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interviewTVLIBERTES· 15 juillet 2026 45 min

Perles de Culture avec Pierre de La Coste - Peut-on vivre sans IA ?

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

TVL est en danger. Plus que jamais, TVL a besoin de vous. Vous nous direz que nous lançons un appel aux dons deux fois par an. Oui, et je vais vous expliquer pourquoi. Contrairement aux médias publics financés par vos impôts ou à ceux soutenus par des milliardaires, TVL remet chaque année son existence entre les mains de ses soutiens. C'est une véritable démocratie directe. Vous dites stop ou encore. Et depuis plus de dix ans, vous choisissez encore. C'est vous qui décidez de notre avenir. Aujourd'hui, TVL se trouve à la croisée des chemins. Le système nous livre une bataille acharnée. La fermeture arbitraire de notre compte bancaire l'an dernier en est l'illustration.

Nous en payons encore les conséquences aujourd'hui. L'épée de Damoclès bancaire et les attaques en tout genre pèsent sur notre avenir. Avec l'approche de l'élection présidentielle, nous savons que nos opposants vont redoubler d'efforts contre nous et il nous manque encore beaucoup pour boucler l'année. Si vous le pouvez, faites un don à TV Liberté. Et chaque euro compte et constitue une voie pour la liberté d'informer, plus précieuse que jamais. Vos dons sont déductibles à 66% de vos impôts. Ils ne vous coûteront donc que le tiers de la somme versée. Notre avenir est entre vos mains. Merci de votre soutien.

1:10
Invité

Bonjour chers amis de TV Liberté. Nous avons la joie de recevoir cet après-midi Pierre de Lacoste. Bonjour Pierre.

1:53
Invité politique

Bonjour Anne.

1:55
Invité

Vous avez déjà entendu les grands fidèles de cette émission, Pierre de Lacoste, pour un livre qui s'appelait L'Apocalypse du progrès. Et un petit peu dans la même verbe, Pierre de Lacoste nous propose aujourd'hui un titre nouveau « Peut-on vivre sans ? » c'est-à-dire sans intelligence artificielle. Et en sous-titre « Elle sait tout de toi, tu ne connais rien sur elle ». Et c'est aux éditions Temporis. Et alors grâce à vous, on en connaît un petit peu plus, c'est sûr. Et nous allons approfondir ce sujet, sur lequel j'avais beaucoup de prévention en effet, et je me suis aperçue que j'avais raison. Oui.

Vous avez une définition très jolie, c'est l'intelligence artificielle et le coucou de l'intelligence. Ça, c'est quand même… c'est un coucou artificiel. J'ai trouvé que l'image était très jolie. Vous savez tous, chers amis de TV Liberté, que le coucou pond ses œufs dans un nid qui n'est pas le sien, et dès que les petits bébés coucou naissent, ils expulsent ceux qui étaient déjà dans le nid. Eh bien voilà, on y est. L'image est fort juste.

3:15
Invité politique

Écoutez, je trouve très intéressant que vous commenciez par ça, que ce soit ça qui vous est attiré. Alors moi, je ne suis pas un scientifique, je ne suis pas un informaticien, je ne suis pas un philosophe.

3:27
Invité

Vous êtes un homme de lettres quand même.

3:28
Invité politique

Je suis purement un écrivain.

3:29
Invité

Oui, un écrivain, un homme de lettres. Vous avez écrit aussi, autant le dire tout de suite, l'hyper-république chez Berger-Levraud.

3:40
Invité politique

Ça, ça doit être très intéressant. Voilà. Merci beaucoup. Et donc, je suis un pur écrivain. Et moi, je m'interroge d'abord sur cet étrange terme d'intelligence artificielle. C'est un oxymore. C'est-à-dire une contradiction dans les termes, comme cette obscure clarté qui tombait des étoiles, etc. Sauf que là, c'est un oxymore qui a conquis la planète entière en quelques années. Je parle de l'IA populaire, l'IA grand public.

4:08
Invité

Et comment expliquez-vous que dorénavant, on gobe les oxymore sans problème ?

4:15
Invité politique

Eh bien, écoutez, je ne me l'explique pas. Je pense que les choses ont été… Ce n'est pas un complot. D'abord, il y a beaucoup de gens qui se combattent et qui sont dans ce complot. Il y a des complots de complots, en quelque sorte. Notamment, l'IA américaine n'est que concurrence. Tout le monde se barre avec tout le monde. Alors que l'IA chinoise, par contre, malheureusement, c'est le parti communiste chinois qui… C'est centralisé. C'est centralisé.

4:41
Invité

C'est le parti central.

4:42
Invité politique

Eh bien, c'est aussi dangereux d'un côté que de l'autre.

4:44
Invité

Mais il y a surtout une propagande terrifiante. Absolument. Parce que rien ne se fait sans propagande aujourd'hui. Donc, on a l'impression qu'il y a un matraquage.

4:55
Invité politique

Absolument.

4:56
Invité

Si on fait un relevé des journaux dans la presse sur l'intelligence artificielle, c'est une proportion considérable.

5:02
Invité politique

Absolument. Il y a néanmoins de la résistance. Oui. Il y en a un peu partout, y compris d'ailleurs aux États-Unis, où il y a eu, par exemple, de manière étonnante, une grève contre l'IA à Hollywood. Oui. Qui a repoussé la sortie de quelques films. Il y a eu encore un petit État qui est le Maine, qui a refusé qu'on installe des centres de refroidissement des serveurs de l'IA.

5:27
Invité

Oui, oui.

5:27
Invité politique

Sur son terrain.

5:29
Invité

Il y a un prof, le fondateur, l'inventeur de l'IA, Geoffrey Hunton, a parlé, il regrette son invention, et il a parlé de dramatic progress.

5:42
Invité politique

Voilà. Alors, il n'y a pas seulement lui, les godfathers de l'IA, tous, lui et d'autres, voilà, il y en a toute une série quand même, ils sont tous à remettre vraiment beaucoup d'eau dans leur vin, et voire même, lui, prix Nobel, c'est peut-être effectivement le plus important, mais ça commence à être très critiqué. Et il ne faut pas oublier non plus la chose peut-être la plus importante, dont je n'ai pas parlé dans mon livre, mais du coup j'en ai parlé sur mon blog, sansia.net, c'est l'encyclique du pape, du pape Léon XIV, qui a été très, très importante.

Le pape Léon XIV a condamné sans aucune limite l'IA, et comme je le fais dans mon modeste livre, il en a conclu, il a conclu sur le transhumanisme et le post-humanisme, dont l'IA est finalement l'outil. Bien sûr. Évidemment, c'est totalement anti-chrétien, le moins qu'on puisse dire.

6:38
Invité

Oui, oui. Je voudrais rendre hommage à un médecin qui s'appelait le docteur Dickès.

6:45
Invité politique

Oui, absolument.

6:46
Invité

Qui avait publié L'Homme artificiel en 2006, c'est-à-dire il y a 20 ans. Et c'était un essai sur le moralement correct. C'était un sacré bonhomme, il avait créé les cahiers Saint-Raphaël. Il était président de l'ACIM, Association catholique des infirmières et médecins. Et il avait fondé une mission qui allait soigner des enfants dans des pays très lointains. Et donc, il avait écrit ce livre, L'Homme artificiel, qui était en quelque sorte une introduction au vôtre.

7:24
Invité politique

C'est très gentil de me dire ça. J'en suis très honoré. Il y a 20 ans. Parce que je l'ai connu une ou deux fois. Ça me fait plaisir. J'ai rencontré une ou deux fois. Mais j'ai d'ailleurs un chapitre, je ne parle pas de lui spécialement, mais j'ai un chapitre qui est sur la médecine artificielle. Oui. Qui pose un problème assez compliqué et qui est en cours, je crois, qui n'est pas tout de suite là. Mais il est évident que… Qu'est-ce qu'on appelle la médecine artificielle ? Alors, eh bien, c'est le fait que… Moi, je pense que les médecins eux-mêmes résistent dans l'ensemble. Mais d'abord, on a des traîtres complets. Oui. Comme le fameux docteur Laurent Alexandre.

8:04
Invité

Oui, oui, c'est assez sûr.

8:04
Invité politique

Qui est un urologue. Oui, oui. Un spécialiste du pipi. Oui. Et qui a écrit un livre qui s'appelle, c'est signé Docteur Laurent Alexandre, « Chad GPT vous rendra immortel ». Oui, ça c'est… Donc, c'est un trans et même post-humaniste. Oui, oui. Ça n'a aucun sens. Mais malheureusement, il est invité partout. Oui, oui. Y compris sur des chaînes assez sympathiques, etc. C'est un beau parleur. Oui, c'est un beau parleur. Et il publie beaucoup de bouquins de ce genre. Oui, oui. « La mort de la mort », etc. Donc, il y en a d'autres qui ne sont pas loin dans ce sens-là. Pour l'instant, les médecins eux-mêmes résistent.

Et les infirmiers, très important évidemment, les infirmières, on a besoin d'êtres humains, d'êtres humains. J'ai des jeunes médecins de mes amis, par exemple mon filleul qui est radiologue et qui dit que l'IA, on leur propose, mais que ça ne marche pas. Alors, j'ai été récemment dans un hôpital en province, très bon hôpital, à New York, public. Et on m'a dit, oui, on avait un problème d'infection, etc. On a soumis tout ça à l'IA. Et l'IA nous a donné des hypothèses, sans être très clair, etc. Alors, bon, mais ça nous a peut-être un peu aidés au départ, bon, vous voyez ? Donc, c'est assez compliqué.

Mais j'irais, si vous permettez, alors, le problème, c'est que l'intelligence artificielle médicale m'a sauvé la vie. Oui. Et que je regrette qu'elle m'ait sauvé la vie. Elle m'a sauvé la vie d'un AVC.

9:30
Invité

Non, il ne faut pas dire ça.

9:31
Invité politique

Voilà, il ne faut pas le dire, mais je...

9:33
Invité

Vous avez une femme qui vous aime, et donc...

9:36
Invité politique

Oui, mais je vous dis que je regrette d'avoir été sauvé par des neurologues purs et durs.

9:44
Invité

Ah, d'accord, oui, c'est ça.

9:44
Invité politique

Alors que, autrefois, avant 1968, il y avait des neuropsychiatres.

9:50
Invité

Oui, oui.

9:50
Invité politique

Et aujourd'hui, il y a d'un côté les neurones, tuyaux, et d'autre part, la fumée qu'il y a dans les tuyaux. Oui. Ou le gaz qu'il y a dans les tuyaux. Eh bien, c'est une erreur fondamentale. Et donc, je m'en rappelle très bien, j'étais à l'hôpital, un hôpital très sympathique, qui s'appelle l'hôpital Saint-Joseph, et il y avait... Très catholique aussi. Très catholique, très bien, très bon, ils sont excellents. Et il y avait, j'étais dans la chambre, j'avais eu un AVC sur le lieu de travail, d'ailleurs, et il y avait un médecin, un homme en robe blanche, qui rentrait deux fois par jour, qui ne me jetait pas un seul regard. Oui, oui, qui ne vous regardait pas, mais qui regardait l'écran.

Le tableau, l'écran. Oui, c'est hallucinant. C'est ça, la médecine artificielle.

10:27
Invité

Oui, oui. Mais ça, c'est très... Je pense que c'est propre à cette génération qui est devenue fou de progrès.

10:36
Invité politique

Exactement.

10:37
Invité

Et qui sont quand même des gens qui auraient dû faire autre chose, créer des moteurs d'avion, mais pas s'occuper de l'homme qui a besoin d'un regard.

10:49
Invité politique

Plutôt des moteurs d'avion que des moteurs de recherche.

10:50
Invité

Et alors, vous vous dites dès l'introduction, ce n'est pas un progrès comme la machine à vapeur ou comme l'électricité, parce que le progrès, il ne faut pas contester le progrès, c'est le crime pour lequel l'opinion publique vous excommunie. Parce que l'excommunication est à la mode. Si vous êtes contre le progrès, vous avez... Oui.

11:18
Invité politique

Mais enfin, il ne faut pas oublier quand même que toute l'intelligence française croyait après la guerre et pendant de longues décennies que le progrès, le sens de l'histoire, c'était le communisme.

11:28
Invité

Absolument.

11:28
Invité politique

Ça nous rafraîchit un peu, ça nous rafraîchit la mémoire et ça nous refroidit. Peut-être qu'on se trompe à nouveau, si vous voulez. Oui, absolument.

11:37
Invité

Mais, donc, ça n'est pas un progrès, c'est plutôt un danger.

11:44
Invité politique

Pourquoi c'est un danger ? Alors, d'abord, il faut essayer, une fois qu'on a dit que c'est un oxymore, il faut essayer de définir un peu. Oui. Bon, moi, je prétends, je dis, il y a pas mal de gens qui le pensent aussi, que c'est une énorme masse de zéro et de un et qui ne connaît ni la différence entre le vrai et le faux, le bien et le mal, l'homme et la femme et, finalement, toute une série de choses et surtout, qui n'est pas la différence entre le rire et les larmes et qui, finalement, ne connaît pas la différence entre la vie et la mort. Donc, on appelle ça intelligence. Alors, n'appelez pas ça intelligence.

Bon, et on voit les résultats sur Chagipiti et autres, on voit un certain nombre de résultats où l'IA arrive, quand elle ne sait pas quelque chose, elle le cache. Elle fait semblant de le savoir. C'est de plus en plus difficile à détecter, évidemment. C'est dingue, ça. Oui. Mais, malgré tout, il faut savoir.

12:39
Invité

Ta comportement humain, d'ailleurs, ça, c'est marrant. Oui, oui, oui. Cacher son ignorance.

12:42
Invité politique

Oui, oui, oui, mais l'IA a des réflexes qui ressentent beaucoup. Ce n'est qu'un immense pastiche de l'intelligence humaine. Elle fait semblant d'être une intelligence humaine. Et, évidemment, elle y arrive parfois très, très bien.

12:59
Invité

Mais, vous dites, c'est le danger par excellence, car elle s'attaque à la sapience, à la sagesse de l'homo sapiens.

13:09
Invité politique

Absolument. On nous dit, l'intelligence artificielle est supérieure à l'intelligence humaine, d'homo sapiens. Et ça, c'est évidemment la catastrophe. Mais, les plus grands spécialistes de l'IA, celui que vous citiez, mais beaucoup d'autres aussi, je les cite sur mon blog, sont complètement vent debout devant ce bébé qu'ils ont créé. Ça, c'est clair. Ils ont très peur de la… Il y a eu des exemples comme ça dans l'histoire, déjà. On a peur et on dit, alors, il ne faut pas revenir en arrière. Donc, il faut regarder l'IA, admettre le fait, admettre que, dans certains cas, on peut utiliser, non pas l'intelligence artificielle, mais une mémoire informatique augmentée.

C'est-à-dire, une masse de zéro et de un, et qui, pour le coup, soit le meilleur, soit la pire des choses, comme la langue d'Essope. L'IA, la vraie intelligence artificielle de Charles-GPT et autres, ce n'est pas la pire et la meilleure des choses. C'est uniquement la meilleure. En revanche, la mémoire informatique augmentée, c'est soit la meilleure, soit la pire des choses. Soit entre les deux, évidemment.

14:22
Invité

Mais vous dites, ce n'est pas ce que nous en ferons, mais c'est qu'elle fera de nous.

14:31
Invité politique

C'est ça, c'est ce qu'elle nous transforme. Alors, d'abord, on ne peut pas prévoir l'avenir. On ne sait pas comment ça va se passer du tout. Il n'y a pas de déterminisme. C'est après coup qu'on peut dire qu'il y avait un sens de l'histoire. Mais pour l'avenir, il n'y a pas de sens de l'histoire. Il se peut que ce soit la fin de l'intelligence humaine. C'est-à-dire que le monde, cette exception qu'est l'intelligence humaine, sur cette petite planète bleue, où il y a la vie d'abord, l'exception de la vie, parce que dans l'univers, il n'y a que des roches, etc. Pour l'instant, on n'en sait rien.

Bon, il y a la vie, il y a la vie animale, la vie végétale d'abord, animale, sexuée, et finalement, l'intelligence, le libre arbitre humain. Oui, le libre arbitre. Et c'est une exception. Alors, est-ce que cette exception est condamnée, ce qu'on appelle la fin du monde pour les chrétiens même ? Oui, peut-être. Enfin, pour l'instant, ce n'est pas à moi de prouver, à nous, les élus humains, de prouver que c'est la fin de l'histoire et le passage, après le fameux point de singularité, le passage où tout bascule. Ça, c'est à eux de le prouver. Laurent Alexandre, par exemple. Moi, je n'y crois absolument pas. Par contre, où est-ce qu'on en est ?

Est-ce qu'on ne sait pas créer un esclavage volontaire ? C'est ça, c'est ça le problème. Et est-ce qu'on n'est pas déjà dedans à moitié ou complètement ?

15:53
Invité

Ce qui vous abordait plein de problèmes. La copie a toujours existé, vous êtes-vous, mais là, c'est l'homme copié par la machine.

16:02
Invité politique

Absolument. C'est ça qui est arrivé. C'est un pastiche de l'intelligence humaine. Un pastiche, oui.

16:07
Invité

Et il y a aussi le pastiche de l'art.

16:10
Invité politique

Absolument, oui.

16:10
Invité

J'ai vu un livre qui s'était « La vie de Jésus » de Christian Petitfils. Oui. Il avait publié un gros livre et son éditeur lui a demandé une version plus courte et illustrée par l'intelligence artificielle. J'ai ouvert le livre et je me suis accrochée au rideau. C'était visiblement des pastiches de Michel-Ange, de tous les primitifs italiens, mais c'était laid parce que c'était complètement artificiel. On reconnaissait finalement les copies, mais des mauvaises copies, en fait. Des copies sans âme.

16:48
Invité politique

Il manquait l'âme de l'artiste. C'est un très bon exemple. Il y en a beaucoup d'autres. Il y en a, par exemple, où vous pouvez demander une poésie à Chad G.P.T. pour votre fiancé. Sauf que c'est très, très mauvais pour l'instant. Mais je pense que…

17:04
Invité

Mais quel est l'intérêt de demander d'écrire une poésie à la machine ? Ou vous êtes capable d'écrire une poésie ?

17:10
Invité politique

Il y a des gens qui pensent qu'ils ne savent pas écrire. Il y a tous les jours sur Facebook, par exemple, de la publicité, « Utilisez l'IA pour écrire votre livre. » Ah oui, oui. Et vous devenez écrivain par l'IA. C'est ça, oui, oui. Mais je prends un exemple. Je crois que l'IA va être de meilleur en meilleur et parviendra à pasticher de mieux en mieux. Pour l'instant, si on prend, par exemple, le philo. Vous savez qu'il y a eu ce fameux… Il y a deux ans, avec un philosophe, un professeur de philosophie, qui a passé le bac de philo avec une IA. L'IA a eu 11 sur 20. Et lui a eu 20 sur 20. Oui, donc c'est… Je ne sais pas…

17:54
Invité

C'est donc pas si performant.

17:58
Invité politique

En tout cas, non. Alors, apparemment. Mais je pense qu'un jour, l'IA aura 20 sur 20 au bac de philo. Je le pense. Et pour autant, il ne faut pas oublier que la philosophie au bac, ce n'est pas une création. C'est un… On demande à l'élève… De réfléchir. De réfléchir. Et de citer, de connaître les anciens philosophes. De raisonner. Donc, ça l'a strictement… Un ami, professeur de philosophie, m'a dit… Je vois… Je demande un travail à la maison. Oui, oui. Et ils arrivent avec la réponse de Charles G.B.T. Bon, comme moi, j'ai aussi regardé Charles G.B.T. C'est la même réponse. Et je leur dis, ce n'est pas ce que je vous demande. Je vous demande de réfléchir.

Je vous demande d'être des humains, voilà, capables de penser. C'est ça, l'éducation. Soyez des hommes. Ce n'est pas soyez des machines. Voilà. Mais imaginons, cela dit, il y a certaines formes en Corée du Sud, etc. C'est un peu des machines, déjà. Enfin bon, vous voyez, tout progresse comme ça. Alors, il faut bien voir qu'un jour, Charles G.B.T. aura 20 sur 20, ou une autre I.A. aura 20 sur 20 au bac de philo. Mais un jour, une I.A. fera un pastiche absolument parfait d'un dialogue de Platon. Pour l'instant, ce n'est pas le cas du tout. Mais ça sera probablement le cas. Et y compris d'un livre de Nietzsche, etc.

Et quand on ne connaît pas à l'avance Nietzsche ou Platon ou Descartes, ou une méditation de Descartes, on aura l'impression que c'est du Descartes, que c'est du Platon. Un jour, il y a, pas tout de suite, mais un jour, il fera un poème des Fleurs du Mal, que quelqu'un qui connaît les Fleurs du Mal détectera tout de suite. Mais quelqu'un qui ne le connaît pas, un adolescent, un enfant, un bachelier, eh bien, il se trompera. Mais attention, l'IA, à mon avis, n'arrivera jamais à créer un nouveau Descartes, un nouveau Platon, c'est ça, et un nouveau Baudelaire. C'est-à-dire qu'il est capable de pasticher ce qui existe déjà. Donc, l'humanité risque de se répéter comme ça à l'infini.

20:04
Invité

Cela dit, la volonté de copie se répand. J'ai lu récemment qu'il y a un grand professeur d'université, un grand scientifique, qui a été pris en flagrant délit de copier-coller des thèses d'autres gens. C'est sans arrêt en ce moment.

20:21
Invité politique

Bien entendu, bien entendu. C'est sans arrêt en ce moment. Alors, c'est notamment, j'ai un peu étudié la question, parce que j'y ai travaillé quand j'étais dans la recherche d'un grand groupe français, je ne citerai pas, la question des... Vous avez la publication d'un article dans une revue scientifique. C'est sacro-saint. Oui, oui. Publish or perish.

20:41
Invité

Oui, oui, c'est le must.

20:42
Invité politique

Il y a un nombre invraisemblable... D'articles qui ont disparu. Mais d'articles qui ont été... Qui sont des pastiches. Qui sont des pastiches. On publie des choses qui ont été écrites par l'IA. Il y a même un site...

20:53
Invité

C'est quand même d'une malhonnêteté dramatique. Comment peut-on dîner avec soi-même en ayant copié la copie du voisin ?

21:00
Invité politique

Alors, parce que c'est la folie de la publication à tout prix.

21:04
Invité

C'est un monde de menteurs. C'est mon opinion, déjà. Oui, oui. Tout le monde ment.

21:08
Invité politique

C'est un monde de menteurs.

21:10
Invité

On le dit, c'est un monde de menteurs.

21:11
Invité politique

Alors, ce que je voulais savoir dire, c'est qu'il y avait même un site spécialisé aux Etats-Unis, que je cite dans mon livre, qui fait le recensement de tous les faux, de tous les pastiches qu'il y a dans les revues scientifiques. On dit bien les revues scientifiques. Rappelez-vous qu'il y avait une histoire avec le fameux docteur, vous savez, qui était... Raoult. Raoult, absolument. Et il a été condamné par un article scientifique publié dans la revue The Lancet. Oui, oui. La plus grande revue, oui, oui. Le problème, c'est que la revue a été obligée de retirer son article. Parce qu'il avait été écrit par l'intelligence artificielle.

Il était une compilation de l'intelligence artificielle contre Raoult. Oui, non, c'est... Donc, je ne dis pas que Raoult a raison. Mais je dis simplement que là, c'est ses adversaires qui avaient tort, clairement.

22:00
Invité

Oui, mais enfin, à partir du moment où on met une machine pour tuer un homme, c'est que l'homme gêne en question, gêne un peu. Ah oui, c'est le moins compliqué. Et s'il gêne un peu, c'est qu'il y a des raisons. Oui, oui, c'est clair. C'est QFD. Vous annoncez une bonne nouvelle, c'est qu'il y a, dans les écoles, on apprend aux enfants à voir quand c'est de l'intelligence artificielle.

22:23
Invité politique

Absolument. Ça, c'est du tout. Alors, il y a eu notamment... Enfin, il y a des réactions quand même. Il ne faut pas y oublier. J'ai été récemment... Il y avait un grand Raoult de Macron sur les Champs-Elysées sur l'intelligence artificielle. Il y a un an. Mais en face, il y avait un contre-sommet. Ah oui ? Le sommet de l'IA. Avec notamment un philosophe, professeur de philosophie, qui s'appelle M. Sada, qui a fait un très, très beau discours.

Et il y a eu notamment, il y a eu des choses très intéressantes dans la recherche, sur l'environnement aussi, ce que l'IA apporte en termes de destruction de l'environnement, qui est absolument terrifiant, en matière de consommation des ressources d'eau potable. Ça, ça les gêne pas. Ça, bah oui.

23:11
Invité

On n'a pas le droit d'arroser ses carottes, mais...

23:13
Invité politique

Ils font semblant, voilà. Ils font semblant de, etc., de faire des efforts unisables. Et il y a eu... Alors, les interventions sur l'éducation n'étaient pas extrêmement intéressantes. Parce que vous dites qu'il y a des réactions dans l'éducation. Il y en a. Mais il y a aussi, dans l'éducation nationale, une tendance à faire passer l'IA dans l'éducation. Mais il y a des réactions. Toujours...

23:37
Invité

Oui, oui. Moi, j'ai entendu une fois une jeune femme dire que l'IA allait établir une certaine égalité dans les classes. Voilà. Ça m'a scilé. C'est absurde. C'est...

23:49
Invité politique

Et ça, c'est... Complètement idéologique. Absolument.

23:52
Invité

Et d'abord, il n'y a pas d'égalité. Les esprits sont différents. J'ai enseigné cinq ans. Il y a les flèches. Il y a ceux qui résonnent plus lentement. Il y a ceux qui se mettent à travailler au milieu de l'année. Il y a ceux qui ont commencé dès septembre. Et on ne peut absolument pas comparer. Les intelligences, c'est...

24:11
Invité politique

Bien entendu.

24:12
Invité

Ce n'est pas des kilos de carottes, encore une fois. Absolument. Donc, parler d'égalité dans une classe, c'est complètement fou. C'est complètement impur. C'est l'égalité par le bas. Le mythe de l'égalité nous bouffe l'esprit.

24:25
Invité politique

Et effectivement, l'IA égalise au plus bas niveau. Puisque l'IA elle-même, ce n'est que de la matière. Ce n'est que des zéros et des unes. Il s'agit de milliards de milliards de kilo-octets. Enfin, de zéros et de unes. Et c'est tout. Rien d'autre que ça. Donc, si c'est ça qui doit nous faire progresser vers l'égalité, ben oui, ça nous fait progresser vers la matière.

24:50
Invité

Vous avez une très belle expression. Vous pastichez, en quelque sorte, la phrase de la Boétie sur la soumission volontaire. Et là, vous dites que c'est la dictature volontaire. On laisse installer une dictature. C'est vraiment minoui. Cela dit, il n'y a pas que dans le domaine de l'IA.

25:09
Invité politique

Oui, mais l'IA est un peu… Il est en pleine dictature, tout est immut. L'IA, avec la complicité… Alors, il y a des choses un peu étranges, il faut bien le dire. Vous avez du côté de Macron, ça a été catastrophique. Il a une vision de l'IA, d'ailleurs. Il a été très copain du patron de… Je n'ai plus son nom en tête. Le grand patron américain, l'homme le plus riche du monde. Oui, oui, oui. Vous voyez ce qu'il y a dit ? Oui, oui, très bien. Tout le monde voit, d'ailleurs. Elon Musk, il l'a invité plusieurs fois, etc. Et il a fait donc ce sommet de l'IA dans lequel on n'avait plus qu'une seule chose à vendre. Nous, les Français, c'est notre fraîcheur. C'est ça.

Donc, par exemple, les Émirats arabes vont venir rafraîchir leurs IA en France. Parce que chez eux, ça ne risque pas de réfléchir. Mais comme les centres serveurs, ça bouffe de la fraîcheur. Il faut rafraîchir. Et bien donc, on va vendre notre fraîcheur. Avant, on n'avait pas de pétrole, mais on avait des idées. Maintenant, on n'a plus d'idées, mais on a de la fraîcheur. Donc, Macron est responsable. Vraiment, ça s'est très mal passé. Et dans l'ensemble, il essaie de créer, comme les Américains, comme les Anglo-Saxons, aucune limite à l'IA. Il essaie. Bon, il est quand même gêné par la CNIL et par d'autres choses. Heureusement, d'ailleurs.

Mais le paradoxe, on peut penser ce qu'on veut de l'Europe, mais l'Europe, il y a eu Thierry Breton, qui a, au niveau européen, fait passer une loi, une loi sur l'IA, et qui n'est pas la pire des choses. C'est-à-dire, c'est une vraie... Protection. C'est une vraie protection, qui vaut ce qu'elle vaut. Ils ont très souvent, l'Europe a condamné les grands groupes américains à des peines d'amende assez fortes, et à des interdictions de certains logiciels d'IA, d'intelligence artificielle, qui, du coup, les Américains ont dit, si vous mettez des limites, on ne viendra pas en Europe. Très bien, on n'est pas en Europe.

Donc, autrement dit, il y a trois grandes zones, l'Amérique du Nord, ou, en fait, le monde anglo-saxon, Angleterre comprise, dans lequel c'est laisser-faire, laisser-passer, avec Trump, qui est le pire de tous, laisser-faire, aucune limite, laisser-faire, laisser-passer. Il y a le monde chinois, avec un parti communiste qui pilote l'IA, et entre les deux, si j'ose dire, le monde chinois et asiatique un peu, et entre les deux, il y a le continent européen, qui est même eurasien, d'ailleurs, parce que la Russie, aussi, est, heureusement pour elle, en retard sur l'IA, tant mieux pour elle, et on résiste, mal peut-être, mais on résiste quand même.

27:45
Invité

Alors, vous avez, je vous cite, parce que c'est pour que les auditeurs, les téléspectateurs, goûtent, et votre prose, et votre culture, c'est très... Vous êtes gentil. Et votre humour, parce que vous avez beaucoup d'humour. L'IA pourrait un jour, pourquoi pas, créer un nouveau poème de type baudelairien, une nouvelle symphonie de Beethoven, un nouveau tableau de Velázquez, mais pas un nouveau Baudelaire, un nouveau Beethoven ou un nouveau Velázquez. Radicalement nouveau et intéressant. L'art, l'IA, ne nous parle que lorsqu'il est plagiaire.

Il faut donc considérer l'IA, ou tout nouvel outil informatique, comme un pinceau, un piano ou un stylo plume, et non comme un tableau, une symphonie ou un poème. En fait, il y faut une main, derrière.

28:35
Invité politique

Absolument. Une main, un cerveau. Et une intelligence. Une liberté.

28:38
Invité

Une intelligence et une liberté.

28:39
Invité politique

Ce côté très étrange des artistes, Beethoven, qui était sourd, qui n'entendait pas la musique, etc. Ça, ce n'est pas possible. Le miracle total, oui. Ce n'est pas une IA. Une IA ne peut pas faire du Beethoven. Oui, le miracle total.

28:56
Invité

Comment est-ce que vous êtes... Comment est-ce que vous êtes arrivé à cette clairvoyance ? Vous racontez une très jolie histoire, l'histoire de votre grand-père, qui avait fort confiance dans le pouvoir de décision d'un homme. Pouvez-vous nous raconter cette belle histoire ?

29:17
Invité politique

C'est la conclusion de mon livre. Oui, je l'aime beaucoup. Enfin, l'épilogue, on va dire. Je trouve que par les temps qui courent,

29:23
Invité

c'est une conclusion qu'il faut bien connaître.

29:26
Invité politique

Alors, puisque gentiment vous me donnez, vous me demandez de me parler de mon grand-père, c'était donc Pierre de la Côte-Pessolière, grand archéologue, membre de l'Institut, grand héléniste, spécialiste dans son livre, magnifique sur les fouilles de Delphes. J'espère qu'elle va être réédité un jour. Et moi, j'étais un tout petit garçon, bien entendu. Et je lui parlais beaucoup de tas de choses. Et un jour, il m'a raconté une histoire qui m'a beaucoup ennuyé au début. Et il m'a dit, voilà, il y avait des Grecs qui avaient des cités, qui passaient leur temps d'ailleurs à se battre entre eux. Et puis, il y avait l'ennemi qui était la Perse. Ça, c'était des grands méchants.

Et donc, l'armée Perse était gigantesque. Elle a envahi la Grèce. Elle a commencé à... Xerces, le grand. Voilà. C'est une grande civilisation aussi, il ne faut pas oublier. Oui. Enfin, c'est très différent. Et donc, elle a commencé par apprendre toutes les cités grecques les unes après les autres. Elle est arrivée pas loin d'Athènes. Alors, les Athéniens, superstitieux comme ils étaient, vont voir la pitié de Delphes. Alors, ils vont voir la pitié qui... La pitié de Delphes, quand elle les voit, elle se roule par terre comme une hystérique. Elle leur dit, mais fuyez, pauvres Grecs. Pauvres Athéniens, vous allez être... Vos cités vont être brûlées. Vos femmes vont être violées.

Vos enfants vont être réduits en esclavage. C'est fini. Bon. Alors, ils se retirent terrorisés. Ils étaient très intelligents, les Grecs, mais ils étaient très superstitieux. Ils croyaient au destin. Donc, la pitié, c'était quand même la porte-parole d'Apollon. Il ne faut pas l'oublier. Et il y a un d'entre eux qui dit, attendez, on va revenir la voir et on va négocier. On va négocier avec le destin. C'est quand même pas mal, hein ? C'est joli, mais... Alors, ils arrivent. La pitié qui avait, en fait, fumé son joint, parce qu'elle était entourée de fumées bizarres, etc. Et là, elle était plus calme. Plus calme. Et alors, elle leur dit, oui...

Alors, ils apportent des cadeaux, etc., pour négocier. Et la pitié leur dit, bon, peut-être, éventuellement... Oui, vous allez être peut-être sauvés par vos murailles de bois.

31:30
Invité

Votre salut dépendra de votre muraille de bois.

31:35
Invité politique

Alors, ils sont encore plus terrorisés. Ils construisent des murailles de bois ? Alors, certains croient que c'est des vieilles murailles de bois d'Athènes, du Néolithique, quasiment. Oui, avant les murailles de pierre. Oui, bien sûr. Alors, ils reconstruisent une muraille de bois sur le sommet de l'Acropole. L'armée Perse arrive, elle brûle tout, elle viole toutes les femmes, réduisant l'esclavage, tous les enfants, elles font tout ce que vous voulez. Et il ne restait plus rien. Donc, Athènes n'est plus. Il restait quelque chose. Il restait... Je pleure, chaque fois que j'y pense. Il restait la flotte grecque, commandée par Athènes, avec plusieurs cités, mais...

32:12
Invité

Avec un homme très intelligent. Voilà.

32:14
Invité politique

Ténistocque. Absolument. L'armée de terre était commandée par Sparte, mais elle était battue. Et l'armée, la marine, était commandée par Athènes. Donc, Athènes avait la flotte la plus importante. Et le problème, c'est que la flotte perse était plus nombreuse que la flotte grecque. Attention. Mais, le gars, Thémistocque, il se débrouille pour attirer la flotte perse dans un passage où le nombre n'est pas un avantage, mais un inconvénient. Les bateaux perses ont commencé à se heurter entre eux et à se couler entre eux. Alors, évidemment, les Grecs en ont profité pour les couvrir d'une nuée de flèches et pour les empaler avec leur rostre vous savez. Ça s'est très mal terminé pour les Perses.

On disait même que les... Je n'ai pas du tout à mon livre, mais mon père me le disait. On disait que les Grecs utilisaient leur rame pour taper sur la tête des Perses comme des tons un peu qu'on assomme, etc.

33:16
Invité

Et c'est la célèbre bataille de Salamine.

33:18
Invité politique

Voilà. C'était pas loin d'un blague qui s'appelait Salamine. Et voilà comment la Grèce a été sauvée par sa muraille de bois. C'est-à-dire les coques de ses navires.

33:27
Invité

Et alors, la mémoire, la morale, comme les Grecs en 480 avant Jésus-Christ, nous sommes encore tous libres de choisir entre la fatalité du destin ou la liberté humaine. Nous sommes libres d'être libres ou esclaves. Certes, nous les mortels sommes une goutte de libre arbitre dans un océan de déterminisme mais rien n'a changé depuis l'Antiquité. Nous continuerons donc l'histoire humaine sans IA avec les outils et les armes de notre mémoire ajoutée informatique et nous l'emporterons. Face à l'intelligence artificielle, nous sommes tous des soldats de Salamine. J'avoue que notre conclusion me réjouit. Ecoutez, c'est très gentil.

Parce qu'elle explique le problème de l'intelligence artificielle mais elle explique aussi qu'on a besoin de détermination pour toutes les autres problématiques

34:23
Invité politique

d'aujourd'hui. Absolument. Vous me rassurez. L'IA étant soit un problème en soi, soit le problème lié au transhumanisme, au post-humanisme, etc. Et il y a bien d'autres choses, y compris la pollution. C'est-à-dire que l'IA est un facteur de pollution terrifiant. J'ai un chapitre avec un ami polytechnicien qui m'a bien aidé en disant... Et d'ailleurs, deux, un peu les techniciens et puis un... qui m'ont dit, qui montrent, je crois, que ce n'est pas soutenable, l'IA. L'évolution de l'IA va vers le dessèchement de toutes les dapes d'eau. Même si on fait une IA verte, soi-disant, etc. Ce n'est pas possible. Donc, il faut bien en sortir.

35:03
Invité

Ce n'est pas la principale crainte de tous ceux qui nous envoient des chemtrails dans le ciel pour nous envoyer de l'aluminium et des dômes de chaleur pour nous faire crever. Ce n'est pas leur premier souci. Non, non, pas du tout. Donc, il faudrait quand même que les gens ouvrent un petit peu les yeux et se réalisent. Je ne vois pas très bien à quoi vous faites référence, mais l'IA en tant que telle... Je dis que l'écologie n'est pas la principale source des grandes têtes pensantes de notre monde. Ah oui, non, non. Bien sûr que non. Et qu'il s'en fout royalement.

35:37
Invité politique

Elon Musk veut carrément que l'humanité migre sur la Lune, sur Mars, etc. Il veut...

35:46
Invité

Il ne fume pas trop,

35:48
Invité politique

ces gens-là ? Oui, il a dit lui-même qu'il avait une maladie qui était une maladie qui lui faisait... D'abord, c'est le fils de l'Apartheid. Il veut créer un Apartheid au niveau de toute la planète entre les gens qui ont des neurones en plus. Ah oui. Et en dessous, les hommes comme vous et moi... Ça s'appelle le syndrome Atali. Oui, absolument.

36:10
Invité

Et il l'est dit aussi.

36:11
Invité politique

Oui, oui. Tout à fait.

36:12
Invité

Il faut éliminer... Il est une vraie maladie. Il faut éliminer ceux qui sont inutiles, ceux qui sont fragiles, malades, ceux qui sont vieux, parce que ça coûte cher.

36:22
Invité politique

Voilà, exactement. Et donc, tout ça est bien. De toute façon, si vous allez vers le post-humanisme, c'est évident que si on est immortel sur Terre, il n'y aura plus d'enfants, puisqu'il ne peut pas augmenter la population humaine. Non. En fait, ça sera le transhumanisme pour les riches et l'euthanasie pour les pauvres. L'euthanasie pour les pauvres,

36:44
Invité

absolument. Il y a lui, puis il y a Hariri, qui est aussi un dangereux personnage. Un très dangereux. Un très dangereux personnage. Alors, vous parlez d'enfants. Il y a aussi son intérêt pour certains dans l'incitation au sexe. Alors, parlez-nous de ça.

37:01
Invité politique

Ouh là ! Oh là là ! Est-ce que je peux vous parler de ça ? Vous devez. Eh bien, écoutez, le problème est vraiment très grave. Allez sur Internet, tout simplement. Non, j'ai seulement besoin

37:12
Invité

que vous me racontiez. Je vous raconte.

37:14
Invité politique

Je vais, donc je vais, je me sacrifie, je vais sur le, non pas sur le dark web, très compliqué, mais sur quelque chose, des choses qui sont totalement accessibles à n'importe qui. Il suffit de trouver l'adresse, bon, c'est enfantin, un moteur de recherche, etc. Et vous tombez sur des images produites par l'intelligence artificielle représentant, alors pour moi, je suis un homme, hétérosexuel, je regarde des images de femmes. Mais il y a des hommes qui regardent les images d'hommes s'ils y veulent, mais ça, c'est pas mon problème. Et des femmes qui regardent. Oui, bien sûr. Non, mais tout est possible. De beaux hommes, c'est un peu scandide. Bon, voilà. Complètement, c'est tout est bon.

C'est quand même un tout petit peu, majoritairement, des hommes hétérosexuels qui sont, d'ailleurs, tous les patrons des grandes sociétés d'IA sont tous des hommes, à quelques rares exceptions près. Moi, je sais très bien pourquoi,

38:02
Invité

parce que c'est pure idéologie et que les femmes ont le sens du concret

38:06
Invité politique

et du réel. Écoutez, je vais vous dire une chose très simple. Les femmes que je connais, les jeunes filles, les femmes sont plus sceptiques que les hommes contre l'intelligence artificielle.

38:19
Invité

Parce que nous sommes les grandes prêtresses du réel.

38:21
Invité politique

Il y a deux hypothèses. Le réel. Soit elles sont moins intelligentes que les hommes. Non. Soit elles sont moins artificielles que les hommes. Oui. Voilà. Ben voilà. Non, elles sont. Il y a une hypothèse. Elles sont complètes. Alors, attendez, je vais donc sur ces sites ouverts à tout le monde. Oui. Et vous voyez, alors vous voyez des horreurs avec des femmes, avec des pénis, etc. Et vous enlevez ça, vous ne regardez pas, et vous voyez des beautés, je vous promets, qu'elles sont troublantes. Oui. Troublantes. Ah oui.

Mais oui, je vous rappelle qu'une femme artificielle, c'est-à-dire un visage de femme, une sorte de site pornographique artificiel en quelque sorte, je vous rappelle que ces femmes, elles ne vieillissent pas, elles n'ont pas d'enfants, etc. Et puis elles ne mourront pas un jour. Elles sont immortelles. Ce sont des créatures qui ont été créées il y a un an, trois ans,

39:12
Invité

trois minutes. Donc vous ouvrez votre ordinateur et vous trouvez une femme parfaite qui peut vous parler, qui peut vous répondre sans avoir de crise de nerfs, de fatigue.

39:22
Invité politique

On n'en est pas encore tout à fait là. Non. Mais on n'est pas loin. Il ne faut pas oublier que le patron de Zuckerberg, le patron de Facebook, a créé, donc la boîte s'appelle Meta et il veut nous faire vivre dans un Meta. Mais il l'a dit, un deuxième monde où les êtres humains auront des lunettes spéciales, des petits logiciels ou des petits capteurs dans les mains, et ailleurs, par exemple, et ils vivront dans un deuxième monde. Et ils vivront, évidemment, la première chose, c'est comme le Minitel Rose, la première application, c'est le sexe, évidemment.

Et donc, ils vivront avec des femmes artificielles qui seront bien supérieures aux femmes réelles, parce que les femmes réelles, elles ont leur caractère, elles ont leur liberté, elles ont leurs humeurs, elles ont leur âge, elles n'ont pas éternellement 18 ans, elles n'ont pas, elles ont des enfants, etc. Enfin, toute une série de choses. La vie, quoi. Bon. Mais ça, les hommes, qui ont eu toujours tendance depuis le Minitel Rose et avant, passer largement vers ça, peut-être plus vite que les femmes, mais c'est pas tout le monde se... Eh bien, ils vont se retrouver dans un deuxième monde, ils auront beaucoup de mal à retrouver le monde réel, les femmes réelles. Vous comprenez ?

Et ça, c'est, à mon avis, gravissime. Oui. Parce que je ne vois pas très bien comment on peut se vacciner contre ça, si vous voulez. Notamment les jeunes, évidemment.

40:55
Invité

C'est un peu, si on compare avec la nourriture, c'est un peu goûter à un véritable mais après avoir goûté de la cuisine surgelée pendant des années. Non seulement surgelée, mais il y a même

41:10
Invité politique

une nourriture qu'on peut appeler artificielle.

41:13
Invité

Il y a de la nourriture, la nouvelle nourriture

41:15
Invité politique

avec des steaks,

41:16
Invité

d'insectes et tout le tout. Oui,

41:18
Invité politique

ça c'est le truc ultime. Mais simplement un McDo, les McDo. Moi je pense que c'est de la nourriture artificielle. Non pas que la matière première soit si mauvaise que ça, parce qu'il y a même de la viande française, etc. Mais les recettes du McDo sont calculées par informatique pour capter le goût de tout le monde, salé, sucré, etc. La graisse, des frites comme ça, de ceci, cela. Et après, c'est envoyé à tous les McDo du monde qui appliquent tous et on trouve partout le même McDo, bacon, burger, machin, etc. Moi je me rappelle qu'il y avait l'histoire, la fameuse histoire de cet agriculteur de Gaulle, très à gauche, qui a démonté un McDo. José Beauvais, que je cite dans mon livre.

Depuis qu'il a fait ça, je ne vais plus au McDo. Donc merci, José. Bon, tu es peut-être un peu plus à gauche que moi, mais voilà, tu as fait un truc très bien. Mais ça ne veut pas dire qu'il faut démolir tous les McDo. Il l'a fait une fois à titre d'exemple et c'est resté dans les mémoires. Oui, oui. Contre la nourriture

42:22
Invité

artificielle. Artificielle, déjà. Oui, oui. Eh bien, chers amis de TV Liberté, vous avez vu que Pierre de Lacoste nous entraîne très loin, que ses arguments sont extrêmement précis et simples à comprendre. Ma petite cervelle féminine a bien tout compris. Et c'est plein de références littéraires ou philosophiques et ça, c'est bien agréable. Et encore une fois, vous avez beaucoup d'humour et d'esprit, de réaction. Et j'aime beaucoup cette croyance dans le déterminisme. Je pense que c'est ça qu'il faut insuffler à nos contemporains qui ont quand même tendance à penser qu'il n'y a rien à faire et qu'on est rotu.

43:07
Invité politique

Donc, il faut rappeler l'importance du libre arbitre face à tous les déterminismes comme le veulent les chrétiens et comme l'a rappelé le pape. Quand vous dites ma pauvre petite cervelle féminine, je rappellerai donc que les femmes sont plus résistantes à l'intelligence artificielle parce qu'elles sont très inquiètes et que tous les grands patrons de l'IA sont des hommes à la quasi-totalité.

43:30
Invité

Ça me fait très plaisir. Merci beaucoup, Pierre Delacoste. Je rappelle votre titre. Peut-on vivre sans IA ? Elle sait tout de toi, tu ne connais rien sur elle. Aux éditions Temporis, le livre précédent, L'Apocalypse du Progrès. Entre-temps, j'ai eu

43:49
Invité politique

Un idiot dans la ville.

43:50
Invité

Un idiot dans la ville qui est le récit de votre odyssée médicale. Absolument. Et donc, merci beaucoup, Pierre Delacoste. Merci à vous. Merci à vous. Cette émission, vous clôturez cette émission, cher Pierre, avec votre livre. Nous vous retrouvons bien sûr en septembre et nous vous souhaitons un bon été et nous vous rappelons que ma petite lettre à mes petites filles se trouve en librairie et que vous pouvez, à votre tour, chers amis de TV Liberté, rassembler vos souvenirs pour pouvoir les transcrire et les transmettre à vos petits-enfants. C'est un bon manuel de survie pour les nouvelles générations. C'est une sorte de boussole, en fait.

44:46
Invité politique

Une IA n'a pas de petits-enfants.

44:48
Invité

Une IA n'a pas de petits-enfants, exactement. Et ce livre, vous le trouvez sur Internet, sur mon blog, sur thebookedition.com et sur un centre de diffusion de livres merveilleux qui s'appelle livresenfamille.com et là, il y a un téléphone et vous aurez une femme qui vous répondra Anne-Charlotte Lundi qui est merveilleuse et vous aurez votre livre dans un temps record. Voilà, chers chers...

45:16
Invité politique

Merci beaucoup, Anne.

45:17
Invité

Chers amis de TV Liberté, à très vite. Sous-titrage Société Radio-Canada

45:21
Locuteur

Sous-titrage Société Radio-Canada