Jean-Pierre Papin : les coulisses du Ballon d’or
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Vous en racontez les coulisses dans l'itinéraire d'un enfant pas si gâté, votre autobiographie
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Qu'est-ce qu'il a de si spécial, ce magnifique club ?
- 3:06OuverteRéponse directe
Les supporters ne vous supportaient pas au départ
- 4:16ComplaisanteRéponse directe
Le travail, la persévérance, l'exigence, l'engagement
- 5:04OuverteRéponse directe
Racontez-nous, c'est quoi cette histoire de couteau et de pistolet ?
- 6:45OuverteRéponse directe
Bernard Tapie, ce n'était pas seulement votre président, c'était quoi, un deuxième père ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Reprise de brûlée dans une position de folie. »
- 1:10Invité politiqueFait
« je pense qu'il a travaillé énormément pour arriver. »
- 1:20Invité politiqueFait
« Mais j'avais faim, j'avais faim et j'ai travaillé beaucoup. »
- 4:04Invité politiqueFait
« Et en fait, 5 ans après, je suis devenu le Ballon d'Or. »
- 5:06Invité politiqueFait
« Didier Deschamps, il n'y a pas que Didier, mais je pense qu'il voit encore son couteau de faire ça comme ça, comme un sabre, en fait. »
- 6:09Invité politiqueFait
« Il est rentré dans la chambre avec un pistolet. »
- 6:36Invité politiqueFait
« Un peu à ma femme, un peu à mes enfants, mais enfin, beaucoup à Papin. »
- 7:13Invité politiqueFait
« Je ne sais toujours pas aujourd'hui comment il a fait. »
- 7:29Invité politiqueFait
« Il m'a aidé dans mon premier divorce. »
- 9:32Invité politiqueFait
« Ça m'a beaucoup blessé. »
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« « Je pense qu'il faut que vous appreniez à la mettre dans un centre et venir la voir au sein du dimanche. » »
- 13:04Invité politiqueFait
« Oui, ça reste le plus grand trophée. »
- 13:21Invité politiqueFait
« Moi, j'aurais joué pour avoir un soulier d'or. »
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Mais d'abord,
on
va parler de vous, Jean-Pierre, et de votre carrière incroyable. Vous en racontez les coulisses dans l'itinéraire d'un enfant pas si gâté, votre autobiographie, et dans un documentaire qui sera diffusé le 19 octobre sur l'excellente chaîne L'Équipe. Vous êtes l
'un
des plus grands joueurs français, et vous faites même partie des rares footballeurs à avoir donné votre nom à un geste technique, la papinade.
Un
pêche oral dans le Provençal titre un papin en New York,
et
il qualifie ce geste de papinade.
Ce
but contre New York, c'est un long ballon de Bernard Gengeni qui arrive dans mon dos, et je mets plat du pied,
je
la mets le quart en opposé, et c'était la première.
Une papinade, c'est quoi
?
Reprise de brûlée dans une position de folie.
Un geste qui réussit une fois, la papinade, ça devient une marque de fabrique de Jean-Pierre Papin. J'ai été là en train de
vibrer avec ce
maillot
qui vous va ravir. Il aurait pu prédire tout ça, qu'il allait avoir cette carrière, le petit gamin de Gemont dans le Nord.
Il en rêvait, il en rêvait. Après, je pense qu'il a travaillé énormément pour arriver. Je n
'étais
pas le meilleur,
je
n'étais pas le plus grand, je n'étais pas le plus fort. Mais j'avais faim, j'avais faim et j'ai travaillé beaucoup.
Johan, pour vous, JPP et l'OM, c'est toute votre jeunesse. Si vous êtes passionné de foot au point d'avoir fait votre métier, c'est grâce à l'homme assis près de vous.
En 1991, j'ai 12-13 ans, il y
a
un match mythique, quart de finale de la Coupe d'Europe des clubs champions, la principale compétition européenne. Il y a un match mythique, Marseille contre le Milan. Et à ce moment-là, le Milan vient de remporter la Ligue des champions en 1990, en 1989.
C
'est le plus grand club du monde. Et là,
il
y a ce quart de finale qui est mythique. Et à l'allée, il
y
a Sande Siro qui est l
'un
des plus grands stades du monde. Jean-Pierre marque un but qui est fondamental. Et au match retour, il fait cette action extraordinaire où vous faites, Jean-Pierre, cette passe extraordinaire pour Waddle. Le vélodrome explose.
Et
là,
ça y est, on l'a perdu.
Et dans le documentaire vraiment de la chaîne équipe qui est extraordinaire,
c
'est vraiment, on vous voit revenir en pèlerinage à Gemont. Et à un moment donné, vous regardez un champ. C'est là où tu as commencé. Vous regardez ce premier stade et on a les larmes aux yeux avec vous, Jean-Pierre.
Jean-Pierre, pour vous, tout a commencé, je le disais il y a quelques instants, à Gemont, dans le Nord. Après un passage à Bruges, c'est bien sûr à Marseille que vous allez devenir une légende, une icône. Les supporters de l'OM vous ont même désigné joueur du siècle. Qu'est-ce qu'il a de si spécial, ce magnifique club ?
La
question
est
légèrement
orientée. Je
sais, je sais. Ce club, il a des supporters incroyables. C'est des passionnés, c'est des connaisseurs.
Parce
qu'ils ont eu la chance dans leur passé d'avoir déjà des duos qui étaient incroyables. Je parle de Scobler et Magnussen. Je parle même d'Anderson avant. Quand Chris et moi, on a reformé ce duo. Chris Waddle. Quand Chris et Waddle et moi, on a formé ce duo.
Attention
à ne
pas
confondre avec le Chris
de
Lyon, c
'est
ça
? En fait, je pense que beaucoup se sont rappelés de la belle époque.
On se souvient aujourd'hui de
vous
comme une légende de l'OM. Mais à votre arrivée, on vous appelle JPP, j'en peux plus. Oui. Les supporters ne vous supportaient pas au départ.
Non, ils me supportaient, mais ils ne supportaient pas que je ne marque pas. Parce que j'avais beaucoup d'occasion, j'ai beaucoup vendangé, j'étais maladroit, je ne faisais pas le geste juste. Et ça m
'a
un peu pris la tête. Je dis franchement, ça m'a un peu pris la tête.
Donc vous ne leur en vouliez pas, vous estimiez qu'ils avaient raison.
Non,
mais je comprenais, je comprenais. Mais le problème, c
'est
qu'à l'époque, je n'avais pas trouvé la solution de ce que je peux faire pour changer les choses. Du jour au lendemain, on ne change pas de pas marqué à marqué.
Et à Marseille, on n'est pas très patient.
Et en plus, on n
'est
pas très patient, exactement. Donc l'année d'après, je suis revenu. La dernière conférence de presse, je suis allé voir les journalistes.
Je
leur ai dit, ils ne
m
'appelleront plus jamais, j'en peux plus.
Je
ne
sais
pas ce que je vais changer, mais je vais changer quelque chose dès que je vais rentrer. Et en fait, dès que je suis rentré,
tous
les jours,
à
la préparation, je faisais 200 frappes tous les jours.
200 frappes
? Tous les jours, tous
les jours, tous les jours. Et je n
'ai
jamais arrêté. Je n
'ai
jamais arrêté.
Et en
fait, 5 ans après, je suis devenu le Ballon d'Or.
C'est aussi pour ça qu'on adore JPP,
qu
'on adore Jean-Pierre Papin, Yann Rieu, parce que c'est un peu une mythologie. Le travail, la persévérance, l'exigence, l'engagement.
Et Mohamed, l'un des moments les plus beaux de votre vie, quand vous gagnez le Ballon d'Or, vous vous rendez compte, il dédie le Ballon d'Or à Alain Casanova, qui était le gardien remplaçant de l'OM, avec qui justement vous passiez tous les jours, des minutes, des heures, justement, à tirer. C'est un hommage extraordinaire, c'est l'humilité. Et surtout, vraiment, Mohamed, à 20 ans, il jouait en D2, Jean-Pierre Papin, il gagnait 4 000 francs par mois. 4 000 francs par mois. Et vous avez raconté, dans une interview, que c'était le vice-président du club de Valenciennes qui même vous aidait à payer le loyer du HLM. C'est pour vous dire, ce n
'est
pas à 18 ans superstar, 19 ans superstar. Non, c'est justement avec le travail, avec la sueur, avec partir en Belgique, devenir le héros du peuple belge. C'est ça qui est beau avec Jean-Pierre Papin, justement, itinéraire d'un enfant pas gâté.
Et parmi toutes les anecdotes que vous racontez dans votre livre, il y
en
a une qui résime bien la folie marseillaise et la folie de ce vestiaire de l'Olympique de Marseille. Le gardien Pascal Olmeta, qui n'aimait pas qu'on se moque de l'accent corse. Et ça, il en a fait les frais, Didier Deschamps.
Oui, Didier Deschamps, il n'y
a
pas que Didier, mais je pense qu'il voit encore son couteau de faire ça comme ça, comme un sabre, en fait.
Non, mais attendez, racontez-nous, c'est quoi cette histoire de couteau et de pistolet ?
En fait, Pascal, chaque fois qu
'on
mangeait la veille des matchs, il avait toujours son couteau avec lui pour manger la viande. Sauf que son couteau,
il
avait de lames. Il avait celle qu
'on
voyait et celle dans le manche. Donc en fait, le couteau, il était comme ça.
Et
un jour, Didier, il l'a branché. Et Pascal lui a dit, maintenant, je vais te faire ta fête. Et je me rappelle, Didier est parti en courant et le couteau qui faisait toujours ça comme ça.
Et après, il l'a retrouvé avec un pistolet ?
Alors après,
ce
qui s'est passé, on est allé dans la chambre, puisque en règle générale, on fait toujours une petite partie de tarot avant de s'endormir. Et on va dans la chambre, Didier est déchant. Et on commence à jouer aux cartes.
Et
d'un coup, on entend...
Boum !
Boum
! Boum
!
Et
en fait, Pascal, au saufitel, au cinquième étage, il était en train de faire balcon par balcon en sautant. Il est rentré dans la chambre avec un pistolet. Il lui a mis là, il a dit, maintenant, la roulette russe, tu connais
?
Jean-Pierre Papin, votre histoire avec l'OM, c'est aussi celle d'une relation très forte avec son président, Bernard Tapie. Tapie, qui ne vous quitte pas d'une semelle, regardez.
Je
pense à Papin 8 heures par jour. Un peu à ma femme, un peu à mes enfants, mais enfin, beaucoup à Papin.
C
'est trop d'honneur.
Il
a été vachement important pour moi, du premier au dernier jour, en fait. Et dans tous les moments où, dans ma carrière, j'ai besoin d'un petit coup de pouce, il a toujours été là.
Bernard Tapie, ce n
'était
pas seulement votre président, c'était quoi, un deuxième père ?
Oui. Moi, ce n'était pas bien passé avec mon père au départ, puisque mon baromètre,
ça
a été mon père. Un jour, ma grand-mère m'a dit, ton père a toujours fait les mauvais choix. Et ça, ça m'a un peu marqué. Donc, chaque fois que j'avais, en fait, un choix à faire, j'allais voir mon père. Et je faisais l'inverse de ce qu
'il
me disait.
Et Bernard Tapie, vous a toujours donné le
bon choix ? Et en fait,
quand j'ai rencontré Bernard Tapie, déjà, c'était la première fois quand j'ai signé à l'OM, puisque normalement, j'aurais dû signer à Monaco. Je ne
sais
toujours pas aujourd'hui comment il a fait. D'ailleurs, je ne
veux
pas savoir. Et d
'ailleurs,
je ne saurais jamais, donc quoi qu'il arrive. Et il m'a aidé, pour signer à
l
'OM,
il
m'a aidé dans mon premier divorce. Il m'a aidé dans toutes les phases où ça a été important pour moi à l'OM. Quand ça devenait compliqué,
il
m'a appelé, il m
'a
dit, viens, allez, on va discuter. Et les problèmes se sont réglés au fur et à mesure.
En 1992, vous déchirez le cœur de centaines de milliers de fans de l'Olympique de Marseille. Vous signez au Milan AC. Et comme par hasard, cette saison-là, vous retrouvez l'Olympique de Marseille le 26 mai 1993 en finale. La finale de la Champions League. Vous jouez les dix dernières minutes. C'est votre plus grande frustration de votre carrière d'avoir perdu cette finale. Et de voir surtout vos coéquipiers, vos amis, vos ex-coéquipiers soulever la...
Non,
ce
n
'est
pas la plus grande frustration. Parce qu'il y a pire. Il y a encore pire. Pire d'une finale, ça peut arriver en sport. Parce que l'équipe en face est meilleure que toi. C'est ce jour-là certainement que l'OM était meilleure que nous. Mais ce n
'est
pas n'importe quelle équipe. Non, ce
n
'est pas n'importe quelle équipe. Mais en fait, le regret,
c
'est que j'aurais préféré ou jouer au départ ou pas jouer du tout. Mais jouer dix minutes, c'est là où ça m'a frustré.
Et
c'est là où ils ont eu peur d'ailleurs. C'est là où ils ont eu peur quand je suis rentré. Oui,
ça va.
Eric Dimeco vous a mis quelques taquets. Il
y en a eu quelques-uns. Avec Eric,
je ne regrette rien avec Eric. Tellement il a été important pour moi dans ma vie. C'est qu'à un moment, quand j'ai eu ce fameux divorce,
je
ne marquais plus. Et je pense que Bernard Tapie l'avait appelé. Il m
'a
dit qu
'il
faut que tu t'occupes de Jean-Pierre. Et tous les dimanches après-midi, il est venu me chercher. On est allé à Saint-Tropez. Il m'a changé les idées. Et
je
n'oublierai jamais ce qu
'il
a fait pour moi. Ça a été magnifique.
En tout cas, dans les années 90, vous étiez tellement célèbre que ça allait jusqu'à une chanson qui vous était dédiée. Vous connaissez évidemment
par
cœur.
Je
la connais par cœur.
Cette
chanson des guignols, c'est plein de souvenirs. Et au départ, les guignols, ils vous ont caricaturé quand même pas mal comme un footeux bas de plafond.
C'est pas comme un footeux bas de plafond.
C
'est comme un gamin qui aille chercher son ballon. Ça
vous a blessé quand même ?
Grave. Ça m'a beaucoup blessé. Ça m'a beaucoup blessé. Et puis, ça a évolué. Après, ça a évolué. Ils ont changé la marionnette. Ils ont habillé la marionnette avec un costume. Donc, ça devient un peu plus classe déjà.
Dans votre livre, itinéraire d'un enfant pas si gâté, le passage le plus touchant ne parle pas de sport, mais de votre fille, Émilie, née en 1990 avec des lésions cérébrales graves. À l'époque, les médecins vous avaient conseillé d'abandonner Émilie dans un centre spécialisé. Mais pour vous et votre femme, c'était hors de question.
C
'est impossible. C'est impossible. En plus, c'était mon deuxième mariage. C
'était
notre première petite. Et puis, on l'attendait tellement que...
Voilà,
on était content de tout. Et puis, il
y a
cette terrible nouvelle. Et effectivement, ce rendez-vous chez le médecin qui nous dit «
Je
pense qu'il faut que vous appreniez à la mettre dans un centre et venir la voir au sein du dimanche.
»
En fait, on ne
l'a
pas accepté. On ne
l'a
pas accepté. On a cherché dans le monde entier des
solutions
qu'on a eu du mal à trouver. Et puis, finalement, dans la pharmacie de mon ami Christian, on a rencontré une famille qui avait le même problème, qui nous a montré son gamin, qui avait fait des progrès, mais incroyables. Et on s'est dit « C'est là qu'il faut qu'on aille.
»
On a postulé pour y aller. On a eu trois ans d'attente.
Et
en fait, j'ai commencé vraiment à m'occuper d'Emilie à Philadelphie quand on est parti au Bayern.
C
'est assez étonnant parce que... Moi, je disais ça à Jean-Pierre tout à l'heure. L'évolution de l'homme Jean-Pierre Papin à ce moment-là, c'était un joueur de foot qui ne pensait qu'à ça. Moi, je me souviens des interviews après des moments de rencontre avec Jean-Pierre Papin, c'était devenu quelqu'un d'autre. Et j'étais très impressionné de son implication, notamment avec l'association Neuf de Cœur, avec ce qu'il a pu faire, bien sûr, pour Émilie, pour sa fille, mais aussi pour tous les
autres enfants.
Et franchement, Jean-Pierre, moi, je tenais à le dire aux téléspectateurs, mais vous êtes devenu un homme différent
à
partir de ce moment-là. Et vous êtes devenu un homme d'une incroyable richesse intellectuelle et psychologique.
Parce que...
Il
faut citer aussi Florence.
Bien sûr. Je pense que Florence, s'il n
'y
a pas Florence, c'est impossible.
C
'est impossible. Florence, elle a été le mât de la famille pendant... Dès qu'on s'est connue, dès qu'Émilie est née, jusqu'à maintenant, elle est toujours le mât de la famille.
Et
sans Florence, Émilie n'aurait jamais fait ses progrès.
Jean-Pierre, si on revient à votre carrière de footballeur, le point d'orgue,
c
'est la plus prestigieuse des récompenses individuelles. Le ballon d'or que vous remportez en 1991, après une saison incroyable avec l'OM et l'équipe de France. Le ballon d'or 1991, c'est M. Jean-Pierre Popin.
Est
-ce que vous avez déjà imaginé qu'un jour, vous couviez de l'avoir, ce ballon d'or ? Non, absolument pas. Je crois que c'est une très grande surprise pour moi. Ça me paraissait un rêve inaccessible.
Et
puis, tout d'un coup, je me retrouve là avec ce ballon. C'est fantastique pour moi.
Vous
savez quoi, ce ballon d'or ?
Il
est là avec nous aujourd'hui. Je vais demander à Mao de nous la porter. Sur la musique des jumps,
voilà
!
Ça,
c
'est
la musique d'entrer les joueurs au Staphe Lodrome, évidemment. Jum de Van Halen. Alors, ce
n
'est pas exactement le vôtre, mais c
'est celui qui sera remis. C'est le même ? Il est chez vous
?
C'est
celui qui sera remis le 26 octobre prochain à Londres. La cérémonie sera transmise en direct sur la chaîne L'Équipe. Est-ce que ce ballon d'or, c'est le plus grand souvenir, le plus grand moment de votre carrière
?
Oui, ça reste le plus grand trophée. C'est un des plus grands moments de ma carrière. Pour moi, tous les trophées sont importants. Celui-là, en fait, il est important parce qu'il est rare. Ce qui est rare est cher. Et dans mon cœur, celui-là, il est un peu plus important. Mais il faut savoir que je n
'ai
jamais joué pour l'avoir. Moi, j'aurais joué pour avoir un soulier d'or.
C
'est
-à-dire le meilleur buteur européen.
Le meilleur buteur européen. Mais un ballon d'or, je n'aurais jamais même pu imaginer. Dans mes rêves de gamins, un ballon d
'or,
ça ne figurait pas. Mes champions de France,
ça
les figurait. Je
joue
à l'équipe de France,
ça
les figurait. Éventuellement, une Coupe d'Europe, mais encore. Mais c'était d'abord être professionnel. Mais ce trophée-là, quand tu le reçois,
en
fait, je fais partie d'une tribu qui est très petite, avec des joueurs qui sont incroyables. Et même quelques-uns qui en ont même plusieurs.
Donc, ça reste un
moment magique. Qui va le gagner le 26 octobre sur la chaîne d'équipe ? Allez, un nom
! Moi,
j'aimerais que ce soit Harry Kane. Harry Kane, l'attaquant du Bayern Munich. Johan, qui va le gagner ? On espère un Français quand même. Les favoris, il
y a
Dembélé et Ousmane Dembélé
et Kylian
Mbappé ?
Il
y
a
un suspense absolument extraordinaire. Sept, huit joueurs peuvent l'emporter. Est-ce que ça sera un Espagnol pour la Coupe du Monde ? Est-ce que ça sera un Français Mbappé Dembélé ?
Mais
j'ai un énorme coup de cœur pour vraiment Lionel Messi, qui va mettre fin à sa carrière internationale avec l'Argentine dans quelques jours. Et il fait une Coupe du Monde de dingue.
Il fait tout le monde ! Donnez-moi le ballon d'or ! Donnez-moi le ballon d'or, je le garde. Ça suffit. Il y a Messi, il en a 24, il a fait une
saison
moyenne. Moi, je
ne
suis
pas du tout d
'accord. Moi, je ne suis pas
du tout d'accord. Je
ne
suis pas totalement...
Moi, la réponse sur
Messi, ça me suit. Moi, j'en ai juste à faire ça. C'est
bon, il suit quand même pas beaucoup le
fou.
Dans un instant, messieurs, après cette bêtise, je pense
qu'il faut passer à autre chose. Dans un instant, je vous
l
'offre, le livre Itiner l'un d'un enfant pas si gâté.
Il sera dédicacé
par Jean-Pierre Papin juste après. Dans un
instant, on va...