Discours de Thierry Frappé (30/10/2025)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Thierry FrappéFait
« Depuis maintenant plus de 15 ans, l'hôpital public est victime du même abandon, quelles que soient les majorités. »
- 0:30Thierry FrappéFait
« Sous l'UMP d'abord, les coupes budgétaires ont fragilisé les établissements. »
- 0:45Thierry FrappéFait
« Sous le Parti Socialiste ensuite, les réformes structurelles ont éloigné l'hôpital de sa mission humaine. »
- 1:00Thierry FrappéFait
« Et depuis 2017, Emmanuel Macron poursuit cette œuvre de démantèlement, transformant nos hôpitaux en centres de coûts plutôt qu'en lieux de soins. »
- 1:45Thierry FrappéFait
« Les patients, les familles, les soignants payent pour se garer devant un hôpital public qu'ils financent déjà par leurs impôts. »
- 2:15Thierry FrappéPromesse
« Notre proposition de loi prévoit que l'État compense les dépenses liées à la création, à la gestion des parkings hospitaliers gratuits. »
- 2:45Thierry FrappéPromesse
« Notre proposition de loi interdit toute nouvelle délégation de services publics dans ce domaine et elle respecte les contrats de concessions déjà conclus. »
- 3:30Thierry FrappéFait
« Nous disons qu'il n'est pas normal qu'un soignant paie pour se rendre à son poste de travail dans son service. »
- 3:45Thierry FrappéFait
« Nous disons qu'il n'est pas normal qu'un patient, qu'un parent, hésite à visiter son enfant hospitalisé ou une personne en fin de vie parce qu'il doit choisir entre lui rendre visite ou remplir son frigo. »
- 4:30Thierry FrappéFait
« La gratuité du parking, ce n'est pas un détail. C'est un symbole, celui d'un pays qui se souvient que la dignité ne se monnaie pas. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Avant d'aborder le cœur de cette proposition, permettez-moi de rappeler un constat que tous ici devraient reconnaître. Depuis maintenant plus de 15 ans, l'hôpital public est victime du même abandon, quelles que soient les majorités. 15 ans de promesses, 15 ans d'économies, 15 ans de renoncements.
Sous l'UMP d'abord, les coupes budgétaires ont fragilisé les établissements. Sous le Parti Socialiste ensuite, les réformes structurelles ont éloigné l'hôpital de sa mission humaine. Et depuis 2017, Emmanuel Macron poursuit cette œuvre de démantèlement, transformant nos hôpitaux en centres de coûts plutôt qu'en lieux de soins.
Les budgets se sont succédés toujours plus contraints, toujours plus aveugles. Et comme les moyens manquaient, pour maintenir les infrastructures, les hôpitaux ont été contraints de se tourner vers des concessions privées pour leur parking. Autrefois, les hôpitaux géraient eux-mêmes leur parking.
C'était simple, efficace et équilibré. Aujourd'hui, ils délègnent à des groupes privés ce qu'ils faisaient depuis toujours. Et ironie du sort, ceux-là même qui ont sacrifié les budgets de l'hôpital public, viennent aujourd'hui donner des leçons de morale, oubliant qu'ils sont à l'origine de ce système que nous voulons justement corriger.
Le texte que j'ai l'honneur de défendre aujourd'hui est simple dans sa rédaction, mais essentiel dans sa portée. Il s'agit d'une proposition de loi à la fois humaine, concrète et profondément républicaine. Une proposition de loi déposée en mars 2024 par mon collègue Thibault François, député du Nord, que je tiens ici à saluer pour sa clairvoyance et sa constante.
Ce texte, soutenu par Marine Le Pen et par l'ensemble du groupe Rassemblement National, vise à garantir ce qui devrait être une évidence, qu'aucun malade, qu'aucun proche, qu'aucun soignant ne soit contraint de payer pour accéder à un service public de santé. Aller à l'hôpital, c'est déjà affronter l'angoisse, la fatigue, parfois la douleur, mais aujourd'hui aussi, c'est trop souvent affronter le ticket de stationnement. Cette injustice, les Français la vivent chaque jour.
Les patients, les familles, les soignants payent pour se garer devant un hôpital public qu'ils financent déjà par leurs impôts. C'est cela, la réalité actuelle, que nous devons corriger. Aujourd'hui, je pense à certains salariés du CHU de Brest, qui paient jusqu'à 600 euros par an pour venir travailler.
Je pense à ses parents, comme cet agriculteur dans l'heure qui se voit contraint de payer 200 euros par mois de stationnement pour que son fils vienne se faire soigner d'une affibrinogénémie à l'hôpital de Rouen. Nous ne pouvons rester insensibles à ces mots. Nous devons agir avec responsabilité.
Mes chers collègues, la santé n'est pas un marché, elle est un droit. Et ce droit, garanti depuis 1946 par notre Constitution, ne peut souffrir de frais invisibles, d'obstacles matériels ou de concessions tarifaires. Le principe que nous affirmons est clair.
L'accès aux soins doit être libre, total et dégagé de toute logique marchande. Ce que nous proposons n'est pas une promesse en l'air. C'est un dispositif solide, fondé sur le droit, équilibré sur le plan budgétaire et pragmatique dans son application.
Notre proposition de loi prévoit que l'État compense les dépenses liées à la création, à la gestion des parkings hospitaliers gratuits. Notre proposition de loi interdit toute nouvelle délégation de services publics dans ce domaine et elle respecte les contrats de concessions déjà conclus, car nous savons, nous, ce que signifie un contrat, qui est ce que ça engage, et nous savons aussi ce qu'une rupture coûterait aux finances publiques. Alors, bien sûr, certains ont préféré la caricature à la lecture, je pense avec un sourire à nos collègues de gauche du groupe LFI, qui se sont visiblement découvert une passion pour les parkings, mais pas pour le droit.
Ils nous accusent de feindre la gratuité, ils se sont même amusés à rebaptiser notre texte, des trouvailles d'esprit sans doute. Mais vous savez, quand la dérision remplace la réflexion, c'est rarement bon signe. Nous, avec Marine Le Pen, nous tenons à les remercier tout de même, car à force de dénoncer cette supercherie, comme ils disent, comme ils démontrent surtout qu'ils nous lisent attentivement, et mieux encore, ils reprennent nos propositions.
Que ce soit sur le pouvoir d'achat, sur la santé, sur les services publics, le Rassemblement national inspire désormais jusqu'à ceux qui prétendent le combattre. Quand la gauche reprend nos propositions, même pour les tourner en dérision, cela prouve une chose, nous avons gagné la bataille du bon sens au service des Français. Enfin, cela n'a échappé à personne.
Dans le cadre de l'examen de cette proposition de loi, certains députés et groupes politiques préfèrent la posture à la solution, le spectacle à la responsabilité, le slogan au travail parlementaire. Mes chers collègues, la question est pourtant simple. Êtes-vous oui ou non pour la gratuité des parkings dans les hôpitaux publics ?
A cette réponse, cette question simple, la seule réponse devrait être un grand oui. Pourtant, s'abstenir ou voter contre cette proposition de loi, c'est abandonner les patients de nos circonscriptions. En réalité, notre texte prépare une sortie cohérente et ordonnée de ces contrats de concession conformément aux droits des contrats et à la réalité budgétaire d'un hôpital.
Nos collègues d'extrême-gauche voudraient tout casser pour recommencer. Nous préférons réparer pour avancer. Voilà, mes chers collègues, toute la différence entre le sectarisme politique et la responsabilité publique, entre ceux qui cherchent à faire du bruit et ceux qui travaillent avec sérieux.
Entre ceux qui marchandent notre système de santé à coups de vente et d'abandon et ceux qui cherchent à relever la France. Au Rassemblement national, nous défendons une vision cohérente, celle d'un État protecteur, d'une santé accessible, d'une république humaine. Nous disons qu'il n'est pas normal qu'un soignant paie pour se rendre à son poste de travail dans son service.
Nous disons qu'il n'est pas normal qu'un patient, qu'un parent, hésite à visiter son enfant hospitalisé ou une personne en fin de vie parce qu'il doit choisir entre lui rendre visite ou remplir son frigo. Nous disons qu'il n'est pas normal qu'un malade doive payer le parking pour pouvoir se soigner. La gratuité du parking, ce n'est pas un détail.
C'est un symbole, celui d'un pays qui se souvient que la dignité ne se monnaie pas, celui d'une nation qui protège avant de taxer. C'est pour cela que nous proposons que l'État prenne sa part, qu'il assume ce qui relève de sa mission, garantir à tous les Français l'accès libre et digne aux soins, Alors, mes chers collègues, je vous le dis simplement, vous pouvez sourire, ironiser, caricaturer ou encore dire que nous sommes inconscients, mais pendant que vous riez resté dans ce jeu de posture, les Français, eux, attendent qu'on agisse. Et nous, au Rassemblement National, nous sommes là pour ça.
Parce qu'au fond, c'est là toute la différence dans cet hémicycle entre nous et vous. Vous détruisez, on répare. Vous abandonnez nos services publics, on les soutient.
Vous parlez fort, nous parlons vrai. Vous dénoncez, nous proposons. Vous divisez, nous rassemblons.
C'est cela la politique du courage, celle de Marine Le Pen, celle du Rassemblement National, celle de la France que nous voulons servir. Je vous remercie. Merci, M. le député.
La parole est à Mme Charlotte Parmentier.
Thierry Frappé