La grande démission - #AMFIS2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse directe
Le phénomène est-il plus ample qu'on ne pense ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Les métiers de l'éducation et de la santé sont-ils particulièrement touchés ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Les réalités de la démission sont-elles homogènes ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Le New Public Management est-il un facteur clé ?
- 13:00OuverteRéponse directe
L'inspection du travail est-elle touchée par la grande démission ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Comment faire participer les salariés aux décisions ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 17:00anne d'origineChiffre
« les reconversions avec baisse de revenus là ça reste quand même minoritaire »
- 23:00jean-laurent casselyChiffre
« 80 mille diplômés qui sortent chaque année d'une grande école école de commerce ou école d'ingénieur »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
je suis donc mathias daval député insoumis de loire-atlantique du côté de saint nazaire et par ailleurs directeur du journal l'insoumission hebdo que vous avez l'occasion de découvrir aussi sur ses amphis on est là pour parler de la grande démission en tout cas c'est comme ça que le phénomène est désormais appelé alors en anglais the big krit souvent c'est à dire ce phénomène qui voit un nombre de salariés important décidé de quitter leur emploi et on va avoir l'occasion ce matin de discuter avec nos invités de l'ampleur de ce phénomène de ses causes et des leçons qu'on peut en tirer pour l'illustrer un petit peu vous avez sans doute entendu parler il y a quelques semaines avant même qu'ils ne soient salariés de l'appel lancé par des élèves de l'école agroparistech qui appelait à déserter un certain nombre d'entreprises de secteurs et de manière de produire mais déjà en 2019 vous aviez eu à centrale nantes un témoignage lors d'une remise de diplômes de d'un élève diplômés ingénieurs qui dénonçait la perte de sens total des activités qui étaient proposés à ceux qui comme lui sortait après avoir fait de brillantes études aient été amenées à jouer dans le l'appareil de production un rôle de direction ou en tout cas fortement lié rares chic d'un point de vue plus macro économique au premier semestre imestre de cette année 2022 on a eu en france plus de 500 milles démission et c'est le chiffre le plus important depuis plus de 15 ans qui montre une réalité statistique au moins deux d'un phénomène social qui n'était pas observé jusqu'ici dans d'autres pays notamment aux états unis on atteint des chiffres qui sont sur des millions de personnes les phénomènes sont peut-être pas exactement les mêmes pas de la même nature évidemment la taille du pays n'a rien à voir mais ça dit là aussi quelque chose et encore on parle là des démissions mais vous avez aussi ce phénomène des ruptures conventionnelles qui viennent aussi alimenté ce cette dynamique là vous avez en parallèle le discours sur la pénurie de main d'oeuvre avec un certain nombre d'employeurs du secteur qui disent ne pas trouver les salariés disposés à travailler aux conditions qui leur sont proposés alors je vais passer la parole à nos invités je voulais présenter dans un instant simplement quelques questions comme ça pour commencer la réflexion est ce que cette grande émission est une réalité c'est la première question qu'il faut se poser ou est-ce que c'est simplement des démissions un peu plus nombreuse que d'habitude mais qui ne disent pas quelque chose de particulier est ce que c'est une réalité dans tous les secteurs de la société dans toutes les classes populaires ou est-ce que c'est surtout une réalité pour ceux qui en ont les moyens pour le dire rapidement pourquoi tout ça vient qu'est ce que ça nous dit de ces personnes de leur rapport au travail de leur travail des entreprises dans lesquelles ils exercent quel message qu'elles le sont on peut en tirer et puis est ce que c'est une réalité seulement individuelle qui s'additionnent ou est ce que il y a où il y a la possibilité d'en faire une réalité collective et de la mettre au service des objectifs qui sont les nôtres c'est à dire le progrès social et le progrès écologique ces quelques questions je sais pas si on les aura toutes épuisées dans l'eure et demi qui est devant nous en tout cas on a le plaisir d'accueillir trois invités ce matin aux amphis d'abord anne d'origine qui est sociologue à l'université paris est créteil depuis plus de 15 ans elle enseigne sur ces questions de travail notamment elle est l'auteur d'une thèse ou l'autrice sais pas comment hauteur avec eux ou autre il ya deux écoles d'une thèse sur les bifurcations professionnels descendante ceux qui ont une situation sociale bien établie et qui font le choix de la mettre en cause pour d'autres d'autres raisons pour notamment déserté un certain nombre d'emplois et puis plus globalement elle s'intéresse aux questions de consommation de décroissance et aux formes de résistance par les modes de vie thomas coutrot qui est assis à côté d'elle statisticien économiste responsable d'un département de recherche ministère du travail jusqu'à il ya peu de temps je crois militants altermondialistes aussi vous l'avez sans doute croisé avec les économistes atterrés avec la fondation copernic ou avec attaques dont il a été l'un des coprésidents pendant plusieurs années et puis il est aussi l'auteur de plusieurs ouvrages dont le dernier redonner du sens au travail va paraître là dans les tout prochains jours aux éditions du seuil et puis jean-laurent cassely journaliste essayiste et auteur d'un livre qui s'appelle la révolte des premiers de la classe métier à la conquête de sens et reconversion urbaine et dont je croyais à une édition actualisée qui est aussi là qui va bientôt arriver également alors d'abord thomas coutrot est ce que cette grande démission du point de vue statistique c'est une réalité et puis d'un point de vue plus global c'est quoi les causes c'est quoi les leçons qu'on peut en tirer d'après le regard de l'économiste que vous êtes merci merci mathias merci à la france insoumise d'avoir invité à ce débat qui me semble tout à fait d'actualité dont on va essayer de tirer des enseignements politiques euh moi je voudrais parler on a beaucoup l'habitude de parler de politique d'emploi de politique des salaires et dans le programme de la gauche c'est des points centraux des points essentiels dans tous les partis à la france a subi en particulier mais on parle assez peu de politiques du travail et je voudrais donner à apporter quelques éléments pour montrer comment la situation actuelle du marché du travail de l'emploi est profondément lié à une crise du travail qui appelle des réponses en termes de politique du travail et pas seulement de politique de l'emploi ou des salaires alors oui la grande émission effectivement en france c'est un phénomène inédit parce que comme tu l'as dit 3% de des salariés qui démissionnent chaque semestre c'est tout à fait c'est tout à fait inédit depuis 2007 mais à cela il faut ajouter effectivement les ruptures conventionnelles et ça si on ajoute les ruptures conventionnelles on atteint vraiment des taux qui sont tout à fait inédit dans le fonctionnement du marché du travail en france aux états unis on a tu as parlé de bide kuito great reds nation pour les termes varient mais on est aussi aux alentours de 3% un flux de 3% de démission chaque année donc les phénomènes sont qualité quantitativement à peu près similaires et on a en même temps en france un phénomène de difficultés de recrutement pour les entreprises qui est là aussi assez inédit alors il est pas tellement inédits dont le niveau des difficultés de recrutement on a à peu près 60 à 70% des entreprises qui se plaignent d'avoir du mal à recruter c'est déjà arrivé par le passé mais ce qui est nouveau et vraiment nouveau c'est les raisons pour lesquelles les entreprises ont du mal à recruter hélas les travaux dares plusieurs études dont une que j'ai mené moyens on montrait que de plus en plus le facteur des conditions de travail est un facteur clé pour expliquer à la fois les difficultés de recrutement et les démissions alors je vais entrer un tout petit peu dans le détail sur une des études que que j'ai menées qui a consisté à interroger les patrons en 2019 donc avant la crise sanitaire est alors demandé d'une part s'il avait des difficultés de recrutement et puis par ailleurs dans une partie du questionnaire on leur demandait qui est la difficulté rencontrée à leurs salariés dans le dos dans leur travail au cours de leur travail et on a pu montrer que les travail lettre les patrons qui avaient le plus de difficultés dans le recrutement disait aussi par ailleurs que leurs salariés avaient des horaires imprévisibles ou et hippiques avait des expositions à des produits chimiques dangereux et surtout avait les facteurs qui ressortait le plus fortement c'était était soumis au travail dans l'urgence la pression de l'urgence est un facteur qui nous a particulièrement surpris c'est les patrons ne disent les trains les travailleurs se plaignent de ne pas pouvoir faire un travail de qualité autrement dit les employeurs eux mêmes reconnaissent indirectement par le biais d'une corrélation statistique que leurs difficultés de recrutement sont associés à des problèmes de conditions de travail et en particulier des problèmes de qualité du travail alors ça fait écho à toute une série de discussions qu'on a pu voir dans la presse or les plus connus c'est sur les infirmières les démissions des infirmières des aides soignantes ou des dessins hospitalier qui partent parce qu'ils peuvent plus faire un travail correct mais les enseignants aussi on a une augmentation importante du flux des missions des enseignants avec les mêmes motivations et donc des avants déjà avant la crise sanitaire je répète c'est des données qui datent d'avant la crise sanitaire ce phénomène de conditions de travail devenues insupportables c'est pas que les conditions de travail ce soit tellement dégradée uns sont restés à peu près stables depuis une quinzaine d'années c'est qu'elles sont devenues insupportables et la crise sanitaire évidemment on n'a fait que renforcer cette tendance puisque le pendant la crise sanitaire le vous savez que le fluor nerf du travail et de la vie c est interrompu à plusieurs reprises avec les confinements et beaucoup de gens ont eu du temps où des opportunités pour discuter avec leurs collègues et leurs familles sur ce qu'est ce qu'on fait c'est vraiment utile est ce que mon métier est vraiment essentielle est-ce que ça vaut la peine de subir tout ce que je subis pour faire ce que je fais et on a eu vraiment une prise de conscience y compris les employeurs les patrons le reconnaissent d'un certain nombre de choses qui sont devenus aujourd'hui beaucoup plus difficile à tolérer pourquoi est ce qu'ils me devenu impossible de faire un travail de qualité pourquoi est-ce que je dois subir des changements organisationnels permanent sur lesquels j'ai pas été consultés pourquoi on me fixe des objectifs qui sont inatteignables qui reflète pas du tout ce que serait un travail de qualité de mon point de vue voilà est de plus en plus pourquoi est ce que mon travail ne protège pas ne contribue pas à protéger l'environnement voire même dans un nombre important de cas contribuer à le dégrader ces questions des millions de salariés maintenant se les posent et ça pèse dans leur décision de rester ou non dans un emploi de chercher ou non un autre emploi alors là encore les études montrent que ces questions c'est pas des questions réservée aux plus diplômés c'est pas seulement les ingénieurs d'agroparistech où les polytechniciens où les centraliens qui se pose ces questions à tous les niveaux de la hiérarchie sociale on a pu constater dans nos études que alors le manque de sens du travail et en particulier la difficulté à faire un travail de qualité est un facteur déclencheur de démission il ya tous les niveaux de la hiérarchie sociale et on voit il suffit de voir les ce que je disais tout à l'heure sur les et soignante les auxiliaires de vie où les personnels de nettoyage des chauffeurs routiers dans toute une série de métiers peu qualifiés on assiste au même phénomène des démissions des départs dans l'hôtellerie-restauration lié à un manque de qualité du travail ou à des conditions horaires trop difficile le point des salaires évidemment joule s'agit pas de dire que la question des salaires n'a aucune importance et une question évidemment essentiel mais on a pu observer que ça ne suffisait pas enfin les augmentations de salaires par exemple dans le grenelle dans le par dans le ségur de la santé ou enrayer le flot de démission autrement dit il ya un bri un véritable problème de travail et si le patron le patronat et gouvernement veulent à nouveau réformer l'assurance chômage pour obliger les salles et les travailleurs à accepter n'importe quel emploi c'est précisément parce qu'ils ne veulent pas s'attaquer à la question des conditions de travail à la question de l'organisation du travail ils veulent forcer les salariés à accepter les le travail tel qu'il est aujourd'hui alors une fois qu'on a dit ça que c'est la deuxième partie de mon intervention c'est qu'est-ce qu'on peut faire politiquement avec ça comment est ce qu'on peut construire une politique du travail à partir de ces constats et pour ça il faut revenir un petit peu sur sa propre aveu en tire un petit peu sur la question du travail qu'est ce que c'est que le travail en fait et la gauche et mouvement syndical ont souvent eu du mal à traiter salaires l'emploi rousset on sait on sait traiter le travail c'est plus compliqué le travail c'est une souffrance une exploitation bien sûr mais marx ne disait déjà c'est aussi une manière une opportunité une activité dans laquelle on peut se développer dans lequel l'être humain engage son intelligence sa sensibilité transforme le monde et se transforme lui-même où elle même par son activité de travail et les sciences du travail va nous disent que il ya 3 il ya trois facteurs importants dans le travail d'une part il est il est pas programmables il n'est pas prévisible il est pas entièrement prescriptibles ya toujours de l'invention dans ce que fait un travail il ya toujours de la créativité il ya toujours de la liberté ça c'est ce que nous montre l'ergonomie en particulier c'est ce que certains enfin deux questeurs deux jours après marx a appelle le travail vivant le travail vivant c'est ce qui justement et de proprement humain dans le travail ce qui n'est pas réductible aux consignes et à la prescription patronat la deuxième chose c'est que si le salarié ou le travail en n'arrive pas à développer son travail vivant n'arrive pas à développer sont créatifs sa créativité son inventivité dans son travail n'arrivent pas à apporter les solutions aux imprévus qui se présente sans cesse ça porte atteinte gravement à sa santé donc par contre si il sort vainqueur de la confrontation avec les difficultés du travail avec l'arrêt de ce qu'on appelle la résistance du réel si le salarié ou la salariée arrive à faire un bon travail selon ces critères là c'est puissamment constructeur de santé et et 2 et de santé psychique en particulier donc derrière la question du travail à part des coûts du travail bien fait il ya des enjeux de santé publique qui sont absolument majeur et ça coûte une série d'études maintenant l'on solidement établie et dernier point qui politiquement le plus délicat c'est que cette histoire du travail vivant de la créativité l'inventivité des salariés dans un point de vue ça leur donne du pouvoir puisque ça le patron il peut pas commander ça donc c'est une zone de pouvoir que possèdent tous les travailleurs individuellement et collectivement dans leurs activités mais le hic c'est que ce travail vivant cette créativité cette inventivité le plus souvent elle et elle n'est pas consciente elle n'est pas exercée consciemment les travailleurs ne s'en rendent pas compte elle est cachée elle est occultée et la plupart des salariés sont capables de dire les obstacles qu'ils rencontrent dans leur travail ils sont capables de dire les consignes et les objectifs qui leur sont fixés mais c'est beaucoup plus difficile de prendre conscience et de parler de discuter de mettre en évidence ce qu'on met de soi-même d'inventivité et de créativité et d'intelligence individuels et collectifs dans son travail alors pour des tas de raisons sur lesquelles je vais pas avoir le temps de développer mais le pouvoir que les salariés détiennent sur leur travail et donc sur leur vie il est enfoui et pour le faire émerger pour en faire une force politique il faut une démarche consciente une démarche de formation démarche d' enquête alors rassemble deux syndicats et notamment la cgt aussi solidaires et la fsu à 100 de syndicaliste dans ces syndicats ont développé des démarches d' enquête la cgt appelle cela la démarche revendicative à partir du travail c'est difficile c'est compliqué la direction de la cgt un peu tergiversé ne porte plus autant cette démarche que par le passé mais il ya là un enjeu véritablement centrale me semble-t-il si on veut renouveler la vitalité du mouvement syndical et plus largement la vitalité créatrice de deux du mouvement politique des mouvements politiques de gauche lors du point de vue syndical dont il ya toute série d'expériences qui vise à valoriser ce travail vivant pour en faire une force collective et qui ont donné un centre de résultats sur lesquels le petit bouquin qui sort là bientôt jeu avec mac mac aux autrees coralie perez ans on revient on fait quelques éléments de bilan et je voudrais conclure sur ce que ça veut dire alors du point de vue politique puisque là nous sommes dans une université d'été politique je pense qu'il faut réfléchir à des revendications à des avancées sociales à des nouveaux droits des travailleurs qui leur permettent d'exercer de commencer à prendre conscience et à exercer ce pouvoir qu'ils ont sans le savoir dans dans leur travail et pour ça une des propositions que qu'on met en avant alors avec les collègues qui sont regroupés dans une association qu'on a créé il ya quelques il ya quelques mois qui s'appelle les ateliers travail et démocratie les syndicalistes des chercheurs des intervenants santé travail l'une des revendications qu'on met en avant c'est la question de la réduction du temps de travail subordonné alors très rapidement c'est quoi l'idée l'idée c'est si on a une politique de réduction du temps de travail mettons qu'on passe de 35 à 32 eur et bien réserves ont au moins une heure par semaine une demi journée par mois pour du temps de travail sur le lieu de travail mais hors de contrôle du patron donc du temps de travail non subordonnée ou les travailleurs les collectifs de travail vont se réunir avec pour faire des réunions préparé avec les délégués de proximité ce qui suppose d'ailleurs de les rétablir puisque macron a supprimé les délégués du personnel et les chsct donc avec les élus de proximité les travailleurs tous les mois se réunir est une demi journée pour débattre sur les difficultés qu'ils rencontrent dans leur travail les la manière de les surmonter les la manière dont il est sûrement déjà malgré la prescription et les limites malgré le manque de moyens et malgré toutes les difficultés qu'ils peuvent rencontrer et donc un espace de délibération sur le travail mensuel à l'issue duquel les travailleurs et leurs représentants pourraient formuler des propositions très précises de réorganisation de changement de transformation du travail mettre en question l'organisation mettre en question même les finalités de leur travail et le patron il y aura un nouveau droit aussi qu'ils seraient octroyer les patrons auraient l'obligation soit de mettre en oeuvre les propositions émises par les collectifs soit 2 répond par écrit et de justifier pourquoi ça n'est pas possible de les mettre en oeuvre et donc ça ouvrirait nous semble-t-il un champ de discussion de délibération politique autour de la question du travail bien fait qui inclut non seulement les questions les questions sociales les questions de de qualité de la prestation pour les clients les usagers mais aussi la question écologique dans cette discussion bien entendu la question des conséquences la question des conséquences sur la santé et sur l'environnement du travail ne pourrait évidemment pas être ignorée donc voilà je conclu en disant qu'il me semble que c'est vraiment important pour répondre à ces crises du travail de formuler des propositions qui nous permettent d'avancer sur une étape politique émancipatrice du travail merci merci thomas coutrot alors c'est presque une transition toute trouvée avec avec vos and d'origine sûrs notamment ceux là on est déjà dans les réflexions pour ceux qui restent mais il y a ceux qui se sont en quelque sorte échappé d'un travail qu'il considérait comme ne répondant pas à leurs aspirations voir étant dangereux pour eux-mêmes et y compris parfois en quittant un poste de cadre supérieur du trader ou ou que ne sèche pour aller vers ce que vous avez à plaider des reconversions descendante au moins dans la rémunération on va le dire comme ça puisque après chacun peut aussi juger de l'échelle et ce sont parfois des reconversions ascendante au moins du point de vue moral philosophie qu'il écologique n'est ce pas oui merci à la france insoumise de m'avoir invité est de pouvoir discuter de mes sujets de recherche c'est toujours un plaisir effectivement c'est ce que j'ai enfin ce sur quoi j'ai cherché vraiment dans la continuation de ce que vient de dire thomas c'est à dire que je me suis intéressé aux reconversions aux bifurcations 1 c'est le terme qui a été utilisée par les ingénieurs de l'agro paris tech les jeunes diplômés qui appelait à bifurquer donc à sortir du système dominant du système économique à sortir disons d'emploi privilégié notamment par le salaire donc ce qui m'a intéressé j'étais parti au départ plutôt sur l'étude de la consommation ce qui m'a intéressé c'est comment on peut vouloir baisser sa consommation est là en lien avec le travail alors la première question qu'a posée et matière je vais commencer par celle là parce que c'est celle à laquelle je ne sais pas trop répondre c'est quelle ampleur ça hein donc est-ce qu'il ya beaucoup voilà il ya une forte visibilité médiatique de ses cadres voilà tous les journaux vivre avec 800 euros par mois après avoir été trader des reconversion écologique dont il ya une forte visibilité médiatique ça fait écho au moins on le voit avec le lez lille il ya toujours eu des ingénieurs de l'agro paris tech qui partait qui n'était pas ingénieur chez danone mais là il ya une forte visibilité mais est ce que cette visibilité elle correspond à quelque chose statistiquement alors c'est vraiment difficile à mesurer dans le sens où si on prend les changements professionnels là on va être sur pas mal de changements professionnels de mémoire et ne sommes que là je parle sous contrôle de la dares c'est 20 à 25 % dans les cinq ans et c'est plutôt des changements professionnels chez les employés chez les ouvriers donc plutôt contraint ou en tout cas qui ne sont pas des nommé auto dénommé reconversion ci et là les cadres sont les plus stables c'est les cards qui reste cadres dont qin eux qui ne changent pas après si on regarde vraiment la dénomination reconversion donc qui va dire j'ai fait une reconversion là effectivement c'est plus les cadres et c'est nettement moins et maintenant les reconversions avec baisse de revenus là ça reste quand même minoritaire c'est à dire que hec quand même désirer pour ce que ça apporte c'est à dire des hauts salaires et des postes dans les grandes entreprises mais il ya un mouvement et c'est ce mouvement qui m'a intéressé pour se demander parce que c'est une résistance en fait est ce que c'est une forme de résistance des cadres est ce que c'est ce qu'on peut appeler une résistance interstitielle c'est à dire dans les interstices de la société quelque chose qui se passe et quel pourrait être son ses conséquences quelles qu'elles sont est-ce que ces critiques quoi en quelque sorte donc voilà la question alors après moi je me suis plutôt intéressé à des trajectoires et ses trajectoires j'ai pris comme condition de d'avoir changé d'emploi de profession de statut par exemple être passé de salariés indépendants et avoir baissé son revenu alors au départ j'ai pris une condition à ses faibles c'est-à-dire à abaisser son revenu de 25% parce que j'avais l'idée que ainsi on pouvait inclure des catégories qui ne sont pas très rémunérés et qui peuvent aussi être concernés defacto si on prend les cadres qui ont fait des reconversions on est sûr vu les salaires des cadres dans le privé que j'ai un peu découvert on est sur des divisions voilà par 17 pour le trader qui me montre sa fiche de paye de profs ensuite ou par 4 5 6 2 enfin des baisses de salaires vraiment ou de revenus vraiment très très importante mais du coup j'ai regardé les trajectoires donc ça dit pas si on a beaucoup ou pas ça reste un peu une question je pense que c'est dans à venir dans les statistiques improbablement puis la dernière condition aussi que j'ai posée c'est que ce soit vécu comme choisi ça veut pas dire que c'est pas déterminé socialement mais c'est vécu comme choisi la personne dit bah oui c'est gelé voulu quoi donc voilà le le cadre ensuite la deuxième question qui se pose c'est bath et quel type de carrière c'est quel type de gens alors je laisserais peut-être jean-laurent parler davantage mais c'est clair que le mouvement de bic quid enfin bic je sais pas mais quid en tout cas c'est la grande entreprise privée c'est-à-dire des cadres des hauts cadres ou des cadres intermédiaires un peu tout de la finance évidemment avec des hauts salaires de l'immobilier et puis aussi des cadres de la fonction publique et puis après il ya d'autres professions pour en parler mais c'est vrai que le mouvement de baisse passée plus chez les ch et des cadres et grosso modo quitter l'entreprise publique quitter les entreprises privées pourquoi pour trouver des emplois qui sont soit des emplois en lien avec ce qu'on pourrait appeler la transition écologique c'est-à-dire alors là tout ce qui est agriculteur élevage par ma culture ou les produits issus de l'agriculture biologique ou le jardinage ou en lien avec la nature soit des emplois qui sont des emplois plutôt liés aux arts l'artisanat d'art dont qui ont une dimension culturelle ou artistique soit des emplois liés ce que ce qu'on pourra de lettres du lien social les emplois du caire donc là dedans je mets les néo prof ancien trader ou les les psychologues psychothérapeutes naturopathe tout ce qui va être dans le dans le soin apporté aux autres et puis il ya aussi tous les emplois du commerce de la restauration dont on voit une certaine visibilité dans certains quartiers urbains ou dans certains dans aussi dans certaines zones rurales et le schéma général c'est une insatisfaction par rapport à la réussite c'est à dire une réussite socialement [Musique] à dix on socialement selon les conventions sociales avec des hauts salaires et déception par rapport à la nature du travail par à vos conditions de travail par rapport au sens du travail donc ça on pourra y revenir mais ça recoupe je pense que ce que diront ce qu'a dit thomas est ce que dira jean laurent et le lead et là enfin l'antienne qui revient sans arrêt c'est un emploi qui a du sens donc c'est vraiment sale avec quelque chose qui interpelle c'est une crise de sens alors ça va être souvent sous forme de sous forme de valeurs plutôt que politiquement c'est à dire je cherche à être aligné avec mes valeurs je veux sortir d'une dissonance de valeur et la dissonance de valeur la contradiction avec ses propres valeurs bah c'est soit des valeurs de justice sociale donc se trouver en fait à construire des logiciels dont on sait qu'ensuite ils vont conduire à des licenciements soit le fait de voir que c'est l'argent roi donc c'est pas tellement par exemple le terme de profit qui va revenir mais plutôt celui d'argent la non non la non prise en compte de l'humain donc des thèmes qui sont quand même aussi politisés ou alors des questions écologiques et en général est un déclic et ce déclic soit il et familiales par exemple avoir un enfant faire une rencontre conjugale ou au contraire se séparer ou un deuil qui fait voir sa vie différemment ou une rupture professionnelle changement d'emploi ou quelque chose des conditions de travail se sont dégradées ou le burn out une paix questions de santé qui arrivent aussi un burnout très fréquent et donc la sortie de l'entreprise et une issue soit aussi des ruptures comme les voyages de longue durée qui vont créer un décalage par rapport à un mode de vie mode de vie quotidien donc voilà à peu près le cadre alors la troisième question que j'ai envie de poser c'est est-ce que ces critiques qu'est-ce que ça parce que ça interpelle un peu qu'est-ce que ça critique finalement dans la mesure où c'est pas évident parce que si vous regardez les sites de reconversion vous allez voir c'est être aligné que ces valeurs c'est pas toujours un vocabulaire critique ni un volet cabu leur politique alors je dirais que ça interpelle quand même le système et qui a une forme de critique en pratique par le fait de quitter cette critique je dirais c'est sur plein de points mais sur deux choses vraiment très importante dans le système qu'on pourrait qualifier de capitalistes ozon les mots c'est la première chose c'est le la question de l'utilité du travail et de sa reconnaissance sociale c'est une question essentielle on l'a vu pendant le confinement on a vu que des emplois essentiels qui s'ils étaient supprimées entraîner une désorganisation sociale majeure était finalement déconsidéré et les moins rémunérés évidemment le savait mais là il ya une visibilité une interpellation et là c'est en quoi que sorte une interpellation dans l'autre sens ce qui est de dire en fait je gagne plein d'argent mais qu'est ce que je fais c'est parce que je fais je sais pas en quoi je suis utile je vois pas le produit de mon travail est donc une dissonance entre l'évaluation économique du travail particulièrement par la rémunération qu'on voit là dans les modèles économiques c'est la productivité du travail donc c'est quelque chose c'est comme ça que le travail est reconnu socialement fin qu'on reconnaît son utilité qu'on sait que quelqu'un d'autre a besoin de notre travail est donc une dissonance entre cette reconnaissance économique et puis la perception subjective qu'on a de l'utilité avec l'idée que là ça colle pas la deuxième deuxième critique c'est ce qu'a dit thomas donc je vais être rapide mais c'est sur le sens travail consommation c'est à dire le fait que le travail est considéré comme un moyen c'est un moyen pour pouvoir gagner de l'argent et pour consommer c'est la définition économique du travail donc c'est une peine et là il ya une interrogation sur les fins se disant mais est ce que le travail ne peut pas être une fin en soi est ce qu'il n'ya pas est-ce que c'est pas une utopie aussi de trouver du travail libre en quelque sorte de d'avoir une forme de finalité dans le travail lui-même dans ce qu'on fait et dit trouver de l'intérêt de la part dont 10 trouver de l'intérêt de l'épanouissement et c est ça c'est vraiment il se trouve que c'est exactement une définition que donne max de l'aliénation l'aliénation c'est quand le travail est devenu un pur moyens et que la vie matérielle papa de consommation mais la vie matérielle est devenue une finalité et on le voit à la côte d'un côté c'est quand le travail ne paye pas donc là évidemment il ya une nécessité de travailler toujours plus pour avoir une vie matérielle qui sortent de la nécessité ou quand le travail paye mais finalement à quoi bon donc ça il me semble que c'est une interpellation par les faits en fait sur le mode de fonctionnement de notre société et ça m'a aussi c'est intéressant aussi par rapport à la consommation parce que là la consommation devient un moyen c'est une condition c'est pas une finalité et ça permet de penser consommation et travaille en même temps et non pas juste braqués sur il va falloir baisser sa consommation qui évidemment il va faire baisser sa consommation sans rien changer au tour qui on a envie c'est pas très désirable der la question j'ai encore deux minutes ou alors âgé trois minutes vase est parfait alors dernière question donc voila moi je dis c'est c'est peut-être minoritaire mais il ya même quelque chose qui est critique et qu'il faut peut-être récupérer politiquement dans le bon sens du terme et puis la dernière question c'est est-ce que c'est politisé quoi est-ce que ça va dans le sens d'un mouvement collectif est ce que c'est une lutte collective ça on prend pas trop la lure général si on regarde tous les petits bouts ce qui me furent et d'un côté ceux qui disent qu'ils veulent être alignés avec leurs valeurs de l'autre côté bon c'est pas forcément c'est une politisation qui est pas uniforme donc je me suis interrogé en disant voilà qui est politisé commençait alors je me suis léger posé trois critères sur qu'est ce que ça veut dire être politisée ce qui a priori intéresse des militants je me suis dit c'est politisé si les gens disent que ces politiques disent oui je suis engagé je me suis engagé par mon travail j'ai deux je défends des valeurs ses politiques mais il y en a beaucoup qui vont dire bah non c'est pas moi non c'est pas politique je les fais pour moi donc ça c'est pas trés c'est pas changer le monde le faire pour soi ensuite j'ai posé la question de est-ce que c'est des gens qui sont dans des trajectoires de participation politique c'est à dire est ce que ils vont aussi à notre dame des landes est ce qu'ils vont s qu'ils ont des combats ce qui vend des manifestations s qui sont d'autres combats collectifs et du coup les pratiques la s'intégrerait dans quelque chose de collectif et puis la toile le troisième critère que j'ai oublié oui troisième critère c'est qu'est-ce qu'ils aient ce qui leur est ce que on peut les qualifier de politiser installé à ce que leur discours est politisée par exemple si on écoute les jeunes de l'agro paris tech ils disaient contre le capitalisme contre donc c'était clivé contre le productivisme contre le technicisme donc ça je dirais que c'est un discours qu assez politisé même chose est ce qu'il ya des références à des théories est ce qu on dit voilà ce qu'on se réclame anticapitaliste par exemple et là ce qu'on trouve pas c'est qu'il ya un continuum en fait c'est via un pool de très politique que j'appelle les militants existentielle donc qui vont transformer leur vie dans un cadre collectif avec l'idée de changer le monde donc avec l'idée d'aller plus loin collectivement et puis au tour à tout un halo et puis de l'autre côté du pôle opposé c'est plutôt des professionnels engagés c'est à dire qui ne qui vont défendre des valeurs dans leur travail mais qui ne qui vont le femise et la critique du système par exemple qui vont dire une acquise et ben on peut pas ne pas être un peu critique bon c'est pas week c'est sur une féminisation de la critique est donc là il semble que il ya un défi politique qui est bine de de fédérer tous ceux à l'eau y compris ceux qui ne sont pas forcément très politisée si ils contestent les valeurs centrales donc voilà un peu le disons le la manière dont ça fait réfléchir aussi il me semble politiquement merci merci merci anne alors trop troisième même même question j'allais dire à jean-laurent cassely et puis qui a lui le point de départ de son travail c'était ces jeunes qui quittent es11 bullshit job comme l'a dit écrit grabherr un sociologue américain qui est décédé d'ailleurs bien trop jeune et bien trop tôt en gros un métier à la con c'est vraiment ça le déclencheur et puis c'est quelque chose qui va bien au delà de seulement quelques catégories sociales etc on peut généraliser alors effectivement le point de départ de moi de mon interrogation est ce qui avait donné ce livre qui s'appelle la révolte des premiers de la classe qui a été publié en 2017 et qu'on réédite la rentrée c'était une réflexion sur effectivement sur le sens du travail auprès d'une catégorie sociale assez particulière s'est restreinte qui était celle dans laquelle j'ai évolué à l'époque où je j'étais journaliste à slate.fr qui était celui j'irai d'aidé du monde des bureaux des open space des emplois de cadres dans les grandes entreprises des emplois de conseils puisque comme vous le savez sans doute aujourd'hui quand vous êtes un jeune brillants élèves et étudiants et bien après une filière générale vous faites votre classe prépa après quoi vous intégrer une école danger de commerce ou sciences po et puis vous finissez assez rapidement dans le conseil quand vous ne savez pas trop quoi faire ou dans en stage et puis en salariés junior dans une direction d'un grand groupe du cac 40 et cette situation de cadres supérieurs qui était pour la génération des baby-boomers à un statut tout à fait valorisant et presque pas non pas exceptionnel sur le plan statistique parce qu'il ya une forte progression des cadres à danser dans ces années 70 mais mais ce statut en fait ces quelques quelque peu banalisé suite à la massification scolaire universitaire qui touche en fait ça qui est intéressant dans le système français c'est que la massification touche toutes les strates c'est à dire les 80 % au bac les je ne sais pas combien % ont elles tant en licence et aujourd'hui vous avez des chiffres assez hallucinant sur la proportion sont mal connus la proportion de jeunes qui sont diplômés d'un master d'un bac + 5 c'est à peu près de 23% je crois des jeunes cohorte vous avez quelque chose comme 80 mille diplômés qui sortent chaque année d'une grande école école de commerce ou école d'ingénieur vous avez l'équivalent d'une population de la ville de cannes uniquement peuplé de jeunes hyper diplômés est en fait face à cette banalisation cette massification du diplôme y compris du haut diplôme et fassent également un thomas on va parler au pinceau aux conditions en fait de travail qui se sont dégradées à tous les niveaux de la société de la hiérarchie sociale y compris dans les bureaux y compris au poste plutôt plutôt qualifier un certain nombre de jeunes qui sortaient plutôt gagnant même complètement gagnant de la compétition aux scolaires se sont retrouvés un petit peu désemparé une fois en poste lors de leur première expérience professionnelle avec cette impression de vacuité de pas servir à grand chose d'être perdue entre les réunions au projet les cascades du mail les stratégies de consultants de l'extérieur qui change tous les deux ans la politique puisque plus vous montez dans les niveaux hiérarchiques plus la politique dans le très mauvais sens du terme et pas dans le bon prend en prend de la place dans votre quotidien professionnel et si vous voulez le résultat tout ça ça a été un certain malaise en fait des jeunes cadres et des jeunes diplômés qui a été assez bien résumé par un article donc du fameux david gray birth et anthropologue américain qui est connu dans le mouvement social pourrait avoir été un des leaders du mouvement occupy wall street en 2001 2008 david grimbert avait donc publié un petit article dans une revue médicale britannique à l'été 2013 cet article intitulé à propos du phénomène des métiers à la con bucci jobs en anglais et en fait c'était pas vraiment un article universitaire très très détaillé c'était plutôt un coup de gueule en fait c'était une tribune colonnes d'opinion dans laquelle gréber qui n'était pas vraiment sarah sociologue spécialiste du travail en fait se témoigner du fait qu autour de lui énormément de gens dans les cocktails dans les soirées quand ils disent et moi je suis anthropologue tout le monde désire la la c'est génial anthropologue raconter tout ce que vous faites et quand il proposait aux gens qu'il va poser la question de leur rendre la pareille de les interroger sur leur travail les gens disaient à près de 3 0 je suis chargée de marketing digital dans l'agroalimentaire en gros c'est pas très intéressant j'ai un titre très ronflant mais où je suis consultant en conduite du changement en organisation ça a l'air très bien je suis bien payé mais en vrai je fais pas grand chose je ne sert pas à grand chose dans la société et donc graber on avait plus ou moins théorisé cette idée que les boules si jobs était plutôt des métiers qu'on occupait en haut de la hiérarchie sociale et qui avait presque une sorte de concurrence inversée en fin de temps vie inversée de ses cadres sup qui voyait des gens qui avaient des métiers beaucoup plus concret par exemple des gens qui étaient des petits commerçants des vendeurs des mécaniciens parce que ils leur trouver une certaine il se trouvait une certaine noblesse dans ces métiers plus concret plus en phase avec la matière plus en phase aussi avec un client qui en direct dans un face-à-face commercial pourquoi parce que un grand nombre de ces jeunes diplômés avaient avaient plutôt était plutôt enserré dans ces métiers de la globalisation qui étaient des métiers qu'on pratique je les dis en open space qui sont des métiers dans lesquels on les fasse principalement un petit ordinateur portable avec une connexion wifi c'est la population qu'on a découverte pendant le coït c'est celle des télétravailleurs un des cadres qui étaient inquiétés dans leur résidence secondaire ou dans une location harbi nbi et qui continue et leurs réunions en visioconférence sur zoom au point que les américains ont surnommés les villes dans lesquelles les cadres s'était réfugiée pendant les confinements les zooms tonnes les villes zoom puisqu'il s'était rendu compte que après les week-ends les cadres restés le lundi et le mardi qu continuer à consommer dans ces petites villes qui étaient plutôt des lieux de résidences secondaires pourquoi parce qu'il avait pris le pli commencé à organiser une partie de leurs de leur semaine en distance yale comme on dit maintenant dans le monde des entreprises donc voilà pour cette notion d des bougies jobs qui était plutôt une critique du travail qui portait sur la vacuité ou l'inutilité des tâches le beauty jobs ce type x et je voulais dire je suis dans digital je suis dans le conseil j'ai fait plein d'études mais en fait je ne sers à rien et donc la critique sociale était présente mais direct la critique et écologique qui aujourd'hui et devient majoritaire et qu'on a vu exploser dans la fameuse vidéo des jeunes des jeunes diplômés d'agroparistech vous avez probablement toutes et tous vu là la critique des emplois de nuisibles en fait sur le plan de la technologie était assez absent des bucci job c'est pour ça que dans la réédition ggg écrite la ccl pendant pendant l'été j'ai insisté là dessus sur ce déplacement je dirais que le leur converti deux magazines typique il ya quelques années c'était le chargé de communication le responsable rh ou le consultant qui s'ennuyer et qui ouvrait un bar à fromage et puis c'est devenu alors je caricature à dessin c'est devenu le jeune ingénieur échos anxieux qui après la lecture des rapports du giec se dire là c'est pas possible l'agroalimentaire les énergies non renouvelables bâtiment c'est vraiment d'aider des jobs et des secteurs des destructeurs pour la pour la planète et donc je vais comme bizet à d'ouvrir un tir lieux et faire de la permaculture dans la drôme à côté de 2 valence alors là je parle évidemment du récit enchanté et enchanteur dès que nous les médias nous nous nous servons en fait quand on parle des reconversions mais cette réalité je trouve qu'elle est intéressante parce qu'elle est statistiquement évidemment très minoritaire déjà parce qu'on parle de cadres supérieurs et de diplômés qui même si j'ai dit que les diplômes c'était massifier reste quand même une population relativement privilégiés et puis au sein de cette population ceux qui opèrent ces reconversion radicale sont la minorité dans la minorité d'ailleurs au passage c'est intéressant de voir que depuis quelques années on parle plus de reconversion on parle de bifurcation notamment parce que les jeunes diplômés sont touchés de plus en plus tôt par le par le malaise le malaise vis-à-vis du secteur du secteur de la grande entreprise privée au point de bifurquer avant même d'avoir occupé un premier emploi parce qu'avant le modèle c'était quand même je fais un stage intègre une entreprise je signe un cdi jaurès quelques années et puis à l'arrivée de l' approche de la trentaine je je bascule vers une reconversion aujourd'hui n'attendent même plus ce moment de la reconversion il bifurque directement après après leurs études voilà pour les pour la question des bucci jobs pour répondre quand même à la question qui est posée qui est celle de la grande émission et qui sait de quelle sont les explications les interprétations qu'on peut en faire moi j'ai découvert le phénomène ya un an à les allaiter 2021 quand la presse économique américaine a commencé à relayer les travaux de l'équivalent de la dares américaine main du bourreau statistiques qui quitterait bien question de travail enfin des économistes s'étaient rendus compte que est effectivement le nombre de démissionnaires dont jean qui était en poste kiki telle ampleur emploi était était historique et historiquement hauts on appelait ça donc les banques coûte la grande émission et je voudrais insister sur l'aspect culturel puisque c'est en partie sur tik tok le réseau social on va dire que le big quid s'est manifestée dans les médias puisque sur ce réseau social de très nombreux jeunes utilisateurs ce film et mettez en scène leur démission alors vous rappelez peut-être de la publicité de l'auto au revoir président dans la hutte dans laquelle un salarié venait annoncer avec un petit caméscope à moitié ivre à son patron que qu'ils marais sans demander son reste il ya eu une sorte de 2,2 mise en scène de la grande des missions chez ces jeunes salariés américains qui expliquait notamment les problèmes psychologiques qu'ils avaient la difficulté qu'ils avaient à supporter des managers toxiques la vacuité aussi des métiers qui étaient les leurs dans l'est que ce soit dans les bureaux ou dans les services dans les services à la personne est en fait il ya une sorte de grande mise en scène de cette de cette grande émission au point que puisque sur les réseaux sociaux une tendance en appelle une autre après le big wheel est arrivé le phénomène plus récent du koweït sweeting que j'ai découvert hier en faisant des recherches sur le phénomène de quake waiting étant une formule qui est qui qui évoque le fait de ne pas démissionner mais de se mettre quelque part en retrait de son de son job d'enfer de faire le minimum et de quelque part se consacrer à sa vie à ses loisirs à sa famille à la vie au travail c'est une sorte de limitation du duo du rendement de la productivité parle par le salarié mais en tout cas dans là pour revenir au big krit mois ce qui m'avait vraiment frappé c'était une analyse du magazine d atlantic qui expliquait que derrière cette idée de la delà de la grande émission il y avait le coc vide évidemment il y avait le fait que comme thomas l'a dit des salariés qui n'en avaient pas l'opportunité ont eu la possibilité de rester chez eux de vivre selon un autre rythme de d'envisager une autre une eau d'une autre manière d'aborder leur travail et ça a touché particulièrement selon cet article les salariés par exemple des compagnies aériennes de la restauration ou encore des parcs d'attractions pourquoi parce que toutes ces populations étaient avaient en commun d'être face à la clientèle est en fait se taper ce recevait toute la charge mentale poste kovy des postes confinement de gens qui voulaient à nouveau consommer à nouveau servait à nouveau sortir et éprouvée profiter de la vie et en fait la charge et émotionnel des têtes elles il y avait tellement de conflit avec les usagers avec les clés à la clientèle que beaucoup de ces gens qui étaient quelque part en première ligne non pas première ligne sanitaire mes premières lignes gérées servicielle ce qu'on a appelé aussi en france les les travailleurs essentiels et les premiers de corvée tous ces gens là en fait on assuré ont assuré leur job pendant le pendant la crise mais quand on en est sorti ils ont dit en gros ce top et c'est le cas en france avec les serveurs de restaurant on sait à quel point il ya eu des difficultés de recrutement dans ce dans ce secteur pendant le pendant l'été c'est le cas des aides-soignantes d'ehpad on sait à quel point la question des ehpad est sur le devant de la scène en ce moment en raison des conditions de travail et donc vous avez toute une classe de travailleurs qui ne sont pas m'aimer jeunes cadres surdiplômés qui travaillent à la défense mais qui sont plutôt les travailleurs essentiel travailleurs du quotidien les travailleurs invisibles qui eux mêmes se se pose la question de leur utilité et et cherchent quelque part des voies de sortie peut-être que je vais terminer rapidement j'ai encore quelques quelques minutes sur la question l'autre question qui a été posée qu'est celle de la commentaires de la delà de la dimension plutôt individualiste ou au contraire collective voire politique de ces de ces démissions moi j'ai vraiment l'impression que depuis quelques années en raison des comptes ça a été dire des conditions d'emploi qui sont plus en plus difficile et ce à tous les niveaux de la hiérarchie sociale on assiste plutôt une sorte de sauve qui peut généralisé c'est à dire que tout ce qu'ils peuvent financièrement culturellement parce qu'ils ont les ressources cognitives les diplômes qu'ils peuvent aussi grâce aux ruptures conventionnelles qui sont en france un grand pourvoyeur les allocations sont chômage ont un grand pourvoyeur de 2 dead à la reconversion des cadres des cadres sup pour devenir pour prendre le temps en fait de tester leur projet que ce soit un projet de petits commerces que ce soit un rouleau liées au bien-être mois la crainte que j'ai c'est que finalement dans se sauve qui peut tous ceux qui peuvent se le permettre sortent ceux des branches de la matrice et que tout ce qui reste coincé dedans bain en gros se débrouiller c'est vrai que ça a été dit là la question que vous pourriez vous poser c'est pas seulement celle des jeunes agroparistech qui vont qui vont déserter tant mieux pour eux pensent ont peut-être au 93,7 % qui ne vont pas déserté et qui vont plutôt à être confronté à leur management à des grandes entreprises est en fait je pense que là il ya un jeu qui va se mettre en place entre quelque part les radicaux et les réformistes à dire que vous avez des gens de l'extérieur qui assez bruyamment d'ailleurs avec le soutien des médias met en scène des reconversions des démissions très radicale très spectaculaire qui ont leur rôle qui ont leurs fonctions quelque part parce qu'elles frappent les esprits et vous avez à l'intérieur des gens qui vont rester et ça sera la majorité je pense à moyen terme en tout cas et la question c'est comment est-ce qu'on peut aider ces gens là et est ce que le discours radical de l'extérieur va permettre aussi à ce que une forme d'améliorations et lieu sur les conditions du travail conscient de travailler la relation qu'on retravaille la majorité de nos concitoyens qui encore une fois ne deviendront pas coach prof de yoga ou microbrasseurs voilà mais même si moi c'est les sujets sur lesquels je travaille mais je me fais un peu ma propre autocritique en amont pour pour essayer de remettre un peu de contexte et de profondeur dans ce débat voilà merci jean-laurent cassely alors effectivement avant de vous donner la parole dire un peu comment nous france insoumise on pourquoi on se pose cette question là il puis comment on commet propose de commencer à y répondre tout en continuant évidemment à y réfléchir d'abord il ya trois grandes questions qui ont été évoquées il ya la question de l'emploi il ya la question du travail et puis peut-être au moins à l'échelle individuelle de qui décide et de l'entreprise ou en tout cas la manière dont le travail on décide à quoi il sert sur l'emploi et ça répond à la fin de la question le phénomène le plus massif aujourd'hui en tout cas celui qui à l'échelle de l'ensemble du pays et de l'économie du pays pose des questions avant même la question de la démission de cadres ou d'autres sait les difficultés de recrutement d'un certain nombre de secteurs et notamment deux secteurs qui propose des emplois peu qualifiés mal payés avec des horaires éclaté atypique le soir la nuit le week end etc vous avez eu notamment on l'a vu dans la grande distribution dans le dans l'hôtellerie restauration ou les les employeurs de l'hôtellerie restauration ont été obligés de proposer une augmentation des salaires de la branche très significative et malgré ça ça ne suffit pas et vous en avez qui viennent expliquer que bah oui maintenant quand un jeune un moins jeune vient pour postuler un emploi va il veut pas travailler tous les dimanches où il veut pas travailler tous les soirs de la semaine il sait bien que si on travaille dans l'hôtellerie restauration ben on travaille quand les gens mangent mais c'est pas une raison pour que la vie de famille la vie sociale d'autres types d'activités des études éventuellement soit complètement explosé et écarté deux de cette réalité donc ça pose d'abord la question des conditions de travail des salaires de l'augmentation du smic notamment pour ces métiers là pas seulement mais à commencer par le smic de la stabilité des emplois et de la manière dont on peut aussi évoluer ensuite professionnellement dans sa carrière dont on peut se projeter et pas seulement le sentiment que l'on prend un boulot pour une journée pour une semaine pour un mois pour une année mais de toute façon on sait bien que à la fin de ce contrat là on sera revenu dans la même situation que celle où on était au départ et donc après tout à quoi bon c'est ce que ce qui était ce qui était pointé donc évidemment le l'idée aussi qu' il ya une injustice que les gains de productivité qui ont été faits sont considérables ces dernières années et que en parallèle ça fait vingt ans maintenant qu'il n'ya pas eu ça fait plus de 20 ans en france que vous n'avez pas eu de grandes réformes de réduction du temps de travail et que même c'est tout l'inversé c'est travailler plus pour gagner plus et la réforme de l'assurance chômage qui a été fait par mâcon pour obliger les gens à reprendre n'importe quel boulot et ça va encore être pire là si ils réussissent à faire passer ce qu'il prépare c'est la discussion sur l'âge de la retraite ou quand vous vous dites bas ce sera même pas 60 ce sera même pas 60 de ce sera 60 5 à 65 comme on n'aura pas tous ses trimestres à 60 7 etc etc il ya un moment où vous dites c'est sans fin donc je vais faire autre chose ça sert à rien d'espérer quelque chose de ce système là ce n'est pas comme ça que même du point de vue de l'emploi ou du point de vue matériel j'arriverai à obtenir ce que je souhaite je balaye assez vite pour vous laisser le temps de d'échangés mais on a toutes ces questions là qui sont posées vous avez aussi le raisonnement niais perdre sa vie à la gagner ça suffit alors on a le cadre qui n'a pas droit à la déconnexion qui part en vacances avec son ordinateur etc mais combien de deux situations qui ont été évoqués aussi sur l'exposition aux matières et aux produits dangereux ou toxiques ou en tout cas quand le travail devient un danger pour sa propre santé vous avez l'épidémie de burn out dont la reconnaissance comme une maladie professionnelle qui a été proposée par la france insoumise et notamment par françois ruffin dans la mandature précédente n'est toujours pas aujourd'hui la loi et qui sont des phénomènes majeurs qui voit un moment effectivement même à des postes de responsabilité tout à fait courant viennent frapper des salariés dans l'entreprise privée dans la fonction publique aussi beaucoup et qui pose la question d'une manière globale du travail de son organisation fin de l'emploi pardon ces conditions et du droit à la santé des salariés dans leurs emplois après il ya ce qui touche au travail à son contenu combien de fois mois dans la campagne par exemple j'ai entendu des infirmiers des psychologues des enseignants me dire je n'ai pas fait ce métier pour ça je n'ai pas été je ne suis pas en cela je maltraite les élèves jeu maltraite les malades jeu maltraite les patients jeu maltraite les personnes âgées et je ne veux pas faire ça j'aime mon métier mais je veux pouvoir le faire correctement et là on est déjà sur une autre une autre une autre manière d'appréhender aussi qui décide et je viens juste après 2 comment le travail doit être mis en oeuvre quelles sont ses finalités et c'est sur la question de la finalité évidemment la question de l'impact écologique en tout cas pour toute une série de secteurs est évidemment une question majeure et moi je viens y compris d'une circonscription du côté de saint nazaire qui a beaucoup d'industries et compris d industrie extrêmement polluante et quand vous discutez avec les salariés d'une raffinerie d'une usine d'engrais d'une centrale au charbon ils vous disent pas youpi je veux garder ce boulot et continuer à envoyer du co2 ou je ne sais quoi dans l'atmosphère ils vous disent nous on sait qu'on a besoin d'énergie on sait en produire on sait on veut garder notre boulot on veut pas demain aller pointer à pôle emploi n'est par contre on est tout à fait d'accord pour faire autrement et pour faire des choses qui du point de vue écologique sont beaucoup plus respectueuse de l'environnement beaucoup plus utile à la société que ce qu'on fait là par contre pas être la variable d'ajustement d'un système où ceux qui peuvent vont faire autre chose et nous on reste là avec ou pointer au chômage parce qu'on aura décidé de sortir de ses industries sans aucune dispositif de reconversion d'accompagnement etc ou alors va continuer à faire ce travail là parce qu'on en aura besoin et être soumis à une sorte de de vindicte ou en tout cas de critiques médiatiques sociales parce que ben c'est pas des activités dont la société est très fier ça c'est le contenu et la finalité du travail qui pose des questions et qu'on pourrait résumer en gros déserté de chez mckinsey mais s'il vous plaît restez à l'hôpital on faut que ça aille mieux mais n'en portait pas parce que sinon on va vraiment pas y arriver et en même temps comme c'est sa santé personnelle sa vie personnelle qui est en cause évidemment que le choix du salarié il peut seraient ils se respectent totalement mais collectivement c'est pas la même question que mc kinsey du mal à trouver des jeunes consultants ou que l'hôpital public et du mal à trouver des aides soignants des infirmiers ou des médecins c'est aussi là politiquement peut-être la priorité sur les pénuries de recrutement ne se pose pas de la même façon qu'ils dernière question qui est lié à tout ça et je après j'arrête là c'est qu'ils décident qui décide des buts du service public qui décide de la manière dont le service public est dirigée manager avec le new public management qui parcourt maintenant partout est répandue et et rend extrêmement douloureux parfois le travail de gens qui pourtant sont dévoués au service public et au service des usagers qui décident évidemment dans les entreprises il ya la question est la proposition que fait thomas coutrot de libérer une partie du temps de travail du lien de subordination plus globalement et plus fondamentalement jusque ya la question comporte et compose aussi 2 qui détient l'entreprise et qui en fixe donc les buts la finalité l'organisation avec tout le discours qu'on porte sur le droit de préemption le la possibilité de développer les sociétés coopératives dans lequel le salarié n'est pas seulement un salarié mais aussi celui qui participe à la direction de l'entreprise et qui donc peut l'orienter dans un sens soit après il se sent plus tout simplement plus heureux et plus épanouie en tout cas d'être là où il est je m'arrête là pour qu'on puisse échanger mais je crois que ça balaye aussi les questions sur comment on passe d'une décision individuelle parfois une fuite parfois une révolte parfois une insoumission à quelque chose qui est beaucoup plus large et qui permet aussi de penser comment on transforme la société l'économie et en gros comment démissionnaire de tous les pays unissez vous pour que il en est aussi un résultat politique positif et social pour l'ensemble de la société voilà [Applaudissements] on a une une vingtaine de minutes devant nous ce que je propose c'est qu'on fasse circuler le micro en essayant d'alterner un homme et une femme a minima que vous restiez autant que possible bref pour que derrière nos nos intervenants et nos invités puissent compléter ou ou répondre [Musique] bonjour moi je suis cathy des hautes-pyrénées je vous remercie beaucoup pour ses interventions je voudrais juste me demander si finalement le phénomène est pas aussi encore plus en plus ample que ce qu'on pense parce que je pense notamment à toutes ces personnes qui ont la vocation au niveau de l'éducation et de la santé et dans le système de santé notamment actuelle à l'hôpital il ya plein de gens qui sont au bout et qui tiennent pas ce qu'il pense aux autres et par vocation par par sens du dévouement et et voilà j'ai une pensée particulière pour tous ces gens là parce que eux ils se sont même pas capables de est souvent passé le burn out qu'il est qu'il fait pour eux quoi [Applaudissements] je voulais insister sur un aspect mais qui est apparu à travers les différentes interventions c'est que ce dont on parle recouvrent des réalités différentes il ya à la fois me semble-t-il un mouvement de démission de par la nature inintéressante du travail exercé les boules chine job ça c'est une partie est notamment particulièrement dans le privé et il ya un autre aspect qui est non pas le désintérêt du travail lui-même mais le caractère insupportable de la façon dont on le fait exercer et là je pense particulièrement aux métiers du secteur public parce que cet essai bien deux choses différentes dans un cas on peut avoir ça peut donner lieu à des reconversions à 180 degrés en termes d'activité mais très souvent et notamment dans les services publics la difficulté c'est le new public management c'est effectivement le fait qu' on écrase les gens qui sont effectivement chargé de mission qui les intéressent qu'ils veulent exercer mais pour lesquels effectivement la succession de réformes structurelles tous les deux ans la diminution permanente du nombre de postes fait que ça devient quelque chose d'insupportable et voilà donc c'est bien deux aspects différents sur lesquels on a à intervenir politiquement à la fois enfin bon je détaille pas trop est juste une petite notation professionnellement j'ai été inspecteur du travail je vous informe qu'il ya également un phénomène de grande émission à l'inspection du travail à tel point parce que les collègues sont tellement près sûr est à la fois entre la diminution du nombre de postes la réforme de structure tous les deux ans les services change sans bilan de l'étape précédente bien entendu et avec une numérisation et une pilotage par les chiffres et pourtant ce sont des missions qui touche au concret eh bien on arrive aujourd'hui à en faire on crée des postes de spécialistes du tableau excel y compris à l'inspection du travail évidemment ça marche pas une question pour thomas coutrot par rapport à l'heure de travail non subordonnés ne serait-ce pas l'obligation de l'employeur en plus leur syndicale qui nous avait octroyé ou leur qui nous avait été donné par les lois auroux dont les salariés ne se sont jamais employé comment faire pour les intéressés pour qu'il participe à ce genre de leur moi je travaille dans le public est en fait bon vous savez dans le public à trois catégories a b c qui correspondent plus ou moins des niveaux de qualification et on a beaucoup des grès c'est effectivement ce que disait le monsieur précédemment notamment les catégories c puis les catégories b et du coup tout le boulot ce retombe sur sur les catégories à qui est là effectivement on voit une perte de sens un stress énorme sur ces catégories là et le bon c'est le revers de la médaille et du coup le fait de dégraisser des catégories qui a été moins moins qualifiés est ce que finalement ça n'a pas un impact sur les niveaux qui sont au dessus bonjour moi et moi aussi j'ai une question vous avez tous évoqué des gens qui quittent leur travail mais pour bifurquer vers une autre activité et je voulais savoir si la tendance de gens qui quittent leur travail pour ne pas retrouver une autre activité salariée ou une autre activité même lucrative économiquement c'était quelque chose qui existait réellement qui était juste enfin je dirai ce que ça représente vraiment une statistique importante des gens qui rentrent dans des logiques de don contre don qui rendent dans des logiques extérieur carrément à la au système même du travail merci parmi les causes que vous avez évoqué de démission j'aimerais savoir si les les mauvaises relations avec la lainière la hiérarchie sans souvent évoquée ou bien si c'est anecdotique bonjour merci à tous les quatre pour vos interventions moi je me demandais ce qu'il faut encourager en fait ces démissions je parle parce que moi aussi je suis consultante dans une vraie de conseil après avoir fait voilà je suis de cette démographie là et c'est enfin moi je vois j'ai beaucoup de collègues qu'ils y réfléchissent est-ce qu'il faut les encourager à aller parfois vers des vers la précarité en fait vers des métiers où comme vous disiez hans et perdre 25 voire plus de son salaire ou est-ce qu'on peut aussi réfléchir à trouver du sens ailleurs que dans le travail que ce soit dans la création artistique dans l'engagement associatif ou politique comme c'est mon cas merci bonjour merci pour vos interventions ma question est assez simple est ce que dans ses statistiques de démission on a une une vague d'attentats d une variable générationnel qui est déterminante puisque on entend souvent dans les discours médiatiques ou même des gens qui démissionnent eux-mêmes se voit là ce serait que ce soit en france ou aux etats-unis nous voilà est-ce que vous avez des des chiffres à ce sujet merci bonjour ma question sera concernant la situation de cette grande émulation est ce que c'est un phénomène qui vient juste d'apparaître ou est l'apparence d'un autre phénomène sous jacent qui est plus ancien c'est depuis que l'organisation mondiale du commerce été mis en place l'individu était devenu un élément d'une équation particulièrement économique et est pas existentielle bonjour donc moi je suis conseillère à pôle emploi et donc je voulais vraiment vous remercier d'abord pour cette intervention et qui semble vraiment très très pertinente et aussi dire que je suis confronté presque tous les jours à des situations de personnes qui sont en burn out donc effectivement je pense qu'il va y avoir un moment donné une vraie nécessité kiki et ne reconnaissance de ceux de cette maladie en fait professionnelle voilà et effectivement il ya énormément de personnes qui ont besoin de se déconnecter de ce système et qui souhaiteraient se diriger vers des métiers plutôt liées au bien-être on a beaucoup de demandes de formation par exemple il ya la sophrologie eo ou des personnes qui souhaiteraient donc ce vraiment se diriger dans des domaines mais complètement différents mais le système ne bat ne le permet pas facilement parce que par exemple les financements de formation moi je suis en région paca il faut savoir qu'à pôle emploi en paca toutes les formations liées au bien-être sont exclus du financement il n'y a pas de financement pour des formations liées au bien-être à pôle emploi en paca s'excluent voilà alors on finit les deux ou trois mains qui reste la bomba d'accord faites comme vous voulez g j'ai une petite question parce que les aveux de big krit mais il ya un truc que je remarque aussi qui est quand même un changement qui sont une des missions plus légères c'est beaucoup de gens autour de moi qui passe sur des rythmes de jazz plein temps de cadres qui vont chercher des temps partiels qui passa des quatre cinquièmes à des avoirs des trois cinquièmes s'ils représentent aussi des diminutions de celles qui sont comparables à celles d'une démission pour s'engager d'autres éléments est aussi un autre élément qui est énormément autour de moi de vague de démissions parce que deux managers toxiques qui ont des vague de démissions autour d'eux est ce que ces éléments là sont déjà étudiés et ce qu'ils font aussi partie de ceux de ce même syndrome de débit de big krit de grands départs ou est ce que ce sera un little queen un peu à part bonjour je voulais savoir si en parallèle de ces reconversions il y avait aussi des vagues de démission notamment chez les jeunes pas de reconversion mais d'une structure vers une autre typiquement une boîte du cac40 vers par exemple certaines entreprises ou la fonction fin certaine type de fonction publique où les gens gardent leurs compétences fin restent dans leur domaine de formation mais le le pratiquer dans une autre un autre type de structure et ça pouvait être une piste à explorer et encore je crois 2 2 ou 3 main là devant et après il reste quelques mains levées au fond de la salle entre guillemets ouais alors je suis jeune j'ai 17 ans je suis pas encore sur le marché de l'emploi et ça me fait assez peur et j'aime pardon et j'aimerais savoir ce que vous pensez de la perspective de la suppression de l'emploi notamment par l'économiste bernard friot et de le remplacer par un salaire à vie ce qui pourrait potentiellement aider plein de gens qui cherchent du sens dans leur activité merci [Applaudissements] alors oui bonjour en fait dans la mesure où en fait cette grande émission en partie alimente aussi le capitalisme par l'apport accru de personnel qui travaille en intérim en f1 le bo risation de l'ensemble des emplois en fait qui a été créée évidemment fait au niveau gouvernemental mais que les les personnels en ré cherche en fait les personnes en recherche de de liberté finalement alimente dans le soin on voit beaucoup de gens passaient en fait de structures que ce soit du public ou du privé à de l'intérim qui donne une latitude pour la gestion de ses congés de sa vie de famille tout simplement en fait aussi de ses loisirs en fait je me demandais comment nous à gauche et en général et à la et les filles en particulier on peut répondre à cette grande défection au cdi parce que se laisser le cdi quai qui est actuellement en fait en en questionnement en mon sens et comment nous en fait on peut reprendre répondre à cette grande demande de liberté de liberté de gestion de son temps de liberté de gestion en fait finalement de son âme et de sa vie voilà comment y répondre sans avoir des réponses en fait parce que on est stigmatisée comme étant en fait productiviste et donc en fait on enferme dans un temps travail intense travail en fait qui est le temps de la vie et le temps de la journée mais et ça c'est extrêmement angoissant bon j'ai des gosses qui ont 20 ans et sur les réseaux sociaux en fait c'est à quoi bon aller bosser si je vois la beauce et toute une vie c'est que c'est quand même quelque chose qui circule beaucoup sur les réseaux sociaux chez les jeunes donc je pense que nous à gauche on doit réfléchir à ça et apporter des réponses satisfaisantes voilà merci et donc les les quelques mains de du fond de la classe oui sur un plan sociétal on considère toujours le travail comme l'emploi finalement productiviste mais on ne considère pas du tout la question de la reproduction de la vie humaine et du coup on oublie toujours le travail domestique majoritairement fait par les femmes qui font donc toujours beau pour beaucoup la double journée et j'aimerais bien que on s'interroge aussi en tant que militant de gauche sur cette question de la place de la reproduction de la vie humaine dans nos sociétés oui moi je me pose est juste une question sur le new public management parce que j'ai découvert un dispositif international où des civils s'empare de dossiers entre eux pour demander à leurs gouvernements plus de transparence et ça s'appelle pidjot enfin le ce serait le plan gouvernement ouvert et j'en entend jamais parler de ce truc alors je suis allé aux réunions de du ministère de la transformation publiquement en tant que civil y avait très peu de citoyens et est ce que vous avez connaissance de ce pitch géo et de son application en france est ce que c'est quelque chose qui est accaparée par emmanuel macron dans une sphère très limité où il dit qu'il informe le citoyen faisant une réunion il ya vingt personnes et c'est que des gens des ministères voilà et comment on peut est ce que ça vous parle ce truc là le plan gouvernement ouvert où par exemple des italiens vont s'attaquer une corruption mais ça touche vraiment aussi à la transformation des services publics et jean rostand jamais parlé voilà savez-vous quelque chose une dernière intervention fait retrait pour faire très court ici vous avez étudié les causes historiques un peu de l'existence des boues est ce que vous avez étudié les clauses historique des l'existence des buttes chez job notamment enfin pour illustrer sa caisse 10 en 1930 dans son temps on travaille 15 heures par semaine on voit qu'il ya eu progrès technique on voit qu'il ya pas pour faire très court ya pas forcément et la baisse du temps de travail depuis 20 ans qui a un peu quasiment une fin la fois au niveau des capitalistes une volonté de à tout prix ne pas baisser le temps de travail malgré le progrès technique que et voir une addiction d'une partie de la société au travail donc qu'est-ce qu'il ya des filiales en france il la petite d'air pour la route depuis quelques semaines quelques mois aux etats-unis après le bide quit ya le phénomène boomerang c'est à dire des gens qui finalement était parti et reviennent est ce que c'est quelque chose que vous avez observé et quelle ampleur ça si vous l'avez observé merci merci beaucoup à toutes et tous pour toutes ces remarques effectivement qui sont très très riches alors je pense pouvoir protéger nos invités en disant que même après cette ce débat la discussion va se poursuivre comme ça autant que possible essayer d'apporter les réponses quand il ya eu des questions et puis après évidemment il ya toute une réflexion sur le travail l'emploi et le mode d'organisation économique de la société de l'entreprise qui va bien au delà de de cette table ronde on remonte dans dans l'autre sens d'abord jean laurent puis année puis thomas ensuite pour conclure bien sûr on va faire comme ça puis je vous en laisse un peu parce que je vais je veux pas répondre à toutes les questions je vous je vous rassure à moi je connais un peu moins le la sphère de l'emploi public je laisserai les autres intervenants répondent sur ces aspects là peut-être que je vais revenir sur les bougies jobs puisque plusieurs d'entre vous on avait en avait parlé alors je vais partir par la fin pour les questions là vous avez cité kane s'en fait et david gréber avait cité cette citation de keynes en introduction de son fameux article sur les bougies jobs en gros alors moi j'adore gréber et je lui dois beaucoup et je trouvais que la l'interprétation selon laquelle le capitalisme avait maintenu les gens dans le travail pour pas qu'ils fassent autre chose était un petit peu un petit peu complotistes jeu j'ai jamais trop adhéré à cette thèse est d'ailleurs gréber même si l'article avait eu un immense succès avait été très vite taclé par les économistes libéraux qui lui avait quelque part opposé que d'un point de vue strictement fonctionnel ce qu'on appelle les boules si jobs en vérité une utilité à l'intérieur du système productiviste capitaliste ils ont quelque part leur raison d'être donc ça sert voilà ça n'est pas plus plus philosophique sur le sens du travail mais je pense que là il y avait peut-être une face et le point de graveurs sur lequel j'étais le moins le moins en phase pense que ce qu'avait dit monsieur devant sur les élections des inspections inspecteurs du travail de l'emploi public généralement je pense que là le malaise au travail dans le privé le public n'est pas si des pas forcément opposé la question des tableurs excel du management de parler chiffres c'est quelque chose qu'on a vu dans le nouveau management public bien sûr mais c'est par définition une philosophie qui vient plutôt du privé et donc ça a été les agents l'ont peut-être vécu différemment que les salariés du privé mais c'est des logiques comptables qu'on trouve un petit peu un petit peu partout et qui rendr qui rendent mal à l'aise tout le monde y compris dans le privé où les gens souvent ou à coeur de bien faire leur travail y compris dans des métiers qu'on imagine nous peut être totalement abscons l'envi auto mal à dire en introduction envie de bien faire son travail je pensais que c'est vraiment quelque chose qui est très très très partagée dans le public et dans le privé à tous les niveaux de qualification concernant le management de ses revenus plusieurs fois il ya un énorme problème managérial en france par rapport aux autres aux autres pays c'est dans les dents les causes de démission ou de changement d'emploi c'est quelque chose qui est qui et qui revient très souvent parce qu'il n'y a pas vraiment de philosophie du management en france un manager en france c'est un petit c'est un petit chef quoi contrairement au monde anglo saxon qui a ses défauts mais qui a quand même une qualité sur le plan des relations de travail c'est que le va dire la l'espèce de diplomatie interne fait que le manager est là pour valoriser c'est son équipe et pas pour donner des bons et mauvais points engueuler les gens et les voir voir faire réduire climat de peur ce qui est malheureusement souvent le cas du management à la française par ailleurs vous avez évoqué la question du dedans ce désinvestissement dans le travail les gens qui ne démissionne pas mais qui se met un petit peu en retrait qui font le minimum c'est ce phénomène j'aurais parlé que les américains ont surnommé le quiz quilting je démissionne pas mais je me mets un petit peu en pause en retrait mais c'est ce que font la plupart des gens une fois qu'ils sont qui seront à l'aise sur leurs compétences une fois qu'ils beaucoup de gens vous disent moi ça fait 15 ans 17 ans je suis dans cette boîte j'apprends plus rien mais je connais tous par coeur donc je fais mon boulot en deux heures le matin et puis après je vais sur internet où je commande mais mes billets pour les vacances et donc en fait ça c'est la réalité aussi du travail il ya énormément de gens qui s'accommode des de la situation qu'on l'aura qu'on leur a donné et qui sont assez malins et qu'ils savent qu'ils savent en tirer le meilleur parti ce qui répondrait à la question de la pyramide des âges c'est à dire que le démissionnaire le bifurque heures c'est vrai c'est un jeune diplômé par définition c'est un vingtenaires leur convertissez soit un jeune trentenaire soit en cinquantenaire parce que le souvent la question du sens arriver en deuxième partie de carrière il ya toute la période dans laquelle on a des enfants jeunes en bas âge qui est plutôt une période de mise en parenthèse de cette volonté de changement de job radical parce que c'est on a moins de temps on a besoin aussi de une sécurité financière qui fait que c'est moins ses bras dans ces âges-là intermédiaire qu'on va trouver les projets de reconversion le bien-être la sophrologie oui c'est vrai que c'est quelque chose qui revient tout le temps depuis quelques années moi j'avais début 2010 j'avais vraiment travaillé sur les reconversion dans les métiers du petit commerce de la restauration c'était vraiment la halle le grand retour des métiers de bouche laisser happer cuisine laisser happer pâtisserie ça n'a pas disparu mais c'est vrai que la question du bien-être du lien les métiers les médecines alternatives le yoga ex terrasse quelque chose qu'on qui revient tout le temps dans l'est dans les dents les aspirations des salariés notamment des grandes entreprises le jeu j'accélère lac la question du consultant oui et démissionne pas tous ceux qui ne sont pas seront pas tous en reconversion et qui pour certains le vivent le vivent très bien qu'ils arrivent à trouver aménager encore une fois leur leur job se consacrer à d'autres activités je crois que la question qui est posée derrière c'est le travail comme dimension existentielle une génération avant on accepter d'aller au turbin parce que on allait se quelque part se réaliser dans les loisirs dans la consommation dans leur travail aujourd'hui le travail lui-même doit être projet existentielle c'est quelque chose auquel j'adhère mais parfois je pense qu'il faut s'en méfier parce que tout le monde n'a pas le luxe d'avoir un métier complètement en alignement avec ses avec ses valeurs et sa fait poser parfois une sorte de de pression morale en fait sur toutes celles et tous ceux qui quelque part non pas avant il fallait réussir sa carrière sont ses études il faut presque réussir sa reconversion et ça peut parfois faire porter un poids moral un peu un peu excessif sur les gens voilà ce que j'avais à dire merci pour votre participation merci alors anne de oui merci je vais essayer de faire un petit tour globale des questions à ce qu'il y en avait vraiment beaucoup et merci pour toutes ces entrées dans le débat d'abord il ya une première question qui recoupe d'autres qui est la question de est ce que il ya des missions mais il ya aussi ce qui reste quand envie de rester qui ont qui voit une utilité dans leur travail mais qui qui se sentent en contradiction avec leur valeur ou en souffrance dans la manière de l'exercer alors effectivement ces deux choses différentes mais pour moi il ya quelque chose de commun qui est précisément la question du sens du travail et la question du fait que le travail ne peut pas être un pur moyens de vivre c'est pas seulement gagner sa vie même si c'est évidemment ça mais c'est aussi des valeurs une activation de soi et donc ça c'est bien sûr qu'il ya plein de métiers vocationnelle et plein de métiers utiles même s'ils sont peu médiatisé un là il ya une crise je pense des recrutements des chauffeurs de bus ce point-là l'école c'est quand même très très utiles et ça c'est vrai que socialement ça va être moins - héroïsé mais justement c'est ça aussi le travail politique c'est de montrer l'utilité du travail social donc il ya qu il semble qu'il ya quelque chose de commun ensuite il ya la question des autres forment donc sortir du travail oui donc ça existe bien sûr le fait alors parfois c'est impeut combiné sert qu'à des gens qui vont sortir d'un travail salarié pour être dans l'autoproduction et en même temps être ouvrier à mi-temps ou employés mi-temps avoir quelque chose qui permet aussi un travail salarié qui permet d'accéder à la monnaie l échange il ya des expériences d'autonomie complète ou évidemment c'est plus marginal mais ça fait partie pour moi c'est la même chose alors que c'est quand même toujours une interrogation sur la vie la question de la subsistance la vie matérielle comment on veut vivre et que ces expérimentations ben c'est il ya mille manières de les mener et donc est ce qu'il ya des reconversions par exemple d'un secteur vers un autre ben oui il y en a plein c'est-à-dire une interrogation sur la mission de l'organisation dans laquelle on travaille et peut-être qu'un cadre du secteur privé va aller vers le tiers secteur où le secteur public donc ça ça existe aussi ensuite oui sur les causes la question de la hiérarchie c'est très très présent donc l'idée des chefs toxiques d'une hiérarchie toxiques il ya les deux côtés parfois il ya l'idée d'être sous l'emprise d'une hiérarchie mal enfin ma le mal fondées ou d'une hiérarchie illégitime ou de chefs toxico de mauvaises relations il ya aussi l'idée qu'on aime pas diriger c'est quelque chose qui est qui est là aussi dans l'idée que la suberaie être voyez des gens qui lisent bah moi je ne supportais pas d'être entre les deux par exemple d'être contremaître ou d'être un jeune qui a un diplôme technique qui se trouve contre m avec a dirigé des personnes plus jeunes que lui ça aussi c'est une forme de de souffrance d'illégitimité donc la question de la hiérarchie elle est vraiment tout à fait central dans les conditions de travail la question du burn out aussi donc évidemment ça il y à il ya un combat politique à mener sur la reconnaissance du burn out et sur la reconnaissance des formes de souffrance au travail et je dirais pour aller plus loin sur sas a rejoint le combat sur les indemnités chômage voilà l'idée que c'est ces gens qui vont faire des reconversions ben oui c'est quand même c'est c'est un mouvement s'est pas seulement des cadres et oui être protégés oui une sécurité ça ça va permettre justement de de changer ou d'avoir un rapport au travail plus libre ensuite est-ce que c'est à encourager pas ça je sais pas trop mais je dirais que c'est pas forcément il ya des difficultés parce que reprendre un métier manuel par exemple pas sur quoi on tombe passion les questions physiques sur voilà des maux de dos il ya donc oui il ya tout ne se vaut pas en terme de pénibilité du travail et évidemment qu'il ya donc un acquis du coup pour répondre à la question des abandons il y en a oui qui pour ces raisons là où pour des raisons de trop grande précarité vont bifurquer une deuxième fois alors en général c'est quand même plutôt des bifurcations qui vont pas vers un retour à la finance c'est un travail à temps partiel ou ou un autre métier salariés qui est moins qu'ils sollicitent moins au niveau physique et derrière ça il ya la question des conditions aussi bien sûr c'est pas à n'importe quelle condition et j'irai pour aller vite que ces questions du travail sont liés aussi à la question de la consommation à la question du logement le logement le fait d'avoir un logement stable qui n'est pas remis en question par exemple par une baisse de revenus c'est essentiel et l'accès au logement c'est vraiment quelque chose d'essentiel je vais trop c'est trop long non mais simplement oui par nous dit que oui céder ici gît valeur je m'arrête là thomas pour pour le mollet la fin sur l'origine des bougies de je suis d'accord excusé jean laurent là l'explication du khyber était un peu courte c'est vraiment le management par le chiffre c'est utile les boulots ces boulots de merde ils sont utiles c'est des boulots qui pour l'essentiel contribué au report thing et leur porting c'est la manière dont la finance contrôle en permanence que la performance productive correspond à ses attentes pourquoi du point du système s'est passé pertinence et productive et du point de vue des travailleurs c'est du bullshit c'est l'organisation qui est pathogène alors c'est pas les chefs qui sont toxiques sauf exception c'est l'organisation qui est toxique et donc quand on veut je prends je prendrai l'exemple de deux ouvriers de 8 tonnes il récemment il ya eu un scandale alimentaire désintoxication aux lasagnes la section cgt depuis tony le délégué syndical expliqué que pour les ouvriers c'était une vraie souffrance de savoir qu' il pouvait pas faire un travail de qualité qu'ils empoisonnaient les clients ils ont monté une revendication est l'outil d'une lutte autour de autour de cette question on veut pouvoir travailler correctement on veut pouvoir nettoyer nos machines à un rythme normal alors que le management est obligé à accélérer le travail à ne plus nettoyer quotidiennement leurs machines alors donc le développement le big oui en fait c'est fondamentalement l'expression d'une aspiration à la liberté les gens ne veulent plus est soumis à ce bullshit assez assez assez assez management par le chiffre à se reporter in permanent ils veulent un travail qui ait du sens ils recherchent la liberté et il n'y a pas à porter de jugement me semble-t-il ni politique ni moral sur sur les démissionnaires y contribuer à un mouvement un mouvement de désertion de cette organisation du travail là et je pense qu'en faisant cette désertion ils nourrissent le rapport de force il renforce la possibilité de lutter à l'intérieur pour améliorer les choses il ya une complémentarité entre la désertion de la démission la recherche des alternatives individuelle et la possibilité de mener des luttes collectives dans l'entreprise ce qui manque aujourd'hui me semble-t-il dans notre stratégie c'est de deux outils à proposer aux gens qu'ils peuvent pas ou qui ne veulent pas quitter les entreprises ou les services publics comment transformer le travail comment s'attaquer à cette question d'organisation du travail comment nous pourrions offrir une stratégie de résistance et de conquête pour transformer ce travail là et il s'agit pas d'une réponse très rapidement cette question sur les générations en tout cas dans les études statistiques qu'on peut faire on voit pas de différence alors les démissions ça concerne évidemment plus les jeunes que les vieux mais ça c'est c'est c'est pas nouveau c'est un phénomène au cycle de vie mais par contre les émissions liées au sens du travail lié à une perte de sens du travail ça concerne aussi bien les vieux que les jeunes n'y a pas d'effet générationnel par rapport à ça y compris sur la question écologique ce n'est pas seulement les jeunes dans les enquêtes s'est pas seulement les jeunes qui ceux qui se disent concernés donc on a besoin d'offrir une politique du tracé j'avais une poétique du travail vivant à tous ces gens là qui pour une raison ou pour une autre ne ne peuvent pas ou ne souhaitent pas quitter le travail salarié et de l'intérieur sur le salaire le salaire à vie la garantie de revenus c'est un élément important du dispositif pour pouvoir sécuriser les trajectoires mais ça ne suffit pas alors encore il faut vraiment posé la question du travail de jeu je termine sur la question qui a été posée sur pourquoi est ce que une journée ou une demi-journée de réunion par par mois sur pour discuter de travail pourquoi est-ce que ça marcherait mieux que le droit d'expression des lois auroux ou que les heure d'information syndicale auquel dans le service public dont les dans les services publics on a encore droit aujourd'hui je crois qu'il ya deux conditions qui font que ça pourrait attirer du monde et ça pourrait avoir un effet la première condition c'est que c'est des réunions pas top dance et pas l'information syndicale c'est pas des syndicalistes qui vont informer les gens sur qui vont informer les travailleurs sur lol les décisions ou les mots dans syndicaux c'est pour discuter du travail réel du travail concret pour discuter des problèmes concrets et les solutions concrètes à apporter au travail des gens et ça vraiment ça intéresse les gens et la deuxième chose c'est pour quoi faire pour déboucher sur des décisions concrètes pour transformer réellement au travail donc là c'est la question des nouveaux droits qui est essentielle si c'est juste pour blablater et pour se mettre d'accord entre collègues sont des propositions qui n'ont aucune chance d'être adoptée ça n'aura aucun intérêt ça n'attirera pas beaucoup de monde en tout cas pas durablement par contre s'il ya des nouveaux droits et que véritablement il ya une obligation pour les entreprises et pour les employeurs de répondre aux demandes qui sont formulés avec une possibilité de recours devant le tribunal d'instance en cas de mise en danger de la santé parce qu'on sait très souvent le burn out n'est pas loin quand il ya une désorganisation travail là je pense qu'on peut vraiment offrir des perspectives de résistance et de nouvelles conquêtes crédible merci merci beaucoup à l'oenologie thomas coutrot dont le livre redonner du sens au travail une aspiration révolutionnaire écrit avec coralie perez sort tout début septembre et jean-laurent cassely donc aussi en septembre la nouvelle version de la révolte des premiers de la classe merci à toutes et à tous vous avez là juste après nous le mot d'accueil d'adrien catena et caroline fiat pour ses amphis et ensuite à 12h15 la fête de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen une initiative d'antoine les homards parce que nous sommes aujourd'hui le 26 août et que quand on parle de droits nouveaux il faut aussi savoir célébrer ceux qui ont été conclus conquis il y a longtemps et qui mérite encore d'être mis à l'ordre du jour merci à toutes et à tous
Matthias Tavel