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Conférence de presseRMC — Face à Face (sur Podcast)· 17 juin 2020 50 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesTravail & emploiJustice

Bourdin Direct du 17 juin - 7h/8h

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 32 %Attaque 33 %Défensif 35 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:01RelanceRéponse partielle

    Le 4 mars dernier, vous déclariez sur BFM, les masques n'ont aucun intérêt pour le grand public. Est-ce qu'aujourd'hui, vous regrettez vos propos ?

  • 4:10RelanceÉludée

    La stratégie de test : l'OMS recommandait dès mars de tester, tester, tester. Mais la France a tardé. Pourquoi ?

  • 11:27OuverteRéponse directe

    Vous êtes juge pour enfants au tribunal de grande instance de Bobigny. Pourquoi est-il si difficile d'entendre la parole des victimes de violences intrafamiliales ?

  • 17:10RelanceRéponse directe

    Un homme est violent sur sa femme, ils ont des enfants ensemble. L'autorité parentale n'est retirée qu'en cas de féminicide. Pourquoi ?

  • 21:35OuverteRéponse directe

    Zara va supprimer 1200 boutiques dans le monde. Comment expliquez-vous cette crise du secteur de l'habillement ?

  • 22:09OuverteRéponse directe

    Le virage numérique : est-ce que vous achetez maintenant vos vêtements sur Internet ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:01InvitéFait
    « Le 4 mars dernier, vous déclariez sur BFM, les masques n'ont aucun intérêt pour le grand public. »
  • 4:21InvitéFait
    « Avant même qu'il y ait de nombreux cas sur le territoire, la plupart de ce qu'on appelle des établissements de santé de référence disposaient de ce test. »
  • 4:30InvitéFait
    « Et puis, il y a eu une période qui était un petit peu moins riche en tests. Et c'est assez logique, c'est la période du confinement. »
  • 6:16InvitéChiffre
    « Il y a en France 128 sites de production de médicaments. Et 92 qui produisent les fameux principes actifs qui composent ces médicaments. »
  • 6:22PrésentateurChiffre
    « Le gouvernement a annoncé qu'il débloquerait 200 millions d'euros dans les prochains jours. »
  • 8:14InvitéChiffre
    « Un peu plus de 40 000 nourrissons âgés de 3 à 18 mois n'ont toujours pas reçu de vaccin. »
  • 8:53InvitéChiffre
    « Au total, environ 600 000 vaccins n'ont pas été réalisés pendant les 8 semaines de confinement. »
  • 13:14PrésentateurFait
    « Le jour de la clôture du Grenelle des violences conjugales, le Premier ministre a dit, un mari violent est un mauvais père. »
  • 13:42InvitéChiffre
    « Nous savons d'ailleurs même que 40 à 60% des enfants qui vivent les violences conjugales sont directement victimes de violences physiques exercées contre eux par leur père ou leur beau-père. »
  • 14:32InvitéChiffre
    « Et j'attire votre attention sur le fait que 80% des femmes victimes de violences conjugales sont des mères. »
  • 20:49PrésentateurChiffre
    « Zara va supprimer 1200 boutiques dans le monde sur 7400. »
  • 21:14PrésentateurChiffre
    « 50% des revenus de Zara pendant cette période, entre janvier et mars, c'était les ventes en ligne. »
  • 21:23PrésentateurChiffre
    « 95% de ses revenus au mois d'avril. »
  • 33:27PrésentateurChiffre
    « C'est 60 000 défaillances d'entreprises attendues avant fin 2021. »
  • 39:31PrésentateurChiffre
    « on en imprime plus de 700 millions par an. »
  • 39:44PrésentateurFait
    « Pour le deuxième semestre 2020, nous avons pris la décision de rapatrier l'impression de la moitié, 350 millions de prospectus, de pays européens, l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie à la France. »
  • 40:12PrésentateurFait
    « Ça nous coûte un peu plus cher. »
  • 40:37PrésentateurChiffre
    « Ça va nous permettre également d'économiser 300 000 kilomètres de transport. »
  • 40:56PrésentateurFait
    « on a préféré privilégier des emplois en France. »
  • 41:11PrésentateurFait
    « Un de ces 14 imprimaires était en redressement, était en difficulté économique. C'était très fragile. Le fait de rapatrier cette production va le sauver cette année. »
  • 43:35PrésentateurFait
    « un garçon de 16 ans a été agressé par des dealers du quartier populaire des Grésil. agressé parce que Tchétchène, parce qu'apparemment cette petite communauté à Dijon s'opposait à ces dealers. »
  • 44:16PrésentateurFait
    « Ils sont une centaine, ils sont masqués, armés de bar de fer, de battes de baseball et ils se retrouvent effectivement dans le centre de Dijon. »
  • 44:32PrésentateurFait
    « la police est présente mais la police n'intervient pas. »
  • 44:51PrésentateurFait
    « ils leur disent on a presque fini, on est venu régler une petite affaire, ne vous en mêlez pas, on n'a rien contre vous. »
  • 45:45PrésentateurFait
    « Ils étaient au moins 200 et vers minuit, une voiture est passée devant ce fameux bar, supposé être celui des dealers et les occupants de cette voiture ont ouvert le feu. »
  • 45:54PrésentateurFait
    « Le gérant a été blessé par balle. »
  • 46:24PrésentateurFait
    « Ils ont, à ce moment-là, brûlé des voitures et détruits du mobilier urbain. »
  • 47:11PrésentateurFait
    « Hier, Emmanuel Macron a demandé au ministre de l'Intérieur d'envisager l'expulsion de ceux qui seront arrêtés s'ils sont en France avec le statut de réfugiés. »

Temps de parole

  • Présentateur70 %
  • Présentateur 29 %
  • Auditeur6 %
  • Invité5 %
  • Présentateur 34 %
  • Invité 22 %

0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. Mercredi 17 juin, l'info sur RMC. Merci d'être avec nous, Céline Kalman est là pour les infos. Il est 7h01, Céline, bonjour. Bonjour à tous. Plus de 250 manifestations partout en France, des dizaines de milliers de soignants dans la rue hier pour réclamer davantage de moyens, d'effectifs. À Paris, affrontements avec des casseurs, 32 personnes interpellées. Nuit calme à Dijon. Dans ce journal, un témoin du quartier des Grésil raconte pourquoi il a voulu défendre sa cité. 44 000 enfants n'ont pas reçu leur dose de vaccin pendant le confinement. L'alerte ce matin de la Haute Autorité de Santé et des pédiatres. Bienvenue à tous sur RMC.

Après trois mois de mobilisation sans relâche pour soigner les malades du Covid-19, les infirmiers, médecins, brancardiers ont défilé dans 250 villes. Des cortèges très calmes, mais des heures ont éclaté à Lille, Toulouse, Nantes ou encore Paris, où plusieurs centaines de casseurs ont infiltré les manifestations. Juliette Pietraszewski et Caroline Philippe.

1:02
Invité

Les fanfares jouent encore. Quand de l'autre côté de l'esplanade des Invalides,

1:05
Présentateur

les tirs de gaz lacrymogènes retentissent,

1:08
Invité

Claude, infirmière, assiste aux premières tensions.

1:10
Présentateur

Ils étaient habillés tout en noir, ils avaient des parapluies noires. Et ils ont commencé à provoquer la police. Il y a eu des échanges de fumigènes ou je ne sais pas quoi. Il y a eu des lancers sur les manifestants en blouse blanche. Ces incidents qui ont éclaté après une manifestation.

1:24
Invité

Bonenfant et cœur, ces soignants venus en nombre. 18 000 à Paris. Romane, infirmière à la pitié salpétrière, quitte le cortège à regret.

1:32
Présentateur

On est en colère, on a peur aussi. On n'est pas venus là pour jouer notre vie ou quoi ou qu'est-ce. Je dois partir pour quoi ? Parce qu'il y a des gens qui font n'importe quoi,

1:39
Invité

qui sont haineux d'autres personnes, alors que ce n'est pas le but en fait. Tous sont épuisés par la crise sanitaire sans précédent qu'ils viennent de traverser.

1:46
Présentateur

Anaïs, infirmière aux urgences de l'hôpital Mondor à Créteil, est d'autant plus amère. On attend cette date depuis tellement longtemps maintenant, on a tellement souffert. On se dit qu'enfin, ça y est, on est là tous ensemble réunis. De voir des casseurs, de voir les poubelles qui sont incendies, franchement c'est vraiment dommage.

2:02
Invité

Selon la police, entre 200 et 300 casseurs, des gilets jaunes, des militants d'ultra-gauche ont affronté les forces de l'ordre pendant plusieurs heures.

2:09
Présentateur

Et à Paris, il y a eu 32 interpellations. Au total, donc plusieurs dizaines de milliers de manifestants se sont retrouvés dans le calme un peu partout en France pour dénoncer ce modèle hospitalier en panne. Réclamer plus d'effectifs et de moyens. Aurélia Manoli. La crise du Covid est passée, mais la colère, elle, ne passe pas. Magali, infirmière depuis 16 ans à Nantes, défile avec une pancarte qui décrit la longue liste de ses tâches quotidiennes. 1700 euros pour laver un inconnu, pour changer une couche facile. Est-ce qu'ils estiment que le salaire qui est noté, c'est-à-dire 1700 euros par mois au bout de 16 ans d'ancienneté, c'est suffisant ?

J'adore mon boulot, mais j'estime qu'on mériterait d'être mieux payés. Pour Morissette, qui gère l'accueil aux urgences de l'hôpital Emile Muller à Mulhouse, il faut surtout pouvoir exercer son métier dans de meilleures conditions.

2:56
Invité

Il faut qu'on se rappelle aux bons soins. Hier, les soignants ont pu compter aussi sur la présence de citoyens ordinaires comme Alexandre.

3:10
Présentateur

Aujourd'hui, le personnel soignant fait énormément d'heures qu'on ne leur paye pas. C'est difficile comme métier aujourd'hui. Les seules personnes qui peuvent prendre le relais, c'est tous ceux qui sont soignés par eux. On doit exprimer cette solidarité. À Nice, les forces de l'ordre ont même manifesté leur soutien en applaudissant le défilé des soignants. Jérôme Salomon, droit dans ses bottes, le directeur général de la Santé, a été le premier à répondre aux questions des députés sur la gestion de la crise du Covid-19. Une première audition qui a duré 4 heures, la première de 6 mois de travaux pour comprendre comment a été gérée la gestion de la pandémie.

3:41
Invité

C'est l'un des visages de la crise, celui qui a égrainé le nombre de morts chaque soir pendant plusieurs semaines. Mais pas seulement. Jérôme Salomon est aux manettes et le patron des députés Les Républicains, Damien Abad, le lui fait remarquer.

3:54
Présentateur

Le 4 mars dernier, vous déclariez sur BFM, les masques n'ont aucun intérêt pour le grand public.

4:01
Invité

Est-ce qu'aujourd'hui, vous regrettez vos propos ? Comme disait Voltaire, avant de savoir, on ne sait pas. Nous avons toujours suivi les recommandations internationales. Autre critique, la stratégie de test. L'OMS, l'Organisation Mondiale de la Santé, recommande dès le mois de mars de tester, tester, tester. Mais la France tarde à le faire. Jérôme Salomon esquive. Avant même qu'il y ait de nombreux cas sur le territoire, la plupart de ce qu'on appelle des établissements de santé de référence disposaient de ce test. Et puis, il y a eu une période qui était un petit peu moins riche en tests. Et c'est assez logique, c'est la période du confinement.

Le principe était qu'effectivement, la plupart des personnes qui pouvaient télétravailler et qui n'avaient pas besoin de se déplacer, restaient à domicile. Désormais, pour Jérôme Salomon, la France va dans le bon sens. Le directeur général de la Santé assure même se préparer à une éventuelle deuxième vague de l'épidémie.

4:47
Présentateur

Et justement, la question qui se pose ce matin, c'est de savoir si une deuxième vague est en train de repartir en Chine. Les deux aéroports de Pékin annulent plus d'un millier de vols. Décision après un rebond des cas de Covid-19 dans la capitale chinoise. Une centaine ces cinq derniers jours, toutes les écoles de la ville sont à nouveau fermées. Et plusieurs villes et provinces imposent désormais une quarantaine à l'arrivée aux voyageurs en provenance de Pékin. Une note positive toutefois. Ce matin, l'Organisation mondiale de la santé salue une percée scientifique.

Des chercheurs britanniques ont découvert qu'un médicament de la famille des stéroïdes réduisait de manière significative la mortalité chez les malades gravement atteints par le Covid-19. Emmanuel Macron va lancer demain une initiative de relocalisation de certaines productions de médicaments. Le chef de l'État l'a annoncé hier en visite sur le site de Sanofi, près de Lyon. Et il a pris comme exemple le paracétamol. Aucune industrie en France n'en produit. Margot Bédé. Comme 80% des principes actifs utilisés dans le monde, le paracétamol est fabriqué en Asie. Principalement pour deux raisons.

5:46
Invité

La première est économique. La main d'oeuvre est évidemment moins chère dans cette partie du globe. La seconde est environnementale. La production de certains principes actifs pharmaceutiques est très polluante. Et les pays comme l'Inde ou la Chine sont moins exigeants que l'Europe. Les normes européennes environnementales contraignent les laboratoires à fabriquer de nombreux produits dans des locaux séparés et confinés. Il y a en France 128 sites de production de médicaments. Et 92 qui produisent les fameux principes actifs qui composent ces médicaments. Pour accroître ce secteur, le gouvernement a annoncé qu'il débloquerait 200 millions d'euros dans les prochains jours.

6:22
Présentateur

RMC 7h07, soirée calme à Dijon. Près de 150 gendarmes déployés en renfort après les affrontements de ces derniers jours. Le secrétaire d'Etat à l'intérieur, Laurent Nunez, qui était sur place, a promis la fermeté. Nicolas Trenot et Maxime 37h ont rencontré Youssef, un habitant du quartier des Grésilles, qui a voulu défendre sa cité.

6:41
Invité

Au milieu du rassemblement entre les armes et les voitures incendiées, Youssef, 42 ans, cet employé administratif n'a jamais eu affaire à la police. Lundi soir, il a décidé de défendre son quartier, cagoulé mais pas armé. Quelqu'un d'honnête, je paye mes impôts et je n'ai pas envie de sortir de chez moi avec la peur au ventre. On était là simplement pour marquer notre mécontentement. Il y avait des honnêtes citoyens. Alors bien sûr, il y a des gens qui étaient armés et je condamne fermement ce genre d'attitude. Mais malheureusement, on n'allait pas accueillir des gens qui arrivent avec des battes, des tournevis, des couteaux, avec des bouquets de fleurs. Là, c'était pour se faire entendre.

Il s'est senti abandonné par la police face aux expéditions punitives de la communauté tchétchène qui ont blessé plusieurs habitants de son quartier. On n'a pas eu le choix. Il a fallu protéger nos proches. Et on a fait ça pas pour défendre des dealers ou quoi que ce soit. On n'en a rien à foutre de leur règlement de compte. On a fait ça pour notre tranquillité. On a fait ça pour ne pas finir à l'hôpital et pour pas que nos proches innocents finissent à l'hôpital. C'est tout. C'est pour ça que je suis descendu de la rue. C'est pour ça que je continuerai à descendre dans la rue s'il le faut. Si l'État ne fait pas son travail, on continuera malheureusement.

Pour les jours à venir, il espère une plus grande présence policière.

7:44
Présentateur

Il faut reprendre les vaccinations. Piqure de rappel de la Haute Autorité de Santé qui cible surtout les enfants. 44 000 d'entre eux n'auraient pas reçu l'intégralité des doses pendant le confinement. Reportage à Lyon de Florence Bongeon. Élodie sort tout juste de chez le médecin. Elle vient de faire vacciner un de ses enfants avec quelques semaines de retard dû au confinement. Je ne voulais pas sortir. Je me suis complètement confinée avec mes enfants. Et il n'y avait pas une nécessité prioritaire dans ma tête.

8:09
Invité

Et on a pu rattraper le temps perdu. Ces familles en décalage, le docteur Florence Lapica en voit beaucoup actuellement. Un peu plus de 40 000 nourrissons âgés de 3 à 18 mois n'ont toujours pas reçu de vaccin. Et ce n'est pas sans conséquence pour ce médecin généraliste.

8:21
Présentateur

Le risque, c'est en fait, par exemple, la rougeole. Il faudrait faire attention que l'épidémie ne reparte pas surtout. Et puis pour les tout petits, c'est les retards à la vaccination des diphtéries, tétanos, polio, etc. Qui sont les 6 vaccins que l'on fait dans les tout premiers mois de la vie.

8:36
Invité

Le professeur Elisabeth Bouvet est infectiologue et présidente de la commission technique des vaccinations à la Haute Autorité de Santé. Elle insiste sur l'urgence de la situation.

8:44
Présentateur

On est en période de déconfinement. Donc les enfants revoient d'autres enfants. Donc le risque de transmission en revient. Donc c'est là vraiment qu'il est important qu'ils soient normalement vaccinés.

8:53
Invité

Au total, environ 600 000 vaccins n'ont pas été réalisés pendant les 8 semaines de confinement. Tous âges confondus.

8:59
Présentateur

Cette année, vous le savez, pas de Tour de France avant le 29 août. On retiendra l'initiative des résidents d'un EHPAD de Bessières qui en ont dans les jambes. Ils ont décidé de faire leur tour, près de 80 résidents, pour parcourir 3500 kilomètres. Reportage près de Toulouse de Jean-Wilfrid Forkès. Sur des vélos d'appartement, Marie-Louise avec la casquette du meilleur grimpeur. Et Jean-Claude, casquette verte du meilleur sprinter. Mathieu, le psychomotricien, les accompagne. Bon, et vos jambes, tiennent le coup ? Tiennent le coup, t'en que pas. Jean-Claude, 69 ans, a déjà parcouru 5 kilomètres. Et Marie-Louise, 85 ans, très motivée, ne se laisse pas distancer.

9:34
Invité

Ça fait une occupation, ça fait du sport. Et puis, et puis, comme on ne peut pas aller voir passer le Tour de France sur le bord de la route, on pense quand même que c'est la saison du Tour de France.

9:46
Présentateur

D'une certaine façon, vous imitez les coureurs, c'est ça ?

9:48
Invité

Il nous manque que le punch et on commence à être rouillé.

9:52
Présentateur

Chaque résident apportera sa pierre à l'édifice en parcourant un maximum de distance. Objectif, 3500 kilomètres avant la fin août. Alia Pilon est la directrice de cet EHPAD très dynamique. Ils veulent montrer qu'après avoir traversé cette épreuve de confinement, l'énergie qu'ils ont canalisée durant ces trois mois, pratiquement aujourd'hui, ils ont envie de la reporter à travers le Tour de France. Le vrai Tour de France fera étape le 4 septembre dans une commune voisine. Marie-Louise et ses amis espèrent y applaudir les champions. Voilà, ils ont nom dans les jambes, hein ? Oui, ils ont nom dans les jambes. Je dis chapeau. Je dis chapeau, oui, moi aussi.

Oui, oui, oui, casquette à poids, casquette verte. J'ai pas vu la casquette jaune du maillot jaune. Non, mais il y avait un Bob Cochonou. Ah bon, d'accord. Bon, il y a un Bob Cochonou, bon d'accord. Il est 7h11, merci d'être avec nous. Parlons des violences intrafamiliales, des violences conjugales. Ce soir, ne ratez pas à 21h05 sur RMC Story. Le film documentaire d'Anne Niva, dans quelle France on vit consacrée, consacrée aux violences intrafamiliales, aux violences conjugales.

Anne Niva a parcouru l'hexagone en quête de témoignages, constaté que malgré la bonne volonté de tous les acteurs, gendarmes, policiers, magistrats, psychologues, institutions sociales, rencontrés pour ce documentaire. Et même si la parole tend à se libérer, la situation est loin d'être idéale. Nous sommes avec Édouard Durand, qui témoigne d'ailleurs dans ce documentaire à suivre et à regarder. Édouard Durand est juge pour enfants au tribunal de grande instance de Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Merci d'être avec nous, Édouard Durand. Vous savez ce que nous allons faire ?

Nous allons parler évidemment des enfants avec vous, parce que lorsqu'on parle de violences intrafamiliales, de violences conjugales, on pense à l'homme violent, on pense à la femme ou à la compagne qui subit la violence, mais on oublie bien souvent, malheureusement, les enfants, n'est-ce pas ? Absolument, vous avez raison. Alors on pense à la femme victime des violences, et c'est tout à fait normal, parce que la société a le devoir de protéger les femmes qui sont victimes des violences conjugales.

Il faut en même temps prendre en compte à la fois la souffrance extrême des enfants qui sont co-victimes des violences conjugales et la nécessité de traiter de façon protectrice l'organisation de la parentalité. Bien, nous allons écouter un extrait de ce documentaire Dans quel France on vit, de ce soir, 21h05, donc RMC Story. Laissez les enfants avec le parent maltraitant, malheureusement, cela entraîne de nombreuses violences sur les enfants. Écoutez le désarroi et la peine de cette mère de famille.

12:36
Invité

Moi, je ne veux pas comment il peut aller bien, mon gosse. Il a dit, je manipule des armes avec papa, j'ai peur, je fais des cauchemars, mamie m'enferme dans ma chambre, je ne peux pas sortir pour faire pipi, je vois du sang, je fais des cauchemars, maman, sors-moi de là, maman, pourquoi tu me laisses là-bas ?

12:52
Présentateur

Maman, tu les laisses me faire du mal. Voilà l'image qu'il a de mon fils, que je l'ai abandonné là-bas, que je m'en fous, et que je laisse des gens lui faire du mal. Moi qui suis censée le protéger, je ne peux rien faire. Le désarroi de cette femme, le désarroi de cette femme, son fils est resté avec son conjoint mari violent. Vous savez, le jour de la clôture du Grenelle des violences conjugales, le Premier ministre a dit, un mari violent est un mauvais père. Et ceci est vrai.

L'état des connaissances et la raison même nous commande de penser que ce qui se passe dans la sphère de la conjugalité, c'est-à-dire la violence, le pouvoir, l'emprise, se passe aussi dans la sphère de la parentalité et de l'éducation des enfants. Et nous savons d'ailleurs même que 40 à 60% des enfants qui vivent les violences conjugales sont directement victimes de violences physiques exercées contre eux par leur père ou leur beau-père. Donc, il faut être davantage dans une culture de la protection, comme le dit François Mollins.

Ça veut dire qu'aujourd'hui, on fait de plus en plus, et c'est heureux, attention même s'il faut faire d'immenses progrès, attention aux femmes battues, aux femmes violentées, aux femmes qui souffrent de la violence de leurs compagnons ou de leurs maris, mais qu'on oublie encore les enfants. Oui, on peut dire les choses de cette façon-là. Je pense qu'il faut avoir vraiment présent à l'esprit que tant qu'on n'a pas traité de façon adaptée la parentalité, on ne peut protéger ni la femme victime de violences conjugales, ni les enfants. Et j'attire votre attention sur le fait que 80% des femmes victimes de violences conjugales sont des mères.

Donc, la conjugalité et la parentalité ne doivent jamais être dissociées. Elles ne doivent jamais être dissociées. Dans ce documentaire, vous écouterez ce soir, vous verrez les témoignages de femmes battues, de femmes qui pensent sans cesse à leurs enfants. Il y a aussi les témoignages d'hommes, d'hommes qui suivent des traitements psychologiques, des stages, pour essayer de comprendre leur propre violence, essayer de se sortir de leur propre violence. Edouard Durand, pourquoi est-il si difficile d'entendre la parole des victimes de violences intrafamiliales ? Parce que la violence, ça fait peur, et qu'il est plus facile de la dénier que de la voir.

Est-ce qu'on ne donne pas souvent un a priori favorable au bourreau ? Oui, dans la sphère des violences conjugales et des violences familiales, il est possible que la société, encore, minimise la gravité de ces violences et la dangerosité des agresseurs, ce qui génère un système d'impunité pour les agresseurs. Or, il est très important que tout le monde, nous tous, collectivement, nous prenions conscience que les violences conjugales génèrent un système extrêmement néfaste pour la façon dont la société s'organise. Je voudrais attirer votre attention, par exemple, sur le fait que je suis juge des enfants au tribunal de Bobigny et tous les jours, je travaille avec des enfants délinquants.

Eh bien, au moins la moitié de ces enfants délinquants et 70% des enfants les plus violents sont des enfants victimes des violences conjugales. Protéger les mères victimes des violences conjugales, c'est protéger la société. Et toutes les catégories sociales sont touchées. Oui, bien sûr, toutes les catégories sociales. Et d'ordurant, ce n'est pas réservé, tristement réservé, à ceux qui ont des difficultés financières ou des difficultés de logement. Ça existe partout, les violences intraconjugales. Et les enfants sont des victimes partout. Absolument. L'impact traumatique des violences conjugales sur les enfants est extrême.

Être confronté aux violences conjugales, c'est de l'ordre de la confrontation à une scène de guerre ou de terrorisme, quelle que soit la maison dans laquelle on habite. C'est le fait de vivre dans une maison qui n'est plus un lieu de sécurité, mais un lieu de danger et de confrontation à la mort. Bien. Une question, c'est l'autorité parentale. Un homme est violent. Un homme est violent sur sa femme, sa conjointe, qu'ils ont des enfants ensemble, ou la conjointe a des enfants. Cet homme est violent. L'autorité parentale ne lui est retirée qu'en cas de féminicide. Et encore. Et encore. Et encore. Mais en cas de violence conjugale, l'autorité parentale n'est pas retirée.

Est-ce que vous souhaiteriez que l'autorité parentale soit retirée dans ces cas-là ? Oui, je pense qu'il faut mieux prendre en compte le fait que l'exercice de l'autorité parentale après la séparation devient pour le violent conjugal le moyen de perpétuer la violence et l'emprise sur son ex-femme et sur les enfants. Or, que dit la loi ? Le code civil nous dit que l'autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l'intérêt de l'enfant, la protection de l'enfant. Et que cette autorité s'exerce sans violence. C'est la notion même d'autorité qui est contradictoire avec la violence.

Donc, cela signifie que les violences conjugales sont une transgression majeure de l'autorité parentale. Et on ne transgresse pas la loi impunément. Un mari violent est un père dangereux. Absolument. On est d'accord, Edouard Durand. Oui. Un mari violent est un père dangereux. On est bien d'accord. Et vous dites, d'après mon expérience, j'ai vu des situations où même l'aide sociale à l'enfance demandait le maintien de l'enfant chez son père. Oui, malheureusement, je pense qu'on a du mal à dissocier la filiation et l'autorité parentale des besoins fondamentaux des enfants et de la nécessité de protéger le développement de l'enfant.

Et parfois, il faut aider l'enfant à se détacher d'un parent, d'un père violent qui lui fait peur et qui l'empêche de grandir, d'apprendre, de jouer sereinement avec ses camarades. La question est, voulons-nous protéger les droits d'un père violent qui transgresse la loi ou voulons-nous protéger une mère et des enfants qui souhaitent simplement vivre en sécurité ? C'est-à-dire qu'un père violent dispose encore des décisions, c'est lui qui prend les décisions. Il peut autoriser ou interdire que son enfant bénéficie de soins psychologiques spécifiques, même si son enfant en a besoin.

Au niveau scolaire, sur l'orientation, les activités sportives, les opérations médicales, c'est lui qui prend la décision. Bien sûr, c'est la coparentalité, ce qui est un principe adapté dans les situations où il n'y a pas de violence. Dans les situations où il y a de la violence, le violent conjugal va rechercher le pouvoir par l'exercice de l'autorité parentale. Merci beaucoup, Édor Durand. C'est passionnant pour en parler des heures, c'est absolument passionnant. Et ne ratez pas ce documentaire ce soir, 21h05. C'est sur RMC Story, dans quelle France on vit. Violence familiale, violence interconjugale, intrafamiliale, fin du huis clos. Tout à l'heure, le canal 23 et RMC Story ce soir.

Il est 7h21. Qu'allons-nous faire Mathieu ? Avec Marie Dupin, nous allons parler des boutiques de vêtements, les cabines d'essayage boudées depuis le 11 mai. Le secteur de l'habillement en grande souffrance économique. Dupin Quotidien, dans un instant, sur RMC. RMC. RMC. Dupin Quotidien. Il est 7h25. Marie Dupin, bonjour Marie. Bonjour. Le secteur de l'habillement souffre terriblement. Même la marque célèbre Zara a enregistré des pertes très importantes pour la première fois de son histoire. Pour la première fois de son histoire, Zara, c'est une marque qui marche très très bien. Eh bien là, la réaction ne s'est pas faite attendre. Zara va supprimer 1200 boutiques dans le monde sur 7400.

Zara qui détient les marques Stradivarius, Massimo Dutti, Berchka. Toutes ces marques pourraient être concernées. L'idée, c'est de fermer les petits magasins pour s'offrir de très grandes boutiques, très modernes, dans des lieux prestigieux, dans les grandes villes. Mais c'est surtout, surtout, de miser à fond sur les ventes sur Internet. Les ventes sur Internet qui ont évidemment explosé pendant le confinement, puisque 50% des revenus de Zara pendant cette période, entre janvier et mars, c'était les ventes en ligne. 95% de ses revenus au mois d'avril. Le groupe veut continuer à fond sur cette lancée et espère réaliser au moins 22% de ses ventes sur Internet en 2022, c'est-à-dire demain.

Tout d'ici sur le web. Oui, il y a de nombreuses enseignes. Alors Zara réduit, H&M aussi, tous les grands. Exactement. Tous les grands. Gap aussi, qui va fermer des magasins. Il y a aussi de nombreuses enseignes de l'habillement qui, elles, sont en redressement judiciaire. Camailleux, Nafnaf, André, Lalle, Orchestra, la liste des enseignes en redressement judiciaire ne cesse de s'allonger. En fait, toutes ces marques étaient déjà un peu en difficulté avant le confinement. Le confinement a joué un rôle d'accélérateur. Ça a amplifié ces difficultés qui sont liées notamment au fait que toutes ces marques ont mal pris justement le virage numérique. Le virage numérique.

Est-ce que vous achetez maintenant vos vêtements sur Internet ? Tu fais le tour de la table. Ça vous arrive ou pas ? Pour les enfants. Charles Magnin. Pour les enfants, oui. Mathieu, non. Quasiment jamais. Et vous, Marie ? Pour les enfants. Pour les enfants, et vous, non ? Jamais ? Non, non, non, jamais. Jamais ? Bien, c'est vrai que pour les enfants, pour les ados, c'est tellement plus facile. Évidemment, beaucoup d'emplois sont menacés. Oui, des emplois qui sont souvent rémunérés au niveau du SMIC, parfois à mi-temps, souvent occupés par des femmes. Au total, ce sont 15 000 postes, Jean-Jacques, qui sont potentiellement menacés en France. 15 000. Merci Marie.

Les 7h27, l'actu des réseaux sociaux avec Charles Magnin. RMC. RMC. Hashtag Magnin. Une belle histoire. Au Royaume-Uni, voilà un engagement, l'engagement d'un grand sportif qui sert à quelque chose. J'attends qu'un footballeur français s'engage pour une cause, comme ça, et fasse piller le gouvernement. On n'a jamais vu ça en France, je ne sais pas si un jour je le verrai. Un footballeur, oui, au Royaume-Uni, fait plier le gouvernement en lançant un appel sur les réseaux sociaux. Marcus Rashford, son nom ne vous dit peut-être rien, vous le connaissez forcément. Jean-Jacques, un attaquant prodige de Manchester United, mais aussi désormais personnalité publique engagée. Je vous explique.

Depuis la fermeture des écoles britanniques à la fin du mois de mars, le gouvernement a mis en place un système de bons alimentaires permettant aux enfants les plus modestes de bénéficier de repas gratuits. Mais Boris Johnson, le Premier ministre, a annoncé que ce dispositif ne serait pas prolongé durant les vacances d'été. Eh bien, en réaction, le footballeur Marcus Rashford a pris sa plume, publié une longue lettre ouverte lundi sur les réseaux sociaux, puis dans la presse écrite mardi. « Je sais ce que c'est que d'avoir faim, écrit-il, il y a dix ans, j'étais l'un de ses enfants.

» Texte massivement relayé et partagé sur les réseaux, à tel point qu'en moins de 36 heures, Boris Johnson est revenu sur sa décision et a annoncé le maintien de l'aide alimentaire pour les enfants tout l'été. Plus de 130 millions d'euros débloqués par le gouvernement grâce à l'engagement d'un joueur de foot qui s'est servi de son influence sur les réseaux. Et Marcus Rashford ne se contente pas d'écrire des lettres. Il a par ailleurs récolté plus de 20 millions d'euros pour servir des repas aux plus démunis. Eh bien, bravo. Il est 7h28, Nicolas Poincaré. Bonjour Nicolas. Bonjour Jean-Jacques. Vous allez tout à l'heure nous expliquer ce qui s'est réellement passé à Dijon.

Parce qu'on a tout entendu, les uns, les autres, les Tchétchènes, la communauté maghrébine, les quartiers de Dijon, et puis les politiques qui sont arrivés en masse pour faire de la communication autour de ce qui s'est passé à Dijon sans rien connaître à la situation de la communauté tchétchène ni à la situation propre à ces quartiers de Dijon. Mais chacun est parti dans de grandes déclarations. Vous allez tout nous raconter tout à l'heure. Oui, parce qu'on a un peu de recul maintenant. On peut reconstruire ce qui s'est passé effectivement depuis une semaine.

Ça fait exactement une semaine puisque le passage à tabac de ce jeune Tchétchène de 16 ans, c'était mercredi dernier, suivi par une semaine d'affrontements avec des battes de baseball, avec des tirs d'armes réelles. Je vais essayer de vous faire le récit le plus détaillé possible. Tout à l'heure. Ne ratez pas ce moment. À 8h moins 10, il est presque 7h30. En attendant, des prospectus publicitaires des magazines de supermarchés fabriqués en France. C'est aussi ça la relocalisation. Et c'est l'objectif que se fixe système U. Son patron, Dominique Schelcher, avec nous juste après le journal de 7h30 sur Air Maxi. Il est là demi. Ben oui, 7h30.

C'est Pierrick Bono qui est là pour les dernières informations. Pierrick, bonjour.

25:32
Auditeur

Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. S'agit-il d'un léger rebond ou du début de cette fameuse deuxième vague du coronavirus à Pékin ? Après de 140 nouvelles contaminations recensées en 6 jours, la Chine verrouille à nouveau sa capitale. Dans ce journal, la colère des soignants hier à Paris. Plusieurs milliers d'entre eux défilaient pour réclamer des moyens dans les hôpitaux. Mais voilà, des casseurs se sont mêlés au cortège. Et puis la crise économique fait ses premières victimes. Le numéro 1 du tourisme en France, Thuis, s'apprête à annoncer un plan social d'envergure. Bon réveil. Bienvenue si vous nous rejoignez. Évitera à tout prix une deuxième vague.

Pékin engagé dans une course contre la montre pour éviter une nouvelle propagation du virus. 140 nouvelles contaminations officiellement recensées en 6 jours. Les écoles de la ville sont à nouveau fermées. Les aéroports chinois vont annuler un millier de vols au départ et à l'arrivée des aéroports de la capitale. Marion Fournet.

26:29
Présentateur

Depuis deux mois, Wang, 14 ans, avait repris les cours quasiment normalement.

26:33
Invité

Mais ce matin, il ne pourra pas aller au collège, fermé sur décision des autorités locales. Je suis sous le choc. On pensait que c'était quasiment fini. Et voilà qu'on a soudainement une nouvelle vague de cas. Ce virus fait peur et on n'a pas encore de vaccins.

26:46
Présentateur

Pékin recommande d'éviter les voyages non essentiels. Les deux aéroports de la ville ont annulé plus d'un millier de vols. Le scénario se répète et l'inquiétude grandit. Hélène, 27 ans. Les gens avaient de nouveau le droit de voyager, de voir leur famille. Et maintenant, nous voilà de nouveau en confinement. Tous nos plans pour les six prochains mois pourraient être ruinés. Plusieurs zones résidentielles sont en quarantaine. Et les autorités locales ont lancé une campagne de dépistage massive. Plus de 90 000 tests peuvent être réalisés chaque jour. Pourtant, d'éviter une deuxième vague épidémique.

27:16
Auditeur

Et pas de signe de reprise de l'épidémie en France. 38 nouveaux décès ces dernières 24 heures. Et un nombre de patients admis en réanimation qui poursuit sa lente décrue. Ils étaient plusieurs dizaines de milliers de soignants dans la rue hier. Un peu partout dans le pays. Aides-soignants, infirmiers, médecins qui ont rappelé au gouvernement ses promesses sur l'hôpital. Des rassemblements qui se sont déroulés dans le calme la plupart du temps. Sauf la plupart du temps, sauf à Nantes et à Paris. Où des affrontements ont éclaté entre les forces de l'ordre et des casseurs. Qui n'avaient pas grand chose à voir avec les soignants. Gladys Laffitte.

27:50
Présentateur

Vers 15h, un pré-cortège agressif envers les forces de l'ordre selon les termes de la préfecture de police de Paris se forme près de l'esplanète des Invalides. Les policiers répliquent au jet de projectiles par des tirs de gaz lacrymogènes. Durant plusieurs heures, des heures entre forces de l'ordre et 2 à 300 personnes de la mouvance ultra-gauche en noir et cagoulé. Mais aussi des gilets jaunes et des ultra-jaunes selon des sources policières. Des feux de poubelle sont allumés. Une voiture avec un autocollant handicapé est retournée et dégradée notamment. Des exactions commises par des casseurs qui n'ont rien à voir avec les soignants selon la police, qui devra les identifier précisément.

Des dégradations également à Nantes. Des tirs de mortier observés à la préfecture par l'ultra-gauche selon une source policière. Des membres de la mouvance présents aussi dans les rassemblements de Caen et de Lyon.

28:33
Auditeur

Dans le cortège parisien, de l'incompréhension et souvent de la colère sur le visage des soignants. Caroline Fiat, députée insoumise de Meurthe-et-Moselle, elle-même aide-soignante, très amère à l'issue de la manifestation.

28:46
Présentateur

C'est n'importe quoi. Moi, je suis tellement déçue de cette journée. On s'est fait applaudir pendant des semaines et des mois. Ça a fini, on s'est fait gazer. Je me suis fait gazer. J'ai les yeux qui piquent, j'ai la gorse qui pique. On l'attendait cette journée. C'était peut-être plus un autre défilé qu'ils voulaient nous faire défiler le 14 juillet. C'était notre journée. On était contentes d'être dehors. Et pour 200 personnes, on ne sait pas pourquoi ils étaient là, voilà, c'est gâché. Et franchement, gazer des soignants, c'est inadmissible. Ce n'était pas le mot d'ordre, ce n'était pas ce qu'on voulait faire. Je ne sais pas comment ils vont s'en sortir, mais c'est n'importe quoi. M.

Macron, dimanche, a dit qu'il était fier. Eh bien, purée, j'espère qu'aujourd'hui, il a honte.

29:20
Auditeur

À Dijon, le calme est revenu ce matin après plusieurs nuits de violence entre communautés. Pas de nouveaux débordements ces dernières heures. Des renforts de police sont toujours sur place. Hier, Marine Le Pen était également sur place pour aborder son thème de prédilection, la sécurité, de même que le secrétaire d'État à l'intérieur, Laurent Nunez. Récupération politique, y compris pour les candidats à la municipale de Dijon, Mahobé Kerr-Granier.

29:46
Présentateur

Pour Emmanuel Bichot, candidat Les Républicains à la mairie de Dijon, c'est le maire actuel François Repsamen qui est responsable de ces règlements de compte. J'entends le maire de Dijon qui veut imputer toute la responsabilité sur le dos de l'État. La police et la justice n'ont pas fait leur travail. Moi, je dis que ce n'est pas la réalité des choses, c'est qu'en fait, on assiste aujourd'hui au bilan de 20 ans de laxisme, de clientélisme électoral dans les quartiers sensibles de Dijon et qu'en fait, aujourd'hui, le maire est dépassé par une situation qu'il a lui-même laissé s'installer. De son côté, la candidate écologiste Stéphanie Maud

30:16
Invité

attend, elle, surtout des renforts policiers sur le long terme. Il faut effectivement de la présence humaine, mais de la présence rassurante et il faut surtout de l'emploi et des perspectives d'avenir pour tout ce quartier. Et par contre, demandons effectivement à ce que l'État remette de la police nationale. À Dijon, nous avons perdu énormément de policiers qu'il faut qu'ils remettent et que ces gens-là puissent s'investiguer et effectivement ne pas laisser faire les trafics dans nos quartiers. La candidate souhaite recréer un lien de confiance entre forces de l'ordre et population.

30:45
Auditeur

Les débats s'annoncent tendus cet après-midi à l'Assemblée, examin par les députés d'un projet de loi qui doit organiser la sortie de l'état d'urgence sanitaire le 10 juillet avec une période transitoire jusqu'à l'automne durant laquelle des restrictions seront encore possibles. Les oppositions dénoncent un état d'urgence qui ne dit pas son nom. C'est l'un des secteurs les plus touchés par la crise en France et dans le monde. Le tourisme, tui numéro un en France, doit annoncer ce matin un plan social aux élus du personnel. Le premier voyagiste mondial pourrait se séparer de 8 000 de ces 70 000 salariés dans le monde. Victor Joannin.

31:21
Présentateur

Le coup est rude pour les 900 salariés français du tour opérateur car après plus de deux mois d'arrêt, le secteur du tourisme commençait tout juste à redécoller. Désormais, tous s'inquiètent pour leur poste, comme cet employé. Les réservations reprennent. Quand on voit que, d'un seul coup, on nous parle d'un plan social avec tout ce qu'on a donné, on s'inquiète énormément. On a tous des familles, des enfants. Tout est compliqué et ce n'est pas le bon moment de se retrouver au chômage parce que ça va être très difficile, que ce soit dans le secteur du tourisme ou autre, de se retrouver sans travail à la rentrée.

31:52
Invité

Les représentants des salariés comme Lazare Rascala, délégué CGT, estiment que l'entreprise aurait pu faire le dos rond grâce au chômage partiel

32:00
Présentateur

en attendant des jours meilleurs. D'ici septembre, nous pensons que le marché va être complètement bouleversé et modifié et des opportunités pourraient se présenter pour TU France. Donc on ne comprend pas cette précipitation. Aucune justification économique ne le permet.

32:15
Invité

C'est le sixième plan social que subit TUI France en moins de dix ans et cette fois, les syndicats craignent des départs contraints.

32:21
Auditeur

Le Bayern Munich, sacré champion post-Covid, le premier d'un championnat de foot. En Allemagne, les Munichois décrochent le trentième titre de leur histoire. Ce soir, c'est le championnat anglais qui revient sur RMC après plus de deux mois d'arrêt. Grand retour de la première ligue avec le choc Manchester City Arsenal. C'est à suivre à partir de 21h15 sur RMC Sport 1. Les courses, c'est à mort de Bretagne aujourd'hui.

32:46
Présentateur

À 13h50 et là, c'est à vivre sur RMC Découverte Canal 24 de la TNT. Le pronostic de la Dream Team des courses RMC, favori numéro 16, Clean Game. Outsider, c'est Lasse. Et voilà de Nuz, le 16, hélas. La grande distribution. On va beaucoup parler de la grande distribution dans un instant avec Dominique Schellcher qui est président directeur général de System U qui est notre invité. Bonjour. Merci d'être avec nous. Alors, beaucoup de questions sur la grande distribution et notamment sur la guerre des prix qui s'annonce. Il paraît qu'il y a une guerre des prix terrible qui s'annonce. C'est vrai ou pas ? Entre distributeurs.

Je ne sais pas s'il y a une guerre des prix terrible qui s'annonce mais en tout cas, nous sommes très préoccupés par la crise économique qui arrive. Ça, c'est clair. Il y a un nouveau chiffre hier soir. C'est 60 000 défaillances d'entreprises attendues avant fin 2021. C'est incroyable. Les chiffres du ministre de l'économie moins 11% de PIB. Ça, ça nous préoccupe. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il va y avoir du chômage incontestablement. De la pauvreté. De la pauvreté, des difficultés à consommer et que donc, nous, distributeurs, devrons répondre présents par rapport à ça. Donc, baisser les prix de certains produits.

Et être attentif aux prix et résoudre cette équation entre ceux qui auront des difficultés de pouvoir d'achat et ceux aussi qui ont épargné pendant le confinement 60 milliards. On parle de 100 milliards d'ici la fin de l'année et qui ont envie de continuer à consommer mieux, acheter du bio, etc. Et ceux qui retrouvent leur travail très vite ou qui sont restés en télétravail et qui gardent un pouvoir d'achat et qui ont même augmenté leur pouvoir d'achat. Ça veut dire que les inégalités, la crise a pu creuser les inégalités. La crise, pour moi, aura été un accélérateur de beaucoup de choses. Oui. De tendances qui étaient déjà là avant et qui s'accélèrent avec cette crise.

Je veux dire, des difficultés de pouvoir d'achat pour un certain nombre de gens, il y en avait déjà avant. Bon, cette crise aura accéléré. Mais à un niveau, je crois quand même, inégalé. Même tous ici autour de la table, on n'aura jamais vu des indicateurs aussi graves que ceux-là. Donc voilà, c'est à ça qu'on se prépare. Voilà, vous vous préparez à ça. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous allez devoir vous battre pour offrir un produit à un prix très concurrentiel et puis d'un autre côté, vous allez devoir vous battre pour offrir des produits de qualité. Exactement. Avec deux clientèles bien différentes. Le produit de qualité, c'est quoi ? C'est le produit français, par exemple.

C'est le produit français. Plus cher à l'achat. Un peu plus cher à l'achat qu'on a beaucoup mis en évidence pendant la crise, notamment les fruits et légumes, l'agneau français, la fraise française, l'asperche française. On s'est vraiment pendant le confinement engagés à mettre en avant quasi exclusivement ces produits-là. Il faut dire que ça a fonctionné, que l'accueil a été très favorable. Mais c'est vrai qu'un fruit et légumes français est un tout petit peu plus cher. C'est pour ça, par exemple, que j'ai eu depuis le confinement, on a six fruits et légumes chaque semaine à prix coûtant. C'est notre, par exemple, notre contribution et fruits et légumes français.

Vous allez continuer ces six fruits et légumes français à prix coûtant ? L'objectif, c'est déjà jusqu'à la rentrée et dans notre tête, en fait, on est jusqu'à la fin de l'année là-dessus. Et ça, c'est par exemple un marqueur du quotidien qui intéresse les gens. Parce qu'un fruits et légumes français à prix coûtant, ça fait qu'il est quasiment au prix d'un fruit ou d'un légume étranger et ça, ça intéresse les gens. Sauf que bien sûr...

C'est-à-dire que dans un supermarché, dans une grande surface U, le client arrive, s'il voit deux produits, une fraise espagnole, par exemple, c'est fini les fraises, enfin bon, c'est pratiquement fini, une fraise espagnole, une fraise française, à prix égal, il va choisir la fraise française. Ça, c'est certain ? Bien sûr. Il y a toute une série de gens, on vient d'en parler, qui, toute l'année, privilégieront le français. Mais il y en a d'autres face à ce choix-là qui vont dire non, moi, je ne peux que me payer la fraise espagnole. Et donc, notre effort là, c'est de mettre, de rapprocher la fraise française, espagnole.

Mais après, il y a plein de considérations derrière, il faut peut-être travailler sur le fond du sujet, pourquoi la fraise française est plus chère ? Et ça, par exemple, on a déjà pris des initiatives, moi, j'ai écrit, par exemple, à tous les producteurs de fraises en sortie de crise, pour leur dire qu'un U s'engage d'ores et déjà à commander les quantités pour 2021, ça y est, on s'est déjà engagé. Vous êtes engagés ? On leur a déjà dit qu'on allait s'engager sur les quantités 2021 et je leur propose même plus cette année et là, ça nous renvoie à la question de la souveraineté alimentaire. Je leur ai dit, en France, on consomme 130 000 tonnes de fraises par an.

On n'en produit qu'à peu près la moitié. Oui. Si personne ne bouge, on fera le même constat l'année prochaine qu'à pas, qu'il n'y aura pas assez de fraises françaises, ce qui était le cas cette année. Et donc, je leur dis, moi, je suis prêt à signer avec vous des contrats de culture pour que vous mettiez en culture plus de fraises et qu'on réduise l'écart et le manque de fraises françaises au cœur de la saison. Ça, c'est du patriotisme économique. Ça, c'est du patriotisme économique, exactement. Eh bien, je continue sur le sujet, sur ce patriotisme économique de Michel Cher, qui est président et directeur général de Systému. On parle de la grande distribution.

Vous avez des questions à poser, vous avez des remarques à faire. Ce n'est pas compliqué. Sur RMC, le 3216, c'est notre lien. Vous savez combien nous sommes proches de vous. Vous êtes avec nous. Nous sommes avec vous. à tout de suite. RMC. RMC, 6h-9h. Gourde indirecte. Michel Cher est avec nous, président, directeur général de Systému. Merci d'être là. Je parlais de guerre des prix. Nous verrons bien entre distributeurs. Mais comment allez-vous faire ? Est-ce qu'il va y avoir un retour en masse des promotions, par exemple ? Mais les promotions sont indispensables à la vie de notre métier.

Pendant le confinement, on ne distribuait plus de tracts puisqu'il n'y avait plus de distributeurs de tracts. Donc là, les gens se sont habitués. Mais très rapidement, nous, on est une enseigne des territoires. On est très présents dans les communes de moins de 5000 habitants. Quand dans une rue d'un de nos villages, le prospectus n'est pas distribué, les gens viennent aujourd'hui à l'accueil pour dire mais ce n'est pas possible, je n'ai pas reçu mon prospectus qui évidemment n'est pas du tout le cas à Paris. Voilà, ça a une importance. Mais ça a une importance. Mais à Paris, on ne se rend plus compte de grand chose. Je vous le dis tout de suite.

Mais vous savez combien je pense au territoire. Au territoire. Et vous y pensez, Dominique Schellcher. Le comportement d'ailleurs du consommateur n'est pas du tout le même. Le comportement n'est pas du tout le même. Et donc, le point important aujourd'hui, à cause de cet attachement qu'on a au territoire, au PME dans les territoires qui sont nos partenaires historiques, on a pris une décision importante de patriotisme économique chez U. On y a longtemps réfléchi. On avait deux options. Concernant l'impression de nos prospectus, on en imprime plus de 700 millions par an. 700 millions de prospectus par an. Bien sûr, on travaille sur l'avenir et la digitalisation, etc.

Mais dans les campagnes, les gens sont encore attachés à ça. Donc, pour l'instant, c'est la réponse. 700 millions. Pour le deuxième semestre 2020, nous avons pris la décision de rapatrier l'impression de la moitié, 350 millions de prospectus, de pays européens, l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie à la France. Et ce sont 14 PME françaises d'impression, un univers qui est en difficulté actuellement avec des difficultés de la presse, avec beaucoup de choses. On a décidé de rapatrier cette production en France pour faire tourner des entreprises françaises. Ça nous coûte un peu plus cher. Oui, vraiment, ça coûte un peu plus cher.

Ça coûte un peu plus cher d'imprimer un prospectus en France qu'en Allemagne. Qu'en Allemagne, en Espagne ou en Italie. ou en Italie. L'Espagne et l'Italie qu'en Allemagne. Absolument. Mais comment ça se fait ? Le coût de la main-d'oeuvre est à peu près le même en Allemagne. Un peu moins. Un peu moins. Donc, c'est probablement lié à ça. Ça va nous permettre également d'économiser 300 000 kilomètres de transport. Entre les livraisons de papiers et les livraisons de ces prospectus, il y a aussi un peu d'empreintes écologiques en moins.

Mais, en cette période où on a parlé tout à l'heure des chiffres de cette crise économique qui arrive, qui va être difficile et dure, on a préféré privilégier des emplois en France. Peut-être que ces gens seront nos clients aussi. On pense à ça. Et que ça va sauver des emplois. Un de ces 14 imprimaires était en redressement, était en difficulté économique. C'était très fragile. Le fait de rapatrier cette production va le sauver cette année. Alors, vous êtes le PDG de Systému. Depuis l'intervention d'Emmanuel Macron, il y a un débat en France, qu'a dit Emmanuel Macron, il va falloir travailler plus, produire plus. Travailler plus chez Systému. On va allonger le temps de travail.

Que va-t-on faire ? On va augmenter le nombre de dimanches travaillés ? On va ouvrir, demander l'ouverture le dimanche après-midi ? Augmenter les amplitudes horaires ? La réponse est non. Systému n'a jamais plaidé pour plus de dimanches, plus d'horaires de soirées, etc. Ce n'est pas notre état d'esprit. On est essentiellement à la campagne. À un moment, il faut que ça s'arrête. Faire travailler plus une hôtesse de caisse qui travaille déjà un temps plein à 35 heures, ce n'est pas raisonnable. Je veux dire, c'est un métier qui est fatigant éprouvant le contact du client. Ce n'est pas du tout notre optique.

Mon optique, quand on dit travailler plus, c'est plutôt de donner du travail à tout le monde et créer de la richesse avec tout le monde plutôt que faire travailler. Après, entreprise par entreprise, dans les secteurs qui le méritent, on trouve des accords et des solutions. Mais notre vision à nous, ce n'est pas de changer du tout, d'appeler à ça chez nous ou de changer les règles et d'allonger le temps de travail, mais plutôt d'essayer de donner du travail au maximum de gens et particulièrement à ceux qui vont le perdre dans les prochains temps. Et il y a encore trois ou quatre mois avant le confinement, c'était parfois difficile de recruter.

Je peux vous dire que d'ores et déjà maintenant, les CV reviennent. Les CV reviennent ? Les CV reviennent. Ça, c'est une bonne nouvelle. C'est une bonne nouvelle. C'est aussi un mauvais signe. Oui, c'est aussi un mauvais signe. Bien. Merci beaucoup, Dominique Schellcher. Merci d'être venu nous voir président-directeur général de Système U ce matin sur RMC. RMC Découverte, c'est passionnant. Il est 5h... 5h... 7h51. C'est l'heure des explications avec Nicolas Poincaré. RMC, expliquez-nous. Bien, le calme est revenu à Dijon. On a vu le déferlement d'hommes politiques de tous bords qui sont arrivés à Dijon pour nous faire de grandes déclarations sans connaître la situation.

Et ça, c'est un grand classique. On commence maintenant à y voir un peu plus clair. Et Nicolas Poincaré, ce matin, vous nous expliquez précisément ce qui s'est passé. Que s'est-il passé réellement à Dijon depuis mercredi dernier ? Alors, on sait que tout a commencé donc mercredi dernier, le 10 juin. Ce jour-là, un garçon de 16 ans a été agressé par des dealers du quartier populaire des Grésil. agressé parce que Tchétchène, parce qu'apparemment cette petite communauté à Dijon s'opposait à ces dealers. Le garçon a été passé à tabac, on lui a mis un pistolet dans la bouche et on lui a donné des coups de crosse sur la tête. On a entendu ce matin le témoignage de son père sur l'antenne d'RMC.

Le lendemain, le jeudi 11, l'affaire a fait beaucoup de bruit sur les réseaux sociaux et des Tchétchènes de toute la France se sont donnés rendez-vous à Dijon pour donner une leçon à ces dealers. Oui, de France, de Belgique, d'Allemagne aussi. Oui, alors dans un premier temps sur toute France, vous allez voir, il va y avoir un deuxième appel. Alors le lendemain ? Le lendemain, on est donc le vendredi soir et ce premier groupe en tout cas arrive. Ils sont une centaine, ils sont masqués, armés de bar de fer, de battes de baseball et ils se retrouvent effectivement dans le centre de Dijon.

Ils investissent un bar à chicha qui s'appelle le Black Pearl et qui est considéré par eux comme le quartier général des dealers. Ils saccagent le bar et blessent trois personnes. Oui, la police est présente mais la police n'intervient pas. Et pour cause parce qu'on l'a dit, les Tchétchènes sont un groupe d'une centaine de personnes. Les policiers, eux, sont à peine deux dizaines. C'est le rapport de force qui ne leur permet pas d'intervenir. En plus, les Tchétchènes ne veulent pas d'embrouilles. Ils vont voir, ils envoient un représentant négocier avec les policiers.

En substance, ils leur disent on a presque fini, on est venu régler une petite affaire, ne vous en mêlez pas, on n'a rien contre vous. La police va lancer tout de même des gaz lacrymogènes mais elle n'a pas les moyens de procéder à des interpellations. Bon, personne n'est interpellé. Le lendemain, samedi dernier, donc, le calme aurait pu revenir. Il aurait pu, parce que les Tchétchènes étaient satisfaits de leur expédition punitive. Ils s'apprêtaient à quitter Dijon après avoir dormi tout simplement dans leur voiture.

Sauf que, sur les réseaux sociaux, à ce moment-là, des dealers et d'autres habitants des Grésilles, majoritairement d'origine nord-africaine, ont commencé à lancer des appels à la vengeance. Ils ont commencé à patrouiller dans la ville, à proférer des menaces contre les Tchétchènes de Dijon. Alors, ceux-ci ont mobilisé plus largement. C'est là qu'ils ont appelé leurs amis à venir donc de toute la France et même de l'étranger, vous l'avez dit, d'Allemagne ou de Belgique. Et samedi soir, à 23h, de nouveau, ils se sont retrouvés dans le centre de Dijon.

Ils étaient au moins 200 et vers minuit, une voiture est passée devant ce fameux bar, supposé être celui des dealers et les occupants de cette voiture ont ouvert le feu. Le gérant a été blessé par balle. Encore une fois, la police n'a pas eu les moyens humains suffisants pour intervenir. Les incidents se sont poursuivis dimanche et lundi soir. Oui, mais alors cette fois, sans les Tchétchènes qui, pour le coup, avaient quitté la ville dans un grand convoi assez spectaculaire, au moins une cinquantaine de voitures qui se suivaient comme ça.

Et dimanche soir, ce sont les jeunes de la cité des Grésil qui, à leur tour, ont investi les rues, émus par les violences qu'ils venaient de subir et puis furieux que la police ne les ait pas plus défendues. Ils ont, à ce moment-là, brûlé des voitures et détruits du mobilier urbain. Cette fois, les forces de l'ordre sont intervenues parce qu'entre-temps, elles avaient eu le temps de se renforcer. Hier soir, à Dijon, il y avait des CNS, des gendarmes mobiles, des brigades anticriminalités de la police et même des hommes des forces d'élite du RAID. Une grosse démonstration de force alors que les Tchétchènes n'étaient plus là depuis dimanche matin.

Oui, ces hommes, violents et armés, sont tous repartis sans avoir été inquiétés. Non, il n'y a pas eu d'interpellation dans leur rang parce qu'on l'a dit, les policiers n'ont pas eu les moyens vendredi et samedi soir mais l'enquête judiciaire est en cours. Il y a des images, beaucoup d'images, certaines très inquiétantes où on voit des hommes avec des armes qui tirent en l'air et il ne fait aucun doute que certains seront identifiés et arrêtés. Hier, Emmanuel Macron a demandé au ministre de l'Intérieur d'envisager l'expulsion de ceux qui seront arrêtés s'ils sont en France avec le statut de réfugiés. Bien, il y a eu d'autres graves incidents impliquant des Tchétchènes à Nice.

Oui, notamment à Nice, donc ça dure depuis des semaines à Nice. Et même des mois et même des années. Le 17 avril, dans la résidence des Chênes de Tchétchènes ont été blessés à l'arme automatique. Le 11 juin, c'était l'inverse de Tchétchènes qui ont été arrêtés pour avoir blessé un homme au couteau. Dimanche soir, il y a eu des coups de feu dans la cité des Liserons et puis il y a eu d'autres scènes de grande violence. Ce sont des dealers qui attaquent des Tchétchènes en représailles aux événements de Dijon. Voilà, apparemment, à Nice, c'était des représailles à ce qui s'est passé à Dijon.

Et puis, le Figaro a relevé d'autres incidents ailleurs en France ces dernières semaines ou ces derniers mois. À Rouen, en mai, des dizaines de Tchétchènes ont voulu se faire justice après déjà une histoire d'agression d'un de leurs enfants. On a aussi eu à Troyes une bagarre qui a opposé 50 Tchétchènes à des Africains. Dans le Figaro, le porte-parole de l'Assemblée des Tchétchènes d'Europe qui s'appelle Shamil Albakov explique qu'il s'agit le plus souvent d'histoire entre sa communauté et des dealers.

Et il justifie les expéditions punitives en expliquant que les Tchétchènes ont tenu tête à l'armée russe chez eux dans le Caucase et qu'ils n'ont pas l'intention de se laisser faire par des racailles chez nous. Sauf que chez nous, normalement, ce n'est pas le Far West et ce n'est pas les vendettats. Normalement. Bon, merci Nicolas Poincaré. J'ajoute qu'on a vu un défilé de responsables politiques et de majorité opposition sans connaître le moindre du monde. La situation des Tchétchènes et des réfugiés de Tchétchènes. J'ai vu Laurent Nunez qui promet une extrême fermeté. Ils sont arrivés après. Marine Le Pen qui parle de chaos. Eric Ciotti de théâtre de guerre.

Chaque politique est venue commenter la situation comme c'est toujours le cas sans apporter aucune réponse. Mais strictement aucune réponse à la situation. Il est 7h57. À suivre d'autres responsables politiques et d'autres formes de violences dans certains rassemblements de soignants hier mais aussi surtout des images de solidarité entre infirmières forces de l'ordre. On va revenir sur les revendications des soignants avec le docteur François Salacas neurologue à la pitié salpêtrière à Paris juste après le journal de 8h sur RMC. RMC !

Bourdin Direct du 17 juin - 7h/8h · Pourquijevote