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interviewLCI (sur YouTube)· 25 août 2026 51 min

Russie, ingérences, éducation, programme pour 2027 : Gabriel Attal détaille ses ambitions sur LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Euh la compétition évidemment au centre, les sondages, l'économie, vos programmes pour pour l'éducation et beaucoup d'autres sujets. Bonsoir Gabriel Atal. Bonsoir Darius Rogement.

Merci beaucoup d'être là. Compétition encore plus dure. Raphaël Gusman en début de semaine annonce sur TF1, il y a une sorte de trop plein au centre.

Si on regarde bien, il y a en tout cas vous-même Philippe Gluxman, peut-être Hollande, peut-être d'autres encore. Est-ce qu'il y a compétition ? Moi, je veux qu'il y a une vraie campagne pour cette élection présidentielle.

Je considère que c'est probablement la plus importante depuis très longtemps pour plein de raisons qu'on détaillera probablement ce soir. Je vois beaucoup de gens aujourd'hui qui veulent endormir cette campagne. Moi, je veux la réveiller et donc je vais pas reprocher à des personnalités politiques d'être candidate à l'élection présidentielle.

Il faut Est-ce que vous avez toujours la même ambition d'être premier ? Est-ce que vous croyez encore que vous pouvez être premier ? Regardez le sondage avec moi comme ça qu'on est la le panorama général.

C'est Haris. Dernier sondage Haris. Marine Le Pen 35.

Jean-Luc Mélenchon 16 et après c'est vrai que les différences sont relativement faibles. Édouard Philippe 14, Gluxman 10, Gabriel Natal 8, Bruno Rotaillot 6 et on va voir à la suite. Vous savez aujourd'hui ce que montre ce sondage euh c'est qu'il y a deux candidats qui ont une dynamique, c'est Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon et que pour le reste, il y a plus de favoris.

Vous montez ici un scénario quand vous testez ma candidature, celle d'Edouard Philippe, alternativement, on est à deux points d'écart. Ça a jamais été aussi faible. Il y a plus de favoris en dehors des extrêmes et face aux extrêmes dans cette élection.

Ce que vous dites est très affirmé. Longtemps on a dit Édouard Philippe est favori. Vous dites c'est fini.

Je dis qu'il y a plus de favoris. C'est c'est le sondage. C'est ce qu'il dit ce sondage.

Mais moi ce qui m'intéresse, c'est pas tant de faire du commentaire de sondage. C'est d'essayer de comprendre ce qui se passe dans le pays et d'y apporter une réponse à l'arrivée. À l'arrivée, pardon, est-ce qu'il faudra un seul candidat ?

Pourquoi est-ce qu'il y a une dynamique aujourd'hui pour le Rassemblement national et la France insoumise ? Parce qu'ils ont un récit. Parce qu'ils ont une vision.

Je suis en désaccord avec leur récit et leur vision. Je pense ça serait mortifère pour le pays. Je pense que ça divisera les Français, que ça déchirerait la France en deux.

Ça stigmatriserait une partie des Français. Les musulmans pour le rassemblement national, les Juifs pour la France insoumise, ça ruinerait le pays. Mais il y a une vision, vision qui est portée.

Et en face de ça, il faut que nous qui portons des candidatures, vous dites au centre, en tout cas dans cet espace central, on est une vision, un récit en capacité de convaincre une majorité de Français. J'ai lancé ma candidature avec une vision très claire. Je veux que les Français se disent que leurs enfants et leurs petits enfants auront une meilleure vie que la leur et pour ça on doit un objectif redevenir la première puissance d'Europe en 10 ans.

Allons pas à pas. D'abord qu'est-ce qui vous différencie d'Edouard Philippe ? Moi je vais pas jouer au jeu des différences.

On a des différences. Laquelle principale ? Je pense qu'on a des différences de fond.

Euh moi, je considère que notre modèle et notre système politique, social, institutionnel, éducatif est à bout de souffle et qu'il faut en changer et qu'on ne peut pas se contenter d'ajustements techniques. Est-ce qu'il est plus à droite que vous ? Non, je parle même pas de ces sujets.

Je parle pas de positionnement au sens droite gauche. Vous savez que moi je ne me positionne pas sur ce clivage là. Attendez, attendez Gabriel, vous autes parfois un peu plus direct, vous dites il veut au fond reformuler, il veut reformer l'UNP.

Ça je vais venir, c'est la deuxième chose mais la première chose c'est d'abord le fond. Je pense que c'est ça qui est intéressant des idées. Il y a pour moi une nécessité de changer de modèle.

Je vous donne un exemple, les retraites. H Philippe a une proposition, il est assez constant de ce point de vue-là. Il dit il faut décaler l'âge de départ à 67 ans.

Moi je considère que c'est plus le sujet de l'âge de départ pour les retraites. C'est maintenant notre système qu'il faut changer. Et je propose un nouveau système universel, les mêmes règles pour tout le monde.

Supprimer l'âge légal de départ en ne gardant que la durée de cotisation. Français partent quand ils veulent. s'ils veulent partir très tôt, ils ont très peu.

S'ils veulent partir plus tard, ils ont beaucoup plus. Et avec une vraie part de capitalisation, c'est une vraie différence sur le fond. Et je pense que cette différence de de nature systémique, on la voit sur un certain nombre de sujets.

Et deux, vous avez raison, c'est la question de l'espace politique. Effectivement, Édouard Philippe se positionne dans le retour du clivage entre la gauche et la droite. Moi, j'assume de considérer que l'espace politique sur lequel je suis, l'espace politique auquel je veux parler dans cette campagne, dans cette campagne, l'espace politique que je veux convaincre dans cette campagne est beaucoup plus large que celui-là. plus centriste, plus large.

Moi, je crois au dépassement politique comme Emmanuel Macron. Mais Emmanuel Macron a fait le dépassement politique en 2017. Ce avec ce dans quoi je ne me suis plus retrouvé ensuite, c'est le en même temps notamment sur un certain nombre de sujets.

Je pense aux questions d'autorité et de sécurité. Je vais vous dire si je si je devais résumer mon espace. Aujourd'hui, la France est attaquée.

Elle est attaquée parce que l'Europe est attaquée par la Russie. Elle est attaquée industriellement par la Chine. Elle est attaquée moralement par les États-Unis.

Elle est attaquée comme l'ensemble de la planète par le dérèglement climatique. Déjà ceux qui sont d'accord avec ce constat et l'intégralité de ce constat ont vocation pour moi à travailler ensemble. Ça veut dire y compris des personnes qui viennent de la gauche.

Regardons ce sondage encore une fois. Après, je vous assure je vous jure qu'on on lâchera lâchera les sondages. Vous avez raison d'une certaine façon.

En réalité vous vous êtes rapproché. Vous n'êtes plus loin d'Edouard Philippe quand on voit Philippe Atal Gluxman. Bon ça se tient. il est quand même un peu devant vous 4 points c'est pas 4 points même plus 4 5 6 points pas rien qu vous avez deux scénarios vous avez le scénario on est testé alternativement on a deux points d'écart et ce scénario mais encore une fois la question des sondages à un moment donné n'est pas le sujet principal à l'arrivée est-ce que c'est une machine à perdre c'est-à-dire si vous allez jusqu'au bout comme ça c'est fichu mais moi j'étais très clair dès le début de cette campagne et dès ma déclaration de candidature en expliquant qu'il faudra un rassemblement pour empêcher un deuxième tour entre la France insoumise et le rassemblement national se il en reste un seul je l'ai dit de manière extrêmement clair et j'ai même proposé une méthode pour ça qui est un comité de liaison avec des représentants d'Édouard Philippe, des représentants de moi-même pas.

Oubliez ça comité thodule, vous croyez vraiment que vousz mettre au table, on est tous copains, qui est-ce qui va prendre la place ? D'abord tout le monde l'accepter et ensuite il se réunit tous les mois. Ouais.

Et moi je veux qu'on construise le rassemblement mais je le dis vous nous jambonz Gabriel très bien. Ce sont les sondages qui vont décider à la fin. Vous croyez vraiment que c'est votre comité Gustave qui va dire "Bon écoute, tu es sympa, vas-y toi, tu as le plus de chance.

Si vous voulez que ce soit les sondages qui décident, encore faut-il s'accorder sur une méthodologie, quels sondage, quels instituts, quel c'est c'est à ça que que sert ce ce comité. Mais sur l'objectif qui est de se rassembler à la fin en regardant notamment la dynamique des sondages, on est tous d'accord. Vous savez, moi j'ai de très bons rapports de très bonnes relations avec Édouard Philippe.

On se parle régulièrement et je pense qu'on est tous les deux extrêmement responsabl dans le moment actuel et face au risque qui est devant nous avec ce deuxième tour terrible entre la France insoumise et le RN. Donc évidemment qu'on va construire ce rassemblement. Il faut juste me laisser terminer sur ce point-là.

Euh Darius Rochemin, pour moi, le rassemblement n'est pas une fin en soi. Il faut se rassembler autour d'une vision d'un projet. On n'arrivera pas à convaincre une majorité de Français de venir voter juste contre LFI, contre le RN.

Il faut les convaincre de venir voter pour un projet. C'est ce que je porte avec mes quatre chantiers capitaux, école, salaire, frontières, IA pour que la France redevienne la première puissance de Monsieur le premier ministre, vous aurez tout loisir de jouer le rassemblement dans quelques mois. Ça se décidera quand ?

Au fond pour vous ? C'est quand que ça cristallisera ? En gros, vous ?

On s'était dit la dernière fois qu'on en a parlé, c'est probablement au début de l'année 2027, mais nos émissaires nos émissaires se se réunissent régulièrement. Ils vont affiner un calendrier entre eux. Bien sûr.

En attendant, est-ce qu'il est vrai que la guerre est assez dure ? On dit dans votre entourage par exemple que les philippistes sont allés jusqu'à téléphoner à vos députés. Arrêtez.

Non quoi non attendez que je fasse terminer mais je vois déjà le parce que vous savez que c'est vrai pour leur dire si tu continues à soutenir à tal si tu vas au meeting et cetera en juillet tu seras plus mon député. Ça c'est de bonne guerre. Non mais c'est vrai ou c'est pas vrai ?

Toujours en politique vous suivez la politique depuis longtemps. Vous l'avez suivi en France. Non mais vous l'avez suivi en France vous l'avez suivi dans d'autres pays européens ou pas vrai ?

Vous savez que vous avez toujours dans les entourages évidemment des esprits qui peuvent un peu s'échauffer et des gens qui font de la politique parfois un peu politicienne. L'important c'est ce que portent les candidats et je vous ai dit et je vous le redis, on a d'excellents rapports avec Édouard Philippe. On se parle régulièrement la dernière fois que vous l'avez parlé c'est quand ?

Juste avant les vacances. Donc voilà, on se parle et on est tous les deux conscients de la responsabilité qui est devant nous. Maintenant, encore une fois, moi ce que je considère c'est que ce se rassembler euh avec pour seule raison d'être du rassemblement de faire barrage à LI et au RN, ça ne sera pas suffisant pour gagner, pour l'emporter et ça ne sera pas suffisant pour gouverner ensuite.

Il faut convaincre les Français voter pour un projet. Abondance, il y a une abondance d'ex-premier ministre. Alors vous, Philippe, certains disent Castex, vous y croyez ?

Je viens de vous dire que je peux pas reprocher à des gens d'être candidat à l'élection présidentielle. Je le suis et par ailleurs, je souhaite qu'il puisse y avoir un vrai débat tout au long de l'année 2026 et que début 2027, il y ait un vrai rassemblement. Beaucoup disent de plus en plus que le président de la République a une idée qui serait Sébastien Lecournu.

Je rentre pas dans les commentaires de commentaires de on dit vous savez, il y a des gens qui sont candidats à l'élection présidentielle parce qu'ils considèrent qu'ils ont un projet pour le pays qui correspond aux besoins du pays et aux attentes des Français. Il réussit pas mal. Comment il réussit pas mal ? bah, il fait du mieux qu'il peut dans une situation qui est extraordinairement difficile.

J'ai été premier ministre et j'ai été premier ministre avec une majorité relative et à l'époque, on disait beaucoup puisque ça a été très rare dans l'histoire de la 5e République que c'était très dur d'avoir une majorité relative. Je peux vous dire que c'est beaucoup plus dur euh ce qu'il y a aujourd'hui euh pour Sébastien Lecnu parce qu'il y a pas de majorité du tout. Donc évidemment, il fait du mieux qu'il peut dans ces circonstances.

Il est le chouchou du président. Mais vous vous rendez compte de la question Darius Rogemin honnêtement politique mais je je c'est c'est le sujet encore une fois c'est l'élection présidentielle qui arrive, le projet qu'on présente aux Français est-ce qu'on considère qu'on a quelque chose à apporter et qu'on a les solutions pour répondre à leur problème du quotidien ou pas et vous avez des gens qui sont candidats et ils ont totalement le droit et la législ une vraie question Emmanuel Marc a été élu réélu belle réussite deux fois sans doute qu'il ira jusqu'au bout de son mandat sans cohabitation je crois que c'est une performance inédite dans l'histoire de la 5e République hein est-ce qu'il aura un dauphin J'en sais rien. Est-ce que ce dauphin serait favorisé ?

Est-ce que c'est un boulet d'être le dauphin de Macron ou est-ce que c'est un une chance ? Faut poser la question. Mais vous pensez que ce serait un boulet ou une chance ?

Moi je je vais pas mentir aux Français. Je vais pas leur dire que j'ai rien à voir avec ce qui s'est passé ces dernières années. J'ai été ministre, j'ai été premier ministre.

Je suis responsable et comptable de ce que j'ai fait ou de ce que je n'ai pas fait dans les fonctions qui m'ont été confiées au moment où elles m'ont été confiées. Et j'assumerai évidemment ce bilan tout en assumant de me projeter vers l'avenir avec des idées pour le pays. Gabriel Nathal, on va parler dans un instant précisément de vos projets sur l'éducation puisque c'est le cœur de vos idées présentées aujourd'hui notamment chez nos confrères et qu'on sœurs du monde.

Un mot quand même sur l'actualité en économie puisque c'est la France insoumise qui fait événement en disant après 12 millions d'héritages, je prends tout. réaction, c'est le classique de la France insoumise. Ils veulent des scalpes, ils veulent couper des têtes et dans leurs cible, dans leurs objectifs, dans leur les personnes auxquelles ils s'attaquent en permanence, il y a notamment des personnes qui ont réussi financièrement et qui ont de l'argent.

Il y a eu aujourd'hui par ailleurs des saillis contre les milliardaires en expliquant en les qualifiant de nuisibles de parasites d'animaux. Je veux dire c'est voilà moi c'est l'inverse de ce quoi je crois. Et c'est pas une question c'est pas question de milliardaire ou pas milliardaire.

C'est une question en permanence de regarder les gens pour ce qu'ils sont et non pas pour ce qu'ils font. De renvoyer les gens toujours à ce qu'ils ont de particulier plutôt que de regarder ce qu'on a à faire ensemble dans notre beau pays qui est la France. Cela étant, est-ce qu'il y a un effort à faire sur les super riches, sur les héritages ou ce qu'on appelle parfois les super riches ?

Quand Grahael Luxman parle de la taxation 1 % des plus gros héritages, est-ce que c'est une bonne idée ? Mais j'ai été premier ministre, j'ai été ministre à Ber, c'est moi qui ai mis en place une taxation des super profits au moment de la crise de l'inflation après le début de la guerre en Ukraine. J'ai j'ai pris des mesures en ce sens.

Donc évidemment maintenant, il y a des propositions qui sont faites. Il faut regarder si elles sont réalistes. Il faut regarder leurs conséquences.

Par exemple, 1 % des superhéritages ou des méga héritages, ça fait combien ? C'est J'ai vu que cette proposition était faite en expliquant 15 milliards disait-il. Mais 15 milliards, c'est aujourd'hui ce que rapporte l'ensemble des droits de succession à peu près.

Je crois que c'est 16 ou 17 milliards. Donc je veux dire taxer 1 %, vous allez pas doubler euh ce que vous avez aujourd'hui comme recette fiscale lié aux droits de succession. Ou alors ce que ça veut dire c'est que les droits de succession vont augmenter pour tous les Français.

Moi, je ne suis pas pour qu'on touche aux droits de succession. Je considère que vous avez des gens qui ont travaillé toute leur vie, qui ont pu en travaillant accumuler un patrimoine, qui souhaitent pouvoir le transmettre à leurs enfants. Les les grandes victoires pardon présidentielles sur un thème très social, ça a marché.

Mitteran Chiraak Chirac même he la fracture sociale 95 quand on entend Jean-Luc Mélenchon dire allez gelons la dette il faut être honnête avec lui he il dit pas faut la supprimer ouais enfin geler brûler en tout cas l'immobiliser disons bah c'est n'importe quoi. Qu'est-ce que ça veut dire ? Un ça veut dire qu'on sortirait de la zone euro.

Faut être clair hein. Évidemment qu'on peut avoir ce débat mais il faut l'avoir sur des bases claires et dire au français la réalité. Si vous dites on brûle la dette ou on gèle la dette, ça veut dire qu'on sort de la zone euro puisqu'on a pris des engagements au moment de l'entrée dans la zone euro avec la BCE notamment sur ces sujets-là d'endettement.

Donc ça veut dire on sort de l'euro. On n'est pas les seuls à pas tenir. Il les choses he les Italiens et d'autres.

Ça veut dire juste que vous ne remboursez pas et que vous brûlez, vous annulez une dette de manière totalement unilatérale. Deux, vous avez un trou immédiatement dans le bilan de la Banque de France de je crois 500 euh milliards d'euros. Et donc ça veut dire que vous devez la recapitaliser tout de suite.

Donc en fait vous allez devoir de toute façon emprunter pour rembourser ce que vous ne remboursez pas. Et trois plus aucun institutionnel ou investisseur privé n'acceptera de prêter à la France si la France commence à expliquer qu'elle ne rembourse pas ses dettes. Moi, j'ai fait des propositions très claires en ce sens pour désendetter le pays.

J'ai fixé un cap, revenir sous les 3 % en 2032 et être à l'équilibre en 2037, ça veut dire 120 milliards d'euros d'économie les 5 premières années. J'ai donné déjà des mesures. 60 % de notre dépense publique, c'est la dépense sociale.

Donc il faut que la majorité de nos économies soient faites sur les dépenses sociales. J'ai proposé la suppression de 100000 postes dans la fonction publique. J'ai proposé de supprimer un échelon de collectivité territoriale.

Regardons d'abord les économies qu'on peut faire avant de regarder ce qu'on peut taxer. Gabriel Natal, vous faites des propositions sur l'éducation. De façon générale, on est frappé.

On va faire un peu votre portrait aussi au gré de l'actualité du jour. Vous êtes un candidat progressiste, très assumé mais sur le thème d'une certaine reprise en main de l'autorité surtout à l'école. vous fixez un objectif, c'est que en quelques années, la France qui est pas si bien placé que ça dans le système PISA, dans le classement PISA remonte.

Regardez les là où d'où il faut remonterme là c'est ça va être difficile hein. Mathématiqu, on est passé du 11e au 23e rang. Science 13e ou 26e, lecture 15e ou 28e.

Comment on remonte ça ? Sans faire de la démagogie parce que ça c'est énorme. C'est là vous avez devant vous une montagne.

Ouais. Il faut un électrochoc. et un plan complet pour redresser le niveau.

Je pense que c'est possible. C'est d'abord le message que je veux passer. C'est possible parce qu'on a des enseignants d'une qualité extraordinaire, je peux vous dire, qui donnent énormément de leur temps, de leur énergie au quotidien dans des conditions qui sont extraordinairement difficiles parce que l'école de la République française a toujours été une école qui a éclairé le monde, qui a inspiré le monde.

Mais respect à eux. Mais ce résultat là, ce résultat là est mauvais. Il est mauvais pour tous.

Le niveau s'est effondré ces dernières décennies. Un élève de 4e aujourd'hui a le niveau d'un élève de 5e d'il y a 30 ans. Ça veut dire qu'on a perdu 1 an de niveau et vous avez aujourd'hui près d'un tiers des élèves qui rentrent en 6e qui ne savent pas lire, écrire ou compter convenablement.

C'est ça la situation dans C'est ça la situation dans laquelle on est parce que je pense que depuis assez longtemps finalement on a rompuigence pour nos élèves, pour notre institution de l'éducation nationale avec laquelle je veux renouer. C'est très grave pardon. la France de Jules Ferry des institutions de République des USA et cetera il y avait tout ce discours la République on dit la République avec des très molo dans la voie et là c'est pas la République c'est un très grave moi j'ai fait ce constat quand je suis arrivé au ministère de l'éducation nationale.

Ce qui est très grave c'est que vous avez aujourd'hui beaucoup de Français notamment beaucoup de français de la classe moyenne qui se disent "Si je veux que mes enfants réussissent plus tard il faut que je les mette à l'école privée et qui se saignent avec le salaire qui est le leur qui se saignent pour pouvoir mettre leurs enfants dans le dans le dans le privé". Alors c'était le contraire d'agerre jadis c'était souvent le contraire. Les boîtes à bac étaient fait plutôt privé, c'était plutôt ex et donc moi je mette fin à ce ce doute français sur l'école de la République.

Qu'est-ce que je propose ? D'abord de donner à l'école les moyens politiques et financiers d'accomplir sa mission. Qu'est-ce qui s'est passé ces dernières années notamment depuis 2022 ?

Une absence totale de ligne. Il y a eu sep ministres de l'éducation nationale depuis 2022. J'en fais partie.

Et c'est pas tant le nombre le problème, enfin c'est un problème le nombre mais on est passé de Jean-Michel Blanquer Papend H moi-même Ellisabeth Borne avec des lignes différentes. Il y a eu une ambition mais il y a pas eu de ligne. Je souhaite que si les Français me font confiance et que je deviens président de de la République, le ministre de l'éducation nationale soit numéro 2 du gouvernement et soit le même titulaire du poste pendant 5 ans.

C'est très important. C'est pardon vous l'insvez dans la constitution. Vous faites quoi pour comment est-ce qu'on prend l'engagement qu' restera qu'il restera 5 ans dans ses fonctions.

C'est très important d'avoir cette constance et ce cap et cette clarté pour nos enseignants, pour les parents d'élèves et pour le système éducatif. Pardon sans vous je pas ironiser mais ça fait un peu de truc entre ce qu'on voit là qui est un désastre pardon c'est un désastre culturel de choses. J'ai beaucoup de mesures que je vais vous présenter dans un instant.

Darius Rochbin 2, je veux qu'il y ait une loi de programmation pour l'école de la République sur 5 ans aussi où on est très clair sur les moyens qu'on va affecter à l'école dans les années qui viennent. Il faut affecter plus de moyens. C'est une réalité.

Vous regardez depuis 30 ans par rapport à la richesse nationale, les dépenses de retraite ont augmenté de 20 %. Les dépenses d'éducation et de recherche ont baissé de 15 %. On sacrifie l'avenir au présent.

Où est-ce que vous prenez l'argent ? Il va y avoir dans les années qui viennent près d'un million plus d'un million d'élèves en moins dans l'éducation nationale. 1 million d'élèves en moins.

Et vous avez face à ça beaucoup de gens, des technocrates, certains candidats qui disent bah ça va être un moyen de faire des économies. Il y a moins d'élèves, donc il y aura moins de classe, il y aura moins d'enseignants, il y aura moins de moyens. Donc moins d'élèves par classe.

Moi je dis moins d'élèves par classe. Je veux que à l'école primaire, il y ait moins de 20 élèves par classe en moyenne et que ça puisse être le cas partout en France, qu'on puisse revaloriser les enseignants financièrement parce que la réalité c'est que il y a une paupérisation et une smicardisation du métier d'enseignant. J'étais ministre.

Ça veut dire quoi ? Quel effort ? Allez, soyez très concret.

Il y a beaucoup d'enseignants. Il y a quoi ? 5 millions de personnes au total dans l'éducation nationale.

Oui, 1 million pardon. 1 million ça fait du monde he 1 million d'enseignant il vous écoutent là c'est quoi la revalorisation j'ai été ministre de l'éducation nationale et je suis celui qui a appliqué la plus forte revalorisation salariale depuis 30 ans. Ils ont été augmentés à l'époque c'était pour la base 100 € net par mois pour tout le monde et vous aviez pour les débuts de carrière davantage.

Et votre promesse là c'est quoi ? Je veux que tous les enseignants puissent avoir au moins 200 € net par mois de plus. Et pour les milieux de carrière qui sont ceux qui sont laisés aujourd'hui par le système, qui sont le plus en retrait par rapport à la moyenne des pays de l'OCDE, je veux que ça puisse monter jusqu'à 500 € net euh par mois.

Gabriel Atal, le le mal est quand même très profond. On va on va avancer mais j'aimerais qu'on voit encore ce ce graphi qui est vraiment très très impressionnant, c'est l'orthographe. Et ça parlera à toutes les personnes qui nous écoutent parce que on se rappelle il y a des générations où l'orthographe était une chose et heureusement sacrée et là on voit la répartition du nombre d'erreurs.

C'est intéressant. On dit erreur, faute. Vous dites erreur ou faute vous ?

Les deux les deux fautees disons. Faute obtenue à la dicté. On est passé de 26 % on parle de 15 erreurs de 15 erreurs pour une dictée moyenne 15 ou plus. 26 % en 87 donc c'était un élève sur sur 4 et on est passé à 63 %.

En réalité, c'est un autre monde. Je vous donne même un exemple. Le mot aussitôt et on parle d'élèves de CM2, donc ils ont 10 ans, 11 ans.

Le mot aussitôt, il y a seulement en 87, 76 % des élèves l'écrivaient correctement. En 2021, seulement 52 %. Il y a un élève sur de 10 ans qui ne sait pas écrire aussitôt.

Même pas. Ouais. Quand j'étais ministre de l'éducation nationale, j'ai fait un constat.

On a aujourd'hui des élèves qui démarrent avec de très grandes carences notamment en lecture, en écriture et en calcul et qui ensuite glisse de classe en classe sans qu'à aucun moment on se demande s'ils ont le niveau pour passer dans la classe supérieure et qui finissent toujours par se fracasser sur le mur de l'échec scolaire. Qu'est-ce que j'ai pris comme décision à l'époque où j'étais ministre de l'éducation nationale ? J'ai rétabli le redoublement.

Vous savez qu'il avait été supprimé à l'époque de François Hollande plus exactement. On avait dit que le dernier mot pour décider du redoublement n'était plus pour l'équipe pédagogique mais pour les parents. Évidemment, les parents dans la quasi-totalité des cas disaient "Non, je ne veux pas que mon enfant redouble.

J'ai changé la règle. Maintenant, c'est l'enseignant, l'équipe pédagogique qui décide si un enfant doit redoubler ou pas." Est-ce qu'on est allé trop loin dans le système école des fans ?

Pardon, quand on voit le bac où aujourd'hui, on sait bien, on nous dit c'est ça n'est qu'à la fin. Est-ce que oui ou non, il faut que le bac redevienne plus sélectif ? l'épreuve du bac, il faut que tous les examens nationaux soient plus exigeants.

Je je vais venir dans un instant, mais je veux terminer ce que je disais à l'instant. Il faut donc qu'on soit plus exigeant et on ne peut pas accepter qu'il y ait des enfants qui glissent de classe en classe sans avoir le niveau parce que ça finit toujours en échec scolaire. Donc 1, il faut qu'il y ait davantage de redoublement notamment en CP qui est une classe totalement charnière. de dans mes propositions, je propose de rétablir le certificat d'étude.

Vous savez qui a existé pendant très longtemps euh dans notre pays, c'est-à-dire à l'entrée en 6e, on établit si un enfant a le niveau pour arriver au collège ou pas. Si c'est le cas, il passe au collège. Si c'est pas le cas, je propose qu'il ait une classe passerelle.

Une année, on va le préparer à rentrer au collège pour lui donner toutes les chances. Le bac de le brevet parce qu'avant le bac, il y a un autre examen qui est le brevet. Je propose que maintenant le brevet soit nécessaire pour pouvoir rentrer au lycée.

Un élève qui n'a pas son brevet doit pas pouvoir rentrer au lycée immédiatement. Il faut le préparer à entrer au lycée. C'est une décision que j'avais prise quand j'étais ministre de l'éducation nationale.

Malheureusement, ma successeur est revenue dessus à annuler cette mesure. C'est ça explique le changement de ligne que j'évoqué tout à l'heure. Et pour le bac, c'est pareil.

Quand j'étais quand je suis arrivé rue de Grenelle, j'ai découvert quelque chose, le correctif académique. Est-ce que vous savez ce que c'est ? Ben, on m'a expliqué en fait que pour atteindre un taux de réussite donné au brevet ou au bac, on appliquait ce qu'on appelle un correctif académique, c'est qu'on gonflait artificiellement les notes de dizaines de milliers voire centaines de milliers d'élèves dans certaines académies pour atteindre ce niveau de réussite.

Un trucage bien sûr parce que c'était mentir aux familles et aux élèves sur la réalité du niveau. C'est fou. Et donc j'ai dit à l'époque que je mettais fin au correctif académique mais qui a pris une décision aussi délirante ?

Ça faisait un moment que c'était euh nécessirement moi je suis pas là pour pointer du doigt ministre d'Ozo qui a eu cette idé je suis pas là pour pointer du doigt Darius Rogemin. Ce que j'ai dit en tout cas c'est qu'on mettait fin à ce correctif académique et j'avais dit que j'ambitionnais d'être le ministre de l'éducation nationale qui aurait le taux de réussite au brevet le plus faible depuis très longtemps. Et qu'est-ce qui s'est passé au dernier brevet ?

Le taux de réussite a très fortement baissé. Pourquoi ? parce qu'il s'est rapproché de la réalité du niveau des élab tout ça est très très louable mais enfin à l'arrivée ce sont pas un peu des machins l'histoire des des uniformes vous aviez lancé l'idée vous avez lancer les mêm mais moi je vous dis peux vous parler encore de ce que je veux faire sur l'apprentissage de la lecture en maternelle je peux vous parler de ce que je veux faire sur le vous aviez proposé on avait montré ici même les les prototypes les premiers essais en réalité quand on va on voit en France dans la rue il y a pas beaucoup d'élèves aujourd'hui qui sont uniformes ça reste extrêmement marginal tout ça sa bien tous les ministres ont de bonnes idées et puis après quelques mois ça s'en lis Mais qu'est-ce qui l'uniforme ?

C'est un débat permanent en France depuis très longtemps. Est-ce qu'il faut mettre un uniforme ou pas ? H j'ai dit à l'époque où je suis arrivé à rue de Grenelle, je veux qu'on puisse avancer dans ce débat un moment ménard le fait he un baé.

Bon, je je dis bien j'ai dit on va trancher ce débat. Pour le trancher, il faut l'expérimenter. Et donc j'ai dit on va proposer à quelques centaines de communes d'expérimenter le port de l'uniforme dans leurs écoles et le ministère va les accompagner.

Ça a été le cas à Béier, vous citiziez Robert Ménard à de à Denin dans d'autres communes. Moi, j'ai salué les communes qui s'engageaient sur l'uniforme et j'ai dit on l'expériment 2 ans, on regarde si ça a un impact en terme d'élévation du niveau, d'amélioration du climat scolaire et si c'est le cas, on pourra se dire qu'il faut le généraliser. Est-ce que vous assumez de dire d'une certaine manière c'était mieux avant ?

Attendez, on va pas faire non mais pour terminer sur l'uniforme pour expliquer aux français puisque vous disiez il y a pas d'uniforme partout et cetera. Mais qu'est-ce qui s'est passé ? J'ai quitté mes fonctions ensuite de premier ministre parce qu'il y a eu la dissolution et les gouvernements qui se sont succédés ensuite, qu'est-ce qu'ils ont fait ?

Ils ont retiré les budgets de l'expérimentation de l'uniforme. Donc c'est sûr qu'on n'a pas pu mener l'expérimentation à son terme puisque là on est vraiment dans le mal français le plus euh enfin le le plus symptomatique. Vous avez un état qui dit pendant 2 ans on expérimente une mesure et au bout d'un anpression des budgets liés à cette expérimentation.

Vous êtes un conservateur pas du tout dans ce domaine tout. Vous dites quand même en substance était mieux avant mais pas du tout ce que je dis c'est que le monde change les défis changent et le certificat d'études rien qu'en entendant ça certains ça rappelle certains films qui sont presque noir et blanc vous parliez des usars noirs de la République vous parliez évidemment que le certificat d'étude qui l'a généralisé à l'époque Jules Ferry bah je je suis fier moi de m'inspirer aussi de cet héritage là mais de la même manière dans mon plan pour l'éducation dont on parle pas suffisamment dans cette émission on va continuer à en parler on va parler de tout je propose de se saisir de l'intelligence artificielle ça c'est sûr que c'est pas rétrograde c'est pas conservateur C'est plutôt progressiste parce que je considère que l'intelligence artificielle c'est le grand défi pour nos sociétés et pour l'école. Avant d'aller sur une il faut au moins maîtriser l'orthographe.

Le pauvre gosse qui a qui a un niveau d'orthographe pareil bonne chance pour aller sur je veux qu'on démarre l'apprentissage de la lecture dès la maternelle. Ça n'est pas le cas aujourd'hui, c'est le cas dans quelques endroits et je veux qu'on le systématise parce que ça permettra d'aller plus vite. C'est pour ça que je souhaite qu'il y ait du redoublement quand des enfants, des élèves n'ont pas le niveau pour passer dans la classe supérieure.

Qu'on établisse avec le certificat d'étude à l'entrée en 6e s'ils ont le niveau ou pas pour rentrer au collège, qu'on mette en place des groupes de niveaux en français et en mathématiques au collège pour que les élèves les plus en difficulté puissent progresser. que je propose de fermer sans collège qui sont des gheta scolaires dans lesquels on concentre les problèmes de niveau, la misère qu'on les ferme pour répartir les élèves dans d'autres collèges et avoir de la mixité sociale qui permettra à tout le monde de progresser. J'ai plein de propositions.

Monsieur le premier ministre, vous dites "Je ne suis pas un conservateur et en effet en tout cas c'est pas l'image principale que vous avez. Vous êtes le candidat progressiste, je pense qu'on peut dire ça. Vous apparaissez comme le candidat progressiste et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle vous êtes la bête noire des conservateurs, notamment des conservateurs russes.

Ça a été l'actualité de cet été, hein. Le fait que les les Russes Poutine, le régime Poutine vous considère vous en particulier, vous n'êtes pas le seul hein, comme une tête de turc. En tout cas, c'est ce qui a été annoncé.

On a beaucoup parlé des ingérences russes contre vous. Vous savez qu'il y a deux réactions dans l'opinion hein. Ceux qui disent c'est vrai, c'est dangereux et ceux qui disent à tal un peu à tal Philippe hein ont un peu survendu ça, se sont fait mousser.

Qu'est-ce que vous avez vu réellement vous ? J'ai vu ce que le secrétariat général à la défense et à la sécurité nationale nous a communiqué parce que Viginum qui est un organisme placé auprès du Premier ministre nous a communiqué. C'est-à-dire des ingérences, des attaques par les réseaux sociaux organisés par la Russie, en tout cas venant de Russie. avec de fausses informations qui sont relayées de fausses unes de presse qui expliquent que j'auraiis la maladie de Parkinson, que je me drogueraai, que qui instrumentalise de façon ignoble la mort de mon père.

Voilà, tout ça c'est une réalité aujourd'hui qu'on voit sur les réseaux sociaux. Ça a été établi par des services compétents. Moi je pense que c'est important de le dénoncer parce que il faut aussi expliquer ce qui est en train de se jouer.

Vous comprenez l'incompréhension, pardon. Tout ça évidemment est odieux mais bon des oosau des gens qui ont mal digéré et cetera, dieu sait sur les réseaux il y en a beaucoup beaucoup visibles. Or là ce sont des choses que presque personne n'ont vu.

On est d'accord he ces comptes là et on nous dit c'est les Russes c'est les Russes regardez la patrie est en danger. Sais ce que je sais c'est qu'on a vu dans d'autres élections en Europe que des ingérences ou des phénomènes de cet ordre avaient eu un impact sur des élections. On a vu au moment du Brexit par exemple que dans les heures qui ont précédé le Brexit, dans les jours qui ont précédé le Brexit, il y a eu des ingérences avec des centaines de milliers de faux comptes sur les réseaux sociaux qui relayaient des fausses informations qui ont un impact sur le scrutin.

On l'a vu dans d'autres pays à l'est de l'Europe. Donc certains vous diront chacun a fait sa propagande Obama. Obama même est venu faire la propagande du Brexit par exemple en Angleterre.

Mais ça n'a ça n'a rien à voir. Dariusquez bien vous ayez une prise d'opposition d'un responsable politique c'est une inérence. Oui, l'ancien président américain ou président de l'exercice parfois par Non non, là on parle de fausses informations relayées de manière automatisée sur les réseaux sociaux pour fausser le débat pour relayer de fausses informations et des attaques fausses sur des candidats pour que ça ait un impact sur l'élection pour voler l'élection.

Pourquoi vous en veulent-ils à ce point-là d'après vous ? Je je je fais partie des candidats euh qui de manière très claire et constante depuis le début de la guerre en Ukraine ont affirmé et réaffirmé leur soutien inébranlable à l'Ukraine qui fait face à l'agression euh et à la guerre que lui mène la Russie. Je me suis rendu à quatre reprises ces deux dernières années euh en Ukraine sur le terrain.

Évidemment que ça joue probablement. Il y a une obsession chez eux sur le fait que vous soyez homosexuel. Alors je sais pas ce que ça dit de certains dirigeants russes.

Vous avez vu, c'est notamment chez Medvedev quelques ans hein dans les propos rapporté. dès ma nomination à Maton, il y avait eu des attaques sur ce sujetl. Oui.

Qu'est-ce que ça révèle d'eux d'après vous ? Vous savez là, moi je enfin euh tout est dit. Je veux dire, je pense que les Français qui nous écoutent, voilà, nous c'est pas ça la France, on n'est pas comme ça.

Encore une fois, je pense qu'une majorité de Français ne regarde pas les autres pour ceux qu'ils sont, mais pour ce qu'ils font et et sont résolument contre toute homophobie, tout racisme et toute discrimination. Est-ce que ça doit amener selon vous puisque c'est beaucoup ça se fait beaucoup sur X sur Twitter à une interdiction de Twitter en France ? Marine Tondelier était notre invité il y a 2 jours ici même.

Elle disait "En France interdisons Twitter". Qu'en pensez-vous ? Non, enfin moi je pense qu'il faut la transparence sur les algorithmes.

Ils le font maintenant. Ils le font et il faut ensuite qu'il y ait des chercheurs qui sont en capacité d'établir si les algorithmes sont orientés ou pas. Il y a des travaux qui sont en cours, c'est extraordinairement complexe, techniques, qui sont chargés d'établir.

Si on voit qu'il y a une orientation qui est faite, faudra penser à prendre des mesures, mais d'abord pour pousser les réseaux sociaux euh à sortir de cette de cette ligneelà de cette politique là. Donc est-ce qu'il y a pas une petite tentation de censure chez vous ? Quand même, on rappelait notamment avec Marie, je dis pas que je prends surveillez surveillez surveillez enfin cette volonté de surveillance, le mot surveillance parfois sonne un peu de façon particulière. rappelez hein, la grande presse, grand public, honorable et cetera a défendu tellement de conneries épouvantables sur euh la nonxistence du Goulag, sur Mao qui avait pas commis des crimes, d'ailleurs aussi des idées de droite hein, quand la presse de droite disait Mandela est un terroriste et cetera.

En réalité les fake news, elles ont pas attendu les réseaux sociaux s'ensit pas pour autant la press. Bien sûr. Mais les réseaux sociaux donnent aujourd'hui la possibilité de les relayer de manière massive auprès d'énormément. aussi quand le Figaro d'un côté ou l'humanité de l'autre publier des orreurs fausses on les censur pas.

Et aujourd'hui vous avez des orientation qui peuvent être prises pour fausser des résultats des des scrutins électoraux. Mais moi je suis pas là à vous dire que je veux interdire. J'ai porté une une proposition que je continue à défendre qui est d'encadrer les réseaux sociaux en les interdisant au moins de 15 ans parce que je considère que indépendamment de ces questions de désinformation, en matière de harcèlement, en matière d'estime de soi, en matière de santé mentale, de santé tout court, ça a un impact terrible pour nos jeunes et donc je défends l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans.

Pour le reste, je pense qu'il faut tout simplement que les plateformes rendent publiques leurs algorithmes, que des chercheurs puissent établir si oui ou non il y a une orientation qui est donnée à travers les algorithmes et qui puisse y avoir des mesures qui soient le fait d'être progressiste, est-ce que ça peut être un atout ? Là, on a vu évidemment que les conservateurs vous cherchent sur le thème il est homosexuel, il se drogue ou je ne sais quoi. Oui, je vous après le fait que j'ai par que j'aurais Parkinson que je me drogueraai, que mon père m'aurait légué un empire mafieux, ça fait partie typiquement des attaques.

Mais d'ailleurs, il y a pas que des ingérences russes, hein. Vous avez Je suis un des candidats sérieux dans cette élection présidentielle incontestablement. Je suis attaqué matin, midi et soir, notamment par l'extrême gauche et par l'extrême droite sur les réseaux sociaux.

Je vous pose la question banale qui existe dans les campagnes électorales américaines. Clinton, rappelez-vous, il avait répondu "J'ai peut-être avalé inallé mais j'ai rien je sais pas quoi sur la Est-ce que vous avez déjà consommé de la drogue ?" Non.

Darius Rogbain, encore une fois, je vois bien ce que cherchent à faire les personnes qui relayent ces fausses informations sur les réseaux sociaux. Euh on l'a vu d'ailleurs sur le président de la République, sur le chancelier allemand MER, vous vous souvenez il y a 1 an avec euh le petit dans le temps. Je veux dire, je fais face à ces attaques comme on fait face à ces attaques des leaders français européens.

C'est pas nouveau. Est-ce que ça m'empêche de dormir ? La réponse est non.

Avouez que c'est devenu un thème par le cornu lui-même qui a ça parut un peu étrange quand le premier ministre de la France a dit est-ce que ça renforce ma détermination à agir ? La réponse est oui parce que moi je veux pas qu'on puisse avoir encore une fois une France livrée à des algorithmes et de la désinformation qui raconte n'importe quoi. Comment est-ce que vous avez compris cette chose ?

C'est vrai que ça paraît un peu bizarre. J'imagine mal mesmer ou des premier ministres du passé qui disent "On va tester voir si les ministres du gouvernement se sont drés vous". Monsieur Michel Debré qui aurait dit autour de la table est-ce que quelqu'un ici a pris de c'est le choix du premier ministre qui a fait ce choix-là mais parce qu'il a considéré qu'il fallait le faire.

Moi, j'ai pas j'ai pas à dire c'est un mal à ce pointl répandu mais vous en avez dans toute la société, vous le savez très bien. Oui, mais oui, ministre a priori ou vous pouvez avoir dans tout type d'endroits dans la société des personnes qui sont droguées ou qui consomment de la drogue et il faut les pourchasser et il faut agir dans toutes les sphères de la société. Il faut aussi agir en prévention.

Vous savez que c'est un sujet qui vous auriez accepté de vous y sommettre vous si vous avez été ministre autour de la table. Évidemment, aucun problème pour le faire. Et vous savez que moi j'ai un sujet un rapport euh très émotionnel par rapport à ce sujet-là. parce que ça a pourri mon enfance et ça a probablement contribué à la mort de mon père.

Donc évidemment que sur ces sujets-là, je suis intraitable. Évidemment que quand vous avez de de fausses informations, des attaques qui sont relayées sur ce sujet-là qui me vise, ça me touche, est-ce que ça m'empêche de dormir ? Non.

Est-ce que ça renforce ma détermination à agir ? Oui, parce que je veux pas que les Français puissent être soumis à un tel flot de désinformation. Monsieur le Premier ministre, on parlait de l'image progressiste.

Rappelez-vous par quand pour la première fois il y a eu le maire homosexuel de Berlin, vous êtes paxé, n'est-ce pas ? Toujours avec Stéphane Séjourné. Je suis en couple, en couple avec Stéphan Séjourné qui est commissaire européen.

Si vous étiez président de la République, de fait, il serait, comment on dit ? Premier gentleman comme je crois que c'est le premier ministre du Luxembourg, non ? Qui a c'est l'ancien ou l'actuel ?

Probablement. Oui, vous me l'apprenez. Vous savez, on a toujours euh séparé nos parcours.

Vous êtes public tous les deux, donc de fait il serait premier gentleman en France. On est deux personnalités publiques mais vous aurez remarqué qu'on ne s'affiche pas publiquement ensemble. En tout cas, on se met pas ensemble en en scène en tant que couple.

Donc voilà, je pense que chacun suit sa trajectoire de son côté. Vous seriez ensemble à l'Élysée ? Enfin, évidemment, on vit ensemble mais ensuite encore une fois, on a chacun nos parcours, nos trajectoires sans sans avoir vocation, je pense, à changer ça.

Vous avez plaidé pour non pas pour l'autoriser d'autorité mais pour d'y ouvrir le débat sur la PMA éthique, n'est-ce pas ? Vous maintenez cette proposition ? Alors la PMA était autorisée parler de la de la GPA.

Moi, j'ai tout simplement dit c'est un peu la même chose qu'il y a un débat permanent sur ce sujet-là en France. Est-ce que vous le souhaitez ? Non, moi ce que j'ai dit c'est que je souhaitais qu'on puisse avoir ce débat et donc j'ai chargé à l'époque dans notre partie un petit groupe de travail d'auditionner des personnes pour faire des propositions.

Ça veut pas dire que je le propose dans mon programme, ça veut pas dire que c'est dans mon projet mais je ne vois pas pourquoi on devrait en France s'interdire un certain nombre de débats. Bruno Rotaillot dit c'est instrumentaliser le corps des femmes. C'est faire d'une marchandise même si ça n'est pas payé dit-il hein.

Ça n'est jamais tout à fait de gaié de cœur si une femme porte un enfant pendant 9 mois et s'en sépare. Mais en disant cela, il participe à ce débat et je pense que c'est bien qu'il a ce débat parce que ça existe. Vous avez des Français chaque année et vous savez qu'une majorité d'entre eux ne sont pas des couples homosexuels, ils sont des couples hétérosexuels qui ont recours à la gestation pour autrui à l'étranger.

Et donc qu'on puisse débattre de ce sujet-là sans pour autant dire bah on va le faire. Je pense que c'est ça Gabriel Natal, l'été a été marqué par ce qui s'est passé à Seouta, la pression migratoire et aussi, c'est vrai, les exploitations politiques qui ont eu lieu. Euh sur notre plateau l'autre jour, Thierry Breton ses chiffres très impressionnants, cette étude euh qui a été menée dans plusieurs pays qui montrent par exemple que 64 % des jeunes marocains viendraient en Europe, en France notamment, si les frontières étaient ouvertes.

Si vous étiez président de la République, est-ce que feriez-vous ? Il y a deux Europes en ce moment. Il y a celle de d'Emmanuel Macron et il y a celle de la social-démocrate Frédéricon et madame Mélony qui veulent créer des hubs de renvoi.

C'est une mesure extrêmement sévère. Président de la République dit ce n'est pas ça l'Europe et toute son avis. Je crois pas qu'on puisse résumer le sujet de l'immigration à ce sujet des non mais il y a beaucoup de convergence sur beaucoup d'autres sujets notamment avec Mux Frédéric Sen et d'ailleurs c'est intéressant dans ce que vous dites puisque dans dans cet axe que vous évoquez il y a à la fois une personne qui vient de l'extrême droite madame Mélonie et une personne qui vient des socio-démocrates MEux Frédéric sont elles sont d'accord pour durcir les mesures même parfois contre certaines normes européennes passé qui montre bien Darius Rochebin par rapport à un débat qu'on avait au début de cette émission ça confirme à mon sens ce que je dis sur le fait que le clivage gauche droite est aujourd'hui entretenu artifici artificiellement sur un certain nombre de sujets et notamment sur le sujet de l'immigration qui a beaucoup de convergence en tout cas chez les Français et probablement chez les responsables politiques sur ces sujets-là.

Maintenant qu'est-ce que je propose pour l'immigration ? Pas répondu. Est-ce que là parce que les hubes de renvoi c'est une mesure considérable juste qu'on soit bien précis c'est l'idée qu'on va envoyer dans un hub en dehors de l'Union européenne les migrants euh les illégaux et là ils sont enfermés en réalité.

Donc c'est une mesure lourde hein, c'est certains disent un peu inhumaine. Chacun est juge de de ça mais Emmanuel Macron dit ce n'est pas notre Europe et madame Mélonie et madame Fréen dit oui il faut le faire. Votre avis à vous.

J'avais participé à votre émission ici avant l'été. Vous m'aviez posé la question et donc je vais vous refaire si je vous avais répondu. Je vais vous faire la même réponse.

Alors je considère que sur ce sujet-là ça a été testé par certains pays échec notamment le Royaume-Uni avec le Rwanda. L'Italie a eu des projets aussi avec l'Albanie. prononcer.

Attendez, je vais je vous explique. Ça coûte très cher plusieurs centaines de milliers d'euros par migrant. Des centaines de milliers de de d'illégaux dans dans les pays, ça c'est pas c'est un gros problème aussi.

Bien sûr que c'est un problème mais je vais y venir. Mais moi je cherche qui est efficace et de bah ça marche pas. Lef ne marche pas.

Je crois que c'est 10 ou 15 % d'exécution. Et de ça nous placerait en situation de dépendance avec des pays dans lesquels on installerait ses camps et qui pourrai dire à un moment donné vous acceptez pas de faire ça sur tel sujet. Ben, on va rouvrir les vannes et on va vous menacer l'Europe de rouvrir les camps avec des personnes qui peuvent revenir chez vous.

Ils le font déjà et les Turcs font ça. Pays du Maghreb. Est-ce que vous avez envie qu'il y ait plus de pays qui le fassent avec la France, avec l'Europe ?

Pas moi. Donc moi, je cherche qui est efficace. Est-ce qu'il faut durcir les règles ?

La réponse est oui. J'ai fait des propositions il y a 1 an sur ce sujet-là. Je propose qu'on change la Constitution française pour être plus efficace sur la question migratoire, qu'on y fixe une préférence travail, qu'on réduise l'immigration familiale étudiante au profit de l'immigration de travail queil y ait tous les 2 ans des quotas qui soient votés par le parlement sur la base de proposition des partenaires sociaux, des quotas limitatifs, des quotas par métier et par origine géographique et par nationalité et qu'on puisse faire respecter ces quotas avec l'importation du système à point canadien pour pouvoir venir travailler en France.

C'est ça mais ma ligne et mes propositions. Et sur l'Europe, je pense qu'on doit aussi durcir nos règles, notamment sur euh euh Schengen qui est une meilleure coordination pour que un pays membre de l'espace Schengen ne puisse pas de manière unilatérale, sans qu'il y ait un minimum de coordination avec les autres et parce que ça peut les impacter, régulariser massivement euh des personnes étrangères. J'aimerais vous entendre sur l'actualité internationale, elle est très importante ce soir.

On va y revenir plus tard dans dans l'émission. Visite du patron de la CIA à Moscou. la crainte que la Russie se hasarde contre l'OTAN.

Oui ou non ? J'aimerais votre avis général sur ce qui est en train de se passer sur ce plateau. D'ailleurs, les avis sont souvent divers.

Oui ou non ? Est-ce qu'aujourd'hui nous sommes les mots ont un sens en guerre contre la Russie ? La Russie nous attaque.

Elle nous attaque via le cyber. On en parlait tout à l'heure, pas seulement sur les questions de désinformation, mais aussi sur des attaques cyber qui peuvent exister contre des infrastructures. Elle nous attaque par de la désinformation et de la manipulation contre nos intérêts en Afrique par exemple.

Mais on n'est pas en guerre avec la Russie. On soutient les Ukrainiens dans leur résistance face à la guerre que leur mène la Russie. Soyez précis, pour vous c'est un point important.

Il faut maintenir cette ligne de partage que nous n'entrions pas en guerre avec la Russie. Bien sûr, puisque nous ne sommes pas en guerre avec la Russie. Nous sommes attaqués par la Russie. via ce que je viens de vous évoquer et on est en soutien de l'Ukraine qui est attaquée par la Russie.

Est-ce que ça veut dire que si les Ukrainiens veulent utiliser des armes françaises ou franco-anglaise ou franco-italienne pour frapper à l'intérieur de la Fédération de Russie très en profondeur, il faut dire non. Bah bien sûr que non. Il faut pas dire non.

On livre à l'Ukraine des missiles longues portées qui leur permettent de frapper en profondeur du territoire mais pas de manière offensive tout simplement pour se défendre. C'est ça aujourd'hui qui se passe. Ils sont attaqués.

Le la défense, il y a de l'offensive dans la défense. C'est mêlé quand on quand il faut détruire quand il quand on est un ennemi, ben on frappe large. On est d'accord mais vous conviendrez avec moi qu'il y a un moyen extrêmement simple de mettre fin à cette guerre, c'est que la Russie arrête de tirer sur l'Ukraine.

Voilà donc je à partir de là c'est de la défense. Donc moi j'ai trouve qu'elle est pas disposé à le faire. Moi, j'ai soutenu et je continuerai à soutenir l'équipement euh des Ukrainiens d'armes qui leur permettent de se défendre, y compris pour tirer en profondeur euh sur le territoire russe.

Question extrêmement concrète. Est-ce que oui ou non il faut que des avions français, que des moyens français maintenant dirigés par la France, je dis bien dirigés par la France, entrent dans le ciel ukrainien pour le défendre. On voit tous les jours et de plus en plus Odessa bombardé, Kief bombardé.

Si vous êtes président de la République, est-ce que vous ferez en sorte par exle que des rafales français ou que des armes françaises entrent en action pour contrer ça ? J'étais en Ukraine, je vous l'ai dit il y a quelques mois pour la 4e fois depuis 2 ans. Ce qui est certain aujourd'hui, c'est que les attaques russes ont évolué dans leur nature.

Il ciblent des civils. D'ailleurs, malheureusement, vous en parlez régulièrement ici avec le triste bilan de ces attaques. Il cible des infrastructures énergétiques, des centrales énergétiques.

Faites un peu le Jésus là, vous répondez pas tout ça, on le sait. Pardon Gabri Natal, oui ou non. Est-ce que vous enverriz ?

Je suis désolé mais vous allez devoir accepter que je fasse des réponses de plus de trois phrases parce que je considère que c'est des sujets suffisamment graves. Vous avez entièement raison. Mais le ce qui est grave c'est et beaucoup d'Ukrainiens le disent c'est tout ce que vous dites c'est on rappelle on a du cœur et ce très bien par j'explique à ceux qui nous regarden pas des rafales français pour défendre de fait fermer le ciel de l'Ukraine.

J'explique aux téléspectateurs et à ceux qui nous regardent ce qui se passe. Donc vous avez aujourd'hui des frappes sur des infrastructures énergétiques et ça peut nous concerner parce que si demain vous avez l'explosion d'une centrale nucléaire, le nuage de Ternobyl s'est pas arrêté aux frontières à l'époque. Donc ça concernera aussi l'Europe et les Français.

Et à ce moment-là, certains qui aujourd'hui disent il faut pas soutenir les Ukrainiens pour les aider à se défendre nous diront "Comment est-ce que vous avez pu laisser une centrale nucléaire attaquer avec l'impact que ça a pour notre sécurité et notre santé sans donner aux Ukrainiens les moyens de se défendre ?" J'ai été premier ministre responsable de la défense nationale. À l'époque, ça m'a donné accès à un certain nombre d'informations classifiées.

Je ne suis plus habilité aujourd'hui sur ces sujets-là. C'est difficile pour moi de vous faire une réponse définitive sur ce sujet. Par ailleurs, j'espère que d'ici à l'élection présidentielle peut-être que la situation aura évolué et que les Ukrainiens auront été en mesure de forcer la Russie à arrêter de lui tirer dessus.

Je me prononcerai sur ce sujet-là. Attendez, attendez là, vous commencez la réponse très nette et puis après ça part un petit peu oui ou non. Est-ce que la fermeture du ciel ukrainien, ils appellent ça la fermeture du ciel ?

Ils le demandent depuis le début les Ukrainiens. Est-ce que vous y êtes favorable ? demande pas depuis le début à ce qu'il y ait des soldats français ou des soldats la nof zone je parle pas de ça la no fly zone le fait que la la France activement défende le ciel ukrainien ce que je vous dis c'est qu'on ne peut pas l'exclure et ce que je vous dis c'est que c'est pas une réponse à laissez-moi vous mouillez pas non ce que je vous dis c'est qu'on ne peut pas l'exclure.

Je n'ai plus je ne suis plus premier ministre, je ne dispose pas de toutes les information. Candidat. Attendez, vous êtes candidat président, vous seriez chef des armées.

Je peux aller au bout de ma phrase Darius Rangemin. Je ne dispose pas de toutes les informations aujourd'hui classifiées qui permettent de savoir si oui ou non on est en situation de le faire, on est capable de le faire sans entrer dans une escalade de je pense que ces sujets-là ne peuvent s'envisager qu'en coordination notamment européenne. Il a la coalition des volontaires qui a été mise en place par le président de la République.

Donc c'est ça la réponse que je vous fais. Elle peut ne pas vous plaire mais c'est ma réponse. Gabriel Atal, j'aimerais vous entendre encore sur la campagne telle que vous l'avez.

Vous avez été très actif cet été, certains l'ont été moins. Vous avez remarqué ? Oui, j'ai fait le choix de faire campagne tout au long de l'été, d'aller à la rencontre des Français.

Mais je le fais pas que pendant l'été, je continue. Je serai demain en Mayenne, dimanche à la foire de Chalon, la semaine prochaine à la braderie de Lille. Vous savez que certains ont ironisé sur votre côté un peu chique c'est vrai que quand on vous voit la caricature hein c'est plutôt école école asacienne 6e 7e arrondissement et on vous a vu beaucoup bah sans doute on l'a vu on m'a même à jambon fromage mais à l'époque où j'étais membre du gouvernement premier ministre et que je me déplaçais déjà beaucoup partout en France déjà on considérait que je me déplaçais trop donc je dire je me suis habitué à cette critique.

Je pense que l'important c'est toujours d'être apporté des Français d'être apporté parfois d'engueulade, de colère. On va voir un exemple le risque parce que entre le ridicule et sublime, n'y a qu'un pas disait tanton. C'est vrai qu'il faut prendre le risque parfois d'être ridicule ou d'être bon et cetera.

Vous prenez toujours un risque quand vous allez vous exposer aux français, vous allez sur le terrain. Exemple, la scène qu'on va voir, c'est quand vous rencontrez des enfin des gens du voyage occupent le terrain d'un d'un propriétaire et vous arrivez et vous faites preuve d'autorité. Regardez.

Et c'est pas chez vous monsieur. On parle de violation de droit ce monsieur. Les droits c'est ceux les droits c'est ceux des propriétaires du terrain qui sont là-bas et qui se sont fait envahir.

Bonjour monsieur. Bonjour monsieur. C'est qui le responsable pour comment ?

Bonjour. N on cherche à voir le responsable du du campement qui s'est installé. Je suis avec le député de la circonscription monsieur Buchou.

On est les propriétaires du terrain qui sont là-bas qui disent que ils ont pas donné leur accord pour qu'il y ait des personnes qui s'installent. Donc voilà, on voudra voir un éches là. Vous croyez quoi là ?

Vous croyez quoi ? Non mais je vous ai demandé de vous filmer. Vous voulez qu'on vous fait qu'on vous prend tous les affaires que vous avez ?

Non mais attendez, vous rigolez ou quoi là ? Vous croyez où ? Vous croyez que c'est vous c'est vous le responsable du Oui.

Non mais écoutez, c'est quoi ces caméras là ? Après vous avez votre droit à l'image si vous voulez pas qu'on filme votre fil. Je ne veux pas que personne filme là.

Arrêtez de te filmer d'arrêter. Ils ont pas de te filmer maintenant. Non monsieur il y a pas je vois pas ce que c'est.

Vous rendez compte l'image que vous donnez là ? C'est pas nous qui regardez regardez voyez ça avec l'état filmer commen avec l'état ben avec l'état on a des droits l'état nous donne des droits et aujourd'hui c'est vous qui avez reçu l'argent et qu'on a pas de terrain pour stationner moi j'ai pas reçu d'argent ah vous avez pas reçu d'argent regardez c'est marqué noir sur blanc les préfet on a rendez-vous avec le préfet de réactions bravoutorité un petit peu le bonhomme je suis allé en vender sur un sujet dont me parle beaucoup d'élus locaux partout en France, pas seulement en Vendé, qui est l'occupation illicite de terrain par des gens du voyage notamment pendant l'été. Et ça fait partie vraiment des sujets dont on vous parle beaucoup sur le terrain mais dont les médias nationaux parlent extrêmement peu.

Je suis allé en vendé à la rencontre de gestionnaires de camping, d'élus locaux, d'agriculteurs qui ont des terrains privés ou publics qui sont envahis. Je suis en vendé ou je fais ces propositions et j'apprends qu'au moment où j'y suis, il y a un agriculteur qui a vu son terrain envahi de manière illégale par un convoi de gens du voyage. Qu'est-ce que j'ai fait ?

Bah je suis allé sur place. Je dire si je n'y avais pas été, on m'aurait certains auraient pu dire il se planquent, il y va pas, il y a le problème. J'y suis allé.

Et oui, j'ai eu une discussion vive et franche avec les personnes qui occupaient de manière illicite euh ce terrain. Moi, je considère que force doit toujours aller à la loi. Je respecte tous les modes de vie en France, mais tous les modes de vie doivent respecter les lois de la République et en l'occurrence, on ne peut pas de manière illégale occuper un terrain qui ne vous appartient pas.

L'avenir Gabriel Atal, quelques mots encore sur les prochains jours, prochaines semaines. On a vu, on verra ce qui passe, ce qui se passe en terme de sondage, en terme de de rapport aux forces. Est-ce qu'il peut y avoir une forme de ticket ?

Ça se voit en politique he aux États-Unis, on voit des tickets. Est-ce qu'il peut y avoir avec Édouard Philippe une forme de ticket où ensemble vous êtes candidat d'une certaine manière ensemble ? L'important encore une fois, il y aura un rassemblement h probablement au début de l'année 2027 et je ferai tout pour qu'il puisse y avoir un rassemblement mais ce rassemblement il doit se faire au service d'un projet d'une vision sinon ça ne marche pas incarne.

Vous savez très bien voilà un moment donné il est incarné. Est-ce que vous pouvez être candidat d'une certaine manière ensemble ? Bien sûr que ça s'incarte mais il y aura de toute façon un rassemblement après quel poste ou quelle place aura dans ce rassemblement les uns et les autres ?

Premier ministre d'Edard. Non mais je vous êtes prêt à revenir à Mater disent plus jamais. Je suis candidat à cette élection présidentielle pour la gagner et je pense que je peux la gagner.

Je pense que je vais la gagner parce que j'ai un projet, j'ai une vision. Je voulais exprimer notamment sur l'école. On aurait pu parler des salaires, on aurait pu parler des frontières, on en a un peu parlé.

On aurait pu pas pu parler de l'intelligence artificielle, du défi de la dette publique, on en a un peu parlé du défi écologique cet été, indépendamment de la question des gens du voyage en vendé, je me suis rendu à Argeless pour parler de la question de l'approvisionnement en eau qui est un enjeu majeur. Aucun autre candidat, à part Jean-Luc Mélenchon et moi-même, ne parle de cette question de la ressource en eau qui est majeure. Donc moi, je crois que les défis du pays aujourd'hui sont immenses.

J'ai une réponse à ces défis et je vais convaincre les Français de me faire confiance. Regardez, vous avez de l'humour, Gabriel Atal, je sais que vous avez liké certains certains posts de l'humoriste qu'on va entendre là-dessus. C'est un humoriste très doué cas s'appelle euh et il vous imite vous sur le thème un petit peu, il est un petit peu langue de bois un petit peu voilà mais aussi euh Raphaël Luxman vous êtes les deux héros de la semaine et voilà écoutez la séquence c'est bien fait.

Il faut rétablir une concorde absolument parce qu'on vit en République. D'ailleurs, moi je suis profondément attaché à l'école qui est le sanctuaire du savoir. Maintenant, écoutez-moi bien.

Je vous écoute. Je pense que la France est un beau pays. Je dirais même que la France, c'est un pays tout court qui peut-être observé sur une carte sous une forme hexagonale. elle est pas mal celle- C'est purement factuel.

Même Zérator n'a jamais rien dit d'aussi neutre. Il faut un cap clair. Un cap quoi ?

Un cap clair ? Non, alors ça c'est ma phrase, j'ai reconnu. Vous me rendez ma phrase tout de suite à force de dire des choses très basiques, il peut y avoir des coïncidences.

C'est de l'antijeu. Vous n'avez pas le monopole des caps clairs, monsieur Gluxman. Et je dirais même que mon cap est plus clair que le vôtre.

Ah, le concours de platitude. Oui, ça c'est c'est toujours drôle de se voir imiter. Je sais pas si sur l'imitation c'est réaliste ou pas.

Ça c'est aux observateurs de le dire. Mais comment pourquoi vous avez le tic clair ? Ah ben je sais pas.

Je je pas conscience que j'ai ce tic là, mais sien hein, vous savez euh quand vous êtes responsable politique et surtout quand vous êtes candidat à l'élection présidentielle, faut accepter tout, y compris la caricature et voilà, je le fais. On est on est un beau pays, la France, le pays des lumières, de l'impertinence qui permet ça aussi, ce qui est très différent de ce qu'on évoquait tout à l'heure sur les fausses informations, la désinformation en ligne. Merci beaucoup Gabriel Natal.

Allez, la seconde gnan, j'assume. Parfois certains reprochent ça, mais l'autre jour avec Marie Toneli, on parlait de son bébé. Euh votre maman regarde toujours, elle est une fidèle de LCI, je sais par là je sais qu'elle vous a regardé.

Je n'ai pas à prendre partie. Euh sur comment elle commande vos intervention généralement ? Oh moi mais ma famille me regarde mais votre maman en particulier je vois je vois sur les réseaux parfois elle réagit elle a même quand quelqu'un vous attaquez je sais qu'elle attaque très durement en disant toi fais gaffe.

Non non pas du tout. Non mais mais voilà. Oui.

J'ai des membres de ma famille qui regardent quand je passe à la télévision et qui me font leurs commentaires. Ils vous disent quoi en général ? Bah ils me disent "Tu as été bon ou tu as pas été bon ?

On a compris ce que tu voulais dire ou on n pas compris ce que tu voulais dire. Là, c'était totalement incompréhensible. Là, c'était super.

Enfin, c'était clair. Voilà, je je des choses assez classiques. Merci beaucoup Gabriel Etal d'avoir été notre invité.

Demain, c'est Bruno Lebert qui sera à votre même