien.
Indépendamment de toute considération politique, l'Iran est avant toute chose un grand peuple et nous faisons la différence entre le régime iranien et l'Iran. Il faut Jean-No Barou, nous parlions également de l'Ukraine évidemment ce matin. C'était d'ailleurs l'un des sujets au cœur du du G7 à Évian avec ces images qui ont frappé image euh de Moscou, de cette raffinerie en flamme, elle est aux portes de Moscou à une trentaine de kilomètres de la de la capitale russe.
Et c'est vrai que il y a ce sentiment avec le fait que l'Ukraine a repris un petit peu de terrain aussi du terrain conquis par la par la Russie que le rapport de force non pas être en train de s'inverser mais en tout cas peut-être en train de d'être plus favorable aux Ukrainiens. Est-ce que à défaut de la gagner Vladimir Poutine n'est-il pas en train potentiellement de perdre cette guerre ? Mais il l'a déjà perdu.
Il l'a déjà perdu. Il voulait faire tomber l'Ukraine en 3 jours et nous sommes 4 4 ans plus tard. On pourrait dire que long, il échoue sur le front, il perd du terrain sur le front, il perd 35000 hommes par mois sur le front et vous le voyez, l'Ukraine est en train de gagner la guerre des drones.
Voyez la spectaculaire attaque qui a été conduite par les drones ukrainiens jusqu'à Moscou. L'Ukraine, pardonnez-moi, l'Ukraine n'a aucune prétention territoriale en Russie. Quand j'entends des responsables politiques français Jean-Luc Mélenchon, pour ne pas le citer, n'avoir pas un mot pour dénoncer les attaques constante de Vladimir Poutine contre les populations civiles en Ukraine, contre les zones résidentielles, contre les infrastructures énergétiques et s'inquiéter que la résistance ukrainienne valeureuse, courageuse réplique et et envoie un message clair à Moscou.
Il n'y aura pas il n'y aura pas de calme possible y compris en Russie tant que la guerre coloniale et impérialiste de Vladimir Poutine se poursuivra. Je trouve que c'est irresponsable et d'une certaine manière d'une certaine manière les masques tombent. Monsieur monsieur Mélenchon monsieur Mélenchon a choisi son camp et clairement ce n'est pas le camp de la résistance, c'est celui de l'oppression.
Il a choisi le camp de la Russie. C'est de toute évidence puisque il dénonce les frappes que les Ukrainiens ont réussi à porter en Russie jusqu'à Moscou et il n'a pas un mot par exemple pour condamner avec la plus grande fermeté les attaques qui ont été conduites par la Russie qui ont par exemple frappé la cathédrale de la Dormion patrimoine mondial de l'UNESCO qui équivaut si on si on le regarde avec des yeux français à une attaque que la la Russie aurait conduite sur Notre-Dame ou sur Saint-Denni. D'ailleurs, cette image a été montrée à à Éviant par Volimir Zelenski de la cathédrale à Donald Trump.
Je précise pour euh nos auditeurs que Jean-Luc Mélenchon a dit hier soir sur France 2 qu'il considérait que l'Ukraine ne pouvait pas gagner euh cette guerre. Donald Trump lui a le fait euh la Russie a a échoué sur tous les fronts. Est-ce que Donald Trump lui a changé de camp cette fois ?
Est-ce que il a vraiment changé à Éviant comme le dit Emmanuel Macron sur l'Ukraine ? Ce qui est certain, est-ce qu'on retiendra de ce G7 assez exceptionnel ? C'est un grand millésime.
C'est un millésime français. C'est effectivement on dit un petit peu la même chose à chaque fois. Non non parce que vous voyez bah regardez les dernières éditions du G7 comparer les résultats de ce G7 avec ceux des G7 immédiatement précédents et vous verrez la différence.
Nous avons réussi à obtenir euh une déclaration commune des sept pays du G7 et de leurs partenaires sur des grandes crises comme l'Ukraine ou comme le proche et le Moyen-Orient où nous ne parvenions plus jusqu'à présent à obtenir le consensus. Et effectivement effectivement et effectivement il y a quelque chose qui s'est euh passé, c'est la reconnaissance par les États-Unis que le courage des Ukrainiens est en train de payer. C'est la reconnaissance du fait que les Européens n'ont pas faibli et qu'à aucun moment il ils n'ont baissé en quelque sorte la garde et fait et et faibli face aux intimidations du Kremelin.
Et c'est la reconnaissance que la Russie est en échec. sur le plan sur le plan économique, regardez l'état de l'économie rus. Vous savez aussi Jean Noël Barre que Donald Trump peut varier et qu'il peut dire quelque chose le lundi, discuter avec Vladimir Poutine et changer d'avis.
Est-ce que vous croyez vraiment qu'il va sur la la durée changer de de changer de braquet et qu'il peut mettre la pression sur le président russe ? Bon, moi je vous sa j'essaie de m'attacher à ce qui est qui est entre mes mains, qui est dans ce sur quoi je peux avoir un un impact et nous ce que nous faisons, c'est de soutenir l'Ukraine, c'est d'appliquer une pression grandissante sur la Russie et ce de préparer la paix avec la cette coalition des volontaires qui est prête à faire en sorte que la paix une fois conclue puisse être garantie. Mais vous arrivez à le suivre nous c'est ce à quoi Donald Trump [raclement de gorge] il est il est facile à gérer.
Il a une relation avec le le le président de la République qui a permis des avancées considérables ces quelques derniers jours. D'ailleurs, un tout petit mot de coulisse sur Versailles. Vous étiez au dîner d'État au château avec le président américain.
Est-il vrai que tout a été improvisé cette signature à la dernière minute ? Vous vous avez même cherché une imprimante, je crois, auprès des Américains. Est-ce que la signature était prévue ?
Non. Est-ce que nous l'avons trouver nous être bienvenu qu'elle puisse être accélérée, si je puis dire ? La réponse est oui.
Puisque notre obsession, hein, c'est de cesser de payer le prix de cette guerre que nous n'avons pas choisi. Pour le reste, Versailles est un haut lieu de la diplomatie française dans notre histoire. Plus récemment, vous savez qu'on a accueilli régulièrement ces sommets sur l'attractivité qu'on appelle Tru France.
Hm hm. Et donc c'est un c'est [raclement de gorge] un lieu qui se prête aux décisions diplomatiques. Mais la France est pas en train justement de devenir ça euh un pays qui facilite par par ses écrins royaux.
Ah non, puisque lorsque lorsque nous accueillons, c'était il y a quelques semaines, ce sommet de Tes France, c'est pas uniquement pour passer les plats, hein. On a engranger 93 milliards d'euros d'investissement étrangers dans notre pays qui depuis 7 ans maintenant est le premier pays en Europe pour les investissements étrangers, champion d'Europe. Euh ça dépend simplement de la figuration.
Merci beaucoup Jean-Nëel Barreau d'avoir été avec nous ce matin, ministre de l'Europe et des affaires étrangères.
Jean-noël Barrot