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interviewBLAST (sur YouTube)· 5 mars 2021 19 min

MACRON, MCFLY ET CARLITO : DES FAITS TROUBLANTS DERRIÈRE L'OPÉRATION DE PROPAGANDE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Je vous lance un défi, faites une vidéo pour réexpliquer ces gestes et si vous avez dix millions de vues, je prends un engagement vous venez tourner à l'Elysée. Le délire à l’état pur. Je me souviens de ce monde où les seules barrières étaient celles dans les champs de vache.

Vous avez peut-être vu passer cette vidéo : deux youtubeurs extrêmement populaires répondent à un défi qui leur a été lancé par le Président de la République en personne. L’objectif en pleine pandémie, sensibiliser les Français aux gestes barrières et tout cela de manière apolitique. Disclaimer : d'un point de vue politique on se dissocie de toute part politique, on le met à côté, on se déresponsabilise de la partie politique, vous devez pas être influencés, on essaie au maximum de désinfluencer cette partie là, est ce que c'est clair ?

Seulement, qu’ils le veuillent ou non, cette vidéo s’inscrit au cœur d’une redoutable stratégie de communication, à un peu plus d’un an de l’élection présidentielle. Utilisation de bots pour booster la vidéo, multiplication des opérations communication avec des influenceurs, possible collusion entre La République En Marche et Google, ou encore utilisation de comptes officiels gouvernementaux pour mettre en avant La République En Marche sur internet. La vidéo de Mcfly et Carlito n’est que la toute petite pierre d’un monument de communication destiné à faire réélire Emmanuel Macron coûte que coûte, même si cela implique des pratiques pas très démocratiques.

Commençons par cette vidéo qui a fait grand bruit. McFly et Carlito, sur internet, font de l’humour, des défis, et sont très populaires auprès des jeunes. Début Février, Emmanuel Macron les contacte.

Il leur demande de réaliser une vidéo sur les gestes barrières. Si vous avez dix millions de vues, je prends un engagement. Vous venez tourner à l'Elysée.

Il acceptera également de se livrer à l’un de leurs traditionnels et très populaires challenges, un “concours d'anecdotes”. Le concept, vous le connaissez, c’est le concours d’anecdotes. Aujourd'hui, c’est avec le D, le G, David Guetta.

Une aubaine pour le Président de la République. Il sera dispensé de toute question politique. Il pourra redorer son image dans un jeu où il ne pourra qu'apparaître comme sympathique, drôle, jeune, cool en somme, en touchant un public pas forcément politisé.

Le but ici n’est pas de démontrer qu'il s'agit d’une opération de communication politique, puisque c’est évident et McFly et Carlito le disent eux-mêmes. Évidemment que c’est politique, évidemment que c’est malin, il y a de la stratégie derrière. Il n’est pas bête, il n’est pas dupe.

Il ne fait pas ça juste pour nous faire plaisir. Il y a les élections dans un an. Et en même temps...

La question est plutôt, est-ce que c’est légal ? Est-ce que ça pose un problème démocratique, et quels sont les enjeux à plus grande échelle, que personne n’a précisé ni dans cette vidéo, ni dans les dizaines d’autres vidéos de partenariats entre influenceurs et gouvernement ? Dans cette vidéo, je vais suivre pendant 24 heures, des jeunes qui font le SNU.

Je vais passer 24 heures avec Brune Poirson qui est la secrétaire d’État à la transition écologique et solidaire. Avec l’équipe de Blast et du Vent Se Lève, nous avons fait de longues recherches, et voici ce qu’on a trouvé : McFly et Carlito sont deux influenceurs qui dépendent actuellement du groupe Webedia, filiale du groupe Fimalac, possédé par Marc Ladreit de Lacharrière. Marc Ladreit de Lacharrière qu’Emmanuel Macron semble bien connaître.

Leur audience représente plus de 6 millions d'abonnés sur leur chaîne principale Youtube, et plus d'un million sur leurs comptes Instagram, Twitter et Tik Tok. Pour faire cette enquête, nous sommes partis d’un élément qui nous a étonnés. La vidéo de McFly et Carlito a atteint les 10 millions de vues demandées par le Président en un peu plus de 48 heures, ce qui sur YouTube est hors du commun.

Et dans les commentaires, voici ce qu’on pouvait trouver : Des dizaines et des dizaines de milliers de commentaires avec des mots-clés censés augmenter le référencement. Nous avons extrait les données statistiques de cette vidéo, puis nous avons constitué une base de données complète sur l’ensemble des commentaires. Nos équipes ont découvert que près d'un tiers de ces commentaires étaient constitués de messages liés à du référencement forcé et pas à de l'interaction organique.

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le vocabulaire YouTube, ça veut dire que ce ne sont pas de “vrais” commentaires en rapport avec la vidéo. Ces messages contiennent plein de mots en anglais, comme Minecraft, ASMR ou music, mais aussi de nombreux tags complotistes ou pro-Trump tels que "flat earth", "they don't want you to know", "government is lying to you". Des messages utilisés massivement par les pro-Trump pendant la campagne aux Etats-Unis, justement pour augmenter le référencement des vidéos.

Ils représentent à eux seuls près de 13% de la masse d'ensemble des commentaires, tous avec exactement les mêmes mots clés, dans le même ordre. Nous avons contacté les auteurs de ces messages. Certains nous ont répondu et nous ont affirmé être des fans de McFly et Carlito souhaitant simplement augmenter le référencement.

Mais la majorité provient de comptes sans nom, sans photo, sans historique, qui ne sont même pas contactables. Plus étonnant, beaucoup publient plusieurs commentaires en moins d’une seconde, ce qui n’est pas possible humainement parlant. On peut donc se demander s’ils ne proviennent pas de bots, d'automates de publication de commentaires.

L'objectif de ces entreprises : augmenter de façon biaisée la recommandation de la vidéo et assurer le succès général de l'opération de communication. Nous pourrions également nous demander qui aurait intérêt à payer des firmes de bots pour faire ça. Quoi qu’il en soit, la dynamique générale de la visibilité de la vidéo repose pour une part essentielle sur la présence de commentaires suspects.

Impossible de ne pas penser à d’autres affaires médiatiques récentes, qui ont éveillé les soupçons des spécialistes et universitaires sur les méthodes de fonctionnement des militants numériques LaREM. La réactivité invraisemblable de leurs comptes Twitter fait penser à des machines fonctionnant jour et nuit pour assurer la visibilité médiatique des campagnes politiques des candidats du parti présidentiel. Beaucoup d’observateurs ont donc souligné la possibilité d'un lien entre les communautés numériques LREM et la présence massive de ces commentaires douteux.

Nous ne pouvons évidemment pas l’affirmer, mais vous soumettre ces éléments, et vous laisser vous faire votre propre opinion en attendant de pouvoir aller plus loin dans l’enquête. Ne soyez pas dupes sur tout ce qu’il se passe, réfléchissez, renseignez-vous et apprenez à avoir du recul et de la critique sur les choses. McFly et Carlito de leur côté ont remarqué ces commentaires.

Je les ai contactés sur Twitter. Carlito de son vrai nom Raphaël Carlier m’a répondu très rapidement, et m’a expliqué au téléphone qu’en effet, il trouvait ça étrange, qu’il n’avait jamais vu ça avant, mais que lui n’avait pas l’impression qu’il s’agissait de bots, plutôt de fans souhaitant augmenter le référencement. Il l’a d’ailleurs fait remarquer dans un live instagram.

Vous avez vu, il y a des bots, des commentaires en copier-coller “Minecraft, ASMR”. Il faut savoir qu’on a demandé à YouTube parce qu’on ne comprenait pas et YouTube nous a dit : “Ca ne sert à rien”. C’est trop tard maintenant, des gens qui voulaient faire monter la vidéo en référencement mais, en fait, ça ne fonctionne pas.

Mais on a aimé par contre que vous le fassiez, que vous vous donniez à tout prix. YouTube affirme donc que ces commentaires ne font pas augmenter le référencement, mais la vidéo a été numéro un des tendances sur YouTube, et elle a atteint les 10 millions de vues en 48 heures. Cela peut poser des questions sur la gestion de YouTube, et donc de Google, des contenus politiques, et leur lien avec La République En Marche, mais nous y reviendrons un peu plus tard.

Cette performance dans tous les cas a provoqué une euphorie chez les youtubeurs, mais surtout chez les spectateurs. 10 millions ! 10 millions !

Est ce que vous comprenez bien ? 10 millions ! C'est incroyable ce qu'on est en train de vivre.

Bref, opération communication réussie pour Emmanuel Macron. Alors pourquoi porter autant d’attention à une simple vidéo YouTube ? Il faut bien rappeler qu’autour du web demeure un grand flou juridique.

Normalement, les temps de parole dans les médias, surtout en période d’élection, sont très réglementés et surveillés. Mais sur internet, c’est différent. Il n'y a pas de règle, pas d’encadrement démocratique.

N’importe quelle personnalité politique peut s’exprimer en temps illimité, et ce n’est pas la première fois que cela se produit. Bon, alors si ça vous a plu, vous mettez un pouce bleu parce qu’à nous ça nous fait plaisir. Merci de prendre la seconde nécessaire pour vous abonner à cette chaîne YouTube.

Le souci avec le cas de la République en Marche, c’est qu'il est très facile de brouiller la frontière entre information gouvernementale et communication partisane. L’information gouvernementale, c’est ce que les citoyens ont besoin de savoir, particulièrement en temps de pandémie. Ca peut être les décisions autour du couvre feu, les aides mises en place pour les plus précaires par exemple.

Que vous aimiez le gouvernement ou non, vous avez besoin de vous tenir informés de ce qu’il se passe, de l’évolution de vos droits. C’est normal. Et puis, il y a la communication du parti, celui de la République en Marche, c'est-à-dire leur vision politique du monde, leur idéologie, leurs promesses, leur image de marque.

Et ça, c’est très différent, car le but est de faire la promotion d’un parti en particulier, pour se faire élire. A priori, les deux ne sont pas censés se mélanger. Et là, ce qu’il se passe dans cette opération, c’est que McFly et Carlito acceptent qu’Emmanuel Macron vienne dans leur vidéo, non pas au titre de candidat à l’élection présidentielle de 2022, mais en tant que Président.

Ils n’auraient probablement pas accepté que Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon viennent dans leur vidéo de façon “dépolitisée”. Sauf qu’Emmanuel Macron, lui, vient avant tout dans l’optique de la réélection, donc en tant que candidat et pas en tant que Président. Ils le disent eux-mêmes qu’il s’agit d’une manœuvre politicienne et pas d’une simple volonté d’informer sur les gestes barrières.

En réalité, Emmanuel Macron est dans déjà dans deux de leurs vidéos, maintenant dans une troisième avec le concours d’anecdotes. Et encore, deux ou trois vidéos ? Pas sûr.

Car l’infusion du politique dans des vidéos YouTube va bien plus loin, et cela implique parfois votre argent. En réalité, ces mêmes youtubeurs comme beaucoup d’autres ont déjà fait des partenariats avec le gouvernement, mais plus dissimulés, et parfois, à l’insu même des créateurs de contenus. Par exemple, en avril 2020 au début de la pandémie, le cas de la levée de fonds pour la Fondation des hôpitaux de France.

McFly et Carlito sont restés en live pendant 11 heures. Ils ont invité de nombreuses personnalités, et ont récolté 404 000 euros pour le "Fonds d’aide d’urgence Covid 19", lancé par la Fondation des hôpitaux de Paris - Hôpitaux de France. A priori, un beau geste, mais la fondation en question est présidée par Brigitte Macron en personne.

C’est cette même fondation qui avait organisé la très controversée vente de biens appartenant à la France pour financer les hôpitaux. Ceci dans un contexte où la politique du Président ne cesse de couper dans les dépenses publiques de ce même hôpital. La fondation est tout sauf apolitique donc, et jamais aucun bilan n’a été rendu public en ce qui concerne la manière dont les 404 000 euros ont été dépensés.

D’ailleurs dans la vidéo sur les gestes barrières, nouvelle levée de fonds. Il est explicité que les dons iront aux étudiants en difficulté, au travers de la fédération des Associations Générales Étudiantes, la FAGE. Cette fois-ci on aimerait donner aux étudiants car, on ne vous l’apprend pas, leur situation est très précaire.

Sauf que, cette organisation étudiante a participé à faire élire Emmanuel Macron et soutient publiquement plusieurs de ses réformes, pourtant très controversées, comme la réforme de l’université par exemple. Comme de nombreux internautes ont fait remarquer ce lien, McFly et Carlito ont donc changé d’association. La FAGE a été supprimée des posts, au profit d’une autre organisation étudiante Agoraé, un réseau d'épiceries solidaires.

Mais en réalité, elle appartient à la FAGE...

Rajoutez à tout cela les multiples opérations de communication gouvernementale financées avec de l’argent public comme la promotion du SNU avec Tibo InShape par exemple. Cette vaste opération de conquête des réseaux sociaux a commencé dès 2017, avant même la création de La République en Marche, dans le cadre du mouvement des JAM, les Jeunes avec Macron. Sacha Houlié et Pierre Person auraient selon les Macron Leaks, révélés par Wiki Leaks, rencontré Thibault Guiroy un cadre de Google.

Thibault Guiroy leur a divulgué un nombre important de conseils en stratégie de communication numérique, et notamment en utilisation des Youtubers dans une démarche de communication électorale Donc, même si les YouTubeurs disent ne pas être politisés, il est écrit noir sur blanc que le parti au pouvoir souhaite les utiliser, avec la bénédiction de Google. Cela pose évidemment la question du lien entre Google, dont YouTube est la filiale, et la République En Marche. Google donne-t-il autant de conseils et de formations aux jeunes et cadres des autres partis ?

A notre connaissance, il ne l’a fait avec personne d’autre que La République En Marche. Ce n’est pas la première fois qu’un GAFAM interfère dans des élections. Lors de l’affaire Cambridge Analytica, Facebook était déjà accusé d’avoir interféré dans les élections américaines qui ont mené Donald Trump au pouvoir.

La stratégie numérique, l’utilisation d’influenceurs, cela est tout, tout, sauf apolitique. A tous ces éléments viennent s’ajouter un évènement encore plus troublant. Marion Burlot a été nommée au milieu du mandat à la tête du SIG, le Service d’Information du Gouvernement.

Le gouvernement n'est donc visiblement pas ici pour organiser l'action publique de l'Etat, comme cela devrait être le cas, mais pour séduire, conformément aux stratégies électorales d’Emmanuel Macron. Ce même service d’information, qui remplit donc de manière à peine masquée, avec de l’argent public, les velléités de réélection du Président, n’a cessé d’augmenter son budget. Le budget pour l’année 2020 avait déjà été augmenté d’un million d’euros par rapport à 2019, mais au fil des mois, la somme explose complètement, et passe de 14,2 millions euros prévus à 26,2 millions.

Le tout, en pleine crise sanitaire. Le gouvernement investit donc des sommes massives pour la communication plutôt que dans la gestion de la crise. En comparaison, le financement 2020 de ce service de communication gouvernemental représente 65 fois la somme récoltée par Mcfly et Carlito pour les hôpitaux.

Toujours dans la même logique, la communication du gouvernement sur les gestes barrières, associe subtilement typographie de la présidence de la République à celle du candidat En Marche, sans parler du rajout sur des sites gouvernementaux, de liens directs vers le site du parti de La République En Marche. Toutes les stratégies que je viens de vous citer portent atteinte de manière décomplexée à la démocratie, puisque ça participe volontairement à brouiller cette frontière entre information et communication partisane. Et tout ceci semblait être prévu.

En 2018, un étudiant de l’université de Lille fait un mémoire sur la communication présidentielle. Il s’entretient avec différents responsables de la communication gouvernementale, dont Sibeth Ndiaye et Marion Burlot. Ce qui est assez incroyable dans ce mémoire, disponible publiquement, c’est que dans les interviews les responsables assument vouloir sortir des cadres institutionnels garantissant la transparence face au public.

Nous avons interrogé l’auteur de ce mémoire mais il a depuis été embauché par le SIG, le fameux Service d’Information Gouvernemental, et ne peut malheureusement plus s’exprimer sur des sujets d’actualité liés à la communication gouvernementale. Cette vidéo de McFly et Carlito arrive donc à un moment opportun pour Emmanuel Macron, à un an et demi de l'élection présidentielle et à quelques mois des élections régionales. Le parti du Président est d’ailleurs en train de profondément transformer son pôle communication en vue des élections.

Depuis peu, Gabriel Attal le porte-parole du gouvernement a choisi de se lancer sur Twitch. Sa nouvelle émission "#SansFiltre" est censée permettre aux jeunes de s'adresser au gouvernement au sujet de leur situation face à la crise qu'ils traversent. Je vous invite à suivre l’émission que je lancerai ce soir à 19 heures depuis l’Elysée, #SansFiltre en direct sur Youtube et sur Twitch.

Une fois de plus, de la communication déguisée en information. Les émissions de Gabriel Attal sont tournées dans les locaux de l'Élysée. L'équipe qui se charge de la production de ces dernières appartient-elle également aux locataires des lieux ?

Combien coûtent de telles vidéos ? Pourquoi apparaissent-elles sur la chaîne Twitch privée de Gabriel Attal, non soumise au CSA, plutôt que sur un compte gouvernemental ? Avec quel argent ?

Qui finance tout ça ? Construire une communauté sur la plateforme Twitch n'est pas facile. En invitant des influenceurs sur sa chaîne personnelle, pour soi-disant donner des informations gouvernementales, Gabriel Attal se constitue déjà une communauté sur un compte personnel qui sera bien utile pendant la campagne.

En prenant un peu plus de recul, il est évident que cette stratégie de communication permet d’éviter la confrontation avec les pans de la population qui poseraient problème. Les invités pour parler de la précarité étudiante sont de jeunes influenceurs, pas des étudiants précaires désespérés et potentiellement en colère. Dès 2018, les communicants du gouvernement l'annonçaient déjà clairement.

Pour eux, il n'était pas question d'innover et de produire une communication de gouvernement mais de continuer à faire ce qui avait été fait durant la campagne. Passer par les réseaux sociaux semble être un bon moyen d’éviter les journalistes, pourtant indispensables en démocratie. Aujourd'hui, cette stratégie devient une réalité observable par tous.

Alors ça peut paraître divertissant ou drôle, mais les enjeux derrières sont dramatiques. Le pouvoir profite du contexte Covid qui oblige à repenser les canaux de communication traditionnels. Alors que les autres candidats sont privés de meetings, eux investissent internet en utilisant leur position de décideurs en pleine crise sanitaire.

Cette stratégie permet d'occuper l'espace médiatique en vue des élections approchantes, et, de fait, ces vidéos avec des influenceurs sont une rampe de lancement politique. Vous l’aurez compris, les vidéos de youtubeurs en partenariat avec le gouvernement sont loin d’être anodines. Elles soulèvent de réelles interrogations sur les modalités de communication de La République en Marche, et sur leur légitimité.

Plus que jamais, nous, citoyens, devons redoubler de vigilance pour ne pas se laisser influencer, même indirectement, par une redoutable communication politique, à un an de l’élection présidentielle. Si cette vidéo vous a intéressés, n’hésitez pas à la liker, la partager sur tous vos réseaux, à vous abonner à Blast et Le Vent Se Lève sur YouTube, Facebook, Twitter et Instagram. Et moi je vous dis à bientôt.