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Podcast / conversationLe Média (sur YouTube)· 25 octobre 2022 17 minComplaisantActualité / polémiqueSantéTravail & emploiÉconomie & entreprises

AVEC MACRON, L'HÔPITAL PUBLIC EN PHASE TERMINALE : LE RAPPORT QUI ACCUSE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi une commission d'enquête populaire et pas parlementaire ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les moments forts de la descente aux enfers de l'hôpital public ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que le numerus clausus et en quoi a-t-il bouleversé l'ordre médical ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les cinq ou six mesures d'urgence pour sauver l'hôpital public ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Le 49.3 est-il utilisé pour éviter les débats transpartisans sur l'hôpital ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Fait
    « aujourd'hui ils ne veulent pas de débat sur le sujet ils veulent tout éviter »
  • 2:00Fait
    « Emmanuel Macron leur répond assise de la pédiatrie au printemps il leur dit non non mais là faites votre boulot puis au printemps on verra on discutera »
  • 3:00Fait
    « ils avaient dû je me rappelle d'Emmanuel Macron qui était à Mulhouse et dans l'hôpital militaire et qui dit aux soignants en substances je vais reconnaître ce que vous avez on va recoller tard reconnaîtra votre dévouement et au final qu'est-ce qui s'est passé rien »
  • 5:00Chiffre
    « pour l'année 2023 ils vont donner 4 milliards à l'hôpital en vérité il faudrait 5 milliards donc ils font 1 milliard d'économies sur l'hôpital pour 2023 »
  • 8:00Chiffre
    « il faut 10 milliards tous les ans pour l'hôpital »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

aujourd'hui ils ne veulent pas de débat sur le sujet ils veulent tout éviter les pédiatres demandent des mesures d'urgence Emmanuel Macron leur répond assise de la pédiatrie au printemps il leur dit non non mais là faites votre boulot puis au printemps on verra on discutera c'est exactement ce qu'ils avaient fait pendant le covid où ils avaient dû je me rappelle d'Emmanuel Macron qui était à Mulhouse et dans l'hôpital militaire et qui dit aux soignants en substances je vais reconnaître ce que vous avez on va recoller tard reconnaîtra votre dévouement et au final qu'est-ce qui s'est passé rien parce que l'État il a pas à reconnaître plus tard il faut qu'il reconnaisse maintenant mais en fait là aujourd'hui il nous zappe tous les débats ils disent oui oui on va améliorer ça plus tard et en fait il se passera rien [Musique] souvenons-nous c'était le 12 mars 2020 Emmanuel Macron s'adressait de manière très solennelle aux Français le modèle de développement dans lequel s'est engagé notre monde depuis des décennies et qui dévoile ses failles au grand jour interroger les faiblesses de nos démocraties ce que révèle d'ores et déjà cette pandémie c'est que la santé gratuite sans condition de revenus de parcours ou de profession notre État providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux des atouts indispensables quand le destin frappe ce que révèle cette pandémie c'est qu'il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché avec le recul on peut dire autant en emporte le vent notre fameux bien le plus précieux notre santé publique c'est-à-dire notre hôpital public et plus que jamais abandonné nos soignants souffrent nous soyons décroches ces mêmes soignants qui étaient remerciés applaudis sur les balcons à l'époque du confinement consécutif à la pandémie du covid 19 c'est peut-être pour aller à contre-courant d'une sorte de retour à l'indifférence qu'un certain nombre de députés elle est fille du peste ont pris l'initiative de ce qu'ils ont appelé une commission d'enquête populaire sur l'urgence à l'hôpital le rapport dénommé allô Ségur vient de sortir et celui qui vient nous en parler c'est Damien Maudet député de Haute Vienne de la Haute-Vienne vous savez cette élu qui a fait le buzz récemment en brandissant une blouse blanche à l'Assemblée encore cette semaine je me faisais interpeller par des soignants à bout parfois des démissionnaires je vous raconte ce qu'ils m'ont dit c'est toute une administration qui se casse la figure j'arrive le soir au boulot je ne sais pas combien on va être peut-être que ce midi elle n'était pas assez on était les femmes n'étaient pas assez donc on va peut-être se faire bouffer par le travail c'est trop de pression psychologique on peut plus faire notre travail correctement monsieur le député je me suis engagé dans l'hôpital pour des valeurs aujourd'hui l'hôpital les a trahi alors comme d'autres avant moi je m'en vais si vous voyez le ministre remettez lui ma blouse monsieur le ministre je tiens cette blouse pour vous bonjour Damien maudit bonjour Théophile la première question que j'ai envie de vous poser c'est pourquoi une commission d'enquête populaire et pas une commission d'enquête parlementaire déjà en fait tout a commencé à Limoges quelques jours après du coup nos élections on va dire des différents députés c'est 5 jours après on a décidé à Limoges d'aller devant le CHU donc c'est là où je suis élu pour pour faire parler les soignants on s'est dit on profite de l'élection pour mettre le sujet à la jambe de tout de suite parce qu'il avait été absent pendant la présidentielle et législative la question de la santé la question de l'hôpital la question des soignants donc nous on a fait ça de manière populaire parce qu'on n'a pas attendu le goût de l'Assemblée on n'a pas attendu que les travaux démarrent et après on a continué aussi dans dans ce rythme là moi quand je suis à l'Assemblée je savais pas exactement comment tout fonctionnait je suis pas sûr d'ailleurs que l'assemblée m'aurait donné une commission d'enquête parlementaire donc on s'est dit on va pas attendre que on va pas attendre des plombes pour un sujet qui a besoin d'être réglé urgemment et qu'on a besoin de mettre en avant de manière urgente donc on y va enfonce et on fait ça de manière populaire avec les soignants directement avec les députés et en allant sur le terrain et tant pis on outre outre ce que propose l'assemblée alors votre rapport donne une sorte de priorité à la parole des soignants des mots forts qui nous donnent une idée du drame qui se joue à l'hôpital public oui c'est ça en fait l'idée c'est vraiment de faire parler les soignants parce qu'en fait Emmanuel Macron et pour plusieurs fois proposer des missions flash des missions sur les hôpitaux et nous on s'est dit mais on va faire la nôtre parce qu'on a envie de savoir quels sont les conclusions qu'on pourrait en tirer nous en allant voir les soignants directement et ce qu'on voit c'est clairement pas la même chose là où la mission flash de François bruniquelis de la Santé avait proposé par exemple d'acter le fonctionnement dégradé des urgences avec les fermetures comme si tout allait pouvoir fonctionner nous on voyait bien que ça ça ne fonctionnait pas que les soignants vivaient dans le mal-être il y en a deux tiers qui sont en burn out qui ont il y a des soignants qui partent alors qu'ils nous disent qu'ils ont tout fait avec le Ségur nous on a des soignants on avait Emma par exemple 25 ans à Saint-Louis Paris qui nous explique qui au bout de trois mois dans le service a été déjà une des plus vieilles qu'elle avait déjà mal au dos et qu'elle voyait même déjà un psy on avait Stéphane à Limoges qui lui expliquait que il passait il a doré son boulot vraiment et d'ailleurs c'est ce qu'on entend tout le temps ils adorent leur boulot mais qui passaient son temps à s'excuser parce qu'il avait pas les moyen de le faire correctement et ça c'est des choses qu'on n'a pas entendu dans les missions flash de François Brown ou dans les mesures d'Emmanuel Macron et nous on avait besoin de les faire parler pour savoir un peu ce qui ce qui ressentait eux dans leur travail et comment l'État leur permettait de le faire alors à vous lire le problème de l'hôpital public et d'abord le fruit de décision politique et partent de l'instauration du numerus clausus en 1971 c'est quand même loin à la loi Touraine en 2016 quelles sont les moments forts de ce qu'on peut appeler une descente aux enfers si on vous suit moi je sais pas si ça démarre vraiment 71 mais en tout cas on a fait on a essayé de reprendre toutes les mesures qui tous les outils qui ont permis de casser l'hôpital public je pense que les deux les deux mesures les plus importantes c'est l'ONDAM alors c'est un peu technique mais en gros c'est objectif national des dépenses d'assurance maladie c'est tous les ans à la loi de sécu on détermine combien va donner à la science maladie et en fait tous les ans on donne moins que ceux qui a besoin à l'hôpital nous sommes pas besoin de l'hôpital par exemple pour l'année 2023 ils vont donner 4 milliards à l'hôpital en vérité il faudrait 5 milliards donc ils font 1 milliard d'économies sur l'hôpital pour 2023 ça c'est un des premiers outils et ensuite le deuxième c'est la T2A donc cette tarification à l'acte pour la faire très courte chaque opération chaque acte a un prix que la sécu rembourse aux hôpitaux ce qui fait que les hôpitaux vont être tentés de faire des actes qui rapportent de l'argent et les autres qui rapportent moins d'argent de laisser un peu de côté et je reviens sur le numéro clausus est-ce que vous pouvez nous expliquer ce que c'est exactement et en quoi il a bouleversé finalement l'ordre médical en France on peut parler comme ça sur le numerus clausus si en fait on entend beaucoup parler à ce moment c'est vrai que c'est moins dans allô Ségur on en parle parce que c'est une des mesures importantes de régulation du nombre de médecins mais on en parle beaucoup avec le désert médicaux aujourd'hui quand même la question des arts médicaux est vraiment et vraiment avancé que ce soit en scène Saint-Denis ou que ce soit en Haute-Vienne il y a des problématiques de désert médicaux les gens n'ont pas accès au médecin enfin ou difficilement le numerus clausus c'est simple c'était on a décidé de mettre un filtre à la pour former pour forme de nom du nombre de médecins formés c'est-à-dire que on avait un quota on ne laissait pas on ne formait pas plus que un certain nombre de médecins pour ne pas créer de concurrence au médecin qui était déjà installé et en fait ça donc ça a réduit le nombre de médecins au fur et à mesure et ben maintenant on se retrouve dans une situation il a été tellement bas pendant plusieurs années mais juste qu'on a plus assez de médecin sur le marché or ça prend du temps pour former un médecin donc maintenant que il s'en rendent compte ils ont là le gouvernement d'ailleurs avait sauter le numéro de closus pour dire bon ben maintenant on va former plus de médecins sauf qu'en vérité il laisse au fac le soin de sélectionner le nombre de médecins le nombre de médecins qu'elle souhaite former selon les territoires mais pas les budgets donc si tu mets pas les budgets ils vont pas former plus de mètres cinq quoi donc il faut aussi augmenter les capacités de formation et les budgets pour les facs pour qu'elle puisse former plus de médecins mais ça c'est vrai que c'est surtout sur l'action des arts médicaux le numéro explosif pour le coup ou bah c'est aujourd'hui des amicaux c'est un problème quand même même s'il y a des endroits où c'est beaucoup plus le cas de manière générale on manque de médecins en France et ça ça vient du numérique clausus qui a filtré le carré du le nombre de médecins est-ce que l'objectif était vraiment uniquement de ne pas créer une concurrence entre médecins déjà installés médecins putatif ou alors il y avait déjà une sorte de de passion financière à cette époque je pense qu'à l'époque il y avait quand même en avant enfin ce qui était mis en avant en tout cas dans ce qu'on pouvait voir c'était quand même la question de de médecin installé qui voulait pas qu'il y ait une concurrence et peut-être d'un état effectivement qui s'est dit mieux vaut que des médecins prennent beaucoup de patients plutôt qu'on ait des médecins partout et que ça va nous coûter plus cher en remboursement de sécu etc c'est une question un peu d'offre et demande peut-être qu'à l'époque il s'imaginait que s'il y avait plus d'offres les gens allaient avoir plus de demandes en santé quoi ce qui est discutable sur la question de la santé mais je pense que c'est surtout les mesures ensuite qui se suivent sur les hôpitaux de réduction voilà des longues dames les objectifs de dépenses qui sont toujours sous-évalués la T2A qui finance en grande partie des hôpitaux c'est à dire que le fait qu'ils vont tarifie les actes etc qui poussent les hôpitaux à faire des actes plus rentables ça c'est ce qui ça c'est ce qui détruit l'hôpital les économies sur les objectifs de dépenses c'est à chaque fois c'est des lits fermés c'est des soignants qui sont pas augmentés en termes de salaire c'est des pénibilités qui augmentent depuis pas reconnue et donc c'est aussi ça qui fait que ça détruit le système de santé quoi les gens partent d'ailleurs aujourd'hui la grande différence c'est ce qu'on a vu et cadeau Ségur c'est que pendant un moment il y avait des budgets de réduction des lits ce qui est des projets de réduction des lits par exemple tu vois bouchon Bicha Beaujon Bicha pardon il y a l'hôpital Nord ils vont réduire le nombre de lits en faisant la fusion mais ça c'est des projets qui ont existé pendant longtemps mais aujourd'hui on voit que le nombre de diminue notamment pourquoi parce que les soignants partent et vu qu'ils partent tu peux plus ouvrir des lits et donc c'est comme ça maintenant que les lits ferme majoritairement quoi d'infirmiers et d'infirmières moins d'être soignants et d'aide-soignante c'est ça et donc le moins de personnes qui peuvent s'occuper des mondes personnes qui peuvent s'occuper des malades donc on tombe dans des systèmes où on tombe dans des plans blancs donc c'est le moment où tu réquisitionnes enfin tu rappelles les soignants sur leurs congés etc donc tu les obliges à venir on tombe sur des moments de fortes tensions avec des opérations qui sont déprogrammés on a on a vu quelqu'un qui était qui s'occupait donc de des personnes c'était en cancéro qui nous disait mais en fait on dit à des gens quand ils ont un cancer que il faut respecter très strictement les protocoles la veille on doit les appeler pour leur dire que leur chimio et les décalés à une date ultérieure qu'on ne connaît pas et en fait c'est ça la réalité c'est-à-dire qu'il y a des il y a des opérations qui sont décalées tu vois c'est en ce moment on parle beaucoup de donc la bronchiolite c'est l'épidémie notamment chez les plus jeunes et donc les services de pédiatrie qui sont sous l'eau mais ce qu'ils nous disent oui c'est un drame il faut gérer toutes les bronchiolis c'est très compliqué mais le plus compliqué c'est tous les gamins qui ont des maladies chroniques dont on va pas s'occuper maintenant et on va les récupérer dans 3 mois quand on aura de la place évidemment que la maladie chronique sera plus avancée oui parce que effectivement on est certainement pas surpris après avoir recueilli tous ces témoignages de la catastrophe au sein des services de pédiatrie dont on parle en ce moment non pas du tout en plus enfin nous ça fait franchement même avant allô Ségur même je crois quand j'étais en campagne on disait déjà de toute façon hier c'était le covid mais demain n'importe quel épidémie mettra sous l'eau l'hôpital puisqu'ils sont moins nombreux même on pourrait dire des fois qu'une épidémie de grippe pourrait peut-être mettre sous l'eau à l'hôpital c'est que la banque c'est tous les ans et déjà en 2019 il y avait des gamins franciliens donc d'Île-de-France qui était envoyé à 200 km de chez eux pour être soigné dans des hôpitaux de région de province on peut appeler ça comme on veut et ça c'était en 2019 aujourd'hui en 2022 c'est toujours le cas ça veut dire que entre les deux il ne s'est rien passé c'est ce qu'on pourrait penser mais en fait hier moi j'étais avec le chef du service réanimation pédiatrique à Robert Debré dans le 19e arrondissement qui nous est né en fait c'est pas pareil qu'en 2019 c'est pire parce qu'on a moins de soignants on a moins de gens qu'en 2019 donc on a des moins fortes capacités hospitalières alors vous jouez sur le vocabulaire médical dans votre rapport à le second Ségur en disant qu'avec Macron l'hôpital est entré en face terminale ouais alors après nous enfin moi je suis toujours en fait on est toujours dans le doute entre est-ce que il faut être alarmiste sur l'hôpital parce qu'en même temps ça règle pas toujours le problème que d'être à l'armiste et en même temps il faut aussi dire la vérité aux gens en fait ce qu'on veut surtout dire c'est que si il y a pas même de la part des usagers une prise de conscience un vrai rapport de force qui s'installe entre les tailles à l'hôpital parce que l'État n'a pas décidé de changer de cap quand il propose un milliard d'économies sur l'hôpital des deux pour 2023 ils n'ont pas changé de cap et donc ça quand on voit ça nous ce qu'on dit sur la phase terminale c'est que c'est évident que si on laisse faire aujourd'hui le gouvernement dans la trajectoire qu'il a décidé oui on va arriver vers une phase terminale avec l'hôpital qui sera pour les soins les plus les plus importants une sorte d'hospice enfin voilà une sorte d'hospice et on aura à côté des pour ceux qui auront un peu plus de moyens les hôpitaux privés et les cliniques alors quelles solutions ressortent de vous constats c'est à dire que si vous aviez le pouvoir demain quels sont les cinq ou les six mesures d'urgence et de long terme qu'il faudrait mettre en place pour réhabiliter pour sauver l'hôpital public en France on a une vingtaine de mesures dans le rapport je pense que quand même la première je sais que ça peut paraître un peu baguette magique mais la première en vrai c'est d'arrêter de sous-financer le système nous on pense dans le contre budget de la nups qu'il faut 10 milliards tous les ans pour l'hôpital donc c'est à peu près 4 milliards pour la pour London pour la santé ça a pris 4 milliards de plus que ce que propose le gouvernement ça paraît des chiffres et des chiffres mais c'est déjà arrêté de se financer financer selon les besoins ensuite il va falloir à mon sens d'une part augmenter les salaires pour faire revenir les soignants en partie et ensuite il va falloir reconnaître la pénibilité aussi du travail de financement je crois que c'est de vers 2010 qu'ils ont enlevé la pénibilité alors qu'il y en a qui travaillent la nuit qui sont rappelés sur leur week-end etc c'est des grosses des grosses cadences de travail reconnaître la pénibilité augmenter à mon sens les salaires et surtout aussi créer des ratios c'est un nombre de malades maximum par soignant aujourd'hui en France en moyenne ça dépend des services etc c'est 1 pour 13 c'est un soignant s'occupe de 13 malades en moyenne ce qui est énorme c'est considérable donc même si tu es soignant et que tu reviens bosser et qu'on te dit bah maintenant tu vas t'occuper je sais pas moi de 8 9 malades en fait tu craquer rapidement donc il nous faut des il nous faut des ratios des taux d'encadrement maximum minimum pour faire en sorte que les soignants n'est pas à gérer tout un flux de patients énormes d'un coup il y a d'autres questions aussi moi je pense que la tarification activité selon ton appareil il faut plus que ce soit le système majoritaire de financement il faut se dire que l'état donne de l'argent aux hôpitaux que le son fonctionne son financement majoritaire aux hôpitaux c'est donner de l'argent de l'État il n'y a pas besoin d'attendre que les hôpitaux fassent des actes valorisants valorisés etc quoi donc ça c'est c'est les premières c'est les premières mesures mais il y a toutes il y a tout un tout panel de mesure qu'il faut utiliser mais en tout cas moi je pense que déjà les salaires à augmenter et les conditions de travail à améliorer drastiquement mais en fait c'est même sur la pédiatrie un des points vous savez même sur la pédiatrie un des points importants il nous disait c'est que l'État n'a pas donné de signaux forts pour par exemple les auxiliaires puéricultrices ce qu'on a expliqué hier non pas eu la prime covid mais rien que ça c'est-à-dire que tu bosses pendant le covid tout du long tu te fatigues en fait l'état ne reconnaît même pas ton boulot donc je pense qu'il y a aussi des signaux forts que l'État doit apporter ça pourrait ne serait-ce que ça aider un peu mais là on voit très clairement dans le budget de la Sécu qu'ils essaient de faire passer avec le 49-3 qui sont pas décidés à rectifier la trajectoire justement en parlant du 49 3 est-ce que le 49 3 n'est pas utilisé pour empêcher toute convergence transpartisanale parce que l'hôpital on y a tout ça on y va tous c'est une c'est un bien public c'est un patrimoine national qui nous sert à tous quel que soit notre banc politique est-ce que quelque part il y a pas une sorte de sensibilité naturelle des des Français donc des élus à la question de l'hôpital et peut-être que il voulait éviter que la majorité déjà relative craquelle sous l'effet du bon sens qui voudrait que ce qui ne marche pas soit abandonné non vous parlez de patrimoine mais même François Brune quand il était pas ministre mais qu'il était au SAMU urgence de France disait avait signé un communiqué dans lequel il disait que l'hôpital était un pilier de la République et qui demandait à un plan Macron en urgence pour l'hôpital maintenant il est ministre et pas de plan urgence pour l'hôpital est-ce que aujourd'hui ils ont fait un 49-3 pour éviter qu'il y ait des débats c'est évident c'est évident qu'ils font ça pour éviter les débats et pour éviter le fait qu'il y ait des votes et des votes communs alors il y a une partie du projet de financement de la Sécu qui va quand même être étudié donc ça va être le moment aussi des débats sur l'hôpital public sur la santé en général c'est c'est la partie dépense ouais donc ça ça peut compter on peut avoir des débats mais je mets les recettes ça devient compliqué parce qu'ils vont nous dire oui mais attendez on peut pas dépenser plus alors qu'on a déjà fixé nos recettes quoi mais ça on va on va le voir après à mon sens c'est évident qu'ils veulent éviter qu'il y ait des votes contradictoires mais c'est ce qu'ils ont fait pendant le budget de l'État en règle générale aujourd'hui ne veulent pas de débat sur le sujet ils veulent tout éviter par exemple même sur la pédiatrie les pédiates demandent des mesures d'urgence Emmanuel Macron leur répond à 6 de la pédiatrie au printemps il leur dit non mais là faites votre boulot tu au printemps on verra on discutera c'est exactement ce qu'ils avaient fait pendant le covid où ils avaient dû je rappelle d'Emmanuel Macron qui était à Mulhouse et dans l'hôpital militaire et qui dit aux soignants en substances je vais reconnaître ce que vous avez on va que l'État reconnaîtra votre dévouement et au final qu'est-ce qui s'est passé rien parce que l'État il a pas à reconnaître plus tard il faut qu'il reconnaisse maintenant mais en fait là aujourd'hui il nous zappe tous les débats ils disent oui oui on va améliorer ça plus tard et en fait il se passera rien merci beaucoup Damien