FRÉDERIC BEIGBEDER, ÉCRIVAIN : SALAIRE, PUBLICITÉ, DR0GUES ET SUCCÈS, LES DESSOUS DE SA CARRIÈRE !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Tu vas gagner très bien ta vie dans la publicité. Je pouvais gagner 20000 € par mois pour en franc encore à l'époque du con. Oui, c'était en franc.
Oui oui oui. Donc ça faisait beaucoup plus. C'est c'est en 2008.
Tu vas partir en garde à vue ? Oui. J'avais sniffé la cque sur un capot de Chrisler et en fait j'avais pas vu mais il y avait une bagnole de flic à côté.
Moi, j'ai jamais tenu la main de mon père quoi. Et tout d'un coup, il était là et et mon frère et moi, on lui a pris chacun une main et il avait pas ouvert les yeux depuis 3 jours et là il a ouvert les yeux et c'est la dernière fois que que je l'ai vu vivant. Bonjour tout le monde et bienvenue sur des gendes.
Aujourd'hui notre invité c'est Frédéric BecB, lui qui avait écrit à l'époque 99 francs, qui a écrit beaucoup de livres, 99 francs, qui a été réadapté au cinéma et que Jean Duardin notamment, il a été publicitaire, il a connu beaucoup d'excès. Il va nous raconter ses plus grandes soirées, ce qu'il a vécu de plus fou aussi dans sa vie. Il a après fait pas mal de choses de la télé.
Il va nous raconter aussi son livre qui s'appelle Un homme seul sur la perte de son papa l'année dernière. va nous raconter tout ça, comment il l'a accompagné alors qu'il le connaissait finalement assez peu. C'est ce qui va nous expliquer.
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Merci beaucoup à vous tous d'être si nombreux. Et c'est parti avec Frédéric BBD qui est notre invité sur légende. On y va.
Bonsoir, je suis Frédéric BBD. Je suis dans légende. J'ai même un mug rempli d'alcool. [Musique] C'est faux.
Je suis très content de venir ici présenter mon nouveau livre Un homme seul. et je clappe. [Musique] Et ben voilà, bienvenue Frédéric, tu as dit bonsoir.
Tu as l'habitude de faire tu es un mec du soir toi alors qu'on est pas le soir quand je sais pas vous le passez à quelle heure. Mais il c'est quand on veut, c'est le principe d'internet. Oui mais oui, c'est le principe d'internet.
Vieille personne. Tu n'as pas compris encore ? Mais non, mais moi je fais un podcast bien sûr comme toi avec un petit peu moins de monde qui regarde et et moi je le publie le vendredi à 18h comme si j'étais encore à la télé ancienne.
Tu es plus un mec du soir, on te connaît comme étant faitard dans les excès, tu racontes tout le temps et cetera, mais est-ce que est-ce que tu as des enfants, tu as trois enfants, est-ce que finalement tu es aussi un mec du matin qui va les déposer ? Est-ce qu'il y a une autre facette en dehors de la partie médiatique plus mécinale ? C'est vrai, il y a une c'est pas qu'il y a une autre facette, c'est que j'ai un petit peu vieilli, j'ai changé. c'est que j'ai plus du tout la même vie que j'avais dans les années 90.
Mais tu es dans la cinquantaine encore. Mais je me je me réveillais vers midi. Maintenant effectivement, je me lève à 7h40 pour faire petit-déjeuner mes enfants et les accompagner à l'école avant 8h30 parce qu'après la porte est fermée.
C'est toi qui t'en occupe le matin ? Non non non. Un le matin l'autre le soir qui s'organise, tu vois.
Non non non. Tout ensemble. Tout ensemble.
Tout ensemble. Ou ou tu vas tu vas nous parler ? Tu es venu pour un livre qui s'appelle un homme seul.
C'est ton dernier ton dernier livre qui c'est chez Grassé. Je vous mettrai le lien si vous voulez le chercher d'ailleurs qui est dispo en dessous dans la vidéo dans la description sur YouTube et en podcast audio sur Spotify 10h et Apple Podcast. Je vous mets dans la description si vous voulez chercher.
Euh tu parles de ton papa qui est parti l'année dernière, il s'appelle Jean-Michel Jean-Michel BBD et alors on y reviendra tout à l'heure, on y revenir au fur et à mesure. On va refaire ta vie puis on va revenir sur ton papa au fur et à mesure. Il y a une carte d'identité dessus et où il y a marqué William Arben avec la de ton père.
C'est pas Jean-Michel. Non, j'ai découvert après sa mort qu'il avait trois passeports américains et donc je pensais être le fils de Jean-Michel, un français et en réalité euh j'étais aussi le fils d'un américain qui avait un autre nom. Et c'est le point de départ de ce livre.
C'est une enquête pour essayer de comprendre qui est cet inconnu William Harb qui avait la nationalité américaine. Et le but du livre c'est de c'est de dire que je suis le fils de James Bond. Voilà.
C'est incroyable. Je trouve que c'est pas mal d'avoir euh d'être le fils de 007 et euh oui, c'est une évidemment une enquête et une théorie parce que je n'aurais jamais la preuve de ce que j'avance. Euh tu as pas eu de papier quand malheureusement quand quelqu'un décède, il faut faire le tri.
On a reçu une maman il y a quelques temps, Anne Dophine qu'on embrasse d'ailleurs et qui disait à la mort de ses enfants, elle a dû regarder faire les papiers, les affaires et cetera. C'est c'est c'est une double peine parce que c'est super dur. Ouais, c'est toi qui l'a fait pour ton ton papa ou tu frères et sœurs ?
Vous l' fait plusieurs ? Oui, j'ai un frère. Euh, on s'est divisé le travail mais effectivement tout ce qui était le courrier, les archives personnelles ça m'intéressait parce que j'avais envie de de mieux le connaître.
Euh et alors c'est très étrange, il y avait des boîtes à cigar toute noire avec écrit "À brûlé après ma mort". Alors là, tu as envie de l'ouvrir ? Bah, tu te retrouves devant un dilemme.
Est-ce que je est-ce que je respecte et je brûle tout sans regarder ou est-ce que je fouine comme un voyeur un fil de découvrir un fils indigne quoi ? Et évidemment, j'ai choisi la deuxième solution. J'ai pas pu résister.
C'est mon métier d'être romancier et là, j'ai trouvé un personnage de roman mais il avait créé une autre identité. Il avait il était devenu une fiction. [ __ ] c'est fou. dans cette boîte.
C'est là que tu trouves les passeports. C'est là qu'il y a les trois passeports et euh Ouais. et euh et beaucoup de photos de beaucoup de femmes très jolies que je n'ai jamais rencontré.
Mais tu penses que quoi ? C'est c'était un un espion français ou américain ? Je pense qu'il était un un français qui est qui est allé étudier aux États-Unis, il a fait Harvard Business School et que là à l'époque dans les années 50 on recrutait beaucoup pour la CIA.
Les c'était quelque chose qui se faisait d'ailleurs aussi en France. Recruté dans le privé quoi. Ouais.
Oui, en fait les services secrets s'intéresser aux étudiants parce que les étudiants brillants, on sait qu'ils vont réussir, qu'ils vont diriger des entreprises où il un peu Ouais. Ils vont devenir des gens puissants et donc c'est bien de les recruter à ce moment-là à la sortie de l'école et ensuite bah est-ce qu'il a collaboré au service américain ? C'est incroyable.
Et tu peux pas demander aux États-Unis maintenant qu'il est décédé, tu tu peux pas demander des papiers savoir si oui ou non il l'était ? Alors j'ai demandé et on m'a dit on vous répondra 50 ans après sa mort. Donc c'est en 2073 que j'auraiis la réponse.
Tu aurais quel âge ? Je préfère pas compter mais je pense que non. Euh peut-être que mes enfants mes enfants 110 ans.
Bon alors voilà, j'aurai la réponse à 110 ans ou bien c'est mes enfants ou mes petits-enfants qui sont mais j'ai quand même été jusqu'à contacter des gens de la DGE des services secrets extérieur des agents français euh dont un qui m'a donné le téléphone d'un correspondant de la CIA euh et donc j'ai envoyé les photos par WhatsApp de des passeports de mon père à cette personne qui était en Colombie en demandant et Is it fake passeport ? Et de jours se passent sans réponse et puis j'ai juste reçu un SMS not fake. Donc je me suis dit ça veut dire que c'est validé et j'ai essayé de joindre donc cette ce correspondant de la de la CIA, j'ai essayé de le joindre ensuite et j'ai jamais eu d'autres réponses. [ __ ] c'est passion.
Tu vas nous raconter après. On va on va revenir sur sur ça, c'est hyper intéressant. On va parler toi, tu as été publicitaire aujourd'hui, tu es écrivain, critique.
Tu as grandi dans une famille bourgeoise, on va refaire un peu ton parcours. Tu as eu beaucoup d'excès aussi, tu t'en racontes de manière assez d'ailleurs marrante et un peu détaché aujourd'hui. C'est vraiment du passé, on a l'impression.
Tu sors plus du tout, tu t'es vachement calmé sur les soirs où tu continues quand même. Non, je peux je peux sortir, dîner, voir des copains et euh sans boire, c'est c'est tout à fait possible. Euh mais c'est vrai que pendant euh allons allons-y 294 euh à l'année dernière euh je me suis beaucoup amusé.
Ça fait ça fait 40 ans quand même hein. 40 ans de nuit et de fête. Euh Tu as le temps quand même d'en avoir vu ?
ça finit par se payer hein quand même parce que j'ai quand même fait un infarctus il y a un mois donc il faut voilà faut savoir que le corps à un moment il il nous envoie des messages juste petite aparté avant de commencer vraiment ta vie et cetera, mais j'ai regardé les interviews que tu avais donné avant de faire une interview nous regarde un petit peu ce qui a déjà été fait les sujets et cetera pour pas refaire la même chose pour essayer de trouver d'autres actes et cetera et je suis tombé sur une vidéo d'un d'un génie qu'on a reçu ici chicandier voilà Ah oui, Laurent qui qui est hyper marrant, qui est comédien et qui a une période où il buvait beaucoup beaucoup aussi. Et tu t'es pris une énorme caisse avec vidéo ou non mais c'est pire que ça c'est que il est venu à Biaritz pour me faire un jeu. C'était un jeu où il posait des questions et si je répondais bien il devait boire un cocktail cuse et si je répondais mal c'est moi qui devais boire un cocktail Q sec.
C'était des verrs remplis à rabord et je crois qu'on en a bu une dizaine chacun. Et sans me vanter, je crois que Chicandi a arrêté de boire après cette émission. Je suis Non mais je suis officiellement la personne qui a causé la lac par Chicandier.
C'est une fierté parce que c'est bon pour lui et c'est bon pour moi de l'avoir arrêté. Il nous l'a dit. Oui oui, je l'ai rejoint il y a il y a pas très longtemps.
Il y a un peu moins d'un an. D'ailleurs, on a pris un somelier du coup quand il est venu qui nous a conseillé des os extraordinaires. On a fait une dégustation d'eau du monde.
Tu vois c'était un peu moins. C'était le meilleur moment de l'émission ou pas ? C'était il m'a il a fait un cc d'une bouteille d'eau complète.
Je sais pas comment il a pu se mettre tout ça dans 75 € le litre. Mais c'est toujours un peu triste les gens qui qui disent qu'ils arrêtent de boire parce que c'est on se dit "Oh là là, c'est cynistre." Mais en réalité, il y a il y a des tas de choses très amusantes quand on arrête de boire.
Par exemple, quand on est dans un dîner, on voit les gens se transformer et quand tout le monde boit autour de soi et que soi-même on est opérier, vraiment tu le vois, c'est très drôle. On voit les joues qui rougissent, on voit les gens qui se mettent à avoir les temples qui transpirent, on on ils se mettent à parler plus fort et puis à répéter les mêmes choses indéfiniment. Ensuite, on voit aussi ceux qui se droguent, qui se lèvent, qui vont aux toilettes, qui reviennent.
Et moi, je trouve qu'observer tout ça venant de mon acalmie récente, c'est passionnant. Ah oui, j'aime beaucoup. Je arrive à c'est un moyen de ne pas s'ennuyer en fait parce que on a peur de l'ennui quand on arrête l'alcool.
Euh on a on a on a peur tout d'un coup que la sobriété c'est c'est synonyme de de sinistrose et en fait non, il faut le transformer en curiosité, en ethnologie et de et et surtout je m'aperçois de comment j'étais parce que quand tu as trop bu, tu crois que tu es génial et c'est mais tu en fait tu es pathétique, tu es lourd affreux. On va parler après des soirées tout ça. Juste né en 21 septembre 65 à Neil à Neil sur scène juste à côté de Paris. famille famille bourgeoise plus grosse famille de peau euh grosse famille tu es tu es tu tu grandis dans l'éducation très catholique et cetera tes parents vont se séparer à quel âge quand j'avais 5 ans.
Et c'était quelque chose qui est j'essaie d'analyser ça justement dans dans un homme seul parce que j'ai longtemps cru que ma génération n'avait pas d'histoire. Au fond, on a eu beaucoup de chance. On n pas connu la guerre.
On a voilà, je suis né dans un milieu favorisé donc je devrais pas me plaindre. Mais l'événement tragique de ma vie, c'est le divorce de mes parents. C'est ça ma guerre à moi.
Euh c'est d'avoir les deux personnes que tu aimes le plus au monde qui arrête de s'aimer. Euh c'est d'avoir tout d'un coup un père qui disparaît euh et d'être élevé par une femme seule qui doit travailler pour s'occuper de ses deux fils. C'est aussi le mensonge, pas le mensonge, le non dit.
C'est-à-dire que à l'époque, c'était nouveau le divorce et on en parlait pas tellement aux enfants. Il avait moins avant. Il y avait dans ma classe, j'étais le premier dont les parents se séparaient.
C'était en 70 et à l'époque c'était dans dans l'école catholique où j'étais, on me regardait comme un comme un alien quoi. Aujourd'hui, c'est très banal mais il y a même moins de couples ensemble maintenant. Oui, maintenant les aliens c'est ceux qui ont des parents ensemble.
C'est ça. Ils sont encore ensemble. Waouh !
C'est fou hein. Ouai. Et donc c'était assez bizarre et surtout malheureusement mes parents ils ne savaient pas comment nous le dire.
Du coup ils nous ont un peu rien dit et on s'est demander mais pourquoi papa n'est plus là ? Euh alors ma mère disait il travaille beaucoup, il c'est un homme d'affaires, il voyage énormément et euh et du coup on a pensé que c'était un peu lui le salot qui nous avait laissé tomber. En fait j'ai appris mais bien plus tard que c'était ma mère qui l'avait quitté.
C'est pas très grave, mais enfin, on est obligé de du coup de vivre dans une sorte de euh d'histoire qu'on se raconte qui est pas la vraie. Et puis on voit deux appartements, deux maisons, deux vies différentes et puis c'était une époque de grande libération sexuelle et mon père et ma mère avaient des des enfin, j'avais beaucoup de beaux-pères et de belles mères. Et c'est OK.
Et et donc, tu vas vivre un peu chez chez ta maman ? Un peu chez ton papa ou tu restes que chez ta maman ? que chez ma mère et mon père il comme il était effectivement un homme d'affaires très successful et tout ça pour de vrai et donc du coup il lui nous voyait quand il pouvait mais pas très très souvent.
Ouais. Tu as pas été vraiment élevé par tu l'as assez peu vu he c'est ce que tu dis. Oui, c'est c'est une génération d'hommes de l'après-gerre, ce qu'on appelle les boomers qui euh qui étaient des grands consommateurs, des grands hédonistes, peut-être aussi un peu égoïstes et qui pensait au plaisir, à la réussite, à l'argent beaucoup plus que à l'idée d'être père de famille.
Et aussi c'est c'est vrai les les c'était avant la pilule. Moi, je suis né avant la pilule. Donc on décidait beaucoup moins de donner la vie qu'aujourd'hui.
Aujourd'hui, on a une décision tellement immense à prendre. Eux, ben ils s'aimaient et ma mère est tombée enceinte. Il y a eu deux enfants, mais c'était pas énormément planifié.
Voilà. Donc oui, donc je je sais que j'ai été désiré mais enfin c'était compliqué pour ce couple. C'était des jeunes gens.
Ils se retrouvaient avec deux gosses. Voilà, ils ont pas tenu le coup. Tu sais que ton père avait de l'argent, tu étais un peu un peu embêté quand il te déposait en même temps, tu étais assez fier de de Il avait une une Aston Martin Aston Martin DB6 DB6 à l'époque.
Ouais. Qui était la la voiture de James Bond. Et tu sais que tu montrais au mec devant le collège, à tes à tes potes et tout ça ou même aux autres, tu montrais le compteur de vitesse, il venait voir qui allait jusqu'à 300.
Ouais. Euh ouais. Mais ça, j'étais très très fière de d'énerver tous mes camarades de classe.
J'étais extrêmement admiratif de mon père, bien sûr. Et et moins on voit son père, plus on le myifie. Et et moi je je j'en faisais vraiment un personnage de de roman, quoi.
Et c'est pour ça que j'ai voulu faire ce livre parce que je voulais à la fois raconter cette vie fascinante et en même temps essayer de réparer tous ces silences. Tu tu disais c'est un grand homme d'affaires pour de vrai. Est-ce que ta maman disait ça pour euh dire trouver une explication, une excuse à à son absence et tout.
Il faisait quoi comme métier ? C'était quoi vraiment son son boulot ? Alors il a créé en France le métier de chasseur de tête conseiller en recrutement de dirigeants d'entre cabinet de recrutement à l'intérieur des chasseurs de thè.
Ouais. Vous dites aujourd'hui tiens, j'ai besoin d'un comptable pour ma société très capé parce que une grosse société où j'ai besoin d'un d'un métier un peu particulier, ils vont chercher pendant un mois, 2 mois et puis ils vont revenir avec trois profils qui vont proposer, vont dire pour moi c'est celui-là ou celui-là ou celui-là. Vous allez payer une prestation parce que c'est long de recruter en fait.
Oui. Alors sauf que lui était spécialisé dans les PDG hein. Pas du comptable.
Attention mais c'est même métier mais à niveau en fait. Oui. Voilà.
Et comme et comme la rémunération est c'est genre par exemple 3 mois de du salaire de la personne recrutée, si tu travailles pour des CEO, tu vas gagner beaucoup mieux ta vie que si tu t'occupes des des experts comptables. D'accord. D'accord.
D'accord. Donc en fait, il était spécialisé dans les très hauts niveaux euh et il a inventé, enfin pas inventé, il a importé ce métier en France. C'est un métier qui a été inventé par les Américains après la guerre. et il a mis donc des PDG en place pour des grosses sociétés françaises.
Le on dit qu'il a recruté tout le cas 40. Alors c'est quelque chose que j'ai essayé de vérifier. Évidemment, c'est impossible.
Tout ça se passait dans les années 70 80 à 2000. Euh mais oui, il était surnommé le pape des chasseurs de tête et euh et il a il a travaillé pour toutes les plus grandes entreprises mondial. Il y a peut-être un rapport avec le fait qu'il a été recruté par la CIA aussi pour mettre en place des dirigeants sur des boîtes importantes.
Alors là ça accusation très grave. Non, je peux pas l'affirmer. J'ai aucune preuve.
Non, mais ça peut se relier mais c'est vrai que d'abord le métier de chasseur de tête, c'est un métier qui a été inventé par des proches des services secret américain. C'était des gens qui travaillaient beaucoup pour le gouvernement Lester Corn et Spencer Stuart. Ils ont théorisé ce métier et ensuite mon père qui a travaillé pour les deux a commencé en France.
Pourquoi ça ressemble à de l'espionnage ? parce que les chasseurs de tête, il téléphonent à des toutes les grandes entreprises en se faisant passer pour des journalistes ou pour quelqu'un qui organise une conférence et ils vont essayer de savoir qui dirige quoi, quel est le problème de la boîte, qu'est-ce qu'il y a comme projet, est-ce que vous êtes content de des gens qui travaillent là et tout et et en espionnant comme ça, en se renseignant, après il ils arrivent et ils proposent des jobs et des postes Il y a des photos de ton père, on va en montrer. Voilà, il il y a plein de photos sur les sur des sur des papiers.
Je vous les mets à l'image comme ça comme ça je vous pouvez voir un peu ce dont on parle avec plein de noms. Donc il s'appelait William Arbon et tu en as d'autres avec d'autres noms aussi. Non non, lui c'est c'était un nom américain et un nom français.
Et en plus ce qui est bizarre c'est que ce nom William Arbun c'est aussi le nom d'un cousin à lui qui travaillait officiellement pour la CIA. Donc je me demande en fait s'il n'a pas tout simplement rendu des services à son cousin de la CIA euh en en lui empruntant son identité. Toi, tu as trois enfants aujourd'hui.
Une fille de 25 ans, c'est ça ? et deux enfants plus jeunes avec deux femmes différentes. C'est ça.
Est-ce que alors c'est plus personnel mais c'est intéressant d'avoir ton point de vue, est-ce que quand tu as des parents divorcés et que tu dis que ça a été un peu ton drame parce que tu as eu une enfance sans trop d'autres problèmes qu'on pourrait connaître, tu as eu cette chance là mais c'était ce drame pour toi. Est-ce que ça a été dur de l'accepter quand toi tu as toi-même divorcé et tu as moins vu ta fille ? parce que forcément tu divises forcément par deux au moins le temps.
Je me suis dit que c'était c'était euh imponnable. J'ai été très très euh j'ai lutté j'ai été très déçu de de faire ça. Évidemment, je voulais surtout pas reproduire ce que j'avais vécu et je voulais surtout pas faire subir à ma fille ce traumatisme là.
J'ai essayé d'être le plus présent possible, que ça se passe très bien. Je m'entends très bien avec sa mère, mais c'est vrai que c'est une des hones de ma vie, c'est d'avoir reproduit le divorce. Quelque fois quand quand on y arrive plus, quand on ne s'aime plus, euh c'est on n pas le choix.
On n pas le choix. Mais j'aurais préféré éviter ça. Bien sûr.
Ou parce que tu as dû ça a dû de peser dans la balance quand même quand tu ne sais pas. Tiens, est-ce que je me sacrifie entre guillemets ? Est-ce que même il y en a qui restent avec leur femme ou leur mari pour des femmes ?
Oui oui ne les aime plus pour les enfants. C'est des discussions qu'on entend et surtout dans les générations au-dessus ça a été le cas. Les grands-parents sont parfois restés.
Je sais pas si c'est mieux parce que quand les parents se disputent beaucoup devant les enfants, c'est pas nécessairement l'idéal quoi. Donc je mais effectivement c'est il faut se poser cette question parce que un enfant dont les parents se quittent vraiment un cataclysme. C'est-à-dire que surtout si on l'explique mal.
Alors ma génération à moi, on a quand même un peu plus les clés et le mode d'emploi des séparations, c'est qu'il faut beaucoup parler, qu'il faut peut-être faire une thérapie à tro et parler avec l'enfant. Ça a été le cas pour pour ma fille. On on a vu quelqu'un avec sa mère et elle et on se on se réunissait un petit peu.
Sert à quoi en gros à expliquer pourquoi ? Oui, exactement. Qu'est-ce qui se passe ?
Compren et qui que l'enfant comprenne que les deux parents l'aiment. inconditionnellement que ça n'a rien à voir avec lui. Euh et dire ces choses-là déjà, c'est énorme.
C'est énorme. Moi, le divorce de mes parents, ça n'existait pas. Les parents étaient paumés, ils étaient pas entourés, ils étaient très maladroits en fait.
Mais c'est pas leur faute. Et euh donc bon, avec ma fille, ça s'est un peu mieux passé, j'espère. Voilà.
Tu en as parlé avec elle quand elle a grandi après. Oui, bien sûr. Oui.
Voir si justement elle avait vécu un peu ça et tout. Et tu as réussi à Bah, je sais que évidemment ça a été quand même dur pour elle bien sûr. Et j'ai un souvenir terrible, c'était chez un pédopsychiatre où pour enfant voilà le le le psychiatre demande à ma fille, donc elle est toute petite hein et sa mère et moi on est là et il lui demande de dessiner une maison avec son papa et sa maman et là elle dessine une maison avec elle et sa mère et puis un tout petit monsieur très loin de la maison qui était son père et moi j'ai fondu en larme.
C'était Ouais. Et c'était euh mais je crois que tout ça est très très euh utile. C'est utile que l'enfant s'exprime et et sinon il devient écrivain traumatisé comme moi.
Ah ouais, c'est fou quoi. Incroyable. Et et après vous avez réussi, tu as réussi à à être plus présent à parce que je sais pas comment vous êtes organisé et cetera machin mais être présent au maximum pour que dessine autre chose.
Étant donné que moi j'étais pas un homme d'affaires international du coup je quand même je pouvais plus m'en occuper. Bon il y a on avait deux appartements mais mais elle avait sa chambre chez moi et elle venait très régulièrement puis j'allais la chercher à l'école et tout ça. J'ai j'ai fait beaucoup de choses que mon père n'a jamais fait pour le coup et j'essaie de continuer là.
D'ailleurs, peu avant sa mort, mon père est venu chez moi dans dans ma maison dans le sud-ouest et et il hallucinait de voir de voir comment je m'occupais de mes enfants. C'était quelque chose que lui n'avait jamais c'était inconcevable pour lui de je sais pas avec de l'affection, tu veux dire ? même non mais d'accompagner ses enfants à l'école de de le de leur faire prendre le bain, de jouer avec eux, il a jamais fait ça de sa vie et ses parents non plus n'ont pas fait ça avec lui.
Il faut bien comprendre, c'est une génération, mon père, il a été en pensionnat à partir de l'âge de 8 ans jusqu'à 16 ans. Il a il a ses parents l'ont abandonné dans une sorte de de prison. Non mais c'est dingue.
C'est c'est les grands-parents aussi ont une responsabilité et cette génération encore une fois de de l'après-gerre, ils ont pas été élevés par leurs parents du tout. disait pas "Je t'aime" les 5 minutes quoi. Non, il savait pas.
Et mon père n'a jamais dit, il ne m'a jamais dit "Je t'aime", n'a jamais entendu "Je t'aime" de son père à lui. C'était des choses dans les milieux bourgeois en fait. Je sais pas si c'est comme ça partout, mais si jamais dans les milieux moins favorisés, on s'exprime plus et on est un peu plus chaleureux avec ses enfants, alors je les envie.
Il y a un truc qui m'a marqué dans dans ton livre, tu tu cites à tu parles de la la date de la mort de ton papa. Tu dis "Mon père, je je vais citer la phrase exacte, he ! père en est mort 2 jours après mon anniversaire le 23 septembre 2023.
Drôle de cadeaux de toute façon il ne me le souhaitait jamais. Oui parce que il te souhaite il te disait pas je t'aime. Il y a il y a on a déjà entendu mais jamais souhaité l'anniversaire.
Il t'appelait pas même pas un message. Non non parce qu'il connaissait pas ma date de naissance et Ouais. et ni mon frère.
Jamais on a eu un joyeux anniversaire de notre père. Ça c'est quand même quelque chose qui marque. Mais je lui dis mais pourquoi ?
Et puis il dit "Mais on s'en fout, c'est des symboles débiles. Pourquoi tu t'attaches à des rituels ? C'est pas ça qui est important et tout." Mais en fait, je pense que lui étant né un 1er juillet, à cette époque-là, il était en pensionnat et peut-être que ses parents aussi ne lui souhaitaient jamais son anniversaire.
Et donc, il a il a reproduit ce truc. Euh, il sortait du pensionnat deux fois par an euh à Noël et pour les grandes vacances. Mais les grandes vacances à cette époque-là, elles étaient fin juillet.
Donc lui en fait il personne lui souhaitait son anniversaire. Donc il se dit tiens, je vais pas souhaiter oui, c'est pas grave quoi. Non, il pensait que c'était pas grave.
Pourquoi tu as besoin ? On s'en fiche. Bon alors quand il a vu que je sais pas 10 ans, 11 ans, 12 ans, il oubliait.
À la fin, ma mère quand même l'appelait le jour de l'anniversaire pour lui dire "N'oublie pas de téléphoner à ton fils." Donc voilà, c'était elle qui le prévenait de de s'en souvenir. C'est quand même Ouais, c'est fou.
C'est fou. Et c'est pas pour ça que tu as fait un métier justement un peu comme ça pour avoir un peu d'amour, un peu d'affection, un peu de dans le regard des gens que tu as pas eu avant. ça je pense que c'est valable pour tous les artistes que ce soit c'est justement un dénominateur il faut en fait pour être artiste avoir une fellure.
Il faut avoir un un besoin de reconnaissance sûrement c'est c'est c'est pas l'aspect le plus glorieux du métier d'artiste. C'est un peu pathétique. On a envie on a envie de de chaleur on a envie d'être on a envie d'être reconnu. sûrement il il y a de ça mais j'espère que c'est pas que ça.
Tu tu as fréquenté après j'ai noté lycée Montaigne, tu fais tu fais des des de grandes écoles en 86 21 ans service militaire. Oui. C'était tu l'as tu l'as connu le vrai ?
Oui le vrai service militaire. Ils vont remilitariser un peu le service militaire. J'ai vu qu'ils avaient annoncé ça là.
Donc ouais ils vont remettre un service militaire un peu plus dur que ce qu'il y a là parce que bon là c'est un jour. Toi tu as fait une vraie année complète. Oui c'est ça ?
Oui, j'ai d'abord fait les classes à Fontainebleau dans un régiment du train. C'était c'est le transport. Bon, en fait, on était une bande de de seconde classe de troufions en pays avec les Rangers.
On m'a rasé la tête. C'est la seule fois de ma vie où j'ai eu les cheveux courts. Et puis c'était quand même assez disciplinaire.
On dormait dans un dortoir avec 30 personnes que tu connais pas. Euh, tu les entends ronfler ou faire d'autres activités. Euh c'est c'était en hiver en plus, c'était en décembre-janvier les classes.
Donc du coup, il y avait des marches, je me souviens de longues marches de 18 km avec un gros sac à dos dans la forêt de Fontainebleot où là c'estit vraiment froid et assez dur. Ça t'a fait du bien de toi qui venais d'une glace très bourgeoise de de voir un peu avec du recul he parce que sur le moment tu devais détester être là-bas, te raser la tête et mais est-ce que ça t'a fait du bien de voir ça finalement il recule ou pas ? sur le moment, j'ai détesté.
J'étais Moi, je suis pas spécialement bricoleur et il fallait quand même planter une tente la nuit dans de la terre. Il fallait voilà, il y avait beaucoup de choses que j'étais incapable de faire mais c'est vrai que souvent j'y repense, c'est très bizarre, notamment quand j'ai des activités physiques, des trucs à porter, des corvés à faire, je repense à ça en me disant ça m'a ça m'a appris ça. Ça m'a appris à quand il y a un truc à faire, il faut le faire.
Voilà. Et aussi la solidarité. C'est vrai.
Tu tu as eu une petite galère un peu drôle là-bas. Tu tu fais une grosse fête au service ? Tu commences les fêtes dès les services milit.
Oui, c'est vrai. Oui, oui, oui. À l'époque, je commençais à organiser des fêtes.
Ouais. Il y a une photo de la soirée qui va qui va fuiter. Alors, pourtant, tu es pas connu à l'époque.
Pourquoi il fuite cette photo alors que tu es complètement bourré en tri ? Oui, voilà. En fait, je suis allé dans une boîte qui s'appelle Castel, habillé avec mon trayer militaire et puis c'était je fêtais justement mon départ à l'armée.
Donc, j'avais invité tous mes copains et on s'était tous un peu déguisés en militaire pour voilà bah Frédéric part au service et on s'est voilà, on a fait la fête comme ça. Et pourquoi les photos sont sorties ? Parce que j'avais un copain qui trouvait ça marrant et qui a mis une photo dans Paris Match.
Et là la photo ben le général qui dirigeait mon régiment l'a vue. J'ai été convoqué dans son bureau. Vous trouvez ça drôle de porter l'uniforme pour vous bourrer la gueule avec vos copains ?
En gros, on va vous envoyer en Allemagne dans un régiment disciplinaire et tout ça. Et là, j'ai un peu honte de le dire mais j'ai fait intervenir le président François Mitteran. C'est vrai ?
Non, mon père donc qui connaissait beaucoup de monde dans les affaires et et dans le pouvoir. Ah, il il avait un sacré réseau ton père ? Bah oui, oui, mon père était Oui, vraiment le le bah son métier c'était de parler à tous les dirigeants et il avait un ami qui était conseiller du président et donc il est intervenu en disant "Soyez gentils, c'était juste une connerie." Euh et j'ai échappé au régiment disciplinaire, j'ai fini par faire mon service militaire.
Normal. Et tu t'es tenu à carreau après ? Je me suis tenu à carreau.
Oui oui oui. Après tu vas tu vas faire un livre en 90 mémoire d'un jeune homme dérangé. Ensuite tu pars c'est je crois que c'est la même année en 90 dans le monde de la pub.
C'est ça. Tu tu vas enchaîner Oui. Après après ce livre tu vas tu vas dire concepteur rédacteur.
En gros c'est celui qui a des idées un peu artistiques. Voilà cherchez une pub. Il a proposé tiens on pourrait faire ça pour la marque pour que ça pour que ça buzz.
En fait c'était ça non ? Oui. Alors le dans les artistiques, les créatifs, il y a celui qui s'occupe des images et celui qui s'occupe des mots.
Moi, le rédacteur, c'est celui qui s'occupe des mots, qui écrit les slogans, les baselines, les signatures et tout ça. Et puis tu as tu as tu travailles à deux en tandem avec quelqu'un qui lui cherche les images, les photos, les qu'est-ce qu'on va qui fait des storyboards et tout ça pour raconter les films. Voilà.
C'était Tirard Disson qui était venu, raconté, qui faisait des pubs aussi à l'époque. Tropico trop, c'est Tropico, il avait fait des des slogans. Tu as fait des choses toi ?
Ah bah oui oui, j'ai fait ouais, j'ai fait un truc assez connu pour Wonderbra où on voit une très jolie femme en en soutien gorge noire et il y a écrit "Regardez-moi dans les yeux, j'ai dit les yeux." Et à l'époque, ça avait eu un prix et même des accidents de voiture dans les rues. Ah bon ? est-ce que les les les gens conduisaient et regardaient l'affiche et il regardaient plus la route.
Euh qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai fait des pubs pour plein de marques, pour des yaourt, pour euh pour le lancement de l'Eurostar, le le le tunnel sur la B. Voilà, c'était euh le slogan, c'était pourquoi aller de Roy à Ifro quand on peut aller de Paris à Londres ?
Non, j'en ai fait pas mal pendant 10 ans et j'aimais bien ça. Mais très vite, j'étais choqué par ce que je voyais et notamment par le le mépris de des consommateurs chez certains clients, pas tous sûr. Et du coup, je me suis vengé dans un roman qui s'appelle 99 francs.
J'ai été adapté du jardin. Voilà. Au cinéma.
Là, j'ai été viré pour faute grave en un quart d'heure. Tuas tu as fait un tu savais que tu allais être viré quand tu fais un livre comme ça ? Dans le livre, il y a même écrit "J'écris ce livre pour me faire virer." Donc je m'en je m'en doutais un peu.
Ouais. C'est quoi un exemple sans citer la marque ? C'est pas le but du tout de l'émission, mais pour bien comprendre et imager ce que tu dis, tu disais du non respect du consommateur, qu'est-ce que qu'est-ce que tu pouvais voir par exemple ?
C'est-à-dire souvent c'était par exemple bah du racisme. Euh j'avais proposé d'avoir un mannequin de couleur pour une marque de yaourt et il m'avait dit quand on quand le yaourt sera au chocolat, on prendra ce ce mannequin là. Euh et je disais mais non mixité tout ça fait évoluer la société et puis et on me répondait non c'est anxiogène et il y a un autre mot c'est segmentant.
Et ça ça m'avait marqué euh parce que je pense quand même enfin aujourd'hui ça a beaucoup changé mais le c'était une époque où on ne se rendait pas compte de notre responsabilité en tant que publicitaire. On a une responsabilité parce qu'on parle à des millions de gens et donc on il fallait être un peu plus ce qu'on appelle aujourd'hui inclusif. Mais ça ce mot-là n'existait pas.
Ça existait pas le mot inclusif. Ouais, c'est ça a été inventé il y a enfin ça a été connu démocratiquement on va dire il y a peut-être 5 ans en vrai le mot vraiment inclusif. Oui.
Puis l'idée que les représentations des films publicitaires sont aussi politiques et que on a un rôle même si on veut pas l'admettre et pas l'assumer dans la pub, tu veux dire ? Oui. Ou de même quand on a un média, quand on a des responsabilités, on peut pas dire qu'on parle à des des millions de vues sans penser à ça.
Mais à l'époque, on n'y pensait pas, on s'en foutait. Et et donc les traits un peu les caractéristiques du personnage en 99 francs et un peu fantasque et cetera machin. Il y a de la drogue d'ailleurs, il y a des soirées, il y a de l'argent.
Tu vas gagner très bien ta vie dans la publicité. C'est c'est des métiers qui payent. C'est intéressant aussi pour ceux qui cherchent leur voix.
Si vous avez envie de de chercher ou si vous êtes dans cette période là, c'est les métiers qui où il y a de l'argent encore aujourd'hui. Alors aujourd'hui euh bon bon oui, la réponse est oui. Beaucoup d'argent, je suis sûr.
Est-ce que les créatifs sont aussi bien payés que de montants ? J'en sais rien. C'était aussi une période où les patrons de pubaient fortune clairement et et et puis peut-être qu'il y avait aussi pas mal de de magouilles sur les ventes d'espace, sur les ristourn, les commissions et tout ça.
Ça, moi j'en ai pas profité. Moi, j'étais juste salarié mais enfin j'avais un très beau salaire. Ouais.
Oui. Je je pouvais gagner 20000 € par mois par des choses comme ça. C'était pas non plus.
Tu en franc encore à l'époque du C. Oui, c'était en franc. Oui.
Oui. Oui. Donc ça faisait beaucoup plus.
Euh ça s'appelait Young and Rubyam, c'est ça le ça c'est la dernière agence où j'ai travaillé. J'en ai fait j'ai fait TBWA et CLM BBDO aussi. Euh et oui, c c'est c'est Non mais ce qui est bizarre, c'est que bon, j'ai c'est vrai que j'ai clairement critiqué ce métier dans mon livre et en même temps aujourd'hui quand j'y repense euh je me dis que c'était quand même une période extraordinaire de pouvoir côtoyer des réalisateurs.
J'ai travaillé avec David Lynch qui vient de mourir. J'ai travaillé avec Ridle Scott, avec Jean-Baptiste Mondino, avec beaucoup de et beaucoup d'argent dans les dans les campagnes de pub. C'était énorme.
Il y avait des gros budgets. Je me rappelle d'un truc qu'on faisait pour aller tourner à Rio ou ou en Afrique du Sud. On mettait toujours des palmiers dans les storyboards.
Donc comme même pour si si c'est pour faire une pub pour un café ou ou tu vois ou pour un parfum, on mettait des palmiers comme ça le client était obligé de nous envoyer à l'autre bout du monde en hiver pour tourner sur une plage magnifique. Ouai. Oui, c'est un truc que voilà, je conseille aux jeunes stagiaires, mettez mettez des palmiers, des cocotiers dans tous les films. [ __ ] c'est bien.
Et tu voyageais vraiment ? Oui. Oui.
Alors, tu as une vie c'est c'est envie quand même d'arrêter alors que tu étais bien payé ? Tu as une vie de fou. Mais j'étais frustré.
J'étais euh Oui, c'est difficile à comprendre aujourd'hui, mais j'étais vraiment en colère. J'étais euh il y a il y avait beaucoup de réunions où on nous achetait pas nos idées aussi. Faut savoir que un un rédacteur, il propose beaucoup d'idées, on lui en achète très peu et c'est un métier où tu te fais beaucoup tu travailles beaucoup pour la poubelle, quoi.
Ah oui, voilà. Et donc ça c'est frustrant. L'avantage d'Internet, c'est que quand on a une idée, on peut la publier assez vite.
À l'époque, c'était pas comme ça. Il y avait plein de gens qui donnaient leur avis. Des dossiers, des dossiers, des dossiers. plus en plus intrusif, corrigeant les choses.
Donc au départ, si tu as une idée un peu rigolote, à l'arrivée, elle est complètement nulle et asceptisé et ça te rend frustré. Et donc à la fin, j'ai eu envie de me défouler dans un bouquin. En 91, alors ils adaptent le le en en film 99 ans, combien de temps après ?
Euh, je crois que c'est pris 6 ans. 6 ans après. Tu as dû être très fier de ça pour le coup.
Oui, c'était c'était une belle aventure. En plus, j'ai participé à l'écriture. Euh j'ai fait la connaissance de Yan Kunen qui est un virtuos de l'image.
À l'époque, il y avait pas beaucoup de films français comme ça avec beaucoup de trouvailles visuelles et en même temps très trash, très libre avec du sexe, de la drogue et et puis Jean du jardin qui à l'époque il avait juste fait un gars une fille et Brisonis quand même qui est très bien brisonis. J'aime beaucoup ce film moi et mes enfants l'adorent. Mais bon qu'il a accepté de jouer un type complètement défoncé, arrogant, cynique, qui bousille la planète en rigolant.
Tu as été comme ça à un moment donné ? Est-ce que est-ce qu'on est-ce que tu as ça peut arriver beaucoup de d'invités parfois ont eu des moments où tu as un énorme succès où tu gagnes bien ta vie, tout le monde te dit que tu es génial et tu le crois en fait et tu es un peu plus dur avec les autres, un peu plus. J'ai alors j'étais quand même pas au point d'être Octave Parango dans le film parce que c'est une tête à claque épouvantable et mais en même temps brillant.
Euh moi j'étais pas comme ça mais euh mais ouais après le succès euh j'ai peut-être un peu pété les plans. Je crois qu'on peut dire ça. Oui.
Tu te sens invincible et puis j'avais beaucoup de chance. Mes livres se vendaient, ils étaient adaptés au cinéma. Euh j'ai reçu des prix littéraires.
Enfin, ça ça fait tourner la tête. On se on se on se croit euh on se on peut se prendre pour le personnage du roman aussi. Euh parce que les gens que tu croises euh t'identifies comme ça et donc te poussent à être comme ça.
Et quand on est comme moi un peu timide et un peu manquant de confiance en soi, on se dit je vais me conformer au à l'image qu'on me renvoie. Et donc tu tu veux pas déplaire et pour plaire tu deviens le personnage. Tu deviens une fiction.
Ouais. Ça c'est fou. Tu vas te marier à 26 ans.
Tu vas te marier assez tôt. Oui, c'est vrai. En en 91 tu vas te marier avec Dianne de Mcmaron, descendante de Louis Philippe Premier roi de France.
C'est incroyable. et du et du de d'un président de la République, le maréchal de Mcmaron euh qui a quand il pleuvait beaucoup, il disait "Oh, que d'eau, que d'eau." C'est une phrase phrase historique.
Phrase historique. Ouais. Euh donc tu vas rester dans ce milieu bourgeoise, c'est intéressant parce qu'après tu vas être désembourgeoisé.
Tu tu expliques ça. Donc c'est c'est assez intéressant. Il y a des règles dans un mariage comme ça très noble à respecter.
Il y a d'autres codes ? Euh oui, j'ai c'est assez bizarre. Je me j'étais très amoureux de de Diane et et on on a mais on a été embarqué, j'ai l'impression presque malgré nous dans toute toute cette cérémonie et où tout d'un coup les familles organisent tout où tout doit être parfait sur des rails quoi.
Et on a Oui. et j'ai l'impression qu'on était deux enfants très innocents qui se sont peut-être mariés trop jeune. Voilà, tout simplement.
C'était très joli, c'était très romantique, mais est-ce que c'était est-ce que c'était réaliste à cet âge là d'imaginer que ça va durer toute la vie ? Et j'ai j'ai écrit l'amour dure 3 ans après en 96 quand vous divorcez après notre séparation. Ouais, j'ai écris ce livre justement parce que j'étais j'étais révolté par le par mon mon excès de naïveté et je voulais écrire un livre qui soit qui soit pas naïf, qui soit lucide, même si c'était cruel et sans doute je lui ai fait de la peine d'ailleurs à cette époque-là mais c'était pour essayer de comprendre comment quelque fois on se laisse entraîner dans le romantisme sans sans trop réfléchir.
Tu as pas eu d'enfant avec elle, hein ? Non non. L'amour dure 3 ans, tu le penses encore ou pas ?
Pas du tout. Non non mais je c'est une statistique. C'est vrai que aujourd'hui la la majorité des mariages se terminent au bout de 3 ans.
Les euh et même les la biochimie nous enseigne que il y a un désir provoqué par des hormones et qui durent. Oui, il paraît que c'est pour euh donner le temps à aux enfants d'être autonome comme si les enfants étaient autonomes à 3 ans. Mais euh c'est non, il y avait des observations que j'avais faites quand quand je enfin je fais dire au personnage le héros Marc Maronier, il dit il y a l'amour ça dure 3 ans.
Il y a 1 an de passion, 1 an de tendresse et 1 an d'ennui. très très méchant, mais c'est pas complètement faux. Il faut arriver à dépasser euh la période d'acalmie.
Il faut il faut arriver à aimer l'ennui, c'est avoir envie de s'emmerder avec quelqu'un. C'est ça le je crois la le vrai amour durable. Tu as eu deux femmes depuis c'est Améie Labron en 2003.
Tu t'es remarié quelques années plus tard et puis c'est photographe suisse ça c'estit depuis 2010. Donc ça fait 15 ans là. Donc voilà, ça y est, c'est parti là.
L'amour dure 3 ans. J'ai j'ai fait cinq fois mieux. Mais oui, c'est c'est un c'est un livre de jeunesse en fait.
J'ai j'avais la trentaine et j'ai trouvé ce titre et bizarrement, c'est quand même un titre qui est souvent cité. À chaque fois qu'un footballeur change d'équipe de foot, il y a marqué comme dit Bec Béd, l'amour dure 3 ans. Mbappé est parti.
Ouais, ça reste, ça reste un c'est une formule. C'est une formule qui est devenue un peu donc elle doit avoir quelque chose qui qui est pas complètement faux. Tu tu as fait quelque chose de romantique pour ta femme pour rester 15 ans ?
Est-ce que tu tu fais plus d'efforts qu'avec les autres pour que ça pour que ça dure justement ? Qu'est-ce que tu as changé toi ? Ah, je crois que j'ai fait surtout des des l'inverse, j'ai fait des des d'énormes conneries et on et on a on a dû surmonter euh ma minabilité.
C'est plutôt ça et c'est ça fait que aujourd'hui on est vraiment soudé. On est soudé devant l'adversité de de Manulité. Je crois que c'est ça oui.
Qui nous qui nous a soudé, qui nous a rapproché. Tu l'as redemandais en mariage ? Oui.
Une deuxième fois ? Oui. Tu savais pas qu'on pouvait faire ça ?
Mais c'est très sain. Je pense qu'on devrait se redemander en mariage très régulièrement. Euh et j'ai eu avec une bague euh non non quand même pas.
Si c'est vrai. Non non, c'est vrai que je lu offert je lui ai offert quelque chose. Oui, un bijou.
Mais mais j'ai surtout écrit une longue lettre euh et euh et puis je lui ai donné la lettre dans un dans un bel endroit. Euh et non mais je crois que peut-être que la solution, je suis en train d'y penser, ce serait de créer comme un bail renouvelable. Puisqu'on loue un appartement 3 ans, on aurait un bail tous les 3 ans et il faudrait se redemander sa main tous les 3 ans.
C'est peut-être ça qu'on devrait organiser parce que quand tu sais que ça arrive au bout et ben tu fais plus d'efforts. Peut-être. Exactement.
Oui. Oui. La dernière année.
Oui. Et je pense qu' toute façon à partir du moment où on se dit que c'est pour la vie, c'est malsin. Il faut il y a il y a une chanson de Michel Fuguin où il dit "Je ne sais pas encore le temps qu'il durera.
Cet amour que nous vivons là, jusqu'à demain peut-être ou bien jusqu'à la mort." Je trouve cette cette ça définit bien ce que je ressens. Il faut essayer de se dire que c'est tout pour la vie mais sans trop le formuler.
Faut des secrets dans un couple où il faut tout dire. Il faut beaucoup de confiance mais il faut pas trahir la confiance. C'est ça le problème que j'ai moi.
Mais euh j'avais vu un interview de Barack Obama où il était bouleversant quand il parlait de sa femme Michel. Il disait "I don't know that woman." Je je ne sais pas qui qui elle est.
Je la connais pas. Je suis avec elle, on dort ensemble, on vit ensemble depuis très longtemps. Mais au fond, je la connais pas.
Et je crois que c'est c'est une très belle définition de ce qu'il faut faire. Alors, c'est pas je sais pas si c'est jardin secret, mais il faut considérer que l'autre ne nous appartient pas et que c'est un mystère. Et ça fait qu'on est toujours très très curieux tous les jours de rencontrer cette personne qu'on qu'on connaît pas.
Mais c'est vrai parce qu'on connaîtra jamais vraiment les gens les gens personne. Et donc on est euh il faut il faut être étonné tout le temps. Il faut pas se forcer à être étonnant par des stratagèmes débiles mais mais c'est vrai que c'est moi je trouve que c'est miraculeux que quelqu'un me supporte.
Je trouve ça extraordinaire. C'est compliqué à vivre tu penses ? Je crois je crois pas mais quand même euh par exemple je travaille beaucoup.
J'écris dans mon coin, je je je dois me concentrer pour faire mon conscience de tes défauts, de ta partie partie d'ombre et de lumière, on dit un psycholog. Oui. Puis quand on est quand quand on est écrivain, on a des phases d'angoisse, on a des phases où on a besoin d'être seul.
Il y a des moments où je suis concentré où même elle me parle et je réponds pas parce que je suis ailleurs. Donc c'est c'est pas invivable mais ça peut être agaçant. Et puis euh euh non mais je pense que c'est c'est rester rester étonné, rester surpris et et conscient de sa chance aussi.
Peut-être que ça m'est arrivé moi par le passé de ne pas me rendre compte de la chance que j'avais. C'est c'est ce que on dit en anglais you take me for granted. Faut faut pas penser que la personne elle est acquise.
Elle est acquise. Voilà. Exactement.
Tu as trois enfants. Tu disais dans une interview, j'ai j'ai noté la phrase, "C'est compliqué d'être père de deux femmes." Dans quel sens tu disais ça ?
C'est c'est tu tu dans l'éducation entre tes tes filles et ton fils, c'est différent. C'est c'est qu'est-ce qui est plus compliqué ? D'abord parce que les les femmes pour moi sont des extraterrestres.
Euh je je je comprendrai jamais je crois pas que je comprendrai un jour ce que c'est euh qu'une femme c'est tellement euh féérique et et différent. Euh et ensuite parce que ben dans le monde actuel, moi j'ai envie que mes filles elles soient elles soient fortes, elles soient armées, elles soient respectées. Donc j'ai très peur pour elle bien sûr.
Bah comme tout père de famille, mais euh mais pour mon fils aussi d'ailleurs, j'espère. Je crois qu'il faut vraiment leur dire qu'on les aime pour leur donner confiance et qu'ils soient solides. C'est ça le truc.
Et après, n'oublions pas qu'on est la première génération qui s'occupe de nos enfants et qui les aiment, qui les couvrent, qui qui leur disent qu'on les aime. Et c'est aussi peut-être un poids parce que ça n'a jamais existé avant. France, peut-être que dans d'autres pays, c'était différent.
Oui, oui, bien sûr. Mais je veux dire euh je veux pas généraliser euh mais euh mon père a eu cette enfance très seul en pensionnat. Euh les grands-parents n'en parlant pas, n'en parlons pas.
Donc finalement, nous, on est les premiers à les couver. à les protéger. Euh c'est sûrement mieux qu'avant, mais on ne sait pas encore ce que ça va donner comme résultat.
Est-ce que ton père a été un meilleur grand-père qu'un père ? C'est tout à fait vrai. C'est tout à fait vrai ça.
Oui, c'était même étonnant. Euh je crois que lui-même s'étonnait de Mais je je prends un exemple. quand quand il est venu euh chez moi dans ma maison, euh je vais le chercher à la gare.
Euh j'arrive à la maison, il descend de la voiture et euh il avait du mal à marcher déjà, il était malade, il avait la maladie de Parkinson avec les mains qui tremblent et tout. Et mon fils tout petit, il a 5 ans court et se jette dans ses bras. Ouais, mais il n'avait jamais jamais personne ne lui avait fait ça de d'avoir un enfant qui te saute dessus et qui te prend dans ses bras, ça l'a touché parce que c'était la première fois.
Moi, je lui ai jamais fait ça. Euh lui n'a jamais fait ça à ses enfants ni à ses parents. Etth oui, je pense que ça l'a émerveillé d'avoir des petits enfants.
Ouais. Il a donné plus d'amour. Oui, je crois. retour.
Il a Et en plus, comme il était assez gros, euh ses petits enfants le trouvaient très confortable et donc il se mettait sur lui, il disait "Ah, il a il l'avait surnommé même gros-père, c'est vrai." Ce qui est quand même pas très pas agréable mais pas très flatteur. Mais quel euh pour terminer sur ce sujet, c'est intéressant quand même, je pense pour je vois bien que quand on parle d'éducation, c'est beaucoup à commenter sur ça et et on cherche tous à être le jour où on est papa ou maman.
On a tous envie d'être un bon père, une bonne mère et on fait tous des erreurs, on a tous des succès. Tu disais tout à l'heure, tu avais le sentiment d' reproduit un peu le schéma de ton père quand tu avais quitté ta première femme. Est-ce que tu as fait une autre erreur d'éducation ?
Puis après, on va parler d'un succès d'éducation, mais est-ce que tu as fait une autre erreur que tu as reproduite euh tu vois de quelque chose que tu as que tu as reçu et que tu as refait ? Bah par exemple d'être un fétard euh c'est pas une erreur. Je me suis énormément amusé.
Mon père aussi, il faisait des fêtes quand j'étais tout petit euh en pyjama et robe de chambre. Parfois, on passait le weekend chez lui avec mon frère et on se retrouvait dans des soirées hallucinantes avec des filles à moitié nues avec de la drogue, de la musique à fond. Ensuite, tu as grandi dans une ambiance comme ça ?
Dans une ambiance comme ça. Et moi, j'avais l'impression d'être le seul adulte au milieu d'enfant qui rigole. Mais c'est c'est les années 70.
C'était c'était sûrement très toxique et en même temps c'était très j'étais émerveillé par ça. J'étais très admiratif évidemment de ça. Euh on se goouinfrait de noix de cajou et de et de euh d'apéricube et puis bon alors ça est-ce que je l'ai reproduit ?
Oui, je l'ai reproduit. C'est-à-dire que moi, j'étais aussi très noctambulle, je suis sortie beaucoup et ma fille est née, elle a dû se retrouver aussi chez moi dans des ambiances avec des des des filles et des garçons partout qui rigolent et qui font n'importe quoi, alors qu'elle était petite. Et aujourd'hui, je me dis "Mais c'est quand même ça, ouais, j'aurais peut-être pu protéger davantage et faire et pas refaire ce que moi je reproche à mon père et pourtant je l'ai refait et c'est des bêtises comme ça.
Mais en même temps, j'ai j'ai un souvenir où quand même j'ai je suis assez fier de moi parce que j'étais dans dans mon appartement à Paris et ma fille se lève de son lit en me disant "Papa, vous faites trop de bruit, j'arrive pas à dormir." Et j'ai viré 60 personnes de chez moi. Ah là là !
J'ai viré 60 personnes de chez moi. Je maintenant vous vous partez. Il était pas il était pas 4h du matin.
Il devait être 23h. Et ma fille d'habitude dormait euh profondément et le bruit la gênait pas. Le jour où le bruit s'est mis à la gêner, j'ai foutu tout le monde dehors.
Bon voilà, je sais pas si c'est s'il y a de quoi. Et qu'est-ce que tu as réussi dans l'éducation ? Est-ce est-ce que un jour tu as fait quelque chose et tu t'es dit "Ouais, là il y a eu un vrai impact positif".
Tu vois, ça lui a vraiment servi au-delà de du bruit là, est-ce que un jour tu as eu une discussion profonde avec ta fille qui avait un choix à faire ? J'en sais rien. Tu as dit tu as tu t'es dit tiens là, j'ai été un bon père.
J'espère avoir été euh présent dans les moments difficiles. Après, je peux pas te dire euh ce serait elle faudrait le demander. Oui, exactement.
C'est c'est c'est plus ma vie dont il s'agit. Mais euh oui, elle a eu un problème de santé à un moment. J'ai euh voilà, j'étais avec elle, j'ai dormi dans un lit de camp à l'hôpital avec elle pendant une semaine.
Non, j'étais quand même présent. Voilà. Oui, oui, oui, oui, oui.
Tu dis, tu t'es désembourgeoisé. Qu'est-ce que ça veut dire ce désembourgeoiser ? Concrètement, ça se matérialise comment ?
Je crois que c'est bien dans la vie d'avoir des valeurs qu'on vous transmet, d'avoir une éducation, c'est une chance d'avoir une bonne éducation, de savoir s'adapter un peu à tous les milieux qu'on traverse. Ça c'est une chance qu'offre la bourgeoisie parce que on on sait on sait se mélanger un peu partout. Voilà, on peut je peux je peux me tenir correctement au palais de l'Élysée comme j'espère à peu près n'importe où.
Bon, ça c'est une chance. Euh mais il faut s'en débarrasser, il faut s'émanciper, il faut pas il faut de la curiosité dans la vie et surtout si on prétend écrire. Il faut euh voilà, il faut ouvrir les yeux sur aussi les malheurs, les mensonges, les euh la violence et la cruauté euh des bourgeois parce qu'elle existe euh la jalousie, la euh l'égoïsme, le matérialisme.
J'espère que je me suis sorti de ça. Mon but dans la vie c'est pas ni l'argent ni la notoriété. Je crois pas.
Ni la Ah oui aujourd'hui. Non. Ouais.
Non. Parce que tu l'as voulu à un moment donné. Tu sais qu'on fait ces métiers là.
Oui. Et moné on est guéri de ça. Ça ça ça vous inquiète.
Non. Moi c'est quand j'ai eu un un petit garçon. Ça m'a guéri beaucoup.
Ouais. Oui oui. J'ai quelqu'un que j'aimais plus que moi.
C'est moins égocentré. Ou ouais. Et après ça dépend chacun des bon.
Alors ce qui est vrai, c'est qu'on devient jamais célèbre sans l'avoir voulu. Ça c'est pas vrai. Ceux qui disent l'inverse mentent.
Tu peux devenir connu en gagnant l'uto. Tu peux devenir connu en faisant un truc sans sans le vouloir. Mais oui, être célèbre vraiment avoir un métier.
Donc on l'a cherché. On l'a cherché. Ça veut dire qu'on on on doit accepter les inconvénients qui sont nombreux quand même.
Mais mais en dehors de ça, non. Maintenant euh peut-être aussi que quand on obtient quelque chose qu'on voulait, on en est débarrassé. Euh c'est ça aussi.
Mais c'est très juste Oui, voilà. Ah tiens, ça serait marrant de Et puis bon ben une fois que c'est fait, on ve d'autres choses. Et puis euh n'oublions pas que la célébrité, ça part très vite aussi hein.
C'est pas éternel. C'est quoi un défaut de la célébrité sur trentaine d'années de carrière que tu as eu ? un truc au quotidien qui est un peu le plus dérangeant par des avantages inconvénient, c'est intéressant de parce que chacun le vit différemment.
Les comédiens ressentent des besoins d'aller faire des courses, tu vois. Oui, ils ne peuvent plus. C'est un gros gros comédien.
Moi, je suis pas du tout à ce niveau-là. C'est vrai que j'ai j'ai des copains, quelqu'un comme Jean du jardin, il peut Oui, c'est compliqué quand il sort de chez lui. Moi, j'ai pas ce problème là du tout.
Les gens qui me parlent dans la rue sont généralement très aimables et euh et bon voilà, je fais euh très peu de selfie euh mais ça va. Euh ce qui m'est arrivé une fois, c'est qu'on me crache dessus. Mais non, je si si si je m'en souviens très bien.
J'animais une j'avais succédé à sur Canal Plus. À un moment, il y a eu la crise à Canal Plus et nul part ailleurs a été remplacé par un talk show que j'animais qui s'appelait l'hyper show. Ça a été une catastrophe industrielle.
Ça a duré 3 mois. C'est ça marchait pas du tout. Et comme j'étais l'animateur, j'étais jugé responsable, coupable d'avoir foutu en l'air l'émission d'avant.
L'émission d'avant. Et il y a un gars qui est venu me voir, je m'en souviendrai toute ma vie. J'étais à Paris, rue de Sèvre. et il me crache dessus.
Là, je dis waouh, un lama. Je me dis [ __ ] c'est c'est Et tu lis pourquoi c'est violent quoi ? Mais j'ai pas su quoi dire, j'étais là, je me suis dit, c'est peut-être à ce moment-là que j'ai décidé de d'arrêter la télé parce que je me suis dit, ça rend trop les gens fous quoi.
C'est pas grave, c'était juste une émission. C'était pas non plus agressif. Mais euh on rentre chez les gens, on arrive chez les gens dans le dans leur poste où euh voilà et on et donc on a des retours et oui, tu as fait plein de choses, hein.
Tu as fait de la télé, tu as fait de la la politique, tu as accompagné alors ça c'est je savais même pas ça sur ton parcours je savais pas. Tu occupais de la communication, je sais pas si vous rappelez de Robert Ru avec il avait une barbe. C'est c'est c'était il était c'était quel parti polétique ?
Communiste français PC. Ouais. Oui oui, j'ai eu ma phase extrême gauche mais c'est il a fait 3 % d'ailleurs à l'édiction 2003.
Merci. Non mais j'ai regardé les scores de l'année pour donner le vrais chiffres. Merci de le rappeler.
Ouais, non, en fait bah j'avais écrit 99 francs qui était un livre quand même assez anticapitaliste au sens où je décortiquais la manipulation des masses par les marques. Euh et du coup le le parti communiste s'était rapproché de moi. J'avais reçu des demandes est-ce que vous voudriez venir parler avec nous de ce livre et tout.
Donc très flatté, j'y suis allé. C'était extraordinaire. C'était place du colonel Fabien dans un immeuble sublime.
Il est toujours le siège du parti est magnifique. Il est en en béton. On dirait une soucoupe volante un peu.
Oui. Construit par Oscar Nimeyer, un grand architecte brésilien. Bon voilà.
Donc je je me retrouve dans des réunions avec des avec des grands communistes historiques et moi en train d'expliquer ce que c'est que la publicité. C'était un peu surréaliste. Et là ils me disent "Mais on après tout vous êtes dans la pub.
Est-ce que vous voulez pas faire la publicité de notre candidat ?" Et euh j'ai j'ai accepté. J'ai trouvé que c'était intéressant.
Ça a beaucoup beaucoup énervé mon père et peut-être que c'était le but secret de de l'opération parce qu'il était très anticommuniste et toute sa vie. Ce qui d'ailleurs confirme que peut-être il a été dans les services secrets parce que voilà la guerre froide c'est que l'affrontement des des occidentaux à au communistes. Quoi ?
Tu dis un truc intéressant de la polétique, mais tu tu disais quelque chose, c'est qu'il n'existe pas d'adules. On fait tous semblant d'être grand, tu penses ça ? Oui, en fait, je dis surtout ça à propos de mon père parce que j'ai l'impression que c'était un petit garçon.
Euh à partir du moment où il a été exilé en pensionnat, il est resté un petit garçon de 8 ans qui est devenu étudiant, qui est devenu homme d'affaires, qui est devenu euh voilà un grand chasseur de tête, mais que c'était quand même un petit garçon dans un corps d'adulte. Et peut-être que moi aussi peut-être que pour être un artiste, faut rester un enfant. Il faut toujours avoir ce regard euh étonné, un un regard un peu pur sur les choses.
Et euh mais c'est pas moi qui dit ça, vous savez, c'est Saint Exupéri, hein. Il dans le Petit Prince, il dit qu'il a qu'il y a qu'il n'y a que des il y a pas de grandes personnes. Je crois qu'il dit quelque chose comme ça.
Ça existe pas les grandes personnes. Alors, tu as fait plusieurs métiers, tu le disais avant. Donc télévision, politique, tu as écrit des livres et ça tu fais plein de choses et tu vas tu vas faire aussi critique littéraire après tu vas faire ça chez chez chez elle, chez Vesd, chez Paris Match.
Est-ce que c'est compliqué de critiquer quand on a des livres aussi ? Est-ce que parfois tu te fais attaquer du coup en retour ou est-ce que des gens t'en veulent ? Parce que c'est dur toujours de critiquer le boulot de quelqu'un qui a tu sais ce que c'est d'ailleurs qui met des mois à l'écrire, qui met de l'amour quand on écrit un livre, un film, un projet artistique un peu de soi et c'est super dur de se faire critiquer sur des plateaux télé tu vois.
Je me rappelle bien sûr. L'époque, il y avait des duos même chez Requ qui critiquaient des des C'est difficile quand même. Oui oui oui oui.
C'est très douloureux de se prendre ça dans la figure. Et en même temps il le milieu littéraire, le monde des lettres, c'est un monde d'esprit euh où il faut je crois il faut euh du débat, il faut euh discuter, il faut aimer, pas aimer. Les deux sont aussi importants l'un que l'autre.
Si tout le monde s'aime et dit du bien les uns des autres, la littérature, elle va crever. Donc je crois que c'est pareil pour tout. Il faut accepter la critique et il faut qu'il y en ait qui se dévouent pour dire non ça c'est ça c'est c'est c'est de l'escroquerie, c'est un usurpateur.
Et puis aussi c'est l'occasion de défendre ceux qu'on aime. Moi, c'est principalement ça mon boulot comme critique, c'est de défendre les les écrivains que j'aime. Tu disais c'est c'est drôle mais je sais pas ce que ça veut dire exactement.
Je je tu dis ça me débecte les feel good books. C'est les fil good books. Ah oui.
Alors c'est la grande mode. C'est tous les livres qui se vendent le mieux en ce moment, ce sont des livres qui font du bien. C'est-à-dire tu lis l'histoire de quelqu'un qui au début va très mal et progressivement retrouve le bonheur grâce à la résilience et grâce à la solidarité des valeurs très bonnes et très belles.
C'est des livres qui sont un peu comme de prendre un Xanax quoi. C'estàd dire que voilà, c'est souvent les titres sont un peu un peu simples, un peu populaire comment on peut dire démagogique. Un peu démagogique.
Voilà. Et moi je on dis qu'on quand je dis que ça me débecte, c'est juste que ce que j'aime pas, c'est qu'on prenne les gens pour des cons et j'aime pas tellement quand les livres sont calculés, formatés, fabriqués pour séduire. Voilà, je le sens.
Je trouve que je trouve ça désagréable moi en tant que lecteur et en tant que gars qui a bossé en marketing pub. Non aussi. Oui.
Ah oui. Voilà. Bah justement, peut-être parce que j'ai travaillé là, je suis très sévère.
Quand l'art utilise les armes du marketing, pour moi, il y a l'art qui doit être libre et puis il y a le business, la consommation et il faut séparer les deux. J'aime pas les artistes qui utilisent les armes de la séduction et de la démagogie. Voilà.
On va on va on va reparler tout à l'heure juste. Tu parles des drogues dans 99 francs et cetera. Ça allait jusqu'où tes soirées ?
Juste est-ce que tu peux raconter ? On a du mal à imaginer, tu sais, vraiment ce que c'était que faire la fête au plus haut niveau avec de la drogue. J'arrive pas à matérialiser.
Je me suis tiens, je pense que vous non plus chez vous, il y en a plein qui à quoi ça ressemblait les fêtes les plus folles que tu pu vivre ? Est-ce que tu peux donner une anecdote ? truc c'est pas très joyeux en réalité parce que c'est la drogue à la mode dans les années 80 90 c'était la cocaïne.
C'est d'ailleurs apparemment toujours une drogue de masse hein même de plus en plus et c'est c'est une drogue qui isole en fait je trouve. C'est-à-dire que alors au départ euh les les premières semaines ou mois euh ça te donne de l'énergie, euh tu te crois génial, tu parles à plein de monde mais très vite moi mes souvenirs sont plutôt gloques. C'est des souvenirs où tu finis par faire ça comme tu irais au bureau quoi.
Tu tu alors tu te retrouves avec des gens qui ne parlent que de ça, qui disent à quelle heure on va appeler un gars pour apporter ça et ensuite quand est-ce qu'on va le prendre. Et ils ont de plus en plus les yeux écarquillés et de plus en plus les dents serrées et c'est c'est et ça rend paranoïque. Donc j'ai pas de souvenirs très glamour et tout.
J'ai des souvenirs de fête réussis mais c'était souvent sans se produit. C'était souvent des fêtes avec du bon vin et des amis. Moi, j'ai organisé pendant des années un truc qui s'appelle le Cacass Club où on se déguisait avec des thèmes et on faisait n'importe quoi.
Je pouvais par exemple louer les bains douches qui était une boîte très à la mode où il y avait une piscine et on se je disais tiens on va être on va être en toge. On s'habillait en avec des draps en romain et puis tout le monde terminait dans la piscine. Voilà, tout tremper et à faire des bêtises.
Ou alors j'en était une soirée médiévale. Une soirée médiévale au Palace. Tout le monde était assis pour dîner.
J'ai enlevé les couverts et tout le monde mangeait avec les mains. Le problème que j'avais pas prévu, c'est que tout le monde s'est mis à se jeter les cuisses de poulet à la gueule. C'est devenu une bataille de bouffe colossale.
Euh je sais pas, j'ai aussi un souvenir plus triste, c'est on a fait une fête au Batclan 20 ans avant les attentats ou 30 ans avant les attentats et c'était un on dansait une danse qui s'appelait la Bostella. C'est une danse où on se roule par terre et il y avait 2 ou 300 personnes qui se sont roulé par terre au Bataclan sur le même parquet où en novembre 2015 les gens étaient allongés par terre mais pour une autre raison. C'est c'est c'est cette image, elle me elle me frappe.
Moi je moi à ma soirée, les gens s'allongaient par terre en pour déconner. Voilà. Tu fais des soirées déguisées pour quelle raison ?
Enfin c'était c'était commercial. Tu sais payer les gens ? Non, c'était juste pour t'amuser ?
Non. Oui, j'étais étudiant, j'avais une bande de potes et on s'est très vite, on s'est dit les soirées qui existe nous emmerde donc on va créer notre club. Et le le déguisement ça a un avantage, c'est que ça oblige les gens à être différents d'eux-même et ça casse les barrières.
C'estd quand tout le monde est habillé pareil un peu, il y a des conversations qui se créent entre inconnus. Mais j'aimais bien ça. Je crois que c'était ça qui me plaisait.
Euh et puis aussi euh parfois on on se retrouve dans des situations marrantes comme de marcher sur les Champs-Élysées habillé en homme grenouille. Tu disais que tu avais déjà testé les champignonsinogènes à Amsterdam. Ça c'est ton plus gros battre.
Tu dis ah ça c'est horrible. C'est moment où tu t'es mal senti. Euh oui oui oui parce que je savais pas qu'il fallait pas en manger 10 et je crois qu'il faut en prendre un ou deux ou trois.
Moi j'ai mangé 10 champignons sans savoir et du coup ça se mange comme ça cru. Oui oui B moi j'ai j'avais pas le mode d'emploi je sais pas s'il faut faire une omelette ou quoi. Mais j'ai donc je les ai mangé.
Je me suis retrouvé avec des murs qui se gondolaient avec ma main qui mesurait 1 m². Euh ça te déformé la vision ? Oui, complètement.
Et pour aller mieux, j'ai allumé la télé et les personnages dans la télé avaient aussi les têtes qui qui respiraient, qui qui grossissaient et rétrécissait. Donc j'étais un peu en en paranoïa et ce que j'ai fait c'est que j'ai j'ai pris des douches. J'ai pris j'ai essayé de me laver, de me savonner pendant des heures mais ça partait pas.
Ouais, c'est pas des c'est pas très grave mais j'ai depuis je me méfie des des psychédéliques. Tu prends plus tu as ces Non, moi de toute façon moi j'ai oui oui, j'ai arrêté tout mais euh ouais, je sais pas pourquoi je pense que j'ai fait ça parce que j'avais un malaise. Je pense pas qu'on bascule comme ça dans les dans les paradis artificiels si on si on s'aime ou si on aime la réalité.
C'est c'est en 2008, tu vas te faire arrêter par la police. Euh, tu vas partir en garde à vue pour une affaire de drogue aussi à l'époque, c'est ça ? Oui, j'avais euh sniffé de la coke sur un capot de Chrisler parce que je trouvais qu'il était joli ce ce capot noir était assez brillant sous la lune.
Donc voilà, j'avais cru que c'était marrant de faire ça et en fait, j'avais pas vu mais il y avait une bagnole de flic à côté. Voilà, c'est Et tu vas partir en courant ? Et oui, je suis parti en courant avec des chaussures lisses.
J'avais des chaussures un peu comme ça. Donc j'ai pas été très loin. Tu as oublié ta carte bleue sur le capot sur Oui, avec mon nom et mon et mon numéro de carte dessus.
Oui. Et du coup, tu es parti en garde à vue ou et euh au même moment, ton ton frère va recevoir en fait la la légion d'honneur. Oui.
Euh quand je suis sorti de ma cellule, j'ai eu qu'à peu près à traverser le la rue du Faubour Saint-Honoré parce que j'étais au commissariat du 8e quasiment en face de l'Élysée où mon frère recevait la la légion d'honneur de des mains du président de la République. Donc c'est un des jours où je me suis dit que la vie était pleine de contraste. Tu tu t'en es ça t'a fait un choc de voir ton frère et te dire moi je suis en garde à vue la région d'honneur qu'est-ce que j'ai merdé.
Est-ce que c'est le moment où tu te regardes dans dans une glace entre guillemets, tu dis ou là je peut-être choisi un mauvais chemin là. Oui oui oui tout à fait. D'ailleurs, je je assez bien fait ce système de garde à vue parce que on t'enferme dans une cellule sans montre, sans ceinture, sans possibilité d'écrire, sans lecture, sans télé, sans aucune distraction.
Donc tu es livré, tu es face à toi-même en fait et ça te t'oblige à une introspection et je crois que c'est pour ça qu'ils le font. Ça t'oblige à te remettre en question. Pourquoi je suis là ?
Qu'est-ce que je fous là ? Et et j'ai écrit peu après un roman français qui a un livre là-dessus sur où je c'est pour la première fois je me suis mis à réfléchir sur ma famille, mes parents, le sens. Oui.
D'où je venais. Est-ce que j'avais une histoire qui méritait d'être racontée ? C'est je pense que si quelqu'un est en garde à vue, qu'il soit innocent ou coupable, peu importe, il faut qu'il se remette en question.
Euh il faut se demander qu'est-ce que j'ai fait de minable pour arriver là parce qu'il y a forcément une raison et sinon c'est qu'on est un un abruti. Si on n'est pas capable de de cette introspection là. Et et pendant que tu étais justement en en garde à vue, donc lui il a la légion, il va recevoir la légion d'honneur.
Pour quelle raison il l'a eu ? parce que c'est un grand homme d'affaires euh lui aussi comme mon père qui a monté des euh des entreprises. Il a créé euh une société qui s'appelait Self Trade euh qui qui ensuite est devenue Boursorama et puis une autre boîte qui vendait de la de l'électricité en ligne qui s'appelait Poo et qui est devenu aujourd'hui Direct Ennergie, je crois.
D'accord. Donc il est voilà, il a il a les deux fois il a fait une belle affaire et euh c'était Nicolas Sarkozy, un de tes invités qui lui a remis la légion d'honneur pour je sais pas service rendu à la patrie. Est-ce qu'il y a est-ce qu'il y a un complexe d'infériorité quand tu as l'artiste, le vilain petit canard de la famille qui réussit aussi d'ailleurs, c'est pas le sujet et un quelqu'un qui est plus dans les clous classiques, dans les rails et cetera.
Non, il y a jamais eu ça entre nous. Euh c'est en fait très tôt et c'est vraiment un des mystères fascinants de la vie, c'est comment deux garçons élevés par la même mère, dans la même chambre, on avait chacun notre lit, on a eu la même époque, la même éducation dans les mêmes lycées et lui était un fou de math euh qui est devenu un businessman qui a très bien réussi. Et moi j'aimais les lettres, j'aimais les livres et je suis devenu écrivain.
C'est c'est Non, il y a pas de entre nous, il y a jamais eu de rivalité. C'est un miracle parce que je connais beaucoup de familles où les frangins se détestent ou se voilà, ça empêche pas qu'on se soit bagarré souvent hein. Et ça arrive aussi parfois lors d'un la perte d'un parent, il y a tous les trucs de famille qui remontent et ça s'engueule et même pas que pour l'aritage mais parfois il y a tout qui ressort.
Ah oui. Ou des secrets de famille qui explosent. Non, mais je crois que ce qui s'est produit chez nous euh c'est que justement le divorce nous a soudé et que il y avait ce cette peine qui planait avec beaucoup de fois de non dit et nous on on était solidaire quoi.
Ouais. Et tu parles de de censure, tu dis tiens à l'époque il y a de la nudité partout machin. On est dans un monde un peu avec moins de censure partout.
Ouais. Toi tu le ressens dans ton métier en général quand tu écris, tu fais attention à ce que tu dis pour pas que ça pas qu'il y a des buzz à chaque fois, ça soit coupé sur un réseau social machin et ça et ça ça part. Tu fais attention ou au contraire justement tu essayes d'être un peu à l'extérieur de tout ça ?
Je dirais honnêtement je pense que je suis le romancier qui a eu le plus de bad buzz. Je suis le spécialiste du bad buzz. C'est pas volontaire, mais à chaque fois que j'ai fait un livre, il y a eu des problèmes, il y a eu des procès, il y a eu des euh des scandales.
On m'a demandé de couper des trucs. Euh j'ai été viré à au moment où j'ai publié 99 francs. Euh c'est pas calculé, mais j'écris très librement.
Peut-être que j'aime les sujets limite, j'aime peut-être que j'aime la provocation. Et quand on provoque et bien il y a des réactions. Mais c'est mon style.
Je suis comme ça. J'aime j'aime cette écriture-là un peu abrasive euh quelquefois sarcastique mais pas dans celui-là. Je pense qu'un homme seul c'est mon livre le plus doux, le plus apaisé, le il y a du chagrin, il y a de la mélancolie, mais il y a j'espère pas cette provocation.
C'est très inhabituel chez moi. Peut-être que pour une fois, il y aura pas de bad buzz. Ce serait la première fois de ma vie. tu regardes, je vais t'en parler dans 2 secondes d'un homme seul de ton liv, mais tu regardes ce qu'on ce qu'on dit de toi sur les réseaux quand quand tu fais une interview, quand tu sors un livre, est-ce que tu regardes les commentaires sur Amazon ?
Je sais, est-ce que tu regardes quand tu sors un produit ce que les gens pensent ? Euh alors non, je le fais pas parce que je suis trop euh susceptible et douillet et que je sais que je provoque beaucoup de réactions euh positives et négatives. Donc je suis pas masochiste quoi.
Donc je vais pas voir. Euh en revanche, comme j'ai créé ce podcast Conversation chez la pérousse, du coup ma fille a a créé un Instagram et un TikTok et là je vois passer des commentaires euh et ça me fait plutôt marrer en fait. Là, il y a quelquefois des des gens qui se moquent de ma de mes cheveux, de ma barbe, euh qui m'envoient des vannes.
Ça m'arrive même de répondre. Je trouve ça drôle. Il rigole à qu'ils savent tous que moi c'est la même chose sur les cheveux.
Bien bien évidemment. Mais qu'est-ce qui Mais pourquoi on est chevelu ? On devrait peut-être faire un une tentative capillaire un peu plus courte quoi.
Ça va pas du tout. Moi j'ai essayé, j'arrive pas. Je trouve rien qui va à la forme de mon visage.
Mes cheveux font ce qu'ils veulent. Oui, mais là par exemple, moi ça devient un peu trop là franchement. Je crois que j'ai besoin de de d'assistance.
J'ai grassé, je vous mettrai le lien pour vous tous chercher un homme seul de de Frédéric Begbédé euh avec donc on disait la carte d'identité mais américaine de de ton papa qui est parti l'année dernière. Qu'est-ce qu'on y trouve dans ce livre pour terminer ? Qu'est-ce qu'on va pouvoir lire ?
J'ai essayé sans le juger de comprendre mon père, cet inconnu. J'ai l'impression d'avoir rencontrer quelqu'un que je connaissais pas bien, qui était très pudique et qui avait un métier en plus qui l'obligeait à la confidentialité parce que dans le milieu des recruteurs de dirigeants, tout est secret. Les rendez-vous sont secrets, les renseignements sont comme je te l'ai dit euh des espionnages un peu industriels.
Il y a il resterait rien si j'avais pas fait ce livre. Donc c'est pour qu'il reste quelque chose de de sa vie. Et puis euh à travers lui, c'est c'est aussi quels sont les modèles qu'on a eu d'homme et c'est un livre là-dessus.
Qu'est-ce que c'est que qu'être un homme aujourd'hui ? Sachant que moi on m'a transmis ce modèle là qui est qui était très imparfait, qui était à la fois épatent parce que très spectaculaire et en même temps qui était peut-être pas vraiment un modèle, plutôt un contre. Donc j'ai dû essayer de me fabriquer, me façonner par rapport à lui.
Comme nous tous en fait, on est nous les hommes, on improvise mais surtout on on se réfère beaucoup à notre père. Et c'est c'est là-dessus. Je pense que c'est pour ça qu'il y a beaucoup de gens qui écrivent sur leur père en ce moment parce que comme on critique le patriarcat, bah il faut écrire sur nos parents et notamment sur ces hommes-là.
Il est parti à quel âge ton père ? 85. 85.
Il a une maladie longue, tu le disais tout à l'heure, la maladie de Parkinson. C'est terrible parce que le jour où tu sais que tu l'as, tu peux calculer que tu en as plus que pour 10 ans à peu près. Ça peut être un peu moins, ça peut être un peu plus, mais c'est incurable.
Et donc tu sais que ça sera dégénéracent. Euh donc c'est une nouvelle très dure à apprendre et puis en plus il a eu aussi un cancer donc ça a pas été une période très agréable très mais voilà et ce qui ce qui est enfin ce qui est je ne sais pas je je pense que c'est le cas de beaucoup de monde. Aujourd'hui les gens vivent beaucoup plus vieux et donc l'agonie est plus longue et les enfants s'occupent beaucoup plus de qu'autrefois.
Donc on on on l'a accompagné avec mon frère, on lui tenait la main et tout ça. Et je pense que ça aussi c'est très beau parce que lui n'a pas vraiment été là quand on était enfant mais nous on était là pour lui à la fin. Tu as eu le temps d'avoir des discussions ou pas à la fin sur justement ce manque lui dire justement que tu as manqué de c, tu as manqué de ça.
J'aurais adoré mais ça s'est pas passé. Euh je pense que parce que nous étions tous les deux peut-être trop enfermés, trop peut-être orgueilleux ou pas assez proche pour se parler. Et donc c'était plutôt on regardait ensemble CNN ou je me souviens d'un d'une fois où il était chez moi, il regardait la pâte patrouille avec mes enfants et je me disais mais bon c'est passionnant la pâte patrouille.
C'est un dessin animé la pâte patrouille pour ce qu'on pas en forme. Je connaissais pas la pâte patrouille. La pâte patrouille donc c'est des petits chiots.
Peut-être que vous vous connaissez dans l'équipe. Oui oui c'est des petits chiot qui se promènent en hélicoptère. Voilà et mon père regarde ils ont chacun une couleur.
C'est un peu les Power Rangers version voilà version chiot. Voilà version chiot et je ne je je dis ça parce que c'est assez émouvant de se dire qu'il était assis là et queil regardait la pâte patrouille et que au lieu de faire j'aurais dû lui parler et que je l'ai pas fait. Et du coup, j'ai écrit ce livre, ben pour tenter de rattraper euh ces conversations qu'on n' pas eu.
Euh, tu parles d'un shampoing aussi euh pour terminer dans le dans le dans le livre, tu dis le dernier shampoing et c'est c'est toi qui l'avait qui tu étais euh aidant. C'est comme ça qu'on dit aujourd'hui, tu aides un monde de ta famille. Quand quand quand si c'est quelqu'un de ta famille que tu que tu vois que tu as vu tous les jours de ta vie, euh ça doit être facile.
Mais moi, j'étais enfin je veux dire laver les cheveux de mon père, c'était quelque chose de très très embarrassant, extrêmement gênant. Il s'est déshabillé. Moi, je l'ai jamais vu mon père, il s'est mis une serviette comme ça autour de la taille et autour de des épaules.
Et puis je lui ai lavé les cheveux. Euh et j'étais euh j'ai trouvé ce ce moment magique et très bizarre. Euh et surtout qu'en plus il critiquait tout.
Il disait que ouais, il critiquait le shampoing. Il disait "Mourquoi il mousse pas ce shampoing J'ai dit "Mais maintenant les nouveaux shampoings, les meilleures qualités, ça mousse pas." Justement, c'est ça, les shampoings à la mode, ça mousse pas.
Et donc, on s'énervait, il me disait "Oui, mais il y a de la teinture ou quoi ? Je vais avoir les cheveux verts." Et résultat, en fait, c'est une dernière une des dernières choses qu'on s'est dit, c'est une engueulade autour du shampoing chez moi dans ma maison dans le Pays-Basque.
Voilà. [ __ ] Euh, tu as eu des beaux moments quand même à part celui-là ? Tu as pu avoir des moments un peu d'échange avant son départ vraiment ?
Ah, peut-être le dernier moment, c'est euh c'est quand euh il était allongé sur son lit, les yeux fermés et euh mon frère et moi, on lui a jamais pris la main, on l'a jamais embrassé. On s'embrassait pas. C'est c'est c'est bizarre.
Oui, pas beaucoup. peut-être sur la joue pour se dire "Bonjour, mais je moi j'ai jamais tenu la main de mon père quoi." Et tout d'un coup, il était là et et mon frère et moi, on lui a pris chacun une main comme ça et il avait pas ouvert les yeux depuis 3 jours et là il a ouvert les yeux et c'est la dernière fois que que je l'ai vu vivant.
Je me suis dit ça c'est il y a quelque chose de surnaturel quoi. Il a dû se dire "Mais qu'est-ce qu'ils ont à me prendre les mains ? Qu'est-ce qui se passe ?
Quoi ? On s'est jamais touché. Qu'est-ce qui se passe ?
Peut-être qu'il a ouvert les yeux pour nous dire "Mais arrêtez, vous êtes ridicule, je vais très bien." Mais c'était voilà, c'était la veille de sa mort. Tuas tu as quoi comme rapport à la mort ?
Tu penses qu'il y a quoi après ? C'est quoi ton ta vision personnelle ? Chacun la sienne, mais qu'est-ce que tu penses ?
Où est parti ton papa ? Est-ce que tu penses que tu vas le tu vas le revoir ? C'est quoi ta vision de ça ?
Je sais pas. Il y a il y a quelques années, je t'aurais répondu "Il y a rien, c'est le néant, je suis até, j'y crois pas". Euh mais très sincèrement euh les gens qui se disent à thé qu'est-ce pourquoi est-ce que qu'est-ce qu'ils savent de plus que nous ?
On sait pas en fait. Donc il vaut mieux avoir l'humilité de dire "Je sais pas". Ce qui est vrai, c'est que en écrivant ce livre pendant 1 an et demi en tous les jours, j'ai été avec lui.
Donc finalement, j'ai jamais été aussi proche de mon père que depuis sa mort. C'est ça qui est très curieux. Donc je sais pas s'il y a un endroit où il est.
En tout cas, cet endroit c'est peut-être tout simplement le souvenir. Pour terminer, tu me disais en début d'émission tu avais fait un infarctus. Oui, pas longtemps.
Oui, c'est très étrange ça. Alors là, pour le coup, qu'est-ce qui comment ça se représente ? Comment tu l'apprends ?
Comment tu le ressens ? Ça doit faire très peur. Euh tu tu vois ce que c'est qu'un point de côté ?
Et ben fois, j'ai des des douleurs, même la nuit, moi j'ai ça pique. Le point de côté, c'est là. Ouais, c'est en bas à gauche.
Plus, c'est au milieu. Ouais. c'est que tout d'un coup, tu as un étit moi, j'ai pensé que c'était pas grave et que ça passerait.
Donc, tu faisais quoi à ce moment-là ? J'étais chez moi, tu étais en train de faire un effort ou même pas non pour comprendre un peu le Non, même pas. Non, il y a pas d'explication.
Et simplement l'erreur que j'ai faite, moi, c'est de pas m'en préoccuper. J'ai laissé passer le truc pendant un jour, 2 jours et ça revenait régulièrement. Il y avait cette espèce de de de serment de de d'étroitesse de la poitrine, quoi.
C'est pas très douloureux, hein. Ah oui. Euh c'est si je notais de sur une échelle de 1 à 10, c'est 5, tu vois.
Ah oui, OK. Donc tu t'inquiètes pas. Et c'est ça le danger parce que ben il y en a beaucoup qui meurent de ça.
Et moi, j'ai fini par quand même aller faire un électrocardiogramme et et à ce moment-là, c'était la panique. Tout le monde s'est mis à courir partout. Tout le monde m'a dit vite vite vite d'aller à l'hôpital et euh tiens ben j'en profite pour remercier les le personnel de l'hôpital de de Bayon au aux soins intensifs.
Mais tu habites dans le sud-ouest maintenant. Voilà qui ils ont été euh ils ont été très très gentils avec moi. Qu'est-ce que c'est qu'un infarctus concrètement ?
B alors je suis pas médecin mais en gros le sang circule mal dans dans le cœur et moi j'avais une artère qui était euh quasiment bouchée. Donc le le sang n'arrivant plus ben tu peux en mourir. Et il a fallu me mettre un st euh donc de petit ressort pour on te met un truc pour écarter l'artère et voilà.
Et euh mais là je me sens bizarre. Ah mais tu veux buzer ou pas ? Mais quel enfer !
C'est ça t'a [ __ ] ça t'a il est fou ce mec. Tu imagines le Oh [ __ ] combien de vues on fait ? Combien de vues ?
Oh comment est-ce que ça t'a fait relativiser sur plein de trucs ça ? Est-ce que Est-ce que tu vois le monde c'est vraie question sincère. Est-ce que tu as eu peur pour tes enfants ?
Je sais pas est-ce que quand ça se passe tu dis là attends je vais merde là. Alors là, ce que tu viens de dire, c'est vraiment ça prouve que tu es père de famille parce que c'est la seule chose à laquelle on pense. Bien sûr.
Moi, je m'en fous, la mort enfin c'est pas que ça me fait pas peur, je sais que on y passe et puis voilà. Et puis j'ai en plus une vie, j'ai quand même j'ai fait deux trois trucs. Donc c'est c'est pour moi, c'est pas très grave.
Mais j'ai pensé à eux tout de suite. Je me suis dit c'est pas possible, j'ai pas le droit, j'ai absolument pas le droit de de m'en aller. Donc je je me suis accroché, j'ai et euh et maintenant je fais très attention.
Donc plus d'alcool, plus rien. Je fais attention à ce que je mange. Il faut faire de l'exercice physique, enfin et cetera.
Je vais me mettre à avoir une vie maintenant de moine. Et est-ce qu'il y a moins de panique quand on dit infarctus ? moment où justement tu restes calme.
Bon comment tu vois, on se demande toujours comment on réagirait si on avait tel ou tel problème. Mais je veux pas faire le fanfaron qui s'en fout mais franchement non, j'ai pas j'ai eu l'impression que c'était autour de moi que tout le monde paniquait mais que tout le monde s'agitait et se mettait à parler fort et à courir partout et à m'injecter des trucs, des perfusions, des anesthésiants et des des Je crois qu'on met beaucoup d'aspirine pour que le sang soit fluide. Euh j'ai l'impression que ça s'agitait mais moi j'étais assez calme.
Peut-être que je me rendais pas compte de la gravité de ce qui se passait. Je vais une phrase qui qui conclut ton livre et tu dis voilà ce qui se passe quand on perd son père. Je ne sais pas si on accepte sa finitude mais en tout cas on ne fait plus rien d'autre qu'attendre la mort.
Ah oui une fois que tu as plus ton père tu es le prochain sur la liste. Et est-ce que ça change la vie ? Peut-être que on perd moins de temps et euh on devient plus vrai, plus authentique peut-être parce que là, j'ai plus le luxe de passer des nuits entières à me défoncer, par exemple.
Ça sert à rien, c'est pas la peine. Je préfère être avec les gens que j'aime. Et chaque seconde est un est est est un luxe à partir de d'aujourd'hui.
Et là, c'est agréable parce qu'on a une conversation sincère, franche et donc pour moi là, c'est pas du temps perdu mais j'essaie de plus jamais perdre une seconde. Il s'appelle Un homme seul chez Grassé. Voilà, si vous vz chercher un homme seul où il y a toutes les photos d'ailleurs de ton père à l'intérieur, des papiers, il y a eu plein de moment.
Bon, on pourrait faire une émission de 4 he mais merci en tout cas d'être venu. C'était super sympa de t'avoir dans l'émission et de pouvoir parler un peu de tout ça. Donc voilà, je vous mets le lien si vous allez chercher son livre, il est dispo voilà juste en cliquable dans la description et en podcast audio sur Spotify 10, Apple Podcast.
Merci de faire de les gend le premier podcast de France. Encore aujourd'hui tournage. Euh vous êtes entre 100 et 150000 à vous abonner chaque mois en plus sur notre chaîne YouTube.
Donc merci de de vous abonner, de venir de plus en plus nombreux en commentaire, à liker la vidéo, ça nous aide beaucoup aussi sur le référencement. Merci à l'équipe d'avoir filmé, préparé toute cette émission. On se retrouve tous les mercredis, vendredi et dimanche pour trois interviews documentaires sur les gens.
Merci Fré Béd d'être venu. C'était chouette de t'avoir. Fais attention à ta santé du coup et et et si vous avez des idées de coiffure pour Guillaume ou moi, vous nous écrivez aussi.
Merci tout le monde et à bientôt pour une prochaine vidéo. Ciao tout le monde. [Musique] Oh. [Musique]
Olivier Faure