Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewRMC· 20 septembre 2023 12 min

Loi Immigration : "C'est un texte dont on a besoin"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

depuis un an maintenant vous parlez d'une grande loi immigration c'est peut-être même un peu plus qu'un an c'était en tout cas avant les élections ça avait été repoussé à cause de tout ce qui se passait autour des retraites bref il y a eu plusieurs fois un agent dement de cette loi immigration est-ce qu'elle va voir le jour elle est actuellement en débat au Parlement donc elle est ça y est sur les rails elle est au Sénat elle sera examinée au Sénat début novembre et puis sera transmise à l'Assemblée nationale donc je pense qu'elle verra le jour il faut qu'il y ait un vote favorable à l'Assemblée et donc nous verrons bien et nous faisons en tout cas tout pour trouver une majorité pour se faire parce que c'est un texte donc nous avons besoin qui est important et qui est issu en plus pour partie de travaux parlementaires donc c'est et l'actualité elle va y revenir sur les propos de Gérald de Darmanin hier soir mais sur une question comme qui est vraiment on sent la question pivot le fait de régulariser ou non les travailleurs sans papiers dans les métiers en tension vous vous êtes favorable ou défavorable favorable favorable parce que ça correspond à nos valeurs nous prenons depuis 2017 la valeur travail ce sont des gens qui travaillent sur notre territoire qui sont insérés et dont nous avons besoin puisqu'on parle de métiers en tension c'est-à-dire des métiers ou nos restaurateurs nos viticulteurs nos agriculteurs on enrichi ont parfois du mal à recruter dans l'hôtellerie également et donc aujourd'hui le recrute des mains d'oeuvre étrangères donc nous puissions permettre à ces personnes de continuer à exercer ses emplois dans des conditions régulières me paraît être une bonne chose donc c'est un une mesure à laquelle je tiens et qui a été inséré dans le texte de loi dès l'origine par le gouvernement et par la première c'était pour voir des piliers de cette loi mais on sent bien que un coût c'est dans la loi un coup ça y est pas parce que c'est précisément là-dessus que vous n'aurez pas de majorité je n'en sais rien vous savez les majoritaires se construisent elles se construisent ça n'est pas à prendre ou à laisser ça n'est pas blanc ou noir et le débat parlementaire permet de construire des majorités et moi depuis un an j'ai vu à de nombreuses reprises des majorités se faire sous mes yeux dans l'hémicycle parce que le débat parce que la force de conviction et donc on ne peut pas dire nous n'avons pas de majorité avant même d'avoir des battu et d'avoir essayé et notre responsabilité en tant que force de la majorité c'est d'essayer de rassembler c'est de construire ces majorités et c'est à ça que le ministre s'emploie que les parlementaires s'emploie et que je m'emploie s'il fallait passer par le 49-3 pour une loi sur l'immigration ça vous paraîtrait acceptable la question aujourd'hui ne se pose pas elle ne se pose pas parce que moi je vous propose sur la table c'est une question évidente vous l'avez forcément peut-être vous pouvez pas dire j'y ai même pas pensé c'est pas possible alors non je ne l'ai pas en tête parce que le 49-3 vient lorsque l'on constate soit une situation d'obstruction je ne sais pas si cette situation d'obstruction existera soit parce que nous n'avons pas de majorité et moi je vous dis que aujourd'hui nous consacrons toute notre énergie à construire une majorité donc je ne me pose pas cette question et c'est très très franc et très sincère vous ne vous posez pas cette question mais ça ne doit pas être impossible en tout cas s'il fallait en passer par là alors s'il fallait en passer par là ça ne doit pas être impossible parce que le 49-3 est juste un outil constitutionnel prévu dans notre Constitution depuis 1958 et il n'est pas c'est un outil comme un autre pour moi et donc si les conditions de son utilisation sont remplies il ne faut pas hésiter à l'utiliser mais je ne me place pas aujourd'hui dans cette posture là il y a cette réflexion de fond sur la question de l'immigration qui en effet donc traîne parce qu'elle a été plusieurs fois journée et puis il y a les images l'actualité et ce qu'il se passe à lampé 12 ans face à cette situation d'urgence générale de Darmanin miser intérieur s'est rendu sur place et voilà ce qu'il a affirmé hier soir la France accueillera pas de migrants qui viennent de l'anpedouza la France veut une position de fermeté il y a une immigration irrégulière en Europe en France et en Italie qu'il faut combattre et c'est pas en accueillant plus de personnes qu'on va tarir un flux qui évidemment touche nos capacités d'intégration nous n'accueillerons aucun de ces migrants de lampes et 12a c'est la position que vous espériez que vous attendiez moi je n'attends aucune position ce que je vois c'est que on a une situation migratoire qui est préoccupante sur avec ce qui vient de se passer à Lampedusa et qui le elle montre quoi elle nous montre que finalement les grandes paroles que les grands événements sur ce sujet ne marchent pas et que les solutions elles sont forcément collectives elles sont collectives au niveau européen avec les négociations qui sont en cours sur le pacte asile immigration elles sont collectives parce qu'il doit y avoir de la solidarité il ne peut pas y avoir uniquement une question géographique et elles sont collectives parce que nous sommes contraints et de travailler avec les pays qui les pays tiers les pays d'origine et les pays de transit et c'est ce qui a été fait notamment par l'Europe et l'Italie en travaillant avec la Tunisie mais il faut accentuer ce travail pour avoir ses réponses collectives il n'y a pas de réponse individuelles et on voit bien très collectif en vrai collectif mais dans les faits regardez l'Allemagne elle a dit j'en accueille ré0 nous on dit bah non on en accueillera pas en gros l'Italie elle va devoir se débrouiller quoi mais c'est pour ça qu'il faut adopter des règles communes et c'est pour ça qu'il est fondamental il y a un décalage j'ai l'impression que vous n'arrivez pas à trancher entre deux positions et je comprends très bien que ce soit très compliqué parce que humainement chacun de vous vous avez envie de dire bah bien sûr que quand le bateau arrive j'ai envie d'ouvrir les bras et je vais pas les rejeter à la mer et en même temps vous ne dites non non on est ferme on accueillera personne c'est quand même il y a un truc qui mais justement en fait pas quoi non mais c'est tout j'aimerais avoir des règles communes qui font que elles prévoient les procédures et les la façon de régler ce type de difficulté quand elle arrive c'est un supportable de se dire à chaque fois comment on fait et nous on veut pas nous en fonction de l'arrivée des bateaux imposser le syndicing un coup c'est c'est pas ça d'où l'importance d'avoir ces négociations européennes ou leur la France a pris un rôle majeur et moteur et c'est négociations européennes devraient je l'espère aboutir avant les élections européennes donc avant l'été 2024 c'est demain mais ces règles européennes nous permettront d'une part d'être mieux on les réforme et d'ailleurs on s'en plaint et c'est la raison pour laquelle aujourd'hui il est important impératif de les adopter d'avancer au maximum et puis de renforcer les outils européens de coopération frontextes Eurodac et les négociations avec les pays c'est aussi ce qui fait qu'on a un peu du mal à croire ce que dit Géral de Darmanin parce qu'il dit on en accueillera aucun de ceux qui viennent à leur pays tout ça dans les faits c'est pas vrai dans les faits il y en a une partie qui vont obtenir le droit d'asile d'Italie et une fois qu'ils ont obtenu le papier de l'Italie et pour venir en France autant qu'ils voudront hum mais parce que non mais en fait on dit n'importe quoi nous on dit pas n'importe quoi on ne dit pas n'importe quoi bien heureusement mais il faut distinguer il faut distinguer ce qui est l'asile et l'immigration économique illégale de personnes qui ne sont pas demandeurs d'asile et qui veulent venir sur le territoire européen ces deux choses complètement différentes il est évident que les personnes qui demandent l'asile qui viennent de pays dans lesquels leur vie est en danger c'est notre tradition française c'est notre addition républicaine mais c'est notre addition européenne celle là selon nos règles de procédure ont évidemment le droit d'être accueilli c'est même pas un droit nous avons le devoir de les accueillir en revanche les migrants qui viennent en immigration économique qui ne sont pas persécutés dans leur pays là nous sommes très clairs ils n'ont pas à être accueillis en France et donc la position du ministre de l'Intérieur et très cohérente dans les faits ceux qui sont arrivés et qui n'ont pas le droit d'asile est-ce que vraiment ils vont repartir est-ce que vraiment quelqu'un va les ramener et bien écoutez en tout cas oui c'est la c'est nos procédures et c'est nos règles de droit mais maintenant nous avons que ce soit que ce soit la règle je comprends bien mais on est au cœur d'ailleurs peut-être même de la crise démocratique de défiance vis-à-vis des règles et des lois c'est que ces règles et ses lois je ne vous contredis pas du tout là-dessus elles existent sont-elles appliquées il est très difficile de les appliquer il est très difficile de les appliquer partout en Europe ah non mais pour qu'on continue ça n'est pas parce que c'est difficile que je n'essaye pas et que je ne persévère pas au contraire au contraire mais on voit bien qu'il faut d'une part négocier avec les pays de départ et que il est très difficile de reconduire ces personnes qui sont en situation illégale dans leur pays d'origine parce que parfois on ne sait même pas de quel pays d'origine elles sont et parfois ces pays d'origine ne veulent pas de leur pour ressortissants et là c'est toute l'action que nous mener non résolument de négociation bilatérale de discussion autour de l'aide que nous donnons à ces états en conditionnant les aides à la réadmission de leur ressortissants et puis c'est la question des pays de transit pour dire justement faites le maximum d'efforts pour éviter les départs et ça c'est la corne notamment qui a été signé avec la Tunisie donc il faut agir avec tous les partenaires la Tunisie et pas vraiment tenu en effet ces frontières et qu'elle nous demande encore plus d'argent c'est-à-dire qu'en fait on est quand même dans une surenchère avec la Tunisie on va leur dire bon bah on vous donne tant de millions tant de centaines de millions pour que vous gardiez vos côtes et puis ils vont laisser passer quelques bateaux en disant bah en fait ça marche pas j'ai besoin de plus on est quand même un peu là dedans là mais il faut il faut avoir il faut mener cette continuité il faut mener cette déléguer ça n'est pas de la délégation pour les frontières c'est maîtriser c'est finalement que ce problème cette question migratoire elle nous concerne tous que les solutions ne sont pas des solutions simplistes que c'est des solutions complexes de ces des solutions que nous devons mettre en œuvre résolument de façon collective et que chacun doit prendre sa part et donc il faut mettre en œuvre des des accords ça n'est pas facile mais c'est sûr que c'est plus facile de faire un grand effet de manche en disant avec moi je maîtriserai les frontières plus personne ne rentrera mais ça c'est comme dirait le président de la République c'est de la poudre perlimpinpin c'est des roto mandats ça ne marche pas et c'est bien mais en toute sincérité sur l'efficacité vous non plus ça marche pas mais on a des résultats on a des bons résultats maintenant nous pouvons bien évidemment et nous devons faire mieux sur ces questions là et c'est ce à quoi nous nous employons avec la loi immigration qui va être votée au Parlement avec les négociations européennes avec les accords bilatéraux avec nos nos pays amis elles sur l'autre côté de la ville de la méditer en tout cas vous voulez le croire et on sent de ce point de vue là que avant même la rentrée parlementaire vous y croyez et vous croyez toujours au rôle du Parlement vous êtes la présidente de l'Assemblée nationale merci et elle van Pivet d'avoir répondu à mes questions ce matin sur un MC BFM