La Première ministre Elisabeth Borne à la conférence de rentrée du Medef
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonjour madame la Première ministre bonjour tout à l'heure comme musique d'accueil Patrick Martin avait choisi don't stop me now ça pourrait être votre rythme aussi non on va peut-être passer à la suite vous l'avez entendu Patrick Martin c'est comme le poète Pierre Reverdy qui disait il n'y a pas d'amour il n'y a que des profs d'amour il veut donc des profs d'amour de votre part des profs d'amour pour les entreprises on va passer en revue les différentes revendications du Medef est-ce que vous êtes un gouvernement pro-business alors je vous confirme que depuis 2017 sous l'autorité du Président de la République les différents gouvernements ont été probusiness et vous l'avez dit monsieur le Président cher Patrick Bartin et j'en profite pour vous féliciter publiquement pour votre élection à la présidence du Medef pour saluer votre prédécesseur avec qui on a eu de nombreux échanges donc depuis 2017 je pense que c'est nouveau nous menons une politique probusiness parce que nous sommes convaincus que c'est bon pour notre pays et bon pour ces salariés c'est comme ça qu'on crée des emplois c'est comme ça que notre pays peut enfin sortir du chômage de masse que le chômage est au plus bas depuis 40 ans et je vous confirme que nous allons continuer alors ça c'est les c'est la déclaration d'amour on vient au prof d'amour maintenant la CVAE la promesse était qu'elle soit supprimée 8 milliards d'euros d'impôts de production qui pèse sur les entreprises l'an dernier il y a eu un petit décalage finalement vous aviez décidé de le faire en deux ans quatre et quatre et là on nous dit que ça serait plus 4 et 4 mais 4 + 1 + 1 + 1 + 1 c'est à dire que la suppression de la CVAE ça serait pour 2027 la situation définitive est-ce que vous confirmez et est-ce que c'est pas un reniement de vos engagements ce que je vous confirme c'est que la totalité de la CVAE sera supprimée avant la fin du quinquennat et qu'on le fera au rythme le plus rapide possible en tenant compte d'un autre objectif je pense que l'on partage qui est la nécessité de tenir notre trajectoire de maîtrise de nos finances publiques et si on ne le faisait pas si on ne respecte pas nos objectifs de maîtrise de la dette de baisse de la dette de réduction des déficits je pense que tous les chefs d'entreprises qui sont ici le savent ça aurait un impact immédiat sur les taux d'intérêt et donc sur notre activité économique donc la CVE sera supprimée en totalité d'ici la fin du quinquennat au rythme le plus rapide compatible avec notre trajectoire de finance publique et si je dis ça c'est que je pense que là aussi tous les chefs d'entreprise qui sont présents le savent on aujourd'hui un contexte macroéconomique qui est plus incertain que ce qu'on pouvait attendre dans lequel notre pays résiste bien on pourra y revenir et donc on doit tenir compte de ce contexte macroéconomie chacun doit prendre sa part l'État prend la sienne notamment avec une baisse de 3% des dépenses en volume l'an prochain ça n'est pas habituel une baisse de 3% des dépenses de l'État en volume donc l'État prend sa part pour tenir notre trajectoire de finance publique malgré un environnement macroéconomique qui est plus incertain et on demande en effet à chacun d'entendre la nécessité de voilà participer à cet effort si je peux dire et en effet l'engagement n'est pas de tout faire en 2024 mais d'avoir tout fait en 2027 autre sujet d'inquiétude dans le la préparation du budget et du PLFSS les indemnités journalières les arrêts maladie il était à un moment donné envisagé en début de l'été peut-être d'augmenter le genre de carence et donc de faire porter davantage aux entreprises et aux mutuelles le paiement c'est jour d'arrêt maladie est-ce que c'est une piste qui est abandonnée comme le semble indiqué votre Ministre de la Santé alors je pense que là aussi c'est un constat qu'on peut tous faire le nombre et le coût des arrêts maladie augmente c'est évidemment autant d'argent qui ne peut pas aller au financement de notre hôpital au financement de notre politique du médicament donc je pense que tout le monde a intérêt à ce qu'on puisse contenir les dépenses liées à ces arrêts maladie une partie de la hausse il faut le dire aussi est lié à l'augmentation du nombre de salariés c'est donc le revers on va dire de la Bonne Nouvelle d'un taux d'activité qui est plus élevé qu'il n'a jamais été mais donc je pense qu'on doit travailler ensemble et il n'y aura pas une décision descendante venant du gouvernement sur la bonne méthode pour y parvenir mais nous devons ensemble médecin assurance maladie gouvernement employeur salariés trouver la façon de contenir ses dépenses mais en tout cas il n'y aura pas une décision unilatérale qui tomberait sur les entreprises le troisième sujet lunédique qui fait des excédents tant mieux ça veut dire que un c'est bien géré deux ça veut dire que ce sont de l'emploi est bonne Patrick Martin faisait part de ses craintes que l'État ne fonctionne 11 à 12 milliards d'euros sur les futurs excédents de l'inédit est-ce que c'est de votre c'est votre volonté alors peut-être dire que si lunédique fait des excédents on peut aussi se dire que c'est grâce à une réforme de l'assurance chômage qui a été portée par dans le précédent quinquennat notamment par une ministre du Travail que je connais bien puis moi-même et que nous avons poursuivi dans ce quinquennat et on dit souvent qu'on doit faire attention à réduire nos dépenses courantes mais typiquement je pense qu'on peut se réjouir que les dépenses d'assurance chômage baisse de 15 milliards d'euros à horizon 2027 15 milliards d'euros de moins par an notamment grâce à ces réformes alors ces excédents en effet au moment où nous sommes ou ceux qui n'ont pas un emploi aujourd'hui ceux qui sont demandeurs d'emploi qui sont éloignés de l'emploi sont sans doute plus éloignés qu'il ne l'était jusqu'à présent mais je pense que c'est un bon investissement pour l'unedique de contribuer à l'effort de la Nation pour la formation des demandeurs d'emploi et pour le meilleur accompagnement de ceux qui sont plus éloignés de l'emploi donc c'est le sens du document de cadrage que j'ai adressé aux partenaires sociaux et je pense que de faire vous voyez du préventif d'accompagner davantage des demandeurs d'emploi dans l'emploi de mieux les former c'est autant de dépenses d'assurance chômage de moins de main et c'est aussi permettre de répondre à la difficulté je pense que beaucoup parmi vous rencontrent de recrutement si on veut répondre aux demandes de recrutement aux besoins de recrutement des entreprises bien sûr de notre côté ça veut dire adapter notre appareil de formation initiale ça veut dire aussi mieux accompagner les demandeurs d'emploi leur trouver des bonnes formations le bon accompagnement c'est comme ça qu'on évitera d'avoir des emplois non pourvu et de se priver aussi de la richesse collective que nous pouvons nous pouvons produire si ces emplois peuvent être pourvus tout à l'heure dans son message au MEDEF le président de la République parlait d'une conjoncture un peu plus difficile comment abordez-vous madame la Première ministre cette rentrée économique avec l'inflation qui se réduit légèrement mais qui est toujours là le pouvoir d'achat des ménages qui est contraint les incertitudes sur la situation économique mondiale en Europe l'Allemagne qui va être qui est en croissance nulle la Chine aussi qui a du mal à redémarrer est-ce que vous êtes inquiète alors ça ne vous surprendra pas je partage l'optimisme Lucie d'où la lucidité optimiste du président de la République non je pense qu'on a on doit évidemment être vigilant dans ce contexte mais on a aussi des bonnes RAISONS de rester optimiste d'abord parce que on a des fondamentaux solides je me disais 2 millions d'emplois créés depuis 2017 depuis la quatrième fois la France et le pays le plus attractif pour les investissements étrangers en Europe je reviendrai pas sur le taux de chômage qui est au plus bas depuis 40 ans mais on peut noter que en 2023 on aura une croissance d'un pour cent pendant que l'Allemagne est en récession donc on a des motifs d'être optimiste un autre motif je pense de très grandes satisfaction pour nous tous c'est la réussite de notre politique de réindustrialisation 100 000 emplois industriels créés vous savez j'étais dans le département du Nord hier j'ai eu l'occasion de le dire sur les 20 dernières années c'est 6000 emplois industriels détruits 16 000 emplois industriels vont être créés à Dunkerque donc on a des raisons d'être optimistes ça ne vient pas de nulle part je pense que c'est cette politique probusiness comme vous disiez qui nous amène à ces bons résultats c'est toute l'engagement pour la réindustrialisation de notre pays et donc je le redis comme ça marche on ne va pas changer de cap on continuera cette politique de soutien à l'activité économique on vit évidemment des douleurs sont majeurs d'abord la transition écologique et énergétique l'État s'engage investi flèche même les technologies ou les entreprises sont invités investir est-ce que vous allez continuer je crois que le chef de l'État doit dérouler une feuille de route de transition écologique dans les jeux dans les jours qui viennent et puis qu'est-ce que qu'est-ce qu'on peut faire encore davantage pour permettre aux entreprises de financer cette vous savez je pense que vous l'avez dit monsieur le Président Jean Patrick Martin moi je crois dans une croissance respectueuse de la planète économe en ressources et riche en emploi et ce défi c'est par exemple ce que traduit la loi industrie verte cette confiance dans le fait qu'il peut exister une croissance compatible avec les enjeux climatiques alors évidemment ça suppose d'agir pour notre souveraineté industrielle c'est non seulement une question d'emploi mais c'est aussi une question stratégique d'autonomie notamment énergétique sur des matériaux critiques sur des technologies critiques mais on croit beaucoup à l'innovation c'est les 54 milliards d'euros de France 2030 pour préparer notre économie pour la positionner sur les secteurs d'avenir vous savez que sur ces 54 milliards d'euros 20 milliards ont d'ores et déjà été engagés pour soutenir plus de 2000 projets d'entreprises de toutes tailles qui vont nous permettre d'être présent sur ces technologies d'avenir ça sera un million de véhicules électriques produits dans notre pays à la fin du quinquennat c'est des gigafactory de production d'hydrogène donc c'est tous ces tous ces secteurs sur lesquels on souhaite se développer continuer à permettre à nos entreprises de se développer et on va poursuivre évidemment ces soutiens c'est les 7 milliards les si près de 6 milliards d'euros qui sont d'ores et déjà prévu aussi pour la décarbonation de notre industrie et donc je pense que ce combat d'une croissance respectueuse de la planète et des enjeux climatiques il faut qu'on la gagne ensemble sans décroissance alors moi vous savez je pense que tous ceux qui prônent la décroissance devrait dire que la décroissance sait remettre en cause notre modèle social et je ne sais pas s'il existe une française ou un Français qui accepterait qu'on remette en cause ce bien très précieux qui est notre modèle social donc sans décroissance je vous le confirme autre révolution celle de l'intelligence artificielle que le président de la diversité deux fois tout à l'heure du quantique aussi de l'informatique quantique comment on s'y prépare parce que face à nous il y a la Chine il y a les États-Unis qui mettent des moyens colossaux dans dans cette technologie dans cette révolution de l'économie du monde du travail alors c'est effectivement un défi sur lequel notre pays veut se positionner c'est en 2018 qu'on a présenté notre première stratégie pour l'intelligence artificielle c'est ensuite la loi de programmation de la recherche en 2020 c'est notre stratégie quantique en 2021 et notre objectif c'est d'abord de maîtriser toute la chaîne de des algorithmes au supercalculateurs c'est d'anticiper aussi les impacts économiques et sociaux et puis c'est de protéger à la fois les créateurs et puis les données personnelles donc c'est toute une stratégie que nous devons mener qui concerne beaucoup de secteurs c'est pour ça que comme la proposer Bruno Le Maire moi je vais créer un conseil stratégique de l'intelligence artificielle que je présiderai qui nous permettra de prendre en compte la globalité de tous ces sujets est-ce qu'on peut faire des des deals cet après-midi avec les entrepreneurs par exemple l'emploi des seniors la partie invalidée par le Conseil constitut il faut s'y remettre c'est quoi le mode de travail la feuille de route pour Patrick il était prêt à s'engager comment on fait et puis autre chose aussi on parle souvent de la trappe à basse à l'air le pouvoir d'achat j'imagine que c'est aussi votre priorité en cette rentrée sociale comment on lisse par exemple les effets de seuil parce que c'est vrai que beaucoup de Français restent longtemps trop longtemps sur le salaire min parce qu'il est avantageux pour tout le monde pour eux pour les entreprises qui payent moins de charge comment on peut essayer de petit à petit de lisser ces effets de seuil alors je pense effectivement qu'il est impératif que nos concitoyens ressentent dans leur vie quotidienne dans leur vie personnelle l'apport de cette réussite on va dire macroéconomique et c'est comme ça qu'on changera peut-être le regard qu'on peut avoir dans notre pays sur la relation entre les contribuables et l'entreprise comme ça qu'on pourra faire adhérer à notre politique probusiness c'est si chacun envoie les effets dans sa vie quotidienne donc ça veut dire effectivement pour les seniors que les entreprises puissent s'engager mais j'ai bien entendu et c'est à l'agenda social sur lequel vous êtes arrêtés avec les organisations syndicales et les autres organisations patronales oui il faut que les seniors et toutes leurs places dans l'entreprise et puis je pense que c'est aussi indispensable qu'on adresse le sujet des métiers dans lesquels dont on avait beaucoup parlé au moment de la crise covid les métiers de la première et de la deuxième ligne ce sont des métiers dont on a besoin et qui sont sans doute insuffisamment rémunéré et puis moi je suis aussi convaincu vous savez enfin j'ai eu l'occasion de le dire hier je pense que si on veut avoir de la cohésion dans notre pays il faut que chacun puisse avoir des perspectives d'ascension sociale de promotion sociale et ce défi là il faut qu'on le relève avec les entreprises qu'on retrouve la possibilité de rentrer alors il y a des entreprises qui le font mais peut-être qu'on peut le faire davantage qu'on rentre comme vendeur et qu'on termine PDG de son entreprise je pense à une grande entreprise qui qui fait ça et je crois que cette idée qu'on est qu'on a la possibilité [Musique] de rentrer sur les métiers peut-être les moins qualifiés d'une entreprise et de terminer au poste de direction d'une entreprise c'est aussi comme ça qu'on créera de la cohésion dans notre pays et vous seriez prête à rediscuter vous seriez prête à rediscuter des ces fameuses effets de seuil encore une question supplémentaire par rapport aux craintes du Medef tout à l'heure vous avez abandonné si l'idée de baisser certains allégements de charge certains sur les sur les bas salaires je pense que le chantier qui est devant nous et je l'ai évoqué quand on a parlé de l'agenda social c'est effectivement comment on sort de ces trappes à bas salaire alors Geoffroy route Bézieux avait eu l'occasion de nous faire une démonstration tout à fait parlante si donner 100 euros à un salarié coûte 300 à l'entreprise et qu'à la fin le salarié à 25 on voit qu'il y a quelque chose qui ne marche pas donc il faut absolument qu'on puisse améliorer ce mode de fonctionnement pour inciter aussi en tout cas ne pas décourager les entreprises d'augmenter les salaires et que les augmentations de salaire se traduisent bien par du pouvoir d'achat pour les salariés et ne soit pas contrebalancé par exemple par une baisse de la prime d'activité donc je pense que ce chantier il est crucial il concerne le gouvernement les organisations patronales et syndicales et c'est vraiment je pense une priorité parce que les salariés vous savez si vous rentrez dans une entreprise en étant payé au SMIC et que vous vous dites que dans 20 ans vous continuerez à être payé au smic je pense que ça peut poser un problème d'engagement de sens pour les salariés il faut qu'on sorte de cette situation vous avez donc devant vous des milliers chefs d'entreprises qui représentent leur vie tout à l'heure plus de plus de 10 millions de salariés si vous aviez un message un ou plusieurs messages à passer aujourd'hui en titre de conclusion qu'est-ce que qu'est-ce que vous aimeriez leur dire alors peut-être quelques mots pour pour terminer cet échange pour dire que en effet nous sommes dans une période de bouleversement et le président de la République l'a dit on est dans un monde multicrise qui bouscule nos certitudes et qui nous impose de défendre notre modèle démocratique et social et dans ce contexte moi j'entends bien vos inquiétudes vos interrogations j'ai bien noté que certains craignent que les entreprises soient moins soutenues peut-être qu'elles soient davantage taxée donc je le dis et je le redis il n'en est pas question donc nous sommes nous sommes la majorité qui a fait le plus pour libérer l'activité des entreprises depuis des décennies et les résultats sont là le chômage est au plus bas depuis 40 ans près de 2 millions d'emplois ont été créés pour la quatrième fois la France a été désignée comme pays le plus attractif en Europe et depuis 2017 notre croissance cumulée est supérieure à celle de l'Allemagne de l'Italie ou de l'Espagne donc en résumé cette politique économique elle marche et ça n'est donc pas maintenant que nous allons changer de cap il n'y aura pas de hausse d'impôts et puis vous l'avez aussi dit chers Patrick Martin l'instabilité ça fait pas mon ménage avec l'activité d'une entreprise vous avez besoin de de visibilité pour déterminer vos stratégies pour anticiper vos investissements dans la transition écologique et je j'ai été moi-même chef d'entreprise donc je le mesure parfaitement donc je le redis on s'était engagé à supprimer totalement la CVAE ça sera le cas et d'ici la fin du quinquennat on souhaite aussi par exemple pour certains crédits d'impôts comme l'écho PTZ qui est important évidemment pour les bénéficiaires mais aussi pour le secteur du BTP donner de la visibilité jusqu'à la fin du quinquennat donc ce sera effectivement de la visibilité des règles qui seront stables jusqu'à la fin du quinquennat peut-être un autre point qui me tient à cœur c'est moi j'entends beaucoup d'entreprises qui nous disent des submergé et vous l'avez dit par les règles et par les normes qui sont pas toujours très lisibles moi j'ai une conviction c'est que ça n'est pas la complexité de la norme qui fait son efficacité donc je souhaite qu'on puisse recenser avec vous les principaux les principaux irritants qu'on puisse les lever sans renoncer à nos objectifs et je suis convaincu que bien souvent c'est possible c'est notamment le cas sur certaines normes environnementales et donc on puisse engager ce travail en associant des entreprises des parlementaires et l'administration pour avoir des résultats visibles dès 2024 et puis peut-être peut-être mon deuxième message c'est que je suis convaincu que les défis devant nous peuvent être des opportunités je pense bien sûr à la transition écologique le dérèglement climatique nous impose de bâtir un nouveau modèle fondé sur la sobriété et la décarbonation mais je le redis ça ne veut pas dire décroître ça veut dire réinventer notre modèle de croissance et ça passe par la planification écologique alors la planification écologique ça peut paraître abstrait c'est en effet une démarche inédite mais il s'agit secteur par secteur territoire par territoire de mesurer nos émissions de gaz à effet de serre de se dire de combien et comment on va les réduire et je pense que c'est un nouveau modèle qu'on est en train d'inventer un modèle français avec pour la première fois un chemin clair efficace et crédible pour une société qui fait rimer croissance réindustrialisation et décarbonation et puis nous mettons les moyens et nous allons continuer à le faire je l'ai dit c'est des investissements de France 2030 les prêts de 6 milliards d'euros pour la décarbonation de l'industrie les 750 millions d'euros aussi pour préparer les nouvelles compétences et donc on va effectivement continuer à vous accompagner et puis peut-être dire que effectivement devant ce défi comme devant les autres crises qui nous bousculent certains ni les réalités ou veulent opposer les Français entre eux et puis d'autres poussent à un grand retour en arrière prône la décroissance dont je le redis ça remettrait en cause notre modèle social en fait les deux extrêmes ont quelque chose en commun c'est qu'ils ne font pas confiance aux entrepreneurs ils ne font pas confiance à l'entreprise et à leurs salariés ils veulent vous assommer deux taxes et de contraintes nous nous avons confiance en vous et mon troisième message c'est que la confiance que nous plaçons en vous nous l'incarnons par des actes depuis 2017 le corollaire c'est évidemment l'engagement et j'ai bien noté que c'était un des axes de vos rencontres je le redis la politique de l'offre n'est pas naturelle dans notre pays donc n'hésitez pas à en parler avec les parlementaires de l'opposition qui auront à voté les prochaines lois de finances en tout cas donc ça n'est pas naturel et trop souvent les baisses d'impôts ou les aides aux entreprises sont perçues comme des cadeaux [Applaudissements] et s'il y a là encore un jeu je me répète mais je pense que c'est important s'il y a des résultats au niveau macroéconomique il faut que nos concitoyens ressentent aussi ces bénéfices les statistiques c'est bien le quotidien les résultats concrets c'est encore mieux donc les entreprises doivent être à l'écoute de la société à l'écoute de certaines attentes frustration parfois des salariés répondre à ces attentes et à ses inquiétudes que ce soit la transition écologique l'égalité des chances les conditions de travail de pouvoir d'achat nous avons une responsabilité partagée nous nous sommes prêts à prendre nos responsabilités et je pense que c'est important aussi que les entreprises s'engagent sur le dialogue social plus largement la participation des salariés à la vie de l'entreprise il est légitime et en tout cas c'est une attente forte aujourd'hui de donner davantage de sens à leur travail je pense aux rémunérations c'est un sujet social il y a des métiers mal payés je le disais et puis c'est d'autant plus important ces sujets de rémunération quand des entreprises font des résultats importants je pense aussi aux conditions de travail à l'emploi des jeunes je le disais au parcours professionnel au temps partiel subit ou discriminations à l'embauche à l'accueil des personnes en situation de handicap et puis à l'emploi des seniors moi je pense qu'on peut se fixer sur l'emploi des seniors l'objectif de porter le taux d'emploi des 60 64 ans à la moyenne européenne d'ici 2030 c'est à la fois un enjeu de responsabilité et de confiance mais c'est aussi un enjeu vital pour les entreprises qui ont besoin de pouvoir attirer les meilleurs talents et elles attireront ses talents en s'engageant sur ces différents points mesdames et messieurs peut-être pour conclure moi je connais les difficultés et les préoccupations de la période dans ce contexte certains prospèrent sur la peur propagent des mensonges cherche des boucs émissaires de notre côté nous croyons au progrès nous savons que les grandes heures de la France sont devant nous et que nous avons toutes les volontés et tous les talents pour réussir nous croyons dans le travail qui permet de choisir sa vie de se construire et de s'émanciper nous croyons dans l'entreprise dans l'entrepreneuriat qui permet l'innovation l'emploi et qui doit être un levier d'ascension sociale nous croyons dans l'Europe qui nous permet de peser de surmonter les difficultés et de renforcer notre souveraineté alors Mesdames et Messieurs le thème de votre rencontre est demain ne meurent jamais j'en suis certaine nous avons encore beaucoup à faire et à réussir ensemble je vous remercie
Élisabeth Borne