Krach boursier : Trump va-t-il faire marche arrière ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'ils doivent s'attendre à d'autres journées noires dans les prochains jours ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est tout simplement lié au décalage horaire ou à la guerre commerciale avec la Chine ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est encore une crise virtuelle pour les Français ?
- 25:00OuverteRéponse partielle
À quel moment on parle de krach boursier ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Est-ce que Donald Trump peut céder à la pression des marchés financiers ?
- 35:00RelanceÉludée
François Bairou évoque un impact de 0,5 % sur le PIB français. Comment a-t-il obtenu ce chiffre ?
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[Musique] Bonsoir à toutes et à tous. Heureux de vous retrouver pour une nouvelle semaine de sens public. C'est parti pour 90 minutes de débat, chroniques et reportages. 90 minutes pour donner du sens à l'actualité grâce à nos experts et aux journalistes de la rédaction de public Sénat.
Et voici le sommaire de ce 7 avril qui restera dans l'histoire comme un lundi noir des places boursières. La guerre commerciale déclenchée par Donald Trump fragilise l'économie mondiale. Est-ce une récession planétaire qui s'annonce qu'elle sera la stratégie européenne ?
La fermeté souhaitée par Emmanuel Macron ou la souplesse réclamée par l'italienne Georgia Meloni ? La crise annoncée rend-elle le budget 2026 encore plus impossible à construire pour François Bairou ? On répond à toutes ces questions dans une minute.
Et puis dans la seconde partie de notre émission Gros plan sur une autre décision de Donald Trump lourde, de conséquence la mise au pas de l'agence USAID qui finance une grande partie de l'aide humanitaire mondiale. L'impact est direct en matière de santé et de lutte contre la pauvreté. Le rythme et l'ampleur des réductions de financement auquel nous avons été confrontés constituent bien entendu un choc sismique pour le secteur.
Nombreux sont ceux qui mourront parce que l'aide se tarif. Dans l'ensemble de la communauté humanitaire, des programmes sont actuellement interrompus et du personnel est licencié. Faut-il craindre des millions de morts ?
Pourquoi le président américain a-t-il pris une telle décision ? Qui pourrait prendre le relais ? Comment les ONG réagissent-elles dans l'urgence ?
Ce sera notre second débat dans 3/4 d'heure. Mais d'abord donc cette panique sur les marchés financiers. La vague s'est levé dans la nuit en Asie et depuis elle déferle sur la planète entière.
Flora sauvage. Vent de panique sur les marchés. La hausse des droits de douane imposée par Donald Trump à ses partenaires commerciaux a fait plonger les bourses du monde entier.
Mais le président américain interrogé à bordir Force One à son retour de weekend est resté inflexible. Je ne veux pas que les choses se dégradent, mais il faut parfois prendre des médicaments pour réparer quelque chose. Nous avons été si mal traités par d'autres pays parce que nous avons eu des dirigeants stupides qui ont permis que cela se produise.
La bourse de Hong Kong a clôturé en baisse de plus de 13 % sa plus forte chute après la crise boursière de 1997. En Europe, la bourse de Francfort a perdu plus de 10 % dans ses premiers échanges et la bourse de Paris a chuté brutalement. Le Premier ministre François Bairou estime dans un entretien aux Parisiens que la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump pourrait nous coûter 05 % de PIB.
Le conflit commercial risque de freiner la consommation des ménages en alimentant la hausse des prix. Ce que redoutent les investisseurs. Si on a une escalade, on peut avoir des inflations très importantes dans nos pays hein.
Si on taxe de plus en plus nos importations, ça risque d'être beaucoup plus minime que ce qui se passe aux États-Unis. Mais c'est le la vraie étape question. Et là, il y a un doute un doute persiste.
Aux États-Unis, le patron de la banque américaine JP Morgan Chase a alerté ses actionnaires sur le risque d'inflation et de ralentissement de la croissance. Pour tenter de limiter l'impact de la guerre commerciale sur la croissance, l'Union européenne a proposé aux États-Unis une exemption totale et réciproque des droits de douane pour les produits industriels. En France, une réunion pour exposer la situation des finances publiques est prévue le 15 avril.
L'occasion pour l'exécutif d'actualiser ses prévisions de croissance. Et face à ce risque de craque boursier, Donald Trump pourrait-il faire marche arrière ? Quelle doit être la réponse européenne ?
On en débat tout de suite avec Stéphanie Villers. Bonsoir, bienvenue. Vous êtes conseillère économique à PWC France.
Simon Pierre Sanguerc, bonsoir, bienvenue à vous. cdirecteur de l'Observatoire de l'économie à la fondation Jean Jorè, Adrien Matou, bonsoir. Bienvenue Adrien, rédacteur en chef du service politique de de Marianne, Émilie Zapalski, bonsoir Émilie, bienvenue à vous, éditorialiste politique.
Je vais je vais donner en cette fin d'après-midi euh les les cours de les clôtures des bourses européennes. Paris - 48, Londres - 438, Francfort - 4 13, Milan - 5 18. Il y a il y a 7 millions de Français qui ont des actions.
J'ai appris ça ce matin en écoutant nos confrères de France info. J'étais surpris par le chiffre d'ailleurs. Je pensais que c'était moins.
Stéphanie Villers. Est-ce qu'ils doivent s'attendre à d'autres journées noires là dans les prochains jours, dans les prochaines semaines ? Bah je je dirais tout dépend de l'avancée des négociations entre l'Union européenne et Donald Trump puisque en fait pour l'instant la riposte européenne n'a pas encore eu lieu.
On attend elle devrait tomber aujourd'hui ou demain une liste de produits taxés. Il semblerait que le bazooka européen soit pas mis en place. Une une arme qui aurait qui pourrait contraindre les États-Unis.
On voit que l'Europe veut procéder par étape. Je crains que pendant toute cette période de d'étape ou de d'aller-retour et bien le les bourses continuent de de décrocher. En tout cas au niveau européen, la vague de panique, elle s'est levée en Asie.
Alors, est-ce que c'est tout simplement lié au décalage horaire ? est premiers à à se réveiller enfin voilà quand il fait nuit pour nous. Est-ce que c'est lié aussi à à ce bras de fer qui est particulièrement violent avec la Chine ?
Oui, tout à fait. Alors, il y a le côté euh le de de l'horaire qui est qui qui joue. Mais effectivement, on voit que la Chine est bien la cible première de la politique des États-Unis.
Euh il y a 15 jours sur le sujet de la défense, la proximité euh nouvelle des États-Unis avec la Russie avait aussi pour objectif d'éloigner la Russie de la Chine. On voit bien que c'est eux le l'ennemi public numéro 1. Et puis on voit aussi que le Vietnam a particulièrement été touché très fortement avec des droits de douanes supérieurs de de l'ordre de 54 % si si je me souviens bien.
En fait, ce que Donald Trump essaie de toucher, ce sont les pays producteurs, là où les entreprises américaines se sont installées parce que ce sont des pays à Bakou avec pour objectif que ces entreprises et bien reviennent sur le territoire national, investissent et utilisent la masse salariale américaine. S'il y a 7 millions de Français qui ont des actions Adrien Matou, il y en a des dizaines de millions qui n'en ont pas. Est-ce que c'est encore une crise virtuelle pour pour les Français d'après vous ?
Alors pour l'instant ça peut sembler un petit peu abstrait parce que c'est vrai que les en plus on sort de décennies de libre échange généralisé donc les gens ne savent savent à peine ce que ça veut dire des droits de douane. Euh je pense qu'ils vont bientôt s'en rendre compte. Euh pour l'instant, c'est à retardement.
Ça paraît un petit peu abstrait, mais s'il y a une riost européenne, notamment sur les droits de douane et qu'on retrouve l'inflation qu'on a connu enc oublié par ailleurs, jusqu'il y a peu inflation, on s'est habitué à ce qu'il y a pas d'inflation. On a redécouvert ce que c'était il y a quelques années avec la la crise inflationniste. Là, ça pourrait arriver.
Pour l'instant, je pense que ça peut paraître un petit peu abstrait et plus une préoccupation politique qu'autre chose, mais les conséquences vont être rapides sur l'économie française. Alors, est-ce qu'elle peut durer cette dégringolade boursière ? écouter cette analyste de marché anglo-saxon.
On l'écoute tout de suite. Pour l'instant, si vous regardez les marchés financiers, il semble essayer de trouver une sorte de soutien à très très court terme. Mais d'un point de vue structurel, la situation reste très négative car plus ces droits de douanes s'éternisent, plus nous pourrions assister à des droits de douanes réciproques et plus la guerre commerciale potentielle devient importante ou le risque qu'elle devienne important, plus les marchés boursiers vont baisser.
Il est donc peu probable que nous soyons au plus bas du déclin que nous avons connu ces dernières semaines. À quel moment on parle de craque boursier ? Stéphanie Viller, c'est un craque boursier ce qu'on est en train de vivre de fait ou alors c'est quelque chose qui se s'installe dans la durée ?
Alors normalement ça s'installe. C'est surtout expost qu'on on s'aperçoit que on a vécu un craque boursier puisque là on espère tous en fait qu'il y ait un rebond lié à de nouvelles négociations. Donc je pense que on est sur le qui vive quand même.
Les les les nouvelles ne sont pas bonnes hein. Je pense que demain en fait la tendance sera aussi à la baisse. C'est pas forcément, pardon, nous interromp bien comprendre un craque boursier, ça veut pas forcément dire que ça dure plusieurs jours ou alors euh c'est des semaines après on se dit tiens, on il y a une telle perte de valeur des des entreprises que on peut dire que c'était un craque.
Il y a pas de définition technique comme une réception en fait hein. Après, on peut dire que effectivement deux ou tr jours de baisse consécutive au niveau mondial, en tout cas faut que ce soit mondial hein, ça c'est pas uniquement une bourse locale, et bien on on voilà, on estime que on vit un un craque puisque un craque amène aussi des conséquences économiques. Et là, on voit pourquoi en fait ça touche peut-être peu les Français parce que faut se rappeler que les entreprises côté en France mais aussi ailleurs sont très internationales.
C'est-à-dire que elles elles subissent de plein fouet les droits de douane. Bon bah là faut se rappeler quand même que en France on critique le fait que peu d'entreprises françaises sont tournées à l'export et et donc bah là c'est pour le coup c'est comme un parfeu. C'est que nous oui, en fait là ce qui touche là, le le premier pan touché par en France, c'est les grands groupes côté en bourse.
Donc on les connaît parce que ils sont très ouverts à l'international hein, contrairement inversement hein, lorsqu'il y a une crise politique en France ou une crise économique, on dit bah pourquoi les grands groupes, pourquoi le CAC continue de progresser ? Bah oui, parce qu'il est tourné à l'international. Mais là, c'est les premiers à être à être touchés et généralement c'est un peu éloigné du du quotidien des des Français qui Alors, c'était intéressant et à l'heure où on est là en direct en fin d'après-midi, mais à Wall Street, il y a une sorte de de yoyo là depuis depuis l'ouverture avec toutes les rumeurs possibles.
Il y en a eu l'une des rumeurs, c'était un moratoire de 90 jours, c'est ce que ce qu'on a entendu, ça a pas été confirmé hein, sur la décision de Donald Trump. En fait, derrière ça, moi la question que je me pose, c'est est-ce qu'il peut ou pas, pour l'instant, il n'en a pas donné des signaux, mais céder à la pression des marchés financiers. C'est d'abord un homme d'affaires de Oui.
Non, absolument pas. C'est là où il faut un peu se détacher euh de du nez euh de du quotidien et des marchés financiers. Les marchés financiers s'expriment en conséquence de décision qui dépassent les marchés financiers.
Donc, si les marchés financiers dévisent, c'est parce que les droits de douanes auront un impact sur l'économie réelle. Mais le fait que les marchés financiers dévissent n'a en tant que tel aucune conséquence sur l'économie réelle. Ce que ça produit, c'est simplement une baisse de valorisation des portefeuilles et donc un impact virtuel sur les industries.
C'est pas vendu, c'est pas perdu. Exactement. Et même lorsque c'est vendu, c'est peut-être aussi le moyen de vendre maintenant pour réinvestir plus tard.
Donc il faut vraiment bien comprendre qu'il y a une déconnexion entre l'économie boursière qui acheté maintenant pour vendre parce que ça baisse acheter en ce moment dans le calcul moi je fer pas concerné mais il y en a qui doivent se dire tiens c'est peut-être le moment d'acheter tout à fait c'est ça l'inverse. Toujours est-il que il faut bien voir la déconnexion qu'il y a entre ces fluctuations boursières qui sont très rapides et très volatiles et finalement l'impact économique. François Bairou expliqué qu'il y aurait un impact de 0,5 % sur le PIP français. ouy c'est un chiffre beaucoup plus mode que les fluctuations qu'on a pu connaîre ça on reviendra parce queon se demande un peu à comment il il a trouvé le chiffre mais si on parle de communication politique Émilie c'est quand même on voit que Donald Trump il passe son temps à dire aux Américains tenez bon enfin bon il il anticipe quand même le le l'impact de sa politique sur le la vie quotidienne de ces de ces concitoyens Oui. parce que mais finalement ce qui fait globalement, il y en a plein qui rêveraient de le faire.
Simplement, il le fait de manière très brutale parce que quand on vous entend finalement de taxer des entreprises qui font du dumping social, c'est relativement normal. Essayer de relocaliser son industrie, c'est ce qu'on cherche un petit peu à faire en Europe et en France particulièrement. Donc en gros, il leur dit "Moi, je je veux votre bien simplement, il va falloir encaisser des coups pour arriver à nos fins." Donc il essaie de projeter dans le temps long qui va permettre à à sa politique de s'exprimer et d'être favorable.
ça va être compliqué parce qu'il va y avoir quand même des répercussions en terme d'inflation et certains vont pas attendre 10 ans et vont voir leur portefeuille tout aujourd'hui. C'est pour ça queen fait sa communication, elle est aussi brutale vis-à-vis de son peuple que vis-à-vis des négociations qui fait enfin en tout cas des impositions sur le droit de douane. C'est-à-dire en gros je vais réussir, je vous impose et de l'autre côté je vais réussir ne vous inquiétez pas.
Est-ce que c'est libre échange Adrien Matou que Donald Trump est en train de de d'envoyer aux oubliettes d'une certaine fois ? Bah techniquement oui avec la hausse des droits de douanes mais c'est même la mondialisation c'est le modèle de la division internationale du travail où tout le monde se spécialise dans des économies différentes et où on s'échange les biens à travers toute la planète. C'est à ça qui met un terme.
Alors là, je suis un petit peu en difficulté parce que mon propre journal par exemple a dit que ce modèle était une hérésie 30 ans. C'est un journal plutôt souverainiste. Sauf que là l'enjeu c'est que Donald Trump met fin à ce modèle mais d'une manière qui est à la fois un peu anarchique, un peu brutale et peut-être alors ça je m'avance un peu mais peut-être pas totalement réfléchi.
Quand on voit la méthode qu'ils ont adopté pour calculer leur droit de douane, c'est quand même quelque chose d'assez baroque basé sur le déficit commercial. Donc nous qui plaidions depuis plusieurs années voir décennies pour un protectionnisme intelligent qui permet de réindustrialiser et de relocaliser les économies. Bon bah là on va peut-être la voir mais de manière un peu brutale et sous la forme du car commerciale qui s'exerce contre la France.
Donc c'est un petit peu la difficulté. Mais c'est vrai tiens, on peut y revenir Simon Pierre Salar avec le comment il décide que c'est 54 % pour lafin bon on a l'impression que c'est au doigt mouillé. Il y a des c'était très intéressant de voir des économistes qui essayaient de trouver une logique dans dans les chiffres annoncés par par le présent américain dans sa conférence de Oui, c'est c'est extraordinaire en fait.
Ils ont mis une équation qui a l'air compliquée parce qu'il y a des lettres grecques mais en réalité c'est effectivement assez assez absurde. J'allais dire autre chose. C'est finalement l'exposition de l'économie américaine au produits dans dans dans un certain pays.
XI, je sais pas moi, par rapport au Vietnam ou à la Chine et bien il y a un déficit commercial de 300 milliards et bien on va imposer de l'ordre de 300 milliards le le le pays en question. évidemment exprimé en pourcentage et ça ça n'a aucune réalité économique. C'està-dire que les déficits commerciaux des États-Unis vis-à-vis des pays ne sont pas liés au droits de douane.
C'est lié à comme vous le disiez à des avantages comparatifs. C'est ça le terme qu'on qu'on utilise, c'est-à-dire le fait que ces pays et bien produisent à bas coup sur la masse salariale ou bien ont des spécialisations commerciales. Par exemple, le Mexique produit en agriculture beaucoup de choses que l'Amérique ne produit pas.
Et ils ont beau, les États-Unis ont beau mettre en place des droits de douanes sur le Mexique, et bien il y aura toujours des Américains pour aller acheter, je sais pas moi, des des oranges ou des avocat qui viennent du Mexique. Ils seront plus chers mais les le le climat américain fait que on pourra pas combler le déficit lié à la baisse des importations de ces produitsl. Ou alors il y a beaucoup de de chapitres dans notre débat qui promettent d'être passionnant.
Il y a la RIPOST européenne évidemment, vous avez commencé à l'évoquer tout à l'heure, on va y venir dans un instant. Et il y a aussi le budget 2026. Comment vous dire ?
Il était déjà très compliqué. déjà un cassetê avant la guerre commerciale, ça ça l'est encore plus et on n pas vraiment envie d'être à la place de François Baou. Donc ça c'est deux chapitres qu'on vous propose dans les dans les prochaines minutes, mais je voudrais qu'on reste sur le le l'effet peut-être plus macroéconomique de ce qui est en train de se passer.
Je vous propose d'écouter, c'est pas n'importe qui, c'est le patron de la réserve fédérale, la banque centrale américaine qui se pose quand même la question des conséquences en matière de croissance ou d'inflation. L'écoute Jérôme Powell. Bien que l'incertitude reste élevée, il devient clair que les taxes sur les produits importés seront significativement plus étendues qu'anticipé et il en sera probablement de même pour les conséquences économiques qui incluront une plus forte inflation et une croissance ralentie.
L'ampleur et la durée de ces effets restent incertaine. S'il est très probable que les droits de douanes entraînent une hausse au moins temporaire de l'inflation, il est également possible que les effets soient plus persistants. Euh c'est vier, est-ce que la croissance internationale risque la panne ?
Alors ben déjà, c'est la croissance américaine qui risque la panne, hein, parce que c'est véritablement les États-Unis qui vont subir les hausses de droits de douane. Donc euh bah l'Américain va se retrouver avec un pouvoir d'achat euh entaché, hein. Oui.
Parce qu'il y a certains produits qui sont pas faits aux États-Unis et qui vont forcément coûter tout ça. Tous ceux qui vont qui viennent de l'étranger vont subir aux États-Unis au moins une hausse de droite de douane de 10 %. C'est le c'est le taux plancher.
Donc de toute manière, il va falloir l'absorber. Alors ou c'est une entreprise qui vend qui va se dire "OK, je rne sur mes marges" mais elles vont pas toutes avoir ce ce type de démarche hein parce que c'est pas le but d'une entreprise de renner sur sur ses marches et faire du chiffre d'affaires et et du bénéfice. Donc elles veulent bien faire un effort mais elle va pas prendre elles vont pas pouvoir en fait absorber tous les fort.
Donc c'est c'est au ménage américain qui va devoir subir en fait cette hausse de prix. Et en fait, il est en train de contraindre complètement en fait le modèle économique américain. Je rappelle que euh le modèle repose, la croissance américaine repose sur la consommation des ménages.
He c'est 70 % euh du PIB américain. Donc jusqu'à présent, les Américains euh achetés à tout va c'est c'est des c'est des grands dépensiers. Ils achètent à crédit et avec beaucoup de ce que j'allais dire, beaucoup de crédit.
Voilà. Et le monde entier finance ce modèle là en disant que c'est la première puissance. Donc les États-Unis rembourseront toujours et que les Américains continueront à vouloir dépenser.
Or là, bah les les Américains, ils vont pouvoir moins dépenser. Donc de toute manière, même l'exportateur qui a envie de placer sa marchandise en abaissant à ses marges va se dire "C'est plus un marché aussi attractif, hein, puisque l'Américain va plus pouvoir bah acheter comme il voulait, d'autant que s'il y a de l'inflation, il y a des hausses de taux d'intérêt, il y a que des mauvaises nouvelles. Il y a des hausses de taux d'intérêt. que si il s'endaise, ça va lui coûter encore plus cher pour payer sa consommation habituelle.
Donc il est en train de changer le modèle, l'économie américaine. Bon, OK. Mais il est il est tout sauf stupide Donald Trump.
Donc il par quoi ? Bah sur la relocalisation. Il pense qu'en fait c'est le rapport de force.
J'ai l'impression que tout le monde va avoir très peur des menaces américaines de de hausse de barrières et de douanières et que les entreprises étrangères vont massivement venir se se relocaliser. C'est d'ailleurs ce qu'il dit. Dit oui, les nouvelles attendées sont très très bonnes.
On a déjà des milliards de de réinvestissements mais le problème c'est que ça se passe pas comme ça. Une entreprise elle a besoin de stabilité. Euh en fait, il a un peu tué euh le euh le le potentiel qu'avaient les États-Unis parce que avant juste son arrivée, Biden, lui, il avait créé un cadre très attractif, hein, aux États-Unis.
Il y avait effectivement un un une énergie qui était euh trois à quatre fois moins cher que qu'en Europe. Il y avait euh des subventions à Touba avec l'IRA. Il y avait un inflation reduction qui permettait notamment d'attirer tous les projets environnement.
Voilà, avec bah voilà des États-Unis qui sont considérés comme attractifs parce que très peu réglementé donc c'est facile de s'installer là-bas. Donc il y avait beaucoup d'entreprises étrangères et notamment européennes qui s'intéressaient qui qui regardaient les États-Unis comme un nouveau Nirvana, un nouveau pôle. Bah alors là si vous voulez, il a un peu il y a quand même des entreprises françaises qui ont annoncé des plans d'investissement important.
Oui de là. Oui. D'accord.
Mais déjà c'était un peu avant sa menace des droits de douane rappelez-vous. Et puis c'est là pour l'instant avec depuis sa menace, on n pas véritablement vu de d'annonces massive d'entreprises européennes qui qui annonçaient se relocaliser ou se aux États-Unis et une entreprise a horreur de l'incertitude et l'instabilité. C'est-à-dire que là, il y a des droits de douanes pour l'instant à 20 % mais peut-être que en fait ces droits de douanes vont être renégociés et vont tomber à 4 %.
Donc dans ces caslà, ça vaut pas le coup de relocaliser. Donc on est dans un quand on relocalise, c'est des investissements évidemment lourds et à long terme. On s'installe pas pour 6 mois évidemment.
Non, moi j'avais juste une remarque. C'est vrai qu'on a l'impression qu'il change complètement le modèle économique américain mais même de l'économie mondiale puisque il impose un une nouvelle une nouvelle façon de faire. Moi je pense qu'on a déjà peur.
Enfin moi j'ai l'impression que ces droits de douane quand même ça crée un espèce d'électrochoc terrible. Pour l'instant on va voir la repost mais c'est déjà quelque chose d'effrayant. Donc quelque part, moi je pense qu'il réussit quand même son coût.
Moi je suis d'accord avec vous. Je pense qu'il est loin d'être idiot et et je ne sais pas quelles sont les entreprises les premières qui vont commencer à à plus que des investissements à aller s'installer aux États-Unis. Mais moi, je me dis on a du mal à juger quelque part que ça puisse être positif parce qu'il est tellement brutal qu'on se dit de toute façon ça va être un flop.
Mais s'il réussit alors là et et peut-être que ça sera sur un temps qui est pas immédiat mais bon ça fait juste quelques jours qu'il a annoncé ça s'il réussit ça change complètement notre mode de fonctionnement qui est basé sur une économie beaucoup plus libérale et en plus qu'on rejette parce que comme vous l'avez dit globalement on est tous à la rejeter mais on sait pas comment faire. Ouais. Alors c'est on peut dire aussi essayons de positiver un peu inversé que c'est une occasion de se poser les bonnes questions sur le fonctionnement du commerce international.
Oui tout à fait. Alors là-dessus, si on va dans le positif, il y a effectivement peut-être un peu de place d'espérer. D'abord au niveau européen, si les conditions d'exporter aux États-Unis se se détériore, et bien c'est peut-être l'occasion d'échanger encore plus entre nous.
Alors c'est déjà le cas, les pays européens échangent énormément mais peut-être qu'il pourraient le faire encore plus premièrement. Deuxièmement, euh on sait aussi que cet éclatement des euh des chaînes de production euh favorise aussi l'évasion fiscale h par des montages juridiques avec des filiales qui sont en Irlande et cetera. Peut-être que si la guerre commerciale fait rage, il y aura une recentralisation des chaînes de production dans les pays producteurs et donc ça va peut-être réduire, c'est peut-être optimiste de ma part, mais ça pourrait y contribuer, réduire l'évasion fiscale.
Troisème élément, si on y arrive comme vous le dites, et bien d'une certaine manière le transport mondial pourrait le subir mais à l'inverse peut avoir un impact environnemental positif en stimulant peut-être le commerce régional voir le commerce local. J'ajoute quand même pour nuancer cela. Vous disiez à l'instant que les les États-Unis étaient le consommateur mondial par excellence qui expliquait son déficit.
Il faut aussi renverser et regarder qui sont les exportateurs mondiaux. Il s'avère que en Europe, on en a un gros, l'Allemagne qui bénéficie énormément de des exports vers les États-Unis. Et bien, ça peut être aussi l'occasion que l'Allemagne se mette à consommer davantage et à importer davantage de produits de ses partenaires européens.
C'est bien. Merci beaucoup. fait la transition pour ouvrir le chapitre premis sur la la reposte européenne.
Quelle réaction des pays de lieu ! On en parle tout de suite avec Steve Jourdin. Bonsoir Steve, bienvenue, bienvenue à vous.
L'Arypost de l'Union, c'est maintenant. Oui, elle arrive, elle arrive mais elle prend son temps. Ça fait plusieurs semaines he que la Commission européenne prépare sa réponse.
La semaine dernière au lendemain de l'annonce de Donald Trump, voici ce que déclarait Ursula Van Derleyen. Écoutez, nous sommes prêts à réagir. Nous sommes déjà en train de finaliser un premier paquet de contesure en réponse au droits de douine pour l'acier et nous préparons maintenant à d'autres contre-mesures pour protéger nos intérêts et nos entreprises si les négociations échouent.
On rappelle Thomas que les États-Unis imposent déjà depuis la mi-mars des droits de douane sur l'acier et et l'aluminium. Cela concerne 26 milliards d'euros d'exportation européenne. En réponse, la Commission avait annoncé qu'elle appliquerait des droits de douane forts sur une série de produits américains.
Toujours en discussion aujourd'hui des tarifs de doués sur des produits allant du fil dentaire au diamant. Au total, 28 milliards de dollars d'importation américaine pourrait être impacté. Encore faut-il que les mesures soient approuvées par les 27.
Un vote doit être doit avoir lieu mercredi. Et alors bon, ça c'était pour Assis à l'Union. Pour les droits de douanes qui ont été annoncés par Donald Trump la la semaine dernière, quel ripost est envisagé ?
Alors là, on rigole plus, c'est ce qu'a déclaré le ministre français du commerce extérieur ce matin. Écoutez, il nous faut euh n'exclure aucune option sur les biens, sur les services, quel que soit la façon de l'aborder et ouvrir la boîte à outil européenne qui est très complète et qui peut être extrêmement extrêmement agressive également en retour. Bon, ça c'est pour le ministre français.
Dans le détail, qu'est-ce qui se prépare ? Ça fait trois fois que vous posez la question. Je suis bien au mal hein de vous répondre.
La raison est simple. Les 27 n'ont toujours pas fixé leur repost dans le détail. On évoque une taxation sur les services numériques ou encore une réposte plus générale allant au-delà des droits de douane.
Ce matin Stéphane Séjourné, ancien ministre des affaires étrangères, désormais commissaire européen, a mis sur la table un instrument antioercition. Explication au micro de France Inter ce matin. Attention, c'est du brutal.
Écoutez, retirer l'ensemble des entreprises américaines des marchés publics par exemple européens. Européens. Alors, c'est le bazooka économique puisque un certain nombre de services sur lesquels nous avons pas d'autres options que choisir les Américains, notamment les services numériques et donc ça a des implications sur les entreprises européennes.
Stéphane Séjourné qui était ce lundi à Luxembourg avec les ministres du commerce extérieur de l'Union européenne. Il sera ce vendredi en Pologne pour affiner, nous dit-ons, la réponse européenne face aux États-Unis. Bref, Thomas, pas de précipitation.
Les dirigeants européens prennent clairement leur temps. Officiellement, il s'agit de laisser la porte ouverte à des négociations avec Donald Trump. Merci beaucoup Steve.
Adrien Matou, je me tourne vers vous. Il y a deux camps euh qui s'opposent sur la stratégie européenne, fermeté ou souplesse quoi, en simplifiant. Ouais, j'allais vous dire qu'il y en avait 27.
Bah oui, parce que chaque pays peut négocier ses droits. C'est la difficulté. Alors évidemment, il y a évidemment des intérêts communs, mais la difficulté de lieu, ça a toujours été que les économies ont pas toutes les mêmes intérêts.
Les Allemands ont toujours voulu modérer les ardeurs en général des Français sur les idées protectionnistes parce que ils sont sur une économie d'exportation et que ils ont bien besoin de vendre leur voiture à l'étranger. Donc c'est ça qui va être compliqué. Et là, on a vu donc Laurent Saint-Martin qui disait il faut une réponse très agressive.
C'est un peu la ligne dure incarnée par Emmanel Macron et puis il y a une ligne souple incarnée par effectivement peut-être Méléonie notamment. Mais on a la proposition européenne de réduire les droits de douanes à zéro sur les échanges. Bon bah ça contredit un petit peu la le besoin de fermeté des Français.
Ça va être compliqué de parler d'une même voie. C'est plus simple de le faire quand on représente un pays. Mais quand on représente un pays, on paye pas assez lourd par aux États-Unis pour vraiment être dans le rapport de force. dans le détail de ce que vous venez de d'annoncer en écoutant à la présidente de la Commission européenne.
Effectivement, elle elle propose de des droits de douane nul mais pas sur n'importe quel bien les biens industriels. Écoutons, nous sommes prêts à négocier avec les États-Unis. En effet, nous avons proposé des droits de douanes nuls pour les biens industriels comme nous l'avons fait avec succès avec de nombreux autres partenaires commerciaux.
Car l'Europe est toujours prête pour un bon accord, donc nous le gardons sur la table. Alors, on va essayer de comprendre. Je commence avec vous Stéphan.
Pourquoi il faut sortir les biens industriels de l'équation, ça serait intéressant pour l'Europe ? Parce que j'imagine que les États-Unis en vendent très peu en fait. En réalité, je pense pas que ce soit véritablement ça.
Enfin, en tout cas, pour l'instant, il faudrait d'abord que les les États-Unis se réindustrialisent pour après pouvoir vendre les produits. Donc, j'ai du mal à comprendre l'intérêt de de ce type de d'annonce vraiment en réalité parce que déjà Donald Trump n'a jamais évoqué la nécessité de "Je veux que vous abaissiez mes droits de douane à part sur les véhicules, mais ça ça a déjà été fait." H non, je pense que là c'est c'est une très mauvaise annonce de la part de Ursel van der au contraire, je pense.
Pourquoi ? Parce que ça donne un message de plutôt de souplesse. Vous dites qu'il faut en réalité.
Bah oui, enfin en réalité on connaît Donald Trump. Enfin là, c'est ce qu'il attend. Il veut que les partenaires s'agenouillent.
Et là, je je crains que l'Union européenne ne voit pas ce qu'elle représente. En fait, c'est pas nous on n'est pas un petit l'Union européenne n'est pas un petit pays qui doit s'agenouiller devant les États-Unis. Enfin, on est quand même le plus grand marché au monde. 450 millions de consommateurs.
Voilà. Et on se rend pas compte que on a une vraie enfin on se rend aussi bien sûr, elle le sait très bien mais elle voilà, on a un rapport de force qui est tout à fait possible. Il suffit effectivement, ça a été bien dit, taper sur les services numériques, hein, c'est 20 % de leur chiffre d'affaires hein, quand même leur leur implantation au sein de l'Union européenne.
Enfin, c'est un peu œil pour œil d pour dents. Nous, on vend des voitures en réalité, enfin on vend surtout des voitures allemandes et et eux en fait nous ont complètement vassalisé au niveau des des entreprises du numérique. que euh j'ai du mal à voir que en fait c'est un discours complètement ubesque qui est tenu par Donald Trump en disant on s'est fait avoir par l'ensemble des pays du monde, les pays européens ont été méchants.
Enfin enfin à un moment faut faut imposer un discours de réalité en disant "Bah attendez, non mais c'est pas c'est absolument faux. regarder ce que nous on a subi. On est quand même on est complètement contraint par les entreprises du numérique américain.
Enfut quand même dire le risque d'égocie d'abord je suis plutôt d'accord avec vous fait rapport rapidement politiquement le symbole est incroyable parce que l'Union européenne est quand même historiquement la seule zone au monde qui est restée dans ce modèle de libre échange généralisé y compris jusqu'à l'ouvrir aux autres zones avec une naïveté incroyable. Enfin là, on réfléchit tout juste à privilégier les entreprises européennes dans certains domaines. C'estàdire notre naïveté, il serait temp.
Et qu'est-ce que Ursula Vienen propose ? Plus de libre échange, c'est incroyable. On rentre dans la guerre commerciale de tous contre tous et nous on dit allez on peut faire encore plus de libre échange avec quand même si on regarde les services les services numériques dont vous parlez quels seraient les les risques ou les les conséquences négatives pour les consommateurs européens d'un bras de fer sur les services avec les ça dépend quel est le le bazooka employé ou quelle est finalement la bombe qu'on met dans le bazooka si c'est une interdiction on va vers un blocage parce qu'à court terme comme le dis on peut pas Stéphan Séjourné le disait on n pas de de concurrents européens crédibles euh au cloud d'Amazon ou de Microsoft, au système d'exploitation, euh au au logiciel américain et cetera.
Maintenant, si c'est des droits de douanes qu'on va imposer sur ces services, et bien c'est simplement un coût supplémentaire. Et donc là euh on va vers une hausse des prix de production, des hausses des coûts de production, des hausses des prix sur le marché de l'inflation et peut-être avec des impact à la marge mais quand même euh conséquent de peut-être quelques défaillances de marché, de peut-être de la suppression d'emploi. Bref, voilà, on se s'oriente progressivement vers une récession.
J'ajoute que c'est ce qu'on a observé dans les années 30 lorsque il y a un tarif américain, le tarif Smoutoli, qui couvrait 20000 produits qui a été mis en place. Oui, c'est c'est le dernier grand exemple de Exactement. de barrière douanière américaine sauf que alors c'était après le craque boursier.
Voilà, c'est ça. Donc en fait, il y avait les mêmes ingrédients, c'était juste pas dans le même ordre. Il y a d'abord eu le craque puis la guerre commerciale.
Nous, c'est un petit peu l'inverse. La guerre commerciale peut aboutir à un craque. Mais ce qu'on observe, c'est qu'il y a une réduction, ce qu'on appelle la spirale de Kinolberger, une réduction du commerce international et à la fin c'était les ménages qui ont payé le prix.
Ça c'est c'est ce qui s'est passé dans les années 30. dans les années 30, c'est ce qui a conduit la grande dépression 1933 qui a abouti infin à l'arrivée au pouvoir du national socialisme. Effectivement, ça ça nous emmène dans une réflexion euh euh encore plus profonde avec je reviens euh au au aux question du marché européen, de la puissance du marché européen et peut-être des alliances parce que finalement on a souvent parlé ici de cet accord sur le Merc avec les pays du Mercosur, les pays euh sud-américains que plusieurs notamment la France pays d'Europe disaient il n faut il en faut pas, il y a pas assez de cla miroir bref on va importer des produits qui sont qui sont qui ne respectent pas les normes environnementales.
Je vais pas refaire toute l'histoire, mais c'est peut-être le moment de les réactiver ou en tout cas de les signer en urgence. Non, bah en fait, il y a il y a qu'un seul pays qui est devenu contre le libre échange aujourd'hui, c'est les États-Unis. Après, les autres zones économiques, au contraire sont pour le développement.
Mais donc si les États-Unis veulent plus de nous, faisons du commerce avec les autres. Mais bien sûr et parce que les autres en plus sont sont d'accord pour le faire. Et je rappelle quand même, faut remettre ça en perspective, hein, la totalité des exportations européennes vis-à-vis de des États-Unis, c'est que 8 % de nos exportations européennes.
Donc, faut arrêter de s'alarmer. Alors, oui, il y a des secteurs qui sont on ne voit que les les secteurs saillant, on pe onte peu chez eux. Voilà.
Donc en fait, on va pouvoir s'en sortir. Ça fait mal hein. Si on est taxé à 20 % sur 8 % des totalité de nos exportations, c'est pas c'est pas une bonne période à passer, c'est sûr.
Mais on peut en fait contourner en fait trouver en fait des stratégies de contournement pour essayer de vendre ces ces produits les produits européens ailleurs déjà stimuler notre marché intérieur. Le premier c'est quand même l'Allemagne faudrait qu' commence à consommer. Et et puis ensuite là il y a il y a un plan d'investissement massif donc on espérer que ça consommation.
Voilà, je pense que le salut euh j'ai du mal à le dire mais il vient de l'Allemagne pour le coup c'est véritablement non parce que des années en fait ils ont fait effectivement la politique de l'autruche comme on disait il faut quand même stimuler le marché intérieur essayer de de de faire des plans de relance dans votre pays pour ils ont jamais voulu parce que il y avait cette rigueur budgétaire cette orthodoxie budgétaire qui les empêchait de lancer des plans de relance. Maintenant, je pense qu'ils ont compris peut-être juste un mot rapide parce qu'on faut qu'on parle du budget français pour 202 juste d'un mot pour nuancer. Effectivement, on est assez peu exposé mais effectivement il y a des secteurs qui le sont particulièrement et la viticulture par exemple est aujourd'hui prise en tenaille parce que les accords du Mercossur ou de la Nouvelle-Zélande et bien rendent la concurrence plus féroce sur le marché français et les droits de douan aux États-Unis rendent les opportunités d'export dans ce pays-là plus compliqué.
Donc finalement après l'épisode d'inflation que la viticulture comme l'ensemble de l'agriculture a connu en 2022 2023, on se peut-être à l'aube d'une nouvelle crise agricole à ce sujet. Allez, il nous reste une dizaine de minutes pour parler de ce budget 2026 qui était déjà très compliqué, notamment avec les efforts côté défense demandé par l'Élysée Émilie, les les décisions Donald Trump, elles compliquent encore les choses pour François Baou. Oui, d'après François Bairou et on l'a dit, le risque est un recul de plus de 05 % du PIB français.
Je le cite "La décision de Trump est gravissime." Il a dit ça au Parisien dimanche dernier hier. "Ell pourrait entraîner une crise planétaire." Le castet du BR donc était déjà immense avant cela, donc augmenter le budget défense sans sacrifier les efforts sur la dette et tout cela sans rien abandonner du modèle social français qui je le cite à nouveau fait partie de l'identité française et bien sûr le tout encore en évitant une censure qui pourrait faire tomber son gouvernement.
Ça fait beaucoup. Et s'il a passé de justesse, il a fait passer le de justesse le budget 2025 en cachant un petit peu les points les plus bloquants comme les retraites, c'est pas simple de reproduire la même chose pour 2026. Alors comment François Bairou compte-t-il s'y prendre ?
Alors c'est la méthode BBZ qui est domine. Qua BBZ. La méthode BBZ c'est budget à base zéro. vous devez connaître on repart de zé c'està-dire qu'on se base pas sur le budget de l'année dernière on reprend à zéro c'estàdire comme une feuille blanche c'est ce que font certaines entreprises et on retient en dépense que ce qui est strictement nécessaire ça vient des années 60 des États-Unis c'est un comptable américain de Texas Instrument qui avait inventé ça et ça avait été repris par un certain Jimmy Carter qui était à l'époque gouverneur de l'État fédéral de Géorgie et plus récemment c'est repris par un certain Elon Musk comme quoi finalement On se sert aussi des mêmes techniques.
Une lettre de cadrage a été adressée dans ce sens jeudi dernier au ministère. Leurs objectifs qui sont fixés, c'est diminuer les budgets, prioriser les interventions de l'État, éviter les doublons et mobiliser davantage les cofinancements européens. Mais aussi plusieurs objectifs sont fixés comme arrêter le quoi qu'il en coûte définitivement.
Alors c'est devenu une sorte de gimiic au gouvernement d'arrêter le enûte. Voilà. Oui, on parle du bouclier tarifaire en matière d'énergie ou des dispositifs qui ont été mis en place pendant la crise Covid.
Et enfin, le dernier levier qui est demandé, c'est de réduire les effectives. Et pour conclure, Émilie, comment tout cela va s'organiser dans les prochains jours ? Alors, on devrait avoir 15 avril une conférence de Bairou, une conférence un peu pédagogique pour présenter ses choix budgétaires.
On peut s'attendre à un exercice un peu à la Édouard Philippe pendant la crise Covid, vous souvenez, pendant 1h30 avec plusieurs intervenants, il nous expliquai pour vraiment que nous, pauvres français, on puisse prendre connaissance de la situation économique et financière réelle. Mais ces choix budgétaires pour le moment, ils sont pas très connus, ils sont assez flous. Est-ce qu'il faut modifier le temps de travail hebdomadaire, l'âge légal de départ à la retraite ou est-ce qu'il y a une autre piste ?
Une chose est sûre, il va falloir du doité pour pas provoquer une ou plusieurs catégories de population au risque de revoir des scènes de furie dans les rues comme on a pu voir il y a quelques années encore. Merci beaucoup Émilie. Stéphanie Villers, d'où d'où François Baou sort-il ce 05 % de baisse de la de la croissance possible ?
J'aimerais bien le savoir parce que il y a il y a il y a très peu de enfin il y a pas d'économistes qui sont aujourd'hui capables de d'anticiper la croissance française parce que les incertitudes sont telles. En fait, on n pas on a même pas les hypothèses de base. Il faudrait véritablement savoir où on en est dans les négociations et où va l'Union européenne, où va enfin on attend encore la le le chiffrage de de l'Union européenne et ça repose pour savoir où on va.
Donc je pense que là c'est plutôt pour effrayer les Français. Après il est clair que un risque récessif mondial n'est pas à écarter hein. On peut véritablement rentrer là-dedans.
Après, je rappelle quand même que la France est quand même moins exposée que le reste des pays de de l'Union européenne face au aux États-Unis. Euh donc euh il y a peut-être plus en France de problèmes euh internes que de problèmes euh externes avec bien sûr des secteurs qui vont être bien sûr pénalisés par les droits de douanes euh imposés par Donald Trump. Et c'est euh le Oui.
Oui. Il y a le vin, le luxe et cosmétique, le l'aéronautique aussi. Ouais.
Voilà. Effectivement il fait il fait aussi de la politique évidemment François Baou. Donc est-ce qu' est-ce qu'il noircit un peu ?
Pourquoi il noircit ? Pourquoi il force le trait quoi ? Pourquoi il noircit le trait ? il est dans une situation qui est quand même peu commune, c'est-à-dire qu'il a des choix extrêmement difficiles à faire sur le plan économique et le tout avec une fragilité politique absolue.
Il y a pas de majorité à l'Assemblée nationale. Le groupe Ren et ils sont remontés comme des coucous depuis la décision contre Marine Le Pen. Donc alors ça c'est un autre sujet en soi mais il menace de Oui mais ça fragilise encore plus le ça rend le climat encore plus électrique et on sait que la gauche voilà en plus à l'approche d'un congrès socialiste donc c'est qui a son importance tout ça paraît d'une médiocrité absolue par rapport aux enjeux mais ça compte dans une assemblée nationale voilà qui qui est un petit peu à l'heure de de de du régime des partis où chacun calcule ce qui serait la meilleure décision donc lui il doit jongler là-dedans et en fait ce qui est compliqué c'est que chaque mesure du budget va faire l'objet de compromis politique soit à droite soit à gauche.
Donc là on est vraiment vous rendez compte que le budget c'est quand même à l'automne. On est début avril, on est déjà en train de se dire que ça va être extrêmement compliqué avec Je sais pas si vous avez ressenti ça en écoutant les meetings politiques ce weekend, il y en avait il y en avait trois. Il y avait le Rassemblement national, il y avait le contre meeting de de LFI et des écologistes et puis l'ancien premier ministre Atal qui lançait en quelque sorte une campagne présidentielle hein, ça se ça s'appelle comme ça.
J'ai pas beaucoup entendu parler de de de l'économie mondiale de de la guerre commerciale lancée par Est-ce que vous vous êtes pas dit mais ils sont où nos politiques ? Ils sont hors sol. Bah si un petit peu après pour essayer d'aller un moment dans leur sens, la situation est quand même très compliquée et on pâtit du fait de peut-être un manque de travail ou un manque de prévision sur l'avenir, ce qui est quand même un mal français.
On nait pas anticipé le Covid he je vous rappelle ni la crise de 2008 des subprimes. Donc on est dans cette culture un peu attentiste, un peu j'allais dire je m'en fousis, c'est pas exactement ça, mais on subit les problèmes plutôt qu'on qu'on les anticipe. Précisément sur le budget, il faut être très clair, il n'y a pas de solution.
Euh si notamment si on continue à s'enférer dans euh le la décision de ne pas augmenter les impôts. Donc ce qui va sûrement se passer, c'est simplement une augmentation de la dette parce que c'est le plus indolore à court terme, c'est le plus invisible et par ailleurs, euh c'est ce qui permet de concilier à la fois le fait que du côté des dépenses, on va toujours verser des pensions de retraite, des minimats sociaux et cetera et puis on peut pas continuer à réduire les services publics, notamment l'hôpital ou l'éducation qui subissent déjà des coupes extrêmes. Donc si vous voulez l'homme politique ou la femme politique face à cette situation se retrouve un petit peu démuni.
Là le rôle serait en prévision des élections présidentielles qui approche que certains viennent les alimenter pour essayer de trouver des alternatives. Ou on revient à ce modèle social français et je je cite de nouveau François Baou dans le Parisien, vous l'avez dit tout à l'heure, qui qui fait partie de l'identité française et et qui peut-être sera remis en cause par cette crise économique. Non mais il suffit de regarder ce qui se passe en Allemagne.
Donc l'Allemagne se décide, voit le problème, voit qu'elle doit construire sa propre défense, elle n'a peut plus profiter du paraplu américain et ça y est, elle a annoncé un plan de relance de 500 milliards. Elle va mettre ça sur les marchés financiers, elle va demander au marché financiers de de la financer. Euh, autant vous dire que les les investisseurs n'attendent que ça.
Ils vont se se jeter sur la sur la dette allemande parce que c'est la dette la plus sûre et que nous en fait donc les Allemands vont pouvoir construire leurs défenses, moderniser leur infrastructure, empêcher la récession. Ça fait 2 ans qu'ils sont en récession. Je pense que quand on met 500 milliards sur la table, ça va mieux.
Après hein, l'économie est quand même un peu plus dynamisée. Et nous, en fait, voilà, nous on finance notre modèle social. Ça fait quand même des années qu'on dit ça va pas.
On on a on a on a trop de de déficit. On est les pires élèves de de la classe européenne avec plus de 5 %. Même l'Italie en fait fait bien que bien mieux que nous.
Donc voilà aujourd'hui en fait on paye les erreurs du passé et on a notre partenaire principal qui est l'Allemagne qui elle a mis effectivement de de côté a joué la fourmie lorsque nous nous faisions la cigale et qui va pouvoir aujourd'hui en fait en profiter, redynamiser son économie. Et nous on va regarder en fait parce qu'on a plus cette capacité d'emprunt hein. On peut pas emprunter comme ça à Touva sur les marchés financiers parce que maintenant on va avoir la concurrence de la dette allemande qui est beaucoup plus attractive que la nôtre.
Hm. On peut nous coûter cher. Ça va nous coûter beaucoup plus cher.
Ça coûte beaucoup plus cher qu'avant. Allez à vous le mot de la conclusion. Andri bah je vais citer un grand homme de la 4e République Henry Cy qui disait il y a aucun problème qui ne résiste à une absence de solution.
C c'était la maxime de sa politique. Il il ne faisait pas grand-chose et malheureusement j'ai l'impression qu'on est un petit peu revenu au temps de la 4e République avec cette assemblée éclatée et ces espèces de manœuvre et en fait finalement François Bairou c'est pas vraiment entièrement de sa faute mais il ne fait pas grand-chose sauf que on risque d'en payer les conséquences et c'est peut-être le gage de sa longévité exactement faire grand chose mais c'est pas le gage du bien-être du pays malheureusement et et c'est certainement pas ce que la situation économique mondiale nous commande. Merci beaucoup.
Merci à à toutes et à tous d'avoir participé à ce débat et à bientôt sur sur Public Sénat.
Emmanuel Macron