"Notre phare dans la nuit" : Patrick Roger vu par Guy Carlier
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Le grand matin Sud Radio 7h10h, Jacques Tardos [musique] 7h54. Soyez bienvenue sur Sud Radio. C'est l'heure d'ouvrir la parenthèse ensoleillée de votre été sur Sud Radio avec celles et ceux qui font vivre cette antenne.
Et pour cette toute première escale, Guy Carlier a choisi de commencer son voyage avec notre patron Patrick Roger. Bonjour qui Guy, ravi de vous retrouver sur cette antenne. Bonjour Jacques.
Bonjour à tous. Allez, c'est parti. On dirait le sud première. [musique] [musique] Alors aujourd'hui pour cette première chronique de l'été, j'accueille notre directeur Patrick Roger.
Oui messieurs dames, Patrick Roger, le boss, le chef, le youun Kunkoun de cette station, le Tagemal de sud, notre phare dans la nuit. Mais non Jacques je ne flagorne pas. C'est non sérieusement, il y a des hommes qu'on reconnaît à leur silence.
Patrick Roget, lui, on le reconnaît un mot, un simple mot qu'il vous lance lorsqu'il traverse la rédaction, qu'il s'arrête devant vous et qu'il vous balance. Alors alors juste deux syllabes, rien que deux syllabes, on les entend bien. On entend même le point d'interrogation et les trois points de suspension qui les suivent.
C'est un alors suspendu dans l'espace et qui n'appelle pas forcément de réponse. C'est un filet dérivant que notre directeur balance pour pêcher les états d'âmes. Il pêche les humeurs, les inquiétudes, les enthousiasmes, les petites joies, les gros problèmes.
C'est ceux qui nous tordent les entrailles quand on arrive au boulot et qu'on essaie de cacher. Une station de radio ne se dirige pas seulement avec des conférences, des notes de service ou des tableaux d'audience. Une station de radio, ça se renifle, ça s'écoute, ça se devine et ça fait 30 ans que Patrick Roger balance son alors au gré de son passage dans les plus grands médias de France et de Navar.
Non Jacques, je ne sais pas où est la Navar mais ça sonne bien. Il dit alors à ses collaborateurs, il a dit alors à ses collaborateurs de France info, il a inventé les fils rouges pour que les auditeurs ne se perdent plus dans les fracass de l'actualité. Il m'a dit pour la première fois alors il y a 20 ans lorsque je l'ai connu à France Interre où il réveillait la France de son bonjour virel virile mais suave au journal de 8h dont il fit le plus écouté de France.
Oui, Jacques de Navar aussi, je l'ai retrouvé [rires] un peu plus tard à Europe avec Arlet de Chabo avec laquelle il a reconstitué également une ligue d'ou à Sud Radio. Et depuis 2016, il dirige cette maison sans jamais donner le sentiment d'être au-dessus des autres où il continue de traverser la rédaction juste pour prendre la température et lancer son éternel. Alors oui, je sais, je faillote mais j'ai mes raisons car ce matin, je voudrais réparer une immense injustice.
Voilà un homme qui a consacré sa vie à bâtir une réputation de journalistes rigoureux, de patrons respectés, de grande voix de la radio. Et moi, en quelques années de chronique, j'en ai fait un habitué des stages natures sur les plages de la grande mode et un familier des soirées thorides au body body love du Cap d'Agde. Tiens, par exemple, le jour où la Russie envahissait l'Ukraine, ce qui quoi qu'on en pense constitue pour tous journaliste digne de ce nom un événement historique, je lui ai appris à dire en russe "Bonjour madame, pourriez-vous m'indiquer le club libertin le plus proche au cas où il partirait en reportage dans le Donbas." Et pourtant, jamais Patrick ne m'a demandé de retirer une ligne.
Jamais un coup de téléphone, jamais un reproche. Il riait. Mais [grognement] si vous voulez connaître un peu plus Patrick Roger, un peu mieux, laissons la parole à autre chose qu'à ce mot.
Alors car voici sa chanson préférée. Il s'agit de I de Red Charles. C'est un morceau d'histoire de la musique populaire.
Cet ordre électronique qui gémit ses choristes qui répondent aux chanteurs comme on se répond à l'église. Et ce fameux échange deatopé entre Ray et ses relates what I say est né dans un cri qui appelle qui répond jusqu'à en devenir presque indécent tellement il est vivant. Cette chanson c'est de la trans de gospel incendiaire et la meilleure façon de démarrer ces 40 chroniques de l'été c'est alors alors rien, c'est d'écouter Red Charles.
M treat me wrong. Come and love you all long. All right. [musique] Hey.
Hey. [musique]