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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 29 juin 2023 11 min

Émeutes en banlieues : le pire est à venir ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et avec nous Patrick Pelot bonjour merci beaucoup d'être avec nous président de l'Association des médecins gentils de France et Frédéric Valtou bonjour merci d'être avec nous vous êtes débutant de Seine-et-Marne ancien président de la Fédération hospitalière de France Mathias nous a rejoint on va parler avec vous de l'hôpital est-il prêt à faire face à l'été vous nous direz ce que vous en pensez et plus largement comment lutter contre les déserts médicaux vous avez porté une proposition va-t-elle assez loin faut-il revoir la liberté d'installation des médecins et appliquez des contraintes vous nous direz ce que vous en pensez mais d'abord bien sûr on va voir l'actualité dans nos régions et on parle des suites du drame de Nanterre et des tensions qui ont eu lieu cette nuit dans plusieurs villes de France [Musique] et on va aller à Versailles dans les Yvelines retrouvez Michel semando merci beaucoup d'être avec nous vous êtes directeur de 78 actu on va évidemment parler avec vous des tensions des affrontements qui ont suivi la mort de Naël qui a été tué par un policier après un présumé refus d'obtempérer votre département a été le théâtre de plusieurs affrontements quelle est la situation Michel semando aujourd'hui [Musique] merci Michel c'est mondo merci beaucoup d'avoir été avec nous pour nous parler de cette actualité et détention qui ont lieu dans les Yvelines mais également dans plusieurs villes de France Frédéric valthoux vous êtes député horizon à la majorité présidentielle on le rappelle est-ce que vous êtes inquiet du climat actuel du pays est-ce que vous redoutez que ça dégénère encore plus que ça les génère encore plus je souhaite pas et mais on voit bien que la situation elle est incandescente elle est difficile elle est tendue on a déjà vécu ce type d'enchaînement par le passé et on se rappelle des émeutes de 2005 et depuis il y a eu d'autres d'autres moments de fortes tension on voit bien en quoi aujourd'hui on a besoin dans des bas publics d'apaisement on a besoin que la justice fasse son travail à la fois tranquillement sereinement mais aussi peut-être qu'elle puisse dire des choses de manière claire transparente assez rapidement maintenant la justice prendra le temps qui lui est nécessaire mais voilà il y a besoin de mettre des éléments peut-être objectifs qui peut-être permettront si on y ajoute effectivement des paroles d'apaisement qu'on évite des émeutes qui aujourd'hui prennent quelques heures après le doram prête déjà un tour qui est très mauvais et quand on crée les paroles d'apaisement qu'on tenté de prononcer hier Emmanuel Macron Elizabeth borne quartier en jetant de lui sur le feu on le sait et ça je veux dire ça n'est pas très responsable moi je on l'a vu à l'assemblée des déclarations à la va vite pour voilà il y a là il y a une course à la petite phrase je vois certains élus et les filles je vois certains même du rassemblement national on voit bien que les extrêmes ont à savoir à bénéficier de ce type de situation ce qui est une erreur terrible Patrick de nos quartiers quand on voit ce qui s'est passé cette nuit dans plusieurs villes de France oui on est au début de quelque chose je tiens l'attaque ne serait-ce que de la prison de Fresnes cette nuit c'est une première qui avait pas eu en 2005 c'est je pense qu'on en fait là vous avez un effondrement de quelque chose probablement d'une sorte de pacte social qui est devenu invivable pour la population vous avez vous avez il y a ce jeune homme qui a été tué c'est absolument dramatique mais il y a aussi toute cette structuration de la relation entre la population et la police qui est totalement brisée et en effet je rejoins ce que dit Monsieur jeunesse et la police pour vous c'est entre la population et la politique et là il y a une responsabilité politique monstre mais je pense que en effet va falloir trouver les ressources politiques très rapidement pour calmer tout ça mais ça ne va pas s'arrêter comme ça ça ne va pas s'arrêter comme ça et moi je sincèrement je le crains parce que vous savez si en plus de ça vous vous êtes assez coincé parce que si vous faites une défiance de la police la police va se retirer donc vous allez avoir encore plus d'émeutes et de sa cage et si vous allez trouver vers la défiance de la population donc là c'est une situation extrêmement complexe et en effet la classe politique devrait être unie pour trouver des solutions multifactorielles parce que à mon avis ne vous arrêtez pas simplement sur le drame je pense qu'il y a tout un contexte par rapport à ces quartiers ou notamment tous les services publics qui ont été abandonnés est-ce que ça peut être une étincelle parce qu'on a déjà entendu cette nuit et des gens dire mais on fait ça pour Noël mais on fait aussi ça pour les soulèvements de la terre est-ce que ça va être finalement un ensemble de choses qui va enflammer les quartiers on le sait et on l'a vu à d'autres occasions qui sont pas forcément des drames qu'aujourd'hui les colères s'agrègent les colères sont multiples trouvent leurs racines effectivement dans un certain nombre de de de de de de raison ou de cause qui c'est effectivement comme le passé chelou qui sont multifacts factorielle et qui viennent s'agréger à l'occasion là d'un drame il y a quelques années pardon mais les gilets jaunes c'était pas simplement la colère contre des mesures fiscales sur l'essence et sur l'énergie c'était derrière effectivement l'expression de colle et de de choses beaucoup plus profondes donc on voit bien qu'un drame comme celui-là il peut effectivement être catalyseur d'une colère qui Patrick le temps politique et le temps du drame et la réaction au drame sont parce que si jamais il y a des morts ce weekend vous n'avez plus le temps il va falloir trouver des réponses effectivement qui sont des réponses immédiates d'apaisement je le redis la parole politique il a déjà pris la parole il a trouvé les mots d'apaisement s'il faut peut-être qu'il les redisent si je sais qu'il le redira il aura il sera attentif à ça ça changera rien Patrick Pelot pour vous rien du tout là rien du tout il faut vraiment des actes forts des actes d'apaisement dans un temps aussi court tes actes très difficiles parce que vous savez la politique de la ville aller dans ces quartiers nous nous quand on y va avec les véhicules du Samu vous y allez il y a plus rien on a abandonné les gens d'accord on a la défiance par rapport mais cela si vous voulez alors là c'est tout un programme politique c'est là où la politique d'ailleurs redevient un sens sur l'éducation sur les services publics de proximité sur le fait que d'aider les familles dans ces quartiers pour l'aide à l'éducation l'aide au quotidien c'est tout ça vous voyez ce qui est significatif ils ont ils ont pillé les magasins de nourriture et des voilà c'est voyez il y a une pauvreté vraiment vrai dans tout ça c'est il y a aussi des attaques cette nuit contre des bâtiments publics contre des lieux qui sont plutôt des lieux je veux dire qui sont là pour essayer de soutenir la population des médiathèques des mairies bon donc on voit bien qu'aujourd'hui c'est les symboles mais on voit bien que le malgré tout le le temps politique est un temps long enfin quand le président de la République va à Marseille c'était ces trois derniers jours et qui montre effectivement tout ce qui a pu déjà être accompli depuis un an mais ça prend du temps de permettre de desserrer le nombre d'élèves dans les écoles pour que retrouver une possibilité d'apprendre sereinement dans certains quartiers que l'hôpital Nord de Marseille installation de consultation parce que et cetera et du soin dans des quartiers etc évidemment que ça se fait pas en un claquement de doigts donc il y a un travail de reconquête de de réaffirmation la présence de service public inévitablement est un travail long je dis pas qu'il est fait partout de manière admirable je dis qu'il y a des choses qui se font né en moi et on l'a encore vu à Marseille ces derniers jours mais effectivement le temps du drame et de la réaction de RAM n'est pas le temps de la réponse politique et aujourd'hui il y a une colère qui va être compliqué à contenir bien sûr non mais juste pour revenir sur ce que vous venez de dire sur l'accès aux soins si vous prenez par exemple l'accès aux soins sur le psyché sur la psychiatrie si vous avez dans ces quartiers c'est extrêmement difficile je vous soigner si vous avez une dépression si vous n'allez pas bien la pédopsychiatrie ça fait vous étiez président de la FHF ça fait longtemps d'accord combien depuis combien d'années on a abandonné la pédopsychologie la pédopsie vous avez des sujets gras donc bien sûr vous allez faire sur l'hôpital Nord une consultation un accès qui donnera sans doute des services mais ça sera nettement insuffisant par rapport à l'ampleur du truc quand vous avez des centres médicaux psychologiques puisque vous savez ces sectoriser un peu partout en France et que vous entendez ce que vous raconte les psychiatres c'est terrible bien sûr on se souvient des images de cette agression de cette dame à Bordeaux par un homme qui en fait en rupture de soi psychiatrique en rupture de traitement et qui a agressé quelqu'un qui est maintenant en hôpital psychiatrique en secteur fermé bon mais vous vous posez la question pourquoi finalement avant quand vous aviez il y avait des moyens qui avaient été donné sur les centres médico-psychologiques les malades étaient suivies ah il venaient pas on allait le chercher on lui donnait son traitement on avait les traitements injectables etc tout ça on a abandonné donc maintenant en effet vous avez tout cet accès aux soins et quand d'un coup vous avez des quartiers qui vont mal le psyché va mal quand on a abandonné les services publics la poste les les les centres de protection materno infantile etc tout ça vous avez abandonné une population et les gens sont les gens sont plutôt très patients et puis là vous avez un facteur déclenchant un drame absolu d'accord et voilà maintenant je pense que la situation je sincèrement je sais je pense qu'elle est totalement incontrôlable mais bon [Musique]