Viols dans l’église : une omerta en France - C à Vous l’intégrale - 15/10/2025
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Questions et réponses
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- 0:15OuverteRéponse directe
On est ensemble en direct jusqu'à 21h avec l'équipe. Pierre sera avec nous à partir de 20h. À la une, le grand oral de S.Lecornu au Sénat...
- 1:00ComplaisanteRéponse directe
S.Lecornu: "Je crois en la sagesse du Sénat pour aider ce gouvernement à calmer les tensions."
- 2:00OuverteRéponse directe
Bonsoir, R.Lescure, ministre de l'Économie... Il va falloir construire un budget sans 49-3.
- 4:00OuverteRéponse directe
Encore faut-il que le gouvernement échappe aux motions de censure qui seront débattues demain à partir de 9h.
- 6:00OuverteRéponse directe
Le ministre du Travail a dit qu'il n'était pas "autiste" pour expliquer qu'il comprenait les réticences à propos de la réforme des retraites. Ces propos ont beaucoup fait réagir malgré ses excuses.
- 8:00OuverteRéponse directe
R.Bachelot affirme aujourd'hui que F.Bayrou était au courant des violences physiques et sexuelles infligées sur les élèves de Bétharram.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00S.LecornuFait
« Je crois en la sagesse du Sénat pour aider ce gouvernement à calmer les tensions. »
- 5:00S.LecornuFait
« Trouver des compromis pour l'avenir du pays. »
- 6:00S.LecornuFait
« Il est permis d'espérer que le Parlement fonctionne comme nos concitoyens nous le demandent. »
- 7:00S.LecornuFait
« 19 milliards d'impôts, un mensonge sur les retraites, quel beau pacte de lâcheté avec LR et les socialistes... Avouez vos mensonges! »
- 10:00R.BachelotFait
« Vous saviez. Vous avez choisi l'omerta. »
- 11:00R.BachelotFait
« Je ne vois pas comment il ne savait pas. »
- 12:00R.BachelotFait
« Ma mère a été confrontée à une violence terrible avec sa meilleure amie, violée par un prêtre. »
- 17:00M.Le PenChiffre
« Je vous rappelle que 20 milliards d'impôts supplémentaires vont tomber sur les Français. »
- 19:00R.LescureChiffre
« 13,7 milliards d'impôts, c'est déjà beaucoup, mais c'est ça. Ce n'est pas 20 milliards. »
- 21:00R.LescureFait
« On a des prélèvements, des économies de dépenses aussi importantes qui vont affecter les uns et les autres. »
- 23:00R.LescureFait
« La taxe Zucman pose un gros problème. Elle taxe de manière indifférenciée l'ensemble des biens détenus par les gens riches, y compris l'outil de production. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble en direct jusqu'à 21h avec l'équipe. Pierre sera avec nous à partir de 20h.
A la une, le grand oral de S.Lecornu au Sénat, ses premières questions à l'Assemblée nationale... 2 salles, 2 ambiances. - S.Lecornu: Je crois en la sagesse du Sénat pour aider ce gouvernement à calmer les tensions. - Votre présence sur ces bancs est une anomalie démocratique car vous êtes illégitime. - S.Lecornu: Trouver des compromis pour l'avenir du pays. - Vous cherchez l'alibi du désaccord. - S.Lecornu: Il est permis d'espérer que le Parlement fonctionne comme nos concitoyens nous le demandent. - 19 milliards d'impôts, un mensonge sur les retraites, quel beau pacte de lâcheté avec LR et les socialistes...
Avouez vos mensonges! - A.-E.Lemoine: Bonsoir, R.Lescure, ministre de l'Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique.
Il va falloir construire un budget sans 49-3. - P.Cohen: En laissant la main aux députés.
C'est ce qui a été promis et ce qui s'annonce comme un saut dans l'inconnu. Il a 70 jours pour donner un budget à la France. - A.-E.Lemoine: Encore faut-il que le gouvernement échappe aux motions de censure qui seront débattues demain à partir de 9h. - E.Tran Nguyen: Le ministre du Travail, J.-P.Farandou, hier, a dit qu'il n'était pas "autiste" pour expliquer qu'il comprenait les réticences à propos de la réforme des retraites.
Ce sont des propos qui ont beaucoup fait réagir malgré ses excuses. - A.-E.Lemoine: A la une également, le "J'accuse" d'une ancienne ministre. - Vous saviez.
Vous avez choisi l'omerta. - Je ne vois pas comment il ne savait pas. - L.Amar: R.Bachelot affirme aujourd'hui que F.Bayrou était au courant des violences physiques et sexuelles infligées sur les élèves de Bétharram. - A.-E.Lemoine: R.Bachelot raconte comment elle a été confrontée dès l'enfance aux abus sexuels dans une école catholique.
Elle sera dans un instant sur notre plateau. On parlera également de l'appel de R.De Niro. ... - L.Sénéchal: Il appelle à manifester, l'acteur légendaire, dans 3 jours.
Les électeurs de Trump s'adaptent et évitent les confrontations avec les forces de l'ordre. - A.-E.Lemoine: On retrouve Bertrand aux côtés de N.Zemmouri. - B.Chameroy: Bonsoir.
Au menu? - N.Zemmouri: Couscous automnal.
On retourne aux plats chauds en respectant les saisons. - B.Chameroy: Bonne idée.
Vous êtes sûrs que votre invité est bien R.Lescure? Parce qu'il a un double maléfique... - R.Lescouilles...
Rires. - A.-E.Lemoine: C'est bien R.Lescure qui est avec nous.
Tout est vérifié. A tout à l'heure. L'Edito de P.Cohen.
La suspension de la réforme des retraites ouvre la voie à une discussion budgétaire semée d'embûches. - P.Cohen: Rien n'est écrit.
C'est le principe du renoncement au 49-3. Laisser la main aux députés pour leur laisser façonner la copie budgétaire et leur laisser le dernier mot au risque de faire de l'Assemblée un champ de bataille. Il y a un risque d'enlisement ou d'obstruction.
Les délais sont contraints. Le Parlement dispose de 50 jours pour élaborer le budget de la Sécurité sociale, qui comprendra un amendement du gouvernement pour la suspension de la réforme Borne. Date limite: le 10 décembre. 70 jours pour adopter le budget de l'Etat, pas plus tard que le 23 décembre.
En cas de dépassement, le gouvernement reprendrait la main, soit par des ordonnances, soit par une loi spéciale. Les oppositions vont-elles bordéliser les débats? La présidente de l'Assemblée met en garde. - Y.Braun-Pivet: Maintenant que la balle est dans le camp de l'Assemblée nationale, il faut qu'on en tire nous-mêmes les conséquences.
Il faut que l'on puisse être responsables et avoir un débat correct. - P.Cohen: "Les semaines qui viennent vont être très dures.
J'ai dit à mes députés qu'il faudra être là tout le temps", disait le socialiste B.Vallaud ce matin, "pour ne pas se laisser déborder par les extrêmes et pour continuer à peser sur le budget, notamment sur la taxation des plus riches." - B.Vallaud: Je reviens sur la taxe Zucman...
C'est l'un de nos combats principaux. On va y mettre toute notre conviction. Elle est juste. - P.Cohen: La bataille promet d'être féroce, d'autant que la taxe Zucman a trouvé une majorité à l'Assemblée il y a quelques mois.
Il faudra voter des recettes nouvelles pour réduire le déficit et compenser les retraites. - S.Lecornu: Il n'y a pas de suspension sans coût.
Je ne pourrai pas et je n'endosserai pas n'importe quoi, tout simplement parce qu'il en va de la pérennité du système actuel. Ca veut donc dire, comme vous l'avez dit, qu'il ne peut pas y avoir de suspension votée sans des éléments de recettes en face. - P.Cohen: Des recettes qui figurent déjà dans le projet de budget transmis par le gouvernement en début de semaine.
Il y a une série d'orientations qui sont sur la table et qui font bondir les oppositions. Un chiffre notamment que vous allez beaucoup entendre, martelé ce matin par M.Le Pen. - M.Le Pen: Je vous rappelle que 20 milliards d'impôts supplémentaires vont tomber sur les Français. 20 milliards d'impôts supplémentaires.
De la même manière que nous avons censuré monsieur Barnier pour cette raison, que nous avons refusé de voter la confiance à monsieur Bayrou sur cette question, nous refusons d'admettre qu'on puisse à nouveau faire peser 20 milliards d'impôts supplémentaires sur les Français. - P.Cohen: D'après le gouvernement et le Haut Conseil des finances publiques, c'est plutôt 14 milliards sur les ménages et sur les entreprises.
Mais c'est déjà beaucoup. Avec de sérieuses économies sur les dépenses sociales, gel des pensions de retraite et des prestations sociales, gel du barème de l'impôt sur le revenu et la CSG, ce qui ferait 200 000 nouveaux contribuables à l'IR...
Suppression de 23 niches fiscales dont une exonération pour les prix Nobel, ou des sportifs professionnels qui se reconvertissent, mais aussi une hausse des taxes sur les biocarburants, l'E85. On entend déjà tous ceux qui utilisent des biocarburants, les producteurs de colza aussi, commencer à sortir du bois. Ca rappelle les "gilets jaunes".
Suppression aussi de 3000 fonctionnaires. Tout cela sera âprement débattu. Je laisse le mot de la fin au sénateur centriste C.Malhuret qui disait ceci cet après-midi à S.Lecornu. - C.Malhuret: O.Wilde, ruiné à la fin de sa vie et endetté jusqu'au cou disait: "Je meurs au-dessus de mes moyens." C'est exactement ce qui nous arrive.
Autant dire que le budget 2026, monsieur le Premier ministre, s'annonce encore plus difficile encore à bâtir qu'un meuble Ikea. - P.Cohen: Bref, un saut dans l'inconnu comme aucun gouvernement n'en a jamais pris le risque depuis le début de cette Ve République. - A.-E.Lemoine: Avec un budget "plus difficile à bâtir qu'un meuble Ikea"...
Vous adhérez à cette métaphore? - R.Lescure: Je reconnais bien le verbe ciselé de C.Malhuret, mais je voudrais rassurer tout le monde: on n'est pas au bord de la mort. - A.-E.Lemoine: La France ne va pas mourir ruinée? - R.Lescure: Non.
On est face à un budget difficile et face à une Assemblée morcelée. Pour forcer l'Assemblée nationale à véritablement débattre de ce budget, le Premier ministre a pris un risque inédit: renoncer au 49-3. Ca veut dire que ce budget doit être voté.
Il ne peut pas être présenté...
Il ne peut pas passer en force. C'est ce que les oppositions nous ont reproché pendant longtemps. Mais la présidente de l'Assemblée nationale l'a bien dit: cela met tout le monde devant ses responsabilités.
On a beaucoup utilisé les mots ces temps-ci, jusqu'au point de les galvauder. La responsabilité est un mot important. On a pris la nôtre en déposant un budget en temps et en heure.
Le temps est compté. On prendra les nôtres en étant à l'écoute des parlementaires, en donnant nos avis, en leur donnant aussi, et c'est inédit, des informations pour qu'ils sachent, quand ils votent quelque chose, combien ça coûte ou ça rapporte pour prendre leurs décisions de manière éclairée. Les 2 dernières années, les discussions budgétaires, c'était souvent: ça part dans tous les sens, on vote beaucoup de choses, mais surtout, il y avait toujours implicitement l'idée que, de toute façon, tout cela serait nettoyé par le 49-3, donc on pouvait "voter n'importe quoi".
C'est terminé. - P.Cohen: Il peut y avoir le piège inverse.
Les oppositions peuvent noyer le débat sous des montagnes d'amendements, repousser hors délai l'examen du budget, dire que, maintenant, c'est l'affaire du gouvernement, empêcher la suspension de la réforme des retraites et dire au PS, qui a accepté le deal, que c'était de l'enfumage et que ça ne s'est pas réellement produit...
Tout cela peut déraper dans le fossé. - R.Lescure: Vous savez ce qui se passe, si on en arrive là: on revient au budget initial critiqué par tout le monde.
Donc effectivement, les oppositions et la majorité ont aujourd'hui une responsabilité. Soit on vote un budget dans les temps, et ça a toujours été le cas... 70 jours, 50 jours, c'est beaucoup. - P.Cohen: Sauf avec M.Barnier...
Il y a eu une loi spéciale. - R.Lescure: Le gouvernement est tombé.
Je suppose que le gouvernement va tenir le débat jusqu'au bout pour mener les débats à leur terme. Mais oui, on est dans un moment inédit. Ce que S.Lecornu a pris comme risque, c'est de dire que si on fait la même chose de la même manière que les 2 gouvernements précédents, ça se terminera aussi de la même manière. - A.-E.Lemoine: L'impératif martelé par S.Lecornu, c'est qu'à chaque dépense, il faut des recettes, des compensations, donc une augmentation mécanique des impôts. 20 milliards d'impôts qui tombent sur la tête des Français, dit déjà M.Le Pen.
Elle exagère franchement ou vous minorez un peu l'addition quand même? Ca va être difficile à faire accepter aux Français. - R.Lescure: Je ne veux pas croire que M.Le Pen ne sache pas compter.
Si elle raconte des contrevérités, c'est qu'elle est de mauvaise foi. Elle l'a dit ce matin et ça fait 3 semaines qu'elle le dit, elle ne cherche qu'une seule chose: la dissolution. Le président du Haut Conseil aux finances publiques l'a dit...
Il y a des milliers de fonctionnaires qui ont travaillé là-dessus. On a publié des documents qui nous engagent. Lui, il est indépendant. 13,7 milliards d'impôts, c'est déjà beaucoup, mais c'est ça.
Ce n'est pas 20 milliards. Il faut arrêter de raconter n'importe quoi. - A.-E.Lemoine: Qui vont concerner des Français qui ne payaient pas l'impôt sur le revenu.
D'autres vont voir leurs prestations sociales gelées. Vous leur dites quoi, à ces Français? Tout le monde doit faire un effort? - R.Lescure: Oui.
Depuis 2 jours, on a l'impression qu'on va être matraqués sous des prélèvements exceptionnels. Non. Il y a des hausses de prélèvements qui existent et qui vont effectivement se traduire par des efforts importants pour beaucoup.
Mais on fait face à une situation difficile. On a des prélèvements, des économies de dépenses aussi importantes qui vont affecter les uns et les autres. Mais on fait ça parce qu'on a des engagements qui doivent nous amener à stabiliser la dette publique, rassurer les marchés financiers, et hier, les marchés financiers ont bien réagi à l'annonce d'un compromis politique.
Les incertitudes politiques génèrent des inquiétudes économiques concrètes chez nos concitoyens, les chefs d'entreprise, les ménages, les salariés. Quand il y a de l'inquiétude dans l'économie, ça part mal. - A.-E.Lemoine: Les riches seront plus concernés, mais surtout pas de taxe Zucman.
Vous n'en voulez pas. Pourtant, le PS jettera toutes ses forces dans la bataille pour imposer une taxe qui, selon eux, est juste. - R.Lescure: J'entends bien B.Vallaud.
La taxe Zucman pose un gros problème. Elle taxe de manière indifférenciée l'ensemble des biens détenus par les gens riches, y compris l'outil de production. Ce que je ne veux pas, c'est que des entreprises familiales ou des start-up françaises soient obligées de vendre une partie de leur capital pour payer leurs impôts.
C'est ça, la solution de G.Zucman, quand les 2 % qu'il envisage ne sont pas dans le compte en banque. - P.Cohen: Pour la famille Arnault, cela les concerne? - R.Lescure: On va pointer du doigt untel et untel...
Il y a des centaines de milliers d'entreprises de taille intermédiaire qui sont des groupes familiaux. - P.Cohen: Dans le schéma présenté, il y a 4 familles qui rentrent 10 milliards. - R.Lescure: Vous savez bien que les estimations...
Je ne vais pas faire des questions d'économiste...
Les estimations ont été critiquées, y compris par notre prix Nobel d'économie. Le risque de la taxe Zucman, c'est qu'elle soit contre-productive. Mais le débat doit avoir lieu.
Mon rôle en tant que ministre de l'Economie et des Finances, c'est de l'éclairer et de ne pas le bloquer. Donc il aura lieu. Il y aura des gens qui seront pour, contre.
Il y aura un vote et le Parlement décidera. Le Premier ministre a été très clair là-dessus. - A.-E.Lemoine: Donc si la taxe Zucman est votée, vous vous inclinerez? - R.Lescure: Tout ce qui sera voté dans le budget sera le budget.
Mais vous savez comment ça se passe, ça va à l'Assemblée et puis au Sénat, puis on essaie de se mettre d'accord. C'est ça, le processus budgétaire. - A.-E.Lemoine: Regardez ce dessin paru ce matin à la une de "L'Opinion".
S.Lecornu accueille O.Faure pour une "Demolition Party" du macronisme, référence à la suspension de la réforme des retraites et de la hausse des impôts.
Est-ce que le macronisme est vraiment en train de reculer sur ses fondamentaux? Vous comprenez ceux dans le bloc central qui disent que ça fout les glandes de suspendre cette réforme, que c'est une grosse erreur, comme O.Dussopt? - R.Lescure: D'abord, je les comprends.
J'ai été au gouvernement quand elle a été votée. Je l'ai soutenue. Et eux, ils l'ont votée.
Des parlementaires ont voté une réforme à laquelle ils croient encore. Ils ont vu leurs permanences dégradées, ils se sont faits insulter sur les réseaux sociaux et se sont fait prendre à partie sur les marchés. Evidemment que c'est difficile.
C'est le prix du compromis. On n'a pas l'habitude. Mais quand la CDU allemande accepte d'augmenter le Smic alors que c'est totalement à l'opposé de leurs convictions en Allemagne, ça leur fait mal aussi.
Donc je comprends mes anciens collègues, mais là aussi, le débat aura lieu. C'est le débat parlementaire. Nous débattrons et ils voteront. - A.-E.Lemoine: Avant même l'ouverture de la discussion sur ce budget, dès demain 9h, le gouvernement va devoir affronter deux motions de censure.
Il faut 289 députés pour censurer le gouvernement. 265 seraient prêts à le faire. La vice-présidente d'Horizons a confié qu'elle voterait la censure si elle était députée.
Même volonté pour le vice-président des Républicains. - Si j'étais député, je n'aurais aucune hésitation à voter la censure de ce gouvernement. Nous, la droite, on ne doit pas faire la politique de la gauche.
Aujourd'hui, le gouvernement de monsieur Lecornu est prisonnier de la gauche. C'est un peu comme si O.Faure était devenu le vice-Premier ministre.
Je sais que L.Wauquiez ne fait pas ce choix. Il ne votera pas demain la censure.
Je le regrette. J'espère que certains députés LR feront le choix de la clarté. La clarté, c'est de censurer. - P.Cohen: B.Retailleau appelle également les députés, dont il n'est pas le patron, puisque c'est L.Wauquiez à l'Assemblée nationale, à voter la censure.
Les sénateurs LR ont hué S.Lecornu quand il était à la tribune pour sa déclaration de politique générale, là où il y avait une abstention bienveillante à l'Assemblée nationale des LR, avec le même discours. - A.-E.Lemoine: Vous craignez des défections?
Ca va être très serré. - R.Lescure: Il l'a dit lui-même: G.Larrivé n'est pas député.
Demain, ce sont 577 députés qui vont prendre leurs responsabilités. Ce n'est pas pour accepter tout ce que S.Lecornu ou R.Lescure ont mis dans leur budget.
Ce n'est pas non plus pour accepter le budget socialiste. C'est juste pour commencer le débat. Il ne fait que commencer.
Demain, il y a des gens qui veulent censurer a priori. J'espère qu'ils seront minoritaires. Et j'espère qu'il y en a qui vont vouloir aller au débat. - E.Tran Nguyen: Le nouveau gouvernement a fait ses premiers pas.
Hier, vous étiez au premier Conseil des ministres à l'Elysée. Comme le veut la tradition, les photographes essayent obtenir des photos, notamment du Premier ministre et aussi des nouveaux venus. ... - Un mot pour décrire la réunion? ... - E.Tran Nguyen: Le Premier ministre voulait une rupture, des nouvelles têtes.
Il y a 18 ministres sur les 34 qui ont déjà occupé des fonctions ministérielles sous E.Macron. Vous êtes un fidèle parmi les fidèles du président.
La rupture, en matière de casting, on n'y est pas vraiment. C'est mission impossible? - R.Lescure: Rejoindre un gouvernement dont l'espérance de vie est forcément risquée, voire limitée, c'est prendre un risque.
Au contraire, je disais qu'il y avait une quinzaine de personnes qui quittent des emplois dans des entreprises, des administrations, pour rejoindre un gouvernement aujourd'hui. C'est d'abord très courageux. Je les remercie.
Ils nous apportent déjà des choses différentes dans la manière dont ils vont aborder les sujets. Ca me rappelle 2017, où un certain nombre de gens étaient venus de la société civile. C'était un moment où on avait un peu plus le vent dans le dos qu'aujourd'hui.
Ils ont apporté des choses différentes. M.Pénicaud, J.-M.Blanquer et tant d'autres.
E.Dupond-Moretti...
On a J.-P.Farandou.
On a le nouveau ministre de l'Education nationale...
Des visages nouveaux qui savent de quoi ils parlent. Ils vont surtout agir et peut-être un peu moins parler. - A.-E.Lemoine: Vous restez avec nous pour commenter le reste de l'actualité. - On ne peut pas dire que F.Bayrou ne savait rien.
Il savait des choses. - Vous saviez. Vous avez choisi l'omerta. - Je ne vois pas comment il ne savait pas.
Je pense qu'il a menti à la représentation nationale et que ça va finir par se voir. - On sait qu'il savait. - L.Amar: C'est l'affaire qui a poursuivi F.Bayrou pendant ses 9 mois à Matignon: l'affaire Bétharram.
Un immense scandale de violences dans une congrégation catholique dans la région de Pau. Près de 200 plaintes, autant de témoignages glaçants et une commission parlementaire fleuve...
F.Bayrou était-il au courant? Une ancienne ministre d'E.Macron répond oui. ...
Elle dit qu'il savait mais qu'il n'y croyait pas. F.Bayrou a toujours nié. - F.Bayrou: Je n'ai jamais été informé de quoi que ce soit de violences...
Il se trouve que je ne savais pas...
Si je ne savais pas, d'autres savaient. Jamais je n'ai entendu parler de violences graves et jamais je n'avais entendu parler de violences sexuelles. Je ne savais rien de Bétharram. - L.Amar: Au fil des mois, plusieurs éléments ont jeté le doute sur la version de l'ancien Premier ministre.
C'est cela que souligne R.Bachelot. Ses fonctions à Pau, au conseil général des Pyrénées-Atlantiques au ministère de l'Education, les déclarations du juge de l'époque qui dit avoir averti F.Bayrou, le fait que son épouse était professeure pendant 2 ans dans cet établissement et que plusieurs de ses enfants y étaient scolarisés, notamment une de ses filles, victime de violences physiques... - H.Perlant: Je n'en parle pas à mes parents parce que je ne m'en parle pas à moi-même.
Quand on a vécu un mécanisme de déni vital comme ça, on se met dans une position de survie qui fait qu'on va empêcher les autres de voir. C'est déjà une espèce de délivrance. La survie, c'est que ça ne parle pas.
C'est comme ça qu'on s'en tient dans sa dignité. Donc au contraire, je surjoue que ça va très bien. - L.Amar: F.Bayrou dit que les révélations de sa fille lui ont poignardé le coeur.
Pour sa toute dernière interview à la télé avant sa chute en septembre, il s'était à nouveau confié sur l'affaire. - F.Bayrou: C'était une terrible injustice.
Je n'avais évidemment jamais eu la moindre responsabilité dans tout ça. Et il y a eu une tentative d'abattre, non pas parce que c'était Bétharram ou que c'était moi, mais parce que c'était le moyen de porter atteinte et de faire du mal au gouvernement. Pour ma famille, ça a été dégueulasse. - L.Amar: L'utilisation de ce mot a fait bondir le collectif des victimes de Bétharram au lendemain de l'interview. ...
Nous avons rencontré cet après-midi l'une des victimes, qui regrette que l'affaire Bétharram soit devenue l'affaire Bayrou. - D'un côté, le fait que la personnalité de F.Bayrou ait été associée à ce dossier, a été dans un 1er temps une forme de bénédiction.
Nous avons porté ce sujet pendant près d'un an et demi avant que l'emballement médiatique ne s'opère. Il a focalisé la polémique sur sa personne. A partir de ce moment, le propos de Bétharram a été d'incriminer la responsabilité personnelle de F.Bayrou et pas nécessairement de s'atteler à établir la réalité des faits, par exemple la situation judiciaire de ce dossier pendant 30 ans. - L.Amar: Sur les 219 plaintes déposées, seules 2 ne sont pas prescrites aujourd'hui.
Ce n'est donc pas devant les tribunaux que les victimes auront réparation. Elles seront en revanche toute indemnisées, y compris celles agressées par des laïcs, annonce cette semaine la Congrégation des pères de Bétharram. Une indemnisation à hauteur de 60 000 euros par personne maximum. - Ca ne peut pas se résoudre à une simple indemnisation.
Les victimes ont besoin d'être reconnues, accompagnées, acceptées aussi dans la société telles qu'elles sont, avec leurs forces et leurs faiblesses. Donc les accompagner psychologiquement avec des thérapies adaptées, leur permettre aussi de témoigner. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, R.Bachelot.
Merci de votre présence alors que vous témoignez à votre tour de votre enfance passée dans une école religieuse, une éducation pieuse, mais vous allez être confrontée rapidement à la réalité des abus dans l'Eglise catholique, notamment avec l'arrivée dans votre pensionnat d'un jeune aumônier qui vous choque au cours notamment d'entretiens en tête à tête, coeur à coeur. Il ne parlait en réalité que de sexualité. - R.Bachelot: Merci de me permettre de témoigner sur un sujet qui me tient particulièrement à coeur, les violences faites aux enfants, en particulier sexuelles.
C'est un des combats de ma vie. Je raconte comment un système se met en place, un système de silence. Ca commence avec effectivement un aumônier qu'on met lui-même en danger.
En ne mettant pas les précautions nécessaires, il peut se produire tous les dérapages. C'est ma mère qui va arrêter cela. Ma mère a été confrontée à une violence terrible avec sa meilleure amie, violée par un prêtre.
Ce prêtre la met enceinte et elle va se suicider en se jetant dans le puits du le pensionnat. - A.-E.Lemoine: Elle avait 14 ans.
Elle s'appelle Marianne. Ce prêtre était chargé par la famille de Marianne de lui rendre visite, de prendre de ses nouvelles car elle ne rentrait pas tous les week-ends chez elle. Marianne a raconté ça à votre mère.
C'est votre mère qui fait ce récit, dans le livre. Comment le prêtre a commencé à la prendre sur ses genoux avant de l'embrasser, de la toucher et de la caresser, jusqu'à la pénétration... - R.Bachelot: Exactement.
Ma mère a essayé de l'empêcher, dans son désespoir, quand elle s'est rendu compte qu'elle était enceinte...
Elle a essayé de la protéger. Elle connaissait...
C'était une spécialité, dans l'Eglise catholique et ailleurs, d'avoir des institutions qui accueillaient ces filles enceintes. Ma mère va d'ailleurs plus tard à nouveau être confrontée à ce système où on accueille ces jeunes filles, on leur fait apprendre des métiers de servante et ensuite, on prend leur enfant, qu'on donne à adopter. On leur vole leur enfant.
Ca relève du pénal. Il y a non-dénonciation de crime, trafic d'êtres humains. Véritablement, la petite...
Elle sait que, dans ce milieu, elle ne survivra pas, donc elle ne trouve une issue que dans la mort. - A.-E.Lemoine: Pourtant, c'est elle et ses parents qui ont été accablés. "Hélas, votre fille s'est comportée comme une dévergondée.
Elle a attiré dans ses filets de pécheresse le père André. Ses fautes impardonnables la condamnent à l'enfer." - R.Bachelot: C'est la victime qui est accusée d'avoir été une séductrice, une tentatrice.
En plus, elle se suicide. Elle commet un péché mortel. Donc on la prive d'avoir une sépulture chrétienne.
On la jette dans un trou comme une bête. - A.-E.Lemoine: Le curé a quitté l'institution et a continué ailleurs? - R.Bachelot: Bien sûr.
C'est la caractéristique dans de nombreuses institutions, dans l'Eglise catholique ou dans l'Education nationale, jusqu'à ce que S.Royal prenne des dispositions claires. Je lui rends hommage.
C'était quand elle était ministre de l'Education. On déplaçait un prêtre avec des attitudes exhibitionnistes, un prêtre violeur...
On se contentait de les déplacer. - A.-E.Lemoine: Sans poursuites ni déshonneur. - R.Bachelot: Au contraire.
C'était un pauvre homme qui avait été mis en danger par une personne peu estimable. - A.-E.Lemoine: Vous parlez de cette omerta au présent? - R.Bachelot: Encore, pendant les dernières vacances, on a été confrontés à la décision de l'archevêque de Toulouse de nommer comme chancelier un prêtre qui avait été condamné à 5 ans de prison pour agressions sexuelles, dont un viol sur mineur. - P.Cohen: 15 ou 20 ans auparavant, mais la condamnation était là. - R.Bachelot: Vous avez raison.
Vous vous rendez compte de ce que ça représente pour les personnes victimes, de voir quelqu'un condamné a une telle promotion? - A.-E.Lemoine: Le Vatican a dû faire pression sur l'évêque. - R.Bachelot: On le dit, mais je n'en ai pas la confirmation.
Léon XIV venait d'être élu pape. Il a pu penser que ça ferait désordre de couvrir ce genre de choses. - A.-E.Lemoine: Vous lancez un appel.
Vous dites que nous sommes des lanceurs d'alerte, toutes et tous. Vous pointez ceux qui continuent à se taire, qui détournent le regard. F.Bayrou a été l'un d'eux dans l'affaire Bétharram? - R.Bachelot: J'en ai le sentiment, mais il est aussi un élément parmi d'autres de cette loi du silence, de ce déni.
Nous sommes tous les gardiens de nos enfants. Je le dis à R.Lescure.
Ce n'est pas d'abord une question d'argent. Je ne demande pas d'abord qu'il y ait de l'argent. Je demande qu'il y ait de l'attention pour les enfants. - A.-E.Lemoine: Des moyens mis... - R.Bachelot: Voilà.
Quand on voit ces enfants agressés dans leur propre famille, puisque le lieu où on risque le plus d'être assassiné, c'est dans sa propre famille. C'est d'abord par son père. C'est ça, le lieu de la dangerosité.
On apprend des choses abominables sur des enfants martyrisés, violés, tués. Et les gens savaient. Ils ont entendu.
Mais pour beaucoup, on a le sentiment que le droit s'arrête au seuil des maisons. Cambacérès avait voulu que ce ne soit pas le cas. C'est comme si l'enfant était la propriété de sa famille, comme si on n'avait pas à s'en occuper. - A.-E.Lemoine: Vous avez été témoin de ces violences, confrontée aux abus de l'Eglise catholique.
Pourtant, vous avez été femme politique, ministre, au contact de l'Eglise, du pouvoir. Pourquoi avoir gardé le silence? - R.Bachelot: Je n'ai pas gardé le silence.
Petit à petit, le tableau s'est mis en place, de quelque chose qui n'était pas uniquement des cas isolés, mais qui était un système où on ne protégeait pas les enfants. Quand j'ai été en charge, dans mes fonctions ministérielles, j'ai mené des politiques, comme celle que j'ai menée comme ministre des Sports. J'ai mis en place la première politique globale de lutte contre les violences sexuelles dans le sport.
J'ai beaucoup été aidé par Isabelle Demongeot, une joueuse de tennis, qui avait été agressée quand elle était mineure par son coach. Il y a des milieux où les violences sont fortes...
C'est souvent ce qui est terrible. C'est avec la complicité des parents. Il y a des parents qui se réalisent à travers leur enfant.
Ils disent à leur enfant: "C'est pas grave." Encore récemment, des violences sexuelles d'un chef de choeur sur les enfants du choeur. Les parents font des pétitions pour que la personne reste à la tête du choeur car il y a des phénomènes d'emprise dans ces affaires.
Petit à petit, le tableau se fait. Là, devant le site, je réagis, je lutte pendant toutes les fonctions que j'ai exercées, la lutte contre les violences sexuelles est l'un des fils rouges de mon action politique. - E.Tran Nguyen: A une autre échelle, dans l'actualité, aujourd'hui, il y a même des mots discriminants qui ont du mal à passer.
Le nouveau ministre du Travail l'a vite compris après son passage hier au 20h de France 2. Il est interrogé à propos de la réforme des retraites. On n'est pas sourds.
On n'est pas autistes. On voit bien que cette réforme passe mal. - E.Tran Nguyen: Il a eu beau présenter ses excuses, il y a eu beaucoup de réactions de personnes choquées et en colère.
En premier lieu, les premiers concernés. ...
Réactions aussi du côté des politiques. La députée Ecologiste M.-C.Garin dit ça. ...
Il y a aussi cette déclaration de S.Peytavie. Les réactions de nos spectateurs sont plus partagées.
Certains trouvent ça honteux, choquant, surtout pour un ministre qui vient de la SNCF, entreprise qui s'est vantée de sa politique d'inclusion. Certains ont demandé sa démission. Certains en on marre qu'on cherche la petite bête. "Il faut arrêter de tout dédiaboliser." "C'est une expression." La variante "on n'est pas aveugle" existe.
Ce n'est pas propre à notre époque. Il y a 8 ans, F.Fillon, candidat à la présidentielle, avait choqué en expliquant qu'il comprenait avoir pu blesser des Français après la mise au jour des soupçons d'emplois fictifs de son épouse.
Il avait dit qu'il entendait et n'était pas autiste. - F.Fillon: Mon projet est le seul qui peut permettre le redressement de la France.
Je ne suis pas autiste. Je vois bien les difficultés. J'entends les critiques.
Je ne suis pas jusqu'au-boutiste. Je ne suis pas enfermé dans une certitude. - E.Tran Nguyen: Ces propos avaient choqué à l'époque.
F.Fillon n'était pas ministre du Travail et des Solidarités mais 5 ans plus tôt, en tant que ministre, il avait voulu faire de l'autisme une grande cause nationale. "On a tenu bon.
C'est parce qu'il y a des préjugés à combattre et qu'il y a beaucoup à faire qu'il faut s'engager de manière collective." A ce titre, il vous avait demandé de lancer ce "plan autisme". - R.Bachelot: Ce que j'ai fait. - E.Tran Nguyen: Qu'en pensez-vous, qu'un ministre des Solidarités dise qu'il n'est pas autiste? - R.Bachelot: Ca reflète beaucoup d'ignorance.
C'est devenu un terme commun pour désigner une forme d'isolement. Il faut être prudent quand on utilise ces termes. D'abord, il ne faut pas les utiliser à tort, comme cela a été fait.
Les autistes et leurs parents ont été victimes de discriminations insupportables, d'incompréhension de ce trouble neurologique. Des parents ont été accusés d'être à l'origine de l'autisme de leurs enfants par des conduites inappropriées. C'est contre cela que nous avons lutté pour qu'il y ait une prise en compte des nouvelles thérapeutiques.
Il y a eu des thérapeutiques violentes imposées aux autistes, des techniques d'enveloppement glacé...
Il y a eu des choses épouvantables. Il faut le savoir, le connaître. Donc je regrette que le ministre ait utilisé ce terme à mauvais escient. - E.Tran Nguyen: Vous le regrettez aussi, R.Lescure? - R.Lescure: Oui, et lui Aussi.
Quand on est ministre, on réalise encore plus que chacun d'entre nous, chaque mot compte. Il faut être très prudent. C'est une expression qui existe mais qui doit disparaître.
Certaines de vos réactions le montrent. Certains utilisent encore cette expression. Il faut réaliser ce qu'on dit vraiment quand on dit de ce genre de choses.
J.-P.Farandou l'a réalisé.
Il sera prudent à l'avenir. Je le connais suffisamment. Je l'ai connu quand il était à la SNCF.
Il ne doit pas se sentir bien aujourd'hui. Il a réalisé son erreur. Je pense qu'il pèsera ses mots à l'avenir. - A.-E.Lemoine: Impossible de ne pas vous interroger sur la situation politique actuelle.
Vous avez dit qu'ils sont tous devenus fous. Vous parlez notamment de votre ancienne famille politique, Les Républicains. B.Retailleau est redevenu sénateur.
Il appelle au vote de la censure. - R.Bachelot: C'est une souffrance pour moi.
Mon père était parmi les membres fondateurs du RPF. J'ai été parmi le petit groupe des membres fondateurs de l'UMP. Même si je ne suis plus adhérente de cette famille politique depuis 13 ans, depuis 2012, ce sont des gens que je connais, avec qui j'ai travaillé.
Certains sont des amis. P.Valéry disait que les situations sont mortelles.
De la même manière, les partis politiques sont mortels. Beaucoup ont disparu. Je crois que LR disparaît. - A.-E.Lemoine: Vous pensez que le patron des Républicains est en partie responsable? - R.Bachelot: Je suis sidérée.
Je connais bien B.Retailleau. Nous avons été au conseil régional ensemble.
Moi, j'étais tête de liste du Maine-et-Loire et lui de la Vendée. Nous avons mené des combats ensemble. Il y a des tas de choses sur lesquelles nous ne nous entendons pas, notamment sur le plan sociétal.
Voilà...
Le terme de "pétage de plombs", c'est sidérant...
Ce n'est même pas se tirer une balle dans le pied. C'est se la tirer beaucoup plus haut! - P.Cohen: Quand il a envoyé tout valser le soir de la nomination du gouvernement Lecornu I? - R.Bachelot: C'est ça.
Ca ne s'apparente pas à une stratégie de long terme. C'est quelqu'un qui perd les pédales. Sur le reste, bien entendu, de toute façon, la réalité rattrapera les choses.
La réforme des retraites est suspendue. Ca veut dire qu'au lieu de monter au premier étage par l'escalier, on demandera aux Français de l'escalader par la façade. - A.-E.Lemoine: Ca s'appelle une métaphore signée R.Bachelot. "Une omerta française", ce sera disponible à partir de demain.
Vous restez avec nous. C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal. 30 ans de prison requis contre C.Jubillar. - L.Sénéchal: "C'est un homme qui tue et qui s'en vante", a déclaré l'avocat général qui a requis 30 ans de réclusion criminelle, et le retrait de l'autorité parentale.
Ses enfants se sont exprimés tout à l'heure par la voix de leurs avocats. "Maman nous aimait. C'est impossible qu'elle parte sans nous", déclare l'aîné. "J'aime papa mais j'aimerais savoir où est maman.
Parfois, je fais des souhaits et je dis'abracadabra' pour que maman revienne", dit la petite. Demain, il y aura les plaidoiries de la défense avant le verdict attendu vendredi. - A.-E.Lemoine: Une campagne pour le respect sur la route, un an après la mort d'un cycliste à Paris. - L.Sénéchal: Il avait été tué par un automobiliste après une altercation à Paris.
Des milliers de cyclistes s'étaient rassemblés quelques jours après sa mort. Sa mère avait pris la parole pour exprimer sa douleur. - J'ai perdu mon fils.
Un tueur fou l'a écrasé. On est sous le choc. - L.Sénéchal: Une piste cyclable en son nom a été inaugurée cet été rue Réaumur en présence de la maire.
Une campagne de communication est lancée sur le thème "priorité au respect". La route, pour les cyclistes, les automobilistes et les piétons, ça ressemble souvent à ça. - Les incivilités, c'est le quotidien. - Mais putain!
Tu es un connard! - La violence routière. - Des gens sont capables de descendre de voiture et de régler son compte à quelqu'un. - C'est des menaces. - Ca fait n'importe quoi.
Ca passe des carrefours en diagonale, carrément. Si vous les engueulez, ils vous font un doigt d'honneur sur la place. Vous le voyez tout le temps. - L.Sénéchal: Les chiffres de mortalité et des blessés sur les routes de Paris sont sortis.
Ca monte considérablement pour les piétons et les cyclistes. Ca baisse pour les automobilistes, en revanche. 31 personnes sont mortes à Paris sur les routes depuis un an.
Il y a peut-être un exemple à suivre. Helsinki, en Finlande, zéro mort depuis un an grâce aux 30 km/h. C'est respecté à coups de radars et d'amendes systématiques.
Il y a aussi des passages piétons surélevés et des pistes cyclables séparées. De plus en plus, il y a des silhouettes d'enfants qui semblent sur le point de traverser. C'est de plus en plus réaliste, au point de faire parfois peur aux piétons la nuit. - Qu'est-ce qu'elle fait dehors, cette petite fille?
Il faut rentrer. Mais c'est pas une petite fille! - Mais oui!
C'est Cassandra. - Cassandra, il faut rentrer. Il est 20h passé. - L.Sénéchal: Il en existe des versions moins réalistes que vous connaissez peut-être, en jaune et rouge.
Ils ont des surnoms: Arthur et Zoé. Ces figurines suscitent les convoitises. Elles ont été volées dans une commune de l'Orne.
Ca arrive régulièrement. Il y a 3 ans, ça avait été le cas et Arthur avait été rendu: "J'ai pris conscience de ton rôle important." - P.Cohen: La densité d'Helsinki n'est pas la même qu'à Paris. - R.Bachelot: C'est la ville la plus dense du monde, Paris. - A.-E.Lemoine: Les faux sites d'information polluent la campagne des municipales. - L.Sénéchal: Il y a plusieurs dizaines de sites.
Ces noms font vrai. Ils rappellent certains sites réels. Ces noms font un peu terroir.
C'est un ciblage stratégie. Si les Français ont une confiance relative dans les médias, la presse locale est celle qui leur semble la plus fiable et de loin. 67 % ont confiance dans les médias locaux.
En pleine campagne des municipales, des sites fleurissent pour créer des fausses informations ou qui déforment les informations. Il y a des titres accrocheurs, clairement orientés. ...
Ce sont des sites dopés à l'IA et reliés à des réseaux d'influence russe et chinois, selon les chercheurs cités par Radio France. "Le Monde" a identifié un site qui est fermé mais qui se faisait appeler Brut Info. Il y avait des vidéos générées par IA.
E.Macron se serait fait construire un bunker secret dans les sous-sols de l'Elysée. Evidemment, c'est faux. ... - P.Cohen: C'est pas très grand! - L.Sénéchal: En plus, c'est mal fait.
Les sites conduisent quasiment tous à la Russie ou à la Chine. Une cellule dirigée par un Américain exilé à Moscou...
Vous allez voir où il travaille. - Combien de sites Internet possédez-vous? - Des centaines. - Dans combien de langues? - Au moins 18, d'après mes souvenirs. - "Macron promet 500 euros aux Français s'ils votent pour la majorité présidentielle." Qu'est-ce que ça veut dire? - Je ne sais pas.
Ca vient d'une autre source. Ca a simplement été réécrit par l'IA. Est-ce vrai?
Je ne sais pas. - L.Sénéchal: Ca glace le sang. - R.Lescure: On est en guerre sur les réseaux.
Ce que vous avez vu sur les municipales qui arrivent, ça nous attend pour toutes les échéances électorales. Ca a été montré au moment du Brexit, il y a 10 ans. Avec l'intelligence artificielle, on est capables de tout.
Il y a un petit accent pour laisser croire de là où ça vient...
La régulation, les interdictions, la fermeture des sites...
On est en guerre. - R.Bachelot: On travaille sur la désinformation en santé.
C'est des facteurs de déstabilisation de la société, avec de fausses nouvelles sur les vaccins, sur des traitements...
C'est terrifiant. On voit déjà ce qu'il se passe pour les municipales. On a déjà vu lors de la dernière présidentielle toutes les techniques de désinformation.
Ca continue avec les fake news sur Madame Macron. Je suis sidérée de voir que certains féministes ne la défendent pas. Ils vont tous s'y mettre.
Ca va être un carnage. Ca va être atroceme. - A.-E.Lemoine: Aux Etats-Unis, les opposants à Trump changent de stratégie. - L.Sénéchal: Pour éviter des confrontations, ils prennent des mesures assez loufoques.
Ils viennent déguisés en animaux, en carottes ou en grenouilles. C'est à Portland, présenté comme à feu et à sang par Trump. C'est une image que les manifestants veulent casser. ... - L.Sénéchal: Ca n'empêche pas quelques affrontements avec les forces de l'ordre.
Les forces de l'ordre cherchent parfois l'entrée du costume pour mettre des gaz lacrymogènes. Il y a eu une autre technique importante: la manifestation tout nue à vélo, sous la pluie, en plus. C'est pour éviter de donner l'impression qu'on est des manifestants sanguinaires.
Trump est obsédé par ça. assassiné. Hier, c'était l'anniversaire de la naissance de C.Kirk.
Il aurait eu 32 ans. ... - L.Sénéchal: Trump a consolé la veuve éplorée de C.Kirk.
Elle a été invitée à prononcer un discours à la Maison-Blanche. Les comptes officiels de la Maison-Blanche ont publié des hommages à C.Kirk.
C'était presque une journée d'hommage national aux Etats-Unis. Les opposants à Trump sont aussi à Hollywood. C'est plutôt les anciennes générations qui s'expriment, notamment R.De Niro, qui appelle à une marche contre l'autocrate, le roi D.Trump. ... - L.Sénéchal: La popularité de Trump est en chute libre.
Elle est aussi basse que lors de son premier mandat. Elle est beaucoup plus basse que Biden à la même époque. Drew Struzan nous a quittés. - A.-E.Lemoine: C'est impossible. - L.Sénéchal: C'est "ET l'extraterrestre".
Et ça? - A.-E.Lemoine: Indiana Jones? - L.Sénéchal: Une dernière pour la route. - L.Amar: Babeth, vous avez les réponses sur la feuille? - A.-E.Lemoine: "Harry Potter".