Antony Giuliani, humoriste - Nouvelles têtes
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Questions et réponses
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- 0:44OuverteRéponse directe
Donc là, il faut que je vous pose une question, l'École Nationale de l'Humour.
- 1:55OuverteRéponse directe
Comment tu t'es dit je veux monter sur scène ?
- 5:47OuverteRéponse directe
Imagine tu meurs. T'es mort. Et là, il y a un écran devant toi. Il y a écrit « voulez-vous jouer une nouvelle partie ? » Oui ou non ?
- 6:33OuverteRéponse directe
Si le nombre de personnes avec qui vous avez couché valait de l'argent, vous pouvez acheter quoi ?
- 8:20OuverteRéponse directe
Mais est-ce que vous êtes déjà censuré ou est-ce qu'une blague, elle doit toujours être un tout petit peu dangereuse ?
Temps de parole
- Présentateur54 %
- Invité39 %
- Invité 25 %
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Dans le studio de la grande matinale de France Inter, ce matin, ma nouvelle tête s'appelle Anthony Giuliani. Il est humoriste et il commence à faire du très bon bruit. A la base, sa première vocation, c'était pilote de Formule 1. Son père ne voulait pas, il a raté son permis six fois et je pense qu'il avait raison. Il a grandi un peu partout en Ile-de-France, Villiers-le-Bel, Le Bourget, Sarcelles, Vincennes, Ruelle-Malmaison. Il a fallu s'adapter. Un papa pizzaïolo, une mère à la caisse, il comprend très vite qu'en fait, le rire, ça peut aider à se faire une place.
Aujourd'hui, il tourne dans tous les Comédie Club, avec un spectacle d'ailleurs en France, après avoir passé cinq ans à Montréal, dont deux années de formation à l'École Nationale de l'Humour. Bonjour Anthony Giuliani, bienvenue sur France Inter.
Bonjour.
Ben oui, je ne savais pas que ça existait. Donc là, il faut que je vous pose une question, l'École Nationale de l'Humour. Je ne comprends pas à quoi ça ressemble, il faut expliquer aux éditeurs. Il y a des cours de blagues, des cours de bides.
Il y a des cours de...
Qu'est-ce qu'on mange à la cantine ? Je ne comprends pas.
C'est formidable. Franchement, non, c'est une école qui ne t'apprend pas à être drôle, mais qui te forme en tant qu'humoriste. Les Québécois, ils sont fous par rapport à ça. Et pendant deux ans, tu es avec 15 Québécois qui veulent tous devenir humoristes. Tu as des cours d'impro, tu as des cours d'écriture. Chaque semaine, tu dois venir avec un nouveau cinq minutes et tu dois le faire devant tes collègues et on débriefe après. C'est fou, j'ai adoré.
En tant qu'heure, aujourd'hui, ça a fonctionné. Vous êtes en train de vous faire un nom. Vous enchaînez, je disais, des Comédie Club. Vous avez été finaliste d'ailleurs de Comédie Classe, télé-croché d'Éric Judor et Ramzi Bédia. Vous avez un spectacle qui s'appelait Blague. C'est honnête comme nom. Et puis, on en aura pour son argent parce qu'il y a un S à Blague. Et puis, vous êtes à la tête d'un podcast à succès qui s'appelle Safe Place avec deux autres révélations que certains auditeurs connaissent comme Tom Baldetti et Léandre. Et d'ailleurs, vous posez souvent la question à vos invités. Vous vous êtes dit quand je veux monter sur scène. C'est vraiment vous qui le dites.
Comment tu t'es dit je veux monter sur scène ? Alors, répondez à votre...
Bien sûr, je réponds à moi-même. C'est très formidable. Comment je me suis dit que je voulais monter sur scène ? C'est d'abord, il fallait que... Je me suis dit, il faut que tu trouves un taf, gros, t'as arrêté l'école. Qu'est-ce que tu peux faire de ta vie ? Dans quoi t'es bon ? T'arrives à faire rire tes potes ? Est-ce qu'on peut en faire un métier ? J'ai vu qu'on pouvait en faire un métier. Je fais, ok, on va dire, on se lance là-dedans. Et les premières scènes que j'ai faites, je n'étais pas trop mauvais. Ça m'a surpris. Je fais, bah vas-y, on continue, gros. Et je suis parti à Montréal pendant cinq ans.
Et vous l'avez rencontré comme ça, ce métier. Et bah, en tout cas, dans votre trajectoire, il me semble qu'il fallait vous donner le micro de France Inter ce matin.
Bah oui, merci beaucoup déjà de m'avoir invité, ça me touche. Même si quand j'ai reçu l'invitation, je me suis dit, ah ouais, si je suis là, ça sent vraiment la fin de saison. Ça fait tout le monde, après moi, c'est Tex ou un Air Fryer. Mais bon, il faut savoir que moi, j'ai un syndrome de l'imposteur. Pour moi, vous êtes trompé d'Anthony. Au premier degré, vous êtes trompé, je le sais. Mais comme j'ai répondu trop vite, c'était trop tard pour annuler. Je vous jure, Daphne, elle ne me connaissait pas, c'est abonné à moi hier. Elle a vu mon profil, elle a paniqué, elle a envoyé un message à Tex. Mais je suis ravi d'être là, en vrai.
J'ai dit à mon père que je passais sur France Inter, elle était là, wow, je suis fier de toi. C'est pas vrai, il ne vous connaît pas la team. Mais si je veux un câlin, il faut que je passe sur l'after foot. Par contre, là, je suis venu. C'est pas, je viens une fois, on ne se revoit plus. Moi, je suis dépendant affectif. Maintenant que je suis là, je suis dépendant affectif. Maintenant que je suis là, je fais toute la semaine, je ne veux rien savoir. Déjà, vous m'avez décalé parce que vous deviez recevoir le prix Goncourt. Zarma, vous allez lire le livre. Alors, oui, je passe après le prix Goncourt, je peux comprendre, mais quand même. En vrai, j'ai réfléchi.
En plus, il me manque 12 cachets pour octobre. Mettez-moi une petite chronique, même une chronique de 15 secondes. Mettez-moi une pub. Au pire, je fais les pubs. Vous voyez, je m'en fous. En plus, je me sens bien ici. J'ai l'impression qu'on est une famille. Bon, c'est une impression. Je sais que j'ai tendance à me projeter assez vite. Anou qui répond, moi, je t'en supplie, je crois que je t'aime. Je ne pensais pas me livrer à ce point en si peu de temps, mais c'était un plaisir d'être avec vous. En tout cas, merci beaucoup.
Aïe, aïe, aïe. Mais je vais vous dire la vraie vérité, vraiment. Il y avait tout le temps des extraits de vous qui remontaient dans mon feed sur mes réseaux sociaux. Mais tout le temps, tout le temps. Voilà. Aïe, force. J'étais persuadée. Donc, j'ai parlé de vous, en effet, à Périne, notre reine, entre autres, de la programmation de cette matinale. Mais c'est vrai que, en fait, je n'étais pas abonné à vous. Je me suis abonné hier soir.
J'ai vu ça, tu fais bala. Je suis toujours honnête.
Je suis toujours honnête. Alors que je connaissais très bien déjà vos sketchs. En attendant, la musique qui vous donne du réconfort, de la chaleur, c'est Paolo Conté. En même temps, vous avez peut-être quelques points communs avec lui. Il se trouve qu'il est italien. Vous avez une petite grosse partie italienne. C'est une chanson qui parle de quelqu'un qui observe et qui encaisse et qui encaisse et qui encaisse les coups. Vous avez quitté l'école trois semaines avant le bac. Après une rupture. Oureux, j'ai l'impression, une dépression. Vous êtes parti à Londres sans argent, sans boulot, sans contact.
Ouais, sans rien du tout. Je suis parti là-bas parce que j'avais une pote qui pouvait m'accueillir trois jours. Finalement, elle m'accueillit un jour. Et après, on s'est débrouillé.
C'est comme ça que ça se passe.
Ouais.
Dans ce fameux podcast qui s'appelle Safe Place, il y a Léandre, vous, Tom Baldetti. Et vous recevez des invités. Vous êtes fantastiquement costumés. Je tiens à le préciser parce que vous ne le dites jamais. Les gens écoutent ce podcast. Beaucoup de monde écoute ce podcast. Mais regardez à l'image, parce qu'ils ont des costumes fabuleux à chaque fois. Et il y a des moments récurrents. Donc, vous allez encore une fois vous poser vos propres questions récurrentes. La première étant... Imagine tu meurs.
Imagine tu meurs. T'es mort. Et là, il y a un écran devant toi. Il y a écrit « voulez-vous jouer une nouvelle partie ? » Oui ou non ? Tu fais quoi ?
Donc, Sonia, Charline, vous avez compris la question. Oui, moi je rejoue. Ce n'est pas votre vie. Ce n'est pas votre vie que vous rejouez. C'est une nouvelle vie et vous ne savez pas laquelle. Alors, qu'est-ce que vous répondez à cette question ? Ah bah oui, parce qu'on fait les malins. On fait des questions.
Je pense qu'en vrai de vrai, si je suis brutalement honnête, non. Non, j'ai déjà beaucoup trop de chance. Je ne tente pas une vie, ça peut être trop compliqué. Anthony, il n'y retourne pas.
Deuxième question récurrente. Parce qu'encore une fois, les invités, l'émission ne commentent jamais vraiment dans ce podcast. Les invités se mettent à réclamer des questions aux interviewers qui oublient de leur poser des questions. Et il y a celle-ci qui revient souvent aussi.
Tu pouvais acheter un truc avec ton body cam, c'est ça quoi ?
Je traduis la question. Si le nombre de personnes avec qui vous avez couché valait de l'argent, vous pouvez acheter quoi ? Ah ouais, putain, mais en fait, tu as refris toutes les questions. Mais j'ai travaillé. Le Taj Mahal, il a beaucoup couché. Non, non, non.
FIFA, je pourrais acheter FIFA. Un jeu vidéo ? Oui, voilà, un jeu vidéo, c'est middle. J'ai un peu envie de poser la question à Charlie et Sonia, mais je vois qu'elle me regarde genre, non.
Non, non, ne me pose pas la question du body cam, Daphné. Elle m'a dit non.
Vous savez, tout augmente.
Du carburant.
C'est l'inflation.
La sample au 98. Quand le détro d'or vous est bloqué. En tout cas, dans vos références absolues, en matière d'humour, il y a Eric Judor, Ramzi Bedia, Gad Elmaleh, Jamal Debbouze et aussi Pierre Desproges.
Le jour de la mort de Brassens, je pleurais comme un môme. Alors que je ne sais pas pourquoi, mais le jour de la mort de Tino Rossi, j'ai repris deux fois des moules. Si vous voulez, je peux vous imiter mon père qui a un cancer de la gorge. Mais je vous préviens, en général, ça fait rigoler que mes gosses. Je voudrais une petite couloise sans filtre. Ah vous marrez, mais ce n'est pas évident d'imiter l'accent cancéreux. Surtout quand on n'a pas de cancer. Il est drôle. Il est drôle. Il est énorme, il est trop touchant, il était trop classe, trop élégant. C'est le premier stand de part. Je suis d'accord.
Mais vous arrivez dans une époque où tout est repris. Tout est commenté. À l'époque de Desproges, pas du tout. On connaît l'histoire charlée, je vous pose la question aussi. Mais est-ce que vous êtes déjà censuré ou est-ce qu'une blague, elle doit toujours être un tout petit peu dangereuse ?
Parce qu'elle n'est pas dangereuse, on se fait chier.
L'humour ne prend pas de précaution. Sinon, on ne t'en fait pas.
C'est ça que je voulais dire. M'a volé mon idée. Je n'avais pas du tout pour cette idée. C'est exactement ce que je voulais dire. On va faire équipe.
Maintenant qu'on est dans la famille. Oui. En tout cas, il y a une chanson qui représente bien votre humeur du moment, c'est celle-ci. Elle s'appelle Ray, évidemment. Ça s'appelle Oscar Winning Tears. C'est une chanson qui dit avoir besoin d'être reconnue après avoir galéré.
Je ne sais pas si je suis en quête de ça, mais ça fait du bien quand on parle de soi et surtout de son travail. Ça veut dire qu'on fait des bonnes choses et qu'on va dans le bon sens. Et surtout, on prend beaucoup de plaisir.
C'était Anthony Giuliani au micro de France Inter. Vous pouvez le suivre sur les réseaux sociaux et aller le voir en salle. Et au passage, il a glissé une petite déclaration d'amour à Hanouk. J'ai entendu. Je suis en chation.
Merci d'avoir regardé cette vidéo ! J'ai pas de plaisir ! J'ai pas de plaisir ! J'ai pas de plaisir !