L'édito de Quentin Gérard : «Bernadette Chirac : une infatigable combattante»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Quentin, aujourd'hui vous allez nous parler de Bernadette Chira qui nous a quitté hier à l'âge de 93 ans. Ancienne première dame conquérante conquérante et femme très engagée. Quentin oui d'abord engagé vers Shak Chirac d'ailleurs elle lui a toujours été d'une fédilité sans faille entre eux.
L'histoire a commencé à Sciencep Paris. Lui était mais l'homme ambitieux, promis à un destin hors norme. Elle plus discrète, réservée mais déjà déterminée.
Une fille de bonne famille élevée dans le sens du devoir. Elle l'épouse dans les années 50 contre l'héréticence de sa famille et surtout contre le destin tranquille qu'on lui avait promis. Très vite, elle comprend que la politique ne sera pas une parenthèse mais une emprise totale.
Elle choisit de ne pas subir de tenir mais aussi de veiller car derrière l'image de l'épouse, il y a aussi une vigilance politique redoutable. Elle observe, juge, tranche, elle voit les trajectoires, les alliances et les trahisons aussi. À l'Élysée entre 1995 et 2007, elle n'est pas simplement l'épouse du président, mais une sorte de contrepouvoir intime, peut-être pas assez écouté.
D'ailleurs, elle ne partage pas toujours les choix de Jacques Chirac. Elle s'oppose à la dissolution de 1997, juge très sévèrement Dominique de Vilpin qu'elle surnomme Néron et affiche davantage de proximité avec Philippe Séin. Par deux fois, elle aura eu raison avant tout le monde lors de la défaite aux législatives ayant suivi l'incompréhensible dissolution puis le 21 avril 2002 quand Jean-Marie Le Pen se qualifie pour le second tour de l'élection présidentielle.
Là aussi elle l'avait prédit. Et Bern qui n'a pas voulu rester dans l'ombre de son mari. Bien sûr que non. n'était pas du tout que ça bien avant d'être première dame.
D'ailleurs, Bernadette Chirac est une élue conseillère municipale en 1971 puis conseillère général de Corè pendant 36 ans. Elle s'encre dans ce territoire dont elle devient une figure à part entière. La Coresse, c'est son terrain.
À elle, elle y construit sa légitimité. Elle sillonne les routes au volant de sa Peugeot 205. Visite les fermes.
Écoute, les habitants connent les chemins de traverse mieux que quiconque au point de recevoir Hillary Clinton en 1998. image presque incongru d'un élu local devenu le temps d'une visite interface diplomatique et puis il y a forcément les pièces jaunes he pendant 25 ans chaque mois de janvier est là la télévision dans les hôpitaux dans les écoles présidentes de la fondation des hôpitaux de Paris transforme cette opération caric caricative en rendez-vous presque national elle fédère les artistes multiplie les opérations de collecte fait le tour des bureaux de poste un engagement qui n'avait rien d'institutionnel pour elle il est né d'une blessure intime, celle de sa fille aînée Laurence qui sera emportée quelques années plus tard par la maladie en 2016 et dont la disparition restera de son propre aveu, le drame de sa vie. Et pourtant, Quentin, Bernadette Chiak a souvent ou parfois été perçu comme un peu distante, un peu un peu froide, un peu Oui, froide, dure hôtel même disaient certains, mais c'est une lecture un petit peu courte.
Bernadet Chirac effectivement n'a jamais été dans le registre de la séduction facile. Elle impose une distance, une parole directe, parfois même cassante à ses interlocuteurs. Là où Jaces Chirac protégeait, on peut dire soigneusement ses jardins secrets, elle laissait toutes apparaître ses agacements, ses différentes colères et ses jugements des des fois sans filtre envers les différentes personnalités.
Elle ne jouait pas un rôle. Elle était en fait ce qu'elle était vraiment dans la vie. Et c'est précisément ça qui a fini par la rendre populaire.
Elle a longtemps été caricaturée, hein. Les Guignoles en ont fait des gorges chaudes pendant longtemps, mais elle s'est imposée comme une figure à part entière. Une femme qui n'a jamais cherché à plaire et qui a fini par compter telle qu'elle était, sans se travestir ni se trahir.
Avec sa disparition, la France perd quelque chose d'assez rare. Une femme qui a accompagné le pouvoir sans s'y dissoudre. pour autant une femme de devoir, d'influence, d'engagement mais surtout une infaticable combattante.