Présidentielle 2027: Éric Ciotti réagit à la candidature de Marine Le Pen
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Merci d'être avec nous. Vous êtes bien sur BFM Politique. Notre invité, Éric Ciotti, maire de Nice, président de l'UNER. Bonjour, Éric Ciotti. Merci d'être présent avec nous pour cette émission. On le disait, bien sûr, on va évoquer la question de la candidature de Marine Le Pen. Ce sondage que nous publions aujourd'hui, où elle fait figure de favorite au premier, mais également au second tour. Mais d'abord, ses premières commémorations de l'attentat de Nice, cela fait quasiment dix ans, puisque c'était le 14 juillet 2016, première commémoration ce matin, vous qui êtes maire de Nice.
Vous avez notamment aussi écrit au président de la FIFA pour demander une minute de silence au début de la demi-finale France-Espagne dans quelques jours pour rendre hommage aux 86 victimes de l'attentat de Nice, 86 victimes dont 15 enfants, je le précise. Est-ce qu'il vous a répondu, le président de la FIFA ? Est-ce que vous demandez à Emmanuel Macron de vous associer à cet appel, de s'associer à votre appel ?
Pour l'instant, je n'ai pas reçu de réponse. Et c'est vrai, vous le soulignez, c'est un jour, c'est une période de deuil, de commémoration importante pour notre ville qui va se confronter à un moment d'extrême allégresse, ce match où l'on espère que la France va, pour la troisième fois, conquérir la troisième étoile et pouvoir accéder à la finale de la Coupe du Monde. Donc le jour même, il y a à la fois ces moments de commémoration, ce dixième anniversaire de l'attentat islamiste qui a fait 86 victimes sur la promenade des Anglais et ce moment de fête nationale et de fête de grands rassemblements sportifs pour notre nation.
J'ai demandé au président de la FIFA, je suis passé également par la Fédération française de football, qui soutient notre démarche au travers du président Diallo et j'ai saisi hier soir le président de la République. Je n'ai pas de retour pour l'heure, mais j'espère que ce match portera aussi cette considération à l'égard des victimes de l'attentat du 14 juillet et cette considération de la France entière.
Bruno Jeudy. Oui, monsieur le maire, bonjour. Il y a une information assez surprenante ces dernières heures. On a appris que le frère du terroriste qui avait commis l'attentat dans votre ville il y a dix ans a été interpellé sur la promenade des Anglais. Qu'est-ce que ça vous inspire ?
Le frère du terroriste de nationalité tunisienne squattait un appartement. Nous avons été alertés. En tout cas, les services de la police municipale sont immédiatement intervenus et il avait manifestement proféré à l'égard du propriétaire des menaces. Nous avons immédiatement saisi les autorités judiciaires, la police nationale, qui a conduit sous l'autorité du procureur une enquête, qui a conduit à l'interpellation du frère du terroriste et qui, je l'espère, va conduire. En tout cas, je l'ai demandé et ça a été annoncé à son expulsion du territoire français. Il était en situation irrégulière sur le territoire national.
Ce que ça dit aujourd'hui, c'est que notre pays reste ouvert à tous les vents et que nous sommes confrontés à cette situation. Quelqu'un qui est en situation irrégulière peut venir, alors qu'il est le frère d'un terroriste qui a commis cet attentat terrifiant, en situation irrégulière, squatter un appartement sans qu'il soit préalablement détecté. Ça démontre malheureusement les failles de notre système sécuritaire et migratoire dans lequel nous nous trouvons encore aujourd'hui.
– Éric Ciotti, maire de Nice, vous êtes président également de l'UDR, allié du Rassemblement national de Marine Le Pen et de Jordan Bardella. Vous nous avez réservé votre toute première réaction justement à la décision judiciaire qui a concerné Marine Le Pen, qui a donc décidé de se présenter à l'élection présidentielle, condamnée deux fois pour détournement de fonds publics. Elle se pourvoie en cassation. Éric Ciotti, est-ce qu'on peut être présidente de la République en ayant été condamnée deux fois pour détournement de fonds publics ?
– D'abord, à cette heure, Mme Le Pen n'a pas été condamnée. Elle a formé un pourvoi en cassation. Donc aujourd'hui, sa condamnation juridiquement n'existe pas. Elle est suspendue et Mme Le Pen est présumée innocente. C'est un principe de droit. On appelle souvent au respect de l'état de droit. J'y suis attachée et j'espère et je souhaite que tout le monde respecte cet état de droit, pas simplement quand cela l'arrange. Donc Mme Le Pen, aujourd'hui, est présumée innocente. Elle peut se présenter à l'élection présidentielle. Il n'y a pas d'obstacle juridique. Et elle a décidé, sur un plan politique, de le faire. Et j'ai réagi immédiatement en disant que c'était sain pour la démocratie.
Moi, je reste avec la mémoire de ce qui a été fait en 2017, où il y a eu ces procédures judiciaires à l'encontre de François Fillon qui ne font pas honneur à notre démocratie. Je le dis, on a fauché directement à quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle en plein vol François Fillon avec des procédures qui n'ont jamais, jamais été aussi courtes. Vous savez, quand je vois vous évoquer l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice, nous sommes dix ans plus tard toujours en instruction judiciaire. Les victimes réclament justice. Il y a eu plusieurs saisines, plusieurs juges d'instruction qui ont été nommés pour faire la lumière sur ce qui s'est passé dix ans.
Et on a eu ces émissions de la justice dans la politique. Eh bien, aujourd'hui, on a le sentiment qu'il y a un recul et que c'est l'électeur qui va décider. Et ça, dans une démocratie, je crois que c'est particulièrement sain qu'on retrouve ce bon sens, qu'on retrouve ce principe démocratique. Dans une démocratie, c'est l'électeur qui décide.
Sur le cas de Marine Le Pen spécifiquement, la Cour de cassation a dit qu'elle ferait tout pour rendre sa décision avant le premier tour de la présidentielle. Est-ce que vous ne craignez pas quand même une campagne suspendue précisément, c'est le mot que vous avez utilisé tout à l'heure, avec une épais démocratie suspendue à un agenda judiciaire qui pourrait la percuter à n'importe quel moment ? Est-ce que c'est possible de faire campagne comme ça ?
Je le crois et j'espère que l'agenda judiciaire se tiendra à l'écart du calendrier démocratique. La Cour d'appel, avec une décision qui est elle-même frappée d'appel, a dit les choses et elle a estimé qu'il n'y avait pas lieu à ce qu'il y ait inéligibilité. Et à partir de là, la campagne peut se dérouler et Marine Le Pen a pris sa décision en pleine connaissance de cause, en responsabilité et quelque part dans une forme de cohérence dans la relation qu'elle nourrit avec les Français depuis des années, voire des décennies.
Bruno Jeudy. Nous verrons, a dit justement Marine Le Pen, au sujet de la décision de la Cour de cassation. On verra si ce sera avant le premier tour ou après le premier tour. Mais est-ce que ça n'aurait pas été plus simple ? Est-ce que vous n'auriez pas préféré que ce soit Jordan Bardella, le candidat ? Lui, au moins, il n'est pas concerné par aucune décision judiciaire. Et la campagne aurait peut-être été plus simple.
Moi, je respecte la décision de Marine Le Pen. Voilà, j'imagine qu'elle a... Et je sais, au-delà de l'imaginer, puisque nous avons échangé, je sais qu'elle a mûri sa décision, sa réflexion avec une longue expérience, qu'elle se présente aussi dans une forme de tandem avec Jordan Bardella, qui a d'immenses qualités aussi pour porter un message d'alternance devant les Français. Moi, je respecte ce choix en tant qu'allié. Je suis un allié à la fois loyal et un allié indépendant. Je n'ai pas décidé à la place de Marine Le Pen ce qu'elle doit faire. Je respecte sa décision. Et personnellement, elle me va bien parce que je pense qu'elle a aussi ce lien, être candidat à l'élection présidentielle.
C'est installer souvent un lien durable avec les Français. Ce lien, il existe. On ne peut pas le nier, on ne peut pas le contester. Même ses pires adversaires le reconnaissent. Il y a un lien avec tous les territoires de France. Il y a un engracinement aujourd'hui. Et il y a une espérance à voir demain Marine Le Pen incarner ce changement que les Français attendent. Je crois que cette élection présidentielle, elle va se jouer sur ce mot. Le changement. Voilà. On voit l'état de notre pays aujourd'hui. La dette abyssale, 3500 milliards d'euros. Les déficits qui sont tout aussi abyssaux, 150 à 160 milliards d'euros. L'immigration, l'insécurité, l'effondrement des services publics.
Tous les comptables de cette situation sont ceux qui nous dirigent depuis 1981. Donc les Français aujourd'hui veulent changer. Il n'y a qu'un visage au changement.
Et justement, est-ce que vous avez vu ce sondage que nous publions ce matin avec notre institut partenaire Elab et la Tribune dimanche ? Effectivement, Marine Le Pen se place en favorite de la présidentielle, crédité entre 34 et 35,5% au premier tour. Elle l'emporterait. Il faut rester prudent. C'est un sondage. Mais dans tous les cas, dans toutes les hypothèses, au second tour, qu'est-ce que vous vous dites ? C'est déjà gagné ?
Sûrement pas. Sûrement pas. On voit bien aujourd'hui qu'il y aura dans cette élection deux adversaires majeurs. D'abord, M. Mélenchon, qui constitue en soi et avec l'idéologie qu'il porte et avec les soutiens dont il bénéficie, un danger extrême pour la République. M. Mélenchon est une menace. Si M. Mélenchon était élu demain, nous ne serons plus dans une démocratie. Nous changerions de régime. Nous rentrerions dans une forme de dictature à l'égal des dictateurs qu'il a toujours soutenus. Et puis, il y a la menace de la continuité, de poursuivre les lignes avec ce qui nous dirige depuis tant d'années.
En tout cas, depuis 2012 pour les socialo-macronistes et malheureusement depuis 2024 avec mes amis de LR, en tout cas une partie d'entre eux, qui ont été absorbés par la Macronie. Alors, il y en a un dont vous parlez, Éric Serti. Ce conglomérat de l'immobilisme central, il représente aussi un danger parce que c'est le danger de ne rien changer, de ne rien faire sur l'immigration, de ne rien faire sur l'insécurité, de ne rien faire dans le combat contre l'islamisme, de ne rien faire pour réduire la dette, les déficits, de ne rien faire pour redonner de la force à nos services publics, à l'école, à l'hôpital, dans la justice. Éric Serti, vous évoquez vos anciens camarades des Républicains.
Éric Serti, vos anciens camarades des Républicains. Dans ce sondage, Bruno Rotailleau, plafond entre 8 et 11%. Quel message vous lui adressez et quel message vous adressez peut-être à ces électeurs de droite qui pouvaient être séduits par Jordan Bardella, mais qui sont réticents à Marine Le Pen ?
Je dis à ces électeurs d'abord parce que c'est à eux que je m'adresse. J'ai l'habitude de ces appareils totalement dépassés, déconnectés, enfermés dans leur égoïsme à la recherche et à la quête de prébandes, de ministères, de places. À ceux-là, il n'y a pas grand-chose à en attendre. Ceux-là, ils veulent collaborer avec le pouvoir macroniste. Mais je m'adresse aux militants. Je dis que les militants, ils doivent saisir ce moment historique. Ils doivent venir vers nous et notamment vers l'UDR qui sera dans cette alliance pour l'alternance, pour porter l'autorité de même, pour porter la défense de notre identité, pour promouvoir la liberté économique. Ils n'ont plus rien à attendre de LR.
LR, c'est la petite roue de secours du macronisme. Mais vous m'appelez à m'adresser à Bruno Retailleau. J'ai du respect pour lui et je ne le mets pas dans le même sac que les copés, que les voquiers, que tous ceux qui se nourrissent d'opportunisme sans conviction. Je dis à Bruno Retailleau qu'il va être contraint de se retirer. Je connais et je sais par avance les pressions qu'il va subir de M. Larcher, de Mme Pécresse. Et donc, avant de subir cette humiliation, il ne peut pas gagner. Il ne peut pas gagner, c'est impossible aujourd'hui. Et donc, je l'appelle à rejoindre cette grande alliance des droits. Mais M. Chotty... C'est le seul moyen d'enrayer le déclin aujourd'hui.
Je lui dis en conscience, on peut avoir des différences avec Marine Le Pen, on peut avoir des différences avec le Rassemblement national. J'ai des différences. J'en avais hier, j'en ai encore aujourd'hui, même si elles sont considérablement atténuées. Mais là, c'est un choix historique. L'enjeu, c'est l'avenir de la France. Est-ce que notre France, celle dont nous avons hérité, celle du général de Gaulle, celle des Lumières, perpétuera son message ? Ou est-ce qu'elle va arrêter le cours de son destin, finalement noyé dans l'immobilisme de l'impuissance ? Éric Chotty, vous évoquez Bruno Retailleau. Bruno Retailleau doit choisir, mais non.
Il y a une autre personnalité qui se classe comme un candidat de droite, Bruno, c'est Édouard Philippe. Et il cogne sur le Rassemblement national.
Oui, Édouard Philippe, dont Marine Le Pen, elle en a fait son principal adversaire, c'est elle qui le dit. Édouard Philippe, il considère que le RN, c'est le nouvel en même temps. C'est ce qu'il a dit, qu'il ne s'assumerait pas. Social dans le Nord, libéral dans le Sud. C'est donc ça que vous soutenez ?
M. Philippe sait de quoi il parle, puisque c'est l'artisan premier du en même temps. M. Philippe, c'est, rappelons-le quand même, celui qui a appelé au second tour des législatives à voter pour les candidats du nouveau Front populaire, à voter pour M. Mélenchon et ses amis, pour M. Panot, pour M. Ruffin, pour les communistes. C'est ça, M. Philippe, politiquement, économiquement, c'est quoi, M. Philippe ? C'est l'augmentation de la dette, c'est l'augmentation des déficits, c'est l'augmentation massive des impôts, c'est celui qui a mis le feu aux poudres, qui a déclenché la crise des Gilets jaunes par une forme d'arrogance technocratique, de mépris.
Édouard Philippe ne connaît pas la souffrance des Français. C'est l'homme des 80 km heure, c'est l'homme de la déconnexion avec les territoires. C'est une forme d'arrogance technocratique, de Colin Froy ressuscité, qui ne connaît pas, qui ne parle pas à la France dans toutes ses différences. Oui, il y a une France du Sud, il y a une France du Nord. J'aimerais que M. Philippe aille à la rencontre de cette France qu'il ne connaît pas.
Éric Ciotti, on le voit sur, justement, cet affichage du sondage qui est publié ce matin. Édouard Philippe, en l'état, serait battu par Marine Le Pen. Pour la première fois, il y a quelques instants, Jordan Bardella, Anne, prend la parole. C'est une interview à nos confrères du Figaro. Et il parle de la campagne à venir.
Voilà, et d'un élargissement, dit-il, non seulement possible, mais nécessaire. Il dit, je suis obsédé par l'idée du rassemblement et du dépassement parce qu'elle est la condition de la victoire. La porte sera toujours ouverte. Notre première ambition sera de constituer un gouvernement d'union nationale qui ne sera pas composé exclusivement de cadres ou de parlementaires issus du RN. Il parle de vous en disant, on a commencé avec l'UDR d'Éric Ciotti. On s'élargira encore. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Jusqu'où faut-il tendre la main, selon vous ?
Jordan Bardella a totalement raison. D'ailleurs, je le remercie pour souligner la force de cette union que nous bâtissons chaque jour un peu plus. Et nous allons encore le faire aux élections sénatoriales avec un objectif de créer un groupe RN ou UDR au Sénat. Nous le ferons partout, comme nous l'avons fait aux élections législatives. Oui, il faut s'élargir. Une élection présidentielle, dans une telle situation de gravité, elle exige, elle appelle la mobilisation de toutes les compétences et de toutes les bonnes volontés. Pour autant que nous ayons forcément une majorité claire.
Y a-t-il des personnalités de droite à qui vous adressez ? Au-delà de Bruno Retaille, on a bien compris que lui, vous lui tendiez la main, est-ce qu'il y a d'autres personnalités de droite à qui vous dites aujourd'hui rejoignez-nous pour cette campagne présidentielle ?
Vous êtes les bienvenus. Bien sûr, moi j'ai travaillé avec le général Christophe Gomart, qui est député européen, qui est un homme remarquable. J'ai travaillé avec François-Xavier Bellamy, qui mène un combat respectable au Parlement européen. Ce sont des hommes de conviction, de valeur. Ils aiment la France. Ils ont leur place dans cette exigence de changement, en tout cas de mon analyse. Je pense aujourd'hui qu'il faut qu'il y ait à nos côtés tous ceux qui privilégient l'intérêt général, qui regardent loin, qui regardent ce dont la France a l'ardente obligation aujourd'hui, plutôt que ceux qui se complaisent dans de médiocres querelles de boutiquiers, comme le fait M.
Wauquiez, qui a eu l'indignité d'appeler à soutenir M. Philippe.
Mais vous, Eric Ciotti, quel rôle comptez-vous jouer dans cette campagne auprès de Marine Le Pen ? On sait qu'avec Jordan Bardella, le lien était assez fort. Quel rôle vous allez jouer auprès de Marine Le Pen ?
J'ai un lien fort aussi avec Marine Le Pen, parce que vous savez, quand j'ai bâti cette alliance en 2024, j'étais président des Républicains. Le choix que j'ai fait est un choix historique. Il m'a beaucoup été reproché aujourd'hui. Beaucoup qui ne m'ont pas suivi le regrettent, et trouvent que j'avais peut-être eu raison avant les autres. Mais cette alliance, je vais vous faire une confidence qui n'en est pas une. Au demeurant, je l'ai bâtie avec Marine Le Pen. Je travaille bien avec elle toutes les semaines. Nous nous voyons à l'Assemblée nationale. Elle préside son groupe. Je préside le mien. Donc je participerai loyalement avec l'envie de porter ce changement. Mais ça veut dire quoi ?
Ça veut dire qu'on parle beaucoup de Jordan Bardella pour Matignon et Eric Ciotti ? Est-ce que vous prétendez être Premier ministre de Marine Le Pen ?
Moi, ce n'est pas du tout mon sujet. Marine Le Pen a dit les choses, et ce tandem me va très bien. Je suis maire de Nice, et je suis très heureux dans les fonctions que j'occupe. Mais en tant que maire de Nice, je vois aussi combien notre pays, je le redis, a besoin de ce changement. On ne peut pas continuer comme ça. Et si on ne veut pas continuer comme ça, il faut changer ceux qui nous ont conduits dans le mur. Et donc Marine Le Pen a ses qualités. Alors l'UDR que je préside au Pran national aura pour ambition de participer, après à la majorité parlementaire lors des élections législatives qui suivront, de porter des idées, notamment de liberté économique.
Vous savez, certains experts estiment qu'on pourrait avoir 150 milliards d'euros de dette à l'horizon de services de la dette, 3 500 milliards d'euros de dette, et 150 milliards d'euros de charge de la dette. Donc il va falloir s'attaquer à ce mur de la situation budgétaire. Donc nous voulons porter notre part. Nous voulons déréguler, nous voulons plus de liberté, nous voulons deux échelons de collectivité territoriale, la commune et la province. Moins d'impôts, moins d'impôts de production, moins d'impôts sur le patrimoine. C'est ces idées que nous défendrons dans la campagne. L'UDR existe aujourd'hui avec force à l'Assemblée nationale. C'est un parti d'idées.
Nous défendrons nos convictions et nos idées dans une forme de programme que nous porterons auprès de la candidate que je soutiens.
Merci beaucoup Éric Ciotti, maire de Nice, président de l'UDR. Merci d'avoir été avec nous pour cette première réaction après l'annonce de la candidature de Marine Le Pen.
Éric Ciotti