Jean Lassalle : "Macron est deja installé, mais c'est une honte quand on voit la réalité du terrain"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:24OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous permet d'être certain de battre les favoris ?
- 1:14RelanceRéponse partielle
L'affaire Fillon, engluée dans les emplois de sa femme, vous dites que c'est un fait divers ?
- 1:45RelanceÉludée
Les troupes, ce n'est pas elles qui décident, les troupes exécutent.
- 2:48RelanceRéponse directe
Et vous les mettez où ces personnes-là ? Vous les engagez où ?
- 3:09OuverteRéponse directe
Il faut abroger les lois du territoire, et en particulier la loi NOTRe ?
- 3:25OuverteRéponse directe
Justement, Jean Lassalle, où en êtes-vous de vos parrainages ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Invité politiqueFait
« c'est l'abîme absolu que je constate dans mes déplacements en France, entre la réalité que je vois »
- 1:41Invité politiquePromesse
« il faut d'abord retirer, ça sera ma première décision de président, nos troupes du Proche-Orient, elles n'ont rien à y faire »
- 2:33Invité politiqueChiffre
« Il faut former 15 000 personnes au cours de ce premier été »
- 2:41Invité politiqueChiffre
« C'est 15 millions de personnes qui ne percevront plus le chômage, mais qui percevront, qui paieront un petit peu d'impôts. »
- 3:03Invité politiqueFait
« Il faut que ce soit repris en état. Je reconstitue immédiatement un état. Il n'y a plus d'état. »
- 3:15Invité politiqueFait
« Il faut abroger les lois du territoire, et en particulier la loi NOTRe, qui met à terre les communes de France. »
- 3:55Invité politiqueFait
« Il n'y a plus de démocratie dans ce pays. »
- 4:03Invité politiqueFait
« Il y a surtout une chasse à l'homme qui est organisée par Macron, qui est le candidat avec l'appui total de l'État »
- 4:51Invité politiqueFait
« Ceux qui me parrainent dans les dernières semaines, et qui font systématiquement l'objet de visites diverses et variées, pour les dissuader de me parrainer. »
- 7:11Invité politiqueFait
« J'ai vu Alep, et je n'étais pas seul, j'ai vu des populations sorties de nulle part, en aillant, qui sortaient, et qui n'avaient pas le sentiment d'avoir été bombardées »
Temps de parole
- Jean Lassalle79 %
- Présentateur17 %
- Présentateur 24 %
≈ 7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Votre invité ce matin, Éric Delvaux, c'est le député des Pierrénées Atlantiques, Jean Lassalle, candidat à l'élection présidentielle. Bonjour Jean Lassalle. Bonjour. Alors, contrairement à d'autres, et je pense à Yannick Jadot quand il était candidat, et bien vous, vous êtes convaincu d'être élu à l'Elysée, au-delà de la méthode Coué. Qu'est-ce qui vous permet d'être certain de battre les favoris, Le Pen, Macron, Fillon, Hamon, Mélenchon ?
Écoutez, c'est l'abîme absolu que je constate dans mes déplacements en France, entre la réalité que je vois, je viens des Hauts-de-Loire, j'étais hier dans l'Aveyron, je vois une France totalement désespérée, je vois des mères résignées, je ne vois que des gens qui sont vraiment au bout du point de rupture, aussi entre résignation et rébellion, et je ne peux pas croire à la campagne à laquelle j'assiste, elle ne dit rien, les faits divers tiennent quotidiennement lieu de projet pour les Français, c'est quelque chose d'absolument inacceptable, et je ne vois pas d'autre solution en effet que d'être élu.
L'affaire Fillon, engluée dans les emplois de sa femme, vous dites que c'est un fait divers ?
Comment voulez-vous l'appeler ? Écoutez, je préfère ne pas m'attarder là-dessus, beaucoup mieux placés que moi peuvent le faire, et d'ailleurs le font de la longueur de journée, moi je préfère dire qu'il y a un très grand espoir pour ce pays, il est nécessaire, il est juste temps de l'entreprendre, il faut d'abord retirer, ça sera ma première décision de président, nos troupes du Proche-Orient, elles n'ont rien à y faire, elles ne savent d'ailleurs pas pourquoi elles y sont.
Les troupes, ce n'est pas elles qui décident, les troupes exécutent.
Non mais moi je déciderai, puisque je suis...
Vous dites que les troupes ne savent pas pourquoi elles sont là, elles sont là pour faire du renseignement, pour aider les troupes irakiennes, elles ont une mission tout de même.
Oui mais où allons-nous ? Ça fait 50 ans que ça dure cette histoire. Non, s'il vous plaît, je voudrais juste, parce que comme je n'ai pas forcément beaucoup de temps, et vous non plus, je remercie France Inter vraiment de m'inviter, je retire les troupes immédiatement. Je lance un projet à travers la France, parce que c'est absolument urgent de formation pendant l'été, en ouvrant les lycées professionnels qui le voudront, les professeurs qui le voudront, et je trouve les patrons à qui il manque des personnes formées pour juste former, ajuster des tuyaux. Il faut former 15 000 personnes au cours de ce premier été, pour envoyer un signal très fort à l'ensemble du pays.
C'est 15 millions de personnes qui ne percevront plus le chômage, mais qui percevront, qui paieront un petit peu d'impôts.
Et vous les mettez où ces personnes-là ? Vous les engagez où ?
Eh bien c'est-à-dire avec Pôle emploi, qui en affiche 800 000, qui pourraient être embauchées si elles étaient qualifiées, et elles ne le sont pas. Et je crée un lien immédiat entre le préfet, Pôle emploi et le ministère. Il faut que ce soit repris en état. Je reconstitue immédiatement un état. Il n'y a plus d'état. C'est du grand n'importe quoi. Il faut abroger les lois du territoire, et en particulier la loi NOTRe, qui met à terre les communes de France. C'est la dernière élection. Les maires ont peur de parrainer, mais les pauvres n'ont pas à avoir peur. C'est la dernière fois qu'ils parrainent. Il n'y aura plus de communes.
Justement, Jean Lassal, où en êtes-vous de vos parrainages ?
Ah mais je suis très juste.
163 hier soir, j'ai regardé le Conseil constitutionnel.
Non, je n'en ai plus, parce que vous savez... Il y a toujours un délai de quelques jours avant de comptabiliser, validé.
163, ça veut dire qu'il en manque tout de même 337. Comment allez-vous faire avant la clôture ?
Non, je ne suis pas si loin. Non, je suis jetant jante, mais il y a une chasse féroce qui est organisée contre moi. Je ne veux pas jouer les martyrs, mais j'ai dit tout au long de cette campagne, à ceux qui voulaient bien m'écouter, que je raconterais la réalité. Il n'y a plus de démocratie dans ce pays. Et il y a surtout une chasse à l'homme qui est organisée par Macron, qui est le candidat avec l'appui total de l'État, ce qui ne s'est jamais vu dans ce pays.
C'est-à-dire l'appui de l'État ?
L'appui de l'État, de tous les services de l'appareil d'État.
Au service d'Emmanuel Macron ?
Oui, Macron. Qu'est-ce qui vous permet de dire ça ? Mais qu'est-ce qui me permet de dire ça ? Il s'inscrit dans la lignée de Hollande, et puis moi je vois la réalité. On le voit partout, il est omniprésent, il est quasiment déjà installé, mais c'est une honte absolue quand on voit la réalité de terrain.
Quand vous dites chasse à l'homme, vous voulez dire chasse au parrainage, chasse au maire ? Comment ? Quand vous dites chasse à l'homme, ça veut dire chasse au parrainage, chasse au maire ?
Ceux qui me parrainent dans les dernières semaines, et qui font systématiquement l'objet de visites diverses et variées, pour les dissuader de me parrainer. Je suis arrivé, j'ai même dépassé la barre des 500, et maintenant je tangente. Disons qu'on n'a pas pu, heureusement, mettre à la main sur tout ce que j'avais obtenu auparavant, mais depuis un mois, je suis suivi à la trace partout où je vais, et chaque fois que je vois des maires, ils ont des visites, on passe derrière pour dire, mais vous n'allez pas quand même parrainer Jean Lassalle. Or, Jean Lassalle, c'est tout de même le symbole des 30 000 communes de France qui vont disparaître, et vous imaginez bien, ce symbole servira.
Si je ne suis pas fichu d'obtenir 500 parrainages après 40 ans de maire, 20 ans de député, pratiquement un peu plus de 15 ans, aujourd'hui, eh bien, ceux qui veulent en finir avec les communes diront, Regardez, les maires avaient la possibilité d'envoyer un signal très fort pour dire que les communes devaient rester la République et la Commune en France. Les deux symboles fondamentaux, les maires ne l'ont pas fait, ça veut dire qu'ils renoncent à leur commune. Donc, Jean Lassalle, j'envoie un appel de toutes mes forces, Mesdames, Messieurs les maires, reprenez-vous, réagissez, ne vous laissez pas avoir par cette manœuvre.
Il s'agit tout simplement d'une certaine idée de la France et de la civilisation. Si nous voulons sombrer dans ce monde mécanique qui nous broie tous et qui de même brisera nos enfants, il faut, et c'est le moment. Et ce n'est pas la campagne que nous voyons qui ne dirait rien, qui est une campagne indigne de notre pays, que nous en sortirons. Mesdames, Messieurs, je vous le dis, mes chers compatriotes français, c'est le moment de réagir. Réagissez, vous avez quelques heures pour le faire, ce n'est pas possible que vous ne le fassiez pas.
Jean Lassalle, je reviens sur vos propos politiques étrangères. Vous voulez rapatrier les troupes françaises installées au Proche-Orient. Vous êtes allé rencontrer le président syrien Bachar al-Assad et vous en êtes revenu avec des doutes sur la réalité des actes de barbarie de l'armée syrienne contre sa propre population. Qu'est-ce qui vous fait douter ?
Beaucoup d'éléments. D'abord, pourquoi j'étais là-bas ? Non, mais pourquoi vous doutez de la réalité des bombardements, des populations affamées ?
Toutes les organisations ONG le constatent, sauf vous.
Écoutez, j'ai vu, sauf moi, et puis les quatre organes de presse qui m'accompagnaient, pas n'importe lesquels, France Télévisions, RTL et quelques autres.
Les médias diffusent les témoignages de populations qui sont affamées, qui sont pour certaines empoisonnées.
Écoutez, alors parlons du fait. J'ai vu Alep, et je n'étais pas seul, j'ai vu des populations sorties de nulle part, en aillant, qui sortaient, et qui n'avaient pas le sentiment d'avoir été bombardées, mais d'avoir été, elles avaient été pourtant durement bombardées, durement, mais elles avaient le sentiment d'être libérées. Elles se jetaient littéralement dans les bras des soldats. Moi, j'ai commis l'Espagne franquiste, je n'ai jamais vu un homme dans la rue se jeter dans les bras d'un guardia civil. J'ai vu l'URSS soviétique, je n'ai jamais vu un homme se jeter dans les bras d'un homme qui avait le brassard rouge, vous comprenez ? Je n'ai jamais vu ça.
J'ai vu la Yougoslavie, je n'ai jamais vu ça. Écoutez, je pense que là, il y a un mensonge d'État. Il sera découvert. Je ne suis pas juge à la haie, mais je pense fort que si Bachar Alassad y va, il y aura des présidents français qui seront à ses côtés et aussi des premiers ministres.
Eh bien, c'est votre point de vue et vous venez donc de l'exprimer très clairement. Merci Jean Lassalle, député des Pyrénées-Atlantiques. Merci à vous, de toutes mes forces. Et donc, candidat à l'élection présidentielle.