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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 9 février 2025 12 min

Philippe Baptiste invité de La Politique s'éclaire

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

d'être avec nous vous êtes le ministre délégué chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche avec vous on va forcément parler intelligence artificielle un grand sommet s'ouvre demain à Paris autour du chef de l'État Emmanuel Macron qui s'est exprimé d'ailleurs dans la presse à ce sujet il veut créer une une intelligence artificielle européenne il parle de souveraineté dans ce dans ce domaine mais sincèrement est-ce que la France est-ce que l'Europe même peut concurrencer la Chine et les États-Unis les États-Unis mettent 500 milliard de dollars sur la table oui oui non mais absolu donc la réponse est très très claire oui bien sûr et oui on doit avoir toute notre place l'IA c'est un enjeu majeur pour la compétitivité de nos entreprises c'est un enjeu majeur pour la souveraineté du pays pour la souveraineté de l'Europe on ne peut pas simplement se contenter de regarder l'as se développer à côté est-ce qu'on doit bien sûr alors est-ce qu'on doit copier est-ce qu'on doit faire un copier-collé des stratégies américaines ou chinoises non je suis profondément convaincu qu' on doit faire des choses différemment et ça fonctionne on a aujourd'hui des atouts qui sont incroyables on a des C on a des chercheurs on a des étudiants qui sont très très bien formés et que le monde entier s'arrache et et on a ça on a des données qui sont aussi très bien organisé en France et disponible pour entraîner ces intelligences artificielles donc et puis on a des entreprises qui se développent aujourd'hui tout le monde parle de Mistral mais il y en a d'autres aussi et et ça c'est et ça c'est c'est voilà c'est on a tous les atouts qui sont là aujourd'hui et surtout il faut être bien conscient du fait que on n'est pas du tout dans un monde stabilisé c'est-à-dire que on voit des évolutions on voit des ruptures incroyables en intelligence artificielle qui et ça le monde se bouleverse en permanence et donc on a toutes nos cartes et ça veut pas dire que nécessairement c'est il faut investir 500 milliards pour pouvoir être un acteur majeur de l'IA demain je suis convaincu du contraire et cette stratégie elle fonctionne il y a qu'à voir les annonces du président de la République il a qu' vooir les accords lesirat Arab un investi dans un énorme dat CER 50 milliard Milard CAN et pourquoi et pourquoi parce qu'ils veulent s'installer à sa clé pourquoi sa clé parce que sa clé c'est l'université Paris sa clé c'est l'école polytechnique et c'est les endroits c'est l'Institut polytechnique de Paris c'est un pôle de compétence et de recherche et de recherche vous en parlez comme si c'était une très bonne nouvelle pour pour la France mais il y a beaucoup beaucoup de gens qui s'inquiètent beaucoup de Français beaucoup de beaucoup de métiers qui sont qui qui sont menacés aujourd'hui et notamment les artistes il y a eu 34000 artistes qui ont signé une tribune toutes les personnes qui font du doublage les radiologues il a beaucoup de métiers qui pourra même disparaître qu'est-ce que vous dites à ces gensl li c'est un bouleversement un bouleversement majeur mais c'est aussi des et si on en voit que le début aujourd'hui mais c'est aussi un monde d'opportunités moi je pense que il faut qu'on se saisisse de ces opportunités et qu'on respecte nos valeurs c'est aussi la force de l'Europe c'est la force de la France on a des valeurs autour de notre modèle autour de la création artistique autour de la liberté des Art quoi c'est une forme de destruction créatrice à la chur alors en tout cas effectivement il y a des évolutions des évolutions qui sont majeures des métiers mais il faut qu'on s'en saisisse il faut pas les subir il faut s'en saisir parce que c'est aussi des métiers qui sont en train de se transformer et des emplois qui arrivent lia bouleverse aussi le monde de de l'information avec lia générative et et toutes cesakeche par et le monde de la recherche bien sûr est-ce que certains certains pays on a vu ont interdit dipsic par exemple certains pays ont interdit TikTok est-ce que vous pensez que la France devrait faire de même moi je je pense que c'est important d'avoir des des un cadre qui permet de réguler ça c'est important l'Europe n'est jamais en retard sur ce sujet là on régule déjà beaucoup régulation que éventuellement de l'espionnage chinois bien sûr non non mais ça j'entends bien alors évidemment il faut être extrêmement vigilant sur ces questions là mais je pense qu'il faut aussi avoir un cadre de liberté un cadre de liberté pour qu'on ait des entreprises qui se développent pour qu'on a des entreprises qui coopèrent et puis qui construisent des grands champions internationaux c'est ça dont on a besoin en France c'est ça dont on a besoin en Europe et dans le domaine de la recherche ça pourrait donner à qui ça change le monde et ça change le monde aujourd'hui aujourd'hui dans les laboratoir et bien vous développez un médic aujourd'hui les premières phases de développement du médicament elles se font in silico in silico ça veut dire quoi ça veut dire que ce sont des moteurs d'informatique d'intelligence artificielle qui conçoivent les premières molécules les premières phases d'essai et puis après seulement dans un deuxième temps on va aller on va aller sur des modèles qui sont des modèles invitro puis après animaux puis après patients et on gagne des temps considérables on explore des molécules on explore qui sont qu'on imaginait même pas avant et ce que j'ai donné comme exemple sur sur les sur le sur sur le développement d'une d'une mollécule c'est vrai aussi sur plein d'autres secteurs c'est recherche sur les matériaux recherche voilà tous les domaines sont touchés aujourd'hui c'est une révolution abémous budget puisque le Premier ministre n'a pas été censuré vous n'avez pas été renversé vous êtes donc toujours là votre budget et bien il augmente de 300 millions d'euros à quoi vous allez consacrer cet argent 300 millions d'euros pour les universités c'est fondamental parce que ça permet il y en a il y en a certaines qui qui qui ont des difficultés budgétaires donc ça c'est est vraiment très très important parce que c'est une priorité de la de la nation parce que c'est là qu'onfme par les présidents d'université ont t alerté justement sur un risque de cessation de paiement parce que oui alors il y a quelques universités qui peuvent être en difficulté vous savez c'est très des situations qui sont très très é bien entendu bien entendu toutes les universités vont à fonctionner bien sûr il y a des formations qui continuent à ouvrir on accueille les étudiants et cetera mais l'important c'est aussi d'utiliser et de mobiliser ces crédits pour rapprocher aussi les universités des territoires pour amener les formations dans les territoires pour que tous les étudiants partout en France aient leur chance ils aient toutes leur chance et ça c'est fondamental c'est vraiment un axe fort sur lequel on veut avancer il faut qu'on travail localement université par université avec les territoires avec les régions pour parler de professionnalisation pour offrir des métiers c'est offrir non seulement des formations académique c'est fondamental c'est si vous voulez faire de l'astrophysique il faut pouvoir faire un cursus d'astrophysique mais aussi proposer des métiers des métiers concrets parce que c'est aussi beaucoup ça que nos collègues aujourd'hui enfin nos collègues nos enfants aujourd'hui et les et les parents attendent alors il y a ces problèmes financier est-ce que pour cela il faudrait augmenter les droits d'inscription à l'université alors la question d'augmenter les droits d'inscription à l'université en particulier en licence et en master qui sont les les les les diplômes nationaux et cetera ça aujourd'hui je pense qu'elle se elle se pose pas c'est pas c'est pas le sujet aujourd'hui ça mériterait probablement un débat beaucoup plus large lors d'une campagne présidentielle par exemple ça pas d'augmentation aujourd'hui pour autant il faut que les universités augmentent leurs ressources propres mais vous savez elles ont elles ont fait énormément sur ce sujet-là elles sont allés chercher des ressources propres en en travaillant avec des entreprises en allant chercher des contrats en en faisant de l'apprentissage en allant formation tout au long de la vie donc déjà elles sont extrêmement dynamiques mais il faut continuer évidemment un point précis de ce budget qui fait l'économie euh de 15 millions d'euros sur les cancers pédiatriques ce qui suscite évidemment énormément de critiques est-ce que vous allez rétablir ces moyens non non maison d'abord je pense qu' il faut revenir euh un cancer euh chez un enfant euh une maladie chez un enfant d'abord c'est insupportable c'est c'est juste insupportable c'est c'est c'est injuste il y a pas de bons chiffre pour savoir quel est le montant qu'on doit mettre il faut juste faire le maximum euh le budget a été baisser 15 millions d'euros comment vous exp non non non mais enfin il y aura bien 15 millions d'euros l'État s'engage sur ces 15 millions d'euros additionnels c'est extrêmement clair aujourd'hui il y aura non seulement pas de baisse de budget mais même une augmentation du budget moi je voudrais rappeler que par exemple le budget de l'Inca il est passé d'une quarantaine de millions d'euros à pere 70 en quelques en en en 2 ou 3 ans donc il y a un vrai investissement aujourd'hui de l'État euh l'État sera là pour accompagner les cancers pédiatriques avec ces 15 millions d'euros additionnels euh certes il y a eu un amendement qui est passé en commission en CMP en CMP donc décision du Parlement de ne pas prendre l'amendement mais l'État sera là et on ira et moi je voudrais juste dire que évidemment il y a les chiffres mais il y a aussi la réalité de la recherche a la réalité du soin c'est souvent une recherche qui est une recherche qui est pluridisciplinaire qui associe des gens qui viennent de disciplines ex extrêmement différentes pour travailler sur pour travailler sur ces sujets fondamentaux pour travailler sur le traitement des cancers pu cancer pédiatrique et donc c'est c'est pas simplement des chiffres qu'on met sur une maladie c'est bien vraiment le soutien à la recherche en général qui est fondamental un mot de de parcours sup qui suscite toujours beaucoup de de critiques aujourd'hui ça reste assez opaque on ne sait pas véritablement quels sont les critères pour lesquels un enfant est accepté dans une faculté ou dans une formation est-ce que vous allez mettre un petit peu plus de transparence dans ce système alors il y a beaucoup de transparence aujourd'hui il y a des progrès qui sont faits chaque année et bien entendu je pense qu'il faut en permanence se mobiliser pour essayer de faire des progrès additionnels en terme de déjà de compréhension on a aujourd'hui en France à travers une plateforme informatique parcours sup c'est juste une plateforme informatique he qui met quelque part des formations en face des en face de candidats de de jeunes bachelier il y a sé qui est faite après par les établissements enfin c'est pas vraiment une sélection hein c'est c'est quelque part un dialogue entre les élèves et la formation c'est une capacité de voir toutes les formations aujourd'hui d'avoir des informations claires d'avoir un calendrier unique c'est aussi le moyen de savoir par exemple quel est le salaire d'embauche à l'issue de votre formation donc il y a tout un ensemble de choses qui sont aujourd'hui mises sur la plateforme elle progresse elle doit continuer à progresser je pense que le sujet c'est pas la plateforme elle-même le sujet c'est la question c'est la grande question de la capacité de de l'orientation c'est un moment qui a un difficile parce que évidemment et qu so et quelle que soit la plateforme je veux dire si vous êtes parents si vous discutez avec vos enfants qui sont en train de s'orienter bah oui c'est un moment ça veut dire quoi orienter plutôt les jeunes ça veut dire qu'il a un service plus important à l'école discussion très tôt avec les avec les jeunes ça c'est fondamental ça doit être le cas au lycée je pense dès la seconde mais c'est aussi insister sur le fait qu'on a le droit à l'erreur c'estd qu'on a le droit de changer et et je veux dire que et ça pour le coup c'est un vrai succès c'estàd que aujourd'hui aujourd'hui vous avez 200000 jeunes qui décident à un moment donné de changer d'orientation et de revenir et ben ça c'est possible aujourd'hui parcours super il faut continuer à dernière question un professeur de la Sorbonne a été suspendu pour propos raciste sexiste pour avoir fait un salut naasie en cours est-ce que c'est un cas isolé et et deuxième question est-ce que vous auriez interdit vous la la la conférence de Rima Hassan à sciencep moi je pense que il faut être très clair on a un cadre qui est un cadre de très très grande liberté au sein des un université c'est le cadre républicain grande liberté dans dans l'expression de ses opinions politiques dans l'expression de ses opinions religieuse et c'est ça la laïcité à l'université c'est un cadre de liberté un cadre de savoir et ça j'en serai le le premier défenseur mais évidemment à côté de ça il y a aussi le respect évidemment de ce cadre et le respect du pacte républicain le respect des lois et là aussi je pense qu'il faut être extrêmement strict et extrêmement vigilant et donc en particulier moi je je vous le dis je vous le dis très très clairement s'il y a des dérapages en particulier des dérapages qui sont des dérapages antisémites ce qui est un vrai sujet aujourd'hui et bien je serai là et je serai là avec l'ensemble de l'État pour être vigilant et pour les sanctionner sanctionner et et vous aurez interdit la conférence de Rima Hassan au moment où on est en plein c'est pas à moi c'est la responsabilité des présidents d'université de se saisir de C interdit mais la justice cette question là j'ai j'ai bien entendu évidemment je pense qu'il faut être respectueux des des décisions de justice mais encore une fois le fait qu'il a un débat politique c'est un débat c'est normal c'est sain il faut que ce débat ce soit un débat pluriel et il faut qu'il soit respectueux et en particulier respectueux du cadre en particulier sur respectueux et pas antisémite merci Philippe

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