Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLCP - Assemblée nationale· 2 janvier 2025 56 min

Audition de Bruno Le Maire sur le dérapage du déficit public | Les grands débats - 12/12/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

il est très facile de faire porter sur mes seules épaules la responsabilité de la dégradation des compte public en 2023 et en 2024 si facile que tout le monde ou presque depuis mon retrait d'Ave publique empruné ce chemin dans un unanimisme suspect indigne de notre démocratie bonjour et bienvenue sur LCP dans cet épisode retour sur une audition marquante nous sommes le 12 décembre les projecteurs sont braqués sur Bruno Le Maire l'ex-ministre de l'économie et des finances est convoqué par la représentation nationale il doit s'expliquer sur le dérapage du déficit public le maire est face au députés de la commission des finances laquelle s'est constituée en commission d'enquête et veut donc comprendre les raisons de l'écart entre le déficit prévu pour 2024 4,4 % et la réalité du déficit qui pourrait atteindre jusqu'à 6,1 % au final soit plus de 50 milliards d'euros de décalage dès le début de son audition l'ancien ministre prend un ton offensif et accusateur il ni toute faute toute dissimulation cette assemblée taxes dépenses censure elle vote toutes les dépenses nouvelles manière un peu baroque de redresser des comptes elle supprime toutes les économies manière un peu surréaliste de maîtriser les déficits elle a depuis longtemps perdu le sens des réalités économiques et budgétaires elle a même perdu au passage le budget 2025 qui est la première victime collatérale de la censure la seconde victime elle est déjà connue ce sera le rétablissement rapide des comptes publics que de temps perdu alors évidemment il faut quand même donner le change faut quand même faire semblant de vouloir réduire la dette et les déficit pour sauver des apparences donc suivant les orientations des groupes un coup on joue avec des artifices un coup on joue avec le feu au NFP on aime jouer avec le feu donc on multiplie les taxes les impôts les prélèvements de toutes sortes dans un pays qui a déjà le triste record de la pression fiscale en Europe on fait croire que seuls les riches seront taxés mais on prévoit une augmentation de un point des charges sur tous les salaires même les salaires les plus modestes on invente le travail qui paye moins le travail qui ne paye plus Monsieur Mélenchon connaît son histoire il sait que toutes les révolutions en France ont été précédé par un mouvement de colère contre les impôts alors lui et ses affidé charge à mort la barque fiscale dans le secret espoir de voir se lever le vent de la évolution de renverser maintenant le gouvernement et demain le président de la République pour le président de la République vous trouverez sur votre chemin tous ceux moi le premier qui croit encore dans la force de nos institutions pour le gouvernement en revanche nous y sommes avec l'aide de qui avec la complicité du rassemblement national qui lui préfère les artifices une pincée de lutte contre la fraude un poil de migrants en moins et hop les déf dis comme par magie et sans effort parce que le déficit est toujours la faute des autres jamais notre responsabilité collective à tous Madame Le Pen a voté la censure sous le regard attendri au balcon de l'Assemblée nationale de Monsieur Mélenchon qui jubil triste jubilation des extrêmes qui aggrave la situation de la France à quel moment a-t-il été sérieusement question du redressement des comptes de la nation dans vos débats jamais où avez-vous proposé et documenté des économies durables sérieuses significatives dans vos débats nulle part alors oui oui je suis responsable devant nos compatriotes de tous mes actes de toutes mes décisions de tous mes choix comme ministre des Finances je suis responsable des dépenses que nous avons engagé pour faire face au covid et à la crise inflationniste je suis responsable des erreurs de prévision sur les recettes de mes services qui étaient sous mon autorité et qui ont été documenté devant vous par les directeurs des administrations je suis responsable des économies que nous avons décidé présenté engagé début 2024 et que vous avez toutes combattu et rejeté jamais en revanche jamais vous ne me ferez porter la responsabilité de cet aveuglement collectif qui vous interdit de voir une chose simple ni les impôts ni les bouts de ficell ne régleront le problème de la dette et des déficits en France qui remonte à 50 ans notre chômage de masse notre effondrement industriel depuis 1980 notre modèle social le poids des retraites sont la seule véritable explication de la situation où nous sommes ils sont le fruit des erreurs économiques des décennies passées car les erreurs de politique économique se paye cher et elle se paye longtemps la retraite à 60 ans les 35 heures les embauches massives de fonctionnaires la multiplication des échelons administratifs des autorités indépendantes des commissions des agences tout cela un coup la dette que nous remboursons maintenant au prix fort nous avons financé à crédit les promesses de tous ceux qui refusent les réalités économiques et nous continuerons de financer à crédit notre modèle si nous revenons sur la réforme des retraites et si vous redistribuez toujours plus nos richesses nouvelles qui seront les débideurs les jeunes qui sont les grands sacrifi de la dette les actifs qui se saignent pour payer des retraites de plus en plus coûteuses et indexer sur les prix quand leurs salaires ne sont pas indexés sur les prix que peut devenir une nation qui désespère ses jeunes et qui épuise ses travailleurs la seule solution durable au problème des déficits et de la dette est donc dans la transform en profondeur notre modèle économique et social en C ans nous avons engagé ce chantier nous avons transformer un modèle économique et social à bout de souffle réformer les retraites réformer le marché du travail créer 2,5 millions d'emplois nous avons fait venir des investisseurs nous avons ouvert des usines nous avons baissé les impôts nous avons valorisé le travail nous avons généré une croissance depuis 2017 supérieure en moyenne à celle des Allemands ou des Britanniques nous avons fait donner les forces économiques de la nation pas assez certainement sur une durée très courte certainement aussi mais au moins viions-nous commencer à remettre la France sur les bons rails ceux de la formation par alternance du travail du travail du travail et de la production lors de cette audition devant la commission des finances Bruno Le Maire maintient sa ligne de défense il justifie l'écart dans les prévisions par une erreur d'évaluation des recettes commise par les services de Bercy est dû à l'épidémie de covid et à la crise inflationniste après le déclenchement de la guerre en Ukraine loin de touté à coupa l'ex grand argentier défend la politique économique et budgétaire qu'il a mené pendant 7 ans à Bery des propos aux accents de réquisitoires contre certains députés qui l'accusent d'irresponsabilité en 7 jours avec la censure vous avez fait dérailler à nouveau la France devant qui est-ce que je prends la parole ce matin je parle devant des parlementaires qui viennent de voter en commission 60 milliards de dépenses supplémentaires dans le budget 2025 après avoir proposé tout groupe confondu plus de 400 milliards de dépenses supplémentaires dans le budget 2024 et vous dites vouloir rétablir les comptes publics hypocrisie je parle devant des parlementaires qui ont combattu le nouveau Pact de stabilité européen je parle devant des parlementaires qui a de rares exceptions prês ont tous voulu la facture des mesures exceptionnelles de soutien face au covid et qui refuse maintenant de sortir de ces mesures je parle devant des parlementaires qui se précipitent au 20h pour annoncer que les retraites seront bien revalorisé au 1er janvier et vous dites vouloir réduire le poids de la dette hypocrisie je parle devant des parlementaires qui prétendent vouloir le bien de nos compatriotes mais qui offrent à longueur de séance publique le spectacle des invectives des menaces verbales et du bruit hypocrisie dans ces moments exceptionnels il aurait fallu le courage du compromis vous avez choisi la surenchère il aurait fallu de la sérénité vous avez choisi le désordre il aurait fallu de la stabilité vous avez choisi la fuite en avant quel est le risque maintenant pas la faillite financière immédiate et brutale nous en sommes pour le moment protégés par la zone euro que certains nager voulaient quitter et que beaucoup continue de critiquer le vrai risque est ailleurs ce sont les taux lentement mais sur nous serons étranglés par le nœud coulant des taux d'intérêt qui rendent le financement de notre dette de plus en plus coûteux demain la charge du remboursement de la dette sera notre premier poste de dépens pas les hôpitaux pas les écoles pas les enseignants pas les universités pas la défense pour faire face au retour de la guerre en Europe pas la lutte contre le réchauffement climatique non ce sera par aveuglement collectif la charge de la dette la France ne risque pas la mort subite la France risque la mort lente pour prévenir ce risque nous avons engagé le redressement des comptes en 2017 nous sommes revenus sur les 3 % en 2018 en 2019 et nous sommes sortis de la procédure pour déficit excessif pour la première fois depuis 11 ans en 2020- 2021 2022 nous avons été rattrapés par la crise économique la plus grave depuis 1929 le covid nous avons fait le choix de la protection maximale pour sauver notre économie et sauver nos emplois nous avons protégé notre potentiel fiscal par conséquent notre capacité à renflouer les comptes en sorti de crise alors oui ces mesures de protection massive ont un coût environ 15 points de dette supplémentair permettez-moi de rappeler une chose de 2008 à 2010 cela a été 35 points de dett supplémentaire pour sortir de la crise financière 15 points de dette donc pour faire face au covid à la crise énergétique et la flambée des prix 15 point de dettes pour sauver des milliers d'entreprises des centaines de milliers d'emplois des compétences des savoir-faes uniques des artisans des commerces des boutiques des hôtels des restaurants des sites industriels que nous avons mis parfois 50 ans à développer 15 points de dette pour éviter à nos compatriotes une explosion de leur facture de gaz ou d'électricité 15 points de dette pour éviter que des territoires entiers ne SOMB dans la misère et le chômage de masse a-t-on déjà oublié et qui peut critiquer certainement pas vous vous demandiez toujours plus la dette covid est notre dette collective elle aurait été deux fois plus importante si je vous avais écouté en 2022 en 2023 sur ma proposition nous avons engagé la sortie de ces dispositifs exceptionnels qui était pour ici les députés de la majorité précédente en face de moi qui d'autre personne est-ce que nous aurions pu et dû sortir encore plus rapidement de ces dispositifs est-ce que des mesures d'économie plus fortes plus radicales auraient été justifié certainement et d'ailleurs j'en ai proposé un certain nombre mais vous reconnaîtrez avec moi que jamais je n'ai trouvé nulle part le soutien nécessaire pour faire adopter ces mesures fin 2023 et demi 2024 alors que nous étions engagés dans le redressement des comptes nous avons dû faire face comme en Allemagne à une perte brutale de recette fiscale à hauteur de 42 milliards d'euros des dépenses nouvelles des collectivités locales à hauteur de 12 milliards d'euros sont venus alourdir la facture il a donc fallu prendre des décisions d'économies drastique rapide impopulaire pour tenir les comptes toutes ces décisions je les ai proposé au Président de la République à elzabeth Borne et à Gabriel Atal nous les avons prises et je les ai assumés publiquement 25 milliards d'euros au total 25 milliards d'euros sous forme d'annulation de crédit de sor du bouclier tarifaire sur l'électricité de doublement de la franchise sur les médicaments ou de prélèvements sur les énergéticiens ou de taxation des rachats d'action 25 milliards d'euros qui représente un montant inédit de correction budgétaire en cours d'année nous avons fait face 25 milliards d'euros qui auront été au bout du compte les seules économies de 2024 populair ces décisions certainement pas nécessaire certainement la plupart de ces mesures ont été prises par décret d'autres auraient pu être prises par une loi de finance rectificative au printemps 2024 la voix du projet de loi de finances rectificative me semblait la seule manière de mettre la question des finances publiques au cœur du débat politique chacun le sait chacun se fera son idée mais quel que soit le vecteur une chose est sûre toutes ces économies vous les avez écarté d'un revers de la main vous avez même exigé de revenir dessus alors qui êtes-vous pour juger la dégradation des comptes s'est poursuivie à l'été 2024 à ce moment je ne disposais plus ni des leviers ni de la légitimité pour prendre de nouvelles mesures de redressement efficace et rapide après la dissolution la gestion des affaires courantes ne me permettait pas de prendre des mesures à la hauteur de la situation en septembre 2024 j'ai quitté le ministère des Finances en laissant avec Thomas casaznav un plan de rétablissement des comptes qui permettait à date de contenir le déficit public autour de 5,5 % en 2024 il proposait de nouvelles mesures courageuses l'augmentation de la franchise sur les consultations médicales ou une nouvelle réforme de l'assurence chômage par exemple il ne proposait en revanche aucune aucune augmentation d'impôt car je n'ai pas changé d'avis depuis 7 ans la solution est dans la croissance et dans la baisse des impôts la solution n'est certainement pas dans les augmentations d'impôts monsieur le Président Monsieur le Rapporteur général messieurs les rapporteurs mesdames et messieurs les députés il est très facile de faire porter sur mes seules épaules la responsabilité de la dégradation des comptes publics en 2023 et en 2024 si facile que tout le monde ou presque depuis mon retrait d'avis publique empruné ce chemin dans un unanimisme indigne de notre démocratie facile mais faux la dégradation brutale des comptes publics en 2023 et en 2024 tient avant tout et vous le savez tous à une erreur de prévision des recettes lié à la crise du covid et la crise inflationniste nous avons réagi vite nous avons réagi fort la plupart du temps contre vous facile mais 20 car il aurait été infiniment plus utile de nous mettre d'accord sur des mesur d'économie nécessaire pour faire face à cet accident et redresser la trajectoire de nos comptes facile mais dangereux car nous risquons de passer à côté du seul débat essentiel celui du modèle économique qui permettra à la France de réduire sa dette de retrouver sa pleine souveraineté financière et de voter enfin pour la première fois depuis un demi-siècle un budget à l'équilibre hélas nous en sommes loin hélas nous nous en éloignons après cette diatribe lancée au députés qui enquête sur le dérapage du déficit public c'est autour du président de la commission des finances Éric kochrel de prendre la parole suivie par le rapporteur ériic cioti tous deux vont adopter un ton très offensif en réponse à Bruno Le Maire cette politique de l'offre n'a pas eu les effets que vous nous aviez annoncé sur l'emploi d'abord vous défendez un bilan 2 millions emplois créé mais lorsqueon y regarde de plus près 38 % des créations d'emploi marchand depuis 2017 sont en fait des apprentis entre 2017 et 2022 le nombre d'auto-entrepreneurs a augmenté de 700000 je le rappelle à partir d'un amendement qui avait été voté ici dans le projet de loi de finance rectificative 2017 c'est un des premiers amendements qui a été proposé par la majorité qui doublait le plafond autorisé pour les auto-entrepreneurs et qui a expliquer l'explosion de ceci 2 millions de travailleurs vivent sous le seuil de pauvreté pour 2025 ce sont 143000 qui devront être détruits et le tôau de chômage devrait remonter à 8 % fin 2025 au regard de ces chiffres estimez-vous que votre politique est permis de créer autant d'emplois que vous le dites déjà plus que vous ne le dites monsieur le Président puisque vous avez dit que nous avons créé 2000 emplois 2li nous en avons créé 200ion c'est ce que vous et je constate que dans les discussions que nous pouvons avoir et compris les discussions politiques le chômage n'est plus un sujet nous avons le triste privilège de faire partie des doyens de cette assemblée monsieur le Président avec le rapporteur général et un certain nombre d'autres personnes mais peu nombreux finalement dans cette commission je me souviens d'un temps pas si lointain où le chômage de masse était la préoccupation numéro 1 des parents et des grands-parents en France où tout le monde vivait avec l'angoisse au ventre de ne pas avoir un emploi pour son fils et un emploi pour sa fille ce temps-là il est révolu et il est révolu grâce aux décisions de politique économique que nous avons prise qui ont permis la création de 2,5 millions d'emploi il y a 700000 apprentis mais tant mieux il est évident que l'une des voies qui permettra à la France de redresser c'est la valorisation de l'apprentissage c'est la valorisation de tous les métiers industriels les métiers de la main toujours défendu cette idée simple que l'intelligence de la main vaut l'intelligence de l'esprit et qu'en engageant tous nos jeunes dans la même voie universitaire on fait une erreur fondamentale pour l'avenir du pays vous nous dites que le seuil de pauvreté touche aujourd'hui un nombre important de travailleurs moi ce que je sais Monsieur le Président c'est qu'il y a 14 % de personnes qui sont sous le seuil de pauvreté en France et que c'est un scandale dans un pays développé comme le nôtre mais si vous prenez le chiffre des chômeurs c'est 34 % de chômeurs qui sont sous le seuil de pauvreté donc quand on combat le chômage et quand on crée du travail pour tous en France comme nous l'avons fait depuis 7 ans on combat la pauvreté qui est un scandale dans une grande nation comme la France enfin sur la fin de la politique de l'OF je suis bien obligé de constater que depuis plusieurs mois qu'elle est mise à l'arrêt on ne peut pas dire que ça donne des résultats concluants sur l'activité économique du pays je pas vu qu'elle était mise à l'arrêt mais donc ça vous le le le descriptif que je fais de ces 2 millions de travailleurs dont on voit que quand on dit au français il y a 2 millions d'emplois créés pour eux c'est des emplois réels ce le descriptif que je vous fais y compris les travailleurs pourv très important ça vous inspire pas spécialement de de commentaires mais mon commentaire monsieur le Président qualité DEES emplois mais monsieur mon commentaire monsieur le Président c'est qu'il veut bien commencer par quelque chose et la première chose par quoi il faut commencer c'est créer des emplois tous ceux qui promettent mon et merveilles et qui ont détruit des emplois à force de vouloir inventer des emplois qui seraient parfait sont responsables du chômage de masse dans notre pays ce que je sais c'est que nous avons tourné la page du chômage de masse depuis 7 ans ce que je sais c'est que nous avons le taux d'emploi aujourd'hui qui est le plus élevé depuis 1975 c'est une réalité chiffrée est-ce qu'il faut dans un deuxième temps améliorer ses emplois améliorer les perspective de rémunération et améliorer la formation certainement mais mieux vaut faire les choses dans le bon ordre créer les emplois et les améliorer plutôt que les détruire vousz on a sans arrêt dit enfin vous avez sans arrêt dit que les baisses d'impôts étaaiitessenciéêre autofinancé par des hausses de recettes puisqu'elle devait favoriser la croissance et l'emploi et dans les vous avez parlé de la réussite du fait que quelque part les les mauvaises résultats de ce que j'ai compris serait plutôt le fait que la politique de l'offre a déraillé pour autant c'est évidemment pas une politique de de de la relance par la demande notamment qui est à l'œuvre dans ce pays depuis des mois or un des objectifs prioritaires que vous vous étiez fixé était la baisse des déficits et donc la dernière prévision est de 6,1 %. donc ma question c'est est-ce que vous considérez que cette politique fiscale qui a consisté justement à accroître la baisse des recettes et notamment tous les chiffres le monde en faveur quand même des plus fortunés de nos concitoyens ou en tout cas de manière de manière de manière plus importante est-ce que vous estimez que rétrospectivement tout ça est une réussite par rapport au déficit il n'y a jamais de réussite totale ni d'échec définitif vous trouverez l'auteur de cette citation je considère que la baisse des impôts est une nécessité absolue dans notre pays je considère que nous avons la pression fiscale la plus lourde de tous les pays européens sur les ménages comme sur les entreprises et que donc les Français sont fondés de dire stop avec les impôts stop avec les taxes stop avec les nouveaux prélèvements obligatoires si on veut libérer les forces économiques du pays si on veut redonner confiance aux gens dans le travail et dans la capacité à vivre digement de son travail oui il faut réduire les impôts les taxes et les prélèvements dans notre pays je regarde d'ailleurs sur les rettes d'impôts sur les sociétés nous avons baissé les taux nous avons maintenu les taux à 25 % contre vents et Maré y compris la période du covid y compris la période de l'inflation et nous avons eu des recettes d's qui sont passé de 31 milliards en 2015 à 57 en 2023 donc oui je persiste et je signe notre responsabilité collective c'est regarder comment une dépens publique plus efficace rendre aux Français ceux qui sont ENIT d'attendre de leur contribution à travers les impôts et les taxes et certainement pas d'augmenter leurs impôts qui est toujours une solution de facilité est-ce que vous reconnaissez pas que donc j'ai j'ai parlé de déséquilibre de système fiscal et d'imprévisité des rentrées fiscales alors j'ai bien écouté votre audition par le Sénat vous y avez indiqué qu'il existait je cite un mur entre l'évaluation des recettes et la décision politique pour éviter toute manipulation contrairement au niveau de la croissance qui faisait l'objet d'un arbitrage politique au plus haut niveau de l'État comme nous l'a bien rappelé Jérôme Fournel lors de son ait mais les auditions et les documents transmis montrent bien que ce mur est perméable à trois niveaux le niveau de croissance est une composante du niveau de recette donc lorsque vous habiterez sur le taux de croissance vous habitez par incidence sur le niveau des recettes ensuite la composante de la croissance n'est pas un choix neutre estimez par que les ménages all réduire leur épagne n'est pas un choix technique c'est estimé que les conditions de vie sont satisfaisantes les ménages n'ont pas à se prémunir contre l'avenir c'est donc estimé que la politique économique fonctionne avec la baisse des salaires réels les moin bien dotés sont obligés de désépargner quand on ménage qui on les moyens d'épargnés il se restreignent de consommer pour constituer un matelas pour encaisser le choc qu'ils anticipent il était donc bien optimiste je dis ça en lien avec ce que nous ont expliqué notamment votre ancien directeur du cabinet et directeur du Trésor il était donc bien optimiste d'envisager une diminution du taux d'épargne enfin la lecture des notes de vos anciens services montre bien des interventions du politique sur les hypothèses afin de reuser le niveau des recettes dans le compte du 13 septembre 2023 on peut dire par exemple que des hypothèses sont prises pour je cite remonter le taux de prélèvement obligatoire comme arbitré ou encore dans celui du 18 octobre 2023 le trésor proposé de s'écarter du consensus interdirectionnel sur les prision de recettes en prenant en compte une augmentation des recettes de plus 0,6 milliards de TVA dans le PFG 2023 on regarde une légère surprise positive en août qui semble relativement défenda vis-à-vis du HCF je cite je vis donc savoir si vous maintenez vos propos sur ce mur finalement entre l'administration et le politique oui je les maintiens monsieur le Président le ministre des finance n'intervient à aucun moment sur l'évaluation des recettes fiscales alors vous me dites que nous fixons l'évaluation de la croissance oui je l'ai dit au Sénat je le redis ici pu on a eu suffisamment d'heures de débat ensemble sur le niveau de la croissance pour que je ne vous dise pas le contraire maintenant quand j'ai fixé le niveau de la croissance à 1 % 2023 dans cette même commission tout le monde est tombé dessus en disant il est trop optimiste il y aura une récession je constate que au bout du compte en 2023 on a fait 0,9 points de croissance pas très loin de notre évaluation en 2024 j'ai fixé la croissance à 1,4 nous l'avons corrigé en février à 1,1 vous aviez estimé que c'était trop élevé c'est évidemment votre droit je rappelle que toutes les prévision de croissance ont été validé par le Haut Conseil des finances publiques et considéré comme plausible toutes je rappelle également que le Conseil constitutionnel dans son avis de décembre 23 à rejeté le Grif d'insincérité sur notre budget et sur les prévisions de croissance alors vous me dites l'arbitrage sur les croissances conduit un arbitrage sur les recettes vous avouez que c'est quand même un tout petit peu jésuite oui forcément si nous fixons un taux de croissance il va y avoir incidence sur les recettes mais je ne fixe pas un taux de croissance pour gonfler les recettes je fixe un taux de croissance en fonction de ce que j'ai valu être le potentiel de croissance de la France et ses capacités année après année et je constate une fois encore que année après année sauf en 2020 nos prévisions se sont avéré proches de la réalité enfin sur le rendement des taxes la TVA de l'impôt sur les sociétés de l'impôt sur le revenu je le redis ce sont les services qui font l'évaluation du rendement des recettes et c'est évidemment beaucoup mieux comme ça parce que imaginez que le ministre commence à se mêder du rendement des recettes en disant sur l' c'est prévu ça moi je pense qu'il faut un milliard de plus ou 2 milliards de plus plus vous crieriez à la manipulation je pense qu'il est bon et sain d'avoir une séparation entre le politique et l'administratif sur l'évaluation du rendement des taxes et des impôts j'ai quelques scrupules à à vous poser des questions puisque dans dans votre intervention très très politique et et très offensive et finalement nous nous en comprenons les les les finalités puisque offensive est souvent un moyen de de diversion il y a un propos permettez-moi de vous le dire qui m'a extrêmement choqué et et qui confine finalement à une forme d'antiparlementarisme de populisme comme certains convoquent à dessin et à de multiples reprises ce mot souvent galvaudé c'est cette question que vous avez posé qui êtes-vous pour nous juger monsieur le ministre nous sommes les représentants du peuple français et nous exerçons notre mission constitutionnelle de contrôle qui est peut-être la plus importante du Parlement et finalement cette phrase elle traduit une forme de de mépris de condescendante de certitude qui je veux permets de vous le dire avec la longue amitié qui nous unit nous avons milité milité dans des mêmes dans des mêmes formations très longtemps très longtempsz pas vos désir très très longtemps bah c'est des faits ils peuvent être regardés vous avez participé à une primaire un moment couronné mais j'allais le dire j'allais rajouter qu'elle était couronnée de peu de succès mais elle était dans le cadre d' d'une même famille politique ce que je veux souligner monsieur le monsieur le ministre c'est que vous ne pouvez pas dire aujourd'hui qui êtes-vous pour juger vous avez dessiné un tableau à votre avantage et c'est totalement légitime vous avez dressé des constats de l'effondrement français que je peux partager quand vous évoquez les la retraite à 60 ans les 35 heures la fin du nucléaire ce sont des des décisions dramatiques pour l'économie française qui naturellement ont coûté des centaines de milliards d'euros de dettes de déficit de perte de de productivité de compétitivité pour nos entreprises de pouvoir d'achat pour nos ménages mais quand même monsieur le ministre quand même quand vous vous décrivez ce ce tableau idylique de l'économie française je voudrais vous rappeler que vous avez été ministre 7 ans le seul ministre de l'économie du président Macron avant la dissolution vous avez beaucoup parlé de censure vous n'étiez plus dans cette assemblée monsieur le ministre mais vous avez beaucoup fait porter à cette censure intervenue la semaine dernière tous les mots que subit aujourd'hui l'économie française vous avez évoqué sans doute auis d'évoquer le mot dissolution quand vous évoquez légitimement les le risque sur les taux d'intérêt et vous avez raison c'est une menace extrêmement lourde il ne vous aura pas échappé bien entendu vous étiez encore ministre que le spread avec l'Allemagne c'est considérablement dégradé 30 points de base le jour même de la dissolution en tout cas le le lendemain matin instantanément et que la censure a plutôt conduit à le réduire parce qu'elle a abouti à faire baisser un budget qui augmenta de 40 milliards d'euros les prélèvements obligatoire à la charge des entreprises et des ménages mais permettez-moi de vous dire dans ces 7 ans vous avez eu l'honneur d'être ministre de la France comme nous nous avons l'honneur d'être parlementaire et d'assumer ses responsabilité la dette s'est accrue de 973 milliards d'euros les déficits commerciaux cumulés s'élèvent à 563 milliards d'euros les déficits publics s'élèvent à 1050 milliards d'euros le chômage vous avez et vous avez raison de souligner et nous nous en réjouissons tous la diminution du chômage mais je rappelle que l'écart avec la moyenne des pays de l'Union Union européenne est de 1,6 points et que seul l'Espagne la Finlande et la Suède ont des taux de chômage plus élevé que la France dans l'Union européenne nous sommes à 76 la Pologne est à 2 l'Allemagne est à 5 et demi donc tout cela monsieur le ministre devrait appeler à un peu plus de modestie au regard d'une situation qui souligne quelque part l'effondrement économique français la situation elle est très grave vous l'avez légitimement et parfaitement décrite mais j'ose vous rappeler que vous en êtes plus que responsable vous en êtes comptable puisque vous avez géré cette économie depuis 7 ans je ne comptez pas faire ce préambule mais la teneur de votre intervention qui je vous le redis m'a profondément surpris et choqué m'a invité à porter ce message de de rectification ceci étant dit monsieur le ministre je voudrais vous vous interroger mes collègues de la commission des finances le rapporteur général le feront tout autant que moi tout au long de cette audition et je leur laisserai faire mais quelques points néanmoins monsieur le ministre sur les deux dérapages 2023- 2024 de de tous nos nos comptes publics pourquoi alors que la direction du budget dirction générale du budget du Trésor vous vous adresse une Note le 7 décembre 2023 vous n'engagez pas les mesures correctrices dans le projet de loi de finances pour 2024 il était encore temps pourquoi parallèlement vous pr vous maintenez jusque tard dans l'année 2024 une prévision de croissance à 1,4 que tout le monde et c'était le consensus des économistes jugé irréaliste donc première famille de de question monsieur le ministre je vous laisse peut-être répondre sur ce point et puis je je souhaiterais évoquer ensuite peut-être les les questions sur sur les arbitrages qui ont conduit à l'absence de PLFR merci monsieur le rapporteur il vous a pas échappé que je ne suis ni un grand fan de la dissolution ni un grand fan de la censure parce que je suis un grand fan de la stabilité et que je considère que la stabilité de la politique économique et fiscale c'est la seule manière d'obtenir des résultats durables solide dans notre pays et pour nos compatriotes vous avez parlé des spread je tiens juste à rappeler que lorsque j'étais ministre des Finances sauf pendant la période du covid les spread entre la France et l'Allemagne sont restés table autour de 25 points quand ils ont bondi jusqu'à 90 points à la suite des événements politiques et 70 points aujourd'hui donc oui effectivement je suis en droit de poser cette question quiêtes-vous pour juger quels événement politiques Monsieur Je je viens de m'exprimer monsieur le rapporteur je ne suis ni un fan de la dissolution ni un fan de la censure car je suis un fan de la stabilité et qu'il n'y aura pas de reconstruction économique française sans cette stabilité que d'ailleurs nous avons pendant 7 ans et pendant 7 ans avec le président de la République que vous le vouliez ou non les chiffres sont têtus nous avons le taux d'emploi le plus élevé que nous ayons obtenu depuis 40 ans nous avons rouvert des usines dans un pays qui est fermé par série entière nous avons recréé des filières de production et des filières de formation notamment dans le nucléaire auquel vous êtes si attaché c'est nous qui avons relancé le nucléaire nous avons ouvert des possibilités nouvelles je le redis dans les batteries électriques dans les véhicules électriques dans l'hydrogène ou dans les pompes à chaleur cette6 points c'est pas suffisant certainement et certainement qu'on doit faire mieux en terme de taux de chômage mais la question qu'on devrait tous se poser collectivement ici c'est pourquoi est-ce que la France de tous les pays développés est le seul pays à ne jamais avoir atteint depuis 50 ans le plein emploi à 5 % c'est nos choix collectifs et c'est ces choix contre lesquels je me bats oui quand je PLA pour une réforme de l'assurance chômage qui aille plus loin et que vous avez refusé monsieur le rapporteur c'est la condition à payer pour retourner sous les 7,6 points de taux de chômage oui il faut un meilleur système éducatif oui il faut un autre système de formation oui il faut arrêter de vendre cette illusion de 80 % d'une classe d'âge au bac et tout le monde à l'université et tout le monde en formation théorique parce que vous n'aurez jamais 5 points de taux de chômage si vous n'avez pas une meilleure formation par l'apprentissage par l'alternance si vous ne défendez pas cette idée simple que l'intellig de la main vaut l'intelligence de l'esprit vous n'aurez jamais 7,5 % et vous ne passerez jamais à 5 % de taux de chômage si vous n'êtes pas capable de continuer à réduire le coût du travail dans notre pays et c'est ce débat là que nous devrions avoir enfin vous parlez d'effondrement économique français pardon j'ai vu une réalité radicalement différente c'est un peu regrettable qu'il faille attendre des pays étrangers la reconnaissance de ce qui a été fait en France pendant 7 ans et que les parlementaires de la République ne soient même pas capable de reconnaître à quel point notre politique économie améliorer la vie de millions de nos compatriotes enfin vous me dites est-ce que la correction aurait dû être faite fin 2024 mais la N jod la directrice du Budget a répondu non ça nétait ni souhaitable ni techniquement possible fin 2023 pour le budget 2024 ça n'était pas techniquement possible parce que les évaluations de la note du 7 décembre éta trop incertaine et ça n'était pas souhaitable parce qu'on ne refait pas le budget de la France sur la base d'un pressentiment on le fait sur la base certitude et de données statistiques merci monsieur le ministre je suis encore contraint de faire une petite rectification sur la réforme de l'assurance chômage non seulement j'y étais favorable mais je rappellerai que le groupe auquel j'appartenais alors avait déposé un contrebudget Véronique louvagip êre témoin où nous avions porté cette réforme de l'assurance chômage et et de façon plus accentuée que vous ne l'avez fait que vous l'avez ensuite abandonné vous étiez encore ministre en tout cas le Premier ministre ce qui à mon sens est une une erreur importante entre les deux tours des élections législatives pour des raisons électorales bien évidentes et qui s'éloignent très nettement de l'intérêt général je pense que par rapport à votre propos liminaire vous pourriez élargir vos perspectives à ceux qui qui ont ont eu aussi cette attitude qui a eu des conséquences très lourdes pour les pour les finances publiques euh deème question monsieur le monsieur le ministre sur ce qui s'est passé à partir de de février euh vous avez souligné que vous avez pris un arrêté d'annulation de crédit ce qui est ce qui est une mesure forte de 10 milliards d'euros je rappellerai néanmoins je vous interroge sur le la relativité de de ces chiffres qu'il y a eu un report de 2023 sur 2024 de crédit de l'ordre de 16 milliards d'euros de de dépenses qui naturellement atténu l'effort d'annulation que vous que vous portez que vous que vous exprimez aujourd'hui mais vous avez évoqué la l'arbitrage donc manifestement et on aimerait ça voir si cet arbitrage sur la la non présentation d'un PLFR a été pris par le Président de la République ou par le le premier ministreon j'ai entendu nous avons entendu hier l'ancien directeur de cabinet du premier ministre mais j'aimerais avoir votre réponse j'aimerais savoir comment à la veille des échéances électorales et quel rôles les échéances électorales européennes ont joué dans la les prise de décision ou plutôt dans les prises de non décision qui ont eu des conséquences très lourdes est-ce que c'est le président de la République lui-même le secrétaire général de de l'Élysée le Premier ministre qui ont décidé de reporter ces décisions qui naturellement ont eu des conséquences budgétaires et des conséquences sur l'endettement extrêmement lourdes je pense que le directeur de cabinet du premier ministre a parfaitement répondu hier les décisions sur un projet de loi de finance rectificative elles sont connues elleséissent à des règles constitutionnelles c'est le premier ministre qui prend cette décision et il y a un arbitrage qui est rendu entre le Premier ministre et le président de la République le ministre des finances étant suffisamment exprimé sur le sujet et sur cette opportunité du projet de loi de finance rectificative en revanche sur le lien avec les élections européennes moi je trouve un peu étrange de le faire pour une raison qui est simple c'est que depuis 2024 je n'ai cessa d'annoncer des décisions impopulaires de réduction des dépenses je vois certains de vos collègues une fois encore qui défile à la télévision pour systématiquement dire faut surtout pas revenir sur bouclier tarifire surélectricité moi le 21 janvier je suis allé défendre l'idée qu'il fallait sortir du bouclier tarifire sur l'électricité que c'était une mesure exceptionnelle pour faire face à la crise inflationniste mais qui avait pas de raison de maintenir éternellement un bouclier tarifaire sur l'électricité c'est décision populaire non c'est à 5 mois des élections européennes quand ensuite nous annonçons 10 milliards d'euros de baisse des crédit de l'État concrètement c'est de l'argent en moins pour la transition climatique c'est de l'argent en moins pour l'aide au pays en voie de développement c'est de l'argent en moins pour certains outils essentiels de l'État c'est de l'argent moins pour les universités mais c'est pas facile à annoncer donc on nous dise pas qu'on a pris aucune des décisions courageuses avant les élections européennes parce que les faits montrent que nous avons eu le courage avec le président de la République et le Premier ministre de l'époque d'annoncer des décisions impopulaires pour établir les comptes publics sur tous les bancs les députés de la commission des finances veulent des réponses ils interpellent Bruno leemire souvent vivement pour tenter de comprendre comment de tels écarts de prévisions ont pu se produire ils estiment que l'exministre de l'économie et des finance resté 7 ans à Bercy et comptable de la situation pas un procès politique parce que on n'a pas besoin de faire votre procès il y a un flagrant délit de de faillite donc nous on nessaie pas de savoir si vous êtes coupable ou pas coupable vous êtes de toute évidence coupable C an ministre 1000 milliards de dettes dérapage historiqu des finances publiques reprise de la désindustrialisation reprise du chômage donc c'est pas le sujet nous le sujet c'est qu'on essaie de comprendre comment des gens aussi brillants et intelligents que vous ont pu à la fois tout bien faire et à la fois tout échouer parce qu'on aimerait pas reproduire les mêmes erreurs parce que comme visiblement on est légèrement moins intelligent et brillant que vous on est un peu plus prudent sur la façon dont on pourrait mieux faire les choses ma première question c'est-ce que finalement c'est pas vous qui avez raison le monsieur le Maire d'avant 2017 quand il disait d'Emmanuel Macron Emmanuel Macron c'est du socialisme un visage plus avenant un visage plus ouvert mais c'est toujours le socialiste Emmanuel Macron c'est l'homme sans projet parce que c'estomme sans conviction c'est de la soupe donc finalement comme visiblement vous êtes responsable de rien depuis C ans est-ce que le vrai responsable c'est pas Emmanuel Macron tel que vous l'aviez décrit avant de d'être son ministre en tout cas le vrai responsable la dégradation des débats public monsieur Tangui c'est vous parce que quand vous transformez des mensonges en vérité forcément il y a plus de débat possible vous dites qu' y a désindustrialisation et pardon on a ouvert 600 usines et il y a eu un million d'emplois industriels qui ont été détruits avant donc quand on transforme le mensonge en vérité de toute façon il y a plus de débat public qui soit possible quand vous dites chômage de masse et pardon monsieur Tangui mais s'il y a bien une chose que la majorité précédente a réussi c'est d'atteindre le taux d'emploi le plus élevé depuis 1974 donc il y a pas de débat possible si au lieu de partir des faits vous partez des mensonges euh vous avez accuser les oppositions d'être responsablebl de toutes vos erreurs le le vous avez tous les pouvoirs entre 2017 et 2022 vous avez l'Assemblée nationale avec une écrasante majorité donc vous faites le budget de A à Z et vous ne reprenez jamais d'amendements des vraies oppositions euh ensuite en 2022 pardon et en 2023 et même pour le budget 2024 vous faites des 493 donc c'est vous qui écrivez le budget de A à Z vous entendez la plume de A à Z les oppositions ne sont responsables même pas d'une virgule de ce budget et sur ces trois budgets ces budgets 493 il y a les deux plus gros dérapages de la 5e République donc donc si les oppositions sont responsables de toutes vos erreurs comment un budget que vous avez écrit dans les couloirs de matinon et de Bery de A à Z peuvent être de la responsabilité des oppositions parce que si nous avions suivi vos recommandations monsieur Tangui je pense que nous aurions creusé le déficit encore plus largement vous revenez d'ailleurs à 2017- 2022 moi je voudrais juste rappeler une chose c'est que nos déficits publics tels que nous avons annoncés ont été tenus pendant cette période où nous avions la majorité l'écart en 2017 il a même été de 07 on a fait mieux que prévu ensuite nous avons amélioré encore les choses la seule exception c'est l'année 2020 où effectivement nous avons connu le covid donc ça a été tenu et nous avons été sérieux en revanche si on suit vos recommandations c'est peut-être pour ça qu'on a utilisé le 493 monsieur Tangui c'est que tout simplement ce que vous proposiez ça n'était que des dépenses supplémentaires janvier 2024 j'annonce la sortie du bouclier tarifaire vous y opposez de manière assez virulente mais si Monsieur Tangui d'ailleurs Madame Le Pen vient de faire tomber le gouvernement parce que nous nous voulions pas revenir sur le bouclier tarifaire sur l'électricité mais voilà aucun débat n'est possible monsieur Tangui s'il y a pas une ligne claire entre la mensonge et la vérité lorsque je me suis exprimé sur la sortie du bouclier tarifaire vous avez même eu cette expression c'est la taxe Macron ou la taxe le maire ou la taxe àal ça dépendait du plateau de télévision sur lequel vous vous trouviez enfin à chaque fois vous attaqueiez cette décision de rétablir la taxation la fiscalité sur l'électricité c'est votre droit mais vous pouvez pas revenir 6 mois plus tard en disant bah non je me suis jamais battu contre ça si vous êtes opposé au décret d'annulation de février 2024 c'était quand même 10 milliards d'euros d'économie vous êtes opposé à la réforme des retraites donc chacun sait que c'est la mesure d'économie la plus significative pour redresser les comptes enfin en juillet 2024 vous avez fait campagne active d'ailleurs je le reconnais bien volontiers vous avez proposé la nationalisation des autoroutes 40 à 50 milliards d'euros de dépenses vous avez proposé l'exonération de l'impôt sur le revenu pour les moins de 30 ans 3,5 milliards d'euros mesure de grande justice fiscale dont bénéficieront tous ceux qui ont créé leur entreprise et qui vivent très bien vous avez proposé une baisse de la TV sur l'essence pour 10 milliards d'euros vous avez proposé l'augmentation du même vieillesse pour 1 milliard d'euros au total il y a 70 milliards d'euros de dépenses supplémentaires donc vous comprenez pourquoi nous avons pas suivi parce que si nous avions suivi nous serions allés droit dans le mur et nous aurions alourdi d'environ 100 milliards d'euros les dépenses publiques de l'État alors de l'autre vous dire on fait des économies enfin vos économies elle se résume à l'aide médicale d'État 5,2 milliards et 5 milliards sur la contribution de l'Union européenne en fait monsieur Tangi vous faites des dépenses en milliards d'euros et des économies en millions bah forcément ça marche marche moins bien si si si allez-y vous avez pas fini votre temps c'est aucune réponse donc vous avez la majorité pour écrire les budgets de 2017 à 2022 vous faites des 493 2022 2024 ce sont les pires dérapages budgétaires de la 5e République comment vous justifiez mais vous a échappé qu'il y avait eu une crise du covid en 2020 monsieur Tangui vous AZ échappé qu'il y avait une crise inflationniste et les pires dérapages budget de la 5e République mais pardon là aussi vous êtes dans le mensonge en 2017 2018 et 2019 contre vous nous avons rétabli les comptes publics nous sommes revenus sous les 3 % nous sommes sortis la procédure pour déficit excessif ensuite nous avons protégé nous avons protégé massivement mais je pense que vous étiez pour et cess de faire des propositions pour aller encore plus loin dans la protection de nos compatriotes après nous avons voulu rétablir les comptes faire face à un accident comme il y en a eu d'autres en Allemagne et ailleurs nous avons pris des décisions vous avez aussi toutes refusé je vois pas comment vous rétablissez des comptes en ne cessant de proposer des dépenses supplémentaires vous attendez 2022 pour faire la réforme des retraites les effets économiques de la réforme des retraites ne sont pas du tout valables sur les budgets précédents et qui ont mis la France dans cette situation la réforme du chômage bon il y a 600000 emplois libre en moyenne sur sous vos mandats il y a 5 millions de chemurs de mal employés DIRIS que vous nous expliquz en quoi la réforme rformme des retraites de 2022 fait des économies sur les 7 ans précédentes et deuxièmement en quoi une réforme du chômage pourrait inventer les 4,5 millions d'emplois qui manqu même si tout le chômage le chômage résiduel était supprimé sachant que la moitié c'est juste des gens qui Chang de poste ou qui attendent une vacation cé la dernière question pourrez vous réinscrire après les les autres interventions ce qui est sûr et certain Monsieur tong c'est que si on revient sur la réforme des retraites là pour le coup elle ne produira absolument aucune économie la réforme des retraites mais je suis sous cerment donc je dis des choses vraies contrairement à vous qui dites des choses fausses la réforme des retraites la réforme des retraites elle permet de générer de 15 à 17 milliards d'euros d'économie à terme si vous revenez dessus vous privez d'une économie structurelle indispensable pour notre pays quant à la réforme de l'assurance chômage nous l'avons accompagné de dispositif de formation on peut certainement aller beaucoup plus loin monsieur Tangui sur le sujet mais vous constaterez puisque vous aimez la 5e République et que vous faites le récit de la 5e République regardez quand est-ce que le taux d'emploi a été le plus élevé depuis 1974 c'est quand nous menions notre politique économique je trouve qu'on s'éloigne un petit peu de de la motivation qui était de rechercher les les causes des écarts et je pense qu'il faut que nous soyons vigilants à ce que cette commission d'enquête ne se transforme pas en une commission d'enquête sur la politique économique voilà c'était une remarque une question à à monsieur le ministre vous avez évoqué ici et nous vous avons déjà entendu le dire dire que pour diminuer la dépense publique il faut agir sur le la dépense publique concernant la la sphère sociale contenu du poids de cette dépense dans la totalité de la la dépense en revanche est-ce que vous estimez que cela peut se faire en faisant adhérer l'opinion publique sans s'attaquer également en même temps ou préalablement à la dépense publique de l'État parce que ce que l'on entend régulièrement de la part de nos concitoyens c'est l'État ne fait pas d'effort sur son train de vie et cetera alors on pense aux opérateurs aux agences aux commissions aussi à l'enchevêtrement au superposition avec les différentes sphères que vous avez évoqué et moi je je voudrais savoir si pour vous vous pensez qu'on peut s'attaquer à la sphère sociale sans s'attaquer préalablement pour faire adhérer l'opinion publique à ce qu'on concerne à ce qu'on appelle le train de vie de l'État je partage totalement votre appréciation madame député je pense que faes partie de petit nombre que j'ai cité au début de mon intervention qui a toujours été attaché au rétablissement des comptes publics et je vous en remercie nous ne pourons demander aucun effort au français si nous ne sommes pas capables de réduire le train de vie de l'état de simplifier l'organisation administrative du pays de supprimer des couches administratives dans le milfeuille français pour que chacun sente bien que l'effort est équitablement partagé et d'ailleurs je vais vous dire quand nous avons fait les économies en 2024 j'ai proposé au Président de la République dans la première série de 10 milliards d'euros d'économie que ces 10 milliards d'euros portent exclusivement sur les dépenses de l'État parce que je partage à 1000 % votre conviction nous ne pouvons pas dire aux Français que les remboursement de médicaments seront peut-être pas au même niveau que le remboursement des consultations médicales faudrait être un peu plus exigeant que sur les retraites il faudra peut-être pas d'indexation totale je l'ai proposé au Président de la République fin août 2023 que l'indexation des retraites ne soit que partielle qu'on protège les plus petites retraites mais que pour les autres on accepte que l'indexation ne soit pas totale par souci d'équité entre ceux qui travaillent et ceux qui sont à la retraite c'est parfaitement conscience que c'est des efforts qui sont demandés à nos compatriotes mais moi j'ai la conviction contrairement à beaucoup de responsablebl politique que les retraités sont parfaitement capables d'entendre que eux aussi devront faire un effort pour que les jeunes qui travaillent n'est pas à supporter un poids de la dette trop élevé je crois à la solidarité française et je crois à l'esprit de responsabilité des Français donc oui sur la dépense de l'ta il a des efforts à faire sur les opérateurs évidemment je l'ai proposé sur les agences sur des choses qui peuvent paraître symboliques mais auquell je suis très attaché la taille du gouvernement la taille du gouvernement c'est la première chose que vont voir nos compatriotes un gouvernement restreint avec une dizaine de ministres une quinzaine au maximum tous pleinement engagés dans leur mission c'est une façon de dire à nos compatriotes oui nous nous serrons nous aussi les responsables politiques la ceinture parce que les temps difficiles ils le sont pour tout le monde donc je pense que votre appréciation qui est d'ailleurs aussi politique que technique est parfaitement justifiée oui Véronique louvagi juste réponds parce qu'on va pas à chaque fois revenir la chose dans les causes de la variation on a la liberté de penser que les causes sont liés à la politique économique et d'ailleurs bon le maire a placé dans son introduction la question à ce niveau-là voilà donc on va par revenir à chaque fois parce que vous-même vous venez de le faire vous dites le train de vie de l'État c'est une raison c'est vous vous c'est c'est très politique donc je je je propose queà chaque fois on revienne pas là-dessus moi je pense que c'est la politique économique monée et je à partir de là je je mène des des questions qui à mon avis peuvent décpter les causes voilà je suis d'accord avec vous deux je pense qu'à la fois nous devons aller jusqu'au bout de la compréhension de ce qui s'est passer sur les recettes et c'est un sujet technique et très complexe et sur lequel nous n'avons pas encore je le dis très humblement toutes les réponses mais là où je rejoint parfaitement le président de la commission des finances c'est que le sujet majeur c'est la politique économique et je redis que sans une politique économique visant à créer une nation de production il n'y aura pas de rétablissement des comptes en France voilà pour les temps fort de cette audition fleuve de Bruno Le Maire devant la commission des finances qui s'est constitué en commission d'enqute qu pour tenter de comprendre les raisons du dérapage du déficit public Bruno Le Maire qui assume sa politique et accuse l'Assemblée nationale d'être irresponsable en ayant voté la censure fin de cet épisode on se retrouve très vite sur LCP pour voir ou revoir une autre séquence parlementaire à bientôt [Musique]

Audition de Bruno Le Maire sur le dérapage du déficit public | Les grands débats - 12/12/2024 — Bruno Le Maire · Pourquijevote