Bourdin Direct du 18 juin - 8h/9h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 24 %Attaque 56 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 1:37RelanceRéponse partielle
On s'attendait quand même à des gros chiffres, mais c'est catastrophique.
- 3:49OuverteRéponse directe
On veut que cette société arrête de promouvoir des industries nocives pour le climat.
- 4:48ComplaisanteRéponse partielle
Bonjour, la maman de Laurie.
- 10:24OuverteRéponse partielle
Comment ça se passe d'ailleurs ? Est-ce que ça se passe bien ?
- 10:56FerméeRéponse directe
Les 300 euros versés au personnel hospitalier, ça va ?
- 12:02OuverteRéponse directe
C'est quoi un professionnel de santé isolé ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:13InvitéChiffre
« Air France, prête à tailler à la hache dans ses effectifs, la compagnie pourrait supprimer jusqu'à 10 000 postes selon les échos. »
- 1:05InvitéFait
« Il ne doit pas y avoir de départ forcé, déclare Bruno Le Maire, qui dit toutefois espérer moins de 8 000 suppressions de postes. »
- 1:51InvitéChiffre
« Avec la crise du Covid, l'entreprise s'attend à une baisse d'activité de 20% l'an prochain. »
- 2:43InvitéFait
« Interdire les publicités pour les SUV dans tous les lieux publics. C'est l'une des propositions très sérieuses des 150 citoyens de la Convention climat. »
- 4:09InvitéFait
« À partir de lundi, les règles vont changer. Protocole sanitaire considérablement allégé. »
- 5:25InvitéFait
« Le port du masque, quant à lui, n'est plus obligatoire pour les enseignants si la distance d'au moins un mètre est respectée. »
- 6:49InvitéChiffre
« Un rapport qui devrait montrer une nouvelle hausse des actes racistes en France. Entre 2007 et 2018, ils avaient déjà augmenté de 20%. »
- 11:05InvitéFait
« On a beaucoup demandé à l'hôpital, on a beaucoup demandé au personnel hospitalier. Ils ont tenu, alors même qu'ils étaient éreintés avant le début de la crise. »
- 15:18InvitéChiffre
« Les résidents en EHPAD représentent moins d'un pourcent de la population française. Ils ont payé un très lourd tribut à la crise, plus de 50% des décès déclarés. »
- 17:13InvitéChiffre
« Le reste à charge moyen, il est de 2 000 euros. 2 000 euros, ce n'est plus des ressources disponibles pour un résident sur deux. »
- 28:51InvitéFait
« Les finances, ça existe. Les comptes, ça existe. Vous ne pouvez pas toujours être pour des augmentations de salaires. »
- 36:11PrésentateurFait
« C'est surtout, d'abord, la faiblesse d'un type qui s'appelle Castaner. »
- 36:18PrésentateurFait
« Vous avez même dit que Castaner peut même se coucher entièrement. il sera dans son état normal. »
- 36:29PrésentateurFait
« il dit ça ne me gênerait pas de me mettre à genoux, mais de mettre à genoux un genou à terre devant qui ? »
- 36:45PrésentateurFait
« aujourd'hui, c'est devenu un geste de soumission. »
- 37:00PrésentateurFait
« vous demandez pardon à quoi ? Vous êtes responsable, vous, de la colonisation ? »
- 37:11PrésentateurFait
« Je trouve ça scandaleux. »
- 37:15PrésentateurFait
« Ce ministre, il me sort par les yeux, honnêtement. Il me sort par les yeux. Je le trouve absolument d'un grotesque incroyable. »
- 37:28PrésentateurFait
« il change son fils d'épaule. Il est plus crédible. »
- 37:49PrésentateurFait
« faite en France par certains, c'est inacceptable, c'est stupide. »
- 37:57PrésentateurFait
« L'histoire des États-Unis et l'histoire française, elles n'ont rien à voir. »
- 38:10PrésentateurFait
« vous n'avez pas remarqué, je suppose que vous l'avez remarqué, c'est des gens qui sont obsédés par la race. »
- 38:31PrésentateurFait
« C'est des racistes. »
- 39:14PrésentateurFait
« il parle des syndicats de policiers, il dit que c'est pour les syndicats qu'ils réclament le droit d'étrangler les gens. »
- 39:43PrésentateurFait
« Pourquoi vous vous sentez en danger quand vous croisez un policier ? »
- 40:23PrésentateurFait
« Je les trouve héroïques de ne pas s'énerver plus que ça. »
Temps de parole
- Présentateur78 %
- Invité9 %
- Invité 26 %
- Invité 32 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez RMC, jeudi 18 juin, l'info sur RMC. Il est 8h01, merci d'être avec nous Céline Kalman, elle est là pour les dernières informations, Céline bonjour.
Bonjour à tous, Air France, prête à tailler à la hache dans ses effectifs, la compagnie pourrait supprimer jusqu'à 10 000 postes selon les échos, des ajustements seront nécessaires mais pas de départ forcé, ce serait la ligne rouge dit ce matin le ministre de l'économie Bruno Le Maire. Et si les publicités pour les produits polluants étaient interdites, c'est une piste proposée par la Convention citoyenne sur le climat, révélation de RMC ce matin, explication à suivre. Sur les pas du général de Gaulle Emmanuel Macron attendu à Londres pour célébrer les 80 ans de l'appel du 18 juin. Bienvenue sur RMC.
C'est un plan de départ d'une ampleur inédite qui s'annonce chez Air France, jusqu'à 10 000 postes supprimés selon les syndicats, selon les échos, personnel au sol, steward, pilotes, aucune catégorie ne devrait être épargnée. Ce matin, le ministre de l'économie confirme des ajustements nécessaires. Il ne doit pas y avoir de départ forcé, déclare Bruno Le Maire, qui dit toutefois espérer moins de 8 000 suppressions de postes. Alors pour l'instant, les chiffres ne sont pas officiels. Les salariés devraient en savoir plus le mois prochain. Aurélien Manoli. Oui, les syndicats s'attendent en tout cas à une coupe historique dans les effectifs.
Jusqu'à 20% d'emplois supprimés, 6 000 suppressions de postes pour les personnels au sol, 2 500 pour les hôtesses et stewardes, 400 pour les pilotes, et même 1 300 pour la filiale régionale HOP. Pour le secrétaire du comité social et économique de HOP, Joël Rondel, l'annonce est un véritable coup dur.
On s'attendait quand même à des gros chiffres, mais c'est catastrophique. Le problème, c'est qu'on n'est pas à notre premier plan social. On est rendu à notre 7-8ème, facile. On a perdu je ne sais pas combien d'emplois au niveau du groupe. On se demande où est-ce que ça va s'arrêter.
Avec la crise du Covid, l'entreprise s'attend à une baisse d'activité de 20% l'an prochain. Mais en réalité, Air France préparait déjà un plan de restructuration. La secrétaire générale de la CGTR, France-Carine Monsaigu, dénonce donc un effet d'aubaine. Cette crise est mise en avant pour accélérer le projet de transformation. Et on a l'impression qu'il y a un espèce de concours là. De quelle compagnie licenciera le plus pour envoyer des messages aux actionnaires ? Il est hors de question que l'on se laisse faire. Le groupe compte sur des départs volontaires favorisés par une moyenne d'âge élevée et sur de fortes incitations financières. Les négociations ont déjà commencé pour les pilotes.
On note aussi des dizaines de milliers de départs également annoncés chez American Airlines, British Airways ou encore Lufthansa. Interdire les publicités pour les SUV dans tous les lieux publics. C'est l'une des propositions très sérieuses des 150 citoyens de la Convention climat. RMC vous le révèle ce matin. Les conclusions seront dévoilées dimanche. Et parmi les pistes, donc la suppression des pubs, des affiches qui font la promotion de ces 4x4 très à la mode. Thomas Chupin. C'est envoyant une pub pour un énorme 4x4 vendu comme une familiale robuste que le député Mathieu Orphelin a tenté d'agir l'an dernier. Il a déposé un amendement pour interdire les pubs pour les SUV.
On a des publicités qui nous disent le véhicule parfait pour la ville, pour la jungle urbaine, alors que c'est évidemment loin d'être le véhicule parfait. Le gros SUV de 2 tonnes, est-ce qu'il faut continuer à faire de la publicité ? C'est une vraie question. Ex-député LREM, Mathieu Orphelin veut même se servir de la publicité. La publicité, c'est une action qui vise à influer sur l'acte d'achat. Mettons cette publicité au service de la transition écologique. Alors il est notamment question d'interdire les SUV d'affiches en ville, d'affiches dans le métro, sur les ronds-points. Et Greenpeace veut aller un petit peu plus loin, interdire même les publicités audiovisuelles.
Clément Sénéchal est l'un des porte-parole de l'ONG.
On veut que cette société arrête de promouvoir des industries qui sont nocives pour le climat. On peut faire le parallèle avec la loi E20. Elle a supprimé la publicité pour tout ce qui relève du tabac et tout ce qui relève de l'alcool. Et là, on est aussi sur une réflexion sanitaire.
Greenpeace parle de la voiture, mais aussi de l'aérien et des publicités réalisées par les entreprises d'hydrocarbures, notamment celles gérant les stations essence. Nos enfants vont enfin pouvoir jouer normalement dans la cour de récré. À partir de lundi, les règles vont changer. Protocole sanitaire considérablement allégé. Terminé, les distances obligatoires à la maternelle, ce qui va permettre le retour de tous les enfants à deux semaines du début des grandes vacances. Reportage dans l'un de Florence Donjon. Lucas savoure ses derniers jours en famille. Dès lundi, il retrouvera les bandes d'école et ses copains de moyenne section qu'il n'a pas vus depuis trois mois.
Sa maman Aurélie se réjouit à l'idée d'une reprise avec le minimum de contraintes sanitaires. On est content de retrouver le rythme à la normale, de se lever le matin, de retourner à l'école. Il va retrouver ses copains. Maman va retrouver du temps aussi pour elle. Dans cet établissement qui compte 7 classes et 173 élèves, on a pris connaissance du nouveau protocole sanitaire. Bonjour, la maman de Laurie. Pierre Favre est vice-président du syndicat national des écoles. Avec pragmatisme, il informe et rassure les parents parfois inquiets. Et il se félicite de l'abandon de la distanciation physique pour les plus petits. Ils pourront également manipuler des objets.
Ces objets seront désinfectés une fois par jour et pas à chaque manipulation. Donc on voit bien que là, l'effort a été fait dans le sens d'un véritable allègement et que ce qui était indispensable pour qu'une école maternelle puisse fonctionner a été acté. Le protocole sanitaire rappelle que le lavage des mains reste essentiel et peut s'effectuer sans distance. Le port du masque, quant à lui, n'est plus obligatoire pour les enseignants si la distance d'au moins un mètre est respectée. Après le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, mardi, c'est au tour du président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, d'être auditionné par les députés aujourd'hui.
La commission d'enquête parlementaire sur la gestion de la crise sanitaire poursuit donc ses travaux. Le texte sera examiné lundi au Sénat. Hier, l'Assemblée a voté le projet de loi sur la sortie de l'état d'urgence sanitaire après le 10 juillet. État d'urgence prolongé à Mayotte et en Guyane jusqu'au 30 octobre. RMC 8h07, aujourd'hui, cela fait 80 ans que le général de Gaulle a lancé l'appel du 18 juin. Emmanuel Macron est attendu à Londres pour commémorer l'événement historique. Avant cela, rendez-vous au Mont-Valérien en région parisienne. Didier Fouquet, le maire de l'Île-de-Sein, sera présent également.
Il est revenu ce matin sur RMC sur la visite surprise de Marine Le Pen hier sur l'Île-de-Sein. La présidente du Rassemblement National a été huée par les habitants.
La famille Le Pen ne représente pas vraiment les valeurs du général de Gaulle et puis de l'esprit gaulliste et donc de l'esprit majoritaire à l'Île-de-Sein. Et puis elle nous a volé une cérémonie qui se voulait plutôt agréable, sympathique. Et voilà, on a l'impression qu'on nous a, en plus d'un symbole, volé une fête. Puis même si le FN a changé de nom, je pense que les personnes sont toujours là et que l'esprit est toujours là aussi.
La France est-elle raciste ? Le rapport annuel de la Commission nationale consultative des droits de l'homme sur le racisme doit être dévoilé à la mi-journée. Un rapport qui devrait montrer une nouvelle hausse des actes racistes en France. Entre 2007 et 2018, ils avaient déjà augmenté de 20%. Pourtant, beaucoup de victimes ne voient pas l'intérêt de signaler les faits dont ils sont victimes. Et Martin Bourdain a pu s'en rendre compte dans les rues de Marseille avec Gladys Safitz.
Plus que les regards parfois déplacés dans la rue, ce sont les mots de certains qui blessent Nadjida.
Des petits ou des grands, ils me traitent de noir ou ils disent que j'ai un gros nez, des trucs comme ça. Pour eux, c'était pas méchant. Genre, si on leur pose une question, on leur dit si c'est des racistes, ils vont dire non, c'est juste comme ça.
Des insultes que cette marseillaise de 21 ans entend régulièrement. Pourtant, elle n'a jamais porté plainte.
Je me dis qu'il y a des choses plus graves que ça en fait. Si c'est vraiment grave, vraiment du vrai, vrai raciste, si on me frappe par exemple, je porterai plainte.
Elle n'est pas vraiment un cas isolé. Fatima non plus ne voit aucun intérêt à aller au commissariat pour signaler des insultes racistes.
Si on te traite de nègre, tu vas au commissariat, tu dis quoi ? Ils ont parlé de la clore de ma peau, je suis noire. Alors, au fil des années, j'ai fini par ne plus m'en rendre compte, j'ai fait plus attention.
Et rien dans le système judiciaire français n'incite les victimes à porter plainte, regrette Pauline Birolini, juriste à SOS Racisme. Pour une injure raciste à caractère privé, on encourt 1500 euros d'amende maximum, donc souvent c'est des amendes assez faibles. Les dommages à intérêt alloués à la victime sont assez faibles aussi. Ce n'est pas très encourageant comparé à d'autres infractions qui pourtant sont tout aussi graves. Elle estime que trois plaintes déposées sur quatre n'aboutissent à aucune procédure judiciaire.
Les JO 2024 sont encore loin, mais la Seine-Saint-Denis y projette déjà le département le plus pauvre de France. Compte en partie sur l'organisation des Jeux olympiques à Paris en 2024. Pour ne pas sombrer, l'association de quartiers de la ville de Saint-Denis a un objectif très clair et prioritaire, favoriser l'emploi local sur les chantiers. Antoine Arleau. Les travaux du village olympique ont débuté en novembre dernier dans le 93. Et pour apporter de la main d'oeuvre locale et éloignée de l'emploi, des régies de quartiers du département ont pu se lier à un grand groupe immobilier. Mathieu Clémane est le directeur de la régie de Saint-Denis.
Il y a en gros entre 20 et 30 emplois annuels pendant quatre ans. Si on peut le faire à plusieurs, ça veut dire qu'on donne aussi de l'emploi aux gens qui sont sur les villes voisines de Saint-Denis et Saint-Ouen, qui vont être celles dans les plis centres du village.
Fatih, 58 ans, fait des travaux de peinture pour la régie de quartier. Il y a 25 ans, il avait participé à la construction du Stade de France. Il aimerait passer le relais aux plus jeunes.
J'aimerais bien former des jeunes. Si on prend un grand chantier, par exemple pour 2024, on peut les garder avec nous en trois, quatre mois. Comme ça, le temps de les bien former.
A l'image de Stéphane Troussel, le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, les élus locaux sont attentifs à l'utilisation d'une main-d'oeuvre locale sur les chantiers des Jeux Olympiques. Les habitants de la Seine-Saint-Denis, ce n'est pas à Thomas Barre du CIO qu'ils vont demander des comptes. J'ai une responsabilité, c'est que ces Jeux, ce soit une opportunité formidable pour transformer et réparer la Seine-Saint-Denis. Et d'ici à la fin de l'année, un site internet sera créé pour recenser l'ensemble des emplois liés à l'organisation des JO de 2024.
À retenir également dans l'actualité, six mois après le crash de l'hélicoptère de Kobe Bryant à Los Angeles, l'enquête révèle que le pilote a dit au contrôleur aérien qu'il essayait de sortir d'un épais brouillard. Un échange juste avant que l'appareil ne percute la colline. Neuf personnes sont mortes dans cet accident.
Merci Céline. 8h11, allez, vous appelez le 3216. Notre lien, vous le savez, vous êtes avec nous, nous sommes avec vous. Allez-y, il y a plusieurs sujets qui vous font réagir ce matin. Thierry Baudet, le président de la Mutualité française est là. Bonjour. Merci, notre invité, la Mutualité française fédère, la quasi-totalité des mutualités. En France, à peu près, 540 mutuelles. Les mutuelles, très importants évidemment dans nos remboursements santé. Alors, vous faites des propositions dans le cadre du Ségur, au Ségur de la santé. Aujourd'hui, il y aura un point d'étape dans ce Ségur. Comment ça se passe d'ailleurs ? Est-ce que ça se passe bien ? Parce qu'on ne sait rien.
On ne sait rien de ce qui s'y passe. Écoutez, certains considèrent que le calendrier est trop rapide, que c'est à peine engagé, qu'il va déjà falloir le clôturer. D'autres considèrent, les mêmes probablement, trouveraient que si on avait attendu plus longtemps, on aurait attendu trop longtemps. En fait, ce qui a beaucoup déjà été dit sur le système de santé, je crois qu'au-delà du Ségur, ce qui importera, c'est de savoir passer du dire au faire. Beaucoup a été dit, maintenant il est temps de faire. Oui, mais Thierry Baudet, par exemple, est-ce que vous avez peut-être des infos ? Les fameux 300 euros inversés au personnel hospitalier, ça va ?
Je n'ai pas d'infos, mais je trouve que la demande est légitime. On a beaucoup demandé à l'hôpital, on a beaucoup demandé au personnel hospitalier. Ils ont tenu, alors même qu'ils étaient éreintés avant le début de la crise, on les a applaudis à 20 heures. Les héros n'ont pas envie d'être payés que de mots, ils ont envie que leurs conditions de travail s'améliorent. Ils ont envie d'en voir les bénéfices sur leur bulletin de salaire, je crois qu'ils ont raison. Oui, 300 euros, ici on se bat pour ça, je peux vous le dire, j'en parle tous les jours pratiquement. J'espère qu'on va être entendus, enfin ce n'est pas nous qui faisons l'actualité, mais on pousse, on pousse.
C'est notre rôle aussi, Thierry Baudet. Vous faites des propositions dans le cadre de ce Ségur, et vous faites notamment des propositions qui font hurler les médecins libéraux, les généralistes, les médecins généralistes. Vous dites, il faut mettre fin, comme l'a dit d'ailleurs le président de la République lui-même, il faut mettre fin à l'exercice isolé des professionnels de santé du premier recours, à l'horizon de 5 ans. C'est quoi un professionnel de santé isolé ? C'est qui ? Un professionnel de santé isolé ? C'est un médecin généraliste qui est seul ?
Ça peut être un médecin qui est seul, qui n'a pas la possibilité, souvent contre son gré d'ailleurs, de travailler avec d'autres professions, avec des infirmiers, avec des sages-femmes, et tout ça. Mais c'est aussi un infirmier libéral. C'est aussi un infirmier libéral. Vous savez, aujourd'hui, il y a un consensus sur le fait que pour bien soigner, il faut travailler en équipe. Et notre proposition, elle vise à répondre aux besoins des patients. Moi, j'ai un vieux papa qui est soigné pour une maladie grave, je suis sûr que son spécialiste lui prodigue les traitements qui vont bien. Mais le traitement lui génère, par exemple, des problèmes de peau, de dermatologie.
Mon vieux papa, il faut qu'il se débrouille tout seul pour s'orienter dans le parcours de santé. La proposition qui est la nôtre, c'est de faire en sorte qu'il y ait un exercice regroupé pour que les professionnels de santé puissent s'organiser autour du patient, organiser le parcours du patient, et puis par ailleurs, ça soulagera l'hôpital. Oui, non mais d'accord, c'est-à-dire créer des maisons de santé, c'est ça. Multiplier les maisons de santé, les regroupements de médecins, d'infirmières, de kinés, dans des endroits, dans des lieux partagés. C'est ça, c'est créer des espaces pluriprofessionnels, comme on dit avec notre jargon.
Mais vous savez, aujourd'hui, en 2020, on a des outils techniques, technologiques formidables. Et même si on n'arrive pas partout à regrouper des équipes dans de mêmes murs, on peut travailler ensemble. On a vu, par exemple, pendant cette crise, l'explosion des téléconsultations. Qui aurait pu l'imaginer avant ? Eh bien, avec les outils modernes, on peut y compris permettre à des professionnels de santé de mieux travailler ensemble, de davantage coopérer, même si ce n'est pas dans les mêmes murs.
Alors, certains syndicats de médecins libéraux vous répondent, ça y est, les mutuelles proposent de créer des colcoses, des colcoses où seraient regroupés, effectivement, d'une manière collectiviste, avec des rémunérations collectivistes, les professionnels de santé. Que répondez-vous, Thierry Baudet ? Je crois que c'est Jean-Paul Hamon, notamment, je crois qu'il a mal lu nos propositions, je crois qu'il ne comprend pas les aspirations de ses collègues, notamment ses jeunes collègues, et qu'il ne comprend pas les impatiences des Français.
Il a mal lu nos propositions, parce qu'on peut tout à fait concilier exercice libéral et une pratique en équipe, c'est tout simplement ce que nous proposons. Deuxièmement, c'est l'ordre des médecins, dans une étude récente, qui montrait que les internes, les futurs médecins, ils sont 3% seulement à vouloir travailler de manière isolée. Et puis, encore une fois, il faut comprendre les impatiences des patients, il faut répondre aux attentes des Français, et il faut soulager l'hôpital. Alors, vous proposez aussi de refondre le modèle de l'EHPAD, de renforcer ses compétences médicales, afin d'en faire des centres de ressources gériatriques. Oui, on a...
Il y a des EHPAD publics, privés, ça va être difficile de... Non, ce n'est pas difficile. Il est temps de mesurer combien les personnes âgées ont payé un lourd tribut à cette crise. Alors, c'est vrai que quand on est âgé, naturellement, on est plus fragile, mais les résidents en EHPAD représentent moins d'un pourcent de la population française. Ils ont payé un très lourd tribut à la crise, plus de 50% des décès déclarés. Et en dépit de l'engagement formidable des personnels des EHPAD, on a vu que les EHPAD, ça n'a plus rien à voir avec les maisons de retraite d'antan. On y entre plus âgés, on y entre en étant plus fragiles, et l'EHPAD doit devenir un lieu de soins.
On manquait de médecins, on manquait d'infirmières de pratiques avancées, y compris la nuit, on manquait de professionnels de santé, on manquait de lits médicalisés. Il faut transformer l'EHPAD, lui donner des ressources médicales supplémentaires, et en plus, cet EHPAD, ce nouvel EHPAD, pourra se projeter sur le domicile pour faciliter le maintien à domicile, ce qui est plébiscité par les Français. Thierry Baudet, vous défendez le principe d'une assurance associée à la complémentaire santé. Vous voulez encore une autre assurance associée à nos mutuelles. Là, vous parlez de dépendance et de grand âge, c'est un sujet très important.
Vous savez, Mme Buzyn, en son temps, avait lancé une grande étude, une grande... Une cotisation obligatoire à partir de 50 ans. Oui, à partir de 50 ans, on dit qu'il faut... Mais encore une cotisation, quoi. Vous savez, il faut mobiliser 10 milliards d'euros. Mais je sais, je sais. Et aujourd'hui, on n'y est pas. Nous, ce qu'on propose, tout simplement... On a mobilisé 15 milliards d'euros pour l'aéronautique. Enfin, c'est... je ne sais pas. Les comparaisons, parfois, ne sont pas très bonnes. Mais enfin, on peut aussi mobiliser des milliards d'euros pour le grand âge. C'est la solidarité nationale, vous avez raison, qui doit jouer un rôle majeur. Bien sûr.
Nous, notre contribution, elle pourrait simplement, en complément de la solidarité nationale qui doit jouer un rôle premier, faire en sorte que le reste à charge des familles, ce qu'il y a à payer, soit ramené dans les limites des ressources disponibles. Quand une personne lourdement dépendante, un mois d'hébergement dans un EHPAD, une fois que vous avez perçu toutes vos aides publiques, le reste à charge moyen, il est de 2 000 euros. 2 000 euros, ce n'est plus des ressources disponibles pour un résident sur deux. Notre proposition, elle vise simplement à ramener le reste à charge dans les limites des ressources disponibles.
Thierry Baudet, les mutuelles ont souffert du Covid-19 financièrement ? Aujourd'hui, non. Non. À ce stade, nous n'avons pas souffert. Bon, vous n'avez pas souffert. Ça veut dire que vous n'augmenterez pas les tarifs l'année prochaine. Ça veut dire que dans un premier temps, la Sécu était très réactive. Elle a avancé un certain nombre de dépenses pour notre compte. Nous allons déjà lui rembourser les... Vous avez de l'argent. Les mutuelles sont riches, par exemple. Non, non, non. Nous allons rembourser les avances qu'elles nous ont faites. Non, Thierry Baudet. Non, heureusement que les mutuelles sont là. Non, mais je ne dis pas. Mais vous avez des réserves.
Non, nous avons des règles qui nous imposent d'avoir des réserves pour pouvoir faire face aux engagements que nous avons pris dans la durée. Vous savez, nous, les mutuelles, ce n'est pas comme la Sécu. On n'a pas de CADES. On n'a pas de caisse d'amortissement de la dette sociale. On ne renvoie pas sur les générations futures les dépenses d'aujourd'hui. Donc, on est très attentif aux cotisations que l'on encaisse pour pouvoir faire face à nos prestations. L'année prochaine, pour l'instant, il y a un peu tôt pour le dire. Vous allez me répondre. Mais franchement, la tendance... Tout va dépendre de ce que vont décider les parlementaires.
J'ai cru comprendre qu'il y avait 50 milliards d'euros de déficit de la Sécu attendu. Si pour faire des économies, la Sécu décide, les parlementaires décident de transférer beaucoup de dépenses supplémentaires sur les mutuelles, alors vous savez, il n'y a pas de recette magique. Il faudra avoir des cotisations à mettre face aux dépenses nouvelles. Donc, augmenter les cotisations. En fonction de ce que feront les parlementaires. Bien, merci beaucoup Thierry Baudet d'être venu nous voir. Le patron de la mutualité française, très important. David est dans la Sarthe. Bonjour David. Bonjour Jacques. Vous êtes agent administratif. Les écoles. Alors David, qu'est-ce que vous voulez dire ?
Vous êtes maire d'une petite commune. Combien d'habitants ? Moi, j'ai maire d'une petite commune de 1230 habitants. J'ai 6 classes et 135 élèves habituellement dans mon école. Je voulais réagir sur le caractère enthousiaste de votre journaliste de ce matin qui passe l'info que c'est ouvert dans toutes les écoles, qu'on n'a plus cette règle de distanciation pour les maternelles et que les enfants vont pouvoir revenir à l'école. Le protocole sanitaire qui nous a été distribué hier soir, ça c'est la règle pour les maternelles. Mais pour les élémentaires, donc du CP au CM2, la règle reste, elle est un mètre de distance en latérale. Elle n'est pas obligatoire, je crois, non ?
Elle peut être effectivement allégée. Mais cette règle, la décision reste à la charge du directeur ou du maire. Et c'est bien nous qui prenons la décision de faire rentrer 100% des élèves en ne respectant pas cette distance de 1 mètre. C'est compliqué. C'est compliqué. Ou on a effectivement le choix de faire rentrer 100% des élèves et on ne respecte pas cette distance. Et là, s'il y a un souci, qui sera responsable ? Ou alors on fait cette règle d'1 mètre et puis on n'accepte pas tous les élèves. Et là, effectivement, les enfants et les parents sont déçus lundi matin. Oui, ce n'est pas évident. Alors pour les maternelles, ça va, mais après, ce n'est pas évident.
Pour les maternelles, c'est effectivement... On va pouvoir recevoir tout le monde. Mais ce n'est pas le cas de l'an 100% des élèves des écoles comme l'Anneau. Attendez, qu'en terminer, il y a donc ce nouveau protocole à l'école depuis hier ? Exactement, ce nouveau protocole. En précisons-le à l'école primaire et pareil au collège. La règle, en gros, ce nouveau protocole dit qu'il faut faire au mieux. Et c'est-à-dire qu'il faut faire en sorte de pouvoir maintenir une distance. Mais si ce n'est pas possible, les enfants à partir de 11 ans devront porter le masque. Et nous, les primaires, c'est moins de 11 ans. Du coup, 11 ans, c'est le 6ème.
Donc nous, en dessous de 11 ans, on fait comme on peut. En dessous d'11 ans, vous pouvez. C'est votre choix. C'est votre décision, enfin, votre choix. C'est une décision.
En fait, on fait comme on peut. On fait ça depuis le début. Voilà, on n'a pas attendu.
Oui, mais le problème, c'est que c'est très difficile d'établir. Vous seriez favorable à quoi, vous, David ? Oui, je pense qu'on va réouvrir pour tout le monde. Les enfants ont besoin de se revoir. Bien sûr. Oui, bien sûr. Ne serait-ce que quelques jours, deux semaines. Oui, c'est le protocole qu'on a mis en place, effectivement, les 54 pages du mois dernier. Là, il reste deux fois quatre jours d'école. On va permettre aux enfants de se revoir. Bien sûr, de se revoir avant de partir. Bien, merci beaucoup, David. Bonne journée. C'est sympa. Merci, David. Allez, il est 8h23, un peu de pub. Ensuite, nous sommes avec Frédéric Simotel.
Pour parler d'Air France, pas de licenciement contraint, demande le gouvernement à l'instant. On va savoir et comprendre avec Frédéric dans un instant. RNC, 6h-9h. Vaux d'indirect. Il est 8h28.
Très vite, Frédéric Simotel, on est en retard. Alors, Air France, ça va, Frédéric ? 8 à 10 000 postes, 20% d'effectifs supprimés. La décision serait prise pour faire face à l'impact de la crise liée au coronavirus ? Oui, mais pas seulement.
On va en parler, donc, a priori, il y a une version qui a été présentée, qui aurait été présentée au syndicat, 8 à 10 000 personnes de suppression de postes, donc sur la base du volontariat. Et d'ailleurs, ça a été rappelé par Bruno Le Maire qui le dit, ce ne sera pas du licenciement. Ce n'est pas du licenciement. Pas de licenciement sec. Alors, Air France, c'est quand même 55 000 salariés en CDD, CDI, 46 000 rien que pour le groupe Air France, parce que derrière, il faut compter la compagnie, hop, enfin, voilà, toutes les filiales. Il faut inciter les salariés les plus proches de la retraite à partir.
Plus de 55 ans, donc 100 à 300 pilotes, 2000 hôtesses et Seward seraient concernés, qui négocieraient de leur côté leur rupture conventionnelle. Mais il faudrait dire que ça ne date pas de la crise. Non, ça ne date pas de la crise, parce que justement, il y avait déjà, ça c'est un deuxième plan, il y avait déjà, avant la crise, il y avait un premier plan. Alors, c'était 1500 postes, mais on sentait qu'Air France avait un besoin quand même de se reconstruire. Première chose, disons, on le voit bien, les vols domestiques, ça va baisser. Même le gouvernement a parlé, à moins de deux heures et demie, on va en train.
La concurrence, Air France Industrie, qui fait la maintenance de beaucoup de compagnies aériennes, elles vont moins voler. Les vols business, on va avoir moins d'entreprises, prendre l'avion, même dans les années à venir. Donc, voilà, il y a un plan de reconstruction qu'il faut démarrer. Alors, ça passe par un plan de suppression de postes.
Bien, merci, Frédéric Simotel. Robert Ménard, le maire de Béziers, qu'on n'a pas reçu depuis bien longtemps, est avec nous pour parler de plusieurs sujets sur RMC et BFM TV dans 2-3 minutes. A tout de suite.
RMC, Bourdin Direct, Jean-Jacques Bourdin.
Notre invité ce matin, Robert Ménard, bonjour. Bonjour. Maire de Béziers, ancien journaliste, on l'oublie parfois. Oui, mais moi non, moi non. 30 ans, 30 ans. Non, le 18 juin, nous sommes le 18 juin. Aujourd'hui, tout le monde est gaulliste. Tout le monde rend hommage à Charles de Gaulle. Marine Le Pen, par exemple, qui est restée hier deux heures sur l'île de Sain, d'où sont partis de nombreux compagnons de la Libération, on ne va pas refaire l'histoire, 128 habitants à l'époque qui ont rejoint de Gaulle, l'Angleterre, au péril de leur vie. Alors, deux heures hier, le 17, des habitants qui ne voulaient pas qu'elle vienne, qui lui ont tourné le dos.
Les habitants de l'île de Sain, qui ont été traités, parfois, pas parfois, par Marine Le Pen, de militants d'extrême-gauche antifascistes. Franchement, Robert Ménard, est-ce que cette escapade n'a pas été un fiasco ? Écoutez, moi je vais d'abord vous dire, avant de faire un commentaire sur l'escapade, quand même, d'aller piétiner, d'aller piétiner la gerbe déposée au monument mort, je trouve ça un brin indigne, pour ne pas être pire que ça.
Ensuite, bien sûr que tout ça est de la politique, politicienne, mais alors, pardon, je suis pied noir, donc sur De Gaulle, je suis prudent, vous avez compris, parce qu'en même temps, je souris, je souris à cet unanimisme qui fait que, attendez, on peut dire que Marine Le Pen fait de la politique, mais Macron, il fait quoi, quand en ce moment, il est gaulliste ? Je vous ai dit, tout le monde est gaulliste. On est d'accord. Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron. Et vous ne trouvez pas ça un peu ridicule ? Enfin, je veux dire, ça discrédite même la parole politique, quand vous savez l'histoire, le passé, les analyses des uns et des autres.
Et puis moi, je vous le redis, comme pied noir, je fais la différence entre l'appel du 18 juin et puis... De Gaulle, le décolonisateur. De Gaulle, qui s'est appuyé sur l'Empire en 40 et qui le décompose, qui le détruit 20 ans plus tard. Alors, c'est quoi ? C'est une posture gaullienne de la part de Marine Le Pen ? Justement, c'est quoi ? Je pense d'abord, c'est une façon de se démarquer une nouvelle fois de son père, je pense, et de la vieille garde du Front National, parce qu'elle, c'est le Rassemblement National, je crois qu'il y a ça. Et puis, évidemment, qu'il y a des calculs.
Il y a aujourd'hui, si t'es pas gaullien, gaulliste, je sais pas comment il faut dire, qui paraît comme une espèce de bizarreté, je crois que c'est ça. Alors, on peut en sourire, mais de là, de là, à s'en prendre à elle comme ça, honnêtement, je trouve que c'est pas bien. Puis ça dit du débat politique des choses qui commencent par finir à être désagréables. C'est un coup politique qu'elle a voulu faire. C'est ironie de l'histoire, disait Robert Baninter dans cet avou hier soir. Ironie de l'histoire. Attendez, attendez. C'est une ironie de l'histoire. Oui, bien sûr, quand on connaît l'histoire du Rassemblement National, vous avez compris que moi, par rapport à ça, je fais attention.
Mais encore une fois, Macron à Londres, c'est quoi ? C'est quoi ? Il incarne l'indépendance, la souveraineté, les forces de la nation. Mais vous plaisantez ou quoi ? Deux minutes ? Je veux bien, je veux bien qu'on critique l'un. Et moi, je ne suis pas à défendre qui que ce soit. Mais pas pour dire que le chef d'État, lui, il aurait, je ne sais pas quelle posture gaullienne. Ça fait doucement rire quand même. C'est le match qui est engagé. En fait, est-ce qu'elle a voulu, là, engager le match avec Emmanuel Macron ? Encore une fois ? Oui, c'est ça. Et c'est à ce match-là qu'il faut s'opposer, je vais vous dire. Vous vous opposez à ce match-là ?
Je ne veux pas, comme Emmanuel, mon époux, je suppose qu'elle dit la même chose, je dis d'elle parce qu'elle est députée aussi. Moi, je ne veux pas me résoudre, me résigner à une défaite annoncée de Marine Le Pen. Pourquoi ? Parce que s'il y a le match en 2022, elle va perdre. Mais bien sûr, elle est la garantie, l'assurance-vie de M. Macron. Elle est la certitude pour M. Macron qu'il sera chef de l'État. Et je ne veux pas ça, mais vous plaisantez. Mais pourquoi ? Parce qu'elle va perdre. Mais pourquoi elle va perdre ? Parce qu'elle n'incarne pas une opposition.
Elle incarne une opposition protestataire, mais en même temps, quand vous aspirez à être chef de l'État sur un certain nombre de terrain économique, sur un certain nombre de postures, il faut être réaliste. Aujourd'hui, un candidat du Rassemblement National comme ça, étiqueté Rassemblement National, je vous garantis qu'il ne sera pas chef de l'État. Mais regardez, son ex-compagnon, Louis Allion. Moi, je suis allé le soutenir, Louis. Je suis copain avec lui. Donc, c'est pour vous dire que ce n'est pas de la politique que je fais là. Louis Allion, je suis allé le soutenir à Perpignan. Qu'est-ce qu'il fait ? Louis Allion veut chercher sur ses affiches le logo du Rassemblement National.
Il n'y a pas l'ombre d'un logo. Et d'ailleurs, il me demande à moi de venir le soutenir parce que je ne suis pas au Rassemblement National. Tout le monde connaît mes désaccords avec eux et tout. Mais en même temps, on incarne... Louis Allion est en marge du Rassemblement National ? Il s'y met parce que sinon, il ne sera jamais élu. Il ne sera jamais élu maire de Perpignan. Enfin, vous êtes du milieu. Vous savez bien qu'il n'y aura pas un maire étiqueté Rassemblement National. Pourquoi ? Mais pourquoi ? Pourquoi Robert Ménard ? Pourquoi ? Pourquoi ?
Parce qu'aujourd'hui, autour du Rassemblement National, vous ne pouvez pas faire et ne vous réunissez pas une majorité de gens parce qu'ils incarnent sur le terrain économique une vision folle de l'économie mais pareil que... Oui, mais quelle vision folle ? Enfin, attendez sur la... Ils sont systématiquement, systématiquement à côté de la réalité. Peut-être que j'ai appris en étant maire qu'il fallait être réaliste. Les finances, ça existe. Les comptes, ça existe. Vous ne pouvez pas toujours être pour des augmentations de salaires. Vous ne pouvez pas toujours ou vous ne pouvez pas être pour la retraite à 60 ans. Ça ne tient pas debout. Tout le monde le sait.
Alors, je veux bien que dans l'opposition, on dise n'importe quoi. M. Mélenchon, il est un spécialiste comme le Rassemblement National de dire n'importe quoi sur ce terrain-là. Mais enfin, les gens savent bien au fond d'eux-mêmes même si ça vous fait plaisir. Si je vous dis on va tripler votre salaire, vous allez dire il est un peu démago. Et c'est ça. Moi, la démagogie, je ne veux plus entendre parler. Ce que j'ai appris six ans à la mairie à Béziers, c'est que tu ne peux pas... Tu peux dire n'importe quoi quand tu es dans l'opposition. Quand tu es dans l'opposition. Il y a une très belle phrase de Raymond Aron. C'est Alain Finkielkraut qui le disait. Je lisais ça. Je cite peu les gens.
Mais je trouvais que c'était bien. Il disait, Raymond Aron, il disait chaque fois avant toute plaidoirie ou tout réquisitoire, il faut se poser une question. Qu'est-ce que je ferais à leur place ? Qu'est-ce que je ferais ? Sérieusement, qu'est-ce que je ferais ? Et que ce soit le Rassemblement National ou que ce soit Mélenchon, il ne se pose jamais cette question-là. Il ne dirait pas les conneries qu'il disait. Mais quel rassemblement faut-il à vos yeux pour battre Emmanuel Macron puisque c'est votre objectif ? Regardez ce que j'ai fait à Bézé. 68% des voix, je suis le maire, le mieux élu de tous les maires français d'une ville de plus de 75 000 habitants.
Il y a 40%, ce n'est pas moi qui le dis, c'est un sondage, 40% des gens qui ont voté Mélenchon qui votent pour moi maintenant. Pourquoi ? Parce que j'essaie à mon niveau. On pourrait peut-être essayer à d'autres niveaux, ce sera un débat. Vous pourriez essayer, vous, à d'autres niveaux ? Il faudra essayer. Vous pourriez essayer, par exemple, à la présidentielle ? Mais écoutez, on verra, on ne verra pas pour moi, on verra pour cette sensibilité. Moi, je ne resterai pas insensible à ça. Je ne resterai pas à l'écart de ce débat-là. Avec Emmanuel, on ne restera pas, on pèsera de tout notre petit poids. Vous pèserez avec Emmanuel Ménard, votre épouse, vous pèserez Robert Ménard.
Ça veut dire quoi ? Que vous pourriez ou qu'elle pourrait être candidate à la présidentielle ? Ou qu'on pourrait soutenir quelqu'un ? On pourrait soutenir quelqu'un ? Mais vous, vous pourriez ou pas ? Aujourd'hui, ce n'est pas d'actualité. Aujourd'hui, ce n'est pas d'actualité. Il y a un certain nombre de gens qui aujourd'hui, je pense par exemple à tous les gens autour de Michel Onfray, vous savez, de Sardu. Il y a tout un courant aujourd'hui qui se dit qu'on ne peut pas laisser faire un face-à-face, je l'aurais dit, entre Marine Le Pen. Et moi, attendez, Marine Le Pen, je la trouve courageuse, je la trouve au pignard, je lui trouve une énergie.
Mais elle ne sera pas le prochain chef de l'État. Et moi, je ne veux pas que ce soit... Elle a des limites ou quoi ? C'est pourquoi elle ne saura pas ? Non, mais ce qu'elle représente, les idées qu'elle représente, elles ne sont pas aujourd'hui majoritaires. On ne peut pas avoir ces postures-là tous vos protestants. Il faut être un minimum consensuel. Il faut réunir un certain nombre de gens. Dieu sait, Dieu sait, que je suis critique sur un certain nombre de situations et sur un certain nombre de problèmes. Et j'ai les mêmes positions qu'elle sur l'immigration et tout. Mais ça ne suffit pas. Ça ne suffit pas. Ça ne suffit pas. Ça ne suffit pas pour convaincre.
Il faut convaincre une partie de la droite. Attendez, moi, dans ma vie, je ne sais pas, les Républicains, ils ont fait moins de 5% des voix. Pourquoi ? Parce que cet électorat-là qui pense à peu près la même chose que nous sur tout un tas de points, en revanche, en revanche, sur l'Europe, sur les questions économiques. Vous êtes Européen. Vous êtes Européen. Vous êtes mondialiste d'une certaine manière. Je ne suis pas mondialiste, mais je suis Européen. Attendez, l'Europe, pendant la crise de coronavirus, ça n'a pas été terrible. Mais enfin, vous ne pouvez pas imaginer que sur un certain nombre de... Sur la scène internationale, la France, elle va peser ça en Europe.
Comment c'est que vous n'êtes jamais promé dans le monde ? Moi, j'ai passé ma vie avec Reporters Frontières dans le monde. Vous savez bien que la France Savoie n'est pas suffisante. Alors, quelle alliance avec qui ? Avec les Républicains. Vous voulez les trouver ? Avec les Républicains ? Pas avec le Parti Républicain. On ne fera jamais d'alliance entre les États-Unis. Mais vous n'avez pas de leader. Il n'y a pas de leader. Mais c'est ça le leader. Oui, votre leader. Et eux, leurs leaders, François Barouin, Xavier Bertrand, Jacob. Enfin, c'est le vieux monde. Ils ont tous été ministres. On n'en veut plus de ces gens-là. On sait s'ils avaient fait leur preuve.
Ils n'avaient qu'à les faire quand ils étaient ministres. Enfin, vous rigolez. Vous ne croyez pas que je vais voter pour eux. Et il y a tout un tas de Français qui ne veulent plus de ça. On veut un visage nouveau. Un visage qui n'a pas été... Vous avez une petite idée ? Comment ? Oui, j'ai des idées, mais on verra. J'ai été 30 ans journaliste, alors vous ne pourrez pas dire ce que je ne veux pas dire. Non, là, c'est raté. Vous avez quelques idées ? Bien sûr qu'on a des gens, des noms en tête et tout. Maintenant, il faut les transformer. Donnez-moi un nom. Non, je ne donnerai pas ça. Ça ne fait pas comme ça. Non, mais comment ?
La seule chose que je ferai, la seule chose à vous dire, c'est que je ne resterai pas étranger à ce débat-là. Et aujourd'hui, je n'irai pas me ranger derrière ni les Républicains, ni le Rassemblement national, bien entendu pas la gauche. Il faut faire apparaître quelqu'un un nouveau visage. Et Louis Alliot sera dans votre sillage avec vous ou à côté de vous ? Il faut le demander à Louis Alliot. Moi, je m'entends bien avec lui. Je pense qu'il est... Ce qu'on a fait à Béziers, s'il m'invite chaque fois, c'est parce que ça lui sert un peu de modèle. À lui, de prendre son importance par rapport à son propre parti. Le communautarisme, est-ce que la République est en danger ?
Bien sûr qu'elle est en danger. Mais je vais vous dire quelque chose. Jean-Jacques. Oui. à Béziers, dans tout un tas de villes, il n'y a pas des scènes comme Dijon tous les matins. Bien sûr. Dieu merci. Ce n'est pas l'image de la France. Mais ce qui fait Dijon, ce qui fait Dijon, le sous-bassement est le même partout. Il y a un abandon des choses. Mais avec des vraies raisons. Moi, je vois, attendez, je vois des représentants de l'État, un sous-préfet, un préfet m'expliquer, mais comme ils le font ailleurs. Attendez. On ne va pas envoyer la police dans ces quartiers-là parce que ça va être le souk. Enfin, ils ne disent pas le souk. Ils vous disent que ça va être l'émeute.
Alors, on se tient tranquille. On les laisse faire leur petit trafic et on n'intervient pas tous les matins pour ne pas les gêner. C'est ça, concrètement. Et sur place, dans un certain nombre de quartiers, la police, c'est elle qui est victime de violence. C'est elle qui est victime de violence. C'est elle de temps en temps qui est victime aussi de racisme. C'est ça, la réalité. Et Dijon, c'est que le plus spectaculaire. On a abandonné ça. On n'a abandonné pas ces quartiers. Ce n'est pas la police qui a abandonné ces quartiers. C'est l'État. C'est les préfets, les sous-préfets qui demandent à leur police de ne pas aller dans ces quartiers-là.
Aujourd'hui, la politique de la ville, attendez, les quartiers... Votre police municipale va dans ces quartiers-là ? Non, elle n'y va pas. Elle n'y va pas. On ne peut pas y aller sans l'autorisation de l'État. Et vous avez bien entendu, on ne peut pas y aller sans l'autorisation du préfet ou du sous-préfet. C'est ça, la réalité. Les gens, ils ne le savent pas. Ils nous reprochent de ne pas envoyer la police municipale. Mais moi, je ne peux pas l'envoyer sans l'autorisation du sous-préfet. C'est ça, la réalité. Et les gens en face, vous croyez qu'ils n'ont pas compris que c'était ça ? Ils n'ont pas compris. Alors, on me dit... Nous, on détruit, par exemple, l'HT1 en début de semaine.
On a détruit plein de logements. On met plein d'argent dans ce quartier. Vous avez vu à Dijon tout ce qu'ils ont mis comme argent dans ce quartier. Ça ne marche pas. La bonne question, c'est pourquoi ça ne marche pas ? Pourquoi ça ne marche pas malgré tout l'argent qu'on met dans les quartiers ? Bien, Robert Ménard, le régalien, les questions de sécurité, c'est la faiblesse d'Emmanuel Macron, selon vous ? C'est surtout, d'abord, la faiblesse d'un type qui s'appelle Castaner. Enfin, vous entendez ? Vous avez vu ? Et gardez Castaner dans son gouvernement. Vous avez même dit que Castaner peut même se coucher entièrement. il sera dans son état normal. Attendez, le type, il est ministre...
Attendez, pardon. Le mec est ministre de l'Intérieur. Et il dit ça ne me gênerait pas de me mettre à genoux, mais de mettre à genoux un genou à terre devant qui ? Devant qui ? On n'est pas aux Etats-Unis. C'est pas... On ne renvoie pas Martin Luther King. C'est un geste de soumission. Aujourd'hui, vous avez vu, vous les avez diffusés. Aux Etats-Unis, ce sont des gestes de soumission ? Mais bien sûr, aujourd'hui, c'est devenu un geste de soumission. Si je vous demande de vous mettre à genoux comme on l'a vu en France, comme on l'avait en France... Moi, je ne l'avais jamais à genoux. Moi non plus. Que devant le bon Dieu ? C'est tout.
Quand vous vous mettez, quand on demande à des gens de mettre un genou à terre, à des policiers de mettre un genou à terre parce que, pour demander pardon, vous demandez pardon à quoi ? Vous êtes responsable, vous, de la colonisation ? C'est votre histoire ? Bien sûr que non. La France, elle n'est pas réductible à ça. La France, elle n'est pas réductible à ça. Je trouve ça scandaleux. Et ce ministre, il me sort par les yeux, honnêtement. Il me sort par les yeux. Je le trouve absolument d'un grotesque incroyable. Aujourd'hui, il a bien senti qu'il faisait une connerie. Moi, je suis allé soutenir au commissariat à Béziers la police qui était outrée de ses positions.
Maintenant, il change son fils d'épaule. Il est plus crédible. Il est plus crédible. Il a donné tellement de signes, même pas de relâchement, d'abandon face à cette violence de ces espèces de petits voyous. Juste, il faut qu'il s'en débarrasse. Vous parliez de George Floyd des Etats-Unis. La comparaison faite entre George Floyd et Adama Traoré faite en France par certains, c'est inacceptable, c'est stupide. C'est ce que dit Manuel Valls. Vous êtes d'accord avec lui ? Bien sûr qu'il a raison. Ça n'a rien à voir. L'histoire des Etats-Unis et l'histoire française, elles n'ont rien à voir. Et l'idée de l'existence d'un privilège blanc ?
Vous voyez, vous n'avez pas remarqué, je suppose que vous l'avez remarqué, c'est des gens qui sont obsédés par la race. Vous parlez-vous de la race le matin en vous réveillant ? Non. Vous jugez que les gens sur la couleur de leur peau ? Non. Aujourd'hui, il y a tout un courant racialiste qui ne juge et qui ne vous demande de juger les gens qu'à partir de la couleur de leur peau. C'est des racistes. C'est des racistes. Moi, c'est une question que je ne me pose jamais et que je ne me suis jamais posée. Attendez, on se connaît depuis 30 ans, je me suis battu pour des gens dans le monde entier, je ne me suis jamais demandé quelle était leur religion et la couleur de leur peau.
Je n'ai pas m'excusé en tant que blanche, dit Marion Maréchal. Elle a raison ? Bien sûr qu'elle a raison. Mais personne ne lui a demandé de s'excuser. C'est pas vrai. Aux Etats-Unis, aux Etats-Unis, aux Etats-Unis, c'est toute chose. Oui, mais attendez. Est-ce que vous n'avez pas remarqué que tout ce qui se dit aux Etats-Unis, dix ans après, il y a une espèce de, en particulier d'une gauche, d'une gauche française qui le reprendra sans hésitation. Mais écoutez Mélenchon, écoutez ce qu'il dit Mélenchon. J'ai repris juste un mot de Mélenchon parce que quand même, il ne faut pas déconner de temps en temps.
Il dénonce, je le cite, il parle des syndicats de policiers, il dit que c'est pour les syndicats qu'ils réclament le droit d'étrangler les gens. Parce que les syndicats de policiers, les policiers, ils réclament le droit d'étrangler les gens. Enfin, comment vous pouvez dire un truc pareil ? Vous avez-vous le sentiment ? Enfin, vous le savez. La différence entre un pays démocratique et un pays qui ne l'est pas, moi je ne sais pas si ma vie dans des pays qui n'étaient pas démocratiques, c'est qu'un flic dans un certain nombre de pays non démocratiques et de petites tyrannies, c'est un type qui vous met en danger.
Pourquoi vous vous sentez en danger quand vous croisez un policier bien entendu que non ? Mais peut-être que je ne suis pas en danger parce que je suis blanc, que je vis dans un quartier favorisé. Vous, Robert Ménard, parce que vous êtes maire de Béziers, mais peut-être que si j'habitais dans une banlieue difficile de la région parisienne par exemple, je me sentirais peut-être en danger, non ? Et peut-être que si vous étiez flic, vous vous sentiriez un peu moins en danger dans un quartier... Mais je me sentirais aussi peut-être en danger, effectivement, dans un quartier en question. De la même manière. Attendez, moi je me mets à la place spontanément de la police. Je suis toujours éveillé.
Tout à l'heure, je regardais les images juste avant, dans le journal. Vous savez ce que je vous dis ? Je vais vous dire quelque chose des policiers. Je les trouve héroïques de ne pas s'énerver plus que ça. Vous avez vu le type qui s'est fait casser la figure et tout. Que ses copains à côté, que ses copains à côté, ne foutent pas une trempe aux types qui viennent de faire ça à leurs potes, honnêtement, je les trouve... On devrait leur donner la légion d'honneur pour faire ça. Parce que je ne sais pas si j'aurai ce calme-là. Alors les policiers, plutôt que de montrer, bien sûr qu'il peut y avoir des erreurs, bien sûr qu'il peut y avoir des dérapages.
Mais quand même, l'immense majorité des policiers, d'abord, ils nous protègent. Ils nous protègent de ces petits voyous. Ils nous protègent de la délinquance. Et ils font preuve d'un stoïcisme, vous ne seriez qu'à pas, vous, si votre pote, il était roué de coups sous vos yeux, de dire, je le dégage et je n'en fais pas plus. Et en prenant la mesure de ça. Vous niez tout acte violent de la part de policiers ? Mais bien sûr que non. Ou tout comportement raciste, ou propos racistes de la part de policiers ? Mais bien sûr qu'il y a... Attendez, mais il y a des journalistes qui doivent être violents, il y a des journalistes qui doivent être racistes, pardon, il y en a.
Est-ce que vous diriez qu'il y a un racisme systémique, enfin ce mot à la pote-là, parmi tous les journalistes ? Non, il n'y a pas un racisme chez les policiers. Mais comment l'imaginer ? Comment l'imaginer ? Je vous rappelle, pour la petite histoire, parce que je ne suis pas sûr que tous les gens entêtent, dans l'affaire Traoré, sur les trois policiers, je regrette de le détenir. Deux sentiers. C'est-à-dire, ils sont noirs, il faut parler clairement. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire, eux, ils sont racistes, détestent les noirs. Mais enfin, il faut arrêter de dire des conneries quand même. Robert Ménard, j'en reviens à la politique. Vous allez créer un parti, un nouveau parti ?
Non, il ne faut pas créer des partis. Les gens, ils n'en peuvent plus. Oui, d'accord, mais il faut bien structurer un mouvement, si vous voulez agir. Il n'y a que l'élection présidentielle qui compte en France. Vous le savez bien. Est-ce que Macron, il a créé un parti quand il a été candidat ? Non. Il faut refaire la même chose. La droite, elle est nulle, notre droite. Elle n'a pas retenu un certain nombre de leçons. Les gens, ils ne veulent plus de partis. Moi, j'ai été élu. Vous êtes un homme de gauche, vous, Robert Ménard. Oui. Et alors ? Devenue... Ah non, mais je sais... Devenue quoi ? Ce n'est pas un reproche. Je deviens un homme de droite. De trois. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que sur une certaine ou deux points, on peut se retrouver d'accord. Pardon, moi, il y a un certain nombre de choses qui me donnent envie de pleurer et de vomir le matin. Quand je sais dans ma vie le malheur d'un certain nombre de gens, ce malheur, vous savez, de droite, de gauche, blanc, de noir, d'origine maghrébine, ou peu importe. Je m'en contrefous. Il y a des gens modestes et pauvres dans votre ville comme ailleurs en France. Comme ailleurs. Et il y a sur ma liste des gens qui viennent de tous les pays, de tout un tas de pays, de tout un tas de couleurs et je ne m'en inquiète pas.
La seule chose, c'est moi qui les ai choisis, en plus, la seule chose que je veux, c'est qu'on se retrouve pour changer ce pays. Aujourd'hui, la classe politique et les partis politiques, les partis politiques, c'est le premier empêchement de cette évolution, de cette révolution, je dirais même. Les partis politiques, il faut s'en débarrasser. Il faut qu'enfin, qu'enfin, on imagine qu'on puisse réunir un certain nombre de gens autour d'un, d'une figure d'un, d'un homme ou d'une femme qui soient capables de réunir ces gens-là. Au-delà des partis politiques, au-delà des partis politiques, on ne fera rien avec eux. Ils nous plomberont et on perdra.
Bien, merci Robert Ménard d'être venu nous voir ce matin. Il est 8h54, vous êtes sur RMC et BFM TV. Merci.
Merci. Merci.