Pensez-vous que le mouvement agricole devrait s'étendre ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Salon des militantes féministes des propos privés destinés à quatre personnes selon Brigitte Macron. C'est la fin de cette édition. Bonne journée.
Sud Radio, le 10h30. Mettez-vous d'accord. Valérie Expert.
Pourquoi Banque Populaire [musique] est la première banque des entreprises ? Je suis chef d'entreprise et je passe trop de temps sur l'administratif. Heureusement, Banque Populaire propose un service accessible depuis mon espace client pour gérer facture et note de frais très facilement.
Du coup, je commence à anticiper la réforme sur la facturation électronique et je me consacre à ce qui compte vraiment. mes clients. Apporter des solutions innovantes, c'est [musique] ça être la première banque des entreprises.
Banque Populaire, la réussite est en vous. Étude PME PMI 2025. 14 banques populaires, première banque des PME, voir conditions générales de banque à distance et tarifaire sur banquepopulaire.fr ou dans votre agence. [musique] Sud Radio, le 10h30, mettez-vous d'accord.
Valérie Expert. Bonjour à toutes et à tous. Nous sommes le mardi 16 décembre ensemble avec vous pour commenter l'actualité.
L'actualité dominée par la colère des agriculteurs encore et toujours. Ce matin, Annie Jeunevar était sur l'antenne de Sud Radio. Vous allez nous dire ce que vous en avez pensé.
Est-ce que vous avez été convaincu par ce qu'elle disait ? Je vais vous passer un extrait. Elle dit "Ce n'est pas Paris contre contre la province.
On va en parler évidemment les agriculteurs qui bloquent, vous l'avez entendu dans le dans le rappel des titres, qui bloquent des voies de chemin de fer autour de Paris également autour de des grandes des grandes capitales, des grandes villes. Beaucoup de mobilisation et je sais que vous êtes nombreux à nous écouter en Occitanie évidemment auditeur de Sud Radio. On va commenter cette actualité avec Medy Raï, analyste politique.
Bonjour. David Marguerite, sénateur LR de la Manche. Bonjour à vous.
Mathieu Batalon, communiquant président de MB Conseil, bonjour. Et nous attendons Jean-Christophe Gallen, politologue et conseiller en communication. On parlera également de cette petite vidéo publiée hier soir sur le média brut.
Petite vidéo dans laquelle Brigitte Macron exprime ses regrets. Est-ce qu'elle a raison de le faire ? Est-ce que c'est pas un peu tard ?
Est-ce qu'au contraire il fallait cette justification ? Là aussi vous, c'est un sujet qui vous a passionné la semaine dernière et puis la peluche du loup de la pub intermarché. Une contrefaçon en fait a été produite en Chine.
Et moi ce qui m'a frappé dans cette histoire c'est que bah ce loup, cette peluche, on est incapable de la produire en France aussi rapidement que la Chine. Alors c'est vrai qu'ils ont un petit peu d'avance sur nous. Néanmoins, il va nous falloir presque un mois.
C'est ce qu'a annoncé Intermarché pour que la peluche puisse être en en rayon au mois de au mois de de janvier. Bah peut-être on peut juste rapidement commencer par ce sujet. Ça pose ça pose cette question.
Alors moi moi ça me choque pas réellement dans le sens où on sait bien que les conditions de production en Chine sont ce qu'elles sont et que le respect des normes environnementales, sociales et même des droits humains et pas quand même leur spécialité. Hm. Donc euh j'aurais été inquiet si la une production européenne avait pu le faire dans les mêmes délais.
Ça voudrait dire que nous sommes sur les mêmes critères environnementaux, sociaux et droitsh humains. Euh alors après qu' est ça pose un autre problème en réalité Valérie, ça pose le problème de euh de faire revenir les chaînes de production en France avec pour le coup en respectant tous ces critères là. Mais euh ça par contre ça nous montre notre dépendance totale sur certains produits euh de de production chinoise.
Et ça pose à mon avis un autre sujet qui est un sujet plus sociétal et de de valeur. Euh c'est le besoin immédiat de d'une société de consommation qui a vu un produit et qui veut la peluche. Là c'est une peluche mais c'est pour autre chose.
Et qui veut ce produit dans la seconde. Voilà. Et a-t-on besoin de ce produit ?
Alors c'est une superbe peluche. La pub est formidable. Euh mais-ton besoin de produire immédiatement cette peluche dans n'importe quelle condition pour avoir ça immédiatement ?
Je pense que c'est un sujet qui c'est une une vraie question, un questionnement sur notre l'instant l' l'instantanéité des de de ce qu'on récupère à partir vous du moment où vous avez des gens qui vous offrent l'instantanéité. Et à partir de c'est ce que jeis dire, c'est on a l'habitude maintenant d'avoir quand on veut quelque chose, on va sur je vais pas citer de marque, je vais pas citer de sitite, mais on va sur des sur certains sites, on clique et quelques heures après dans sa boîte aux lett on a le produit. Et je pense que du coup ça ça ça conditionne un petit peu les gens à avoir tout dans l'immédiateté.
Et là, ça nous ramène à la vraie vie qui est que pour que l'immédiateté existe, il y a certaines fois une arrière-boutique qui est pas toujours très reluisante. Ça c'est le ver le vert à moitié à moitié plein. On va écouter ce que dit ce qu'en dit le patron d'Intermarché.
Écoutez, la vérité c'est qu'on a été pris de cours. Donc on va en pouvoir en produire une centaine d'ici la fin de l'année parce qu'on la veut française et européenne. Donc ce sera les petites quantités.
Donc cette année, ce sera à destination. Oui, parce que en fait ça suit pas derrière et nous on a fait le choix justement d'être cohérent et de pas importer ça de Chine. Donc c'est-à-dire que vous l'auriez commandé en Chine, vous l'auriez eu massivement, vous en auriez eu des dié beaucoup plus vite et puis surtout il y avait un bilan carbone qui était catastrophique parce qu'on aurait fait venir des avions.
Donc on veut pas ça. Par contre, on va les offrir à des associations pour les enfants mais on prend surtout l'engagement que l'année prochaine au pied du sapin en 2026, il y aura bien cette petite peluche made in France. C'est c'est c'est [rires] un peu tard.
C'était au 20h de de France 2 hier soir hein. Alors David Marguerite moi je partage complètement l'analyse qui a été faite. Alors d'abord je trouve que la publicité est très réussie que la créativité d'Intermarché enf c'est une agence de Montpellier ils sont plutôt bons sur sur leur pub de façon générale.
Après le discours du patron d'Intermarché montre bien l'impuissance qui est la nôtre aujourd'hui. Je partage aussi d'ailleurs le côté il faut avoir tout tout de suite. Ce qui est plutôt surprenant en voyant la publicité, je pensais pas qu'un produit dérivé immédiatement allait émerger.
Moi, je pense que ça pose quand même la question de la réindustrialisation de notre pays et du décalage énorme entre les discours et les actes. On a entendu des grands discours macronistes sur la nécessité de réindustrialiser et on partage, je pense, cet objectif. Maintenant, l'écart entre le discours et les actes, il est extrêmement important.
Euh moi, je peux vous citer des exemples très concrets. On discute en ce moment du projet de loi de de finances. Le gouvernement n'a rien trouvé de mieux à faire que de baisser de 25 % la compensation pour les territoires industriels.
Alors, qu'est-ce que ça veut dire ? Je veux pas être trop technique pour vos auditeurs, mais ça veut dire qu'aujourd'hui les collectivités territoriales ont été mises à contribution pour réindustrialiser des territoires dans notre pays. On a baissé les impôts de production.
Peut-être qu'il fallait le faire d'ailleurs pour relancer l'industrie dans notre pays. Ces territoires ont investi massivement. Ils ont investi pour les services publics, pour l'attractivité, pour pouvoir proposer des équipements aux nouveaux salariés de de ces industries.
Et dans le projet de loi de finance, décalage considérable entre les discours et les actes, je le disais, puisqu'on va baisser à ces collectivités les compensations qui étaient prévues de 25 %. C'est-à-dire aujourd'hui qu'on on a un discours qui consiste à dire réindustrialisons le pays, faisons en sorte que nos territoires s'engagent dans dans cette dynamique qui est largement partagée au-delà des clivages politiques et puis au bout du compte et bien on ne vous compensera plus ce qui vous était promis, c'est-à-dire un coup d'arrêt finalement à l'objectif de réindustrialisation. Il y a une contradiction complète et je trouve que l'impuissance que l'on sent dans le discours du patron d'Intermarché euh elle est finalement aussi la conséquence de décisions politiques qui ne sont pas assumées, qui ne vont pas jusqu'au bout de ce qu'elle promette.
Dites-nous 0826 300, est-ce que vous vous êtes prêt à acheter une peluche made in China euh et à et à quel prix ? Parce qu'il y a aussi la question du prix. Et puis euh et puis c'est vrai que quand vous allez euh à Disney ou dans d'autres parc d'attraction, bah les peluches elles sont pas forcément euh made in France hein, ça pose madeir c'est très rarement du made in France, c'est plutôt du made in Taiwan ou du made in China.
Bah oui, donc non, généralement. Donc est-ce que là il y a des pudeurs de gazelles ? Finalement, il y a un peu de pudeur de gazelle.
Ça montre bien aussi mais tout ce qui a été dit sur le tissu industriel français qui a été complètement abandonné. On a difficilement des industries aujourd'hui en France, c'est très compliqué. On pense surtout au textile qui a été laminé.
Donc on parle aussi de ce type de sujet. Donc c'est plus un sujet économique profond sur qu'est-ce que la France aujourd'hui, comment elle se voit, sa souveraineté industrielle, sa capacité véritable à être une industrie de point ou même on parlait de société de consommation comme on est capable de produire dans l'immédiateté. Aujourd'hui, la France en est incapable.
On se on se pense encore et moi j'ai grandi dans cet environnement de dire qu'on est la 5è puissance mondiale. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas et on voit bien sur le terme industriel. Donc il y a tout ce décalage entre la réalité de ce qui qu'est la France économique, de son tissu entrepreneurial et de comment nous on se voit et quand un chef d'entreprise donc le patron d'intermarché le dit ça choque.
Donc là on arrive au moment des fêtes. Donc c'est une peluche, on se dit que c'est c'est rien une petite peluche finalement c'est c'est mais une petite peluche aujourd'hui on n'est pas capable de la créer en grand nombre. Donc ça montre bien que il y a un énorme manque, il y a un énorme il y a un énorme besoin ici.
Pardon ? Donc ça ça montre tous ces défauts là. Après, c'est vrai que la pub a fait le tour du monde.
Ils ont été dépassés, je pense. Milliards, la pub est incroyable. La pub est vraiment incroyable.
C'est la c'est c'est the pub de l'année. Oui. Alors, juste un petit bémole, j'ai entendu le chef Yve Cand deb qui disait euh "OK, on fait on fait du feelg et cetera.
Maintenant, pourquoi Intermarché vend des tomates qui viennent d'Espagne ? Ils vendent enfin voilà le sourcing sur le sujet de l'agriculture. Voilà.
Non mais voilà, on découvre on découvre pas que la publicité est pas forcément la réalité. Absolument. Non non mais puis il y a tous des il y a tous des bas ridicules sur les loup ne sont pas végétarien.
Enfin je c'est un film d'animation très réussi qui effectivement est très bon vous qui vous qui êtes communiquant qui est très bon pour l'image d'intermarché mais c'est vrai qu'on peut ils font toujours des très belles pumes intermarché c'est pas leur première ils ont une tradition de très belles pumes. Alors Jean-Christophe Gal vient de nous rejoindre. Nous étions sur le sujet on a démarré là-dessus.
Je voulais commencer avec les agriculteurs et puis voilà, j'ai été emporté par cette peluche. Mais c'est mais c'est mais c'est une c'est une belle image mais c'est vrai que c'est un classique aux États-Unis ces films de fin d'année mais spécifiquement publicitaires pour la fin de l'année. C'est on attend ça comme un espèce de rituel et là c'est une première parce que là pour le coup c'est un peu ce que font d'autres marques, on va pas les citer à l'antenne mais qui sont classiques et qui font des des hits mondiaux à chaque fois ou quasiment parce que ça part des États-Unis là pour le coup l'affaire de la peluche mais moi je me réjouis d'abord qu'un studio Montpellierin bon vous l'avez certainement dit soit soit le créateur sans en plus c'est écrit et certifier intervention d'une intelligence artificielle ce qui est aujourd'hui rare dans l'animation et donc on a la perspective de quelque chose qui est un vrai talent français aussi.
Alors bien sûr voyez on est plus 5e finance mondiale mais en réalité on est capable aujourd'hui de fabriquer parce que une entreprise a voulu don fait confiance à un studio pour une opération qui est un peu atypique je vous le redis ces films de fin d'année ils sont rares en France voir ils n'ont jamais existé que en tant que tel à la fin de l'année en terme publicitaire. Donc c'est un investissement assez lourd, assez lourd dans une industrie qui elle est plutôt en bonne forme, celle de l'animation de France, disons-le de manière très positive. Alors évidemment l'industrie du textile, bah ouais c'est vrai que ou celle de la fabrication de jouets, il y a quelques fabricants de jouets qui résistent sur des objets bien particuliers dans l'est de la France par exemple.
On n'est pas les seuls hein. Je veux dire le textile par exemple, je sais pas si on peut en trouver. Alors évidemment, vous avez de l'Italien, vous avez de l'espagnol, vous avez euh des groupes qui résistent qui sont devenus mais en France, nous on a plutôt perdu le fil et cette année en particulier les entreprises de distribution qui pourtant fabriquaient la plupart du temps en Chine et dans d'autres pays asiatiques et ben ou voir d'Europe centrale ont baissé le pavillon.
Alors moi, je retiens surtout la belle histoire de ces studio d'animation et la confiance faite par un groupe de distribution dans cette industrie française. Alors évidemment, ne pas prévoir qu'on va être dépassé par le succès, c'est c'est compliqué. Oui, c'est compliqué.
Voilà, on va parler donc de la colère des agriculteurs. La mobilisation la mobilisation est toujours présente. Est-ce que vous avez entendu euh ce que disait la ministre ce matin ?
Elle elle lâche un peu de l'est mais en même temps elle maintient le fait qu'il faut abattre les troupeaux. On y revient avec vous. 0826 300 300.
Puis surtout la colère peut-elle s'étendre ? est en train de s'étendre puisque on voit que certaines grandes villes sont bloquées à Paris, c'est la N12 qui est qui est bloqué. Ça, on commence à voir les effets.
On a entendu tout à l'heure également que certaines voies étaient de train étaient également bloqué. 0826 300. On vous attend à tout de suite.
Sud Radio Valérie Expert et on est ensemble avec vous sur Sud Radio avec Jean-Christophe Gallien politologue conseiller en communication Mira Raï analyste politique David Marguerite sénateur LR de la Manche et Mathieu Batchellen communiquant président de M2B Conseil. La colère des agriculteurs ne faiblit pas. La ministre ce matin était sur Sud Radio euh pour répondre pour tenter d'expliquer les décisions du gouvernement.
Alors, écoutez, dans un premier temps euh ce que disait Lionel Candelond à la coordination rurale à la sortie de la Réunion hier soir à Toulouse avec Annie Genevard. Moi, j'ai pris un millier de grenades en Ariège. Il est il est hors de question que j'annonce à ma compagne qu'on abattra tout son troupeau pour une bête malade.
Hors de question. Ça si elle veut pas l'entendre et bien on arrachera des routes, on fera sauter les ponts, c'est pas un problème. Et s'il faut en arriver plus loin avec les gendarmes mobiles, et ben tant pis.
Si elle nous y pousse, on les fera. Mais aujourd'hui, il faut qu'elle comprenne que la détresse agricole et la colère agricole, elle les a mises jeudi dernier. Aujourd'hui, on discute plus.
Elle a cap appliquer la suspension des abattage. C'est la seule le seul moyen qu'elle a de sortir la tête haute de ça, c'est tout. Alors, la réponse d'Annie Jeunev ce matin, elle était au micro de Jean-François Aquili.
Il y a pas Paris, les scientifiques qui décident et le terrain Luxitanie qui obéit. Là maintenant, je veux qu'il se mette autour de la table sans les politiques. Voilà, il faut que ce soit des auto des des organismes indépendants qui puissent parler à des représentants du monde agricole, des éleveurs qui puissent dialoguer et qu'il recherchent ensemble la meilleure façon de se protéger de cette maladie.
Moi, mon objectif, mon impératif absolu, c'est qu'on protège le monde de l'élevage euh de cette maladie redoutable qui peut décimer les troupeaux à une vitesse fulgurante. Et il faut que ça se fasse très vite. Oui, très vite.
On a déjà Philone 0826 300. Bonjour Phil, vous nous appelez de Lauron Sainte-Marie. Euh vous êtes vous êtes agriculteur ?
Oui, c'est ça. Pardon. Vous avez écouté la ministre ce matin, donc elle ne veut pas renoncer à l'abattage, hein.
Oui, oui, oui, j'ai j'ai bien entendu et hier, on était justement à la préfecture, monsieur le préfet et à madame la pizza des étem euh des DPP, pardon. Euh nous on aura bien fait entendre que sur le plan sur le 64 euh moi je suis de la confè de LB on est on est contre la l'abattage. On peut pas se permettre de continuer une campagne comme ça.
Il faut qu'elle déclasse la sur le plan européen la la maladie. soit on est classé A, il faut faut sortir de ça pour pouvoir travailler, continuer à travailler aussi euh avec les pays comme l'Espagne et l'Italie pour qu'on puisse accéder toujours là-bas. Mais arrêter.
Alors, elle a parlé que le le collègue de la de la CR c'était des menaces. Moi, ici, c'est pas des menaces, c'est un constat. Euh tous les éleveurs sont sous pression.
Euh qu'on ait cinq vaches, 10 vaches ou 100 vaches, ça sera pareil. Il y a il y a des il y a plus de on a des villages où il y a plus de de vaches que d'habitants. Donc ça ça va se passer comme en arriège certainement mais et c'est pas des menaces, c'est un constat.
Ouais, c'est c'est dramatique et il faut on a perdu beaucoup trop de temps sur la vaccination. On on aurait dû attaquer il y a plus d'un mois de ça et c'est pas possible. Ouais.
Mais mais la vaccination, ça vous empêche, vous venez de vous l'avez dit he, de vendre vos bêtes à l'export et puis et puis l'argument des vétérinaires, c'est de c'est de dire que cette maladie est extrêmement contagieuse et que l'abattage est la seule solution. Sinon, ce seront tous les trop qui seront contaminés et vous perdrez encore plus de bêtes. Oui.
Ben alors déjà comme ça, on peut développer la la vente locale. Hm. Hein ?
Parce qu'on on a le meilleur costure qui nous par derrière. Non. Non, ça ça aussi c'est c'est impossible.
Et pourquoi pas essayer là, ils auraient pu le faire en Ariège euh faire une ferme test et pour voir comment ça se comporte. On a déjà eu des maladies vectorielles et on va en avoir d'autres certainement. On a eu la MHE, on a eu la terre catara euh voilà, on cous moi j'ai des brebis aussi donc on cous les brebis, on est habitué à à avoir des maladies et à travailler avec nos vétérinaires.
On est habitué. Est-ce qu'on sait réellement euh alors là, elle nous parle maintenant de scientifique, mais elle aurait pas pu travailler un peu avant avec les scientifiques ? [rires] Bah non non non, on peut pas se permettre non de d'abattre des bêtes comme ça.
C'est c'est des années des années de sélection. Bien sûr. Oui.
Oui. J'ai des vaches bernaises. J'ai des vaches bernaises très petit effectifs.
Si on m'embat le troupeau, c'est que je vais les trouver moi bête. Nous aussi, on est au pied de la montagne, on est on a le bétail qui est habitué à transhumer. On peut pas se permettre d'aller acheter des vaches après de la plaine pour les mettre en montagne.
Et des vaches, il y en a pas à vendre. Hm. Mais enfin, question un peu brutale, mais si elles meurent toutes, si elles sont toutes contaminées, mais mais elles ne pourront pas.
C'est c'est pas vrai. C'est on a vu là, il y a un vétérinaire le qui a parlé 05 % de du cheptel qui qui peut attraper et non 5 % du chaptel qui peut attraper ça et après vous avez euh 0 5 % qui peut en mourir. On nen sait rien.
Ils ne savent pas. Alors bon non non non après oui les vétérinaires et cetera mais bon bah bon on entend on entend le le coq derrière vous et en tout cas on entend effectivement enfin ce qui est c'est terrible c'est terrible pour vous c'est important de parler aussi de cette de cette origine des vaches de de ces vaches et de ce que de ces bestiaux que ça représente pour vous je sais pas qui veut David Marguerite bien dire un mot dire à fil bonjour monsieur d'abord et et bon je pense que ici on partage tous la détresse que que vous ressentez que vous vivez très très concrètement. Moi, je suis dans dans cette crise.
Mon avis, il est d'abord de dire que pour la première fois ou pour une des premières fois, la crise agricole de 2024, c'était un peu ça aussi, c'est qu'on n'est pas sur une affaire de la rémunération des agriculteurs, ce qui a été plutôt l'habitude jusqu'ici, c'était le juste prix et de parler de l'agriculteur qui se lève tôt le matin et qui ne peut pas vivre décemment de son travail. Aujourd'hui, je connais bien Annie Junevar, je crois pouvoir dire qu'elle fait ce qu'elle peut dans cette situation qui est dramatique. Je ne suis pas scientifique, on n'est pas scientifique ici.
On peut difficilement avoir un avis définitif sur ce qu'il convient de faire, là où un consensus scientifique pour le coup semble plutôt se dégager sur la nécessité d'abattre les troupeaux pour éviter en effet une contagion et éviter que ce soit tout le septel français qui soit aujourd'hui traité. Maintenant, une fois qu'on a dit ça, ça ne suffira pas à convaincre monsieur. Je pense aussi que il a envie que l'alternative qu'il préconise savoir plutôt le confinement, il parler d'une ferme pilote ou d'un exemple, ça puisse être testé.
En tout cas, que ça puisse être écouté, peut-être entendu si ça peut apparaître comme une solution. J'en suis pas convaincu puisque les autres pays européens ne semblent pas se diriger vers cela et encore une fois, un consensus semble se dégager sur la bonne solution. Alors, bien sûr, il y a la question des indemnisations, mais ça ne suffit pas non plus à prendre en compte la réalité émotionnelle. euh que vivent les agriculteurs.
Moi ce que je voudrais dire aujourd'hui, c'est qu'il y a aucune profession qui n'a été soumise depuis euh des décennies à une pression à la modernisation euh qui euh se qui voit empiler les normes, la bureaucratie parce que c'est ça le sujet, ça va bien au-delà aujourd'hui euh euh du problème euh de la maladie et de la contagion. C'est la la bureaucratie que les agriculteurs ont l'impression de vivre. On leur a demandé de se moderniser, on leur a demandé des efforts et ils ont le sentiment que ça n'ira jamais assez.
Ils ont parfois aussi le sentiment légitime qu'on a privilégié un modèle sur les autres. Je parlais euh du bio. Euh c'est pas ce qu'on fait dans nos collectivités.
D'ailleurs, on soutient toutes les formes d'agriculture. Euh et moi, je voudrais dire à monsieur que euh la moindre des choses, c'est de pouvoir comprendre ce qu'il dit, euh de l'entendre et peut-être de relier euh le le drame que nous vivons, que vivent les agriculteurs aujourd'hui à un contexte plus global qui est celui de la crise des normes et qu'on l'a vu l'année dernière au moment de la crise. Moi, je voudrais juste citer un exemple, je termine par là.
Quand la réponse du gouvernement au message, à la colère des agriculteurs a été de dire par exemple, on va créer un nouvel observatoire sur les e dans notre pays, on se dit on est chez les fous d'une certaine manière. Comment on peut se dire que la profession qui nous nourrit, qui fait la fierté de nos territoires et de notre pays peut être considéré de cette manière avec un message fort sur les normes et l'empilement des normes comme réponse ? Et je crois que c'est aussi cela aujourd'hui le message des agriculteurs au-delà du drame qu'ils vivent ponctuellement et qui est un véritable drame sur lequel évidemment on compétit tous.
Jean-Christophe Galen. Moi ce qui m'intéresse c'est qu'effectivement il y a deux aspects. Il y a un aspect très très concret et très direct dans sur la sur l'élevage.
Je pense que oui, on peut être indemnisé. Oui, derrière il peut y avoir des effets assuranciels, une solidarité. Mais ce monsieur le dit, il ne trouvera pas d'animaux.
Il ne trouvera pas d'animaux au point où il en est arrivé. C'est-à-dire que c'est un travail de longue haleine sur la filière, le des espèces qui sont sinon toutes les mêmes. Et là en l'occurrence en France la force c'est on revient à notre capacité encore une fois peut-être plus 5e puissance mondiale mais on a une capacité de diversité de filière qui est assez impressionnante notamment sur la proine animale et donc sur les vaches c'est ou les en tout cas les les animaux et les beauvins et donc je crois que et sur les autres d'ailleurs aussi.
Mais après, il y a un deuxième point qui est plus large et qui est intéressant de mon point de vue parce que ou alors c'est vrai que les clair il y a 20 ans la fièvre afteuse on abattait et tout le monde demandait plus d'abattage et tout le monde était d'accord. aujourd'hui voilà l'internet, les réseaux sociaux quelque chose qui est à la fois très positif. l'idée qu'on on peut contester une figure verticale scientifique dont par ailleurs quand on aborde le le monde de la pharma et parfois même d'autorité publique lié à la pharma, on peut lui contester une vérité absolue sur c'est ce qu'elle déclare.
Et donc ça c'est intéressant l'idée qu'on n pas on n' pas raison parce qu'on aimait depuis un point si vous voulez d'un ancien clair. Ça ça me paraît être intéressant et le fait de pouvoir contester déjà quelque chose qui est intéressant de mon point de vue en terme démocratique. Après, il y a la version extérieure complotiste de cette affaire là.
C'est qu'en gros pour le coup, on on on ouvre aussi la voie à d'autres manipulations qui sont évidemment reliées. C'est-à-dire d'un côté, vous avez la bonne la bonne formule, c'est contester l'idée qu'on a pas forcément raison parce que voilà, l'autorité publique associé à l'autorité sanitaire dit c'est comme ça. Bah peut-être que c'est pas vrai et ça il y a des exemples qui montrent que c'était pas vrai.
En l'occurrence on ne sait pas et puis après ça ouvre la voie à cette permanence si vous voulez de la manipulation. Donc oui, c'est intéressant et ça se relie à ça. C'est le secteur agricole là, mais vous l'avez dans le vaccin, vous l'avez dans plein de secteurs aussi sanitaires dès que l'autorité publique et ça c'est les aussi la conséquence terrible d'une gestion 2020 publique, politique et sanitaire qui était un peu déficitaire.
On va se retrouver dans un dans un instant. On aura Cédric qui est agriculteur en ligne et puis vous pourrez évidemment réagir à ce qui vient d'être dit. Mais pour le moment, nous allons jouer.
Vous allez jouer avec nous. Vous allez jouer avec Sud Radio. Envoyez sapin par SS SMS pardon au 720 18.
Alors un bon d'achat de 200 € pour le site Levent à la Française. Ce sont des bracelets intégralement fabriqués en France. Là ils ont eu le temps de les de les faire. [rires] Ils s'y sont pris à l'avance Cocorico et il y a une très jolie rose des vents.
Donc vous envoyez Sapin par SMS au 7 208. On vous donnera le nom du gagnant ou de la gagnante en fin d'émission et puis nous continuons de de parler, de débattre, de commenter cette crise de la dermatose. Les propos de la ministre qui veut un dialogue scientifique avec les éleveurs.
On y revient dans un instant avec vous. 0826 300. Appelez-nous pour nous dire dans quel état d'esprit vous êtes, si vous êtes déterminé, si vous voulez monter sur la capitale pour pour affirmer, pour dénoncer ce qui est en train de se passer à tout de suite.
Sud Radio 10h midi, mettez-vous d'accord. Valérie Expert et nous sommes ensemble avec vous sur Sud Radio. Moins 5 autoroutes bloquées par des agriculteurs, des trains à l'arrêt.
La mobilisation semble se durcir. Cédric, vous nous appelez de Bier. Alors, vous n'êtes pas agriculteur, mais vous les vous les soutenez.
Racontez-nous un petit peu ce que ce que vous pensez de ce qui est en train de se passer. Que bonjour à vous tous. Oui, effectivement, je suis pas agriculteur mais je suis en train de de de de pousser à ma façon une sonnette d'alarme, de tirer une sonnette d'alarme parce que quand on se rend compte qu'en fait on a une une ministre de de l'agriculture qui ne fait qui n'a jamais fait d'agriculture, qui n'a jamais été au-delà de de professeur de français et de latin, alors elle fait des je vous je vous arrête juste une seconde pour pour dire les choses. les meilleurs ministres de la santé n'étaient pas forcément médecins et ils sont entourés et ils sont entourés de de spécialistes et et et on a ce problème là dans notre gouvernement, c'est qu'en fait à chaque fois on a des personnes qui n'ont jamais été ce qu'ils sont aujourd'hui et qui ne peuvent pas répondre aux agriculteurs euh sauf dire "On va essayer, on va essayer de faire." Donc là, elle a fait la pleurnicheuse ce matin euh euh au micro de Sud Radio alors qu'elle n'a pas répondu aux agriculteurs.
Moi, je dis et je et je persiste dans ce que je vais dire, c'est que ils sont en train de tuer l'agriculture comme ils ont tué la pêche. Ils sont et comme ils sont en train de tuer le transport routier, comme ils sont en train de tuer l'industrie parce qu'ils veulent une Europe et ils veulent tuer ça. Moi, j'ai vu de mes yeux vus en ce moment dans tous nos magasins, on se retrouve avec des la pénurie d'œuf alors qu'on a jamais eu de pénurie d'œuf.
Et par contre, suite à cette pénurie d'œuf, il faut rentrer des œufs ukrainiens. Attire la rigo, je suis dans le transport, je vois des centaines, des centaines par mois de transporteurs ukrainiens qui rentrent en France avec des gros œufs marqués UA dessus. Euh et ça ça me fend le cœur.
Là, ce qu'elle aurait dû dire madame madame Jeevar Jeunev, c'était on stoppe immédiatement immédiatement l'abattage parce que euh ce qu'on a fait, ce qu'on fait pour les animaux, on l'a pas fait pour la COVID. On est bien d'accord. Pourquoi dans ces cas-là alors on abat on allait pas abattre les êtres humains ?
Pourquoi on abatel complet ? Non, mais on a on abat un cptel complet pour une bête, deux bêtes. Non, on les met en quarantaine, on les soigne.
Si elles peuvent pas les soigner, on les abat. Mais on peut pas abattre un chaptel complet. Mais vous imaginez dans quelle dans quelle vie on on on vit aujourd'hui ?
On est obligé de tuer un un cheptel complet. Mais moi ça me je l'ai écouté ce matin, elle m'a fait rigoler. C'est vrai qu'elle a fait de l'art.
Elle a elle a fait des études dans l'art. Elle elle est super forte. Elle a fait un cinéma mais formidable.
Je vois moins les les agriculteurs aujourd'hui en colère. Mais bien sûr, ça va péter. Mais bien sûr que ça va péter.
Pourquoi ? Parce qu'on les prend pour des idiots. Mais on les prend pour des idiots.
Depuis 2023 où monsieur Macron s'est caché au ministre pendant pendant le le salon de l'agriculture parce qu'il il a il a eu il a eu peur de des agriculteurs, mais depuis 2023 effectivement il les prennent pour des idiots. Et à un moment donné effectivement là c'est la goudeau qui fait déborder le val. va falloir à un moment donné se poser les bonnes questions et dire stop à à l'industrialisation à l'européanisation de de notre agriculture.
Euh j'entendais euh votre invité euh l'erre qui dit "C'est vrai qu'on a on a euh une agriculture qui est très belle, qui est ceci qui est cela." Ouais, mais elle est très belle, mais elle est tuée par les gens, les députés et puis tous les gens qui sont au Sénat ou ou à l'Assemblée nationale. Et après, on nous sort derrière les micros.
Oui, ils sont bien, ils sont c, ils sont c, ils sont là, mais ils sont en train de tous les tuer les uns après les autres et ils n'en ont rien à faire. Alors, derrière un micro, on se on on on se bat en disant "Oui, mais on va essayer de faire ça, on va essayer." Non, le euh c'est déjà acté.
C'est déjà acté depuis des années. Et moi ça me fond le cœur parce que aujourd'hui, on mange excusez-moi, de la merde. Et pourquoi ? parce que on n plus d'agriculture, on a plus rien.
On on a des supermarchés qui vendent du poulet alors avec un un logo français mais quelque part derrière c'est pas français parce que il y a marqué transformé en France. Donc cette nourriture là, elle est pas française, elle est transformée en France. Et une dernière petite chose pour revenir sur les euh sur les peluches.
On rigole avec les peluches d'Intermarché mais les peluches de Paris 2024, elles étaient toutes de Chine et ça dérangeait personne. Oui. Oui.
Non mais vous avez vous avez vous avez raison. Vous avez raison sur ce point. C'est ce que je disais quand je disais on achète quand même pas mal de peluches qui ne sont pas faites en France.
Merci Cédric. Mathieu Batchalon voulaz réagir. Euh oui, je voulais réagir parce qu' on sent bien en fait que ce ce qui se passe depuis quelques jours et la conséquence de c'est la goutte d'eau quoi.
Ouis. De plein de choses. C'est ce que disait ce que disait Cédric.
C'est une colère énorme avec on va pas revenir mais on l'a déjà dit. On soutient évidemment le monde agricole avec des gens qui comptent pas leurs heures, qui ont des conditions de travail et et de vie extrêmement précaire pour certains. On sait qu'il y a malheureusement beaucoup de d'agriculteurs et d'exploitants qui même se suicident tellement leurs conditions de vie sont sont sont atroces.
Et donc en réalité c'est cette colère, elle est aussi la conséquence du d'un mythe. Euh vous savez, il y avait Roland Bart qui parlait des mythologies françaises. Moi j'ai l'impression qu'on est dans pleine mythologie française.
On en parlait tout à l'heure sur l'industrie, c'est pareil, la France agricole. Donc on est resté bloqué sur une carte postale qui est la France rurale. L'agriculture française va très bien.
C'est formidable. Alors il faut qu'on fasse du bio. Il faut en même temps que ce soit pas très cher.
Il faut en même temps qu'on ait des petites fermes. On imagine voilà. Et en réalité on le voit.
La réalité, elle est pas c'est pas ça. La réalité, c'est des agriculteurs qui n'arrivent pas à se payer, qui sont euh qui sont étranglés par les normes, par la paperace euh et par les normes européennes qui doivent faire face à de la concurrence la fameuse concurrence libre et non faussée et qui euh on l'a dit aussi euh le Mercosourd c'est cet accord de la honte est arrive pour pour essayer de les les mettre à genou définitivement. Donc je pense que c'est vraiment euh il y a effectivement ce problème sanitaire mais qui n'est euh que une goutte d'eau supplémentaire dans un monde agricole qui est exangue et qui est victime d'une mythologie française qui est celle de l'âge d'or comme sur l'industrie.
Euh on est persuadé que l'agriculture française c'est un fleuron, c'est formidable. Oui, il y a des agriculteurs formidables qui peuvent faire des choses, mais encore faut-il qu'il y ait des politiques qui puissent les soutenir derrière. Euh my Je vous avez entendu ce que disait Cédric.
C'està dire que en fait c'est l'abattage qui est qui est aujourd'hui. Alors sur le le cas de de l'ariège quand la ministre a parlé vendredi, elle a bien signalé qu'il y avait en fait potentiellement d'autres vaches qui étaient contaminées. C'est que comme les beauvins sont des énormes animaux, lorsqu'on fait un prélèvement sur une vache, ben on n pas forcément tout de suite la détection de la maladie.
Pierre que ça, la maladie, elle est en symptomatique. Donc on peut avoir des vaches qui sont malades mais qu'on détecte pas tout de suite. Donc ça complique encore plus les choses.
Donc là, il faut parler effectivement de consensus scientifique. Il faut se baser sur ce que disent les vétérinaires. Oui, mais il y a ce que disait Jean-Christophe, il y a de la défiance aujourd'hui.
Il vous a pas échappé que les vétérinaires sont menacés de mort. Et il y a une autre dimension. Ouais.
Et une autre dimension qui est pour moi la base de toute cette méfiance, c'est que on est vraiment dans du passionnel, du cognitif et je crois qu'on n'imagine pas à quel point ça peut être douloureux pour un agriculteur de voir partir ses vaches. Je crois qu'on ne l'imagine pas quel sûr on on entend cette détresse en fait quand on voit les images de l'Ariège on voit et c'est l'impression que ça donne et là on peut parler ensuite de complotisme de tout ce qui a été relayé sur les médias et de la manière dont certains médias ont traité l'information c'est qu'on voit finalement un état qu'on peut requalifier un peu de centrale avec la gendarmerie qui va forcer une paysannerie qui va forcer des paysans finalement pour abattre leur vaches et il a un sentiment d'incompréhension respectif donc on a l'impression d'une situation avec un état qui gère de manière froid clinique presque déshumaine avec des agriculteurs et là on pense à tout l'imaginaire qu'on peut avoir sur qu'est-ce que l'agriculteur aujourd'hui qui doit être à la fois un sein biologique qui doit être en même temps un travailleur pauvre qui doit être un chef d'entreprise qui doit rationaliser ses coûts et toutes cette dimension là sont en train de s'entrechoquer. Donc il y a un élément qui est cognitif, qui est important dans le débat public et il est peut-être pas assez pris en compte peut-être du coup par la par la ministre à ce niveau-là, c'est que même si elle le dit, on voit que toutes les erreurs, toutes les crises agricoles qui ont été menées jusque- là et bien il y a toujours eu ce sentiment de nous ne sommes pas entendus.
Pire que ça, le monde agricole, il est divisé. On parle de la coordination rurale, on parle de la FNSEA, le territoire français a différentes agricultures. On sait que l'Ariège, c'est compliqué en ce moment.
On sait que ben il y a eu déjà des cas de DNC dans l'est de la France mais ça n'a pas mené au mêmes résultats. On parle de vaccination donc il y a à la fois ces discours qui s'entrechoc. Il y a des réalités différentes pour les acteurs et au final personne n'arrive à se comprendre.
Personne ne même le même j'ai envie de dire ne parle le même langage et politiquement c'est un énorme flou aujourd'hui. Donc même si la ministre doit aller dans le je pense que pour moi elle fait elle dit plutôt les choses correctement. Je pense qu'elle n'est pas compris par le monde agricole parce que aujourd'hui le gouvernement ne peut pas être entendu parce que les crises successives ont amené une incompréhension et une défiance totale envers le pouvoir.
Sûr, bien sûr. Euh voulez dire à moi. Oui, merci Valé.
Je voulais répondre juste à votre auditeur qui m'interpellait. Premier point, je crois pas que avoir un un expert à la tête d'un ministère soit la garantie d'une bonne gestion. Si un agriculteur était nécessairement un bon ministre de l'agriculture, je pense que ça se saurait.
Et je pense qu'au contraire, on a plus une capacité de pilotage de son administration quand on n'est pas expert et d'un courant plutôt qu'un autre. Deuxième chose, je voulais lui dire que mon message il est très clair et je rejoins tout à fait ce que les interlocuteurs ont dit. C'est-à-dire que aujourd'hui la crise que nous vivons, elle va bien au-delà de l'affaire de la maladie.
Elle est l'affaire d'abord de la norme, des normes et de la bureaucratie. Et ce que je voulais vous dire, monsieur qui qui nous écoutait, c'est Cédric, moi j'ai voté la loi du plomb au Sénat précisément parce qu'on en a assez aujourd'hui. Qu'on impose aux agriculteurs français des contraintes, qu'on n'impose pas au aux produits qui viennent de l'étranger.
Et c'est précisément ça l'affaire du Mercosur aujourd'hui. C'est exactement ce qui est en train de se passer. Ça tombe au pire moment cette affaire, c'est d'ouvrir à tous les vents de la mondialisation des produits qui ne sont soumis à aucune de nos contraintes, aucune de nos contraintes et qui vont pouvoir envahir le marché français de la viande, du soja, du sucre.
Et ça c'est le sujet qui sera d'ailleurs traité cet après-midi au Sénat avec une résolution pour dire à minima reportons ce vote. Enfin, je voudrais lui dire que je suis élu local aussi, je suis conseiller régional dans une région la Normandie qui pour qui l'élevage, l'agriculture dans son ensemble est essentiel. Ce que nous faisons là-bas, c'est de soutenir tous les agriculteurs, quel que soit leur mode de production.
On n pas voulu faire d'idéologie en disant tout pour le bio. On a voulu en aidant plus de la moitié de nos agriculteurs, il y en a près de 30000 dans la région, soutenir la modernisation des exploitations, soutenir le renouvellement des générations qui est un des sujets de la crise agricole. Comment on fait pour renouveler les générations ?
Comment on fait pour former, aider à l'installation avec des méthodes qui ne soient pas celles d'une idéologie, mais qui accompagnent les agriculteurs au quotidien dans le travail que nous respectons tous ici. Hm hm. On va se retrouver dans dans un instant, on va parler du tout électrique.
Tiens tiens, c'était pas une bonne idée nous dit Bruxelles. Finalement, on va en parler avec vous David Marguerite dans un instant et puis on va on va revenir également sur peut-être l'intervention de Brigitte Macron hier, cette petite vidéo où elle dit regretter mais elle ne s'excuse pas. Je trouve qu'il y a une nuance sémantique importante.
À tout de suite. Sud Radio le 10h30. Mettez-vous d'accord.
Valérie Expert. Quelques mots sur la vidéo publiée hier soir sur le média brut, médiia en ligne. Décidément les les médias alternatifs ont la côte hein.
On voit que Nicolas Sarkozy a accordé une interview à légende. Interview euh assez euh c'est du publir radiac hein. Ouais.
Ouais. C'était il pas beaucoup de contradictions. Non, il y avait pas beaucoup de [rires] contradictions.
Après il y a d'autres plateaux. Il y a pas beaucoup de contradictions sur certains politiques non plus. Allez, on nira pas plus loin.
Brigitte Macron hier donc c'est justifié, enfin c'est elle ne s'est pas excusé. Elle n'a pas dit le mot je m'excuse. Elle m'a dit "Je suis désolée." Donc elle m'a dit elle a dit "Écoutez, on a un extrait.
Je peux pas regretter de parler. C'est pas l'épous du président de la République, je le répète, c'est Brigitte. Je suis pas tout le temps l'épouse du président de la République.
J'ai aussi une vie privée et à ce moment était à vent privé. Je suis désolée si j'ai blessé des femmes victimes. Ce sont elles, ce sont-elles et à ell seul que je pense certainement.
Et je ne supporte pas également qu'on interromp un spectacle. Ça veut dire quoi ? Mais cette censure qu'on exerce sur les artistes, c'est quelque chose que je ne comprends pas.
Nous ne sommes pas des juges. Voilà. Donc elle dit "Je suis désolé si j'ai blessé les femmes victimes, je ne retire pas mes paroles sur les salones puisque c'est ce mot qui a qui a choqué en disant que oui celles qui interrompent des spectacles sont des salones." C'est ça revient à dire ça.
Donc là c'est peut-être le communiquant vers qui je vais me tourner. Mathieu Batchlon. Moi je voulais ce qui me c'était c'était on on l'a sûrement Ah oui non moi je voulais réagir surtout déjà ce qu'on avait déjà dit avant.
Bon c'est une conversation privée. Voilà. Moi un truc qui m'a toujours interrogé depuis le début, c'est comment cette vidéo sort parce queon il y a quand même pas 50 personnes non plus autour.
Donc c'est a priori elle est dans un cadre où elle pense qu'elle est dans un cadre privé. Or euh c'est pas privé puisque la vidéo sort. Il y a un moment où quand on est c'est une agence de presse, c'est une agence de presse, un photographe qui est là, qui fait des photos et qui fil Macron n'est pas n de la dernière pluie et elle est certes, elle n'est pas responsable politique.
Le statut de la première dame en France, c'est ce qu'il est, mais bon, elle est elle devrait quand même après tant d'années d'expérience un minimum vigilant ce genre de choses. Enfin, Jean-Christophe connaît cette situation. On a conseillé des personnes, des personnalités, on leur a toujours dit et qui était les personne moins connu que Brigitte Macron toujours dit de faire attention aux caméras, au micro.
Alors, c'est difficile mais euh mais c'est pas le sujet là. Enfin, le sujet c'est cette vidéo de de justification, on va dire, parce que pas d'excuse. Elle elle maintient ce qu'elle dit.
Euh je crois que je crois quand même que le sujet c'est quand même se dire que c'est que alors elle elle utilise l'argument pour ne pas effectivement elle a raison hein s'excuser si elle elle elle persiste sign en gros c'est ça son son sa communication c'est ça c'est dire voilà je persiste ces signes et même j'ajoute à ma charge l'idée que elles sont des vraies connes d'avoir interrompu que ça c'est anti voilà on ne peut pas interrompre des spectacles tout ça c'est ridicule et ainsi de suite. laisser les artistes travailler une décision de justice, une décision de justice. Voilà.
Donc elle affirme, elle confirme. Maintenant sur la partie, ce qui m'intéresse moi c'est aussi sur ce que vient de dire Mathieu, c'est la dimension vie privée, présidente de la épouse du président de la République même pour un quinquen on sort un peu si vous voulez du contexte surtout quand on est en permanence en train de jouer avec justement l'exploitation et la mise en lumière sa vie privée dans un contexte médiatique dont on sait très bien que c'est une manière aussi d'habiller une présidence et elle est pas la seule à le faire. Il y en a eu d'autres avant, ainsi de suite.
Donc dire après ouais parce que c'est un sonore et pas simplement une image bien léchée qu'on retrouve dans Paris Match ou dans point de vue image du monde je ne sais où que ma mimi je sais pas qui leur a leur a préparé bien comme il faut le terrain. Exactement. Et bien écoutez là c'est plus difficile à accepter.
Donc oui elle n'est pas oui elle elle à ce moment-là qu'elle assume totalement l'idée qu'elle confirme et qu'elle signe mais qu'elle ne racon pas une histoire sur la vie privée. Non elle dit c'est c'est mon espace privé. et quelque part, j'ai un peu le droit de raconter ça.
Donc en fait, elle joue de mon point de vue, elle joue même avec le concept, c'estàd qu'elle joue même avec le concept et qu'elle s'amuse encore à à l'aurais elle elle elle va encore plus loin. Est-ce qu'elle a est-ce qu'elle aurait dû faire cette vidéo ? Non. 0826 300 euh vie privée devant les caméras nous dit Thomas avec un point d'interrogation pardon. [rires] David David David moi je je trouve enfin je trouve que c'est pas très clair ce qu'elle dit.
Alors, d'abord le premier point, c'est que euh on a le droit quand on est une personnalité publique d'avoir quand même un moment de relâchement dans un cadre privé parle à un ami Harry Habitant, elle réagit un peu sur le coup de l'émotion du spectacle. Bon moi bon déjà je trouve que moi je modère un peu ce que vous avez dit. Ça peut m'arriver moi dans un moment un peu privé de dire quelque chose qui peut sortir du cadre et c'est pas dramatique.
Mais par contre, moi ce qui m'interpelle dans ce qu'elle dit, vous avez pas entendu je l'entends avec vous, c'est quand même pas très clair parce que elle s'excuse auprès des femmes victimes et en réalité le mot qu'elle a utilisé c'était pas du tout pour les femmes victimes. C'est pour les féministes enragés qui sont venus dans le spectacle attaquer un artiste qui a été lavé de tout soupçon. Donc honnêtement, moi je comprends pas ce qu'elle dit.
Enfin, je parce que parce que c'est comme ça que ça a été. Je m'ai récupéré je mets des guillemets à récupérer. C'està-dire que il y a eu il y a eu il y a eu plein de plein de femmes sur les réseaux qui ont mis je suis une salon en soutien à des femmes qui sont des militantes féministes.
Elle le dit elle dit que j'ai pas du tout visé les victimes. J'ai visé Oui mais elle dit si si elle dit à un moment elle dit moi je je m'excuse auprès des femmes que j'aurais pu blesser les femmes victimes que j'aurais pu blesser. Mais elle a pas blessé des femmes victimes puisqu'elle s'adresse à des féministes quand elleutise et des féministes enragés en l'occurrence enragé. les féministes.
Mais par principe, moi je vais défendre les les féministes par principe, elles sont là, sont des militantes. Ce sont des militantes. S'il y avait pas eu les féministes, on aurait peut-être pas eu par des féministes qui sont rentrés perturbés un spectacle qui sont qui détournent la cause en réalité qui détournent la cause.
On peut être tout à fait féministe. Regardez le soutien qui qu'elles ont eu. Mais en l'occurrence, on parle d'un artiste qui n'a pas été condamné, qui n'a pas été poursuivi.
C'est ça. Mais c'est le sujet parce que le spectacle, il est perturbé par des femmes qui disent "Harry habitant a été soupçonné. Et ben oui, on respecte pas la présomption d' c'est plus que de la présomption d'inn a été prononcé et déclaré innocent.
Non, il a pas été déclaré innocent. Pas jugement il y a pas eu mais il y a eu un non lieu. C'est pas la même chose.
Il pas Ça veut dire qu'il y avait pas de charge suffisante pour déclarer mais on peut pas dire il est innocent. Il y a pas eu de jugement. M' dit pas déclaré par la justice comme justement l'argument des féministes c'est dire qu'il est non lieu.
Il y a un non lieu, donc il est pas innocent. Il y a non lieu, il y a pas assez de charges pour prouver sa culpabilité. C'est encore différent.
Je peux pas rentrer dans le débat sur ce qu'elle aurait dû faire cette vidéo c'est la question parce que déjà une semaine après là on en aurait pas reparlé ce matin là elle remet une pièce dans la machin une pièce dans la machine si sauf si comme dit Jean-Christophe c'est à dessin elle remet une pièce dans la machine parce que parce que sinon justement c'est raté faut pas qu'elle le fass est-ce que c'est pour sauver son mari entre guillemets quand je dis sauver c'està-dire qu'il va se retrouver il va se retrouver il va se retrouver à Marseille on va forcément lui poser la question là elle a répondu il va pouvoir régler en priorité Peut-être peut-être que oui, peut-être que ça restera le le le sujet c'est que derrière il y a le spectre des violents des VSS, des violences sexuistes et sexuelles. lorsqu'elle insulte ses femmes de SC parce que du coup ça reste même si c'est du privé et elle là pour le coup elle est trop naïve, elle a conscience que c'est la première dame voilà donc faussement naïve mais pour le coup elle paraît naïve dans la séquence elle paraît naïve puisqu'elle le dit on le voit ça sort tout de suite c'est de la naïveté pour le coup c'est raté mais elle doit pas elle doit pas se justifier de la chose en disant bah en fait j'insulte ces femmes-là de Salcog parce qu'elles ont interrompu spectacle et quelque part elle dissocie ça avec la c mais non justement pour moi c'est une erreur de com ça c'est grave c'est que quelque part c'est dire qu'elle ne comprend pas le sujet des VSS. C'est un peu le sujet finalement qu'elle dit par derrière.
Moi j'ai compris ce qu'elle vouit dans la manière de le faire. C'est maladroit. Faut pas qu'elle exercice difficile.
Valérie d'accord ce que dit Valérie sur les féministes parce qu'on pense qu'on veut de la duing tout ça et tout. Quand on est une première dame, je trouve que le signal qui envoyé est quand même pas terrible. sûr, on sent qu'il y a un mépris, qu'il y a pour pour quel que soit le type d'intervention, quel que soit le courant, la chapelle des féministe et tout, mais quand même quand on a une première dame et qu'on est censé en plus elle elle le met en avant, elles l'ont mis en avant suffisamment avec Mimi Marchand et tous ses amis hein sur la cause des femmes, la défense des enfants machin et tout.
Pas vu qu'elle était filmée. Oui. Non, mais c'est c'est d'autant plus c'est d'autant plus révélateur de ce qu'elle pense réellement.
Vous ça vous est arrivé quand même dans l'intimité de réconforter un copain et de dire mais c'est un c'est un commande sur le fond. Si on commande sur le fond, c'est ce que vous disiez hein. C'est je pense que c'est assez problématique sur la vision qu'elle a de qu'elle a du militantisme peut-être en règle générale mais notamment des féministes.
Alors on a besoin de ces femmes enfin je pense besoin de femmes qui fassent ce travail là. Absolument. Bien sûr.
Euh nous avons notre gagnante c'est Bernadette de Cor. Bernadette féministe peut-être. [rires] Ben peut-être.
Un bon d'achat, vous avez gagné Véronique Bernadette, pardon, un bon d'achat de 200 € pour un bracelet du vent de la marque le vent à la française. Vous allez sur le site, vous allez voir ces beaux bracelets intégralement fabriqués à la main. En France, uniconique rose des vents, symbole de voyage, de liberté et d'aventure.
J'espère que ça vous fait plaisir Bernadette et merci de votre fidélité à Sud Radio. Et juste permettez-moi un petit moty c'est une faute de français qui m'insupporte. Il a été insulté de on insulte quelqu'un ou on traite d'eux.
Mais mais ça c'est un truc qui est très courant, c'est [rires] insupportable. Je fais la maîtresse d'école. Je fais la la maîtresse d'école.
On traite quelqu'un de sacole ou on insulte des féministes ? Ce moment sera dans le bestof de de Ah bah oui, vous serez punis, vous me ferez pour demain sans ligne. Allez, on se retrouve dans un instant avec vous et on va parler avec vous entre autres David Marguerite de la Commission européenne qui finalement finalement décide que bah en 2035, il y aura peut-être pas du tout électrique pour les voitures.
Tiens tiens, à tout de suite. Enfin, Sud Radio, mettez-vous d'accord 10h mettez-vous d'accord. Valérie Expert.
Mettons-nous d'accord avec Jean-Christophe Gallien, politologue, conseiller en communication, Medi Raï, analyste politique, David Marguerite, sénateur LR de la Manche et Mathieu Batchlon, communiquant et président de M2B Conseil. beaucoup de cœur, beaucoup de gueule. Ça tombe bien parce qu'il y avait beaucoup de sujets que j'avais envie de de traiter.
On va commencer avec vous David parce que c'est un sujet important, on l'apprend ce matin, c'est à la une du Figaro. La Commission européenne devrait ralentir sur le 100 % voiture électrique. Alors racontez-nous ce qui s'est passé.
Enfin, j'ai envie de dire une décision un peu de bon sens mais beaucoup de dégâts déjà été fait. Pourquoi ? Parce que c'est une décision, il faut s'en rappeler, qui remonte à peu près à 2019, c'est-à-dire après les élections européennes où il y avait une poussée écologiste et la Commission prise européenne, prise d'un zel de militantisme écologiste, avait décidé à ce moment de prendre une décision radicale qui était d'interdire à moins de 15 ans les moteurs thermiques, c'est-à-dire à l'horizon 2035.
Cette décision radicale, personne ne conteste ici la nécessité de décarboner l'économie et cetera. Mais pourquoi elle était radicale ? parce que il y avait aucune étude d'impact sur cette décision, ni aucune étude sur le marché et sur les attentes réelles des consommateurs.
Le résultat, c'est que 5 ans après, cette décision, elle a réussi à fragiliser très fortement la filière automobile européenne et les équipes mentiers en particulier. On parle jusqu'à 20 % de destruction d'emploi lié à cette décision et au Covid. Par ailleurs.
Aujourd'hui, la décision qui est prise par la commission de revenir, d'appuyer sur le frein, alors soit de réduire l'objectif de 100 % à 90 %, soit de la retarder de de 5 ans est une décision de bon sens. Je je le dis vraiment parce que c'est une décision qui a aussi favorisé le marché chinois s qui lui était prêt à la transition avec et qui appuyé sur l'accélérateur et qui a appuyé sur l'accélérateur. Et puis moi je vois surtout dans cette décision le déclin et ça rejoint un peu les sujets qu'on a abordé tout à l'heure mais le déclin de l'influence française au sein de l'Union européenne.
Pourquoi ? par que son allemand qui imposent finalement aujourd'hui cette décision et que la France n'est même pas en situation elle n'est même pas en situation d'imposer un pourcentage de constructeurs et d'équipementiers européens dans les nouvelles voitures. Donc je je me dis quand même que le déclin de l'influence française depuis quelques années, il est ici pasant dans dans cette décision.
Euh je me réjouis de cette décision mais je m'interroge sur le fait que ce soit pas un peu tard et un peu léger aussi euh parce que je pense qu'il faudrait euh aller plus loin qu'un simple report et s'interroger vraiment euh sur la pertinence d'une telle mesure pour l'industrie européenne. On a quand même le sentiment que tout ça est fait au aux doigts mouillés quoi. C'estàd que et au fil avec des normes.
Oui. Puis au fil aussi du contexte politique, je vous le disais, c'est 2019, il y a une petite poussée écologisme des écologismes au moment des élections dans différents pays de l'Union européenne. 24, on voit que la force politique régresse forcément, qu'elle est d'ailleurs ultra minoritaire, mais qu'elle arrive à dicter son agenda, qu'elle arrive encore à dicter son agenda.
Et moi, je le regrette parce que c'est une décision émotionnelle, militante quasiment où le politique disparaît quelque part au profit de la technocratie. Donc, je regrette vraiment qu'on ait fragilisé la la filière automobile européenne pour cela. Ouais, Jean-Christophe c'est je partage totalement mais alors totalement je pourrais signer maintenant de l'intérieur à Bruxelles, c'est c'est une décision qui tenait beaucoup au constructeurs européens.
Ouais. C'est-à-dire que historiquement les constructeurs français, il en reste un réel et puis un autre qui est associé dans un groupe plus multinationalisé. Euh Renault d'un côté, de l'autre côté Stellantis, ex PSA, à l'époque c'était pas le cas, mais il y avait un patron qui était quand même bien connu, monsieur Tavares.
Euh ça ça tient aussi à eux, c'est-à-dire que les Allemands quand ils arrivent, ils sont très prédateurs. Alors c'est très en ce moment, l'Allemagne est plus prédatrice que jamais sur l'ensemble des questions européennes mais pas simplement à Bruxelles. Elle est sur pratiquement tous les aspects capitalistiques dans ce pays.
Ce qui reste de notre industrie par exemple. Euh ça c'est un premier point. Deuxième point à l'époque, il faut dire très clairement que les Français étaient incapables.
L'industrie automobile française jamais n'est arrivé à la table de négociation, quel que soit le sujet ensemble. qui se tirait la bour les uns avec les autres, il en restait deux et malgré tout, ils arrivent à se tirer la bour alors que les Allemands arrivaient avec une seule position que ça soit chez VG, Mercedes et il ils étaient en en permanence coalisé mais ils n'ont pas vu venir effectivement cette décision en croyant effectivement et là c'est une erreur stratégique vraiment stratégique que leur avantage sur le moteur thermique qui existait qui était très puissant la Chine ne savait pas construire de moteur thermique et on a donné non pas un avantage compétitif, on lui a donné la victoire quasi totale aujourd'hui les performances la progression exponentielle à travers l'Union européenne, mais pas simplement parce que à partir où vous gagnez le marché européen, vous gagnez pratiquement le marché américain malgré aujourd'hui les réponses de Donald Trump sur ce sujet-là. Et donc, heureusement qu'on revient, mais c'est déjà presque trop tard.
Mais pour l'anecdote, si vous voulez, tellement cette décision était mauvaise, il y a eu un seul amendement contre cette affaire. Vous savez pour qui cet amendement existait ? On l'appelait l'amendement Ferrari au Parlement européen parce que on on dérogelle à 2035 pour les moteurs à explosion des très grosses voitures fabriquées principalement en Italie en Allemagne déjà c'est les voitures qui sont à plus de 450 600 700 chevaux donc des voitures très luxueuses he c'est donc on était déjà dans quelque chose qui était non pas un rétropédalage mais en disant c'est délirant oui c'est délirant on a tué quasiment l'industrie automobile européenne et ce qui va avec c'està-dire le moteur thermique c'était allez 30 ans d'avance irrattrapable à l'époque le diesel ne polluit presque plus, presque plus.
On nous a là aussi accusé d'être des pollueurs parce qu'on achetait des moteurs diesel alors que pendant les années, il fallait acheter ça. Donc c'est une erreur folle que le politique n'a pas su accompagner mais qu'effectivement principalement parce que dans ce cas-là les acteurs principaux auprès de la Commission au Parlement surtout auprès de la Commission sont les constructeurs automobiles et ben leur grande fédération européenne et mondiale n'avait pas pu lutter contre un lobby intense très intense des fabricants chinois et du et de l'État chinois en l'occurrence la République populaire de Chine. Ouais. qui veut pour ajouter au tableau parfait qui vient d'être dressé les deux les deux interlocutaires.
Premier point, c'est que ça va poser la question et je me pose la question du réel poids de la France dans l'Union européenne. Donc c'est une question deinfluence politique, on n même pas souverain sur notre propre industrie. Quelque, c'est ce que ça veut dire.
On pourra se poser la question sur le Mercosur aussi hein. Ça rejoint, c'est la même problématique juste que c'est dans le secteur industriel mais c'est la même problématique que les agriculteurs. Et deuxième point c'est mais pourquoi ils ont pas fait d'études de marché ?
C'estàd que l'électrique est très cher. H on a la capacité à produire de l'électricité qui est derrière en jeu en plus. Mais et dire que personne n'a pensé à ça, dire qu'on a des politiques qui sont élus, qui sont censés être entourés d'experts, ils ne sont pas capables de se dire "Ah bah en fait, il y a pas vraéritablement de marché en Europe.
Pire que ça, le pouvoir d'achat des Européens ne permettrait pas d'avoir un marché qui qui se tient tout seul." Donc je je ces deux points m'obsèdent. C'està dire que c'est une question de souveraineté de la France. on n'est pas capable d'être influent au niveau européen et en même temps le marché européen n'est pas structuré pour une pour le véhicule électrique.
Donc c'est incompréhensible de bah depuis 2019 avec le Green Deal jusqu'à maintenant. C'est délire. Bon, on va passer à bah on va passer à votre coup de gueule Mathieu.
C'est un coup de gueule concernant la coupe du monde de football qui va se tenir aux États-Unis dans quelques mois. Euh les billets la billetterie a été ouverte et c'est une douche froide pour les supporters quel qu'il ou qu'il soi dans le monde mais surtout en en France puisque les tarifs ont explosé et en point de comparaison sur des coupes du monde qui n'étaient pas déjà des coupes du monde on va dire populaires, que ce soit au Qatar où le le prix moyen d'entrée de gamme pour un match était autour de 80 € là on est sur 200 250 € pour un match de premier tour. Ouais, le calcul a été fait que si par exemple alors pour les pour la finale par exemple les les prix les moins chers sont autour de 3000 3000 dollars.
Donc voilà pour ce qui reste de place. Le calcul a été fait que si par exemple un supporter de l'équipe de France voulait aller suivre l'équipe et si les bleus ce qu'on souhaite vont en finale, il faudrait qu'il débourse autour de 6500 7000 € pour voir tous les matchs en catégorie en première catégorie moins cher. Donc on a encore une fois la FIFA h qui n'est pas c'est pas la première fois que qu'elle qu'elle est dans cette tendance là.
Euh il y a eu déjà euh le fait que cette coupe du monde va avoir énormément d'équipes. Ils ont fait ils ont fait rentrer beaucoup plus d'équipes parce que pas du coup pour un intérêt sportif, c'est parce que du coup on fait plus de match, on ça fait plus de rentrer d'argent et tout euh cette coupe du monde va avoir lieu. Alors ils sont en train de discuter pour savoir s'ils pourront mettre une sorte de pause fraîcheur qui pourrait faire des cartans pour qu'on puisse avoir des publicités comme sur les pour que les médias américains puissent vendre mieux le produit.
Bon, au milieu de tout ça, il y a quand même des supporters. Vous savez, euh l'UEFA à l'époque avait essayé de créer, Dieu merci, un projet qui n'a pas vu le jour qui s'appelait la Superligue, qui était un championnat européen fermé comme une sorte de contre l'UFA contre l'UFA contre. Voilà, c'était contre l'UEFA.
Exactement. Pardon, l'UEFA, beaucoup de défense pour le coup, c pas cit pas eux. Et il y a eu un slogan qui a été euh qui a été euh qui était venu à la base, je crois, des ultrpolitains mais qui s'étaient euh diffusés dans toute l'Europe qui était le football inventé par les pauvres, volé par les riches.
Ouais. Et là, on a vraiment cette illustration puissance 1000 avec une coupe du monde qui va se jouer dans des stades totalement asceptisés avec un public qui s'intéresse pas forcément au football, qui va venir pour consommer un produit, pour se voir et les vrais supporters et Dieu sait qu'ils sont nombreux en Europe mais pas que he toute l'Amérique du Sud puisque là en fait la coupe du monde est sur Canada, États-Unis, Mexique, le Mexique qui est un merveilleux, un formidable pays de football avec une scène de supporter formidable. Tous ces gens seront privés, ne pourront pas euh voir ces inflation de 370 % euh pour le premier match des Bleus. 191 € pour une place en catégorie 3, 535 € pour la catégorie 1 et un supporteur qui voudra aller euh suivre l'équipe de France sur la totalité de la compétition.
Euh en catégorie 3, c'est 6500 € et en première catégorie 15000 €. Bon ben là, il y a un moment où je pense qu'il faudrait que plus plus le voyage, plus l'hébergement, plus sujet. Je pense que les fédérations doivent se saisir du sujet et les États aussi doivent se saisir du sujet de se rendre compte qu'on peut pas laisser la FIFA gérer de manière totalement uniquement mercantile le football.
Et tout à l'heure, on nous recevrons Jean-Claude Darmont avec Gill Gansman qui était qui a été le grand argentier. Absolument grand doc sur Canal Plus, ça ne pas manquer. On se retrouve dans un instant et on va on va continuer avec vos coups de cœur et vos coups de gueule.
On va parler de d'Emmanuel Macron à Marseille et du narcotrafic et puis d'un fast food qui a décidé de réserver une salle au Pour votre santé, évitez de grignoter. [musique] Sud Radio le 10h midtez-vous d'accord. Valérie Expert.
Alors Media Raich c'est un un fast food qui s'appelle Lon Lyon Seven Times, situé dans la banlieu lyonnaise comme son nom l'indique qui qui a attiré votre attention. Dites-nous. Oui.
Alors, le sujet a pas mal d'effrayé la chronique sur le fait qu'un un restaurant donc à l'â puisse séparer les femmes des hommes. Et ce que je trouve intéressant, c'est la manière dont ça a été communiqué. quelque part, on et un peu à l'instard de ce qui a été le voile sur sur le sujet algérien, c'est que on fait un euphémisme religie, c'est-à-dire que on transforme la séparation des femmes et des hommes.
On se sert du vocabulaire féminisme, les safe place et en fait derrière ce safe place se cache une dorme islamique. Et tout l'enjeu de la discussion est celle-ci, c'est qu'on on est quelque part aussi un petit peu en train de se mentir sur ce sujet. Et c'est très drôle, c'est que donc on fait de l'euphémisme religieux, en même temps, on est en train de d'utiliser un vocabulaire féministe ou pour cacher des normes religieuses, ce que moi je trouve extrêmement problématique.
C'est aussi un lieu donc de discrimination. Ils se présentent eux-mêmes comme un restaurant à l'al donc c'est bien que derrière il y a une norme religieuse. Donc tout ça est un énorme mensonge et on communique dessus.
Donc le RN veut absolument l'interdire. Alors là, il faudrait s'intéresser à la jurisprudence ou ce que dit exactement la loi sur le fait qu'on peut avoir un lieu comme un restaurant qui peut être discriminatoire. Mais au fond, ça dit beaucoup de la manière dont et là c'est un sujet que que dont j'en parle souvent sur la manière dont certains prédicateurs, la manière dont certaines personnes, je pense à TikTok, je pense je pense au réseau, je pense aux réseaux sociaux, la manière dont on veut amener l'islam dans le débat public et on transforme ça comme un objet cool.
Moi, je me souviens de l'Algérie dans les années 90. c'était pour vous protéger mesames et là c'est la même chose qui arrive c'estd que on transforme le safe place qui était censé être réservé pour les femmes. On retournera sur le sujet du féminisme en un objet islamique.
Ouais et c'est tout l'enjeu de cette conversation aujourd'hui. Donc il faut pas se mentir, il faut être honnête sur ce sujet s'il vous plaît. Ce restaurant il sait très bien ce qu'il fait et en plus il fait ça comme dessus.
C'est l'objet derrière. C'est véritablement la séparation des femmes et des hommes et on se cache derrière un vocabulaire féministe. On se cache derrière un vocabulaire purement de communication pour dire "Mais attendez, c'est c'est pour leur bien." Mais derrière, c'est effectivement une norme religieuse.
Oui. La vidéo, euh c'est pour je sais pas si vous avez vu la vidéo, mais la vidéo, il y a vraiment tous les codes de s'adressent à des ados ou des jeunes, voilà avec il y a pas un discours religieux h du tout assumé mais la réalité c'est que M a tout à fait raison. derrière le discours très cool euh c'est un resto, on est entre nous, du vocabulaire machin et tout.
C'est quand même un projet de société qui est un projet moyen-âgeux euh qui est un projet de séparatisme absolu où euh on ne veut pas que les hommes et les femmes partagent euh un un un un un un un quelque chose qui est à la base même de la civilisation qui a un repas en commun. Donc voilà, se cachant derrière ce côté faussement cool, il y a un projet d'une mais c'est autorisé par par la loi parce que ça peut être considéré comme discriminatoire. dire bon on a d'abord un parallèle à faire avec ce qui se passe dans les services publics et et je pense aux piscines municipales parce que le discours était à peu près le même pour dire on protège les femm et on vient de fêter les l'anniversaire le 9 décembre de la séparation de l'église et de l'État.
Bon ce sujet merci de le porter d'abord moi je remercie et je partage complètement le discours que permet la loi alors elle est très claire sur le service public et sur ce qu'on a le droit de de faire sur une entreprise privée c'est plus compliqué. Il y a une jurisprudence Babylou sur les crèches qui euh qui est pas alors il y a eu plusieurs décisions un peu contradictoires. A priori on peut intervenir.
Euh il faudrait voir comment la jurisprudence du Conseil constitutionnel évolue. Mais moi, ce que j'ai envie de dire, c'est jusqu'où on va accepter ça. Et euh je pense que dans le débat de 2027 euh ça laïcité euh notre rapport à la laïcité euh devra être interrogé et sera au cœur du débat et je souhaite moi que ce débat puisse être un débat sur lequel euh sans caricature on puisse avoir des positions qui sont extrêmement fermes parce que là on est clairement sur un exemple où les valeurs de la République, je pense qu'on peut les avoir en partage au-delà de nos différences politiques reculent considérablement sous prétexte d'un discours en effet protecteur et un peu cool comme vous l'avez dit mais dit parce que je trouve votre façon de le présenter et une façon très pertinente de le présenter.
Ce qui est intéressant c'est que il y a un renversement de la culpabilité. Si les personnes critiquent ce restaurant, absolument que vous n'avez pas compris, vous êtes coupable. C'est la même c'est la même culpabilisation sur les mamans voilées.
Gazing mais ce sont des choses, je reviens un petit peu à l'Australie et et sur le fait qu'on a on a laissé faire des choses. Ce que disait le tweet de femme azdi que j'ai cité plusieurs fois hier, c'est qu'on laisse des gens dire que le ha c'est un mouvement de résistance et qu'on laisse des choses se faire. Il y a près de de 15 ou 20 ans, une une journaliste avec qui je travaillais me racontait que là où elle habitait en scène Saint- Nie, il y avait des salons de coiffure avec des rideaux pour que on ne voit pas les femmes se faire coiffer.
On c'était il y a 15 20 ans et on a laissé faire ça et là on laisse faire ça. Vous vous m'enlevez ce que j'allais dire qu'on ne découvre rien et non mais c'est très bien parce que on ne découvre rien cette c'est ce gagne terrain parce que c'est du gagne terrain et aujourd'hui à visage découvert et ce qui nous embête c'est que ça vient dans des zones de fréquentation allez on va dire non fermé c'estàd que ce qui s'est passé il y a quelques années ben aujourd'hui déborde évidemment s'installe évidemment est relayé politiquement ce que vous avez dit est très juste mais demain 2027 comment allez-vous dire en campagne électorale l'enjeu de la laïcité c'est pas l'enjeu de la lacité pour toutes les religions, c'est pour une religion. Et cette religion aujourd'hui, elle s'est faite allier d'une force politique qui vise la finale de l'élection présidentielle.
On parle de compétition sportive là, c'est l'équivalent de la Coupe du monde chez nous. C'est la finale de la Coupe du monde, c'est élection présidentielle. Elle est en position de le faire contrairement à ce que tous les sondages nous racontent parce que sa performance sur des sites bien précises et pas un attrape tout qui est le cas du Rassembl national qui de l'autre côté le favori pour l'autre placement finale.
Si vous voulez, ces deux machines sont là. L'enjeu aujourd'hui c'est pour des forces qui qu'on critique d'ailleurs en ce moment qui se sont non pas coalisées mais associées sur l'histoire du budget. Est-ce qu'il y a un vrai sujet autour d'un premier ministre, on en parlait en qui est très malin politiquement de ce point de vue-là et qui trace une route qui à mon avis pas est pas terminée font face à ces deux bords extrêmes qui s'emparent de ces sujets.
Si vous allez sur le terrain de la stigmatisation, certains vont vous le dire, de cet enjeu là, qui a été très bien présenté pourtant et qui était une vraie bataille, qui est une vraie bataille reliée derrière, peut-être que même le restaurant en question a été financé par de l'argent qui vient de trafic qu'on ne citera pas aujourd'hui mais qu'on citera un peu plus que tout à l'heure. Et bien c'est clair que vous avez là quelque chose qui va immédiatement donner de la force à d'autres qui vont dire "Mais c'est pas possible, pouz pas nous accuser de faire ça, c'est de la stigmatisation, c'est de l' musulman et de l'autre côté vous renforcez aussi une une position qui est dire mais non, on doit pas transiger", ainsi de suite. Et la et et le discours que vous avez pu avoir au milieu est très compliqué à tenir politiquement.
Alors que cet enjeu aujourd'hui, vous avez dit Valérie ça existait depuis très longtemps. Oui. Aujourd'hui, c'est un terrain qui rentre partout.
Ouais. et qui est on parlait de foot tout à l'heure mais alors pour le coup dans le football dans tous les aspects sportifs dans tous les aspects on le sait on le dit depuis euh depuis des années la mode sensible ou respectable on a pas besoin d'attendre le restaurant machin mais quand vous avez l'ouverture du clip excusez-moi bien sûr de chaque Champions League vous rendez compte ce que ça veut dire la Champions League l'audience que ça a chaque chaque semaine ou presque dans toute l'Europe et vous avez l'ouverture du clip qui ouvre le tunnel publicitaire ou ferme le tunnel publicitaire de et ouvre le le moment du match à la mi-temps. Heureusement qu'il y a pas de cartant là encore une fois en Champions League parce que ça serait sinon quatre fois.
Et ben vous avez quelqu une jeune fille qui est évidemment voilée ouvre le clip et le termine. Il y a aucune raison sur le football en Europe aujourd'hui d'avoir cette image là même si on parle de liberté surtout quand on parle de liberté et l'idée c'est que tout le monde peut jouer au football. Voilà donc le le la bagarre oui j'ai pas peur mais j'ai un petit peu peur que elle soit difficile à mener malheureusement 2027 alors qu'elle est très importante.
Ouais. Alors, allez vous votre coup de projecteur, coup de gueule, c'est ça concerne, il y a Emmanuel Macron qui va aller à Marseille pour parler de narcotrafic. Voilà.
Et alors ce qui ce qui me qui m'a qui me chagrine depuis un certain temps et depuis malheureusement l'assassinat de de médiassi et et je sens même que son frère est en difficulté quand on lui pose cette question, c'est oui, d'abord il y a eu une marche blanche qui était nombreuse mais pas si nombreuse que ça quand on voit les fléau que représentent ce cet enjeu à Marseille mais pas seulement à Marseille. On l'a vu cette semaine à Dijon et ailleurs. Euh ce qui m'a interpellé, c'est que dans une ville où il y a des grandes gueules, des grandes gueules à la fois des célébrités artistiques, rappeurs, parfois acteurs, parfois autour du monde du football, mais aussi du monde économique et et pas seulement des grandes gueules mais des personnalités.
Je trouve que sur ce sujet qui est pourtant extrêmement transversal, qui mine la société marseillaise de l'intérieur depuis très longtemps, hein, pas simplement depuis ces dernières années, mais là avec une acuité de plus en plus forte, le silence des acteurs puissants que ce sont ceux de la musique, ceux de l'économique, je ne citerai personne parce que sinon on peut avoir des difficultés et je veux pas mettre la radio en difficulté parce que ça peut concerner un autre média, un groupe média pas très lointain et pour moi assourdissant, c'est-à-dire dire que je ne comprends pas que des personnalités qui fabriquent une partie de l'opinion d'une partie de la jeunesse notamment fait référence à Rodolphe Saad. Oui. Non mais non et dans le rat pas seulement et puis d'autres qui sont effectivement des acteurs économiques importants et puis d'autres qui sont aussi reliés au football et des joueurs de foot même si à Marseille ça tombe très vite on le sait ils ont pas le temps de s'installer donc certainement même pas de comprendre ce que c'est la ville.
Euh voilà je je considère que c'est à la fois un coup de gueule et un coup d'étonnement. Je pense qu'il est nécessaire que ces personnalités prennent la parole au-delà de leurs menaces, des menaces qui planent parfois sur eux. Avoir des menaces ou je crois que c'était le moment pourquoi d'ailleurs beaucoup de gens n'allaient pas à cette manifestation.
Mais c'est un sursaut qu'il faut eux doivent pouvoir incarner parce que sans cela tous les efforts qui sont menés euh dans cette ville et ailleurs ne seront que 20. Et je pense notamment à à à comment dire la mise en valeur de ces actes de barbarie que sont certains de ces acteurs de du narcotrafic dans les clips ou dans certaines séries euh me pose une question là aussi. Merci à tous les quatre.
Ben on va parler argent et foot avec Jean-Claude d'Armond dans un instant. Sudo. Sud Radio.
David Margueritte