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interviewC à vous· 12 février 2026 4 min

Marine Le Pen : un arrêt de la cour d’appel à l’enjeu politique inédit - L’édito de Patrick Cohen

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Vous allez adorer ses photos et son travail. - A.-E.Lemoine: Victor Blanchet, en cuisine aux côtés de B.Chameroy.

Bonsoir. - B.Chameroy: Bonsoir.

Un plat à l'italienne, les aubergines...

A peu près? Il y a du parmesan? - V.Blanchet: Parmesan, un peu de roquette... - B.Chameroy: Ca passe, c'est italien...

Bonne émission. - A.-E.Lemoine: Merci.

L'Edito de Patrick. M.Le Pen connaîtra son sort judiciaire et politique dans 145 jours. - P.Cohen: Le mardi 7 juillet, à 13h30, presque 5 mois de réflexion pour les magistrats de la cour d'appel de Paris avant de rendre un appel vertigineux.

Il déterminera la participation de votre cliente à l'élection présidentielle de 2027. M.Le Pen n'attendra pas le pourvoi en cassation.

Une élection se prépare un an à l'avance. Elle prendra donc acte d'une décision le 16 juillet, Qui l'empêchera ou pas d'être candidate. Compte tenu de sa position actuelle de favorite, c'est à ce moment-là que la présidentielle sera lancée. - A.-E.Lemoine: Une cour d'appel "qui n'a pas droit à l'erreur", a dit M.Le Pen. - P.Cohen: C'est une autre façon de caractériser l'enjeu inédit.

Tant qu'une décision n'est pas rendue, il y a de l'espoir. Tous les arguments sont réversibles. Je vais en avancer quelques-uns qui ont été échangés dans l'enceinte de la cour d'appel.

Vous vous êtes félicités d'un 2e procès au climat beaucoup plus apaisé que le premier. Ca n'a pas empêché le parquet général de réclamer les mêmes peines. Le jugement de première instance a été quasi conforme aux 1res réquisitions.

L'équation est simple. Si la cour suit ces réquisitions, M.Le Pen ne pourra pas se présenter.

Vous avez tenté de démontrer qu'il n'y avait pas de système organisé pour payer les salariés avec l'argent du Parlement européen, mais l'ex-numéro 2 du Front national a admis qu'il y avait une "organisation". C'est le terme qu'il a employé. Vous avez souligné l'absence d'intention de commettre un délit, mais il y a ce mail qui évoque des emplois fictifs auquel le trésorier du parti répond: "Je crois que M.Le Pen sait tout cela." Vous avez évoqué la désinvolture du trésorier.

Vous avez rappelé quelques précédents jugés de façon plus clémente, comme l'affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris, avec seulement un an d'inéligibilité infligé en appel à A.Juppé. C'était il y a 22 ans.

Vous savez que la tolérance aux atteintes à la probité n'est plus la même aujourd'hui devant les tribunaux. Vous avez brandi l'article 432 du Code pénal relatif au détournement de fonds publiques en soutenant que ce délit ne pouvait pas s'appliquer aux députés européens, qui ne seraient pas ordonnateurs de leurs dépenses. Si la cour vous donne raison...

La défense de F.Fillon avait utilisé les mêmes raisonnements, et ça n'avait pas marché. Vous avez évoqué les trous noirs et la zone grise des règles du Parlement européen et du statut des assistants parlementaires, mais la partie civile conteste toute opacité. - A.-E.Lemoine: Reste l'argument politique. - P.Cohen: L'éléphant dans la pièce.

P.Maisonneuve, partie civile dans ce procès, dit ne pas croire que l'enjeu politique soit de nature à influencer la décision des juges. - Un tribunal d'une cour n'est pas dans une bulle.

Il est évident que le contexte politique existe. On ne va pas se le cacher. Mais la cour doit apprécier en fonction de ce qu'il y a dans le dossier, ce qu'elle a entendu à l'audience et les arguments des uns et des autres, les procureurs ou les avocats. - P.Cohen: Enjeux politiques, enjeux personnels aussi...

Vous avez plaidé l'ambition de toute une vie.