Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewRMC (sur YouTube)· 8 juillet 2026 19 min

Louis Aliot : "Jordan Bardella et Marine Le Pen "forment un duo performant"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Qui est votre invité ce matin ? Et bien mon invité c'est Louis Aliot, vice-président du Rassemblement national, maire de Perpignan, lui aussi d'ailleurs condamné hier. Est-ce qu'il va se pourvoir en cassation ? sa réaction évidemment à l'annonce de candidature de Marine Le Pen.

Votre rendez-vous avec Paul Star 4, performance 100 % électrique. [musique] Profitez d'un moment de magie devant votre programme avec Shiva, ménage et repassage à domicile. Votre programme avec Corum, des investissements pensés pour vous, même quand on n pas le temps.

Cor [musique] l'épargne, on s'investit pour votre argent. Vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Louis Aliot.

Bonjour. Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes le maire de Perpignan.

Vous êtes premier vice-président du Rassemblement national. Vous-même vous avez été condamné hier à 1 an de prison et 2 ans d'inéligibilité. Le tout avec surcis.

Est-ce que vous saisirez la Cour de cassation ? Je vous pose évidemment la question dans un instant, mais d'abord Marine Le Pen. Marine Le Pen condamné qui se pourvoit en cassation et qui se présente à l'élection présidentielle.

Est-ce que honnêtement il fallait prendre un tel risque ? Écoutez, au regard de la situation du pays et des attentes de l'opinion, je pense que effectivement il fallait qu'elle aille au bout de ce chemin-là et c'est la cour d'appel qui lui permet d'aller au bout de ce cheminlà. Je rappelle que dans une démocratie comme la nôtre, vous avez un jugement de première instance qui peut vous condamner à la mort politique, 5 ans d'inéibilité avec exécution provisoire et que un peu plus d'un an après, un autre tribunal, une cour avec des juges un peu plus expérimentés rend un un arrêt, un jugement qui permet justement de pouvoir se présenter.

Là, déjà, je trouve qu'il y a dans cet état-là quelque chose qui est quand même assez assez extraordinaire. Mais ça veut dire aussi beaucoup plus clément effectivement au deuxème jugement même si elle est condamnée mal. Exactement.

Ça veut dire donc que les moi qui a suscité ce jugement de première instance, quoi qu'on en pense et cetera, a obligé, si je puis dire le le le la hiérarchie de la cour d'appel d'accélérer le calendrier pour permettre un jugement. Et aujourd'hui, Marine Le Pen a fait son choix de pouvoir se présenter à l'élection présidentielle avec on va y revenir cet argument effectivement de la cour d'appel de Paris hier de dire avoir choisi délibérément de considérer qu'il fallait laisser la liberté de choix à l'électeur. Mais Louis Aliot, il y a un risque.

Il y a un risque. C'est-à-dire que Marine Le Pen certes a pu être candidate, elle est condamnée mais elle peut être candidate et c'est le choix d'ailleurs qui a fait la la cour d'appel de Paris. Mais elle décide en plus de se pourvoir en cassation.

Et ça ça fait planer à nouveau une sorte d'épée de damoclè parce que potentiellement dans quelques mois si la Cour de cassation décide d'accélérer le calendrier, elle pourrait avoir un bracelet électronique. Elle pourrait même revenir à la décision de la première instance. Ça non.

Non, vous n'y croyez pas ? Ah non. [raclement de gorge] Dire les juristes qu'on consulte et mes propres connaissances vous diront que non.

Mais elle, il n'y a aucun risque. Vous avez vraiment analysé, j'imagine tout cela, même si c'était en temps record hier après-midi. Il n'y a aucun risque.

Il faut rappeler que l'accélération du calendrier est dû à ce jugement de première instance que si le jugement avait été celui de la cour d'appel, il y aurait pas eu de souci. L'appel se serait fait très certainement d'ailleurs peut-être après la présidentielle, en tout cas le résultat. Et donc, tu aurais pas eu toute cette affaire là aujourd'hui.

À partir du moment où Marine Le Pen peut se présenter grâce à cet arrêt de la cour d'appel, il n'y a plus urgence à ce que la Cour de cassation se prononce. C'est là-dessus qu'à mon avis, vous faites un peu un Paris. Non, non, mais c'est pas un Paris.

On rentre aujourd'hui dans une procédure normale de cassation pour Vous espérez qu'elle prenne son temps pour n'importe quel justiciable en France aujourd'hui. Un pourvoi 12 à 18 mois. Voilà, c'est ça.

Donc maintenant, on est en appel avec une décision. Cette décision permet à Marine Le Pen d'être candidate. Donc la Cour de cassation devrait, si je puis dire, revenir à des délais conforme habituel entre 12 et 18 mois.

Alors, ce n'est pas ce qu'a l'air de dire la présidente de la Cour d'appel de Paris qui considère que même si c'est à la Cour de cassation de décider de la rapidité ou non avec laquelle elle rendra cette décision. Mais malgré tout, elle dit "Si la décision de la Cour de cassation est rendue dès janvier, alors je demanderai l'application des PNES à partir de ce moment-là." Oui.

Ben écoutez, on verra bien. En fait, vous espérez que pour une fois il fasse rien de spécial pour vous, quoi. C'està-dire que là, la cour d'appel de Paris, à l'inverse, vous aviez demandé à ce qu'ils accélèrent le calendrier, ils l'ont fait et là, la Cour de cassation, vous vous dites "Non, non, prenez votre temps." Dans la situation du pays, on ne peut pas réfléchir avec le calendrier judiciaire.

Il y a un calendrier politique, il faut s'inscrire dans cette campagne présidentielle parce qu'on a un programme à défendre. Je pense que nous sommes les seuls à pouvoir aujourd'hui préserver l'intérêt de la France face à nos adversaires et nous allons faire cette campagne présidentielle. Vous vous rendez compte de ce qui se passe Louo ?

C'est-à-dire que non seulement on va y revenir vis-à-vis des électeurs, la question de la condamnation malgré tout prononcée deux fois par deux tribunaux différents. Certes avec une peine plus clémente la deuxième fois mais la condamnation est maintenue. Et puis cette cette question se lancer dans une campagne où on va vous parler en tout cas au début forcément de ces différents scénarios parce que les Français ont besoin de savoir est-ce qu'ils peuvent légitimement se dire que elle va être candidate jusqu'au bout ?

Il y a un doute per madame Malerbe depuis 12 ans que moi je suis dans cette affaire il y a pas une émission où on me pose pas la question sur l'affaire ça a changé quoi ? Rien. J'ai été élu député, j'ai été élu maire.

J'ai été réélu maire au premier tour en toute connaissance de cause. Les gens ont bien fait la différence entre enrichissement personnel et pas d'enrichissement personnel. Ce n'est pas une affaire de détournement de fonds public qu'on pourrait trouver dans d'autres circonstances.

C'est une affaire de qualification d'un emploi que nous avons utilisé pour faire de la politique. Alors que et c'est là où nous avons une différence d'appréciation avec les juges, les juges nous disent qu'il n'aurait pu dû faire que du travail pour un député européen. Aviez non c'est ce que disent en tout cas les deux tribunaux disent euh vous vous saviez que c'était pas le mode d'empire que c'était pas la règle du jeu et non on savait pas parce que la la l'Union européenne a changé ses règles pratiquement à chaque mandature parce qu'elle trouvait que ces règles n'étaient pas claires. et encore il y a de jours au bureau de de du Parlement européen, ils ont encore discuté de changer les règles parce qu'il trouvve que c'est pas justement très très clair le le [raclement de gorge] les textes en question.

Donc on voit bien que face à cette incertitude, nous pensons que nous avons un motif là aussi pour inscrire un pourvoir. En tout cas, moi c'est ce que je vais faire parce que je pense que tous les c'est ce que vous allez faire. Vous nous dites ce matin Louis Lio que vous vous pourvoyez en cassation du du jugement qui vous touche.

Oui, je vais faire un pourvoi en cassation parce que je trouve que cette peine est encore excessive me concernant même si je le rappelle hein première instance 3 ans d'inéligibilité là c'est du surcis 2 ans mais surcis c'est quand même pas la même peine et c'est vrai que la magistrate et la présidente de la cour d'appel a euh donné cette phrase sur le suffrage universel le droit des électeurs et le droit d'être candidat. qui est je crois à la reprise de ce que le Conseil constitutionnel a lui-même relevé dans une décision récente. Et donc il faut quand même s'inscrire sur la démocratie qui est le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple et donc ce sont les électeurs qui feront qui feront le choix.

De ce point de vue-là, vous saluez l'attitude de la justice française de s'être dit et de l'avoir écrit noir sur blanc comme l'un des arguments de leur décision que il fallait vous laisser être candidat. Laisser le choix au Français. Alors ça c'est déjà, je le salue évidemment mais je salue aussi le fait et heureusement qu'il y a plusieurs degrés de juridiction parce que je vois certains qui critiquent pas mal la justice française finalement le système est pas mal fait.

Oui, après il il y a l'attitude de certains mais le système est pas mal fait. Mais vous voyez bien que quand on nous reprochait de critiquer le jugement de première instance, j'allais vous dire heureusement qu'on l'a critiqué parce que cette critique de ce que le considérait comme une injustice a été partiellement, moi je pense trop partiellement, atténué en appel et il reste encore une autre voie de recours qui est le pourvoit en cassation. Vous vous pourvoyez donc euh en cassation.

On va y revenir, mais je voudrais aussi qu'on s'intéresse aux électeurs. Euh la question de l'exemplarité. Euh Marine Le Pen euh en 2013, elle s'était dite favorable, je cite, à une inéligibilité à vie des politiques condamnées.

Quand je réclame éthique et politique, euh éthique et moral, je me l'applique à moi-même. Voilà ce que disait Marine Le Pen dans son livre Pour que vive la France. Elle plaidait pour que l'arme de l'inéligibilité soit utilitée, je cite utilisé, je cite, avec beaucoup plus de rigueur.

Et en 2013, dans le contexte de l'affaire CAUSAC, elle disait "Les Français ne sont pas dupes, tout le monde est éclaboussé. L'UMP et le PS ont des listes condamnées qui de condamné qui sont inouies." Et il cherchent à dire "Ah, vous voyez le FN ?" Et bien, disait Marine Le Pen, le FN non.

Moi, ma veste est immaculée. Ils auront beau s'agiter, ils n'arriveront pas à me salir. Aujourd'hui, elle est condamnée.

Nous sommes considérés aujourd'hui comme innocent par le pourvoi en cassation. Et je répète, vous êtes innocent, vous êtes considér et que je répète, nous considérons comme innocent des faits qu'on nous reproche. Donc on va aller en cassation pour faire valoir notre vision des textes et de quelques faits et puis une fois que la condamnation sera définitive, nous verrons bien.

Mais pour l'instant, on doit être réputé innocent comme le veut le le droit français. tout à fait précis. Je ne suis pas moi-même magistrate, mais j'ai reçu ce matin euh le le président d'un des syndicats des des magistrats qui précisait que la le pourvoi en cassation suspendait les peines mais ne suspendait pas la condamnation.

C'estàd le fait même que vous soyez condamné. Oui, mais encore une fois, je vous ai dit que les électeurs ont bien fait la différence entre des affaires d'assistants parlementaires et des affaires par exemple Attendezissement. Oui.

Non mais par ex monsieur Kambadellis du PS qui a utilisé son enveloppe de députés pour payer je ne sais quoi, y compris d'ailleurs sa cotisation au Parti socialiste a été condamné. Bon, c'est passé assez euh assez discrètement mais enfin lui pour le coup c'est de une affaire de sous à titre personnel. Nous, cette affaire d'assistant, il y a pas 1 centime dans nos poches.

Voilà, je le répète, c'est l'utilisation d'assistants parlementaires, j'allais dire qui ont fait du travail politique comme l'ont fait tous les partis depuis, j'allais dire peut-être pas avec la même échelle, peut-être pas avec la même ampleur. Mais si, regardez, le modem a été relaxé pratiquement sur tout, a eu du surcis. D'ailleurs, on se rapproche un peu du jugement du modème avec la l'arrêt de la cour d'appel et monsieur Beou a eu un non lieu.

Et monsieur Mélenchon pour les mêmes faits n'a même pas eu lui de poursuite. Lui-même vous a répondu en disant que vous mentiez. Oui.

Écoutez, vu de monsieur Mélenchon, on a vu comment il traite la justice, la République, c'est lui. On sait très bien qu'aujourd'hui madame Chikirou pour sa campagne présidentielle est poursuivi pour escroquerie. Donc c'est pas lui de donner des leçons quand même.

Lou, je voudrais que vous écoutiez euh les propos et les réactions euh de certains de vos électeurs, pas tous mais certains sont vos électeurs. Parmi mes auditeurs ce matin qui étaient très nombreux à réagir sur RMC, jeis que vous écoutiez ce qu'ils disent. Avoir une présidente de la République qui est condamnée par la loi à deux reprises.

Bah, j'avoue que ça me fait un petit peu et moi j'ai mal à ma France. C'est même pas choqué en fait. C'est déçu.

Il y a quelques temps, elle a elle a dit que sous bracelet électronique, elle ne ferait pas campagne, elle ne pouvait pas être candidate. Elle arrive au 20h, elle dit "Je suis candidate." Bah, je suis désolé, moi j'ai voté aux deux dernières présidentielles à la dernière législative et là je suis en train de me dire finalement cette dame, elle est comme beaucoup de politique, elle a pas de parole.

L'entêtement de Marine Le Pen à vouloir se représenter me fait penser à Mélenchon. Moi la République on la cherche, on se l'appartient pas. Euh la comparaison même avec avec Jean-Luc Mélenchon, non, j'en ai eu plus ce matin.

J'en ai eu un et d'ailleurs je vous le précise aussi, Mathieu euh électeur Eren qui lui est satisfait qu'elle y aille et qui dit qu'elle soit condamnée ne change rien à mes yeux. Ce qui m'a intéressé en particulier, c'est notamment cet électeur qui a voté pour vous aux deux dernières présidentielles et aux dernières législatives. Là, il dit pas qu'il va voter pour quelqu'un d'autre, mais il dit qu'il est déçu et que cette fois-ci, il a un peu le sentiment que comme Jean-Luc Mélenchon, vous dites "La République euh c'est moi et en fait, je décide de ce que je veux." parce qu'il y avait une grande confusion sur le fait qu'elle est le bracelet électronique ou pas.

À partir du moment où elle l'a pas, qu'elle se lance en campagne, il y a pas il y a pas matière. Si elle l' à la fin, comme le dit la présidente de la Cour d'appel de Paris qui dit et bien si le jugement de la si la décision de la Cour de cassation est rendue au printemps, elle aura un bracelet électronique sommes pas et nous verrons bien hein mais pour l'instant la cour d'appel permet à Marine Le Ben d'être candidate et donc elle est candidate à élection présidentielle. Comment ça s'est décidé ?

Bah, écoutez, on a été euh, j'allais dire sur le fait que l'inégibilité a été purgée, j'allais dire, à l'audience comme l'a dit la présidente de la cour. Et donc, à partir du moment où l'inégibilité est purgée à l'audience, le pourvoi est possible. Donc, vous pensez bien que euh Marine Le Pen, s'il y a un pourvoi, et bien elle elle prend le pourvoi parce qu'elle se considère comme innocente dans cette affaire.

Donc donc Louis Alot, vous nous dites ce matin que Marine Le Pen dès euh la lecture de la décision hier euh dans la salle du du tribunal euh a immédiatement considéré que elle é Je vous dis pas immédiatement, elle a consulté ses avocats, elle a consulté un avocat après la Cour de cassation pour regarder évidemment l'ensemble des problèmes des griefes et des possibilités et c'est après des discussions, une réflexion que nous avons eu au siège du mouvement. Vous avez échangé, il y a eu débat. Oui, bien sûr, il y a eu débat.

Certains étaient certains doutaient de l'efficacité de cette décision. Non, il y avait juste des précisions à porter sur les conséquences du pourvoir parce qu'il y avait une grande confusion. Beaucoup de juristes.

Oui, mais beaucoup de juristes disaient n'importe quoi d'ailleurs parce que ils avaient pas fait, ils avaient pas imaginé. Sûr que les juristes que vous suivez sont les bon. Est-ce que vous êtes sû Est-ce que vous êtes sûr que dès votre Non, mais j'en sais rien.

J'avoue, j'avoue moi-même trouver extrêmement complexe que certains aient une [raclement de gorge] lecture et les autres différentes. D'ailleurs, la première instance et la deuxième instance sont des lectures différentes. Les jurist sont des lectures différentes.

Complexité. Oui, mais est-ce qu'on peut jouer sur Paris tant précisément à inscrire ce pouvoir en pré ce que vous dites ? Vous dites que c'est confus.

Est-ce qu'on peut jouer une élection présidentielle sur quelque chose confir parce que c'est c'est c'est compliqué de du code pénal. Par exemple, dans l'affaire Sarkozi, le juge dit "On ne peut pas condamner monsieur Sarkozi pour détournement de fonds publics parce que précisément les fonds sont internationaux comme d'ailleurs l'Union européenne est considérée comme une institution internationale et de la même manière dans dans une autre affaire, c'est l'affaire d'ATI. On ne peut pas poursuivre madame Dati pour des tournements de fond public parce que les députés européens, on peut pas les les poursuivre pour ça.

Je suis pas sûr que vous comparez à madame Dat ou à monsieur Sarkozi soit tout à votre honneur là sur le plan judiciaire. Et moi je vous parle pas du fond de l'affaire, je vous parle des principes. Si des juges disent ça pour certains, ils sont bien obligés de le dire pour d'autres.

Et si donc il y a des des une contradiction entre plusieurs paroles de juge, c'est à la Cour de cassation de prendre la décision. Lou Louis Aliot, pourquoi pas Jordan Bardella ? Oui, pourquoi pas Jordan Bardella ?

Non, mais je veux dire finalement est-ce que c'était pas le moment de lâcher l'affaire de se dire bah Jordan Bardella est prêt, nous il y a quand même un petit risque, on le voit. Euh bon mais je veux dire [raclement de gorge] Marine était la candidate naturelle. Si elle était empêchée, c'était Jordan Bardella.

Mais à partir moment où elle n'est pas empêchée, il y a aucune raison. Mais je vous signale que depuis maintenant plus de 5 ans, il forme un duo. Voilà.

Et ce duo est performant. Il a gagné pratiquement toutes les élections, deux européennes et un certain nombre d'autres élections. Pourquoi voulez-vous qu'il s'arrête en route cette présidentielle sur un présidentiel mené par deux personnalités ?

Marine Le Pen qui est candidate à élection présidentielle et Jordan Bardella qui sera son premier ministre. Je veux dire, on est les seuls à avoir cette situation, avoir cet atout. Pourquoi voulez-vous qu'on s'en passe ?

Louis Alot, il y a les électeurs et puis il y a les 500 signatures et les banquiers. Les 500 signatures, c'est bon, vous les aurez, il y a pas de doute. Oui, non, il y a pas de doute.

Les banques, est-ce qu'elles vont vous suivre ? Alors que je disais et on l'entend bien, il y a quand même encore certains juristes qui disent que potentiellement là dans quelques mois, elle se retrouve soit avec un bracelet électronique, soit Non, non mais d'accord, mais je veux dire, c'est pas le problème. C'était déjà pas évident quand même la dernière élection.

Oui, mais ce qui est pas normal en démocratie quand même parce que là c'est pas ça dépasse le cas de Marine Le Pen. Nous sommes en démocratie, il y a des partis politiques article 4 de la Constitution et il y a des banques qui refusent de de prêter à des partis politiques solvables. C'est ça qui est inquiétant pour la démocratie.

Si François Beerou avait décidé de faire la banque pour la démocratie, il avait promis de faire la banque pour la démocratie et il avait d'ailleurs, je crois symboliquement décidé de donner sa signature. Et d'ailleurs les banques sont très hypocrites parce que dans leur fichier clientèle et bien il y a au moins 40 % des gens qui votent l'Assemblée nationale. Ils les veulent plus comme clients.

Donc ces banques devraient jouer le sens de l'intérêt général, le sens de la démocratie, du pluralisme politique et prêter comme il prêtent à toutes les entreprises aujourd'hui. En tout cas, on l'imagine, c'est moins le cas. Vous vous n'avez pas de doute.

Vous n'avez pas de doute. Vous ne vous dites pas je n'imagine pas qu'une élection présidentielle soit contrarié par le fait que des banques euh prives formations politiques et certains candidats de prêt bancaire alors qu'ils ont les moyens de les rembourser. Ça effectivement, je n'imagine pas.

Juste un mot parce que chez vous, il y a des incendies très graves. Je voudrais quand même qu'on qu'on en dise un mot. Les Pyrénées orientales extrêmement touchées.

Est-ce que ce matin d'après vos informations, les choses sont sous contrôle ? Est-ce que vous êtes inquiet ? Les choses s'améliorent.

Nous avons été inquiets pendant 48 he des villages ont été évacués mais tout est en train de revenir à la normale et j'allais dire la saison estivale va commencer et je le dis aux gens qui nous regardent, venez évidemment tout sera fait pour que vous soyez accueilli évidemment dans les meilleures conditions. Donc tout est à peu près sous contrôle face à cette à cette canicule qui qui revient. Merci beaucoup Louis Aliot d'avoir répondu à mes questions ce matin.

Vous êtes maire de Perpignan, vice-président du Rassemblement national et vous l'avez annoncé à notre micro. Vous vous pourvoyez donc en cassation contre le jugement qui a été rendu contre vous euh hier. Merci à vous.

Il est 8h47 sur MCBFM TV. No.