Les maires dans la crise - Le Club des territoires
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[Musique] la presse quotidienne régionale et les télévisions locales vous présente le club des territoires le club des territoires en partenariat avec la presse quotidienne régionale les télévisions locales et les indés radios dans quelques instants avant de rejoindre marcel foucault vous aviez brive et et arnaud benedetti aiment ce club sera entièrement consacrée à une étude de l'association des maires de france et du cevipof sur l'état d'esprit des maires ils sont confrontés à la gestion de la crise sanitaire à la gestion de la crise sociale et ils sont aussi parfois victimes de violence et d'incivilités on tira les principaux enseignements de cette étude pour en parler on se rend duplex avec le maire de cannes david lisnard qui sera avec nous et puis on sera également du pex comme tous les jours avec un journaliste de la presse quotidienne régionale aujourd'hui sébastien pour atteindre l'écho républicain mais d'abord vous le savez c'est lors de notre reportage en régions et le vendredi et bien c'est l'heure du bilan [Musique] et pour ce bilan on accueille jérémy huntsman bonjour jérémy bonjour merci beaucoup d'être avec nous ce matin jérémy on vous a vu toute la semaine vous étiez du côté de bordeaux avec quentin calmer pour parler du lancement de la 5g et dans le département et bien certains élus alerte notamment sur le risque de fracture numérique et oui oriane c'est un argument qu'on a souvent entendu sur place pour mieux comprendre nous sommes allés à une heure de route de bordeaux au sud est de bordeaux dans la commune de portes de benauge alors c'est un village de 530 habitants et pour son maire eric guérin il est assez difficile en fait d'entendre parler du lancement de la 5g à bordeaux alors que dans sa commune le réseau et l'internet mobile sont déjà très compliquée à capter tout simplement je vous propose de l'écouter dans beaucoup d'endroits où kraft pas où le réseau est insuffisant où on a que la 3g quelques-uns droit 4g mais bon endroit ce que la 3g d'un droit n'a même pas du tout même la même pas la 3g donc on est vraiment une vache aujourd'hui métropole ils vont avoir à 5 g et nous on va creuser un grand petit peu plus le fossé nous l avait déjà y avait déjà un petit fossé qui va s'agrandir petit à petit entre entre le monde urbain et le monde rural je suis pas contre le progrès je suis en colère parce que nous on n'en bénéficiera pas aujourd'hui on bénéficiera pas de ça et du coup on peut se demander pourquoi commencer à déployer la 5g si tout le monde n'est pas couvert en 4g et oui nous avons justement posé cette question à la fédération française des télécoms alors de son côté elle estime avoir déjà bien avancé sur la couverture des zones rurales en 4g avec le new deal mobile vous savez rien c'est cet accord signé en 2018 entre le gouvernement l'autorité de régulation des télécoms l'arcep et les opérateurs mobiles et qui doit résorber ce qu on appelle les zones blanches d'ici 2022 en gironde par exemple 97% des antennes sont déjà passés en 4g c'est un peu plus que la moyenne nationale en fait et pour michel combeau le directeur général de la fédération française des télécoms cette couverture des zones rurales en 4g et le déploiement de la 5g sont deux choses en fait complémentaires on écoute la scène je sais surtout pour les entreprises et pour les zones où la 4g va être saturé la 4g en zone rurale dispose de performances très élevées et va permettre de remplir la plupart des usages du quotidien que ce soit pour travailler pour converser ou pour faire les démarches administratives la résorption des dernières zones blanches est notre priorité la 5g viendra donner un coup de boost notamment aux entreprises mais ne fera pas dévier de notre priorité et j'avais mis un tas de les disparités territoriales ya aussi la question du coût pour 7,5 g pour les consommateurs et oui c'est une innovation même accusé par certains je cite d'être une technologie de riches qui creuserait donc encore les inégalités alors pour l'instant les tarifs des forfaits 5g sont assez similaires à ceux proposés pour la 4g mais les téléphones 5g eux coûtent un peu plus cher entre 400 et 1000 euros et merci beaucoup merci jérémy mercier venu nous voir vos reportages réalisés avec content qu'elle met sont à voir ou à revoir sur notre site internet et la semaine prochaine on continue bien sûr notre tour de france on sera dans le nord et dans le pas de calais on suivra des mères dans leur quotidien et dans leur gestion justement de la crise sanitaire et sociale et en va en parlant de s'intéresser à cette étude du cevipof et de l'association des maires de france sur l'état d'esprit des mères on va en tirer tous les enseignements avec nos clubs heures qui vont de rejoindre dans quelques instants dont martial foucault qui a conduit cette étude mais d'abord on va regarder les principaux points c'est avec jonathan du prix aise à chaud 4700 mère se livre dans l' enquête menée par le centre de recherches politiques de sciences po et l'association des maires de france les élus reviennent sur les municipales un scrutin plombé par un taux de participation historiquement faibles et troublé par la crise sanitaire le coc vide est d'ailleurs l'un des principaux sujets de préoccupation des élus souvent en première ligne pour gérer l'urgence 48% des mères disent avoir été mal associés dans la mise en oeuvre de l'état d'urgence ils sont en revanche 40% à penser le contraire si 51 % des mères pointe le manque de directives claires et cohérentes de l'état ils sont plus de six sur dix à valoriser l'action des préfets saluant une relation de travail efficace en ce qui concerne la relation mère agences régionales de santé seulement 40% des élus interrogés se disent satisfaits de leurs échanges avec les ars ces agences bras armé du ministère de la santé en région ont été maintes fois critiqué pendant la première vague pour la verticalité de leurs décisions autre enseignement du sondage la question des incivilités 53% des édiles disent en avoir déjà vécu près d'un maire sur trois déclarent même avoir subi des injures insultes menaces verbales ou écrites un paradoxe alors que le maire demeure l'élu auquel les français font le plus confiance voilà pour les principaux enseignements de cette étude on va l'analyser on va en parler avec nos clubs heures bonjour xavier brive et bonjour arnaud benedetti vous êtes avec moi distance exceptionnellement merci beaucoup d'être là et bonjour martial foucault c'est toujours elle qui avait conduit cette étude on va parler bien sûr des différents points des différents enseignements mais d'abord on le voit l'un des principaux problèmes d'un des principaux enseignements à tirer de ces municipales et bien c'est ce taux d'abstention record alors il ya eu cette campagne hors norme cette campagne qui a duré trois mois trois mois entre le premier tour et le deuxième tour c'était évidemment un contexte très particulier mais comment les maires ils ont analysé cette abstention record oui effectivement c'était un élément sur lequel on était très intéressé de connaître en fait la représentation que l'on puisse faire les maires de ce taux d'abstention je rappelle au premier tour 44 % record historique sous la vème et l époque souvenons nous on disait bon c'est un petit peu normal le contexte sanitaire a découragé beaucoup d'électeurs de se rendre dans dans les isoloirs même si le taux de participation habituelle à une élection municipale est élevé les français apprécient après l'élection présidentielle cette élection municipale est donc là les maires nous disent deux choses intéressantes tout d'abord une majorité d'entre eux sont une petite majorité d'entre eux sont peu inquiet par rapport à ce taux de participation considérant que c'est un phénomène qui est passager et que quand on sortira d'une crise sanitaire eh bien on reviendra un ordre normal de participation et puis il ya une autre partie alors minoritaire mais 45% qui sont très inquiet de la situation considérant que bien au fond c'est pas tant le fait qu'ils auraient été je dirais que leur légitimité aurait été bousculée sais pas cela ce qui les inquiète c'est le fait que désormais il y aurait un désintérêt politique même au plan local on le connaît au plan national et donc il ya une vraie inquiétude sur le fait que ce phénomène aujourd'hui ça y est tu touches le local alors que jusqu alors il était plutôt épargnée et c'est une inquiétude qu'il faut avoir selon vous le phénomène est plus profond qu'un qu'une simple abstention conjoncturel s'est ré c'est très difficile de nous c'est de répondre à cette question parce que au fond on a pu observer que dans certaines communes où la situation sanitaire était beaucoup moins grave beaucoup moins sévères est bien là le taux de participation a effectivement baissé donc je dirais que c'est une question quelque sorte mais j'adore une question piège à dire que dans six ans on verra bien que finalement le contexte aura été modifiée la situation des élus locaux des élus nationaux roja essai aura aussi été transformé et puis je rappelle un point ça a été dit dans votre sujet effectivement la confiance accordée aux élus locaux et aux mères est très forte donc ça pour moi c'est quand même un élément essentiel pour que ce lien de confiance continue à restaurer la manière de faire vivre la démocratie au plan municipal xavière martial le dit le maire ça reste quand même toujours les lui préféré des français malgré ce contexte oui c'est une constante d'ailleurs alors que le chef de l'état les ministres les parlementaires sont de moins en moins que l'ebit citer les maires garde la confiance de leurs administrés c'est d'ailleurs ce qui peut pondéré je pense marcel foucault leur leurs inquiétudes par rapport à la faible mobilisation historique c'est un plancher pour les lors des dernières municipales c'est que le maire garde toute la confiance de ses administrés il est élu sur un projet les municipales sont toujours déconnectés des scrutins nationaux il n'y a pas d'enjeux nationaux on est vraiment sur une équipe un projet une continuité souvent donc je pense que ça pondère un peu l'inquiétude l'abstention elle était vraiment lié et la faible mobilisation était liée à la crise sanitaire la confiance dans les lui je pense est relativement intacts en dépit et ça c'est un paradoxe on en parlera des agressions des lui rentre de plus en plus nombreuses alors ça c'est ça interroge beaucoup mais sur le fond les maires garde la confiance de leurs administrés donc en parler un de ces violences évidemment envers les élus arnaud benedetti est ce qu'il faut s'inquiéter de cette abstention record ou pour vous est-ce que ça ira mieux une fois la crise sanitaire passé concernant les mères non mais la question est de savoir s'il s'agit d'un désinvestissement civi que structurel ou s'il s'agit d'un accident conjoncturel alors je parle bien évidemment sous le contrôle de martial foucault il me semble quand même que il y aller j'irai fléchissement de la participation qui est observée aux élections municipales depuis plusieurs scrutins très léger en l'occurrence et les élections municipales au reste de fait en l'occurrence des élections rennes en termes de mobilisation civique ensuite je pense qu'il faut aussi peut-être avoir une analyse un peu granulaire vraisemblablement on voit que il y à une hétérogénéité de situations en fonction de la taille des communes ce qui est quand même assez frappant lors de ces dernières élections municipales c'est que sans doute c'est ton un peu plus mobilisés dans un certain nombre de villes moyennes de petites communes notamment en zone rurale et beaucoup moins dans les grandes métropoles où on a eu un électorat qui a plutôt déserter les urnes ensuite l'autre question qui me paraît importante c'est de savoir aujourd'hui si pourquoi la figure du maire est en fin de compte la figure de la figure qui semble disons d'une certaine manière mobiliser le plus favorablement les français à mon avis il ya deux raisons d'abord parce qu'ils sont les élus du quotidien et deuxièmement ils sont les élus dû faire c'est à dire que les réalisations d'une municipalité en termes de politiques publiques se voit assez vite ce qui est un peu différent avec notamment les politiques publiques au niveau national et le contrôle de martial foucault là-dessus 1 abstention à elles baissent même peu mais elle baisse oui elles baissent historiquement c'est vrai que depuis depuis maintenant 60 ans elles baissent scrutin municipal après scrutin municipal mais la baisse était relativement faible la ses 20 points de baisse je rajouterais 1 point par rapport à la taille des communes c'est vrai que pour cette élection on a été très surpris que c'est pas tant la taille des communes qui a entraîné une forte abstention que les conditions du scrutin c'est à dire que et c'est très intéressant je crois que il faut rappeler que là où un scrutin est disputée où là où il ya de la concurrence de la compétition électorale ça davantage mobiliser les français pour cette élection malgré le contexte sanitaire donc partir du moment où on a les conditions d'une offre discuter ou des enjeux sont débattus ou des listes concurrentes se présente et bien ça peut mobiliser les électeurs et justement va en parler en la gestion de cette crise sanitaire avant de parler des relations entre les maires et l'état est bien cette crise sanitaire elle a aggravé la situation financière des collectivités territoriales qui inquiétait déjà les élus il ya une table ronde est organisée au sénat hier avec les présidents d'associations d'élus dont françois baron on va en parler avec quentin calmer [Musique] et quand on y avait donc lieu au sénat sa table ronde avec les représentants des collectivités locales et là notamment été question de l'aggravation de la situation financière liée à la crise sanitaire évidemment oui tout est farian 1 hier le représentant des maires de france françois baroin à taper à nouveau du poing sur la table à propos d'une mesure organe qui fait partie du projet de loi de finances 2010 21 du budget 2021 et d'ailleurs on l'évoqué ici même dès hier le gouvernement entend réduire l impôt de production cela va entraîner une perte de 3,3 milliards d'euros dans le budget des communes alors l'état doit compenser ces sommes mais les associations d'élus sont montés au créneau hier au sénat lors d'une réunion vous le disiez en visioconférence de la délégation aux collectivités locales selon françois baroin l'autofinancement des communes fond comme neige au soleil c'était déjà un reproche du début du quinquennat d'e mailing emmanuel macron mais cette crise cette crise est la grave encore ce constat écoutez le président de l'association des maires de france françois baroin décision sur les impôts production est une faute politique est une faute économique c'est d'abord s'aligner sur la position sur la taxe d'habitation qui était également une faute politique de notre point de vue pour la grande majorité d'entre nous puisque ça supprime est le lien entre la beetle territoire conséquence taxe d'habitation + impôts de production nationalisé par des décisions de l'état remplacé par des dotations c'est une recentralisation qui est à l'opposé du projet 3d et du discours porté sur le plan public de la décentralisation vous l'entendez cette décision démontre selon les maires que l'état n'a pas de volonté décentralisatrice au contraire même ils chercheraient à recentraliser les décisions budgétaires et c'est un reproche que l'on a entendu également avec les défaillances du couple préfets maires lors du décompte final en aidant la mise en oeuvre du plan de relance les élus locaux et les représentants de l'état devait être à la manoeuvre c'était un des engagements du gouvernement mais depuis plusieurs semaines les élus locaux dénoncent une rupture de cet engagement ryan et merci beaucoup quand on l'entendait 1 françois baroin depuis de longs mois déjà un s'opposer à cette suppression de la taxe d'habitation maintenant ils dénoncent les conséquences de la baisse des impôts de production est ce que la crise sanitaire elle a eu un impact fort sur les finances des communes oui absolument la mf l'a chiffré à 8 milliards d'euros en 2020 2021 pourquoi parce que il y a eu des pertes fiscales des pertes domaniale et dans un deuxième temps et parallèlement les collectivités ont engagé et continuent d'engager beaucoup de dépenses liées cette crise sanitaire des achats de masques de test et puis tout un pan dont on parle assez peu mais dead social renforcé aux personnes précarisées qui ont perdu leur emploi donc cette crise coûte cher et parallèlement à ça il y à un mouvement de réduction de la fiscalité locale de la part du gouvernement c'est la suppression de la taxe d'habitation c'est maintenant la suppression de certains impôts économique et ses décisions nuisent à l'autonomie fiscale des collectivités locales et vente à rebours de la volonté du gouvernement d'accroître à la décentralisation il ya un vrai paradoxe nous allons porter dit le gouvernement plusieurs textes pour approfondir la décentralisation et en même temps nous affaiblissons le pouvoir fiscal des élus locaux donc là il ya un vrai problème car une des composantes essentielles de la décentralisation c'est l'autonomie financière et fiscale des collectivités et là le gouvernement n'est pas au rendez vous donc quand vous cumulez la baisse des impôts locaux d'une part et le surcroît de dépenses liées à la crise sanitaire d'autre part vous avez là un effet de ciseaux terrible qui risquent en plus de peser sur la capacité des collectivités à participer à la relance économique c'est aussi un constat que font les maires ils sont les principaux acteurs les principaux investisseurs locaux s'ils n'ont plus les moyens notamment fiscaux financiers d'investir ils ne seront pas au rendez vous de la relance et martial foucault vous dans l'étude vous êtes intéressé à la manière dont les mères ont géré cette crise sanitaire avec l'état avec l'exécutif oui c'était un sujet sur lequel nous nous souhaitions savoir si pendant cette longue période de six mois il une fête finalement des éléments de compréhension dans la coordination est ce que les maires et les préfets alors il faut distinguer préfet de département préfet de région parce que les relations ne sont pas ne sont pas les mêmes et puis surtout cet acteur qui s'est imposée pendant cette séquence les agences régionales de santé notre étude montre deux gérés de résultats importants et parfois même inattendu c'est d'ailleurs d'une part la relation avec les préfets pour la mise en place de l'état d'urgence sanitaire s'est parfaitement déroulé et en particulier pour les maires sortants se dire ces mères qui avaient une expérience qui avait déjà tissé des relations à la fois de confiance mais aussi de travail avec les préfectures mais je suis prudent jeu j'ajoute un mais parce que l'an passé pour la même enquête c'était précisément les préfectures qui était mise en avant comme étant un peu ces structures empêcheuse de tourner en rond pour les préfet lorsqu'il ya une besoin un besoin d'assistance juridique besoin d'assistance financière et puis a donc pour près de 70% les maires sont satisfaits de la relation avec les avec les préfectures al'inverse pour les ars la jirs et que la sanction et est assez terrible parce que c'est à peine 45 % des mères qui sont qui ont jugé efficace le rôle des ars vous à dire qu'une grande majorité d'entre eux ont éprouvé beaucoup de difficultés dans le travail au quotidien avec les ars et là c'est d'autant plus vrai pour notamment les maires sortants qui rompt cette connaissance du territoire et quand je les compare à des mères qui ont été élus pour la première fois en 2020 mais qui avait déjà eu l'occasion d'être membres des conseils municipaux eh bien on observe que la sanction et est identique vraiment défiance vis-à-vis des ars confiance vis-à-vis des services préfectoraux oui alors on a évoqué l'aspect financier de la crise sanitaire il ya un aspect aussi en termes de gouvernance de la santé il va falloir tirer les leçons de cette crise qui est loin d'être terminée en termes de gouvernance la mf apporter un certain nombre de propositions dans le cadre du ségur de la santé on voit très clairement que les ars c'est le centralisme sasson d'expression la plus forte qui a été dénoncée qui est déconnecté crs des réalités locales ou en tout cas qui n'a pas assez concertée et les élus locaux donc ce que demandent les maires aujourd'hui c'est que le gouvernement tire des leçons associe davantage les maires à la gouvernance de la santé associe les maires à la gouvernance des hôpitaux est une vraie réflexion avec eux sur l'aménagement sanitaire du territoire les associe aux réflexions sur la meilleure coordination entre la médecine de ville et les hôpitaux entre le secteur public et le secteur privé donc il ya l'aspect gouvernance de la crise qui est toujours pas énorme et il ya aussi les leçons à tirer en termes de gouvernance sanitaire mot sur cette gouvernance arnaud benedetti avant d'aller entendre david lisnard à cannes non mais la réalité c'est que quand on regarde ces chiffres il ya une forme d'ambiguïté dans la relation des mers autant la figure du préfet et du préfet de département est quasiment plébiscité parce que c'est un acteur j'allais dire classique et quotidien de la relation de l'état avec les territoires où ton les ars qui sont des institutions déconcentrer le nouvel font l'objet d'une critique en règle ce qui est quand même intéressant de noter c'est que les mères on se pressent moment un jugement du fait de leurs activités de leurs fonctions peut-être plus nuancé sur l'ensemble de la gestion de la crise par l'état que une grande majorité de français qui lorsqu'on regarde un étude de clients sont plutôt un peu plus sévères dans leurs évaluations de la manière dont l'exécutif et l'état en général à gérer cette crise sanitaire le maire de cannes bonjour david lisnard merci beaucoup d'être avec nous ce matin en direct vers l'est républicain de cannes on parle de cette relation entre l'état et les maires durant la gestion de cette crise sanitaire on a entendu l'exécutif vanté ce couple préfet maire emmanuel jean castex parler de ce dialogue avec les élus locaux est ce que vous vous êtes senti suffisamment soutenue par l'état dans cette gestion de la crise bonjour d'abord merci de votre votre écoute la question pour moi c'est pas forcément de me sentir soutenus pas pour l'état c'est de pouvoir travailler je ne cherche pas une relation de tutelle de soutien d'affection sur ce que je sais par mon expérience c'est que il faut pouvoir travailler et et prendre des décisions donc des décisions en apprise par par expérience de la gestion des crises aussi même si tout n'est pas comparable mais j'avais eu à faire face le 3 octobre 2015 au plus violentes intempéries accueillis sur le territoire français avec solenzara et montélimar donc depuis 50 ans et j'ai un héros tiré une leçon que je l'appliqué aussi dans dans les entreprises et les commerces dont occupé dans une autre vie c'est qu'il faut pouvoir décider il faut quelqu'un seul décideur donc quand lors du premier confinement il avait une sidération face à elle a dit qu'on connaissait peu donc on est là pour accompagner des décisions nationales puisque la politique sanitaire qu'elle est du ressort de l'état et national mais en revanche j'ai pris des décisions par la connaissance du tissu local qui grâce à l'équipe qui m'entoure qu elle qui m'a très bien documenté j'ai confiance dans mon équipe et on a mis en place un partenariat public privé entre une clinique privée l'hôpital qui a été je crois à l'est d'après ce qu'on me dit encore aujourd'hui pionnier en france et qui nous a permis de mieux gérer tout simplement le traitement de la maladie on a mis en place des dispositions par exemple souvenez-vous le délire sur sur les masques très tôt j'ai eu la conviction que la maladie se transmettait par aérosol je l'avais déclaré publiquement fin mars il ya eu l'exemple du restaurant du canton donc en avait mis en place la première fabrique de masques alternatif en france et on avait distribué pendant premier confinement des masques à la population pour que lorsque les gens à aller dans les commerces dans les lieux fermés là où il ya la possibilité le plus probable de se propager le virus de s'équiper et en avait et on était entré dans une spirale assez assez folle avec un état qui sont posées c'est à dire que une sorte de deux rapports inversée alors au principe de subsidiarité voyez je sais pas si c'est clair mais ce qu'il ya c'est que chaque décision qu'on peut prendre au plan local qui s'inscrit dans une dynamique globale doit pouvoir être prises et à mon avis que mais est-ce que vous avez les moyens de les prendre sept décès décision moi je les ai pris voilà et si vous voulez ça pose la question parce que j'ai un peu d'expérience une envie 2014 et parce que l'état aujourd'hui multiplient des interdits multiplient les entraves mais très peur mesure de les faire respecter et c'est ce que je voulais vous dire ce que je pense que au delà de ceux qui nous dirigent au delà même des circonstances du co lead ce que révèle cette cette crise c'est pas ce n'est pas une exception c'est une difficulté dans l'organisation politico administrative de la france avec un état qui semble de moins en moins performant sur ce pourquoi il a été inventé tiers le régalien que vous citez une multi multitude d'exemples et qui multiplie les interdits dans tous les domaines et là-dessus à mon avis le débat doit porter je pense sur cette inversion qui s'est produite depuis une trentaine d'années et sur le fait que le principe de liberté de l'onu presque l'exception moi je voudrais un état qui contrôlent beaucoup plus a posteriori qui tranchent beaucoup plus vite qui sanctionne beaucoup plus fort ceux qui trichent mais qu'on arrête de nous entre avait a priori je pense qu'il ya une espèce d'inversion qui est en train de se faire et qui pose problème en termes d'efficacité et même de liberté david lisnard voudrais vous entendre sur un autre sujet c'est le sujet de la sécurité un bien évidemment qui préoccupent les français qui préoccupe les élus il ya la loi sur la sécurité globale qui est actuellement examiné à l'assemblée nationale elle concerne aussi les polices municipales cette loi et gérald darmanin il n'a pas voulu imposer l'armement de la police municipale il a voulu laisser faire les maires il a eu raison oui je pense qu'il a eu raison sur ce point on ne peut pas d'abord nous étonne paradoxe et a demandé de la responsabilité qui est conditionnée par la liberté d'action sur laquelle on est jugé en est content moi je rendais compte un aimant dans les habitants je suis un habitant parmi les habitants avec un mandat non qu'on peut pas demander cette liberté cette responsabilité et parallèlement demandé à l'état d'imposer à chaque commune il ya trente cinq mille et quelques communes en france d'armes et sa police municipale a pas trente cinq mille communes comme boris municipal de la mémoire 3000 -10% mais non il a raison c'est notre responsabilité vis-à-vis des habitants que de savoir si on arme ou pas la police municipale en revanche la responsabilité de l'état c'est de d'assumer ses fonctions régaliennes judiciaire à la fois de police et de justice et ce qui malheureusement plus en plus défaillant et c'est là où il ya un transfert un peu pervers c'est à dire que je veux pas trivial et grossit m'ont un peu le cul entre deux chaises pour en français entre un système ou encore aujourd'hui les polices municipales n'ont aucun pouvoir d' enquête ce qui peut se comprendre d'un point de vue juridique historique etc moi je suis assez sans être attaché au modèle régalien de l'état mais parallèlement c'est nous qui sommes des primes aux intervenants est confronté à la réalité de la sécurité de l'incivisme la police municipale à cannes elle est complètement harnais c'est la plus grande de france par rapport au nombre d'habitants mais c'est par pragmatisme ne faut pas qu'il ya un vase communicant ça que l'état pénalise les mairies qui sont trois qui vont en matière de sécurité se désengage de ses communes et merci beaucoup merci beaucoup david lisnard avec nous en direct depuis cannes en parle de sécurité on va parler des violences envers les élus ça aussi c'est un enseignement de votre de votre enquête martial la violence individuelle notamment faite au maire et ces incivilités ces violences qui malheureusement compte oui oui c'est un sujet sur lequel on souhaitait revenir à la fois parce que vous souvenez que le sénat et notamment la commission des lois avait après la disparition tragique du maire de signes dans le var mis en place cette enquête auprès des maires pour essayer de mesurer le phénomène parce qu'il est très difficile à la fois de le de le quantifier et de le qualifier c'est pas évident pour un maire de libérer la parole sur ces questions parce que souvent un certain nombre de l'agression physique sont sont très difficiles à faire partager le ministère de l'intérieur donnait des éléments qui étaient en dessous de la jauge de ce que l'on pouvait observer dans cette enquête on observe que le cas des agressions physiques est relativement faible tel qu'il est déclarée 5% mais 5% auprès de 35000 mer ça fait des centaines et des centaines de réalités vécues qui n générer une concrétisation dans dans le dans le réel ce qui ressort de l'enquète ces deux formes de générer de violence symbolique c'est à la fois les incivilités qui sont commises des agressions des injures et puis une deuxième source de violence qui sont apparues au cours des dernières années les maires nous dise dans cette enquête qu'elle ne cesse d'augmenter ce sont les attaques sur les réseaux sociaux sur internet donc si vous voyez c'est finalement c'est on est passé au delà d'une dune j'ai l'air d'une injures verbales qui peut souvent correspondre à un différend le maire n'a pas répondu à une demande à cette fois-ci parfois des campagnes de diffamation totalement invisible dont les maires ressentent encore plus violemment la charge symbolique par rapport à la fonction qu'il qu'ils essaient de faire vivre au quotidien oui alors les chiffres varient un peu on est à peu près sur 300 à 350 agression par ans est en progression les maires sont relativement démunis alors ces chiffres il faut les prendre vraiment avec précaution parce que ce sont des chiffres qui émanent des plaintes qui ont été déposées par les élus or l' enquête du sénat que mentionné martial foucault montrait bien que très peu d'élus porter plainte effectivement c'est d'abord un choc pour tous ces élus qui qui qui représentent leurs habitants qui sont au service de leurs habitants et qui font face à des réactions totalement disproportionnée ensuite des suites judiciaires étaient relativement insuffisante donc le gouvernement le garde des sceaux a publié en septembre une une circulaire enjoignons les procureurs a beaucoup de célérité dans les procédures beaucoup de sévérité à privilégier la procédure de comparution immédiate a qualifié les insultes à l'encontre des merdes outrage à personne dépositaire de l'autorité publique donc ça renforce et assurer un suivi très précis et attentionné des plaintes déposées par les élus et des suites qui sont donnés à ces plaintes l'aemf vient de créer un observatoire des agressions contre les élus elle s'appuie sur les associations départementales de maires et elle invite les mères à faire remonter auprès des associations départementales et de la mf l'ensemble des plaintes et des faits dont ils sont victimes ça permettra de quantifier d'assurer de voir si les suites sont donnés et éventuellement d'interpeller le gouvernement s'il ya encore des manques en la matière et un dernier mot avec vous ou arnaud ans sur ce sujet évidemment qui étend des violences envers les élus et des incivilités également qui augmente oui alors c'est un mouvement un peu général qui malheureusement traduit une forme de 2,2 pas de défiance de contestation des autorités on voit avec les policiers avec les gendarmes et sa touche également les maires mais je crois que ce qui est aujourd'hui en effet important c'est que les conditions d'exercice du mandat de maire sont et de tout élu d'ailleurs sont très différentes ça a été ça a été rappelé on voit que aujourd'hui la prise à partie direct l'interpellation directe parfois violentes sémantiquement se fait à travers ses coûts nouveaux canaux d'expression que sont les réseaux sociaux est sacré là aussi pressant rend un écosystème qui est un écosystème qui déstabilisent d'une certaine façon les maires dans l'exercice de leur activité c'est à dire qu'être mère aujourd'hui en 2020 ce n'est plus bien évidemment la même chose qu'être mère en 1981 ou en 1950 on voit bien que les conditions d'exercice ont profondément évolué et pour terminer cette émission comme tous les gens va aller dans une rédaction locale on va aller à chartres on va retrouver sébastien cours à temps qui est journaliste à l'écho républicain sébastien bonjour vous allez vous parler d'un autre sujet mais quand même d'un espoir c'est la fabrication de ce vaccin pour lutter contre le coc vide oui absolument ce pour notre territoire c'est la nouvelle du jour le laboratoire delpharm à saint rémy sur avre près de dreux va assurer la fabrication de l'armé fatale antico vie d'un ce vaccin premier par l'américain pfizer et l'allemand bio ntech à partir d'avril 2021 pour ce laboratoire racheté il ya un an par delpharm qui emploie actuellement 240 salariés ce marché constitue une véritable aubaine sur le plan économique avec la création de 40 à 60 emplois un investissement de près de 10 millions d'euros qui seront nécessaires pour produire les dizaines de millions de doses pour la vaccination de la population mondiale alors ce site de production de ré loire a précisément été retenu pour sa capacité à absorber un tel volume de production mais aussi en raison de son savoir faire en la matière à elle semble bien loin aujourd'hui les incertitudes liées au rachat du site delpharm une époque où ce laboratoire avait bien failli à disparaître car au delà de dale farm ce marché inespérée du vaccin qu'ovide constitue aussi une bouffée d'oxygène pour le bassin économique de dreux c'est un bassin qui a été pilonnée par la casse industrielle qui est sinistré depuis 20 ans et qui se publie un taux de chômage qui dépasse les 8 % et un petit mot avant de terminer ses pasteurs sur une visite ministérielle celle d'amélie de montchalin qui est venu parler continuité de l'état voilà en effet même en période de confinement les membres du gouvernement continue d'occuper le terrain après eric dupond moretti à chartres la semaine dernière c'est amélie de montchanin à la ministre de la transformation et de la fonction publique qui s'est déplacé en eure-et-loir hier à la caisse d'allocations familiales de chartres alors ce déplacement intervient trois semaines pile poil après l'allocution d'emmanuel macron qui avait promis que l'accès aux services publics seraient maintenus pendant ce deuxième confinement par la ministre est venu constater sur place que la promesse de continuité de service public était bien au rendez vous elle a pu observer la méthode d'accompagnement des allocataires avec un parcours spécifique qui a été mis en place et hier elle a aussi annoncé que 97 % des guichets de service public étaient ouverts en france on demande beaucoup de choses aux français at-elle expliqué l'état se doit donc d'être accessible et exemplaire précise-t-elle car le confinement isole déjà il ne faut pas qu'en plus ils isolent des droits et merci beaucoup merci sébastien regarde la une de l'écho républicain et c'est donc ce vaccin anti qu'ovide produit ici du côté de chez vous merci sébastien d'avoir été avec nous on va regarder ce qu'elle aille chez les autres quotidiens régionaux c'est avec content [Musique] et quand on commence avec la une de libération champagne c'est un sujet que vous aimez beaucoup un les marchés de noël wi fi direct le grand test c est la région de noël la région capitale de noël j'espère que les autres régions de france ne m'en voudra pas de dire ça mais on s'inquiète là-bas verra-t-on des marchés de noël se demande le journal basé à troyes c'est d'ailleurs une question que l'on a retrouvées dans plusieurs quotidiens régionaux ce matin beaucoup d'organisateurs hésitant craignent que le marché ne puisse faire que de l'alimentaire ou se transforme en simple dépôt vente oriane continue avec nord éclair il ya des interrogations oui pour les métiers de bouche comment évolueront les restrictions sanitaires encadrant les les rassemblements familiaux une question très concernante on se demande tous comme nous allons organiser les fêtes de noël combien de convives quel repas aura lieu eh bien à cette question effectivement elles nous traitent tous dans la tête et donc elle est aussi à la une de nord éclair il ya encore des questions et lane de la république des pyrénées oui voilà on continue un ce petit tour de france des questionnements alors cette fois ci sur les stations de sports d'hiver elle se prépare malgré tout le journal basé à pau a suivi les préparatifs de la station de peyragudes qui dispose d'un nouvel enneigeurs dont ils sont très fiers envoyé il pose à côté et donc l'article mentionne effectivement cas aussi il ya de l'incertitude la profession sur la possibilité d'ouvrir dans les prochaines semaines et on termine avec cidre est oui pierre hurmic le nouveau maire écologiste de bordeaux et s'affiche à la une le journal laisse suivi une journée entière entre gestion de la crise et volonté de mettre en oeuvre son programme écologiste malgré tout l'occasion aussi oriane d'évoquer le congrès des maires de france qu'a lieu la semaine prochaine en visioconférence et qu'on suivra dans cette matinale particulièrement avec notamment les interviews à votre micro oriane de françois baroin ce sera mercredi matin exactement merci beaucoup quand on va terminer en parlant justement de maires de france le numéro du mois de novembre xavier oui nous sortons une nouvelle formule 1 mois de novembre voilà un qui sera accompagné d'un site internet maire de france.com qui sort qui sera mis en ligne fin novembre voilà pour accompagner les mères c'est le mensuel de la mf donc on est toujours sur le décryptage de l'actualité le partage des bonnes pratiques de gestion des élus locaux et puis on crée notamment une nouvelle séquence sur les conditions d'exercice du mandat au quotidien dont le premier sujet là est précisément les agressions contre les élus dont on a parlé et la façon dont ils réagissent c'est évidemment un lien et dans le magazine et sur votre site internet merci beaucoup martial foucault d'être venu nous parler de cette étude du cevipof et de l'association des maires de france riche d'enseignements c'est à lire merci arnaud benedetti on se retrouve lundi arnaud et on se retrouve nous aussi lundi on vous souhaite en attendant un très bon week-end sur notre antenne la presse quotidienne régionale et les télévisions locales vous ont présenté le club des territoires [Musique] la mutuelle nationale territoriale la mutuelle des agents des services publics locaux vous a présenté le club des territoires angie acteurs engagés dans la transition zéro carbone des régions vous a présenté le club des territoires [Musique]
David Lisnard