Laurent Jacobelli : "Allégeons le droit de succession !" (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:24OuverteRéponse directe
Vous-même, vous avez déposé beaucoup d'amendements ?
- 0:52OuverteRéponse partielle
Vous pourriez trouver un compromis sur la suspension de la réforme des retraites ?
- 0:59OuverteRéponse directe
Vous étiez opposé à la réforme des retraites ?
- 1:07OuverteRéponse directe
Vous pourriez voter ensemble sur les amendements ?
- 1:35FerméeRéponse directe
La taxe Zuckman avait été votée ?
- 1:53RelanceÉludée
Vous pourriez vous abstenir une deuxième fois sur la taxe Zuckman ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:11Invité politiqueChiffre
« Il y a 19 milliards d'impôts supplémentaires. »
- 2:17Invité politiquePromesse
« Pas d'impôts supplémentaires sur les plus riches. »
- 3:04Invité politiqueFait
« Il est prévu dans ce budget un gel des pensions de retraite, la fin de l'abattement fiscal de 10%. »
- 4:23InvitéChiffre
« Il y a 140 000 fonctionnaires qui partent à la retraite cette année et on a à peine 3 000 qui sont prévus d'être non-remplacés. »
- 5:11InvitéFait
« Le système de retraite aujourd'hui est démographiquement mort. »
- 7:12Invité politiqueFait
« Nous sommes à des pays de l'Union européenne les plus taxés sur la succession. »
- 7:22Invité politiquePromesse
« Avant de taxer, faisons des économies 18 milliards sur l'immigration. »
Temps de parole
- Laurent Jacobelli44 %
- Invité34 %
- Présentateur9 %
- Invité 26 %
- Présentateur 24 %
- Invité 32 %
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Le compromis, c'est possible ? C'est en théorie possible, c'est parfois souhaitable, mais quand on voit les équilibres de l'Assemblée nationale et les intérêts qui se tiraillent d'un côté ou de l'autre, ça ne laisse pas très optimiste. Je pense que c'est un jeu de dupe tout ça. On a d'un côté les socialistes qui sont des fanatiques de la taxe, on le sait, qui vont vouloir nous imposer encore plus de taxes sur un budget qui est déjà une horreur fiscale. Mais vous votera non ? Et on votera non aux amendements, on est bien d'accord.
Vous-même, vous avez déposé beaucoup d'amendements ?
Il y a beaucoup d'amendements, mais de manière très raisonnable. C'est-à-dire qu'on ne veut pas faire d'obstruction parlementaire, on veut que le débat ait lieu. Et puis d'un autre côté, vous avez la droite, elle va être tiraillée entre sa fidélité à Emmanuel Macron et M. Lecornu, à son programme, s'il en existe encore un. Bref, on va arriver à un mélange des contraires qui à la fin ne sera pas voté, je pense qu'il faut le dire aux gens qui nous écoutent, et donc ce sera décidé par ordonnance. Il y a un sujet sur lequel tous les deux,
vous pourriez trouver un compromis, c'est la suspension de la réforme des retraites. Si ma mémoire est bonne, vous étiez opposé à cette réforme des retraites Pierre-Henri Dumont ?
Comme un tiers des députés, les Républicains, à l'époque. 19 députés avaient même voté la censure. Les équilibres sont aujourd'hui à peu près les mêmes. Donc vous pourriez voter ensemble ? Vous savez, à l'Assemblée nationale, sur à peu près tous les amendements, on peut avoir des Insoumis qui votent avec le Rassemblement national, on peut avoir des LR qui votent avec des communistes, ça dépend vraiment de l'amendement qui arrive sur la table. Il ne faut pas penser qu'il y a à chaque fois des oppositions qui sont des oppositions de principe, qui sont extrêmement franches sur tous les sujets. Il y a des sujets qui peuvent rassembler, des sujets qui divisent profondément.
Par exemple, la taxe Zuckman. La taxe Zuckman avait déjà été proposée lors du dernier débat budgétaire à l'Assemblée nationale. Elle avait été votée ? Elle avait été votée. Les députés LR s'étaient opposés, évidemment, à la taxe Zuckman. Les députés RN s'étaient abstenus, ce qui avait pu permettre le passage de cette taxe Zuckman et l'adoption, vous avez raison, à l'Assemblée nationale. Et donc, il y a une responsabilité aujourd'hui majeure.
Vous pourriez vous abstenir, d'ailleurs, une deuxième fois ?
Non, nous voterons contre.
Ah, vous avez changé d'avis ?
Non, on n'a pas changé d'avis. Ah bah si, vous vous êtes abstenus,
et là, vous allez voter contre.
Non, non, on s'est abstenu pour des raisons très particulières sur le texte à l'époque. Aujourd'hui, c'est très clair, nous voterons contre. Marine Le Pen et Jordan Bardella ont été très clairs. Vous savez, nous, on veut moins d'impôts. On va être très francs là-dessus. Aujourd'hui, il y a 19 milliards d'impôts supplémentaires. Donc, pas d'impôts supplémentaires sur les plus riches. 19 milliards d'impôts supplémentaires aujourd'hui. Mais là, on parle des impôts sur les plus riches, Laurent Gébélé. Non, la taxe Zuckmann, c'est une taxe complètement improbable sur des profits, sur des richesses virtuelles. Enfin, c'est un délire gauchiste dans lequel, pas une seconde, nous ne voulons entrer.
C'est cette haine des gens qui réussissent. C'est cette gauche qui veut faire payer aux autres leur propre échec. Tout cela n'a aucun sens. Je pense que la fiscalité n'est pas le moyen de régler des névroses.
Mais c'était quoi les circonstances particulières l'an dernier ? Parce que vous ne semblez pas tout à fait tenir le même discours par rapport à ça, même d'ailleurs en commission.
Si, si, mais vous savez, les textes, ils sont parfois...
Non, non, c'était quand même la position du Rassemblement National sur cette taxe.
Les textes, ils sont parfois amendés, ils sont parfois corrigés. Le jeu parlementaire, c'est aussi un jeu d'équilibre. Aujourd'hui, on est face à un budget qui est un budget catastrophique, qui est le budget de la taxe et du renoncement. Nous ne serons jamais de ce côté-là. Je tiens quand même à dire à vos téléspectateurs qu'il est prévu dans ce budget un gel des pensions de retraite, la fin de l'abattement fiscal de 10%. C'est-à-dire qu'on va demander à ceux qui travaillent et à ceux qui ont travaillé de payer pour l'incompétence de ceux qui nous gouvernent pour des décennies. Ce sera sans nous.
Il y a quand même deux changements, me semble-t-il, importants. C'est d'abord l'auto-amputation du 49.3 par le Premier ministre qui change quand même beaucoup la donne parlementaire. Et puis la dégradation de la donne de la France partant d'un an d'un jour. Les deux sont, à mon avis, des grands game changers pour la délibération qui arrive. Est-ce que vous considérez que tout ça, finalement, ça pourrait être une chance pour le Parlement d'échapper à, finalement, une décision qui viendrait à l'extérieur ? C'est une chance et c'est aussi un devoir supplémentaire pour les parlementaires.
Parce qu'avant, les parlementaires, en particulier à l'Assemblée nationale, dans la majorité, vous pouvez se dire, dans tous les cas, il y a 49.3 qui sera une sorte de voiture balai qui permettra d'évacuer tout ce qui a été voté dans un émissible où il n'y a pas forcément de majorité. Donc il y a une double responsabilité, en particulier des députés droite républicaine et des sénateurs. Des députés d'être, évidemment, les chiens de garde d'une sorte d'orthodoxie budgétaire et faire en sorte, d'une part, de diminuer les dépenses. Parce que l'enjeu vient de là. Avant toute augmentation d'impôts, il y a 14 milliards d'euros d'impôts supplémentaires dans ce PLF.
Il faut d'abord diminuer les dépenses, ne serait-ce que sur le non-remplacement de certains fonctionnaires. Il y a 140 000 fonctionnaires qui partent à la retraite cette année et on a à peine 3 000 qui sont prévus d'être non-remplacés. Donc on voit bien qu'on est très très loin d'un fonctionnaire remplacé sur deux qui, par exemple, était celui mis en avant par Nicolas Sarkozy. Si on veut diminuer les dépenses, il faut commencer évidemment par là. C'est le rôle des députés les Républicains de diminuer ses dépenses, de faire en sorte de s'opposer à la folie fiscale qui sera celle de la gauche et des augmentations d'impôts qui sera celle du Réalisé.
On en revient au départ. Est-ce que les Républicains pourront demain signer un budget, voter un budget qui prévoit autant de nouvelles dépenses et qui envoie le message, quoi qu'on en pense sur le fond, mais qui envoie le message que finalement, il n'y a pas trop de problèmes avec notre système de retraite et qu'on peut bien attendre ?
Le système de retraite aujourd'hui est démographiquement mort. Il faut qu'on soit tous d'accord sur le principe. Il a été inventé pour 4 actifs à un retraité et le retraité vivait 5 ans. Aujourd'hui, on a 1,6 actifs. Il faut forcément imaginer au moins une part de capitalisation à terme. Mais c'est un projet pour 2027, pour une élection présidentielle. Ce n'est pas un sujet de PLF qui sera débattu dans une assemblée où il n'y a pas de majorité. Et donc, l'enjeu aujourd'hui, qui est l'enjeu principal, aujourd'hui, je ne peux pas vous répondre. Pourquoi ?
Parce que si demain, on a un projet de loi de finances, un projet de loi de financement de la sécurité sociale, qui est plus important en termes de dépenses que le projet de loi de finances, parce qu'on a 57% des dépenses qui sont des dépenses sociales dans le pays. Et donc, si on a un projet qui est celui du Parti socialiste ou du NFP, qui a pu bénéficier, comme l'année dernière, de la mensuétude du Rassemblement national, par exemple, sur l'abstention sur la taxe Zuckman. Je vais être obligé de répondre, parce qu'il parle beaucoup. On n'est pas tenu de poser le budget qui sera le budget du gouvernement.
Alors, qui a refusé de censurer ce gouvernement ? Ce sont les Républicains. Ce gouvernement qui a un revolver sur la tempe, qui est tenu par le Parti socialiste. Vous êtes devenu, aujourd'hui, la droite du Parti socialiste. Non, mais pardon, je vous arrête tous les deux, parce que je ne veux pas qu'on regarde dans le rétroviseur.
Je veux qu'on regarde demain. Yael Bronpivet, elle a mis un sujet sur la table, un nouveau sujet, si j'ose dire, la taxation des gros héritages, des grosses successions. Est-ce que ça, vous dites, c'est pareil, c'est tabou, on considère que c'est une augmentation d'impôts, on n'y touche pas ? Est-ce que Rassemblement national et Républicain, vous êtes alignés sur ce sujet-là ?
Il faut faire l'inverse, alléger les droits de succession. On ne touche pas aux successions les plus élevées. Mais il faut arrêter la succession, c'est la transmission, ce gouvernement, la Macronie. Oui, bien sûr, la Macronie a un problème avec la tradition, la transmission, l'héritage, dans tous les sens du terme. On est des individus, ils sont nulle part, qui ne vont nulle part. Et donc, tout doit revenir à l'État. Excusez-moi, ça s'appelle l'Union soviétique. Et donc, il faut arrêter avec ce discours, il faut que des familles puissent transmettre...
Vous êtes peut-être un peu caricatural ? Non, pas du tout. Je rappelle que sur les successions, sur 100 euros qui proviennent de la succession, celui qui touche garde 90.
Nous sommes à des pays de l'Union européenne les plus taxés sur la succession. Cet impôt sur les morts est d'abord philosophiquement dérangeant. Il est ensuite beaucoup trop élevé. Et une fois encore, avant de taxer, faisons des économies 18 milliards sur l'immigration, le coût délirant des agences d'État qui ne servent à rien, les militaires territoriales.
Il y a beaucoup de boulot à faire. Sur les successions ?
On a toujours été très clairs. On estime qu'aujourd'hui, les droits de succession sont beaucoup trop élevés en France que les plus petits patrimoines...
On a plein de sujets sur lesquels vous êtes d'accord. C'est formidable.
Non, mais personne n'a dit... Je vous l'ai dit, l'Assemblée nationale... On ne touche pas. On ne touche pas. Même sur l'introduction d'une dose de capitalisation. Qu'est-ce que vous... Je ne sais pas, je pense qu'il y a quand même aussi...
Non, mais ce n'est pas dans notre programme. Aujourd'hui... Jordan Bardella, à l'université des TGF,
avait dit que c'était ouvert.
Vous voyez, il y a un nouveau... J'ai un nouveau collègue. Mais si je n'ai plus terminé ma phrase... Mais il l'a fait. Il l'a fait. Finalement, les LR servaient à quelque chose. C'est à propager notre parole. Malheureusement, il y en a rarement comme nous au final. Donc oui, effectivement, nous sommes ouverts à l'idée de l'étudier. Aujourd'hui, pas de décision précipitée. Ce n'est pas dans notre programme aujourd'hui. Mais nous voyons bien qu'aujourd'hui, il y a un problème sur les retraites et nous sommes prêts à tout étudier. En revanche, je tiens quand même à préciser l'initiative de Marine Le Pen de la lettre rectificative au plan...
Je ne vais pas être trop technique, mais au budget de la Sécurité sociale, pour faire simple. Demande conjointe avec Jean-Luc Mélenchon. Pas conjointe, puisqu'elle l'a demandé avant, mais tant mieux si d'autres s'y rallient, pour dire au Premier ministre pas de parole en l'air. Parce que les socialistes et les LR sont bien naïfs, mais au bout d'un moment, il faut du concret. Donc si vous introduisez cette rectification dès le début, même si demain, c'est voté par ordonnance, elle sera dedans. Elle sera dedans.
Laurent Jacobelli