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interviewLCP (sur YouTube)· 2 février 2026 206 min

[DIRECT] Budget 2026, Sébastien Lecornu affronte 2 nouvelles motions de censure - 02/02/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

également en direct en intégralité sur notre chaîne YouTube. Ils vont suivre avec nous l'épilogue de ce budget ici à l'assemblée, Marco Pomier depuis la salle des quatre colonnes avec Estelle Cassado avec sa caméra pour toutes les réactions. Clément Perro et lui dans la cour d'honneur de l'Assemblée nationale.

Marco Pomier, on va attendre évidemment et vivre cet après-midi jusqu'aux dernières secondes, mais on peut dire que le suspense n'est pas complet sur ces motions de censure. Marco. Oui, parce que sauf immense surprise, les deux motions de censure déposées par la gauche hors PS et par le Rassemblement national devrait être rejeté.

Un rejet rendu possible par la clémence des Républicains et des socialistes. C'est l'épilogue d'un long marathon budgétaire après 4 mois de discussion. Alors, victoire ou non pour le Premier ministre sur le papier.

Oui, hein, il a gagné son paris, donner un budget au pays tout en restant en Matignon. Mais une victoire en demi-te quand même, un semi succès dirait Sébastien Lecornu car il aura dégainé le 49-3 à trois reprises pour faire passer ce budget sans vote et ce après s'être engagé début octobre à ne pas l'utiliser dans quelques minutes. Sébastien Lecornu sera donc au banc de l'Assemblée avec la volonté de tourner la page budgétaire de se projeter vers la suite.

Merci beaucoup Marco Pomier et à mes côtés Nathalie Oziol. Vous êtes député la France insoumise de l'héros. Vous allez défendre la position de votre groupe dans quelques instants dans l'assemblée, mais on connaît un petit peu la fin.

Est-ce qu'on peut le dire ? La bataille budgétaire à l'Assemblée, elle est terminée ce soir. Non, je crois que ce que tout le monde a compris aujourd'hui, c'est que le gouvernement ne tient plus qu'à un fil.

Euh, il a euh échappé à la censure à 22 voix la dernière fois, à 19 fois la à 19 voix la fois précédente. Euh bon euh tout le monde a compris que non seulement ce gouvernement est illégitime, mais que le fait de passer en force le budget est aussi tout aussi illégitime et que l'austérité euh qu'il euh veut à tout prix mettre en place n'a aucune forme de défense ni à l'Assemblée ni dans le pays. On parle du budget depuis plusieurs mois ici à l'Assemblée.

On a bien compris que votre groupe était compte, mais est-ce qu'il y a pas quand même une volonté de vouloir passer à autre chose ? débattre de d'autres sujets. Il est temps de tourner la page du macronisme.

Oui, parce que c'est encore une fois plus de 4000 postes d'enseignants qui vont être supprimés dans ce budget. C'est 300 millions d'euros supprimés pour le fond vert alors qu'il y avait déjà eu des coupes. Donc tout ça c'est du retard qu'on prend pour mettre en place la bifurcation écologique à l'heure de l'urgence climatique.

Et puis c'est ce sont aussi des mesures du rassemblement national qui sont reprises dans ce budget avec par exemple la baisse des aides au logement pour les étudiants étrangers. Et je rappelle que ce budget, il est validé non seulement par les macronistes, mais par le Parti socialiste. C'est honteux et c'est pourquoi nous nous continuons de nous opposer jusqu'au bout et nous voterons toutes les censures qu'il faut jusqu'à ce que le gouvernement tombe.

On vous a entendu Nathalie Oiol Combat jusqu'au bout pendant que vous parliez. Le premier ministre est passé justement dans la cour d'honneur de l'Assemblée nationale. On va vous retrouver Clément Perot.

Ça y est, le premier ministre est bien arrivé. Oui, Sébastien Lecornu vient tout juste de monter les marches pour rejoindre l'hémicycle. La plupart des membres de son gouvernement sont aussi sur place.

La séance va débuter avec des prises de parole des orateurs de tous les groupes politiques de l'Assemblée. Ensuite, le Premier ministre Sébastien Lecornu pourra leur répondre. Ensuite, place au vote.

Ce sera autour de 19h15. Fin des votes a priori autour de 20h. Elsa, merci beaucoup Clément Perou.

On va suivre évidemment toutes ces deux votes sur les motions de censure. On verra si la page du budget se ferme ce soir à l'Assemblée nationale. Mais en attendant dans la salle des pas perdu le passage de la présidente de l'Assemblée et c'est Stéphane Peu, le président du groupe communiste ici à l'Assemblée qui va défendre la motion porté par les groupes de gauche, sauf les socialistes, gât du saé pour le rassemblement national.

Tous les groupes vont pouvoir s'exprimer les uns après les autres, savoir ce qu'ils pensent de ces motions de censure, de ce budget en général. La réponse du premier ministre, on suit ça en direct sur LCP. Alors, je vous indique que j'ai reçu le lundi 2 février 2026 du ministre de l'intérieur une communication m'informant que le dimanche 1er février, monsieur Antoine Valentin a été élu député de la 3e circonscription de Haute Savoie. [applaudissements] J'informe l'assemblée que j'ai pris acte vendredi 30 janvier 2026 du dépôt de deux motions de censure en application de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution, le Premier ministre ayant engagé la responsabilité du gouvernement sur l'adoption en lecture définitive du projet de loi de finance pour 2026.

L'une déposée à 9h09 par monsieur Stéphane Peu, madame Mathilde Panot, madame Cyriel Châtelin et 110 membres de l'Assemblée nationale. L'autre déposé à 11h14 par madame Marine Le Pen, monsieur Éric Sioti et 104 membres de l'Assemblée nationale. En conséquence, l'ordre du jour appelle la discussion et le vote sur ces motions de censure.

La parole est à présent à monsieur Stéphane Peu, président du groupe gauche démocrate et républicaine. Merci madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, depuis 2017, les députés du groupe GDR ont refusé l'ensemble des projets de loi de finance porteurs de la politique d'Emmanuel Macron, qu'ils aient été imposés par le 493 ou soumis au vote de cette assemblée. Ni dogmatisme de notre part, ni posture, mais une constante.

Nous avons un désaccord profond sur la philosophie qui inspire sa politique, une politique de l'entêtement à faire peser l'effort sur le travail, les services publics et les plus modestes en protégeant les les plus hauts patrimoines et les profits des grands groupes. Le projet de loi de finance pour 2026 ne fait pas exception. Il ne marque ni rupture, ni inflexion, ni changement de cap.

Même si l'absence de majorité vous a contraint à quelques ajustement et quelques concessions à la marge. La cohérence d'ensemble reste la même. Même doctrine, même gagnant, même perdant.

Ce budget est l'aboutissement de choix engagé dès 2017. Une France des dividendes qui saigne à blanc la France du travail et nos services publics. Le résultat depuis 2017, on le connaît.

Des inégalités en hausse, une dette abissale, des services publics en grave difficulté. Bref, une France affaiblie. Convenanten, même si vous n'aviez pas usé du 493, nous n'aurions pas voté ce projet de loi parce que ce budget proposé pour la France poursuit envers et contre tout une politique de l'offre malgré son échec patent et le résultat des urnes sans appel de 2024 qui imposait une alternative politique.

Dès 2017, vous avez inauguré le quinquena en osant dans un même mouvement la baisse des APL et la suppression de l'ISF. Le ton était donné, le sillon était tracé et vous n'avez depuis cessé de le creuser. Depuis 2017, la suppression de l'ISF, la flat taxe sur le capital, la baisse de l'impôt sur les sociétés ont transféré des dizaines de milliards d'euros vers les plus hauts patrimoines et les grands groupes.

Des milliards d'euros qu'il ne s'agit surtout pas pour vous et votre majorité de remettre en cause. Pourtant, dans cette assemblée sans majorité, vous auriez pu faire autrement et tourner le dos à cette politique des injustices. C'est pourquoi nous n'avons jamais refusé la discussion avec le gouvernement.

À chaque étape. Nous avons mis sur la table nos trois priorités : le pouvoir d'achat, la justice fiscale et les services publics. Ce qui a manqué, ce ne sont pas nos propositions, mais votre volonté de changer de cap.

Vous refusez d'écouter la majorité du peuple qui réclame de mettre fin à cet anachronisme qui est le macronisme. Oui, la justice fiscale est la grande absente de ce budget. Au nom d'une prétendue stabilité fiscale, vous assumez, comme tous vos prédécesseurs un immobilisme face aux injustices.

Depuis 2017, les grandes fortunes ont doublé. Les inégalités de patrimoine continuent de se creuser et la pauvreté, elle continue d'augmenter. Pendant que le sommet accapare une part croissante de la richesse, les ménages modestes affrontent la précarité, l'inflation et la dégradation des services publics.

Aujourd'hui, dans notre pays, ce sont 53 familles qui possèdent le patrimoine de plus de 32 millions de nos concitoyens. Nous sommes un pays de bas salaire. Le nombre de smicar a doublé pour atteindre près de 20 % des salariés depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron.

Par l'ubérisation du travail, par la précarité, par la semicarnisation, vous abîmez la valeur travail. En favorisant les bas salaires par l'exonération des cotisations sociales, vous faites coup double. À la fois, vous popérisez les travailleurs et vous affaiblissez la sécurité sociale.

Tout au long du débat, nous avons mis sur la table des propositions précises mais sans succès. Entre 2017 et 2025, ce sont principalement les baisses d'impôts qui ont fait déraper les comptes publics. Les recettes de l'État ont reculé Les recettes de l'État ont reculé d'environ tris points de PIB.

Mais peu vous importe, le budget 2027 poursuit la même logique. Préserver les allègements pour les plus fortunés et invoquer la dette, cette même dette que vous avez creusé pour exiger l'austérité pour les plus modestes. Sur le pouvoir d'achat, autre attente majeure de nos concitoyens, votre budget est une copie blanche. pour refuser d'augmenter significativement le point d'indice des fonctionnaires, de revaloriser le SMIC ou de mettre en place une échelle mobile des salaires indexé sur les prix.

Là encore, vous persistez dans le choix fait depuis 2017. compléter les bas salaires par des aides publiques plutôt que d'inciter les employeurs à mieux rémunérer le travail en favorisant un autre partage de la valeur. Ce budget est aussi la traduction d'une politique d'affaiblissement de nos services publics entamé dès le premier quinquena d'Emmanuel Macron.

Depuis 2017, c'est la même logique qui s'applique. Perte de recettes structurelles d'un côté, pression permanente sur les budgets de la santé, de l'éducation, sur les collectivités de l'autre. Le projet de loi de finance pour 2026 n'averse rien.

Il programme de nouvelles économies sur les services publics, tout en sanctuarisant les baisses d'impôts décidées au début du premier quinquena de la Macronie. Des milliers de postes d'enseignants vont être supprimés au moment où les besoins éducatifs sont criants. Dans un pays qui reste, rappelons-le, en bas de l'échelle de l'Union européenne, s'agissant à la fois des effectifs d'élèves par classe et des salaires des enseignants.

C'est également vrai dans nos hôpitaux publics alors que des services ferment, que des soyants des soignants épuisés quittent le métier, vous vous refusez un sursaut un sursaut indispensable. les collectivités territoriales en première ligne pour assurer les services publics de proximité et l'investissement local vont subir avec ce budget une nouvelle cure d'austérité. Le fond vert déjà fortement réduit dans le budget précédent est de nouveau amputé.

Concrètement, ce sont moins de moyens pour les équipements publics, les transports du quotidien, la rénovation thermique ou encore la vie associative. Cette politique accentue les fractures sociales et territoriales, particulièrement dans les quartiers populaires, les zones rurales ou les outremè. Dans ces territoires d'outremè, la situation est encore plus préoccupante.

L'enveloppe budgétaire globale de l'État y recule fortement par rapport à l'an dernier, ce qui fragilise encore des services publics déjà sous tension. Là aussi, ce budget prolonge des arbitrages déjà à l'œuvre depuis 2017. Alors, école, hôpital, collectivité territoriale, transition écologique sont sacrifiés quand dans le même temps le budget des armées lui est doublé sur la dernière décennie.

Voilà la politique qui ruine l'avenir de notre pays. On nous dit enfin que ce budget serait adapté à une une conjoncture difficile, à des contraintes externes inévitables. La vérité, c'est qu'il est le dernier épisode d'une série commencée en 2017.

C'est cette continuité que nous censurons aujourd'hui. Nous censurons la continuité d'un système fiscal qui protège le capital plus haut que le travail contre la vie d'une majorité de Français. Nous censurons la continuité d'un affaiblissement des services publics qui fragilise la cohésion nationale.

Nous censurons la continuité d'une hiérarchie des dépenses qui sacrifie la justice sociale et la transition écologique. Pour toutes ces raisons et au nom de cette exigence de cohérence sociale, démocratique et écologique, nous vous appelons dans votre grande majorité à voter cette motion de censure, censure du gouvernement et de ce budget qui est l'expression la plus fidèle. de la politique d'Emmanuel Macron.

Monsieur le Premier ministre, en vous censurant, nous assumons notre constance, notre cohérence et ce n'est pas négligeable en politique. Nous assumons aussi la fidélité à à nos électeurs. Merci beaucoup monsieur le président.

Peut la parole est à présent à monsieur Gaetan. Voilà pour la première motion de censure défendue par Stéphane Peu au nom des trois groupes de gauche insoumis écologiste et communiste. C'est à présent le Rassemblement national qui va s'exprimer par la voix de Ga étend du saucé.

Je vous rappelle qu'il y a deux motions de censure. Elles sont débattues en même temps. Voter l'une après l'autre.

On suit tout ça en direct sur LCP. Bien madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, chers collègues, ce soir nous arriverons enfin au bout des discussions budgétaires pour l'année 2026. Ce soir, deux options s'offrent donc à nous.

Où votre gouvernement sera parvenu à imposer contre toute raison budgétaire, contre tout sérieux comptable, contre toute ambition politique, un projet de loi de finance tout aussi mauvais que les précédents ? dire ou bien alors ce soir parce que dans un ultime élan de dignité soudaine, de courage politique retrouvé et surtout de respect, je dis bien de respect de la volonté du peuple, une majorité de députés aura enfin pris la sage et nécessaire décision de vous arrêter, c'est-à-dire de vous censurer. 115 jours 115 jours, souvenez-vous, chers collègues, nous sépare du dépôt de la première copie budgétaire de votre gouvernement ultra minoritaire. 115 jours, c'est finalement le temps que vous avez estimé, monsieur le Premier ministre, nécessaire pour user de la patience de chacun de nos concitoyens.

C'est le temps qu'il vous aura fallu pour obtenir le soutien parfois assumé, parfois honteux ou même parfois planqué, mais soutien quand même de chacun des députés qui ne votera pas ce soir la censure avec nous. En bon macroniste, vous avez fait finalement ce que vous savez faire de mieux. Vous vous êtes joué des outils institutionnels qu'offre notre précieuse constitution.

Le budget, ça devait être la concrétisation de l'ambition politique d'un gouvernement, la concrétisation de la direction de l'impulsion qu'il souhaite donner au pays. Ça devait être bien plus en réalité qu'une simple gestion des affaires courantes de l'État avec la continuité de l'action publique. Le budget, c'est une trajectoire, c'est un horizon qui permet aux forces vives du pays, aux familles, à ceux qui produisent les richesses nationales de se projeter vers l'avenir parce que justement cet avenir, il est clair, parce qu'il est défini.

Le budget, ça devait être aussi ce moment plus pour plus pour vous d'ailleurs que pour nous, mais le moment de vous racheter auprès des Français en corrigeant les erreurs et les injustice que vos choix passés ont engendré. Mais en bon macronisme, vous n'avez évidemment rien fait de tout cela. Le seul objectif que vous avez poursuivi, Mordicus, c'est d'empêcher le retour aux urnes, d'empêcher le retour devant le peuple et par la même occasion de sauver vos places.

Sur cet objectif d'ailleurs, vous avez été rejoint par vos désormais supplétif du Parti socialiste et des Républicains. Et pour cela, vous avez été prêt à tout, monsieur le Premier ministre. Durant 115 jours, nous avons souffert et les Français avec nous de vous voir vous jouer des Français, de vous voir vous moquer des Français et surtout de vous voir mentir aux français.

Il faut un budget, il faut un budget, il faut un budget. Mais pourquoi et quel budget ? Cet impératif au budget à tout prix ne vous a pas permis de cacher sa nature réelle.

Oui, monsieur le Premier ministre, c'est un budget de défaite, c'est un budget de punition et de privation nouvelle, c'est un budget incompétent fait par des incompétent qui après avoir répété à longueur de plateau de télé responsabilité responsabilité responsabilité envoie quand même les comptes publics droits dans le mur et les semaines qui suivront et le pire c'est que vous le savez vous-même ne feront qu'accentuer cette réalité. Qu'avez-vous fait par exemple pour répondre à la crise sociale et à la crise du pouvoir d'achat dans notre pays ? absolument rien.

Alors qu'un français sur qu est à découvert chaque mois. Votre seule réponse est d'augmenter les taxes sur les mutuels, créer une nouvelle taxe sur les petits colis, aggraver le malus au motomobile, raboter les allocations familiales pour plus d'un milliard d'euros d'ici 2028 ou encore dernière nouvelle exclure les Français qui travaillent et je pense en particulier à nos jeunes apprentis de la possibilité de financer le passage de leur permis de conduire avec les cons de leur compte personnel de formation, c'est-à-dire le CPF. Qu'avez-vous fait pour réduire drastiquement le coût habissal de l'immigration dans notre pays ?

Comme vous le réclament des millions de français, rien, d'absolument rien. Les chiffres sont tombés d'ailleurs. En 2025, les premiers titres de séjour délivrés ont explosé de 11,2 %.

Ça veut dire que en 2025 chaque jour la France a délivré plus de 1000 titres de ces de titres de séjour. Ce sera certainement ce qu'on appelle l'effet retaillo. Et ne parlez pas d'une immigration nécessaire à notre économie.

Car outre l'indesscence de ce discours qui fait de la comptabilité avec les corps et les esprits des autres, les titres délivrés pour motifs économiques ont eux reculé de 13 % sur 1 an. En bref, on accueille toujours plus et il travaille toujours moins. Les fait Retaillot sans doute.

À ce sujet, est-ce que le garde des saut, monsieur Gérald Darrmanin, qui nous fait malheureusement pas l'honneur de sa présence, toujours prompte à faire des annonces fracassantes pour exister médiatiquement, pour les pourrait parler au reste du gouvernement de sa proposition de suspendre l'immigration légale et régulière pendant 2 ou 3 ans et singulièrement au ministre des affaires étrangères puisque c'est lui qui doit porter seul la responsabilité de ce sujet. En attendant et malgré ces nouveaux records en matière de politique d'immigration, rien, toujours rien, ni sur les soins gratuits réservés au clandestin, ni sur les aides non contributives versé chaque année aux étrangers, on vous parle quand même de 18 milliards d'euros. Qu'avez-vous fait enfin pour réduire le déficit des comptes publics et vous attaquer concrètement au gaspillage qui est fait de l'argent des Français ?

Parce que vous parlez de budget mais cet argent, je vous le rappelle, ce n'est pas le vôtre. C'est celui des Français, particulièrement des Français qui travaillent et qui ont travaillé. Vous n'avez rien fait, absolument rien.

Pas une seule économie sur le milfeuille administratif. Pas une seule économie sur l'une des 1244 agences et opérateurs publics. Pas une seule économie non plus sur notre contribution nette au budget de l'Union européenne.

Pire, vous augmentez même cette contribution de 5 milliards d'euros supplémentaires. Mais au nom de qui ? Au nom de quoi ?

Au même moment, la présidente de la Commission européenne, madame Ursula Van Derleyen, elle veut passer outre le vote des députés européens et accessoirement, pour le peu que ça vous intéresse, le vote de cette Assemblée nationale pour accélérer et ratifier le plus rapidement possible l'accord de libre échange avec le mercosur et votre seule réponse, monsieur le premier ministre, c'est d'augmenter la facture pour les Français. C'est d'une complaisance inouille. Alors, qu'avez-vous fait enfin pour soutenir nos entreprises, quel que soi leur taille, leur localisation ou leur secteur d'activité. rien et c'est tragiquement toujours rien.

Vous faites même pire que rien puisqu'on vous décidez d'augmenter la fiscalité sur les entreprises françaises pour près de 8 milliards d'euros et vous revenez sur votre propre promesse de baisser les impôts de production dans notre pays comme la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises qui ne diminuera pas non plus cette année d'un seul diè de points. Alors, vous savez, il ne suffit pas de placer cinq fois dans une phrase le mot de responsabilité pour faire oublier que votre budget comme d'habitude augmente la dépense publique de 37 milliards d'euros pour cette année et que votre budget comme d'habitude augmente les impôts pour près de 10 milliards d'euros rien que pour l'année 2026. Et je ne parle ici que du scénario le moins défavorable car à l'incompétence et à l'injustice de ce budget s'ajoute également l'insincérité de vos propres estimations et de vos propres chiffres.

Et pour une fois, ce n'est pas que le Rassemblement national qui vous le dit, c'est le rapport du sénateur Husson et qui est pour le coup très clair. La légèreté de la documentation apportée par votre propre gouvernement, si ce n'est parfois même l'absence totale de documentation, laisse à penser sérieusement que le déficit et la dette pourrait s'écarter sensiblement des trajectoires que vous annoncez. Pour faire simple, il y aura bien en 2026 un dérapage budgétaire, mais peut-être même que ce dérapage serait plus grave que celui que vous nous annoncez aujourd'hui.

Comme quoi, la sincérité, le mensonge sont définitivement la marque de fabrique de ce gouvernement et plus largement de la Macronie. Deux exemples me reviennent d'ailleurs à l'esprit. Je ne reviendrai pas sur la promesse de ne pas avoir utilisé le 493 pour finalement évidemment grande surprise comme Marine Le Pen et Jordan Bardella l'avait annoncé revenir au 493.

Mais il y a quand même deux exemples récents et assez flagrants. Celui du vote du projet de loi de financement de la sécurité sociale, votre PFSS. Je parle bien de votre projet de loi de financement de la sécurité sociale, votre PFSS, car je rappelle ici que tous les groupes, à l'exception de trois ont permis son adoption des députés LR en passant par les députés macronistes, les députés socialistes, mais aussi avec le soutien un peu honteux de quelques députés écologistes et communistes et quel que soi-disant sans étiquette.

Vous avez tous permis le passage en force de ce PLFSS. Et bien, nous sommes à peine 1 mois après l'entrée en vigueur de votre PLFS et le Haut Conseil du financement de la protection sociale nous informe que le budget et le déficit annoncé que vous avez voté tous main dans la main sont d'ors et déjà faux. Il ne correspond déjà plus.

À peine un mois après le vote, rendez-vous compte à la réalité. À peine un mois suffit désormais pour que la réalité vienne s'opposer à vos propres estimations. Et cette réalité, c'est que le déficit, malheureusement une fois encore, le déficit des comptes de la SQ est désormais le pire déficit depuis la crise Covid.

Quelle prouesse messieurs dames les ministres ! Quel sérieux ! Quelle crédibilité !

Second exemple, toujours dans le cadre du PFS, c'est lors des débats que nous avions eu, vous avez tous, à l'exception des groupes Rassemblement national et UDR bien évidemment, voter pour augmenter la CSG sur les revenus du capital. Puisque le Rassemblement national est augmenté et pardon opposé à toute augmentation de la fiscalité, les députés du RN vous ont sommé de dire ici quel produit d'épargne serait attaqué par cette décision ? Est-ce que ce sont les assurances, les plans d'épargne retraite, les Percos, PE, PE, PEA ou autres ?

Et vous avez affirmé ici même vous mesdames et messieurs les ministres droits dans les yeux des Français, vous leur avez dit que les plans épargne retraite ne serait pas concerné par cette augmentation de cotisation. 15 jours passent et les Français découvrent une nouvelle fois que vous leur avez menti. La CSG a bel et bien augmenté sur les plans éint de retraite.

Alors oui, nous n'avons pas confiance et comme des millions de français avec nous, nous ne croyons plus un seul mot, un seul chiffre, une seule annonce, une seule promesse de votre gouvernement. Dans ces conditions, chers collègues, accepter de ne pas censurer le gouvernement ne veut dire qu'une chose. Le gouvernement reste et les Français péront.

Vous savez, et je voudrais en finir d'ailleurs là, j'aimerais vous faire une petite confidence. Moi, j'en veux ici ce soir, peut-être moins et c'est une première au gouvernement et au ministre assis ici et à sa minorité présidentielle qu'à tous ceux qui ne censureront pas en connaissance de cause. Parce qu'il y a certes celui qui commet la faute, qui sait très bien qu'il commet la faute, c'est-à-dire le gouvernement, mais il y a aussi celui qui se tient à côté, qui regarde faire, qui le laisse faire et qui d'une certaine manière même l'encourage à faire.

Ne pas voter la censure ce soir, c'est plus qu'approuver le gouvernement macroniste, c'est l'accompagner, l'encourager et même d'une certaine manière y participer. Alors, je vais pas vous adresser ces mots qui vont suivre uniquement au nom du Rassemblement national, mais au nom des millions de Français qui espèrent le changement et vous les connaissez. Ces millions de Français qui s'impatient de l'alternance, qui ont soif de tourner le plus rapidement possible la page du macronisme dans notre pays.

Entendez et respectez, chers collègues, ceux qui vous ont confié votre mandat. Soyez à la hauteur de votre mandat, votre peur des élections, votre peur du verdict des urnes, votre peur de la sagesse du peuple vous rendre perméable aux pires contradictions. Et je n'arrive pas à comprendre, du fond de mon cœur, je n'arrive pas à comprendre comment on peut se dire de droite, vouloir baisser la pression fiscale sur nos entreprises et malgré tout laisser faire un gouvernement qui augmente encore les impôts et fait payer en priorité la France qui travaille.

Moi, je ne comprends pas et je ne suis à priori pas le seul à ne pas comprendre étant donné la sanction électorale infligée à LR ce dimanche hier dans la 3e circonscription de Haute Savoie et je salue par la même occasion la victoire de notre désormais collègue Antoine Valentin élu à près de 60 % des voix au second tour face au LR. Je n'arrive pas à comprendre non plus comment on peut se dire de gauche, être tantôt socialiste ou écologiste ou communiste ou ce que vous voulez et laisser faire un gouvernement qui s'apprête à supprimer 4000 postes dans l'enseignement. 4000 postes d'enseignants.

Je ne comprends pas comment peut-on être et je ne parle pas uniquement d'ailleurs à la gauche, un député, un élu attaché à son territoire et accepter qu'avec ce budget on ferme, on supprime de nouvelles classes et de nouvelles écoles écoles chez soi. Je m'adresse d'ailleurs particulièrement aux élus de la ruralité, j'en connais quelques-uns, y compris dans mon département des vauges et qui hésitent encore sur leur vote pour la censure. Vous connaissez mieux que quiconque l'importance d'une école, qu'elle soit maternelle, primaire ou les deux dans la vie de nos villages.

Vous savez mieux que quiconque que lorsque l'école ferme, c'est aussi l'association des parents d'élèves qui s'arrête et avec elle tout cet engagement profondément humain, tout cet engagement de femmes, d'hommes, de parents qui ne comptent pas leurs heures en dehors de leur vie professionnelle et de leur vie familiale pour accorder ce temps si précieux dans l'organisation de la moindre petite fête, ce moindre moment de rencontre et de partage essentiel à la vie de nos villages. Alors, comment pouvez-vous accepter de laisser faire un tel gouvernement ? Je ne le comprends toujours pas et vous savez vous-même parce que vous les entendez dans votre propre circonscription que des millions de Français pensent exactement la même chose.

Alors, un peu de courage, indépendamment des étiquettes, des divergences, des appartences et des parcours politiques de chacun, pour une fois, faisons fil de tout cela, pensez à l'intérêt national, pensez au bien commun. Si vous estimez être un bon député, un député utile à votre territoire et à ceux qui vous ont fait confiance, si vous avez le plus haut respect et la plus haute estime pour la démocratie dans notre pays, alors vous n'avez aucune raison de vous inquiéter de la dissolution. La dissolution, c'est l'espérance.

L'espérance de donner en français un an d'avance à l'alternance. Alors oui, on peut faire autrement sans excès, sans drame pour peu que l'on fasse confiance au peuple français. Laissez, chers collègues, le peuple donner à la France une majorité nouvelle.

Laisser le peuple s'exprimer à travers de nouvelles élections. Laisser le peuple choisir un gouvernement légitime, c'est-à-dire la première condition au retour de la puissance dans notre pays. Laisser le peuple décider par lui-même et pour lui-même et pour cela censurer.

Je vous remercie. Je vous remercie monsieur le député Gaetan du SAC pour le Rassemblement national qui appelle ses collègues à censurer le gouvernement. Je vous rappelle qu'il y a également le communiste Stéphane Peu qui a défendu puisque deux motions de censure sont examinées, débattes et voté aujourd'hui.

Anan M souris pour le groupe UDR s'exprime. Chaque groupe a un temps de parole pour se positionner sur la motion et le premier ministre leur répond. Chers collègues, aujourd'hui ce n'est pas le parlement qui est en cause, c'est le gouvernement.

Car lorsqu'un exécutif n'est plus capable de faire adopter son budget, ce n'est pas l'assemblée qui bloque, c'est le pouvoir qui vaille. Faute de cap, faute de courage, faute de majorité. Une première question se pose mais où est donc passé le Front républicain ?

Car il y avait du monde pour nous voler les élections en 2024 mais plus personne pour voter le budget. Car le recours au 493 n'est pas un outil de gouvernance, c'est un aveu d'échec et cet échec tient en un seul chiffre 132 milliards d'euros de déficit. Voilà la réalité brute du budget 2026.

Le reste n'est que rétorique, habillage et fuite en avant. Présenter un tel naufrage comme de la stabilité, ce n'est plus gouverné, c'est capitulé. En déclenchant le 493, vous faites un choix révélateur de votre faiblesse politique.

Gouverné par le passage en force n'est jamais un signe d'audace. C'est toujours le symptôme d'un pouvoir à court d'argument et à cours de légitimité. Vous assumez désormais un déficit public à 5 % de du PIB comme si l'endettement massif était devenu une norme acceptable.

Les recettes atteignent 365,5 milliards d'euros avec un taux de prélèvement obligatoire de 43,9 %. Autrement dit, la France reste l'un des pays qui taxe le plus au monde. Non pas pour mieux servir, mais pour continuer à mal dépenser.

Vous nous parlez d'efforts, 0,4 points de PIB, soit 12 milliards d'euros d'économie. Mais où sont-ils ? pas sur les structures de de la dépense publique, par pas sur les doublons administratifs, pas sur les agences inutiles, pas sur les Gabjgis que tout le monde connaît et que personne n'ose affronter.

On préfère l'ajustement à la marge, le saupoudrage technocratique, l'illusion de la réforme sans jamais s'attaquer au cœur du problème. Côté recette, même absence de courage, vous renoncez à l'année blanche sur l'impôt sur le revenu. Vous prolongez sans horizon la contribution différentielle sur les hauts revenus.

Vous maintenez l'IFI inchangé et vous multipliez les taxes dites symboliques. Une fiscalité de grignotage, jamais de choix clair. Pour les entreprises, le discours est le même.

La contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises est prolongée avec 7,5 milliards d'euros attendus en 2026. On pénalise ce qui crée de la valeur tout en prétendant défendre la croissance. Le message est limpide.

En France, réussir reste suspect. Le malaise est tel que vous avez dû adresser un courrier de trois pages au chefs d'entreprise. Mais quand un budget est bon pour l'économie, on ne l'explique pas par une lettre recommandée, on le constate sur le terrain.

Quand un budget libère, les entrepreneurs investissent, embauchent, innovent. Ils n'attendent pas une lettre de Matignon. S'il a fallu invoquer la stabilité, le patriotisme économique ou la défense nationale pour justifier une surtaxe de 7,5 milliards d'euros sur environ trois groupes, c'est bien que cette fiscalité est une ponction, pas une stratégie.

Depuis quand la stabilité fiscale consiste-t-elle à prolonger indéfiniment une contribution censée être exceptionnelle ? Depuis quand la visibilité consiste-t-elle à renoncer à la baisse de la CVAE pourtant promise tout en demandant aux entreprises de comprendre. Ce courrier n'était pas un geste d'apaisement.

C'était l'aveu que vous faites payer l'économie réelle pour financer votre incapacité à réformer l'État. Donc chers collègues notamment des Républicains qui brillent par leur absence. Donc je vais faire comme mot pour une fois, je vais parler dans le vent.

Votez cette censure cette censure. Rejoignez l'UDR et ses alliés du Rassemblement national au lieu de continuer cette alliance des contraires avec la gauche et les Macronistes. L'élection partielle remportée hier par notre nouveau collègue Antoine Valentin en est encore le rappel singlant.

Quand une droite est claire, cohérente et courageuse, les Français lui font confiance. Gouverner, ce n'est pas aligner des colonnes Excel, c'est choisir. Choisir de baisser les dépenses pour baisser les impôts.

Choisir de libérer le travail plutôt que de l'entraver. Choisir de faire confiance aux Français, ménage comme entreprise au lieu de considérer qu'un euro serait toujours mieux dépensé par l'État que par celui qui l'a gagné. Ce budget n'est pas un budget de redressement, c'est un budget d'attente, un budget qui repousse les efforts à demain en espérant que demain ne vienne jamais.

Mais la réalité, elle finit toujours par attraper les gouvernements sans courage. C'est pourquoi le groupe UDR votera la motion de censure parce que ce gouvernement n'a pas le souffle nécessaire pour construire mais continue d'imposer son dict son dictat socialiste par la contrainte. Je vous remercie.

Merci beaucoup madame la députée. La parole est à mon souris s'est exprimé pour le groupe UDR. Le groupe d'Écoti à présent au groupe ensemble pour la République.

Les troupes de Gabriel Atal de prendre la parole. Je vous rappelle que l'Assemblée débat examine et va voter les sur les deux motions de censure déposé en réaction au 493. C'est les deux dernières motions sur le budget.

Je ne vais pas reprendre à cette tribune les nombreux arguments en faveur du vote de ce budget de compromis. Ils ont été largement exposés. Je veux plutôt parler du moment politique que nous vivons et de ce que nous devons au pays.

Notre assemblée est plus fragmentée qu'elle ne l'a jamais été sous la 5e République. Dans ces conditions, elle peine à trouver des majorités pour engager les réformes structurelles pourtant indispensable à la solidité et au rayonnement de notre nation. Les médias se font bien plus souvent l'écho de nos querelles, des incidents de séance ou des coups d'éclat permanents que des projets de fond que pourtant nous discutons aussi.

Beaucoup imaginent que les conflits de l'Assemblée ne sont qu'une reproduction des divisions de notre société qui serait traversé par des failles profondes pétris de doute. Pourtant, les oppositions idéologiques ne sont pas plus intenses qu'elles ne le furent dans les années 80 ou 90 à la fin de la guerre froide. Elles sont même sans doute moins marquées et quand il n'y a plus de grand clivage, ce sont les petites différences qui prim.

Elles doivent alors être exagérées, mises en scène à outrance par les ingénieurs du chaos afin de justifier l'existence d'un camp qui s'oppose à un autre. Comme si la concorde et la paix sociale, par quelques ruses de l'histoire suscitait leur propre dislocation à mesure qu'on s'en approche. Et pourtant, nous n'avons jamais eu autant besoin d'être unis.

Monsieur le Premier ministre, vous l'avez dit en arrivant à Matignon, notre vie politique nationale et son théâtre d'ombre semble bien loin des enjeux géopolitiques mondiaux et des menaces qui pèsent sur notre souveraineté. Ce début d'année 2026 nous le rappelle avec force alors qu'une puissance que l'on pensait alliée menace de s'emparer d'un territoire européen et intervient au mépris du droit international pour imposer sa loi au-delà de ses frontières. Au lisière de l'Europe depuis 2022, la Russie cherche aussi elle à imposer sa loi en envahissant militairement l'Ukraine.

Et dans ce concert désunis des nations, la Chine n'attend plus qu'une opportunité pour s'emparer de Taiïwan. Le fragile équilibre bâti au sortir de la Seconde Guerre mondiale menace de voler en éclat d'entraîner dans son effondrement le retour à l'âge des prédateurs. En ceci, nous ne sommes pas loin de l'état du monde de 1957.

Camu alors lauréat du prix Nobel de littérature exprime cette pensée qui reste au combien d'actualité. Chaque génération sans doute se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas.

Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. L'enjeu est encore celui-là.

éviter que le monde se défasse. Ce budget doit y contribuer et c'est pour cela qu'il est attendu. parce qu'il résoudra tous les problèmes du pays où révolutionnera notre société, mais parce qu'il fournit des outils indispensable au maintien de la France et de l'Europe dans le monde, au maintien de son armée bien évidemment, mais aussi au maintien de sa puissance agricole sans laquelle nous ne sommes plus rien et de son tissu économique qui seul garantit la croissance indispensable à la préservation de notre modèle social.

L'histoire est sévère avec les peuples qui se divisent au moment où il devrai s'unir. Les cités grecs épuisés par leur rivalité ont fini par livrer leur destin à Philippe I de Macédoine. Donald Trump, Vladimir Poutin ou Tijing Ping sont autant de Philippe I en puissance.

La leçon des pères de la démocratie est simple. On trouve toujours de bonnes raisons d'exagérer ce qui nous sépare. On découvre souvent trop tard qu'on en avait de bien meilleur de protéger ce qui nous rassemble.

Mes chers collègues, voter ces motions de censure se serait ajouté de l'instabilité à l'incertitude. Ce serait fragilisé la France quand elle doit être forte. Ce serait refusé l'esprit de compromis que nos concitoyens attendent.

Nous ne les voterons donc pas pour que la France ait un budget. Je vous remercie. Merci beaucoup madame la député.

Et la parole est à présent à madame Nathalie Oziol pour le groupe La France insoumise. Merci. Madame la présidente, ministres, collègues, quelle est longue la fin de règne de la Macronie.

Elle est longue pour le peuple car plus personne dans le pays ne soutient la politique de ce gouvernement. Elle est longue pour nous parlementaires qui avons à subir le 31e 493 31e coup de force gouvernementale mais elle est surtout longue pour vous mesdames et messieurs les derniers ministres macronistres qui vous épuis à déployer l'énergie du désespoir pour avancer contre le courant de l'histoire. Elle est longue pour vous monsieur le cornu contraint de vous désavouer en ayant recours au 493 que vous aviez juré ne jamais utilisé.

Un 493 annoncé du bout des lèvres depuis le banc des ministres dans un hémicycle vide. À force de mépriser le parlement, même vous êtes usé par l'autoritarisme dont vous abusez. Cette motion de censure est une nécessité démocratique pour le pays. 73 % des Françaises et des Français sont opposés à ce budget.

Un budget qui, je le rappelle, est imposé sans majorité parlementaire, rejeté dans le pays et porte une austérité brutale et idéologique. Fini le temps des promesses de dialogue et de compromis. Promesses qui n'ont berné que ceux qui avaient envie d'être bernés.

D'ailleurs, en janvier, le gouvernement ne tenait plus qu'à 32 voix. Vous avez échappé à la censure à 22 voix près la dernière fois, à 19 voix près celle d'avant. Quelle est longue la fin de règne de la Macronie quand tout le monde sait vous y compris que vous ne tenez qu'à un petit fil d'arrangement de couloir.

Oui, puisque le Parti socialiste s'est porté volontaire pour vous accompagner dans votre lente agonie politique. On se rappellera que c'est à cause du groupe socialiste que la motion de censure est examinée ce lundi à 17h et non pas demain mardi qui était pourtant le jour prévu à l'origine pour le vote du budget. Pourquoi ce choix ?

Parce qu'il est plus difficile pour les députés de région et pour les députés ultramarins qui ont voté très majoritairement les deux premières censures, y compris ce groupe socialiste d'être présent le lundi. Par ailleurs, le mardi est le jour où les députés sont le plus présents à l'Assemblée parce que c'est le jour des réunions de groupe et des questions au gouvernement. Il y avait donc davantage de risque pour la sociale Macronie que des députés, comme pour les précédentes motions, soient convaincus de voter la motion ou puisse donner leur délégation de vote à des députés insoumis, communistes ou écologistes présents pour voter.

Voilà le type de petite manœuvre auquel se raccroche le gouvernement pour tenir tant bien que mal. Rappelons que sur ce budget, le gouvernement n'a tenu aucun de ses engagements. La contribution exceptionnelle sur les hauts revenus qui devait rapporter 2 milliards d'euros, au final, elle rapportera cin fois moins car elle ne s'attaque pas à l'évasion fiscale.

L'attaque sur les gafes abandonné suite aux pression aux pressions États-uniennes. Le social macronisme, c'est avec ce nouveau budget 35 milliards d'euros de coupe dans les services publics et les collectivités. Cela représente 650 € par citoyen en taxes indirectes, en renoncement, en services dégradés.

Ce budget organise l'appauvrissement général alors même que la pauvreté en France a atteint un niveau jamais vu. La France, 7e puissance économique au monde, compte aujourd'hui plus de 10 millions de pauvres. Le social macronisme, c'est le démantellement méthodique des services publics avec la suppression de plus de 4000 postes d'enseignant, 200 515 postes à France travail, de 2 milliards d'euros aux collectivités.

À quelques semaines des municipales, le gouvernement organise l'impuissance des mairies, y compris des mairies socialistes. Le social macronisme, c'est le sabotage de la transition écologique avec des coupes de 700 millions d'euros pour ma prime rénuve, de 300 milliards d'euros sur le fond vert qui avait déjà été divisé par de dans le budget précédent. Le social macronisme, c'est l'abandon des territoires les plus fragiles avec 1,5 milliards d'euros de coupe pour l'outre mer et une baisse de 3 % du budget pour l'agriculture par rapport à 2025.

Le social macronisme, c'est une violence sociale ciblée contre les plus précaires avec la suppression de la prime de Noël pour les allocataires sans enfant, le gel de l'aide médicale d'État, la non revalorisation de l'AH au niveau de l'inflation. Le social macronisme, c'est une attaque organisée contre le logement social avec la hausse des loyers HLM pour 42000 ménages de 30 à 60 € par mois. Autrement dit, absolument aucune des 20 mesures du contrebudget présentée par les socialistes en septembre n'a été reprise dans le budget Macron le corn, ni sur les classes populaires, ni sur le plan vert, ni sur la mise à contribution des grandes fortunes.

Pire, le social macronisme, c'est le programme du Rassemblement national contre les étrangers avec la suppression des APL pour les étudiants étrangers extracommunautaires ou encore l'augmentation de 100 € pour les titres de séjour. D'ailleurs, puisque ce budget reprend les propositions du RN avec le vote des socialistes, rappelons que le combat contre l'extrême droite, ce n'est pas un slogan le temps d'une campagne législative ou pour une soi-disant primaire de la gauche. C'est une bataille permanente et ça commence par ne céder aucun centimètre quand le gouvernement reprend des mesures du programme du rassemblement et du Front National.

D'autant plus au moment où nous parviennent les images des ratonnades organisées par la police de l'immigration de Trump aux États-Unis où chacun peut mesurer ce que fait un gouvernement qui synthétise le libéralisme et l'extrême droite, il est de notre devoir de nous opposer en défendant la rupture avec le système néolibéral. Et si les électrices et les électeurs ont majoritairement voté pour les candidates et les candidats du Nouveau Front populaire en juin 2024, ce n'était pas pour qu'on jette notre programme de rupture à la poubelle aussitôt élu, mais pour qu'on le porte pour les semaines, les mois et les années à venir. Et c'est bien le Parti socialiste qui s'isole quand il tourne le dos aux engagements et au programmes du Nouveau Front populaire.

Pendant que la très grande major majorité des députés écologistes et communistes et 100 % des députés insoumis votent systématiquement les motions de censure. C'est dans ce contexte politique global qu'arrivent dans 6 semaines les élections municipales. L'offre politique se clarifie dans le pays.

Le bloc libéral, l'extrême droite et le bloc populaire, social, progressiste, écologiste de celles et ceux qui tiennent la ligne de la rupture nationalement et localement. On aura compris peu que le petit calcul du Parti socialiste, c'est de s'éviter une double campagne législative et municipale car il est terrifié à l'idée de perdre des élus. Collègues socialistes, qui peut dire quelle est votre vision globale pour le pays alors que vous changez de position à chaque nouveau chantage du gouvernement ?

Nous, les insoumis, ne perdons jamais de vue l'objectif politique qui dicte notre action politique. Tourner la page du macronisme et de ses relais politiques nationaux et locaux. Et c'est dans ce contexte que les représentants militants, élus, écologistes ont lancé une tribune par laquelle ils revendiquent leur désaccord avec la ligne qui consiste à préférer les alliances avec le Parti socialiste et qu'ils choisissent l'écologie de rupture alors que les effets de la crise climatique ne se sont jamais aussi fortement fait ressentir, alors que le droit international est remis en question en plusieurs endroits du globe à commencer par Gaza où le génocide est toujours en cours sous nos yeux Alors que l'extrême droite s'organise à l'échelle mondiale.

Je salue celles et ceux qui refusent que le projet anti-productiviste, anticapitaliste, antiraciste soit associé à la coalition PS macroniste. Il et elle étaient 50 premiers signataires il y a une semaine. Ils sont désormais plus de 600 à revendiquer le programme, la stratégie et le périmètre politique du Nouveau Front populaire.

À celles et ceux qui nous écoutent, regardez comment votent vos députés à l'Assemblée. Regardez qui censure. Regardez qui ne censure pas le gouvernement et vous saurez qui est capable de tenir une ligne de rupture.

Et après les élections municipales, il y aura des élections sénatoriales, une élection présidentielle et des élections législatives. Autrement dit, ce qui se passe politiquement aujourd'hui clarifie l'offre politique pour les séquences électorales qui s'ouvrent en 2026 et en 2027. J'en profite pour rappeler qu'il ne reste plus que 2 jours pour s'inscrire sur les listes électorales sur internet et 4 jours pour s'inscrire dans vos mairies.

Je conclus sur une célèbre citation de Louise Michel, figure de la commune de Paris, militante révolutionnaire et féministe du 19e siècle. J'ignore où se livrera le combat entre le vieux monde et le nouveau, mais peu importe, j'y serai. Tôt ou tard, nous y arriverons aujourd'hui ou un autre jour, peu importe où aura lieu la bataille entre le vieux monde libéral et le nouveau monde que nous défendons, nous y serons.

Je vous remercie madame la députée. [applaudissements] Voilà, Nathalie aux yeux applaudit par son groupe des insoumis. C'est à présent au socialiste de s'exprimer.

Hervé Solignac va prendre la parole dans un instant. Il réexpliquera très certainement pourquoi son groupe ne vote pas les motion déposé par les trois groupes de gauche insoumis écologistes et communistes. On écoute le député Herv.

Premier ministre, mesdames et messieurs des ministres, chers collègues, nous arrivons au terme d'une longue, trop longue séquence budgétaire et je voudrais donc avoir une pensée pour nos pour nos compatriotes qui ont subi nos atternoiements, nos tergiversations ces dernières semaines et ces derniers mois. Beaucoup se sont demandés y aura-t-il un budget à Noël ? Pour Noël, on a la réponse.

Pour le reste, il me revient d'exposer les raisons qui conduiront les députés du groupe socialiste à ne pas approuver les motion de censure que nous examinons aujourd'hui, de sorte que s'il n'y a pas eu de budget au pied du sapin, Cupidon veillera à ce qu'il y en ait un pour la Saint-Valentin. Ce budget ne sera pas le nôtre. Il sera d'ailleurs à peu près le budget de personne et c'est bien parce qu'il sera celui de personne qu'il peut-être celui de tout le monde mais ce budget sera et il ne sera pas celui de l'extrême droite.

D'aucuns considéreront que c'est bien peu. Les socialistes considèrent qu'éviter le pire ça n'est jamais bien peu et qu'à cet égard ils ont fait leur devoirs. Ils ont fait leur devoir là où Emmanuel Macron a fui le sien en installant une assemblée sans majorité au lendemain de la dissolution, le président de la République aurait pu prendre ses responsabilités.

Il a préféré les transférer en quelque sorte à la représentation nationale dont actu 2 ans. Nous avons donc assumé ses responsabilités dans la clarté et la constance. Ni posture, ni stratégie du chaos, ni ralliment.

Nous avons fait le choix de nous mettre au service des Français avant de nous mettre au service de nous-mêmes et il n'est pas question qu'on s'en excuse. Nous avons fait le choix de ne pas censurer a priori en participant activement au débat et en le faisant avec l'exigence que nous devons à nos concitoyens. Lorsque ces exigences ont été méprisées, sans état d'âme, nous avons censuré.

Ce fut le cas quand le gouvernement Barnier a tendu la main à l'extrême droite ou quand le gouvernement Bairou s'est enfermé dans ses certitudes. Ici réside notre principale divergence de vue avec le reste des forces de gauche. Je veux croire que cette divergence relève plus de la méthode et qu'elle n'est pas insurmontable.

Car en effet, les forces de gauche ont presque toujours uniquit de défendre des mesures budgétaires fortes et nécessaire pour le pays. Aucune voie de gauche n'a jamais manqué et ne manquera jamais pour défendre la taxe Zukman. Aucune voie de gauche n'a manqué et ne manquera jamais pour rétablir l'ISF, dénoncer les les 200 milliards de cadeaux fiscaux fait à quelques grands patrons ou bien encore défendre la décarbonation de notre économie.

Malheureusement, qu'on le veuille ou non, ces mesures ne se sont heurées à deux réalités. La première, elle est arithmétique. 35 % de l'Assemblée à gauche, ça ne fait pas une majorité nécessaire pour adopter des mesures.

La seconde, elle est politique. Le macronisme n'a jamais tiré les leçons de ses échecs et n'a jamais abandonné son mantra néolibéral, refusant notamment de faire le moindre faux pas vers une fiscalité plus juste. C'est ainsi que le bloc central est devenu le trou noir dans lequel disparaissent un à un les astres morts de la Macronie. 2027 donnera l'occasion aux Français de sortir de cette séquence.

Mais avant cette échéance, nous avons encore un budget sur le bureau. Deux chemins s'offraient à nous pour l'aborder. Le premier consistait à se jouer d'une constitution qui n'a pas été pensée pour une assemblée sans majorité. nous pouvions bloquer les institutions dans l'espoir d'une hypothétique censure, d'une hypothétique dissolution, d'une hypothétique présidentielle anticipée et de son hypothétique résultat.

Pendant ce temps, les difficultés d'accès au logement des Français ne sont pas hypothétiques. La baisse de pouvoir d'achat n'est pas hypothétique. Les faillites d'entreprise ne sont pas hypothétiques.

Les besoins dans notre armée face au défis du monde non plus. L'autre chemin, celui que nous avons choisi, c'est celui du débat parlementaire, du rapport de force aussi. Nous l'avons choisi parce que les socialistes sont en prise avec les réalités du pays.

Des réalités qui arrivent à leurs oreilles et s'exposent à leur regard. des réalités qui accablent ceux qui ne vont pas bien et qui nous demandent de ne pas précipiter la France dans l'inconnu pour ne pas rajouter de l'angoisse à leur angoisse. Et quand les socialistes se tiennent au côté de ceux qui ne vont pas bien, ils sont à leur place.

Ils sont là où ils doivent être. au côté des vulnérables, au côté des salariés, au côté des commerçants et des artisans, au côté des jeunes et des retraités, au côté des fonctionnaires, ils sont là où ils doivent être pour défendre ce que finalement euh pour des ceux qui n'ont tu finalement que les socialistes pour défendre leur sort dans cette séquence budgétaire. Ce chemin, c'est celui que nous avons emprunté avec un petit bataillon de députés guerre plus de 10 % de cet hémicycle dans le seul but de repousser des périls, d'arracher des progrès, de faire bouger les lignes d'un budget dont la copie finale est très éloignée de la copie initiale.

J'étais récemment dans un lycée où un élève m'a posé une question très directe avec des mots à lui. Ils ont servi à quoi les socialistes ces derniers mois ? C'est une question presque brute, mais elle contient dans sa simplicité la profondeur des grandes interrogation populaires.

Et bien, les socialistes ont servi. Ils ont servi à suspendre une réforme des retraites injustes pour que les français tranchent cette question souverainement lors de la prochaine élection présidentielle. Ils ont servi à repousser l'année blanche, faute de quoi le pouvoir d'achat de nos retraités auront été renié et les prestations sociales gelées.

Ils ont servi à défendre les Français qui travaillent en négociant une hausse de la prime d'activité. Ils ont servi à remettre la jeunesse de ce pays au centre des débats pour préserver les moyens consacrés aux bourses étudiantes et entériner le repas en 1 €. Ils ont servi à faire voter des mesures d'urgence pour nos agriculteurs et pour les territoires ultramarins.

Toujours écouté, rarement entendu. Enfin, les socialistes ont servi à écarter le spectre de l'extrême droite, invitant ainsi un nouveau scénario barnier et donc un budget antisocial, anti-étranger, antiprogrès, bref anti tout. Les socialistes ont fait le choix de servir les Français, de les protéger plutôt que d'alimenter le mythe d'un chaos d'où pourrait sortir un monde meilleur.

Ce budget est-il pour autant le nôtre ? Certainement pas. Ces lacunes, nous les connaissons par cœur.

La facilité eut été d'ailleurs de les exploiter pour censurer le gouvernement. Nous n'avons pas fait le choix de cette facilité. Nous avons refusé de nous laisser enfermer dans l'impuissance des postures et donc oui, il manque encore des postes d'enseignant.

Oui, il manque des moyens pour la transition énergétique. Oui, il manque des budgets pour soutenir l'aide au développement. Oui, il manque des mesures pour mettre davantage à contribution les milliardaires qu'Emmanuel Macron n'a jamais cessé d'épargner.

Bravo ! Ces insuffisances budgétaires auraient probablement mérité plus grande mobilisation de la gauche pour qu'elle soit peut-être corrigé. Ça n'a pas été le cas.

C'est ainsi. Nous respectons les choix de chacun. Fallait-il faire tomber un troisème gouvernement en 2 ans sur les bases d'un budget qui n'est pas le nôtre certes, mais sur lequel nous avons pesé pour en améliorer significativement les contours ?

Cette question se pose dans un contexte inédit. Ce contexte, il est fait d'une situation politique sans majorité possible, d'un antisémitisme rampant, d'un racisme décomplexé, d'une guerre en Ukraine qui n'en finit plus, d'un impérialisme américain qui met l'Europe à l'épreuve. Ce contexte, c'est aussi l'exaspération de nos concitoyens fatigués du circle parlementaire, le cri d'alarme de nos paysans, l'angoisse des chefs d'entreprise qui avancent dans le brouillard.

Et c'est à l'onne de ces réalités vécues et sur la base d'un budget de compromis que nous avons pris la décision de ne pas censurer le gouvernement. Cette non censure n'est ni un blancin ni un renoncement. Elle est la marque de notre capacité à faire un choix exceptionnel dans un moment politique exceptionnel après des semaines de négociation difficiles.

Elle n'est pas non plus, monsieur le Premier ministre, un solde de tout compte. Notre main n'a jamais tremblé lorsque les promesses n'étaient pas tenues. Alors, soyez certain de notre vigilance à la bonne exécution des engagements qui ont été pris devant nous et surtout pour les Français.

Si nouses faisons le choix de clore cette séquence budgétaire, nous ne renonçons à rien et certainement pas à l'idéal républicain qui nous a servi de guide dans ces débats budgétaires et qui demeure notre indéfectible boussole. Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le député.

La parole est à présent à monsieur Nicolas Ray pour le groupe droite républicaine. Merci madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, chers collègues, nous voilà donc arrivés au terme, nous l'espérons, de cette discussion budgétaire qui occupe notre assemblée depuis 4 mois. Après 286 heures de débat en commission, en séance des milliers d'amendements, nous sommes enfin en mesure de doter la France d'un budget.

Ces débats ont été longs, trop longs pour certains. Mais pourtant, si on veut faire un peu d'humour, nous avons 3 jours d'avance, monsieur le premier ministre, par rapport à l'an dernier, puisque les dernières motions de censure avaient été rejetées le 5 février sous le gouvernement Bairou. Finalement, vous n'êtes pas si en retard, monsieur le Premier ministre.

On se rassure comme on peut. Ces débats ont été longs, trop longs et il serait utile que nous repensions nos procédures parlementaires. Je sais, madame la présidente que vous avez lancé une réflexion sur ce sujet et nous vous en remercions.

Une fois encore, nous avons passé trop de temps en séance sur les recettes du fait de l'obstruction et la multiplication des amendements par certains groupes de gauche de cette assemblée, ce qui nous a empêché d'examiner les dépenses dans l'hémicycle. Il n'est pas normal qu'un parlement soit privé du débat sur les dépenses. À titre personnel, je pense que nous devrions débuter, monsieur le premier ministre, l'examen du budget dès le début du mois d'octobre.

Je sais que ce n'est pas de votre fête, mais ce n'a pas été le cas depuis 2 ans. Je pense aussi, madame la présidente, que le temps législatif programmé qui limite le temps de parole à chaque groupe en fonction de son importance soit appliqué à l'avenir au textes budgétaire. Ces débats ont été longs mais ils ont été aussi utiles.

Chaque groupe a pu en effet s'exprimer et faire valoir ses convictions. Merci donc monsieur le Premier ministre d'avoir laissé le temps au Parlement de débattre. Toutefois aujourd'hui, nous ne pouvons plus attendre.

Chaque journée sans budget pour la France, c'est aussi une journée de plus d'attente et d'incertitude pour les Français, pour nos entreprises, pour nos collectivités et surtout pendant que nous débattons, le monde ici ne suspend pas sa marche. L'horloge de l'histoire tourne et ces derniers mois, elle a tendance à s'accélérer. Nous traversons une période de forte turbulence sur la scède internationale.

Aux portes de l'Europe, la Russie poursuit son agression en Ukraine. La Chine a réalisé récemment des manœuvres militaires vers Taiïwan et continue d'avoir une stratégie de prédation industrielle et commerciale sans parler du président américain qui fournit chaque jour des motifs de douté de la fiabilité de nos alliés. Donc mes chers collègues, la seule alternative à ce budget serait l'ascension du gouvernement.

C'est sur cette seule alternative que nous avons à nous prononcer aujourd'hui. Je vous le dis clairement, il serait fou de renverser le gouvernement et de laisser la France sans budget dans le contexte actuel. Face aux menaces qui pèsent sur la France, qui pèse sur l'Europe, la France ne peut pas être un bateau ivre sans gouvernement et sans budget.

Ce budget en effet, même s'il est imparfait, accroit de 6,5 milliards d'euros les moyens de nos armées. Qui ici peut prétendre que nous pourrions nous passer de cet effort de réarmement ? Et puis ce budget aussi imparfait soit-il apporte un cadre fiscal financier à nos collectivités, à nos entreprises, à nos agriculteurs.

Et pour tous ces acteurs, l'incertitude est le pire des poisons. Encore une fois, une France sans budget et avec des déficits non maîtrisés, c'est une France affaiblie. affaibli notamment au sein des institutions européennes.

Nous avons perdu ces dernières semaines certains votes importants, je pense au mercur, mais nous avons d'autres combats à mener prochainement, notamment sur la politique agricole commune. Venons-en désormais au contenu du budget. Dès le début de la discussion budgétaire, notre groupe et notre président Laurent Vqué apporter une ligne claire : baisser nos dépenses et surtout ne pas augmenter les impôts.

Vous le savez, monsieur le Premier ministre, nous avions proposé davantage d'économie sur la dépense. Nous reconnaissons que un effort a été fait, madame la ministre. La part des dépenses dans le PIB va baisser faiblement mais baisser quand même de 56,8 à 56,7 % du PIB.

Oui, davantage d'économie aurait été possible notamment sur les opérateurs, sur les agences. Notre rapporteur Philippe Juvin avait proposé de plafonner les taxes affectées, ce qui aurait effectivement économisé 1,2 milliards d'euros. Cette proposition, vous l'avez reprise partiellement, c'est déjà ça.

Notamment en plafonnement les taxes affectées pour l'ANA, l'ENPFA, les agences de l'eau, l'Agence nationale du sport. Dans le même esprit, nous soutenions la proposition de notre rapporteur d'une économie de 2,5 % sur l'ensemble des ministères hors régalien. Là encore, il ne s'agit pas d'opérer des coupeuses aveugles, mais simplement d'inciter nos administrations à se réformer.

Car ce n'est pas en augmentant tous les ans les crédits que nous permettrons un meilleur usage des deniers publics. Chaque ministère doit faire un effort dans son périmètre pour optimiser son fonctionnement et chasser les dépenses superflu. À à l'analyser froidement, l'un des mérites de ce budget, ce n'est pas tant ce qu'il contient.

Mais c'est surtout ce qu'il ne contient pas et ce qu'il ne contient plus. Cela me permet d'en venir aux recettes. Revenons un instant en arrière.

Et en effet, nous revenons de loin. Au début de la discussion budgétaire, nous avons vu fleurir des propositions aussi insensées les unes que les autres, notamment sur les bandes de la gauche. On nous annonçait l'augmentation des droits de succession, la taxation des assurances vies, l'instauration de la taxe dumane, le rétablissement de l'ISF, la hausse du coût du travail avec la suppression d'allègement de charge sur les salaires, la remise en cause d'un certain nombre de dispositifs qui fonctionnent.

Je pense au PAC du TR, je pense au crédit d'impôts recherche. Et bien, nous avons évité tout cela. Aucune de ces revendications n'a été reprise dans ce budget et c'est une bonne nouvelle pour notre pays.

N'oublions pas non plus ce que contenait ce texte initial préparé par le gouvernement Bairou. Le texte initial prévoyait le gel de l'impôt sur le revenu. C'était une hausse de 1,9 milliards d'impôts sur les ménages.

Grâce à l'adoption de notre amendement, la totalité du barême de l'impôt sur le revenu a été indexé sur l'inflation. Ce budget aussi prévoyait de revoir les abattements sur nos retraités, ce qui aurait accru les impôts contre eux de 1,2 milliards. Il prévoyait aussi le gel des retraites.

Là encore, grâce aux amendements de la droite républicaine qui ont été adoptées, ces mesures ont été repoussées. Je pense aussi à la volonté de supprimer la réduction d'impôts sur les frais de scolarité qui a été annulé et qui effectivement aurait accru sur nos familles les impôts de 450 millions d'euros. Je parle aussi de l'attaque sur le vapotage qui était prévu, l'attaque sur le plastique, la fiscalisation des pourboirs, le durcissement du malus automobile.

Chers collègues, tout cela n'existe plus, tout cela n'est plus question. Je l'ai dit ici, grâce au travail et à la mobilisation de nos députés, il n'y a aucune hausse d'impôt sur la France qui travaille et sur la France qui a travaillé toute sa vie. Merci monsieur le Premier ministre, madame la ministre d'avoir entendu nos demandes mais surtout d'avoir entendu les demandes des Français qui ne supportent plus ces hausses de fiscalité. des hausses de fiscalité qui découragent, qui pénalisent toujours les mêmes, ceux qui travaillent, ceux qui entreprennent et ceux qui font la croissance de notre pays.

Il est aussi totalement faux de dire que ce budget est un budget socialiste. S'il était socialiste, ce budget aurait inclu, une très large taxe sur les holdings et la surtaxation de l'assurance vie. S'il était socialiste, ce budget aurait accru la fiscalité sur les ménages et sur le patrimoine.

Bref, s'il était socialiste, le groupe socialiste l'aurait d'ailleurs voté dès demain. Donc ce budget n'est ni de droite ni de gauche. Il est un budget imparfait, tout le monde le sait.

à l'image de cette assemblée, mais néanmoins, il est un budget nécessaire. Alors oui, ce budget reste imparfait. Il n'engage pas les réformes profondes dont notre pays a besoin.

Comme nous le dit souvent notre collègue et ancien premier ministre Michel Barnier, reprenant des mots de Pierre Mandz France, prenons garde de ne pas sacrifier l'avenir au présent. En effet, les discussions et les décisions courageuses sont toujours repoussées et notre déficit estimé à 5 % pour 2026, bien qu'en diminution, reste encore bien trop élevé. Vous l'avez compris, pour nous, de vraies réformes passent par une baisse drastique des dépenses.

Cette baisse, elle passe par une refonte des politiques publiques. Elle doit s'attaquer à la burocratie, au périmètre d'émission de l'État. Elle doit s'attaquer à la Sistana avec, vous savez, notre volonté d'instaurer une aide sociale unique plafonnée pour que le cumul des aide ne soit jamais supérieur au revenus des travails.

Les baisses doivent aussi toucher sans démagogie sur les dépenses liées à l'immigration. avec courage mais aussi avec précision. Je pense notamment à l'AME sur lequel j'ai eu l'occasion de faire des propositions crédibles mesurées en tant que rapporteur de la mission santé.

Elles sont issues notamment du rapport de monsieur Stéphanini, de monsieur Evin, ancien ministre socialiste, des propositions largement partagées par les Français et qui ont malheureusement été sacrifiés sur l'hôtel du compromis. Mais ce budget est imparfait parce qu'il n'y a pas de majorité dans cette assemblée. Merci de conclure.

Aucun groupe ici. J'ai 15 minutes. Madame la président.

Aucun groupe ne peut ici prétendre imposer certains. Excusez-moi, on est juste en train de vérifier parce Excusez-moi, monsieur le député. Bon, je vais je vais poursuivre.

Ce ce budget est imparfait tout simplement parce qu'il n'y a pas de majorité dans cette assemblée et qu'aucun groupe ne peut prétendre imposer son programme. Alors oui, faire adopter un budget dans cette assemblée, monsieur le premier ministre relève de l'exploit. Pendant des mois, vous avez été cartelé, je le reconnais, entre ceux qui comme nous réclamions moins de dépenses et moins d'impôts et ce notamment groupe socialiste qui vous réclamaiit strictement l'inverse. 15 minutes hein, une erreur.

Allez-y. Vous avez donc tenu compte, monsieur le premier ministre, des équilibres fragiles de cette assemblée. Une assemblée que les Français ont élu il y a seulement 18 mois avec une très large participation.

La prochaine élection présidentielle qui va arriver très vite sera l'occasion pour les Français de trancher les grands choix pour l'avenir du pays. D'ici là, notre pays ne peut pas se payer le luxe de l'attentisme ou encore moins de la paralysie. D'ici là, nous avons le devoir de doter enfin la France d'un budget pour 2026, d'un budget qui réduit un peu mais qui réduit quand même le déficit.

Un budget qui assure notre effort de réarmement et un budget qui protège la France qui travaille de toute hausse d'impôts. D'ici là, nous devons donc utiliser les mois qui nous séparent de la présidentielle pour répondre aux attentes des Français. Je prendrai quelques exemples.

Je pense à la lutte contre la fraude, la fraude sociale. Nous en nous demandons, monsieur le Premier ministre, l'inscription au plus tôt du projet de loi en la matière après son examen en commission et l'excellent travail de notre collègue Patrick Exel. Je pense aussi à la lutte contre la délinquence et la protection de nos forces de sécurité.

C'est pourquoi nous vous demandons, monsieur le premier ministre, que nous réinscrivions notre proposition de loi qui vise à reconnaître la présomption de légitime défens pour nos forces de l'ordre. Une proposition qui a fait l'objet d'une obstruction intolérable par les groupes insoumis écologistes lors de notre niche parlementaire. Je pense enfin à la valorisation du travail en reprenant notre proposition de loi adoptée au Sénat qui doit laisser aux salariés de nos boulangeries et de nos fleuristes la liberté de travailler le 1er mai, la liberté d'être payé double.

Ce texte, il était voté d'ici le 1er mai, mettra fin à des amendes infligées à nos commerçants et inscrira dans la loi un accord approuvé par la Confédération de la boulangerie et les syndicats majoritaires. Mes chers collègues, pour faire de ces mois qui nous restent des mois utiles pour les Français, nous avons besoin d'un budget et nous avons besoin d'une stabilité. Pour toutes ces raisons, nous refuserons de mêler nos voix à une alliance des contraires, une alliance des contestataire qui serait d'ailleurs bien incapable de faire adopter dans cette assemblée un budget alternatif pour la France.

Chers collègues, nous ne voterons donc aucune de ces motions de censure car il est grand temps de donner à la France un budget. Merci beaucoup monsieur le député. est désolé pour ces erreurs autour du temps qu'il vous Voilà donc pour le député Nicolas droite républicaine qui s'est exprimé pendant 15 minutes.

C'était le temps alloué à son groupe. Il a rappelé pourquoi la droite n'allait pas voter pour la censure. C'est à présent la députée écologiste Sandrine Rousseau de prendre la parole.

Chaque groupe s'exprime sur les motions de censure déposée à la fois par trois groupes de gauche et par le rassemblement national après le dernier 3e et dernier 493 de Sébastien Lecnu sur le budget. On suit tout ça sur LCP. ministre, chers collègues, quand le libéralisme vacille, il sacrifie la démocratie.

Quand le capitalisme s'essouffle, la guerre et sont débouché. Quand le féminisme progresse, le masculinisme devient violent. Quand la croissance est àô, le le colonialisme devient la solution.

Nous sommes là dans cet entre deux. Ce clair obscur d'où peuvent surgir les monstres. Vous le savez, au fond, votre projet ne prend plus, il ne séduit plus.

Croissance, croissance. Oh mon beau miroir, dis-moi qui a la plus belle croissance. Personne répond le miroir.

Plus personne. Parce qu'aucune des lois de l'économie n'est universelle, aucune ne s'impose à l'humanité. L'économie avec ses règles est une construction humaine.

Il n'y a pas de science derrière ces dogmes, ni d'évidence derrière ces lois. Aucun de ces préceptes ne nous impose de travailler plus. Produire plus, consommer plus.

Aucun. Seuls les profiteurs nous chantent la mélodie de la croissance infinie dans un monde fini. Pour 1 € de profit, nous disent-il.

Le ruis seulement viendra. Tu ne seras pas moins pauvre mais par contre je serai plus riche. Donald Trump figure exécrable de cette violence.

Je prends, j'utilise, je jette. La prédation à l'état pur, le cynisme de l'argent, la brutalité de la cupidité. Il met ses testicules sur la table pour bien montrer qu'il en a.

Il fera peut-être pipi aux quatre coins du monde pour y laisser sa trace. Pareil en Russie, même masculinisme, même attitude. Et nous, que sommes-nous ?

Par la poursuite imprudente et dangereuse d'un modèle d'économie libérale, nous faisons leur jeu. Nous voulons les concurrencer, parler la même langue, fourchure. Au final, l'interdépendance de nos économies joue comme un filet dans lequel nous nous prenons les pieds.

Nous empêcons toute nouvelle résistance et autonomie. Nous importons de Russie des pesticides, de l'uranium et du gaz. L'interception d'un bateau ici ou là n'y changera rien.

Nous continuons à craindre les droits de douanes américains parce que notre économie tout entière en est dépendante. Probablement élèverons-nous la voix uniquement pour la forme quand Taïwan deviendra le centre d'étension du monde. Nous les femmes savons ce que certains hommes peuvent faire quand la situation leur échappe.

Ils usent de la force et sont capables de tout détruire, d'over détruire plutôt que de perdre. Nous nous imaginons l'espèce la plus intelligente du règne animal. Il n'est pas complètement exclu que nous soyons la plus stupide de ce règne.

Avec une détermination qui force le respect, nous estimons prioritaire de nous faire la guerre économique si celle-ci n'aboutait pas à l'affaire avec les armes. Nous continuons coûte que coûte de détruire, empoisonner, assécher, stériliser, acidifier la terre, l'océan. Avec une constance qui suscite une forme d'admiration, nous poursuivons sans relâche mais avec méthode l'entreprise de rendre tout à fait impossible notre capacité à à vivre sur terre.

Il est temps Il est temps d'inventer un autre monde, une autre société conçue sur trois piliers : la réparation, la protection et la sagesse. La réparation de celles et ceux qui ont subi ou subissent encore cette course effrainée au productivisme, réparation des terres abîmées, des paysages en lady, des ressources infectées. La protection de celles de de celle qui est indispensable à la vie, l'eau, la biodiversité mais aussi le logement, la nourriture, la santé, la culture. sortir tout cela des règles libérales du marché.

Que l'eau redevienne un bien commun, que le logement ne soit plus un luxe, que la culture, l'éducation reste des espaces d'émancipation. La sagesse maintenant, revenir à la raison, penser notre vie dans le respect des autres et les limites physiques de notre écosystème. Penser notre vie dans la coopération propre à chaque espèce vivante et non dans la supériorité ou la domination.

Ne pas gâcher, ne pas détruire inutilement, ne pas surconsommer. Trois principes simples, trois principes de raison, trois principes de sécurité pour l'avenir. Rien dans votre budget ne permet de commencer ce tournant.

Vous mittez les capacités des territoires à proposer une alternative, vous leur coupez les vivres. Pour l'écologie, vous verrez demain, mais demain, il sera trop tard. Pour le social, cela se résume à peu près à cette phrase : "Marche ou crève En fragilisant le budget après budget les services publics, vous rendez le consentement à l'impôt impossible.

Pourquoi en payer si en retour il n'y a ni hôpital ni médecin, que l'école ferme et que le facteur ne passe plus ? Budget après budget, vous rétrécissez la culture à un fantasme de milliardaires en recherche de suprématie. Arrêtons-nous un instant à cela.

Rien qu'à cela, la culture. Aller au théâtre nécessite d'y penser à l'avance, de de réserver de ce souvenir, de prévoir un peu, de planifier souvent. Cela occupe un coin de la tête entre l'achat du billet et la représentation.

On se réjouit à l'avance, on se demande si cela sera bien. Le jour, on s'habille, on pense à manger avant ou après. On se demande combien de temps durera la pièce.

Ensuite, on apprécie, on rit ensemble, on pleure ensemble, on applaudit ensemble. Et puis à la sortie, on rentre, on en parle aux voisins et aux amis. On est content, on a vécu quelque chose.

C'est tout l'inverse de ces news qui vous assigne à un canapé et une pensée, qui vous dicte la peur et vous indique les coupables. Une pièce de théâtre vous fait toujours un peu réfléchir. Il est important que ce théâtre aille partout, se déplace et prospère.

Que les troupes voyagent, que les champs soient mobilisés l'été et les gymnases l'hiver. que les gens aient encore du bien commun en dehors de la superette et des informations. Que les gens aient un peu de bonheur si précieux, un peu de lien si indispensable pour appeler notre société société.

Mais ça aussi vous le grignotez. - 175 millions d'euros sur ce budget. L'année dernière, l'économie sociale et solidaire a connu un plan de licenciement aussi brutal et intense que silencieux.

Cette année, cela sera-t-il la culture ? ce secteur qui ne sert à rien dans vos esprits et qui est si essentiel pourtant dans les temps qui se troublent. Pour les acteurs de la culture, pour les enseignants et enseignantes, pour les collectivité, pour les associations, pour tout votre bilan, en fait, nous voterons cette censure parce que nos vies valent mieux que vos profits.

Parce que notre avenir vaut mieux que votre budget guerrier, parce que notre ennemi, souvenez-vous, monsieur Hollande, c'est la finance. [applaudissements] Merci beaucoup madame la députée. La parole est à présent à monsieur Mar.

Voilà pour la prise de parole de Sandrine Rousseau pour les écologiste. C'est à présent Marc Fenot qui va s'exprimer. C'est le seul président de groupe à prendre la parole pour donner l'opinion de ces troupes sur ces motions de censure.

Je vous rappelle que l'Assemblée examine deux motions les deux dernières sur le budget. 4 mois 4 mois certains diront même 7 depuis la présentation par votre prédécesseur François Baou d'un premier projet de budget pour 2026 4 mois donc pour parvenir à ce jour c'est dire combien pour vous comme pour nous le temps a pu paraître long pour les Français long pour les chefs d'entreprise long pour les responsables associatifs les élus locaux et bien sûr pour beaucoup de responsables politiques que nous sommes long avant d'atteindre cet objectif pourtant essentiel celui de doter la France d'un budget. L'impatience était réelle, la colère aussi et l'incompréhension souvent.

Et pourtant, tout aurait dû nous inciter à la responsabilité. La guerre à nos portes, les alliances bouleversées, l'état de droit fragilisé, les guerres commerciales, les dérèglements économiques et climatiques majeur. Et malgré cela, certains de patients ingénieurs du chaos présents, y compris dans cette assemblée ont cru possible de continuer à danser sur le volcan sans changer, sans évoluer, sans faire les pas nécessaires.

Ils ont pensé que l'impuissance et le blocage pouvaient tenir lieu de politique et rendre service à notre pays. Et nous depuis le début, nous démocrates, notre conviction était claire et constante. Il y avait une exigence disposée d'un budget pour avancer et une seule méthode possible compte tenue de la configuration de cette assemblée, le dialogue et le compromis.

C'est le choix que nous avons fait avec vous, monsieur le Premier ministre. Pour nous, le compromis n'est ni une ni une conquête ni une soumission. Le compromis, c'est un acte de clarté devant les citoyens.

Le compromis, c'est dire ce que l'on peut accepter, c'est dire ce que l'on ne peut pas accepter et c'est dire ce qui est essentiel pour un pays. C'est sortir de la logique du tout ou rien et entrer dans la recherche d'un point d'équilibre réaliste pour la France et pour les Français. Le compromis ce n'est pas additionner les demandes surtout lorsqu'elles sont démagogiques.

C'est arbitré, c'est hiérarchiser, c'est construire une cohérence d'ensemble. Et je veux le dire clairement, un compromis ne peut jamais être présenté comme une victoire sur l'autre. Ce n'est pas l'écrasement d'un adversaire.

Ce n'est pas un trophée brandi contre qui que ce soit. C'est un accord dans lequel chacun reconnaît une part de ce qu'il est et une part de ce qu'il accepte de laisser à d'autres et qu'il assume comme tel. C'est cela qui lui donne au fond sa solidité politique et c'est cela qui a un sens aujourd'hui dans cette assemblée fragmentée, mais sans doute aussi demain car le compromis fonde les décisions reposant sur l'adhésion plutôt que sur la contrainte, sur le respect des oppositions et des minorités.

C'est donner vie d'une certaine façon au pluralisme et donc à l'essence même du parlement et de la démocratie. On ne peut à l'extérieur pren dialogue multilatéral et le respect des minorités sans s'appliquer ces principes au sein même de notre système parlementaire. Telle est et telle a été la vision des démocrates.

Nous avons cherché à faire vivre ici une culture du compromis. forcé de constater que nous n'y sommes pas encore pleinement parvenus sur le fond comme sur la forme. Mais grâce à votre action, monsieur le Premier ministre, la vôtre et celle de votre gouvernement, de vos ministres, madame Montchalin, madame Riste, monsieur Farandou, monsieur l'escur entre autres et à la bonne volonté de plusieurs d'entre nous, nous avons au moins appris à dialoguer, à tenter de nous comprendre.

Ce fil, nous l'avions perdu. Le fait majoritaire l'avait rompu pendant des années. Certains ont appris, parfois réappris.

à gauche comme à droite ce qui était l'esprit de responsabilité et c'est une bonne chose à l'heure où tant de démagogues nourrissent la vie politique et s'en nourriste mais il reste un long chemin donner un cadre donner une méthode inscrire cette volonté et cette méthode dans la durée non comme une contrainte mais je le crois comme un atout c'est ce que font la quasi totalité des grandes démocratiesen est même le fondement sur le fond et sans revendiquer de victoire Trois priorités ont guidé l'action des députés de mon groupe dans ce budget. La justice fiscale et sociale, vous le savez, monsieur le premier ministre, le soutien à l'activité et la maîtrise durable de la dépense publique. La justice fiscale et sociale.

D'abord, le redressement du pays ne se fera qu'avec une certitude pour celle que les efforts demandés sont justes. Avec Jean-Paul Matéi, nous avons défendu des propositions pour lutter contre l'optimisation et contre la rente. Nous saluons ainsi la pérénisation de la contribution minimale sur les hauts revenus.

Mais nous regrettons de ne pas être allé au bout de la réforme de dispositifs dont chacun reconnaît les effets d'OBen. On peut refuser le matraquage fiscal et on doit le faire. On doit le faire même.

Mais on ne peut accepter que certains échappent à ce point à la solidarité nationale et fasse du détricotage des dispositifs fiscaux un sport national. C'est d'abord cela la justice fiscale. Nous l'avons dit avec constance la fiscalité doit servir le travail, l'activité, l'entreprise et l'investissement.

Aucune surtaxe n'est un deor, mais nous devons un jour ou l'autre revoir de fond en com nos dispositifs fiscaux. C'est surtout cela cette question de justice. Deuxième priorité, le soutien à l'activité.

Nous avons par exemple porté des initiatives sur le logement avec les premières bases du statut de bailleur privé défendu par Michaell Cosson pour relancer la construction et remettre des logements sur le marché. Nous avons soutenu l'agriculture et la forêt avec Sophie Met et Pascal Lecan notamment. des secteurs économiques mais aussi stratégiques pour notre souveraineté comme pour la transition écologique.

Nous avons enfin défendu l'investissement dans l'avenir. La recherche et l'innovation sont clés dans la maîtrise de notre destin collectif. Avec Didier Padé, nous avons porté ces ces budgets avec constance.

Enfin, sur les collectivités et en revanche, nous pouvons regretter qu'au Sénat et personne n'est dupe du contexte électoral qui s'ouvre, des efforts ont été reportés trop facilement sur les seules intercommunalités. Elles ne produisent peut-être pas de grands électeurs, mais elles sont le principal levier d'action du bloc communal et nous pourrions en payer le prix dès l'année qui s'ouvre. 3è priorité, l'efficacité de la dépense publique.

Nos concitoyens doivent avoir une certitude que l'argent public est utile, qu'il est contrôlé, qu'il est orienté vers l'essentiel. En 2026, la dépense publique diminuera de 02 points de PIB, soit près de 10 milliards d'euros d'économie nette. Nous aurions souhaité, vous le savez, aller plus loin.

Notre dette est habissale et près d'un tiers des efforts budgétaires de 2026 seront absorbés par la seule hausse des intérêts de la dette. Qui peut s'en satisfaire alors même que notre pays connaît l'un des taux de prélèvement obligatoire les plus élevés au monde ? Notre groupe sera donc particulièrement vigilant au respect de l'objectif de déficit à 5 %.

C'est une question de responsabilité envers les Français et en particulier envers les plus jeunes. Mais le vote d'aujourd'hui, vous l'avez souvent dit, monsieur le Premier ministre, ne dit pas tout. Un budget est un cadre et au fond un point de départ, pas une fin en soi.

D'ici 2027, d'autres décisions devront être prises parce que des urgences ne peuvent attendre. Nous devrons renforcer notre souveraineté notamment par un chantier de simplification pour adapter notre modèle normatif en particulier aux réalité. Il ne s'agit pas d'affaiblir l'état de droit, il s'agit de donner de l'agilité à ceux qui innovent et qui entreprennent.

Je veux enfin évoquer un enjeu majeur, celui de la natalité et de l'enfance. Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, notre pays compte cette année plus de décès que de naissance. C'est un sujet central pour l'avenir national et devrait tous nous préoccuper.

Monsieur le premier ministre, madame la présidente, mesdames et messieurs les ministres, chers collègues, notre devoir dans les mois qui viennent, dans les mois qui nous séparent de 2027 est donc d'être utile. Et servir les Français, c'est refuser le chaos. Être utile aux Français et au pays, tel est donc l'objectif qui doit être le nôtre.

Et pour cela, le Parlement doit travailler dans un esprit de responsabilité, refuser le cynisme, préférer l'efficacité au symbole et assumer ses décisions devant les Français. La responsabilité de cette assemblée, c'est d'abord de ne pas se déposséder de sa capacité à débattre en préférant systématiquement la censure ou en brandissant en permanence la menace. Gouverner comme aspiré à gouverner suppose un dialogue transparent pour distinguer clairement ce que nous pouvons porter ensemble et ce qui relève du choix démocratique de l'élection présidentielle.

La responsabilité de cette assemblée, c'est aussi d'assumer que tout ne relève pas de la loi. Nous ne pouvons pas continuer à produire toujours plus de normes souvent inappliquées ou jamais évalué. Légiféré doit rester un acte utile et concret articulé avec le dialogue social, la contractualisation dans les territoires et l'expérimentation.

La responsabilité de cette assemblée, c'est enfin de produire des avancées réelles pour les Français, de préférer des textes qui changent leur quotidien, des textes purement symbolique dont nous savons qu'ils ne font que mettre en scène notre impuissance et alimenter en définitive l'antiparlementarisme et le populisme. Et puis il y a une responsabilité fondamentale, c'est celle de refuser le cynisme. Nous n'avons pas à légférer contre la science, contre la liberté des médias, contre les corps intermédiaires ou contre les contrepouvoirs.

L'état de droit n'est pas un obstacle, c'est une protection. Nous avons été élus pour assumer nos décisions devant les Français, pas pour chercher des bouqu émissaires ni affaiblir ce qui protège le plus faible et nous protège tous de l'arbitraire. C'est ce chemin, celui du dialogue et de la responsabilité que les députés démocrates continueront à emprunter et c'est pour cela que nous ne voterons pas cette motion de censure.

Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le président Fenot. Marc Fenot président du groupe Les démocrates, explique pourquoi son groupe ne vote pas la censure place maintenant au groupe Horizon.

Je vous rappelle que chaque groupe s'exprime tour à tour sur ces deux motions de censure déposé d'une part par trois groupes de gauche, les insoumis, les écologistes et les communistes et par le rassemblement national d'autre part. Premier les ministres, mesdames, messieurs les ministres, mes chers collègues, pour la troisème fois en mois de 10 jours, nous voici réunis pour examiner des motions de censure. Cette répétition même devrait nous interroger sur l'état de notre vie parlementaire et sur la manière dont certains exercent la responsabilité qui leur a été confiée par les Français.

Nous l'avons déjà exprimé précédemment, le groupe Horizon et indépendant ne votera pas ses motions de censure. Notre analyse n'a pas changé, mais elle mérite d'être complétée puisque nous sommes aujourd'hui appelés à nous prononcer sur l'ensemble du projet de loi de finance pour 2026 et ce à l'issue de plusieurs semaines d'un parcours parlementaire qui aura mobilisé cette assemblée dans des conditions inédites. Commençons par rappeler une évidence.

Nos concitoyens et nos chefs d'entreprise nous demandent de la stabilité et de la visibilité. Il nous faut donc de toute urgence doter notre pays d'un budget. C'est ce que nous nous apprêtons à faire après des semaines d'incertitude.

Nous disposerons d'un texte qui une fois adopté donnera un cadre budgétaire clair pour 2026. Ce simple constat nous semblait difficilement atteignable il y a encore quelques semaines jusqu'à ce que le gouvernement engage sa responsabilité. Ce choix de recourir à l'article 49 alinéa 3 et l'aboutissement d'un processus démocratique long de plusieurs mois dans une configuration parlementaire qui ne permet aucune majorité stable.

Et ceux qui dénoncent aujourd'hui l'utilisation de cet outil oublient un peu vite qu'ils ont eux-mêmes contribué à rendre impossible toute autre issue par leur rejet du compromis. Mais restons Luc, ce texte comporte des carences que nous ne pouvons ignorer. Notre groupe a déjà détaillé ses désaccords avec certaines des orientations de ce budget.

Je n'y reviendrai pas dans le détail, mais rappelons les principaux. La trajectoire fiscale imposée aux entreprises demeure notre préoccupation centrale. En maintenant la surtaxe exceptionnelle sur les grandes entreprises et en annulant la baisse de la CVAE, ce budget envoie un très mauvais signal à nos acteurs économiques.

Il ne s'agit pas d'idéologie mais de réalité économique. Dans une Europe où la compétition fiscale s'intensifie, la France ne peut se permettre de décourager l'investissement et l'esprit d'entreprendre. Ces choix de faire des entreprises une variable d'ajustement ne sont pas des choix économiques.

Ce sont des choix politiques qui résulte uniquement du chantage mené par les socialistes. Leur soutien au gouvernement a eu un prix et ce prix ce sont les entreprises françaises qui le payaient. De manière générale, c'est cette surenchère permanente qui est à l'origine des déséquilibres du budget et qui hypothèque ainsi notre capacité à conduire les réformes nécessaires.

Cette attitude n'est évidemment pas responsable. Elle n'est pas à la hauteur des enjeux auxquels notre pays est confronté et elle n'est pas digne d'un parti qui aspirerait à gouver à gouverner la France. Mes chers collègues de gauche, cette attitude illustre parfaitement votre conception de l'action politique.

Profitez d'un rapport de force conjoncturel pour imposer des mesures coûteuses sans se sans se soucier de la de leur soutenabilité à long terme en espérant que d'autres payeront l'adition. Car en effet, l'équation budgétaire repose désormais sur des recettes temporaires pour financer des dépenses à long terme. Cette construction pose une question simple.

Que se passera-t-il dans les prochaines années quand ces recettes exceptionnelles auront disparu et ne pourront plus financer les dépenses que vous imposez à nos finances publiques à long terme ? La réponse est malheureusement prévisible. Il faudra soit de nouvelles hausses d'impôts, soit de nouveaux renoncements budgétaires.

Rien que pour cette année, les économies introduites à la dernière minute suffiront-elles à compenser les nouvelles dépenses et à tenir l'objectif essentiel d'un déficit à moins de 5 % du PIB. Nous en doutons fortement. L'utilisation massive de la réserve de précaution et la ponction sur la trésorerie des opérateurs sont des ajustement comptable qui règlent les problèmes à court terme mais n'assure en rien notre capacité d'action future et à long terme.

Or, comme leur nom l'indique, ces ces réserves de précaution et ces trésoreries sont là pour faire face aux imprévus et non pour compenser des choix politiques. Malgré tout cela, rappelons les éléments positifs contenus dans ce budget. L'engagement du gouvernement sur un déficit limité à 5 % du PIB constitue un repère essentiel.

Cet objectif montre une volonté de contenir la dérive de nos finances publiques. L'effort réalisé sur les dépenses de l'État pour parvenir à cet objectif, bien qu'il soit encore trop limité, mérite lui aussi d'être souligné. La baisse des budgets ministères hors régalien était notamment un signal attendu.

Ces mesures vont dans le sens d'une gestion moins dispendieuse de l'argent public, même si elles reste largement insuffisante au regard de la situation de nos finances publiques. Dans le contexte international que nous connaissons, le vote d'une motion de censure aurait des conséquences qui dépassent largement le cadre parlementaire. Il enverrait un message de désordre à nos partenaires européens, d'imprévisibilité à nos créanciers. d'instabilité aux investisseurs et aux entreprises.

Ce message aurait un impact direct dans les conditions de financement de notre dette, dans les décisions d'investissement des acteurs économiques, dans la confiance de nos concitoyens envers leurs institutions. Nous entendons les critiques adressées à ce budget. Nous en partageons d'ailleurs un grand nombre, mais nous refusons l'idée selon laquelle le rejet systématique constituerait une posture politique acceptable.

Gouverner, c'est faire des choix dans un cadre contraint. Le contexte parlementaire actuel impose des compromis qui ne seront jamais pleinement satisfaisants. Mais entre un budget très imparfait et l'absence de budget, entre une majorité fragile et l'impossibilité de gouverner, le choix responsable de la stabilité est la seule option.

Mes chers collègues, au terme de ce long processus budgétaire, le vote que nous nous apprêtons à exprimer engage bien au-delà de nos convictions partisanes. Il engage la capacité de la France à fonctionner normalement, à respecter ses engagements et à faire face à ses obligations. Le groupe Horizon indépendant a fait le choix de la responsabilité.

Nous avons exprimé nos désaccords sur le fond. Nous avons formulé nos critiques sur la méthode. Nous avons pointé les carences de ce budget.

Mais nous assumons également notre part de responsabilité en refusant de participer à une stratégie de blocage dont les conséquences seraient immédiate pour nos concitoyens. Cette position est loin d'être confortable mais le blocage systématique ne correspond pas à notre façon de faire de la politique. Pour que notre modèle social perdure, de grandes réformes sont nécessaires.

Cela nécessitera une volonté politique et un courage collectif que la situation actuelle ne permet pas de réunir pour le moment. En attendant, notre devoir est de maintenir le pays en état de marche et de garantir la continuité de l'action publique. C'est pour cela que le groupe Horizon et indépendant ne votera pas les motions de censure présentées aujourd'hui.

Je vous remercie. Merci beaucoup madame la députée. Voilà donc pour Félic Gérard qui s'est exprimé au sein du groupe Horizon assez critique sur la question du budget mais qui a expliqué pourquoi il votait malgré tout qu'il n'allait pas voter cette censure.

Le groupe Liot va s'exprimer. Ensuite un député non inscrit également. Le premier ministre répondra à ces deux dernières motions de censure sur la question du budget.

Puis viendra le temps du vote. Il y en a deux. un sur la motion déposée par les trois groupes de gauche et puis 20 minutes plus tard un sur la motion du Rassemblement national.

Chers collègues, le Sénat a rejeté pour le biais d'une motion de rejet préalable le jeudi 29 janvier le projet de loi de finances pour 203 voix contre 32. Je pense que tout le monde sait ça. 203 sénateurs ont qu'il n'y avait même pas matière à débattre.

Ce dit en passant cela on dit long sur l'état de notre débat budgétaire. Nous sommes là aujourd'hui non pas pour voter un budget, ce qui devrait pourtant être là au cœur de notre travail parlementaire et pour nous prononcer sur deux motions de censure déposé en réponse au 493 déclenché par le gouvernement. Ce 493 c'est le symbole d'un échec collectif.

Personne ne peut se réjouir du recours à 1493. ni l'exécutif ni le parlement. C'est le signe d'un parlement affaibli, d'une absence de majorité stable et surtout d'une incapacité à construire ensemble des solutions durable.

Mais la vraie question aujourd'hui est simple. Face à cette situation, que peut-on faire ? On a le choix entre un budget imparfait, certes, bancal, critiquable ou rien du tout.

Et ce rien du tout n'est pas juste un symbole politique, c'est une catastrophe concrète avec des conséquences immédiates en terme de crédibilité et donc de tension dommageable sur les taux d'intérêt avec ces conséquences sur la charge de la dette. Je tiens à vous le dire chers collègues, au nom du groupe Liot, ce budget ne convient pas, ne convient mal. L'effort de redressement est trop faible. 04 points de PIB au lieu de 07 annoncé.

D'ailleurs, le déficit reste au-dessus de 5 %. La dette dépasse 118 % du PIB et les seuls intérêts de la dette vont nous coûter 55 milliards. C'est un panorama qui n'est pas très réjouissant.

Chaque point de taux supplémentaire, ce sont des milliards qui partent sans aucune contrepartie, aucun service rendu, aucun avantage d'aucune sorte. De plus, l'ajustement repose au 3/4 sur les recettes fiscales, on augmente les impôts plutôt que de vraiment maîtriser la dépense publique. Dépense publique va s'accroître, si j'ai bien compris, de 38 milliards en 2026 et qui ramène un taux proche de la croissance du PIB en valeur.

Tout ça veut dire que c'est pas tenable sur le long terme. Cependant, l'absence de budget serait plus catastrophique encore car rejeter ce budget sans alternative signifierait un blocage des crédits nouveaux, des investissements publics gelés, des collectivités qui ne peuvent plus lancer leur projet, des opérateurs dans le flou total et infin une crédibilité financière qui s'effondre et ce avec les 3400 milliards de dettes publiques, des taux qui restaient levés et une Europe déjà sous tension. Tout ça provoquerait un chaos budgétaire et provoquer un chaos budgétaire serait une faute lourde politiquement et financièrement.

Le travail parlementaire que nous avons entrepris a quand même servi à quelque chose. Il n'est pas nul, soyons honnêtes. Même si ce budget ne nous satisfait pas, le travail parlementaire et notamment celui du groupe auquel j'appartiens, le groupe Liot a permis de vraies améliorations.

Les ménages sont globalement protégés. Nous avons obtenu la réindexation du barême de l'impôt sur le revenu sur l'inflation, évitant ainsi une hausse automatique, on le sait, pour des millions de contribuables. La réforme sur l'abattement de 10 % des pensions a été abandonné parant donc les retraités.

Nous avons aussi préservé la non fiscalisation de certaines indemnités pour affection de longue durée, la réduction d'impôts pour frais de scolarité et l'avantage fiscal sur le 85 et le baissant qui qui sont cruciaux pour les territoires ruraux. Sur le logement, le groupe Liot a été moteur. Le dispositif de propriétaire bailleur qui a été porté notamment par Valérieard et Charles de Courson est aujourd'hui un des seuls leviers pour relancer la construction après une chute de 25 % des mises en chantier sur 2 ans et serait temps d'ailleurs d'arrêter de traiter le ce domaine si important du logement comme variable d'ajustement.

Pour les entreprises, nous avons trouvé un équilibre. Les grandes entreprises et les très hauts revenus participent à l'effort via la prolongation de la surtaxe d'impôt sur les sociétés et la contribution différentielle. Mais dans le même lapse de temps, les petites entreprises locales sont protégées par l'abandon de la réforme sur la franchise en base de TVA, le maintien de l'exonération c'est pourboir.

L'encadrement de niches fiscales détournées de leurs objectifs comme le du tril ou la porcession. Pour l'agriculture, le budget reconnaît enfin l'ampleur des crises, même si les moyens restent insuffisants, restent insuffisants pour assurer une vraie résilience sur les exploitations. Pour les collectivités, l'effort demandé ramener à environ 2 milliards contre le double qui était prévu au départ, c'est un choix positif puisqu'on sait que les collectivités locales ne sont pas responsables de la dérive des comptes de l'État et qu'elles assurent plus de 70 % de investissement public civil.

Affaiblir les collectivités en fait, c'est affaiblir l'économie réelle. Le député de la Corse que je suis ne l'oublie pas, nous avons aussi obtenu la revalorisation de 60 millions pour la dotation de continuité territoriale. C'était juste, c'est indispensable pour une île de d'aider de soutenir les relations matérielles et humaines entre la Corse et le continent.

Pour Mayotte, par contre, les crédits annoncés 600 millions en AE et 400 millions en CP ont pour la reconstruction reste largement en dessins. Je souhaite vous dire qu'au-delà de ce PLF sur le fond, c'est notre démocratie budgétaire qui est en souffrance. Au-delà du quotidien immédiat, il y a le recul à prendre des questions qui convient de poser.

Depuis 2010, pour ne prendre que cette période, le PIB de la France a augmenté en chiffre courant de 922 milliards. 922 milliards. Et dans le même lapse de temps, toujours en chiffre courant, l'endettement public, lui s'est aggravé de 1781 milliards.

Pourquoi ? Une question. Pourquoi faut-il 2 milliards d'endettement publics supplémentaire pour générer 1 milliard de plusvalue, de richesse, de valeur ajoutée ?

Quelles sont les causes de cette inefficacité ? Est-ce que la plusvalue sociale au moins est au rendez-vous ? On n même pas certain quand on voit la stagnation pour pas dire l'aggravation ou la persistance des problèmes, le recul relatif aussi de la France dans le cadre communautaire.

Pourquoi l'argent public n'est pas ou en tout cas est-il si mal un facteur de croissance et de progrès social ? Ce sont des questions qu'on peut poser qui peuvent se poser pas par plaisir de poser des questions et pour essayer au moins de de d'améliorer les choses. Je vois le premier ministre qui a quelques mètres de mois je suis sûr que c'est une question qui doit euh qui doit se poser en permanence.

Voilà sur le fond, il faut mes chers collègues que nous regardions les choses en face. Le parlement ne vote plus vraiment le budget. Il choisit entre le blocage et la responsabilité.

La motion de censure ne construit rien et qui paye toujours le prix de l'instabilité sont les collectivités, sont les les entreprises, les ménages modestes, les territoires fragiles. Alors, vous l'aurez sans doute compris, le groupe Liot ne votera pas très majoritairement cette motion de censure. Ce budget n'est pas celui que nous aurions souhaité.

Il est imparfait. Mais un pays sans budget est un pays en danger. Entre l'insatisfaction et le désordre, entre le compromis et le chaos, le groupe Liot choisit la responsabilité une fois de plus et notre position sera celle de la stabilité.

Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le député. La parole est à présent à monsieur Philippe Boncarrer.

Et c'est à présent le dernier orateur à s'exprimer sur ces motions de censure. Le député n'en inscrit Philippe Boncarrière. Je vous rappelle que l'Assemblée examine deux motions de censure.

D'une part celle de trois groupes de gauche insoumis écologiste et communiste. D'autre part celle du Rassemblement national de motion déposé après l'utilisation du 3e et dernier 493 sur le budget. Si ces motions ne sont pas adoptées, le budget sera définitivement adopté.

Mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, avec les libertés de temps d'un nom inscrit et avec des convictions fortes qui me conduient à ne pas voter les motions de censure, je voudrais commencer par dire que en matière de pédagogie traditionnellement, on considère que la répétition est utile. Je ne suis pas certain que cette règle pédagogique s'applique exactement pour les motions de censure. débat pouvant donner au fur et à mesure des semaines le sentiment de tourner un peu en boucle.

Beaucoup ayant dit sur les motions de censure et le budget, je voudrais simplement raisonner à contrario en se disant qu'est-ce qui se passerait si une des motions de censure était adoptée. Chacun voit immédiatement notre sujet sur nos moyens de défense, sur la réponse à la crise agricole, sur l'évolution des taux d'intérêt. C'est dire que la politique du pire ne peut pas avoir sa place.

Pour dire également, monsieur le premier ministre, qu'il me semble percevoir un changement d'état d'esprit chez nos concitoyens qui n'ont peut-être pas été très convaincu au départ par la démarche budgétaire mais qui veulent que la vie institutionnelle du pays fonctionne. Je ne connais pas un artisan, un petit industriel, un commerçant, un agriculteur qui me d qu'il veut de la stabilité. C'est dire que le regard de nos concitoyens a changé et devient en mon sens plus sévère sur les blocages.

Je voudrais également vous dire que il y a aussi bien sûr, vous le savez, des critiques sur la réalité des économies, sur le lien avec l'économie réelle. J'aurais préféré que on évoque non seulement les dépenses, les la fiscalité, mais que l'on évoque aussi le taux d'emploi, la productivité, tout ce qui favorise la croissance et qui permet d'alimenter le PIB auquel faisait référence l'intervenant euh précédent. Sur le 493, il me paraît être mauvaise corelle que de vous reprocher son usage alors que tout simplement le problème est celui de la responsabilité dans notre maison. forcé de constater que la responsabilité n'est pas une vertu unanimement présente dans la maison assemblée nationale.

Vous dire également que plus que le budget me paraîtrait important son exécution et c'est peut-être là-dessus que va se jouer la crédibilité à la fois du gouvernement mais aussi d'une certaine manière de notre pays. 5 % bien sûr on aurait préféré 4,7 %. Je n'ai pas répété ce que peuvent dire le gouverneur de la Banque de France ou l'accord des comptes, mais ce qui sera le juge de paix, c'est la réalité de ces 5 %.

Si ces 5 % sont respectés, les marchés verront que notre pays commence à gagner en sérieux, ce qui sera bon pour les taux d'intérêt et cela donnera aussi à nos concitoyens le sentiment que les choses avancent et qu'il pourra y avoir un jour une solution à nos sujets avec un retour à un déficit qui ne nous permette de ne plus creuser l'endettement. Bien sûr, souligner que au-delà de la crédibilité, il nous faut avoir un cap. Nous projeter vers l'avenir.

C'est la question du jour d'après qui est bien sûr dans toutes les têtes, que ça soit pour les parlementaires et à forceorie pour le gouvernement. Nous attendons projet de loi sur la déconcentration dont on pourrait espérer qu'il puisse nous aider en terme d'efficacité de l'action publique. Bien sûr sur la loi de programmation militaire, bien sûr sur les sujets de sécurité.

Je pense au au projet de loi sûr. Vous dire également qu'il pourrait y avoir une tendance compte tenue du faible temps disponible euh pour nos assemblées, pour le gouvernement à vouloir adopter des dispositions d'urgence. C'est ce qui est par exemple évoqué pour le monde agricole.

Que le monde agricole a des besoins, c'est évident. Les dispositions d'urgence, nous avons fait cet exercice dans la période récente. Le succès n'a pas été triomphant avec des décisions du Conseil constitutionnel.

Je pense en particulier au problème de l'eau qui aujourd'hui nous mettent en vraie difficulté. Je vais espérer donc des dispositions concrètes et pragmatique. Pour terminer, je vous demande, monsieur le premier ministre, mesdames, messieurs les ministres, de me laisser faire une exception et de ne pas traiter que du budget et de vous lancer un appel à l'aide pour le Kurdistan.

Les Kurdes se sont battus pour nous. Ils se sont battus face aux terroristes. L'appel au djihad a été malheureusement une réalité dans notre pays.

Les cures n'ont fait face. Ils vivent dans des zones géographiques ou dans des pays la Syrie, le Liban, la Syrie en particulier que nous avons créé. C'est donc une responsabilité de notre histoire.

Je pense que le gouvernement de la France, monsieur le premier ministre, s'honorerait euh en exprimant non seulement en parole, mais en action nos engagements pour la sécurité des Curdes. Je pense en particulier, j'en terminerai par là à un couloir humanitaire sur Cobené, à une zone no fly puisque les droneurs continuent à tourner et peut-être dans un état centralisé se poser la question à loi applicable. Je ne suis pas sûr que les jeunes CD veuillent de la charia au Cœurdistan.

Merci de votre attention mes chers collègues. Merci beaucoup monsieur le député. Merci pour ces paroles conclusives pour nos amis Kurdes.

La parole est à monsieur le premier ministre. Merci beaucoup madame la présidente de l'Assemblée nationale. Mesdames et messieurs les députés, euh je vous ai écouté attentivement comme d'ailleurs nous avons pu le faire depuis de nombreuses semaines, de nombreux mois, 4 mois, ça a été rappelé, plus de 350 heures de de débat.

Et au fond, je crois que cet après-midi, au moment où nous amorçons probablement la fin de ce cycle budgétaire, je crois que cette séance marque la plus grande déconnexion que l'on puisse avoir dans les propos de tenu avec non seulement ce que ressentent nos concitoyennes et nos concitoyens, ça a été dit, qui refusent le désordre, qui veulent que les institutions fonctionnent, qui lorsqu'ils ont voté pour des députés veulent que les parlementaires fassent leur travail, c'est-à-dire discuter, amender, n'ont pas bloqué, n'ont pas tout rejeté, n'ont pas assumé une forme de violence et de désordre permanent, mesdames et messieurs les députés de la France insoumise, mais au contraire de donner à voir une démocratie parlementaire représentative qui fonctionne, qui travaille, qui avance et qui sert l'intérêt général. Et puisque ça a été dit par le député Bonne Carrer, une déconnexion aussi avec la situation internationale. Vous avez parlé du Levent.

On ne peut pas ne pas citer aussi la situation en Ukraine, au Moyen-Orient, l'ensemble des dérèglements du monde. Et de toutes les évidences, il était certain que c'était le meilleur moment pour bloquer le pays, le meilleur moment pour prendre en otage ces discussions budgétaires. Et au fond, tout termine comme cela avait commencé, c'est-à-dire avec les groupes du Rassemblement national et de la France insoumise qui après avoir méthodiquement tout bloqué, tout saboté pendant 4 mois, décide à la fin de déposer des motions de censure systématiques pour mieux regretter l'utilisation du 493. après avoir poussé le pays justement dans cette situation de blocage absolument lamentable.

Et vous aurez devant l'histoire à en répondre car si la situation n'était pas si grave, on pourrait encore peut-être s'accommoder de ces manœuvres politiciennes. Mais malheureusement, nous sommes rattrapés par ce contexte plus global. Monsieur le président Fenot avec d'autres interlocuteurs, vous êtes revenus vous sur le contenu du budget car la déconnexion ne s'arrête pas là.

Elle est aussi complètement sidérante par rapport à ce qu'il y a dans le budget. L'avez-vous lu seulement ce budget tel que nous l'avons proposé à la représentation nationale dans cet engagement de responsabilité. Pourquoi lister des arguments qui sont complètement faux, des chiffres qui sont complètement mensongés pour venir étayer votre argumentation ?

Et d'ailleurs, les commentateurs, les rédacteurs, les journalistes feraient bien tout de même d'être beaucoup plus prudent car lorsque d'un côté le groupe Rassemblement national dit que ce budget socialiste et que de l'autre la France insoumise dit que ce budget rassemblement national, cela veut quand même bien dire quelque part qu' en guille sous roche et qui est encore une fois plus mensonge et tromperie. Mais si on ne s'arrête pas là et si on continue d'avancer, au fond, certains s'émeuvent que le gouvernement ait pu engager un compromis avec notamment le groupe socialiste sur la prime d'activité. 3 millions de Français qui travaillent secteur public, secteur privé.

Une prime d'activité qui a été créée par un gouvernement de gauche, c'est vrai, Yonel Jospin, qui a été largement revalorisé par Jean-Pierre Afarin et Dominique de Villepin, qui a été largement utilisé par Édouard Philippe lorsqu'il était premier ministre, qui peut penser un seul instant qu'une prime qui vient accompagner le pouvoir d'achat de celles et ceux qui travaillent soit quelque chose qui soit contraire à l'intérêt général et à l'intérêt de 3 millions de françaises et de Français. Et j'imagine parce que votre cynisme évidemment ne s'arrête pas là, que vous serez les premiers à revendiquer cette avancée sociale dans vos circonscription lorsque vous rencontrez des personnes qui vont en bénéficier. Car une fois de plus, double discours entre ce que l'on entend ici et ce que vous pouvez dire sur le terrain.

Pareil sur la fiscalité qu'il est touchant de voir des groupes reprocher à ce budget d'augmenter les impôts alors qu'il ne les augmentent pas. reprennent les impôts et notamment la droite sénatoriale ferait bien de s'en rappeler qui ont parfois été imaginé par le gouvernement de Michel Barnier l'année dernière et tout d'un coup de venir remettre en question la sincérité des comptes et la copie telle que nous la présentons. Oui, nous tiendrons les 5 % de déficit cette année comme nous avons tenu les 5,4 % de déficit l'année dernière et les mêmes l'année dernière disait au premier ministre François Beou vous mentez, vous ne le tiendrez pas, on n'y arrivera pas.

Et grâce aux actions de ces deux gouvernements pour l'année 2025, la copie a été tenue. Mais sur la fiscalité, l'affaire aussi ne s'arrête pas là. Pourquoi entretenir cette confusion ?

Pourquoi entretenir cette angoisse ? Pourquoi troubler le message de confiance dans le pays au moment où nous avons besoin que les entreprises investissent, embauchent et a confiance dans ce que nous sommes en train de décider ? Pourquoi mentir après avoir voté des milliards d'euros d'impôts avec la France insoumise sur les entreprises ?

Pourquoi venir vous racheter sur le dos de contre vérité et de mensonge dans cette copie ? Monsieur le député Tangi, j'ai du respect pour vous mais vous souhaitiez vous souhaitiez assommer les entreprises de ce pays de plusieurs dizaines de milliards d'euros d'impôts vrai ou faux ? Le compte-rendu des des débats viendront le tracer.

Vous avez vous-même voulu diminuer de 20 % la DGF pour les communes de ce pays en tapant de manière la plus brutale qu'il soit sur les ressources des collectivités locales. Pourquoi vous n'assumez jamais vos votes ? Et c'est au fond pour ça que cet après-midi que cette séance est fondamentalement déconnectée car tout le monde serait aigué.

Tout le monde renoue avec les slogans car au fond il y a une ambiance politicienne dans ces débats car ça sent bon la campagne des élections municipales, que ça sent déjà bon la campagne des élections présidentielles et qu'au fond tout est bon pour tromper le peuple français et une fois de plus le privé du budget et défendre l'intérêt général. Mesdames et messieurs les députés, il est temps désormais, je crois, de passer à autre chose et que la France est enfin un budget. Merci beaucoup monsieur le premier ministre.

La discussion commune est close. Je vais maintenant mettre au voix la motion de censure déposé par monsieur Stéphane Peu, madame Mathilde Panot, madame Cyriel Châtelin et 110 membres de l'Assemblée. Le scrutin est annoncé dans l'enceinte de l'Assemblée nationale.

Je rappelle que seuls les députés favorables à la motion de censure participent au scrutin et que le vote se déroule dans les salles voisines de l'hémicycle. Le scrutin va donc être ouvert pour une durée de 20 minutes. Il sera donc clos à 19h15.

La séance est suspendue. Voilà donc pour l'examen de ces deux motions de censure. On les députés sont appelés à voter pour la première motion.

On vit tout ça en direct évidemment sur LCP. On va retrouver tout au long de cette émission Marco Pomier depuis la salle des quatre colonnes. Il y a également la caméra d'Estelle Cassado pour toutes les réactions.

Clément Perwa et lui dans la salle des pas perdus. Marco Pomieri, on va revenir avec vous sur le dernier élément hein de cet examen de ces motion de censure. La réponse de Sébastien Lecnu, très offensif le Premier ministre qui a appelé les députés à tourner la page.

Oui, Sébastien Lecnu très offensif dans un hémicycle, il faut le dire, plutôt vide, hein, car le suspense manque ce soir. Sébastien Lecnu qui a rappelé aux députés quand même qu'il y avait eu plus de 350 heures de débat sur le budget 2026, 4 mois de discussion parlementaire. Il a dénoncé euh surtout la grande déconnexion des députés de l'opposition.

Il visait notamment la France insoumise et le Rassemblement national. Grande déconnexion selon lui alors que les Français euh veulent euh un budget et sortir de cette situation de blocage. He c'est ce que pense le Premier ministre dans un contexte international incertain.

Et pour lui, pour le Premier ministre, il y avait beaucoup de démagogie en vue des municipales. Et donc Sébastien Lecornu a conclu intervention par l'idée qu'il était temps de passer à autre chose, qu'il était temps que le pays ait un budget. Merci beaucoup Clément Perot.

Vous voyez sur les images, c'est traditionnel la sortie de la présidente de l'Assemblée nationale et du premier ministre pendant le temps du vote. S'il vous plaît, est-ce qu'on pourrait juste passer pour aller à mon bureau ?Card pas de commentaire.

L'image, elle est désormais habituelle hein quand c'est le moment du vote. On sait que seuls les députés qui votent la motion la votent dans les salons à côté de l'hémicycle. Il faut donc patienter pendant 20 minutes et la présidente de l'Assemblée Yelle Bron Pi retraverse cette salle des pas perdus accompagné du premier ministre.

Justement, on va accueillir sur ce plateau Erwan Balanan, député les démocrates du Finistère. Bonsoir. Bonsoir.

Stéphane Peu, président du groupe communiste, va nous rejoindre dans une seconde. Allez-y, monsieur Peu, nous sommes en direct sur la chaîne YouTube. Vous avez mis un tout petit peu plus de temps qu'Arwan Balanon à venir.

C'est très simple. C'est parce que vous Stéphane Pu, vous avez défendu la motion et vous l'avez posé vos dossiers voté pour vous. C'est la dernière bataille à mener sur le budget.

B la dernière non parce que de toute façon le budget il influe sur la vie du pays toute l'année donc on aura l'occasion sans doute d'y revenir parce que d'ailleurs on va très rapidement voir les conséquences néfastes. Donc que ce soit dans les questions gouvernement ou dans les débats sur les lois on aura forcément l'occasion de revenir le sur un budget qui irrigue nos débats toute l'année pas seulement au moment de l'élaboration de la loi de finance. Erwan Balen, non, vous êtes prévenu, on va continuer à parler du budget, de ces conséquences, mais là ce soir, si ça se passe comme prévu et on sait qu'il y a pas forcément énormément de suspense sur ces motions de censure, euh pour vous c'est quoi ?

C'est un ouf de soulagement euh qu'on arrête de parler de ce budget ? Non, c'est euh c'est une étape et c'est la fin d'un processus parlementaire qui est inédit. Jamais dans notre pays, on a autant parlé de du budget et jamais on a parlé autant de finances publiques et des problématiques autour des finances publiques.

Et en ça, je trouve que c'est une séquence assez intéressante qui qui a montré aussi la capacité parfois de faire du compromis. On l'a vu sur sur le PLFS, le budget de la sécurité sociale. Là, ça a pas été possible sur ce budget.

Mais moi j'ose espérer que peut-être c'est aussi des ponts qui ont été tendus enfin qui ont été des tentation de construction pour avoir plus de dialogue dans ce pays et puis peut-être par ces dialogues ramener les extrêmes à ce qu'ils sont. C'est-à-dire je ne crois pas qu'il soit le ce que pensent vraiment les Français en réalité. Alors justement Sébastien Lecnu dans sa réponse a ciblé le Rassemblement national et la France insoumise notamment même si c'est vous Stéphane peu pour les communistes qui avaient défendu cette motion, il dit finalement c'est assez déconnecté ce que les Français demandent c'est qu'on travaille qu'on amende qu'on discute.

Est-ce que vous c'est ce que les Français vous demandent de dire finalement c'est normal de pas tous être d'accord on essae chacun d'obtenir quelques victoires et à la fin on a quelque chose qui plaît forcément à personne mais allez qui passe. J'étais assez surpris de l'argument du Premier ministre sur la déconnexion parce que quand même la politique d'Emmanuel Macron depuis 2017 et ce budget s'inscrit dans la continuité de cette de ces choix politiques et de cette philosophie d'une politique qui de l'offre qui fait beaucoup de cadeaux aux entreprises et fait peser ça sur les services publics. Enfin franchement cette politique elle a été elle a été battue dans les urnes.

Elle a été battue dans les urnes en 2022. Elle a été battue encore davantage dans les urnes en 2024 et il y a une immense majorité de Français qui la rejette et qui place le pouvoir d'achat au premier rang de ses priorités qui s'inquiètent beaucoup pour nos services publics comme l'école et et et l'hôpital par exemple. Et moi dans ma circonscription, je peux vous dire et j'ai fait beaucoup d'initiatives dans le weekend, je me sens absolument pas déconnecté des aspirations des habitants de ma circonscription en censurant le gouvernement.

Stépha pe finalement ce budget il continue ce qu'Emmanuel Macron a mis en place ce qui a été contesté par les élections à deux reprises. Est-ce que vous avez ce sentiment là ? Parce que je dois vous dire que pour nous c'est un peu difficile.

On entend à la fois que le budget est austéritaire par les uns, socialiste par les autres. Il est où ce budget ? Il est comment ?

Erwan Balan. Ouais, c'est un budget Stéphane l'a dit, c'est un budget qui qui ne contente personne en réalité puisque c'est un compromis. un compromis, c'est souvent ça.

On on on donne sur un certain nombre de d'idées politiques que l'on a, on en gagne d'autres mais au bout du compte, on n'est pas complètement satisfait. Euh mais moi, je crois que il va falloir apprendre à faire comme ça. Il va falloir apprendre à faire comme ça.

Pourquoi ? Parce que le notre société mon a profondément changé. On n'est plus dans une société avec un bipartisme établi, c'est un fait.

Et puis on est dans une société et moi je comprends les préoccupations des gens que croise aussi Stéphane PE. On est dans un monde avec des préoccupations nouvelles qui ne sont pas euh qui ne qui ne se résoutent pas par le simplisme. Et c'est pour ça d'ailleurs quand avec les communistes on arrive à parler, c'est que ils ont des convictions politiques sur humanistes que nous avons aussi.

Mais on n' pas tout à fait les mêmes parfois les mêmes réponses, mais on a dans ce paysage politique des gens qui n'ont pas du tout les mêmes préoccupations et qui n'ont qu'une préoccupation, c'est prendre le pouvoir pour imposer euh un modèle et un modèle qui est très loin de nos valeurs républicaines et démocrates. Et en ça et en je crois qu'il va falloir qu'on apprenne à travailler ensemble de plus en plus. Je vais vous laisser répondre Stéphane Peu, mais avant ça, je le disais, vous avez voté pour cette motion de cension.

On va retrouver Clément Perot qui va nous expliquer, même si maintenant on commence à le savoir, il y en a souvent des motions de censure à l'Assemblée, mais comment ça fonctionne Clément lors de ce vote ? Alors, les députés qui souhaitent voter cette censure se rendent dans des salons juste à côté de l'hémicycle. Ça se passe sur des ordinateurs, ils sont équipés, regardez Elsa, de ce bulletin avec, vous le voyez, un code barre et une seule option, c'est pourquoi ? parce qu'on ne peut pas voter contre une motion de censure.

On la vote ou on ne la vote pas pour que la motion soit adoptée. Il faut qu'elle ait la majorité absolue des députés, c'est-à-dire 289 voix. Les résultats, on devrait les avoir à 19h15.

C'est ce qu'a précisé Yel Bron Pivet. Ce sera donc l'annonce des résultats dans l'hémicycle. L'annonce des résultats pour la première motion de censure, la deuxième, celle du Rassemblement national, sera votée ensuite pour 20 nouvelles minutes autour de l'Assemblée et c'est un peu avant 20h sans doute et bien si les deux motions sont rejetées que le gouvernement en aura fini avec le long très long parcours budgétaire de son budget.

Merci beaucoup Clément Perot. Retour sur ce plateau. Stéphane Beu, je vous avais promis justement de pouvoir répondre.

Effectivement, Erwan Balanan disait ce budget, il convient à personne. Vous vous dites "C'est la continuation euh de ce qu'a fait Emmanuel Macron." Mais si on liste, allez, si on fait budget de la sécurité sociale et budget là, il y a eu un décalage de la réforme des retraites, une CSG plus grande sur les revenus du capital, le repas 1 € la revalorisation de la prime d'activité, la surtaxe sur les grandes entreprises 7 milliards.

Tout ça les socialistes aujourd'hui disent sans nous, sans notre négociation, ce serait pas forcément dans la copie finale. Mais moi, je vais je vais vous dire les les choses sont simples. Nous Erwan Balanan le disait à l'instant, nous communistes, on on fait jamais la politique de la chaise vide.

Quand le premier ministre nous a invité à venir discuter, on y est on y est allé à chaque fois. On a été cin ou six fois à Matignon. Bon, on est arrivé dans cette discussion avec trois trois priorités. le pouvoir d'achat notamment des des des travailleurs, des salariés de ce pays, les services publics et notamment l'hôpital et l'école qu'il fallait renforcer et ensuite plus de justice fiscale avec une égalité devant l'impôt un un peu mieux partagée.

Faut pas se raconter d'histoire. C'est ça le cornu, il a entre guillemets une chance dans cette période, c'est que lui et là comme un peu le dernier fondé de pouvoir d'Emmanuel Macron pour le garantir d'aller jusqu'au bout de son mandat sans sans sans encombre. Et il a dans l'hémicyque et notamment du côté de mes collègues socialistes des des collègues qui ne veulent à tout prix ne pas avoir d'élections anticipées avant 2027. seule raison d'après vous Stéphane PE.

Ah c'est la principale raison. soyons soyons francs si vous discutez un peu. Alors bien bien sûr, moi ce que je sais c'est que sur les trois priorités que je vous ai décrite, nous avons fait sur chacune de ces priorités des propositions extrêmement précises et qu'on a eu des fins de nous recevoir surtout sur même là vous dites surtout il y a eu sur la prime d'acord.

Moi, je suis député de la Saint-San. Vous vous savez si enfin vous n'imaginez pas à quel point les parents d'élèves dans ce département, ils mettent toute leur tout leur espoir dans l'éducation de enfants et dans l'école publique. Il va y avoir 4000 suppressions de postes d'enseignants et nous sommes alors que nous sommes en la France, le pays de l'Union européenne où les effectifs par classe sont parmi les plus élevés et où le salaire des enseignants est parmi les plus bas.

Alors, je voulais tout entendre là-dessus à Doran Balanan, puisque c'est vrai que dans les derniers jours euh voilà, 4000 postes d'enseignants supprimés, ça a choqué un certain nombre peut-être de concitoyens et les députés de gauche, qu'est-ce que vous dites ? Oui. Oui, c'est euh quand on regarde le chiffre qu'on dit 4000 postes, ça fait beaucoup et on se dit "Mais pourquoi ?" Mais il faut regarder un autre chiffre, 150000 enfants en moins.

Donc je je sais je sais moi je préférerais qu'on les garde. Je préférerais qu'on qu'on renforce un certain Attendez, je je t'ai pas je vous ai pas coupé. le le budget de l'éducation nationale depuis 2017, il a augmenté de 14 milliards. 14 milliards.

Donc dire que l'on a rien fait, dire que ce sont des politiques d'austérité, moi je je suis pas d'accord et je je pense qu'au fond de vous vous le pensez pas non plus. Par contre, on a des sujets, on a effectivement des sujets pour que notre école soit meilleure aujourd'hui. Qu'elle réponde à des enjeux. les enjeux, on voit on voit des on voit des j'allais dire des momes, on voit des enfants aujourd'hui face aux réseaux sociaux, face à à la dette écologique, face aux craintes, face à la guerre qui sont en souffrance et qui ont besoin d'accompagnement.

Alors oui, effectivement l'alcool il faut pas lâcher, la santé il faut pas lâcher, mais tout ça c'est ce qu'on essaie de faire et c'est et c'est et et par exemple par exemple moi je viens d'un d'un territoire où avant en 2017 il y avait presque 14 13 % de chômage. Aujourd'hui on est à 7. Ce sont des améliorations.

Tout n'est pas parfait et moi je dirais pas que tout est parfait. On a fait des erreurs évidemment mais je crois qu'aujourd'hui face à la montée d'enjeux et de force obscure dans notre pays dans le monde il va falloir faire alors justement parce on reviendra aussi sur la situation internationale. Stéphane PE en a parlé Sébastien Lecnu.

Voyez le lapsus je vous ai mis à mettreignon Stéphane PE. Et ben très bien. Justement sur je reviens sur ceux qui ont discuté Stéphane Peu, vous n'aviez pas la majorité à l'assemblée pour imposer une alternative budgétaire quand l'assemblée est divisée en tiers.

Finalement, qu'est-ce que Sébastien Lecnu pouvait faire à part accepter quelques concessions d'un groupe qui lui permettait d'échapper à une censure dans la configuration politique de cette assemblée ? D'abord, qui vous a parlé d'imposer un budget ? Le seul qui impose de proposer une alternative en tout cas le seul Oui, mais moi j'ai jamais rien voulu imposer et le seul qui impose quelque chose aujourd'hui, c'est Sébastien Lecnu en faisant passer un budget avec le 493 qui est quand même une procédure qui abîme le parlement.

Bon, donc il je viens de vous dire tout à l'heure que aucune de nos propositions a été prise en compte. Donc il y a pas eu de recherche de de de compromis. Et c'est vrai, je je comprends pourquoi, je comprends la logique.

Il ne veut pas toucher aux fondamentaux des politiques qui sont menées depuis 2017. Ces politiques aujourd'hui, le résultat, quel est-il ? le le fossé, les inégalités se sont creusées dans notre pays.

Il y a de plus en plus de pauvres, de plus en plus de riches. Les services publics se sont abîmé et la dette de la France est devenue habissale. Et donc c'est un échec sur toute la ligne et donc il faut il faut il faut une si j'ajoute à ça si j'ajoute à ça qu'on a beaucoup abîmer le travail parce que en ubérisant le travail en développant les contrats précaires là il y a une enquête qui publiée dans le journal Le Monde ce soir qui est incroyable.

Vous rendez-vous compte qu' qu'en 2024 sur 124000 emplois nouveaux, 97000 d'entre eux étaient n'était pas des emplois salariés, étaient de l'autre entrepreneuriat des contrats courts ou des stages euh ou de l'intérim. Donc c'est quand même euh c'est c'est on on est dans dans une société où les gens même si le chômage baisse parfois facialement, le travail est tellement fragmenté, tellement ubérisé que les gens ne s'en sortent plus, ne peuvent plus boucler leur fin de mois et et ne sont plus intégrés dans le sur cette question où parfois entre les résultats économiques et la réalité, il y a un décalage que parfois vous vous soulignez aussi chez les démocrates. Oui, bien sûr.

On le soulligne d'ailleurs c'est pour ça que par rapport à une préoccupation qu'on partage complètement avec ces fans pe c'est c'est cette idée d'équité devant l'impôt on a été les premiers dès 2017 dès la suppression de l'ISF notamment 2017 à dire que là il y avait un sujet et ça ça il faut l'entendre parce que je crois que tous les Français ont conscience que on est dans un monde qui est difficile parce que moi je je veux bien qu' qu'on parle de la politique de l'offre qu'on parle de de d'échec et cetera. Mais enfin, on a traversé quelques crises qui qui ont quand même bouleversé les fondamentaux même de notre société, c'est-à-dire la crise du Covid. À un moment donné, on a dit à des gens pendant 3 mois vous ne vous ne travaillez plus et pendant 3 mois, on va dire "Vous inquiétez pas, on va vous payer." Très bien.

Mais une fois qu'ils sont sortis, une fois qu'il après ces 3 mois, ils se disent "Mais à quoi sert mon travail ?" C'est une vraie question légitime qu'on puisse poser des Français. Il y a celle-là, il y a la question de la de l'Ukraine et la question géopolitique.

On est dans un monde extrêmement difficile, extrêmement tendu. Donc oui, c'est difficile pour les Français et la seule façon de faire bloc parce qu'on est un pays qui a des atouts et c'est ça que j'aimerais qu'on dise aussi, on est un pays qui a des atouts, il va falloir que chacun ait la conviction que par rapport à ce qu'il a, il donne assez. Et là-dessus, il faut revoir les questions d'équité devant l'impôt.

Évidemment et justement, vous parliez de la situation et des crises. On en traverse des crises internationales. En ce moment, ça était aussi un des angles d'attaque, si je puis dire, du Premier ministre en disant il y a une déconnexion par rapport à ce que les Français euh veulent du débat public et ce qui se passe dans l'hémicycle et aussi par rapport à la situation du monde avec une France qui semble, selon le premier ministre englué dans la recherche d'un budget alors que le monde avance.

Est-ce que ça Stéphane peut pour vous c'est un argument valable de dire la France on peut pas être faible en cette période ? où et bien l'effort de ce montre de ce monde pardon montre les muscles. Non, la France la France ne peut pas et ne doit pas être faible.

Euh mais c'est la raison principale pour laquelle je critique cette politique, c'est qu'elle affaibli la France. elle a affaibli la France et que si on parle de la situation internationale, l'affaiblissement de la France dans ce qu'elle a d'original, la France c'est un modèle social singulier qui parle beaucoup au monde. Euh il y a pas beaucoup de pays dans le monde qui ont une sécurité sociale euh par exemple et ça c'est regardé ouvre et enviant de services public autant de socialisation des des d'un certain nombre de politiques.

Tout ça est plutôt envié et plutôt regardé. Bon, on est comme tout le monde, comme moi, on se balade, on va voir, on voit des on sait bien. Bon, mais c'est ce modèle là qui est abîmé.

Et donc quand on abîme ce modèle là, on abîme notre pays et son autorité. Si on ajoute à ça le fait qu'on a un président de la République qui sur les relations internationales a beaucoup tergiversé, a beaucoup fait de en même temps qui après avoir dit bravo à Trump pour avoir kidnappé Maduro au Venezuela en dépit de toutes les règles du droit international s'est ensuite rattrapé qui a ensuite voulu être gentil avec Poutine avant de durcir le ton gentil avec Trump avant de doucir le ton qui n'est pas qui n'a pas qui ne défend pas une politique internationale de la France qui soit constante. Or pour être fort, il faut être constant et cohérent.

Non moi je partag parce que sur l'argument du premier ministre, voilà sur le fait que le contexte international semblerait nous obligé. Mais moi c'est c'est pas que le contexte international, c'est aussi le contexte national et la montée de force obscures dans ce pays qui veulent détricoter les fondements de de notre République. C'est pas la c'est d'un côté le LFI qui qui remet en jeu des questions très fortes autour de la laïcité par exemple avec on le voit dans les dans les listes municipales des choses qui qui heurent ce que nous avons construit depuis 1945 et de l'autre le Rassemblement national.

Alors vous avez des députés aujourd'hui du Rassemblement national qui abordent fièrement la Croix de Laoren mais en faisant exactement le contraire de ce que aurait fait le le général de Gaulle. Moi, je suis désolé, on a construit depuis 1945 un modèle, un modèle français et aussi un modèle mondial avec un ordre mondial avec un certain nombre de règles. Et aujourd'hui, on est en train on des familles politiques sont en train de le détricoter petit à petit par attaques incessantes et nous notre responsabilité c'est de rappeler que le monde est compliqué, que ça va pas être facile et qu'il va falloir combattre contre ça.

Je vous laisse répondre à ce que dit B. communiste, on s'est déjà trouvé dans l'histoire et on se retrouvera, je suis sûr. Et Ran Balan semble faire comme le premier ministre, c'està dire mettre le Rassemblement national et la France assoumise à part en disant que à part ces deux formations politiques là, les autres peuvent avancer, peuvent s'entendre.

Vous vous avez le choix de la censure comme les insoumis et non pas de la non censure comme les socialistes. Oui. Oui.

Non mais bon, d'abord moi je me je confonds jamais le Rassemblement national et la France insoumise euh c'est pas pareil. Je suis entièrement d'accord. Là, le premier ministre semblait quand même les mettre sur le même plan.

Je peux avoir des différences avec les uns. J'ai une opposition radicale et frontale avec les autres, c'est-à-dire avec le Rassemblement national parce que je considère que c'est un un danger pour pour notre pays et que on vit dans un monde. L'autre caractéristique du monde puisqu'on parle de la situation internationale, c'est quand même cette internationale d'extrême droite qui de Trump enfin d'extrême droite autoritaire, illibérale, on peut trouver tous les mots que l'on veut mais on voit bien que de Trump à Poutine en passant par Mile au Argentine et et ou Netaniaahu en Israël, on a quand même des des chefs d'État qui sont le qui font parler la force plutôt que le droit, qui peuvent être expansionnistes. qui peut qui peuvent d'ailleurs faire ressurgir une certaine idée du colonialisme.

Et nous, la France qui avons la chance par notre histoire d'être une puissance nucléaire, d'être au Conseil de sécurité des Nations Unies, le dernier pays membre de l'Union européenne qui est au Conseil de sécurité des Nations unies, nous devrions, de mon point de vue, prendre la tête d'une coalition qui est majoritaire de pays dans le monde pour faire valoir les Nations- Unies, la charte des Nations-Unies, le droit international. Je vous propose de rejoindre celle des quatre colonnes, le Rassemblement national Getan du Sauc est au micro de Marco Pomier. Oui, Gaitan du Saucé, vous avez entendu he le Premier ministre juste avant que vous ne partiez voter pour cette motion de censure, il a dit que que la France insoumise et le Rassemblement national notamment faisait preuve d'une grande déconnexion.

Qu'est-ce que vous lui répondez ? D'accord. En réalité, le véritable problème, c'est que ce gouvernement est absolument déconnecté de l'envie de changement des Français et aujourd'hui pour des intérêts purement égoïstes et bien il s'accroche à sa place, il s'accroche à son siège et faire en sorte surtout de ne prendre aucune décision pour le pays, aucune décision en terme de budget.

Là, il nous ressasse finalement toutes les vieilles recettes de la Macronie. C'est-à-dire qu'on poursuit encore le déficit en augmentant les dépenses de l'État de 37 milliards d'euros en 2026. On continue encore d'augmenter les impôts avec 10 milliards d'euros d'impôts supplémentaires dans ce PLF.

Il a beau nous dire que c'est pas le cas, malheureusement c'est le cas. Il y a 10 milliards d'euros d'impôts en plus pour les entreprises et pour les ménages français. Bref, ce sont des recettes qui ne fonctionnent pas et qui permettront pas au pays d'avancer.

Alors, vous dites que les Français ont une volonté de changement, mais dans les sondages aussi, les Français disent "Bon, c'est un mauvais budget mais c'est mieux que pas de budget du tout." Ça vous ne l'entendez pas ? Mais parce qu'en réalité et les Français sont d'accord avec nous, ils savent très bien que de ce gouvernement, il ne sortira absolument rien en raison justement de l'absence de majorité.

Et en réalité, le barrage qu'ils ont fait tous hier avec ce fameux parti unique contre leur Assemblée nationale a engendré le blocage d'aujourd'hui. C'est pourquoi la seule solution en réalité, c'est la dissolution. Il faut permettre, il faut avoir confiance dans le peuple français et permettre aux Français d'avoir l'occasion, à l'occasion de nouvelles élections de pouvoir bah choisir et de donner une majorité à notre pays.

Nous, nous avons un projet, un projet de redressement, un projet de relance économique que l'on veut soumettre à l'occasion de ces nouvelles élections au Français. Et la Constitution est très claire. Quand il y a blocage, faut s'en remettre au seul souverain dans notre pays, c'est le peuple français.

Et en attendant les élections, vous ne vous faites pas d'illusion sur le résultat de ce soir. A priori, les deux motions de censure, celle déposée par le RN et celle déposée par la gauche hors PS ne passeront pas. Bah écoutez, je suis d'un naturel optimiste et puis surtout c'était l'occasion d'ailleurs de notre discours, c'est de d'aller chercher la responsabilité des socialistes.

Comment on peut se dire de gauche et approuver un budget qui va supprimer 4000 postes d'enseignants ? Comment on peut se dire attaché à la ruralité et accepter un budget qui demain va fermer des écoles et fermer des classes dans nos campagnes ? C'est quelque chose qui est absolument insupportable.

Donc je ne désespère pas l'idée d'en avoir convaincu encore quelques collègues. Merci beaucoup Gaitan Sa d'avoir réagi au micro de LCP. Merci à vous.

Merci beaucoup Marco Pomier. On le voit Marco l'a dit. Il y a pas énormément de suspense ce soir.

Erwan Balanan, est-ce queil y a un soulagement aussi à parler d'autres choses que la question du budget ? Ça nous ramène à notre première interrogation. Stéphane Budy finalement le budget c'est dans tout mais c'est un texte qui vous a quand même occupé pendant de très longues semaines.

Ouais, on va dire qu'il a pris de la bande passante. C'est c'est vrai. Euh non mais c'est un c'est c'est primordial le budget.

Quand on est parlementaire, on est là pour faire les budgets. Donc c'était normal et c'est pour ça tout à l'heure que je saluais les débats qui n'ont jamais été aussi riches sur la question budgétaire. Après, ça nous a pas empêché de continuer à travailler sur les autres sujets, mais oui, dans le l'année et demi, on va dire l'année qui nous reste avant l'échéance électorale de la présidentielle, il nous faut travailler un certain nombre de sujets et je pense particulier à la fin de vie qui revient qui est un vrai sujet attendu par les Français.

Exactement. Et on voit donc à l'image le passage, ils sont passés dans un sens, ils repassent dans l'autre sens. Évidemment, la présidente de l'Assemblée nationale et le Premier ministre qui passe, regardez juste derrière le plateau de la chaîne parlementaire.

Euh Stéphane Peu, je vais vous laisser rejoindre l'hémicycle parce que vous voulez voir l'annonce des résultats, mais aussi vous avez envie de parler d'autres choses. On a bien compris que vous êtes contre le budget, mais faut parler d'autres sujets. Oui, on va parler d'autres sujets, mais enfin on va aussi parler des conséquences du budget.

Dès mercredi, je vais poser une question au premier ministre très concrète sur la disparition des centres de santé dans les quartiers. Allez, on suivra ça en direct en intégralité. Je vous libère, monsieur Peu, monsieur Balanan.

On retourne tout de suite dans l'hémicycle. La sonnerie retentie. C'est bon, on va écouter.

On vous libère, on écoute en direct les résultats en direct sur LCP. Merci de bien vouloir regagner vos places. Voici le résultat du scrutin.

Majorité requise pour l'adoption de la motion de censure sur la majorité absolue des membres composant l'assemblée 289 pour l'adoption 260. La majorité requise n'étant pas atteinte. La motion de censure n'est pas adoptée.

Je vais mettre au voix maintenant la motion de censure déposée par madame Marine Le Pen, monsieur Éric Siotier et 104 membres de l'Assemblée. Le scrutin est annoncé dans l'enceinte de l'Assemblée nationale. Je rappelle que seuls les députés favorables à la motion participent au scrutin et que le vol le vote se déroule dans les salles voisines de l'hémicycle.

Le scrutin va être ouvert pour 20 minutes. Il sera donc clos à 19h40 et la séance est suspendue. Il en a donc manqué 29.

Elle n'est pas adoptée. Si la première n'est pas adoptée, la deuxième ne le sera pas puisqu'elle est déposée par le Rassemblement national et la gauche ne vote pas les motions du Rassemblement national. Ce qui est euh faux.

À l'inverse, le Rassemblement national vote les motions de la gauche. On est ensemble encore pour suivre les deux dernières motions de censure. La première, c'est fait, le vote de la deuxème est en place.

Marco Pomier, vous êtes donc dans la salle des quatre colonnes. Oui, Elsa, on est dans la salle des quatre colonnes qui, je dois vous le dire, est pourtant plutôt vide. Pour l'instant, plutôt vide.

Il y a quelques journalistes quand même présents dans dans cette salle. Ils attendent Mathilde Panot he la présidente du groupe La France insoumise qui devrait réagir dans quelques secondes dans quelques minutes à ce vote à ce résultat de la première motion de censure qui n'a donc pas été adoptée he il manquait 29 voix pour arriver à la majorité absolue donc 289 voix les députés maintenant et bien qui attendent le résultat de la 2e motion hein seul les députés du rassemblement national et les députés hein de du groupe allié d'Éric Siotti, le groupe UDR devrait voter cette motion puisque la gauche, vous l'avez dit, ne vote pas les motions de censure déposé par le Rassemblement national. Merci beaucoup Marco Pomier.

On va écouter Sébastien Lecornu. Je vous le rappelle, vous l'avez vécu donc en direct. Les groupes se sont exprimés sur la motion de censure.

Le premier ministre leur a répondu, il a reproché à ceux qui allaient voter cette motion de censure une certaine déconnexion. Écoutez et au fond, je crois que cet après-midi, au moment où nous amorçons probablement la fin de ce cycle budgétaire, je crois que cette séance marque la plus grande déconnexion que l'on puisse avoir dans les propos tenu avec non seulement ce que ressentent nos concitoyennes et nos concitoyens, ça a été dit, qui refusent le désordre, qui veulent que les institutions fonctionnent, qui lorsqu'ils ont voté pour des députés veulent que les parlementaires fassent leur travail, c'estàd c'est-à-dire discuter, amender, n'ont pas bloqué, n'ont pas tout rejeté, n'ont pas assumé une forme de violence et de désordre permanent, mesdames et messieurs les députés de la France insoumise, mais au contraire de donner à voir une démocratie parlementaire représentative qui fonctionne, qui travaille, qui avance et qui sert l'intérêt général. Et puisque ça a été dit par le député Bonne Carrer, une déconnexion aussi avec la situation internationale.

Vous avez parlé du Levent. On ne peut pas ne pas citer aussi la situation en Ukraine, au Moyen-Orient, l'ensemble des dérèglements du monde et de toutes les évidences, il était certain que c'était le meilleur moment pour bloquer le pays, le meilleur moment pour prendre en otage et discussions budgétaires et au fond tout termine comme cela avait commencé, c'est-à-dire avec les groupes du Rassemblement national et de la France insoumise qui après avoir méthodiquement tout bloqué, tout saboté pendant 4 mois, décide à la fin de déposer des motions de censure systématiques pour mieux regretter l'utilisation du 493 après avoir poussé le pays justement dans cette situation de blocage absolument lamentable. Et vous aurez devant l'histoire à en répondre car si la situation n'était pas si grave, on pourrait encore peut-être s'accommoder de ces manœuvres politiciennes.

Mais malheureusement, nous sommes rattrapés par ce contexte plus global. Voilà donc pour l'intervention du premier ministre dans l'hémicycle, je vous propose de rejoindre la présidente du groupe la France insoumise Mathilde Panot qui réagit celle des quatre colonnes lorsque quelqu'un demande une régularisation ou une naturalisation et puis des mesures aussi absurdes et injustes que par exemple la suppression de l'aide de 500 € pour le permis de conduire pour les apprentis. Bref, c'est un budget qui va faire souffrir le peuple de France et duquel le Parti socialiste a évidemment devant lequel le Parti socialiste a évidemment une responsabilité lourde et historique.

Donc euh évidemment puisque le Parti socialiste refuse de censurer puisqu'ils ont peur des élections, rappelez-vous du chantage de monsieur le cornu. Si une motion de censure passait, alors il y aurait une dissolution de l'Assemblée nationale. Et bien, j'invite toutes celles et ceux qui nous écoutent à comprendre que de ce fait, l'élection municipale qui arrive les 15 et 22 mars prochain prend un autre sens politique.

Évidemment, c'est celui qui permet d'inventer le monde que nous voulons dans les communes, mais c'est celui aussi qui permet de justement faire en sorte de régler des comptes avec à la fois la Macronie et ses complices, ce qui permettent à la Macronie de continuer. Et donc ça sera aussi l'occasion de se saisir de ce bulletin, de se saisir de cette élection pour commencer à tourner la page de la Macronie dans le pays ce an avant l'élection présidentielle. Et nous nous le disons, les insoumis resteront toujours fidèles au programme de rupture et nous continuerons d'être une alternative à la politique de malheur d'Emmanuel Macron.

Ça veut dire qu'il y aura aucune compromission ni aucune collaboration avec les socialistes quand il y aura les les second pour les municipales. Il y aura plus de soutien. C'est un divorce consommé.

Mais nous avons décidé du fait des votes et des actes qui ont été posés. Ce n'est pas une décision qui a été prise comme ça euh du fait des actes qui ont été posés que le Parti socialiste a rompu le Nouveau Front populaire et le programme devant lequel il s'était engagé devant les électeurs et les électrices. Ensuite, dans euh des seconds tours, euh vous avez déjà vu ce qui s'est passé lors des législatives, lors de d'autres élections.

Nous prenons nos responsabilités quand il y a l'extrême droite, mais nous n'avons plus d'alliance avec le Parti socialiste. Nous le disons. Et aujourd'hui, le Parti socialiste a définitivement trahi les engagements qui étaient pris devant les électeurs et les électrices puisque je le rappelle, le programme du Nouveau Front populaire commencé par cette phrase : "le Nouveau Front Populaire regroupe des femmes et des hommes qui s'unissent pour rompre avec la politique d'Emmanuel Macron et c'est cela qu'ils ont aujourd'hui trahi et en permettant non seulement au gouvernement le cornu de continuer à un budget de malheur de s'appliquer mais aussi en sauvant le président de la République car je vous rappelle qu'il y a 3 mois seulement le débat qui existait partout dans le pays, y compris pas seulement chez les insoumis, mais chez par exemple le président de l'association des maires de France, chez certaines personnalités de droite, y compris même chez des anciens premier ministres d'Emmanuel Macron, c'était de savoir quand est-ce que le président de la République allait partir et s'il allait partir en démissionnant ou avec une destitution puisque nous avons fait la première motion de destitution de toute l'histoire de la 5e République empêchée par le Rassemblement national à l'intérieur de l'hémicycle.

Donc euh oui euh je crois que aujourd'hui, nous le disons très clairement, le Parti socialiste n'a plus rien à voir avec le programme du nouveau Front populaire sur lequel nous avons toutes et tous été élus. Voilà donc pour Mathilde Panot, présidente du groupe des insoumis. On accueille sur ce plateau Philippe Ballard, député rassemblement national de Loise.

Vous êtes tout seul pour l'instant mais vous aurez évidemment une députée face à vous dans quelques instants. La motion de la gauche hors PS n'a pas été adoptée. La vote ne le sera certainement pas.

C'est donc la fin de la bataille du budget ici à l'Assemblée. Philippe Balard. Oui.

Bon, c'est pas une surprise. On a écouté mais on le savait avant mais enfin on a écouté le discours de la du représentant du PS LR. Il était tout seul d'ailleurs, je sais pas, il devait être en mort en haute Savoie après leur des route d'hier.

Le PS bah c'est un budget socialiste, donc à la limite il y a une certaine consensorté la partie donc bah ils ont pas voté la censure tout simplement. Mais tout ça euh c'est très triste pour la France euh parce que c'est euh plus d'impôts, plus de taxes, aucune économie et puis surtout surtout on est quand même on reste le pays le plus euh ponctionné au monde et avec la dépense publique la plus élevée. Vous dites budget socialiste.

Pourtant Stéphane Peu qui a défendu la motion de censure, les insoumis, les écologistes disent que c'est un budget d'austérité. Bah, ils ont obtenu ce qu'il ce qu'ils voulaient. Enfin, c'est voilà, il suffit d'écouter le discours des socialistes.

Euh les socialistes, mais le reste de la gauche visiblement n'est pas d'accord. Non, bah ça ils règlent leur problème entre eux. On a compris qu'il y avait un peu alors il y a un peu de don de gaz sauf que pour les municipales, on voit qu'il y a des socialistes qui commencent à dire "Bah, on va s'allier avec la France insoumise." Voilà.

Donc tout ça, je pense que les Français en ont marre. Un peu de lisibilité et un peu de sincérité en politique, ça ne ferait pas de mal. Alors, vous dites beaucoup de d'augmentation de texte.

Le premier ministre lit dit pour les Français finalement il y a pas d'augmentation d'impôts. Il y a pas la fameuse année blanche donc l'impôt sur le revenu a été réindexé. On n'a pas touché aux niches fiscales dont bénéficient un certain nombre de français.

L'abattement de 10 % sur les retraités, ça n'a pas bougé non plus. Pour le français, est-ce que demain le français lambdage je veux dire, est-ce qu'il y a vraiment une augmentation d'impôts ? Non.

Bah si. Taxe sur les mutuels par exemple. Alors ça c'est le PFSS comme on l'appelle, le budget de la sécurité sociale.

La CSG, ils nous ont menti. Moi, je me souviens très bien, du Premier ministre qui a répondu clairement, on lui posait la question est-ce qu'il y aura une ha de SSG sur les plans épargne retraite ? Non.

Bah, sauf qu'on a appris que c'était oui en fait la réalité et puis c'est un budget insincère comme l'a révélé un rapport sénatorial. Donc, on a voté parce que ça va passer tout à l'heure, un budget insincère. Parce que 5 % pour vous, c'est impossible de tenir 5 % de déficit.

Mais c'est des faits boules de neige, on a encore accru le poids de la dette. Enfin, il faut bien comprendre que les Français parce qu'on les bombard de chiffres, on va être très clair. D'ici a priori, l'impôt sur le revenu que la moitié des foyers fiscaux paye en France, ça servira uniquement uniquement à rembourser les intérêts de la dette.

Ça sera pas pour l'école, pas pour la défense, pas pour la justice, pas pour nos forces de l'ordre, ça sera pour rembourser la dette. Voilà le bilan de 45 ans de gouvernement de gauche, de droite et du centre. On va revenir rester ensemble.

Philippe Ballard, je rappelle à tout le monde qu'on suit ensemble le vote de la deuxè motion de censure, celle du Rassemblement national. La première déposée par les groupes de gauche communiste, écologiste et insoumis n'a pas été adopté à 260 voix. On va rester sur YouTube en intégralité évidemment, mais on va refaire notre tour.

Philippe Ballard sur le canal 8 de la TNT tout de suite. [musique] Et bienvenue à vous si vous nous rejoignez sur LCP. On est ensemble pour suivre les motions de censure les deux dernières sur le budget.

Marie Leb nous rejoindre ici dans cette salle. Je vais vous présenter notre dispositif. On est ensemble depuis 17h en intégralité sur YouTube.

On vient de se rejoindre sur le canal 8 de la TNT. Et pour nous accompagner, évidemment ceux qui ont suivi depuis des mois l'examen de ce budget. Marco Pomier dans la salle des quatre colonnes, la caméra d'Estelle Cassado pour toutes les réactions et Clément Perot également dans cette salle des pas perdus.

Deux invités. Marie Lebec, bonjour. Député ensemble pour la République des Yvelines.

Philippe Balard, rebonjour. député rassemblement national de Loise Marie Lebec votre sentiment première motion n'est pas adoptée la deuxième ne le sera pas non plus c'est un soulagement ce soir une satisfaction ou c'est quand même voilà un budget dans la douleur non je dirais pas que c'est un soulagement parce que je pense que bien sûr chacun il voit à la fois des avancées des déblocages des choses positives pour notamment les services régaliens de l'État mais aussi des choses avec lesquelles nous avons pu être en désaccord. Moi ce que je crois aujourd'hui fondamental, c'est que ça a permis quand même d'avancer.

Je pense qu'il faut quand même souligner l'engagement du Premier ministre et de la ministre du budget pour trouver un compromis. Il est pas 100 % satisfaisant, mais je crois qu'il est quand même malgré tout attendu par nos concitoyens, non pas pour ce qu'il est, mais pour ce qu'il signifie, c'est-à-dire se projeter. Maintenant dans l'année 2026, on va retrouver un député Horizon, pas satisfait du budget, mais il ne vote pas la censure.

Laurent Marcell Marcangélie, pardon, est au micro de Marco Pomier, celle des quatre colonnes. Clément Perou avec Laurent Marcangelie. Laurent Marcangélie, cela fait 4 mois maintenant que nous avions ces ces discussions budgétaires à l'Assemblée.

On est vraiment sans doute dans les derniers instants. Qu'est-ce que vous ressentez ? Est-ce qu'il y a une forme de soulagement ?

Vous aviez hâte d'en finir avec le budget ? Je dirais pas que j'avais hâte d'en finir. Euh je pense que en particulier nos compatriotes en avaient marre, nos chefs d'entreprise et même celles et ceux que je peux croiser dans les rues d'Ajacio lorsque je m'y promène.

Ceci étant dit, il y a quand même sentiment d'inaachevé et un sentiment d'inquiétude qui m'habite aujourd'hui parce que nous savons très bien que ce budget n'est pas bon mais que néanmoins aujourd'hui il passera il s'appliquera et que entre le choix de l'instabilité du chaos politique nous avons fait le choix en ne votant pas ces motions de censure celui de la stabilité mais forcément d'un budget qui n'est pas forcément le meilleur. Quand vous dites que ce budget n'est pas bon, est-ce que vous considérez qu'il y a eu trop de concessions faites notamment aux socialistes ? Nous l'avons dit depuis le début, euh nous étions favorables au compromis, nous étions favorables à des concessions et je pense que au fur et à mesure que les débats budgétaires se sont engagés sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale mais également sur le projet de loi de finance, on est passé davantage sur la compromission. euh compromission vis-à-vis notamment du Parti socialiste.

J'écouté tout à l'heure la présidente PANO qui a pointé du doigt les socialistes euh comme étant responsable de la noncensure. Moi aujourd'hui, je dis euh beaucoup de cadeaux ont été faits aux Parti socialistes ce qui rendent ce budget euh notamment en matière de fiscalité notamment en matière de dépenses publiques, pas bon et malheureusement aujourd'hui c'est celui qui s'appliquera. Alors, est-ce que cet épisode peut avoir des conséquences sur l'engagement de votre groupe he le groupe Horizon au sein de ce qu'on appelle le bloc présidentiel ?

Nous sommes engagés pour la stabilité depuis la dissolution de l'Assemblée nationale parce que les Français ont décidé de ne pas doter qui que ce soit d'une majorité. Nous ne voulons pas le chaos. Nous voulons pas le chaos au Parlement, nous ne voulons pas le chaos dans le pays.

Ceci étant dit, nous souhaitons que nos idées soient prises en compte. Elles ne l'ont pas été suffisamment à l'occasion de ce budget. Je pense malheureusement que pour les 15 18 mois restants, peu de choses seront réalisées.

Le gouvernement ne dispose pas malheureusement d'une majorité et d'une marge de manœuvre pour pouvoir faire en sorte d'avancer sur la compétitivité de nos entreprises, sur la sécurité ou encore sur la simplification de la vie des Françaises et des Français. Mais néanmoins, nous sommes favorables à une stabilité politique. Nous sommes défavorables au chaos.

Nous ferons en sorte de ne pas être les apôtres du chaos ou les ingénieurs du chaos comme certains le sont. Merci à vous. Merci beaucoup Clément Perot évidemment Philippe Ballard, on a entendu effectivement plusieurs groupes politiques critiquer vertement même ce budget tout en disant "Mais en fait les électeurs ils veulent pas le chaos.

Ils veulent pas qu'on renverse le gouvernement, ils veulent pas qu'on se retrouve dans une situation où la France n'a pas de budget, ils veulent juste ça y est qu'on tourne la page et qu'on avance." Bah ça j'ai envie de le qualifier de vous avez raison c dit c'est frappant d'entendre tous les représentants de tous ces groupes nous dire c'est un mauvais budget. Alors quand c'est un mauvais budget on en fait un autre.

Voilà c'est pas plus compliqué. avec ça, on vote la censure et puis on recommence. Et les français, moi j'en ai pas rencontré beaucoup dans ma circuit qui me disaient c'est un mauvais budget donc faut l'adopter.

Nous on fait autre chose. Alors après, moi j'ai envie de vous dire c'est un budget front républicain. Vous savez ce qu'on a appelé le front républicain ?

C'est-à-dire dans l'entre de tour en 2024 il y a une alliance. Les mélanchonnistes ont voté pour les macronistes. Les macronistes ont voté pour les mélanchonnistes et on en est là voilà avec une forchon veulent faire trouver le gouvernement.

Mais si on en est là avec une assemblée complètement ingouvernable, c'est pour ça qu'on réclame la dissolution. Alors vous allez me dire on est à une encablure quasiment de la présidentielle maintenant. Enfin chaque minute perdue, c'est une minute de perdu pour la France et les Français.

Marie Lebec Philippe Ballard dit "Légend dispu adoptez-le. Pourtant dans vos rangs" et Sébastien Lecornu disait les Français voix disent en fait c'est une il y a une déconnexion. Il a parlé de déconnexion le premier ministre.

Est-ce que vous c'est ce qu'on vous dit sur le terrain que le spectacle qui a donné l'Assemblée était déconnecté d'une certaine façon avec la vie des gens ? On n pas employé ce terme là. En revanche, effectivement, je trouve que beaucoup parlent de la situation internationale, de la menace qu'elle fait peser sur le pays, du besoin du coup aussi de montrer une forme de force qui passe par notamment de la stabilité au niveau de de l'exécutif et de pouvoir au fond accompagner ce mouvement.

Euh ce qui est sûr, c'est qu'il y a euh en attendant le budget, quoi qu'on en pense, il y a un atentisme très fort euh de savoir euh euh quels sont les paramètres et les curseurs qui vont être amené mécaniquement à bouger. Et effectivement pour euh au-delà des enjeux régaliens, notamment pour euh un certain nombre de nos entreprises, il y avait euh une attente. Euh c'est vrai que nous avons euh et particulièrement moi à personnel, je me suis toujours beaucoup engagé au côté des entreprises pour l'attractivité, pour qu'elle soit compétitive sur la scène internationale.

On peut avoir un peu de frustration avec ce budget mais néanmoins avec des règles du jeu plus claires. Ça leur permet quand même de se positionner. Alors vous Marie Lebec, vous n'avez pas voté la censure.

Philippe Vallard, vous l'avez voté donc vous savez comment ça fonctionne, mais on va quand même retrouver Clément Perot qui va nous expliquer justement comment ça se passe ces moments où on vote pour une censure. Alors on vote pour une censure en se rendant dans les salons attenants de l'hémicycle. C'est là que sont actuellement les députés, notamment ceux du Rassemblement national, le groupe à l'origine de cette deuxè motion.

Les députés votent sur des ordinateurs équipés de ce papier que je vous montre une nouvelle fois avec son code barre et une seule option pour on ne vote pas pour ou contre une motion de sens on vote pour ou on ne vote pas du tout il faut 289 voix soit la majorité absolue de l'hémicycle pour que la motion passe. Il y a peu de probabilité pour que ce soit le cas. Il reste maintenant quelques minutes avant la fin du vote et la proclamation des résultats.

Si cette motion n'est pas votée, ce sera la fin du long du très long chemin parlementaire de ce budget 2026. Merci beaucoup Clément Perot. Très long budget, on est pour, on est compte, mais est-ce que il y a une unanimité chez les députés pour dire il fallait aussi passer à autre chose ?

Il y a d'autres textes peut-être importants, d'autres combats politiques à mener ici dans l'hémicycle et il faut savoir voilà terminer une discussion. On va passer oui fatalement dans une dizaine de minutes euh à autre chose que la censure sera pas votée. Ben on se tient prêt puisqu'on a un mandat euh donné par nos électeurs euh pour les futurs combats qui s'annoncent.

Moi je pense par exemple à la loi sur l'euthanasie. Euh il va y avoir la loi fin de vie qui arrive dans l'hémicycle prochainement. On se battra parce que nous on y est farouchement euh opposé.

Il y a une loi alors sur l'agriculture, oui, enfin c'est très bien mais quand en même temps on signe, on fait rien en fait pour s'opposer à la signature du mercour et puis qu'on ne défit aucune norme qui entrave non seulement aux agriculteurs d'ailleurs mais notre nos industriels, nos commerçants, nos artisans euh quand on ne baisse pas les charges parce que là un dernier mot sur le budget, mais on n jamais baissé dans ce budget. On ne baisse pas les dépenses euh qui sont complètement infondées pour l'économie française. Nous, on avait proposé 50 milliards d'euros d'économie baisse du budget de notre contribution budget de l'Union européenne sur l'immigration, sur la fraute fiscale, la fraute sociale, les énergies intermittentes et cetera et cetera.

Je pourrais continuer les dégrainer et puis il y avait 20 milliards d'euros en moins de taxe et d'impôts. Là, on a juste fait l'inverse si vous voulez. Alors, on un mot Marie Lebec sur cette question du budget sur cet équilibre entre les recettes et les dépenses.

Est-ce que vous vous auriez souhaité qu'il y ait moins de dépenses ? On voit que le gouvernement dit finalement qu'il a réussi à maintenir l'objectif des 5 %. Mais est-ce que c'est avec un peu trop de recettes à vos goûts ?

Non, mais encore une fois, je pense que effectivement le il y a des marqueurs qui sont importants. Il y a le fait de pas gréver la croissance, le fait de rester dans les 5 %, le fait de travailler à c'est vrai que c'est pas une réduction des dépenses mais un ralentissement des dépenses qui est quand même malgré tout important. C'est aussi la crédibilité de la France.

Après, je veux dire euh la l'Assemblée nationale a été très éclatée. Chaque groupe avait ses revendications, ses points. Euh le Premier ministre a fait en sorte que euh les équilibres, les grands équilibres qui étaient importants euh puissent être respectés.

Et après effectivement, je pense qu'on a d'autres enjeux, des textes qui sont attendus peut-être parfois plus sectoriels. Il faut que nous puissions avancer sur ces sujets. Il y a quand même des échéances aussi très importantes.

Moi, je pense au dégel, au sujet du dégel du Coré électoral de la Calédonie avec des échéances imminentes. Et puis avoir quand même en tête que au fond constitutionnellement, on a une période de 3 semaines qui va être immobilisée pour laisser le débat démocratique au niveau des municipales se faire. Euh, ce qui réduit du coup beaucoup le temps parlementaire aussi.

Il y a plus beaucoup de place avant la pause estival. Il y a quelques urgences qui doivent être traitées qui relèvent pas uniquement des enjeux budgétaires et sur lesquels il est important d'avancer. Et on verra comme promis par Philippe Ballard que le combat politique pourra se continuer.

On va retrouver le député de droite républicaine Nicolas Ray au micro de Marco Pomier, celle des quatre colonnes. Oui Nicolas Ray ça y est c'est la fin de de cette séquence budgétaire. Qu'est-ce que vous en dites ce soir ?

Ben je dirais ça y est. Oui comme vous le dites on a enfin un budget. La France a un budget et tant mieux parce que un pays sans budget c'est un pays affaibli.

Un pays sans budget, c'est un pays qui ne peut pas honorer des dépenses importantes pour nos armées, pour nos agriculteurs, pour nos forces de sécurité. Donc enfin, c'est très bien. Il faut avancer.

Il y a d'autres chantiers qui nous attendent désormais. Et qu'est-ce que vous répondez à la gauche, au Rassemblement national qui estime bah que c'est un mauvais budget, que ce budget, c'est ce que disait Mathilde Pan tout à l'heure dans cette salle des quatre colonnes, allait faire souffrir les Français. C'est quoi l'idée ?

C'est qu'il vaut mieux un budget que pas de budget du tout. Bah, je leur dis, il le nav qu'à faire voter un autre budget. Ils en sont incapables.

C'est une alliance des contraires, des oppositions, des contestations. Les Français en ont assez de cela. Des gens qui veulent tout bloqué.

Il y aura des élections l'année prochaine. Donc voilà, il y avait pas d'alternative. Certes, ce budget n'est pas parfait, mais il est nécessaire.

Et avec le groupe de la droite républicaine, nous avons supprimé un grand nombre de dispositions, notamment fiscal. Il n'y a aucune hausse d'impôts contre les ménages grâce aux amendements que nous avons fait adopter. Je pense au gel du barême de l'impôt sur le revenu, la réforme de l'abattement sur les retraités.

Tout cela a été supprimé. Les gens pourront le vérifier et c'est grâce à la mobilisation de nos députés. Merci Nicolas Ré.

Merci beaucoup. On voit que voilà chaque groupe politique tire des conclusions assez différentes de ce budget. Les motion, on attend le dernier résultat évidemment mais a priori ne seront pas adoptés.

Philippe Ballard, est-ce que vous pensez que vous pouvez censurer le gouvernement avant la prochaine présidentielle ou là ça veut dire que le gouvernement restera en place jusqu'au 2027 ? Ah bah il reste encore quelques mois. Donc oui, l'espoir est permis mais c'est pas censurer pour le plaisir de censurer.

C'est juste pour que derrière il y ait des élection législative à savoir que à partir du mois de juin étant donné qu'il y aura fatalement une petite solution après la présidentielle mais chaque minute compte pour la enfin c'est François Baou qui disait toutes les secondes c'est 5000 € de dette supplémentaires pour la France. Voilà, il faut avoir conscience de la la situation quand même dans laquelle se trouvent nos finances publiques et que ce budget aggrave. Et on verra si le budget 2027 remet he sur la table cette question.

Mais Marie Lebec, est-ce que là vous vous dites le gouvernement peut souffler entre guillemets, il a passé cette étape budgétaire où est-ce que le risque de censure existe toujours, même si Philippe Ballard l'a rappelé, après mai, juin 2026, il y aura pas de dissolution puisqu'il y en aura une avec l'élection présidentielle. J'irai pas souffler parce que ça voudrait dire que après le gouvernement n'aurait plus d'enjeu. Or, il est attendu, je pense, sur de nombreux sujets et sur lequels en tout cas le groupe auquel j'appartiens et qui est présidé par Gabriel Atal continuera de l'accompagner et je pense que c'est important.

On a pu à l'occasion de ce budget faire des contrepropositions, parfois exprimer des divergences. Je trouve que il y a une méthode assez constructive, un travail parlementaire assez inédit dans un contexte qui est compliqué honnêtement sans majorité. Je rejoins ce que disait le député Nicolar.

À la fin, il y a pas d'autres majorité. Donc c'est celle-là qui l'emporte. Mais en tout cas, je pense que le gouvernement, il aura moins de pression, moins la pression d'une censure, mais en tout cas, il ne pourra pas souffler parce qu'il y a beaucoup d'attentes et je pense que ils en ont parfaitement conscience.

Je vous remercie l'un l'autre de rester encore un tout petit instant. Je vous couperai la parole si Yel Bron Pivet annonce les résultats pour le vivre en direct sur LCP sur l'homme Sébastien le Cornu. Est-ce qu'il a réussi finalement son paris ?

Alors, il avait dit pas de 493, ce sera avec un 493, mais est-ce que il a fait preuve d'une certaine habilité politique ? Il a surtout fait preuve ça ouvre. Philippe Bard, on va écouter les résultats de votre motion censure Assemblement national.

Voici le résultat du scrutin. Majorité requise pour l'adoption de la motion de censure sur la majorité absolue des membres composant l'assemblée 289 pour l'adoption 135. La majorité requise n'étant pas atteinte, la motion de censure n'est pas adoptée.

Aucune des deux motions de censure n'ayant été adoptée, le projet de loi de finance pour 2026 est considéré comme adopté. La séance est suspendue pour quelques minutes. Merci.

Budget adopté. Donc Philippe Ballard, on reprend cette conversation sur l'homme Sébastien Lecornu. Bah il est pas tombé, il a réussi à faire adopter le budget d'une manière ou d'une autre ici à l'Assemblée.

Oui, il a fait preuve d'une très grande dextérité pour sortir son carnet de chèque, le carnet de chèque de la Maison France pour acheter les socialistes puisque c'est un budget socialiste tout simplement. Donc c'est pour ça d'ailleurs il y a une cohérence, les socialistes l'ont pas voté puisque c'est en quelque sorte c'est leur leur budget. Et moi je tiens à saluer quand même le collègue LR qui a fait preuve de beaucoup de courage.

Il était tout seul. Alors, ils l'ont pas voté la censure mais je pense qu'ils ont beaucoup de mal à se remettre de leur défaite en haute de sa voie hier soir et il faut qu'il se méfi UDR RN a gagné alors que c'était un fief LR ça doit leur alors ça doit leur servir de leçon. Nous, on n'est pas là pour sauver LR.

Par contre, on tend la main au cadres LR, aux militants LR qui veulent venir travailler avec nos amis de l'UDR union des droites. Marie Lebec euh sur Sébastien Lecnu euh échec mi-échec. victoire ce soir.

Le budget oui mais c'était pas tout à fait la méthode qu'il souhaitait employer le 493. Il y a bien eu recours ? Oui, il y a eu recours mais moi je pense qu'il faut saluer à la fois des débats qui ont eu lieu entre la période de octobre à décembre à peu près qui a été une période de débat parlementaire assez riche.

Moi, j'ai beaucoup de citoyens de la circonscription qui sont venus parce que effectivement ça a interpellé un peu ces débats budgétaires euh et tout le monde a dit que c'était des débats je pense qui reflétait plutôt ce qu' habituellement le travail de l'Assemblée que parfois l'image qu'on peut en avoir euh plutôt des débats de de qualité. Euh je pense qu'effectivement on aurait pu même en tant que parlementaire euh souhaiter euh pouvoir exprimer un vote euh même pour nous euh étudier la partie euh dépenses puisqu'elle n'a pas pu être étudiée ici à l'Assemblée nationale. Mais euh je crois quand même que c'est un un premier ministre qui s'est engagé pour que ça ça puisse avancer, que ça puisse atterrir et je trouve que voilà c'est en ça c'est c'est plutôt une épreuve de passé, une marche de passé pour Sébastien Lecnu.

Une marge de passé pour Sébastien Lecornu. On va écouter dans un instant la présidente de l'Assemblée nationale. Regarde, elle est juste derrière nous.

En tout cas, non, moi je je qualifierai pas ça de victoire. En revanche, ce qui est sûr, c'est que ce soir donc le gouvernement et le parlement ont doté le pays d'une d'un budget. C'est ça qu'il faut retenir et on va surtout pouvoir avancer.

On assure de la stabilité. Le gouvernement est là et bien présent. Le Parlement est au travail.

Nous avons un budget. Maintenant, il va pouvoir il va falloir avancer. On a beaucoup de travail devant nous, beaucoup de réformes.

On se rencontrera entre responsable de la majorité avec le premier ministre la semaine prochaine pour pouvoir évoquer l'ensemble des textes à venir et du calendrier de travail que nous devrons avoir à l'Assemblée nationale. Moi, je suis à la tête d'une Assemblée nationale qui travaille, qui est prête à légiférer et puis à contrôler l'action du gouvernement. Et la semaine prochaine, c'est ce que l'on fera pour vérifier que l'ensemble des lois que nous votons dans cet hémicycle sont bien des lois qui sont appliquées par le gouvernement.

Donc on avance et euh comme vous le savez, c'est un budget qui ne satisfait euh pas grand monde. C'est un budget de compromis. Chacun a fait un pas, chacun a fait euh des efforts et je crois que c'est ça qu'il faut que nos compatriotes retiennent ce soir.

Nous avons réussi à mettre les uns aux autres les autres autour de la table. Nous avons réussi à faire un budget de compromis et je crois que c'est ça qu'attend de nous compatriotes qu'on mette un peu de côté nos posture pour pouvoir avancer avec un toujours avoir à l'esprit l'intérêt général et le bien commun. Est-ce que c'est vraiment un budget de compromis lorsque l'on fait passer au 493 ?

Ben en fait oui parce que c'est un budget qui prend en compte les demandes portées par les uns et les autres. C'est un budget qui prend en compte aussi les votes qui ont eu lieu dans l'hémicycle et il y a un certain nombre d'amendements qui ont été votés par le parlementaire et qui ont été repris dans la copie du gouvernement à l'intérieur de ce 493. Donc oui, on peut dire que c'est un budget de compromis.

Après, et c'est là que vous voyez bien que nos règles ne sont pas satisfaisantes, il faut maintenant que nous modifions nos procédures pour pouvoir faire en sorte que la prochaine fois nous puissions un discuter de tout dans les mystiqu n'avons pas fait cette fois-ci puisque nous n'avons pas discuté de la partie dépense qui est la partie fondamentale d'un budget puisque c'est là où on parle de politique publique, de justice, d'éducation, de défense et cetera. Et donc il faut que la prochaine fois nous puissions discuter globalement du budget et il faut également que nous puissions parvenir à un vote. Et donc c'est à cela maintenant que moi je vais travailler avec les uns et les autres pour réformer résolument notre procédure budgétaire.

Est-ce que la situation internationale je fais un petit peu de côté avec notamment ce qui se passe en Iran. Ça va peser peut-être sur les prochains mois à l'assemblée ? Évidemment, ça va peser dans notre pays d'une façon générale.

L'Assemblée n'est que le reflet de la France. Et oui, cette situation internationale, elle inquiète, elle nos compatriotes se questionnent et donc il faut que nous nous ayons une voix forte, la voix de la France, fidèle à ses valeurs, ne transigeant sur rien et faisant valoir ses intérêts et les intérêts de l'Europe. Donc il va falloir que nous portions cette voie et moi je vois qu'à l'Assemblée nationale dans l'hémicycle nous parvenons lorsque nous parlons de sujets internationaux à trouver la plupart du temps un vrai consensus et ça c'est important parce que l'exécutif le président de la République lorsqu'il porte la voie de la France doivent pouvoir s'appuyer sur l'Assemblée nationale sur le Sénat.

Moi, je reviens du Maroc avec le président de l'Archer. Nous y étions la semaine dernière et on a vu encore et encore à quel point la voix de la France sur les sujets internationaux est attendue et est entendu et donc il faut que nous continuons à porter cette voix ici comme ailleurs. Je vous remercie.

Va plus rien se passer dans les prochains mois. Ils ont tort. Ils ont tort.

Moi je préside l'Assemblée nationale. Moi je suis député. Il faut qu'on travaille, qu'on se retrousse les manches.

On a beaucoup de sujets devant nous et on arrive. Moi, l'année dernière, on a passé plus de 150 textes. La semaine dernière, sur du temps transpartisan que j'ai créé, on a adopté neuf textes dont la plupart à l'unanimité.

Donc, c'est faux de dire qu'on ne fera rien. Nous sommes des hommes et des femmes politiques et nous avons la capacité d'agir. Et moi, j'attends que tous les parlementaires se saisissent de cette capacité d'agir.

On le fera au mois de février à travers le texte sur la fin de vie. On aura un texte sur la fraude, fraude fiscale, fraude sociale. On a beaucoup de textes à venir et donc non, il va se passer beaucoup de choses et c'est de notre responsabilité qu'il se passe beaucoup de choses.

Vous pouvez compter sur moi, moi je serai au rendez-vous. Merci beaucoup. Merci beaucoup.

Merci beaucoup. On a écouté Yel Brun Pif esteté présidente de l'Assemblée sur LCP. On vous fait vivre cette dernière motion, ces dernières motions de censure.

Merci beaucoup Marie Lebec. Merci Philippe Balard d'avoir accepté d'être nos invités. On nouvel invité le ministre des relations avec le parlement Laurent Panifous qui est au côté de Clément Perot dans la cour d'honneur de l'Assemblée nationale.

Ça y est, budget adopté. Oui, Laurent Panifous, je voudrais vous faire réagir à l'instant, on a entendu Yel Bron Pivet dire "C'est faux qu'on ne fera rien en défendant le parlement en disant que après l'adoption de de ce budget, après en tout cas le et bien que les débats allaient se poursuivre, que de nouveaux textes allaient être étudiés, quel sera justement l'agenda ?" Ah oui, je partage totalement.

Euh dès ce soir, nous allons pouvoir enfin aborder des des sujets importants euh dès demain celui de la fin de vie en commission à l'Assemblée nationale, les soins palliatifs, l'aide active à mourir qui est un sujet majeur et attendu par beaucoup. Il y a la question de la décentralisation, la question de la sécurité du quotidien de la police municipale. Beaucoup de sujets qui vont être abordés, qui sont très important très concrets pour nos concitoyens et le fait que ce soir enfin nous ayons un budget, nous aurons l'apaisement, la sérénité nécessaire pour que ici à l'Assemblée nationale, au Sénat également, nous puissions travailler sereinement des textes très importants pour l'avenir des Français et des Français avec un emploi serré tout de même puisqu'il va y avoir une coupure parlementaire à l'occasion des des élections municipales.

C'est vrai, il reste peu de temps au gouvernement pour inscrire l'ensemble de ces textes que j'ai pu évoquer. Il y en a d'autres, mais euh ce temps il est là, il est devant nous et surtout la question du budget qui euh monopolisait euh les esprits et le temps parlementaire est maintenant depuis ce soir derrière nous et nous allons pouvoir travailler sérieusement. Ça veut dire que les parlementaires vont devoir être encore à la tâche, mais ils sont là pour ça, le gouvernement est là pour ça et faire en sorte que nous puissions adopter, je le redis, des textes importants pour les Français et les Français.

C'est possible. et nous passons maintenant à cette nouvelle phase. Nous étions beaucoup à l'attendre.

Alors, quel est l'état d'esprit là ce soir au sein du gouvernement ? Est-ce qu'il y a une satisfaction d'avoir enfin passé cette étape budgétaire ou est-ce qu'il y a aussi un peu de déception, de frustration d'avoir dû utiliser le 493 alors que vous aviez annoncé que vous ne le feriez pas ? Non, pas de frustration.

Nous avons tout fait et nous avons pris tout le temps nécessaire pour permettre au parlement de débattre, de discuter, de déposer tous les amendements possibles pour que chacun puisse affirmer sa sensibilité. Le gouvernement a créé un cadre, celui du compromis, celui du consensus et à la fin a fait cette proposition, cette copie qui euh qui est censée ressembler à l'essentiel à une majorité. Et nous avons eu la confirmation ce soir que ce budget qui a été proposé par le gouvernement représente une majorité ici à l'Assemblée nationale.

Oui, on sait très bien que ce n'est pas un budget parfait pour tout le monde, mais en tout cas, c'est un budget de compromis et je veux saluer la responsabilité des parlementaires de gauche, de droite, du centre, toutes celles et ceux qui ont des sensibilités très différentes mais qui le temps d'un budget ont eu cette capacité à dépasser les clivages politiques, les clivages partisans qui sont nobles par ailleurs, mais le temps d'un budget qui ont été capable de le faire dans l'intérieur supérieur de notre pays. Et donc, c'est quelque chose que je veux saluer ce soir et c'est ce qui est le plus important pour moi aujourd'hui. Merci à vous monsieur le ministre. que je sais pas que c'éta Merci beaucoup Clément Perou et merci au ministre des relations avec le parlement de cette réaction sur LCP où on suit ces deux dernières motions de censure.

Ça y est, elles ont été rejetées, le budget est adopté. On va en débattre avec nos deux nouveaux invités. Aurélie Trouvé, bonjour.

Député la France insoumise de SC Saint-Den Jean-René Casneu. Bonjour. Député ensemble pour la République du Gers.

Un sentiment déjà chacun un peu d'amertume. Ça y est, ce budget est adopté. aurait trouvé.

Est-ce que c'est la fin du combat budgétaire ici à l'Assemblée nationale ? Bah si j'ai une amertume d'abord ou surtout une grande tristesse, c'est pour tous les gens qui vont être frappés par ce budget. Quand je pense qu'il y a dans les écoles publiques la suppression de 4000 postes d'enseignant, bon je vois que dans mon académie à Créteille, on a plusieurs centaines de postes d'enseignants en moins quand je vois qu'il y a 3000 postes de surveillants supprimés alors qu'on sait l'état des écoles publiques et ça ce n'est qu'un tout petit bout des 35 milliards d'euros de coupe budgétaire.

Donc d'abord profonde tristesse pour le peuple français, pour les gens qui vont subir particulièrement ceux qui ont déjà du mal à boucler leur fin de mois. Jean René Cazu. Est-ce que pour vous de l'autre côté c'est plutôt un soulagement de voir ce budget adopté ?

Même si on l'a vu dans les différentes prises de parole. Il y a personne qui défend un budget parfait hein. Pour tout le monde, c'est un budget imparfait mais ça y est au moins, il est adopté.

C'est pas tellement mon point de vue qui est important. C'est le le point de vue des cherçois et des cherçoises que j'ai rencontré encore tout ce weekend qui qui sont soulagés, qui nous disent "Sortez de ce débat épouvantable de cette agressivité. Ayez le sens de l'intérêt général, du dépassement et et sortons de cette crise pour avoir un budget." Je crois qu'il compare aujourd'hui ce qui se passe en France de la citation internationale et donc ils nous disent "Mettez-vous d'accord et c'est ce qu'on a fait.

On va justement s'intéresser à ce qu'il y a dans cette copie finale avec vous Marco Pomier depuis la salle des quatre colonnes. Rappelez-nous ce qu'il y a dans ce budget. Et bien d'ailleurs, on d'abord on peut dire Elsac que ce budget est qualifié de socialiste pour la droite.

Un budget d'austérité he pour une partie de la gauche. Un texte imparfait mais utile tranche Améline Monchalin la ministre des comptes publics avec un déficit public ramené à 5 % du PIB en 2026 contre 4,7 % initialement prévu hein dans la copie initiale. Donc une ambition revue à la baisse un conséquence directe des concessions accordées aux socialistes avec une hausse de la prime d'activité pour les travailleurs modestes ou encore la généralisation he des repas à 1 € pour les étudiants ou la revalorisation des APL aussi.

Et ces concessions au socialistes Marco, elles n'ont pas convaincu tout le monde ? Oui, c'est c'est le moment qu'on puisse dire, hein. Le reste de la gauche notamment dénonce des coupes budgétaires très importantes.

Euh aide au développement, sport, agriculture, culture ou encore écologie et numère l'insoumis Éric Crel, le président euh de la commission des finances. Si les ministères régaliens échappent globalement aux coupes budgétaires, notons quand même que le budget des armées est en force hausse, plus 6 milliards et demi d'euros. Quant aux recettes, le gouvernement a renoncé au gel du barê de l'impôt sur le revenu.

Il conserve l'abattement de 10 % pour les retraités. En revanche, il reconduit la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises. Ça devrait faire gagner à l'état plus de 7 milliards d'euros.

Reconduction aussi de la CDHR qui fixe un taux d'imposition minimale de 20 % pour les ménages les plus fortunés, pour les ménages qui gagnent plus de 250000 € par an. Merci beaucoup. Marco Pomier.

Alors, c'est vrai que sur ce budget, c'est assez original. On entend socialiste d'un côté, austéritaire de l'autre. Aurélie trouvé, est-ce qu'il y a quand même des choses dans le budget quand on dit 7,3 milliards de surtaxe sur les entreprises.

Bon, c'est pas forcément hyper libéral. En d'abord, je voudrais dire que ce budget est pas tant socialiste que macroniste. Et là, je et je conçois que monsieur Casneu soit ravi du fait que le budget passe par 493.

C'est pas un grand accord, c'est un budget par 493. une motion de censure et c'est vrai une motion de censure qui ne passe pas à quelques voies parce que les socialistes vient voilà parce que les socialistes viennent appuyer euh le budget macroniste. Et là je pense qu'on sera d'accord, c'est que pour le coup les macronistes ont réussi le coup de force de une grande alliance du Parti socialiste au à la droite républicaine en faisant passer par ailleurs des mesures qui sont d'inspiration d'extrême droite.

Je pense par exemple aux APL qui sont supprimés pour les les étudiants étrangers ou l'augmentation des droits de timbre quand vous voulez avoir une régularisation ou une ou naturalisation. Donc oui, c'est grave mais là où je rejoins monsieur Casneu c'est que effectivement il y a eu un accord du Parti socialiste à la droite républicaine. Donc le Parti socialiste a effectivement acté au bout de 11 motions de censure qu'ils n'ont pas voté et qui permet de maintenir le gouvernement, ils actent un changement d'alliance.

Alors Jean-René Cazu, est-ce que pour vous, comme dit Aurélie Trouvé, c'est un budget macroniste ? Parce que pour le coup, on a le sentiment que chez les macronistes, c'est pas forcément le budget de leur rêve non plus. Non mais on va pas essayer de de qualifier ce budget de dire il est socialiste.

On a entendu tout et son contraire. C'est bien la preuve que ceux qui ont vote la censure qui sont je rappelle quand même à nos téléspectateurs qui sont à la fois le Rassemblement national et à la fois la gauche radicale pour pas la nommer extrême gauche la gauche radicale. Donc c'est une alliance contre nature qui essaie de faire tomber vainement le gouvernement maintenant depuis depuis 3 mois.

Non, c'est un accord de non censure entre les socialistes, le Socle clin et les et les et les LR. C'estàd que nous ne sommes pas d'accord avec ça, mais nous considérons que l'intérêt supérieur de notre pays aujourd'hui, c'est de passer autre chose. C'est de voir la réalité internationale en face.

C'est de préparer les élections municipales qui intéressent beaucoup nos concitoyens. C'est donner donner un budget à nos agriculteurs qui attendent avec impatience les aides spécifiques, de donner aux collectivités territoriales les dotations dont elles ont besoin. Voilà, c'est tout ça le budget.

Alors, je vais vous donner la parole dans un instant, mais je vous propose juste de retrouver quelques instants Clément Perou qui est en cours d'honneur de l'Assemblée nationale. Vous avez vu passer le gouvernement. Alors, c'est une descente de quelques marches, Clément, mais est-ce que vous avez pu déceler, je sais pas, un peu de satisfaction de soulagement ?

Oui, du soulagement Elsa, sans doute. J'ai vu notamment le premier ministre Sébastien Lecornu descendre. Alors, je l'ai sollicité pour une réaction.

Il m'a répondu avec un simple mot : sobriété. euh façon de me dire qu'il ne voulait pas intervenir, c'est déjà exactement le même mot qu'il avait utilisé euh lors des des premières motions de censure, hein fidèle euh à cette image hein de moine soldat Sébastien Lecorn qui se veut au travail et qui ne veut pas en faire trop médiatiquement. À noter que le Premier ministre est reparti à pied euh vers Matignon et non pas en voiture.

Matignon, ça se trouve à environ 1 km de l'assemblée. Effectivement, j'ai pu voir un certain soulagement chez les ministres. Ça a été plusieurs mois euh pour en arriver finalement à l'adoption de ce budget.

Le parcours parlementaire a été long, long, certains l'ont jugé fastidieux. Les ministres qui vont pouvoir maintenant enfin passer à autre chose. Des ministres donc qui vont rester au gouvernement dans les prochains mois, peut-être jusqu'à la présidentielle.

En tout cas, voilà, ce gouvernement a tenu, il aura résisté aux différentes motions de censure sur le budget. Merci beaucoup Clément Per. Jeanorené Cazu disait il y a la situation internationale qui nous oblige peut-être à passer à autre chose et euh peut-être le sentiment et peut-être qu'on vous l'a dit d'un parlement qui est en boucle sur cette question budgétaire qu'il faut peut-être à un moment tranché.

Bah ça c'est vous qui le dites. En réalité moi ce que j'entends de la part des gens c'est beaucoup de colère sur leur situation de de tous les jours. Et vous parlez des agriculteurs, bah malheureusement le budget de l'agriculture va être diminué.

Mais vous parlez des collectivités locales, malheureusement, il y a 2 milliards supplémentaires de coûpes budgétaires pour les collectivités locales. Oui. Alors, c'est moins pire que l'affreuse première copie.

C'est un tout petit peu moins affreux. Bah, excusez-moi, moi, j'ai pas été élu pour faire un tout petit peu moins affreux que ce qui avait été prévu au départ par la Macronie. Donc nous, on a été élu tout le nouveau Front populaire, on avait été élu normalement pour rompre avec la Macronie.

Manifestement, les socialistes ont fait le choix de sauver le gouvernement macronisme parce qu'ils ont peur euh des urnes. Ils ont pas envie d'y retourner maintenant. Bon, personne n'a pas les urnes.

Alors juste je laisse finir, je vois que vous défendez les socialistes, mais les socialistes, c'est vrai, vous ont permis de vous maintenir. Donc, je comprends que vous les défendiez. Mais voilà, c'est un budget qui a et je veux parler de l'intérêt de la nation.

Il y a 35 milliards de coûts budgétaires supplémentaires. C'est un budget récessif. C'est pas moi qui le dit, c'est des instituts d'étude économique comme l'OFCE qui dit que ça va ça va plomber la croissance, l'activité, l'emploi de ce pays.

Quand par exemple vous avez 2 milliards en moins pour les collectivités locales, qu'est-ce que c'est moins ? C'est plus d'argent pour les collectivités. Alors c'est une baisse c'est des gym non, il y a il y a 2 milliards en moins par de 2025 à 2026 pour les collectivités locales.

C'est moins de crèches qui pourront être construites, c'est moins de gymnase, moins de piscine et cetera. Donc pour les collectivités locales, puisqu'il y a les municipales dans un mois et quelque très mauvaise nouvelle et pour la nation tout un tiers c'est un une récession en vue et c'est une très mauvaise nouvelle. Jean René Casneu sur ces questions 2 milliards aux collectivités locales sur les 4000 postes d'enseignants dont on parle beaucoup également.

Est-ce que vous comprenez qu'à gauche on conteste du coup ces ces données dans le budget, ces choix budgétaires ? Oui, enfin une certaine gauche pour qui évidemment il y a pas de limite dans la dépense publique et qui rêverait d'avoir euh 100 % du PIB euh nationalisé et des dépenses publiques qui augmentent euh sans sans limite. Euh ça n'est pas vrai ce que dit euh ma collègue Trouvé.

La dépense publique va augmenter dans le budget 2026, je vais pas me tromper mais de l'ordre de de un peu moins de 40 milliards d'augmentation de la dépense publique. Non non je parle mais je parle par rapport au budget 2025. Nonation plus d'argent pour l'éducation plus d'argent pour la défense bien évidemment il y a plus d'argent pour pour la justice il y a plus d'argent pour les pour les hôpitaux et il y a plus d'argent pour les collectivités territoriales.

Il faut arrêter de raconter cette fable de dire que les collectivités territoriales auraient auraient moins d'argent. Ça n'est pas vrai. Les dotations continuent telles qu'elles étaient l'année dernière.

Donc il y a aucun aucun problème pour les collectivités territoires. Alors vous avez parlé Aurilie trouvé des socialistes. Je vous propose d'en retrouver un.

Celle des quatre colonnes Hervé Solignac. Et celle des quatre colonnes au micro de Marco Pomier. Oui Hervé Solignac.

Ça y est c'est la fin de cette séquence budgétaire. Qu'est-ce que se disent les socialistes ce soir ? On a bien fait de négocier avec le avec le gouvernement.

La stratégie du compromis a fonctionné. Les socialistes disent qu'ils ont ils ont joué leur rôle. Ils sont allés jusqu'au bout.

Ils ont fait le choix du débat parlementaire qui était un choix courageux parce que le choix de confort, ça consistait à dire "Nous sommes dans l'opposition, nous ne voulons pas entendre parler de ce budget, nous ne voulons pas servir les Français. Quoi qu'il arrive, nous voterons des motions de censure." Non, nous avons pas fait ce choix-là.

Nous avons tenté de discuter. On avait essayé de le faire préalablement avec monsieur Baou qui nous a pas entendu et donc il a été censuré. Là, les choses se sont passées différemment.

Donc, je crois que nous avons été utiles aux Français. Nous avons servi les Français et la copie budgétaire que nous avons désormais puisque ça y est nous sommes à la fin de cette séquence, c'est quand même pas celle que nous avit proposé monsieur le Cornu dès le départ. Elle a été considérablement améliorée.

Donc on a peut-être la satisfaction du devoir accompli avec beaucoup de modestie parce que ce budget n'est quand même pas le nôtre non plus. Et quand vous entendez le Rassemblement national dire que les députés socialistes se sont fait acheter ou quand vous entendez les députés de la France insoumise dire bah finalement vous n'avez rien obtenu ou que des petites gouttelettes. Qu'est-ce que vous dites ?

Tout cela glisse sur moi. Quand j'entends euh le Rassemblement national dire que c'est un budget socialiste et les insoumis dire que c'est un budget de droite voire de droite extrême, je me dis que c'est peut-être justement le budget de personne. Et c'est pour ça que ça peut être le budget de tout le monde.

Et lorsque je constate que nous avons arraché une augmentation substantielle de la prime d'activité pour les travailleurs lorsque nous avons arraché le maintien des bourses pour les étudiants, le repas à 1 € pour ces mêmes étudiants lorsque nous avons fait en sorte qu'il n'y ait pas une année blanche, c'est-à-dire le gel des prestations sociales, je me dis quand même qu'on a peut-être pas servi à rien et qu'on pourra le moment venu dire aux français ce que nous avons obtenu pour eux, pour leur quotidien dans ces discussions budgétaires. Voilà. Donc je laisse les détracteurs, c'est le jeu politique.

Je laisse ceux qui n'ont pas fait le choix de rentrer dans le débat essayer de s'en sortir comme ils le peuvent mais en réalité assez maladroitement. Merci beaucoup Hervé Solignac. Merci beaucoup Marco Pomier.

Aurélie trouvé c'est ce qu'on entend beaucoup chez les socialistes. Alors c'est pas très beau en français mais voilà c'est que c'est moins pire. Il y a eu des petites choses.

C'est mieux que rien. Et voilà pourquoi les socialistes disent aujourd'hui on n pas censuré. On trouve que la copie à la fin est mieux que la copie d'origine.

Écoutez, il y a un fait, c'est que moi j'ai été élu comme tous les députés de l'ex nouveau Front populaire, donc les députés socialistes, nous avons été élus avec une phrase, c'était marqué "Nous sommes élus pour rompre avec la Macronie et sa politique." La vérité aujourd'hui, c'est que en refusant de voter la censure, les socialistes permettent de maintenir un gouvernement macroniste avec une politique macroniste, avec des coûts budgétaires à hauteur. je le répète de 35 milliards par rapport au tendantiel et de 20 milliards si on prend si si on ne prend pas le tendantiel.

Donc ça c'est l'effet sur les hôpitaux publics par exemple. Donc ce député socialiste nous dit "Ah mais en fait c'est le budget de tout le monde. C'est le budget de tout le monde quand on vote un projet de loi de sécurité sociale qui enlève 3,6 milliards supplémentaires au budget de la santé par rapport aux besoins à la courbe des besoins.

Non, c'est une catastrophe. Et donc moi, je suis ulcérée et il y a beaucoup de gens très en colère contre effectivement les socialistes qui ont changé d'alliance et qui sont maintenant un appui sans participation au gouvernement des Macronistes. Pour vous, ils ont changé d'alliance année 159 les socialistes ou là c'est juste sur cette question budgétaire, ils sont dans l'opposition.

Non mais je je comprends que nos collègues LFI soient soi soient furieux. écologiste et communiste aussi en fait et vos satellites et vos satellites et vos filial trois groupes de gauche à la monsieur c'est la gauche voilà c'est c'est la gauche qui vous obéit la gauche qui vous obé la gauche qui la gauche indépendante la gauche qui vous la gauche qui respecte ses engagements c'est pas mal vous soyez furieux parlons des noms des groupes qu'ils sont à l'assemblée comme ça au moins tout le monde sait de quoi on parle un soumis communiste écologiste alors mais je comprends que vous êtes furieux des moins et des moins que vous essayez 49 et ça n'a pas marché. Pourquoi ?

Parce qu'il n'y a pas d'alternative. Le problème c'est que il y a aujourd'hui une extrême droite qui est minoritaire et on peut tous s'en réjouir qui est évidemment incapable de proposer un budget alternatif tout seul. Il y a une gauche radicale qui est incapable, qui est minoritaire également, qui n'est pas capable de proposer un budget alternatif qui puisse être voté.

Donc c'est juste le bon le bon sens. C'est c'est normalement c'est censé être partagé par le plus grand nombre. Pas là hein, mais le bon sens c'est effectivement de réunir le plus de monde possible autour d'un budget qui est qui est pas génial mais qui assure l'avenir de notre pays.

Sur cette question Aurélie trouvé, vous n'êtes pas en capacité ces trois fameux groupes de gauche de peser suffisamment pour imposer des votes à l'assemblée, un budget à l'assemblée ? pour une seule raison parce que je vous le dis une une petite partie de l'ex nouveau Front populaire n'a pas respecté ses engagements. Ça c'est même avec les socialistes comme il y a une assemblée divisée par 3 si un tiers seulement est d'accord entre eux qui pas convaincre les de tiu importe je regarde les faits c'est-à-dire vous savez moi je voilà je je j'ai été élu sur un sur des engagements et je respecte mes engagements.

Je constate que une grande partie de la gauche l'a fait, les écologistes, les communistes et les insoumis. Je constate aussi que les socialistes en fait viennent de sauver un gouvernement et une Macronie en fin de vie parce que la Macronie en a encore pour un an et quelques. Vous avez perdu les dernières élections européennes, vous avez perdu les dernières élections législatives.

Donc on voit bien que vous êtes en fin de course. Bon et il se trouve que moi je je pense que la nation aurait eu besoin justement d'un changement profond dès maintenant. Pourquoi ?

Parce que justement on a parlé de l'international. Il faudrait un cap. Par exemple, en Allemagne, ils sont capables de dire maintenant on met des dizaines de milliards d'investissements dans des secteurs stratégiques pour faire face au chamboulement géopolitique.

Qu'est-ce qu'il y a sur la table dans ce budget ? Rien. Les 6 milliards sur la défense, c'est quand même pour armer le pays face au bouleversement du monde également.

Et dans le même temps, par exemple, il vient d'être accepté la vente de LMD aérospace, c'est-à-dire une usine stratégique qui vend des ventilateurs à d'assaut et cetera, à un un groupe américain. Vancorex il y a quelques mois a été bradé aussi à une entreprise chinoise. Tout ça, c'est pour aller dans le de la défense et ça a été bradé à des fonds étrangers.

Donc je ne trouve pas non que il y a une politique de ce gouvernement qui est responsable en la matière. vous sur la question internationale puisqu'on a entendu euh Sébastien Lecnu parler de déconnexion voilà sur la scène nationale et aussi par rapport à ce qui se passe dans le monde. Je vais vous proposer d'écouter le Premier ministre.

On revient là-dessus dans un instant. Pourquoi vous n'assumez jamais vos votes ? Et c'est au fond pour ça que cet après-midi que cette séance est fondamentalement déconnectée car tout le monde serait aigué.

Tout le monde renoue avec les slogans car au fond il y a une ambiance politicienne dans ces débats car ça sent bon la campagne des élections municipales, que ça sent déjà bon la campagne des élections présidentielles et qu'au fond tout est bon pour tromper le peuple français et une fois de plus le privé du budget et défendre l'intérêt général. Mesdames et messieurs les députés, il est temps désormais, je crois de passer à autre chose et que la France est enfin un budget. On a entendu le premier ministre parler de déconnexion, parler aussi d'appétis électoraux à l'approche des élections municipales.

Est-ce que c'est comme ça qu'il faut voir le budget ou est-ce qu'à l'inverse et peut-être qu'aurélie trouvé pensera justement que les municipales bah distribueront les bons et les mauvais points et les bonnes ou les mauvaises stratégies de du budget ? Mais les municipales dans 2 mois, c'est une raison supplémentaire pour fermer la la parenthèse du du budget, passer à autre chose et qu'on a un grand débat démocratique projet contre projet, idée contre d'idées. Donc ça si ça avait empiété sur les municipales, je pense que ça aurait été une catastrophe.

Je voudrais vous dire sur les entreprises quand même parce que franchement entendre ça le LFI venir au secours des entreprises, ça me fait doucement sourire quand je vois le niveau de taxation qui vous dont il voudrait faire qui voudrait faire per sur les entreprises. Mais madame Trouvé, vous vous savez très bien chers collègues, quand vous souhaitez euh taxer Airbus, bah vous faites plaisir à Boeing quand quand vous souhaitez taxer Cap Géini, ben vous faites plaisir à Accenture qui sont qui sont leurs concurrents direct. Non mais c'est c'est après vous plaignez c'est des deslocalisations des industrialisations quand on vend une entreprise aux Américains alors qu'on a de cesse de dire qu'il faut de la souveraineté surtout en manière de défense.

Je dis simplement c'est que nous avons toujours nous avons depuis 2017 pour protéger les entreprises, faire en sorte que notre pays soit attractif, qu'on vienne investir dans notre pays alors que les oppositions dans leur grande majorité surtout à gauche ne sont là que pour expliquer en permanence que les entreprises ont trop d'aide, que les entreprises sont pas assez taxé. Mais sur cette entreprise corésienne, il y a eu un feu vert pour la vendre. Franchement, elle fabrique des ventilateurs.

Elle fabrique pas des des réacteurs nucléaires. Elle fabrique des ventilateurs. Pour qui elle et pour qui elle en fabrique ?

Pour des rafales ou pour les Non mais pourquoi pour des rafales et pour des sous-marins nucléaires pour les rafales ? Mais bien sûr. Mais il y a des alternativ pour le porteavion Charles Le Gaul vous le savez très bien.

Donc c'est pas des ventilateurs pour les appartements. Donc il faut les taxer. Alors c'est pas des ventilateurs pour les appartements.

Vous avez vendu vous avez permis qu'on vende à un groupe américain des ventilateurs pour du militaire absolument stratégique et moi je trouve ça révoltant. P sur les entreprises matin midi et soir. Alors essayez pas de détourner.

Vous avez accepté la vente à un groupe américain d'un actif stratégique pour le militaire et la défense nationale. Donc alors le gouvernement voilà se réexprimera certainement sur le sujet parce que on voit que ça a fait énormément débat. Aurélie Trouvé, on revient sur la question qui nous occupe du budget. vous euh l'approche des municipales effectivement rappel 15 et 22 mars prochain, il y avait beaucoup d'élus qui ne souhaitaient absolument pas que ces débats budgétaires nationaux empiètent sur cette campagne.

Est-ce que vous dites effectivement il faut qu'il y ait une campagne des municipales qui soit alors évidemment vous allez en tirer les enseignements par rapport à aux positions de chacun dans les myy sur cette question du budget mais il ne fallait pas que cette question budgétaire traîne encore plus longtemps. Mais il y a un lien extrêmement important la le budget qui vient de passer par 493, donc par force et euh grâce entre ou plutôt à cause euh de la soumission du Parti socialiste à la Macronie. Il y a il y a un lien parce que ce budget c'est 2 milliards en moins pour les collectivités locales.

Donc je le redis, ce sera autant de moyens en moins pour les collectivités locales pour faire une politique qui permette aux gens de vivre mieux chaque jour. Voilà. Et donc je évidemment il y a un lien.

Quand on décide dans ce budget plutôt quand la Macronie décide avec l'appui du PS et de la droite de supprimer 4000 postes d'enseignants et 3000 postes de surveillant, ça aura des répercussions directes sur ce qui pèse sur les communes pour essayer de faire tenir un tout petit peu l'école publique. Ça c'est sûr que j'aurai une écœu on peut imaginer que lors des prochaines municipales, ce seront des arguments des candidats par exemple écologistes, communistes ou insoumis. Ces postes différents, ce cette baisse dans le budget.

On voit que vous êtes pas d'accord avec l'interprétation sur les collectivités locales puisqu'on parle pas dans je je parlais de hausse de baisse et de baisse de hausse, c'est un petit peu compliqué mais vous savez bien que dans les élections municipales tout ça ça va rest que ce soit pour l'éducation nationale que ce soit pour les collectivités ce sont des des hausses qui sont moins importantes que ça aurait aimé évidemment nos collègues de gauche qui pensent que tout doit passer par une augmentation très importante de la dépenser pendant la campagne des municipales. Est-ce que ça va être difficile à assumer pour les candidats LR socialistes et macronistes ? Je je moi je je constate aujourd'hui que les élus qui se représentent, les maires sortants annoncent pour la très grande majorité d'entre eux des finances publiques qui se portent très bien.

Il nous expliquent tous qu'ils ont fait un niveau de d'investissement record, que leur situation financière est meilleure qu'au début de leur mandat. C'est ce que j'entends matin, midi et soir dans les territoires. Donc j'en déduis, je peux peut-être me tromper, mais que la situation des communes aujourd'hui est plutôt meilleure que ce qu'elle était en début de mandat l'année dernière.

En revanche, le les départements se portent moins bien parce que aujourd'hui, il y a une baisse de ce qu'on appelle les DMTO qui est donc leur ressource principale liée au marché immobilier. et bien il y a dans ce budget 600 millions d'euros de fonds spécifiques pour aider les départements qui sont le plus en qui sont le plus pénalisé dont le gère d'ailleurs. Donc voilà, on est parfaitement capable dans ce budget de de d'apporter notre soutien à ceux qui souffrent le plus.

On va retrouver dans la salle des quatre colonnes Marco Pomier avec un invité. Non, pardon, on va retrouver Marco Pomier justement sur ce budget. Ça y est, Marco, budget adopté.

Oui, un budget adopté ce soir. Elsa, un budget définitivement adopté et une prochaine étape quand même he celle du Conseil constitutionnel qui devrait être saisie par des membres de l'opposition. Les sages auront quelques jours pour vérifier la conformité du texte.

Et puis ensuite le programme s'annonce chargé Elsa après le budget le sujet au combien délicat et sensible de la fin de vie hein qui revient à l'assemblée dès mercredi en commission à partir du 16 janvier dans l'hémicycle avec notamment cette proposition loi sur le droit à l'aide à mourir. D'autres chantiers importants s'annoncent dans les prochains mois. Un projet de loi d'urgence agricole notamment en préparation.

Texte qui sera examiné avant l'été a promis le premier ministre. Autre priorité, le renforcement de la loi de programmation militaire d'ici le 14 juillet. À l'agenda aussi, la Nouvelle-Calédonie avec la volonté de faire adopter par le Parlement en congrès à Versailles un projet de loi constitutionnel visant à dégeler le corps électoral notamment.

Et puis Sébastien Lecornu compte investir aussi le le champ du logement avec pour objectif un objectif ambitieux hein construire 2 millions de logements d'ici 2030. Il promet aussi un nouvel acte de décentralisation. Mais vous l'avez dit Elsa, le programme s'annonce chargé.

En revanche, l'Assemblée nationale sera fermé pendant 3 semaines au mois de mars pour cause de municipal. Merci beaucoup Marco Pomier. Vous nous détaillez justement les programmes des choses à venir, des batailles politiques à venir.

Est-ce que effectivement chez les députés, il y avait une attente aussi de parler d'autres textes ? une loi sur la fin de vie qui est attendue qui va être débattue dans les prochains jours. Est-ce queil y avait aussi envie de parler d'autres choses, de se concentrer sur d'autres débats de société ?

Je cas, bon, notre cas importe peu. Nous sommes les uns et les autres au service de nos concitoyens. Donc je pense qu'il fallait tourner la page du budget parce que on a discuté pendant 3 mois, 3 mois et demi, ça ne servait à rien.

Il y avait pas de budget alternatif. Il était temps de donner un budget à notre pays en matière, on a déjà expliqué 1000 fois pourquoi il fallait le faire. Maintenant effectivement nous avons nous pouvons passer à autre chose.

Donc il y a la loi sur la fin de vie, il y a la loi d'urgence agricole qui est très attendue dans le territoire rura bien évidemment, il y a une loi de décentralisation en il y a plein de choses qu'on peut faire pour améliorer le quotidien de nos nos concitoyens. Aurilie trouvé un programme ici à l'assemblée, des choses avec lequel votre groupe est pour, d'autres est contre, mais d'autres sujets qui vont être mis voilà sur la table, des sujets qui attendent peut-être les Français, la fin de vie, l'agriculture, la Nouvelle-Calédonie. Bien, je constate qu'à cause de l'appui des socialistes jusqu'à droite républicaine du gouvernement macroniste qui peut donc se maintenir et bien ça va dérouler le tapis à tout un tas de lois horribles.

Par exemple, sénateur Duplombent de nous annoncer qu'il voulait qu'il redépose. He c'était aujourd'hui une loi pour réautoriser un pesticide absolument dangereux qui là c'est à mi pride malgré une pétition de 2400000 personnes. Je serai d'ailleurs rapporteur moi de la loi sur la pétition du plomb dans une semaine.

Je constate aussi qu'il y aura même des lois d'inspiration d'extrême droite comme la présomption de légitime défense pour les policiers qui étaient dans le programme de Jean-Marie Le Pen de 2007. Laurent Nugèz a annoncé que ce serait voilà que ce serait sur la table. Donc voilà c'est le la conséquence de d'avoir refusé de voter la motion de sœur c'est qu'on va voir ce type de loi.

Donc pour éviter de débattre à l'Assemblée nationale, on continue à parler du budget. C'est ça, c'est ça que vous proposez. Je constate que le fait que ce gouvernement se maintienne, vous vous devez être heureux.

C'est normal, les Macronist, vous êtes heureux. Mais moi, je constate en tant que député de gauche que c'est une catastrophe. [rires] Allez, merci.

Je ne crois pas. Jean-René Kazneu. Merci beaucoup Aurélie Trouvé.

Merci à vous de nous avoir suivi. Merci à Marco Pomier, à Clément Perot et à Estelle Cassado. Merci aux gens qui sont derrière les caméras, toutes les équipes techniques de nous avoir accompagné.

C'était les deux dernières motions. Le budget est adopté. On en a beaucoup parlé sur LCP.

On va continuer quand même dans les prochains jours un tout petit peu et après d'autres débats. Merci beaucoup à vous de nous avoir suivi sur LCP. Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux sur notre site internet.

Merci à toutes les équipes encore une fois et à demain. Bonne soirée à tous.