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interviewBFMTV· 26 juin 2025 39 min

Conclave sur les retraites: la conférence de presse en intégralité de François Bayrou

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à tous, tous au féminin et au masculins. Je veux saluer mesdames les ministres Catherine Vrin et Astide Panosian. Je veux saluer monsieur Jean-Jacques Marette qui a joué un rôle de coordination et de facilitateur tout au long de cette période.

Et puis mesdames et messieurs, le sujet de cette rencontre est le travail que nous avons conduit depuis 4 mois. pour rechercher les voies d'une amélioration de notre système de retraite. Comme vous le savez, depuis mardi matin, j'ai reçu toutes les organisations qui ont participé à ce conclave de négociation.

J'ai fait le point avec chacune d'entre elles individu individuellement ou en collège. J'ai entendu leur position respective et je leur ai demandé de dresser précisément leur point d'accord et de désaccord. Ces organisations ont travaillé depuis 4 mois sans interruption, dans un remarquable climat de franchise, sans intervention du gouvernement comme je m'y étais engagé et sous la houlette de monsieur Marette.

Je veux le dire devant vous, ce travail, contrairement à ce qui a été abondamment dit et écrit, a été remarquablement utile. Il est vrai qu'il n'a pas au terme de la journée de lundi débouché dans un premier temps sur un accord immédiat, mais pour avoir fait l'inventaire détaillé des pas en avant, des points d'accord et de dissonance. pour avoir de manière approfondi échangé avec chacune des organisations sur leurs priorités sur leur vision de l'avenir, je suis impressionné par les progrès, je crois que vous allez en avoir la preuve, qui ont été faits depuis 4 mois.

Il a pu y avoir des moments de tension, parfois d'agacement. C'est inévitable dans de telles négociations et sur un sujet aussi passionné. Mais j'affirme que les représentants des salariés et des entreprises ont chacun prise en compte les attentes de leurs interlocuteurs et ont ensemble pris en compte ce qui est plus important encore l'intérêt général.

C'est ce bilan précis que je vais point par point détailler devant vous pour que chacun de ceux qui nous écoutent mesure les progrès qu'un tel effort aura permis d'envisager. Ais-je besoin de dire que ce travail de démocratie sociale, et j'y reviendrai politique, intervient dans un moment particulièrement difficile de l'histoire de notre pays et de l'histoire du monde où nous trouvons sous la pression des risques et des violences de sous menaçant dans toutes les parties du monde, c'est-à-dire selon moi, dans un moment où notre seule arme réelle comme peuple français, comme nation, comme pays pour défendre ce que nous sommes et celle de la prise de conscience et de l'unité du pays. Mais avant de faire ce bilan précis qui vous le verrez est incroyablement avancé, je veux dresser devant vous la liste des objectifs qui étaient ceux du gouvernement à l'ouverture de cette séquence inédite de démocratie sociale.

Et ce sont ces objectifs qui demeurent naturellement aujourd'hui. Je vais énumérer ces objectifs d'intérêt général. Premier objectif et le plus important, garantir l'avenir de notre système de retraite par répartition en rétablissant son équilibre financier d'ici à 2030.

C'était la condition préalable, la seule que j'avais fixé aux partenaires sociaux et qui a été acceptée par tous. Deuxème objectif, augmenter autant que nous le pourrons, la proportion de nos compatriotes qui choisissent de rester au travail plus longtemps, la faiblesse de l'emploi des seigneurs en France et comparativement au pays voisins, un de nos handicaps et ce handicap menace l'avenir des retraites et c'est en tout cas à mes yeux un appauvrissement des compétences et des talents. 3è objectif objectif de meilleure justice.

Meilleur justice d'abord à l'égard des femmes pour qui la maternité rend plus difficile l'acquisition des droits à la retraite. Et ce n'est pas juste. justice à l'égard de ceux qui sont contraints de prolonger leurs années de travail parce qu'ils n'ont pas leurs annuités pour éviter la décote, c'est-à-dire la diminution de leurs pensions.

Justice à l'égard des salariés pour qui le travail pénible a des incidences sur leur santé, femmes en âge de côtes, pénibilité. Voilà trois sujets sur lequels nous souhaitions, nous espérions une amélioration du système. 4è objectif, ne pas alourdir le coût du travail.

Nous savons avec certitude, spécialement dans une période aussi difficile et dans une compétition aussi que celle que nous traversons, un alourdissement du coût du travail est une menace directe sur l'emploi et sur les chances de nos entreprises dans la compétition mondiale. 5è objectif, faire que le débat sur les retraites ne soit plus une fracture politique et sociale et en particulier qu'il ne devienne pas ce qui est à mes yeux une vraie menace et peut-être une menace en cours de réalisation, un conflit de génération. Les plus jeunes se trouvant en droit d'accuser les générations plus anciennes d'avoir construit leur confort sur leur dos et en compromettant leur avenir. 6e objectif, poser pour l'avenir la question de la gouvernance.

C'est une conviction ancienne pour moi que tous les sujets n'appartiennent pas au champ de la politique partisane, spécialement les sujets sociaux. Il y a d'autres modes de gouvernance et la gestion des retraites complémentaires de Nagir Carco sous l'égorte la preuve. Même si et nous en avons peut-être la démonstration aujourd'hui, il peut se faire que la démocratie politique donne un coup de main décisif à la démocratie sociale lorsque dans les derniers mètres, les blocages classiques doivent être dépassés.

Alors, j'en viens maintenant à la négociation, à ce que la négociation a donné et a permis comme avancé et comme accord pour ainsi dire à qui ? Je dis pour ainsi dire parce que il y a pas eu de signature cette mais on a on a fait le bilan précis des conversations, des négociations et et ce sont ces avancées que je voudrais maintenant indiquer et partager avec vous. Première avancée, tous les participants ont accepté le principe du retour à l'équilibre en 2030 pour assurer tout simplement la sauvegarde de notre système par répartition.

Deuxème avancée, tous les participants se sont accordés et ça n'était pas facile pour ne pas remettre en cause dans cette négociation les conditions d'âge fixées par la loi de 2023. C'est une avancée décisive et je veux saluer le courage des responsables qui se sont accordés sur ce point. 3è avancé.

Tous les participants se sont accordés pour améliorer la condition des personnes, spécialement celles qui ont eu des carrières hachées souvent des femmes, le plus souvent des femmes, face à l'âge d'annulation de la décote. C'est-à-dire pour diminuer l'âge des départs à ta plein ramené de 67 ans à 66 ans et demi. 4e avancée.

Tous les participants se sont accordés pour pour améliorer sensiblement et immédiatement les retraites des femmes, le droit à la retraite des femmes ayant eu des enfants. Au lieu de la référence aux 25 meilleures années pour calculer la pension de retraite, pour les femmes ayant eu un enfant, on gagne une année. La référence étant ramenée à 24 ans.

Et pour celle en ayant eu deux ou davantage de années en ramenant cette référence à 23 ans au 23 meilleures années. 5e avancée. Ils ont de la même manière accepté une meilleure prise en compte des trimestres liés à la maternité pour un départ anticipé au titre des carrières longues, gagnant ainsi deux trimestres au titre de la maternité. 6e avancé.

Tous les participants se sont accordés. C'était une demande très explicite et très soutenue des organisations syndicales pour que soit mieux prise en compte la pénibilité du travail. Alors, je vais énumérer les demandes qui étaient celles organisations syndicales sur la pénibilité. souhaitait, il voulait d'abord la réintégration des trois critères de pénibilité dit ergonomique, port lourde, exposition vibration et posture difficile qui avait été écarté de la liste des critères de pénibilité. six autres critères, le travail de nuit euh par exemple lorsque au moment de l'adoption de la loi de 2023.

Ensuite, il demandait la définition à partir de ces trois critères d'une cartographie des métiers exposés, métier à risque de pénibilité permettant un repérage précoce et donc d'une certaine manière permettant une cartographie du risque. C'est la deuxième demande des organisations syndicales. Ces deux premières demandes ont été acceptées telles queles.

Il y avait une troisième demande qui était la définition de la réponse à ces risques de pénibilité. Il y avait deux types de réponse évoqué. Le premier type de réponse, c'est la mise en place d'une politique de prévention généralisée.

Et la deuxième réponse, c'est la recherche de réparation. Alors, la politique de prévention généralisée a été acceptée par tout le monde. Donc, deux exigences et demi satisfaite.

Il reste une troisème enfin rester la deuxième partie de l'exigence de prévention et de réparation qui touche à la réparation. Et ici la négociation n'a pas tout à fait permis d'aboutir. Entreprise et organisation syndicales s'accord sur la prévention mais pas sur la réparation. les uns, les organisations syndicales souhaitant une réparation générale et les autres, les entreprises, une réparation individuelle sur décision médicale.

Et sur ce point, en effet, il demeure une recherche d'accord ou je vais le dire autrement sur ce point, une recherche d'accord est indispensable. Mais je suis persuadé qu'un chemin d'accord existe et je voudrais dessiner ce chemin à partir précisément des travaux les plus récents des partenaires sociaux au mois de novembre et hier soir, les partenaires sociaux ont progressé beaucoup sur un accord dit transition reconversion. Cet accord on a été défini en novembre à partir de l'obligation d'une visite médicale à 45 ans.

Et si l'on réfléchit à ce que pourrait être une politique générale de lutte contre la pénibilité, j'imagine qu'aucun d'entre nous ne souhaite que la pénibilité soit maintenue tout au long de la carrière. Si l'on se donne comme objectif de repérer à partir de ces visites médicales et de cette cartographie les expositions à la pénibilité. On peut souhaiter vouloir, on peut imaginer que on puisse proposer des réorientations aux salariés qui sont exposés.

Et donc si je résume sur ces questions de pénibilité à la fois de définition, il y a un accord complet de cartographie, il y a un accord complet. Demeure un accord complet sur la prévention et il y a une discussion possible et souhaitable à propos de laquelle je pense qu'il existe une voie de sortie pour la réparation. Enfin, s'agissant du financement de ces changements, deux accords ont été trouvés.

Financement de la pénibilité dans le cadre des accidents de travail et des maladies professionnelles, c'est 500 millions. Et rationalisation possible du cumul emploi retraite, c'est 500 millions supplémentaires. Il n'y a pas encore d'accord trouvé.

C'est la même chose. C'est c'est le point qui reste à éclaircir sur pour boucler le financement des mesures de justice et le et de retour à l'équilibre, c'est 400 millions. Mais je suis persuadé pour avoir parlé avec toutes les organisations et envisager avec elles des possibilités de compromis ou d'innovation ou de découverte d'un chemin nouveau.

Je suis persuadé qu'on peut très vite trouver un accord sur ce sujet. Et vous voyez bien qu'il n'y a plus que deux sujets qui demeurent à résoudre et qui sont des sujets, pardon de le dire, soluble à porter de la main alors que la totalité des décisions qui ont été l'objet de d'un accord au moins implicite sont impressionnants. Et vous conviendrez avec moi, j'en suis sûr que rapporter à l'ampleur des progrès et équilibre de notre système âge, carrière des femmes, décotes, pénibilité décotes et pénibilité, ces deux sujets à traiter sont peu de choses dans les derniers mètres.

Les experts et les négociateurs des organisations vont se remettre au travail pour rapprocher les points de vue. J'ai écrit dans mon texte donnons-leur 3 semaines, donnons-leur 15 jours parce que des certaines organisations m'ont dit 3 semaines c'est beaucoup trop long donnons leur 10 jours. Je suis persuadé que ces deux points, je veux pas dire secondaires mais seconds par rapport à l'ampleur des progrès qui ont été faits, ces deux points sont faciles à traiter.

Le compromis est apporté et c'est ce que je souhaite. Si les partenaires ne parvenaient pas à se mettre d'accord, le gouvernement prendrait ses responsabilités et proposerait des dispositions de compromis qui seraient introduites dans le texte qui, en tout état de cause, prenant en compte tous ces progrès, sera, comme je m'y étais engagé soumis au Parlement à l'automne dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale. Il y aura donc une démarche législative, une démarche du Parlement pour répondre à toutes les questions poser.

C'est une méthode qui est fondée sur l'esprit de responsabilité des partenaires sociaux. C'est une méthode de confiance initiée par le gouvernement, conclue par le gouvernement au moment décisif lorsqu'il s'agit non pas de d'organiser un accord mais d'entraîner les corps intermédiaires dans les derniers maîtres. Mais j'ai été très frappé par le travail et par l'esprit de responsabilité et je voudrais vous dire le nom des négociateurs parce que c'est eux qui ont fait autour de monsieur Marette le travail sous la responsabilité de Marise Léon pour la CFDT, c'est Yvan Henricordu. sous la responsabilité de François Homril pour la CFECGC, c'est Christelle Tierfin sous la responsabilité de Cyril Chaier pour la CFTC, c'est Pascal Coton.

Sous la responsabilité de Patrick Martin pour le MEDEF, c'est Dianne Milloron de Perrois. Et enfin, sous la responsabilité d'Amir Resat pour la CPME, c'est Éric Chevin. Je trouve que le nom de ces femmes et de ces hommes qui ont participé à construire un tel accord euh sans se sans se laisser entraîner dans des blocages définitifs comme on vient de le voir, méritait d'être dit.

Je suis persuadé que la méthode qui a été suivie, elle est un signe d'espoir pour la démocratie sociale. Et pour moi, un espoir pour la démocratie sociale, c'est un espoir pour la démocratie tout court. Euh, j'avais dit à propos de un autre événement jamais sans les Français.

Je suis persuadé que ça n'est pas en accentuant les conflits qu'on résout les problèmes de la nation, c'est en essayant scrupuleusement de trouver des réponses et de dessiner désaccords. C'est ce que nous avons fait et je remercie tous ceux qui ont participé. Je viens de faire devant vous la liste exhaustive des sujets abordés et des points d'accord trouvés et je j'ai beaucoup de reconnaissance pour ceux qui ont consenti à cet effort, pour certains qui n'en avaient pas forcément envie, pour d'autres qui avaient probablement des des buts et des ambitions beaucoup plus exigeantes.

Et ceci est fait pour améliorer la vie des Français et la vie de ceux qui au travail vont partir à la retraite ou envisagent de partir à la retraite. Il y aura d'autres améliorations dans le temps, mais en tout cas là, le texte relevant tous ces accords sera soumis au Parlement à l'automne dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale. Je vous remercie.

Si vous avez quelques questions. Bonjour Anne Renault de la FP. Je voulais vous demander quelle disposition de ce que vous avez énuméré comme avancée relève de la loi toutes hein la le plus grand nombre.

Voilà, j'avais tout en tête maison. Euh faut-il comprendre que les travaux vont se prolonger dans le cadre du conclat autour de monsieur Marette ? Non, il n'y a que il n'y a que ces deux points seconds qui vont faire l'objet de discussion d'abord direct s'il faut un médiateur.

Monsieur Maret est là. On est Je suis à la disposition des partenaires sociaux. Et comptez-vous reprendre dans le projet loi de financement de la sécurité sociale l'idée de désindexer les pensions des retraités s'il vous plaît ? de ce ceci va faire l'objet de débattre dans le cadre plus large des questions qui vont être posé euh autour du 14 juillet euh dans la question si exigeante euh de des finances publiques et des et des problèmes que nous avons devant nous.

Je pense que le j'ai j'ai indiqué que je ne voulais pas euh cibler telle ou telle catégorie de la population. Pas cibler les retraités. Je veux pas je veux que devant la gravité des problèmes qui se posent au pays, tout le monde ait la certitude que chacun va participer à sa mesure et à sa manière.

Bonjour monsieur le premier ministre. Astrid, Mesorian France Télévision. J'ai deux questions s'il vous plaît à vous poser.

La première, le taux plein à 66 ans et demi et la légère amélioration de la pension des mères de famille. Savez-vous combien ça coûte et comment pensez-vous le financer s'il vous plaît ? Euh, il y a eu un accord, j'ai indiqué les accords financiers qui ont été trouvés sur ce sujet.

C'est Et donc et donc vous dites légère amélioration lorsque vous êtes une femme qui a mis des enfants au monde et qui ainsi a perdu des facilités pour son activité, pouvoir gagner de années sur les meilleures années comme référence pour la pension de retraite, à mes yeux, c'est pas une légère amélioration. Et gagner 6 mois, c'est pas une légère amélioration. Et si vous ajoutez l'une des deux mesures à l'autre, c'est pas une légère amélioration, c'est une amélioration tout court.

Merci. Ma seconde question est la suivante. Vous aviez engagé la réussite de votre gouvernement sur l'organisation de cet événement, le conclave.

Le conclave ayant échoué, si je puis me permettre, quelle conclusion faut-il en tirer quant à votre gouvernement ? Merci. Madame, est-ce que est-ce que vous étiez à cette conférence de presse là ?

Vous venez de vous venez d'arriver. Vous n'avez pas entendu le texte de la conférence de presse. Alors franchement, oser parler d'échec quand on a un tel nombre d'accords essentiels sur le régime des retraites, ça ne me semble pas réaliste.

Mais peut-être vous étiez venu avec la question avant d'entendre la réponse. Bonjour Audrétison, France Info. Les socialistes vous accusent de trahison depuis quelques jours.

Ils ont déjà déposé une motion de censure. Comment vous jugez euh leur attitude ? Qu'est-ce que vous leur répondez ?

Euh je pense qu'il y a des réflexes. Je pense que euh il ils entraient un peu comme la question de votre conseur. Ils entraient dans le problème avec la certitude qu'on échouerait et qu'il n'y aurait pas de texte proposé au Parlement.

Alors maintenant ça paraît un peu baroque mais je pense que ce sont des raisons internes. Quand on a les organisations syndicales et celles que j'ai nommé sont des organisations syndicales de premier plan. toutes ne sont pas là.

Mais disons le tous ceux qui participent au réformisme, je n'imagine pas que le parti de Jacques Deor et de Michel Rocard par exemple, pour ne citer que ceux qui ne sont plus là, puissent considérer que c'est objet de censure. le je crois pouvoir le dire les socio-démocrates et que j'ai que je connais bien, je partage avec eux, nous partageons avec eux l'idée que c'est précisément dans la responsabilité de la société civile qu'on doit trouver des aménagements sur des sujets essentiels pour les femmes et les hommes, et je commence exprès par les femmes. Et donc je je bon je pense que qu'ils avaient besoin de manifester un signe d'opposition pour des raisons internes que je peux comprendre et que je ne que je ne condamne pas.

Mais je ne crois pas que sur le fond le Parti socialiste avec son histoire puisse être en désaccord avec cette méthode. Bonjour monsieur le premier ministre. Mathilde Piquet RTL. dans les négociations, un des points de désaccord porté aussi sur les carrières longues.

Dans quel sens est-ce que vous comptez arbitrer sur ce point-là ? Est-ce que on garde les bornes d'âge actuel ? Est-ce qu'on en met qu'une seule, notamment à 18 ans ?

Ça franchement cette question est ouverte et elle est notamment reliée à la question d'un meilleur équilibre du financement que j'ai évoqué dans le papier. Euh et donc le je j'en ai beaucoup parlé avec les organisations syndicales et des entreprise. Je pense qu'il y a des réglages à trouver sur ce sujet et j'ai confiance que nous allons les trouver d'ici au PLFSS.

Bonjour Julien NI pour France Inter et Radio France. Il y a un sondage qui est paru 2 heures avant le début de votre conférence de presse qui montre pessimisme certain des Français deux Français sur trois d'après ce sondage. Je pense que vous ne finirez pas l'année à Matignon.

Est-ce que vous pouvez répondre au pessimisme de ces Français ? Non, d'abord je veux leur répondre que je comprends très bien leurs sentiments. Euh le même sondage au mois de décembre quand j'ai été nommé qu'on pour 80 4 % considéré que je n'atteindrai pas la fin de l'année 2024.

Bon et puis on a passé la fin de l'année 2024 et et si quelqu'un est conscient des risques que la situation politique du pays sans majorité d'aucune sorte ni absolue ni relative fait courir au gouvernement le gouvernement de Michel Barnier avant moi a été censuré et je lis des menaces de censure tous les jours. C'est probablement le mot qui est le plus souvent écrit. Et donc je partage leurs soucis ou leur inquiétude.

Mais mon travail à moi, notre mission à nous, les ministres qui sont là avec moi, c'est de répondre aux questions qui se posent et aux enjeux du pays sans rechercher, si j'ose dire, la sécurité de l'emploi puisqu'on parle de travail et je suis tout à fait déterminé et moi-même si vous m'aviez demandé de me situer dans le sondage, je ne sais pas où j'aurais été. Juste une petite relance, monsieur le premier ministre. Certains vous accusent, y compris au sein du gouvernement, de chercher d'abord à gagner du temps et pense même que vous faites ça très bien.

Qu'est-ce que vous leur répondez ? Vous vous trouvez que c'est gagné du temps ça ? Certains pourraient le penser.

Oui, certains pourraient le penser. Alors, c'est que que voulez-vous ? La malveillance est plus répandue que la lucidité.

Bonjour monsieur le premier ministre. Laurence Dequ, je ne vous vois pas. Ouais.

Laurence Dequ au magazine Marianne. Est-ce que vous êtes prêt à confier le pilotage de la KNA aux partenaires sociaux ? Je je l'ai dit, je suis depuis longtemps acquis à l'idée que euh les que notre organisation sociale, nos systèmes sociaux, système de retraite, nos systèmes de sécurité sociale devraient en effet être entre les mains, être confié à la responsabilité des partenaires sociaux.

Il y a une condition, c'est que on arrive à l'équilibre et il y a une condition, c'est que eux-mêmes le souhaitent. Mais devant monsieur Marette, je veux dire que l'agir Arco, le système de retraite complémentaire est entièrement entre les mains des partenaires sociaux et qu'il a pris chaque fois que nécessaire les décisions de gestion et que sa situation financière est pour le moins qu'on puisse dire équilibré. Euh et je voudrais que tous nos systèmes sociaux soient dans la même situation.

Donc oui, je suis à je sais pas si on y arrivera. Faut que tout le monde dise oui et que tout le monde s'accorde sur une architecture et sur comme vous l'avez dit très justement l'exercice de la responsabilité. Mais mon intention, mon souhait, ma volonté, j'allais presque dire mon rêve, c'est qu'en effet, on change le système de de gestion de la protection sociale en France et qu'on le fasse échapper au conflit politique, j'allais dire politicien, qui empêche les Français d'avoir confiance dans l'évolution de ce système parce que la question c'est que au bout du compte c'est la survie du système qui est en jeu.

Si franchement si des jeunes garçons et des jeunes filles, ceux qui sont dans les génération les plus récentes, s'ils étaient conscients de la situation qui leur a été faite, ils manifesteraient dans la rue contre une organisation du système qui fait peser sur leurs épaules qu'il travaillent déjà ou qu'ils travailleront plus tard, qui fait peser sur leurs épaules le financ des retraites d'aujourd'hui. Quelle quelle famille peut accepter ça ? Et tout ça se passe sans qu'on dise rien dans dans l'hypocrisie la plus complète parce que c'est de l'hypocrisie.

Vous croyez qu'il y a un des responsables qui ignore que c'est par le déficit et la dette qu'on finance tout ça ? Pardon de cette expression un peu forte, ça m'indigne. Je trouve que cette irresponsabilité est d'abord une immoralité.

Alors, je reconnais que c'est pas pratique de poser cette question. de même que la question du financement public, c'est pas pratique. Je préférerais de beaucoup qu'on ait des sous et que on on est assez intéressé à la question de savoir comment on les dépense.

C'est ce qui a été fait depuis quelques décennies et vous m'accorderez que je me suis engagé très tôt tout seul contre cette fatalité. Bonjour monsieur le premier ministre. Mario Grimon pour Actuel CSE.

J'ai deux questions. Tout d'abord, au sujet des femmes. Les partenaires sociaux à un moment ont évoqué de supprimer la dernière surcôte de 2023 pour compenser d'autres propositions.

Est-ce que vous maintenez bien cette surcôte aujourd'hui ? Euh alors, les spécialistes sont là et je vois qu'il hochent la tête. D'accord.

Ma deuxième question, ils ont également évoqué une hausse des cotisations salariales et patronale pour comme nouvelle source de financement. Est-ce que c'est une piste que vous conservez ou que vous éliminez ? été retenu dans le plan que nous avons présenté parce que le le faut que vous compreniez, je je l'ai dit dans le texte, le le souci du coût du travail est très important et le souci du revenu du travail est au moins aussi important que celui du coût du travail.

Et donc autant que je le pourrai, je protègerai le travail. Il y a plus de questions. Pas pardon, vous êtes le dernier intervenant inscrit.

Bonjour Tibo Petit pour TF1 LCI. Vous avez évoqué beaucoup de mesures qui ont un coût. J'en profite pour reposer la question de ma collègue de France Télévision.

Combien coûte-t-elle ? notamment la retraite à à ta plein à 66 ans et demi et non et non à 67 ans. Euh est-ce que vous êtes sincèrement persuadé que vous arriverez à l'équilibre financier d'ici 2030 et comment comptez-vous le faire ?

Et si vous ne parvenez pas à un accord qui le permettrait, que comptez-vous faire ? Merci. Je suis absolument déterminé à ce qu'on respecte l'engagement d'équilibre financier en 2030.

Je suis absolument déterminé à ce qu'on fasse le premier pas vers cet équilibre financier. Pour ça, il y a allez 1 milliard et demi quelque chose comme ça. Si j'ajoute de fois 500 millions et et 400 millions, on est dans dans cet ordre de grandeur là qu'il faut financer, que les partenaires sociaux se sont engagés à financer pour les deux tiers et le 3è tiers, j'ai indiqué que ma conviction et mon analyse était qu'on était tout près d'un accord pour que ce financement puisse intervenir.

Oui, bonjour monsieur. Bonjour monsieur le Premier ministre. Thomas Desprè RTL, vous présenterez dans 15 jours votre budget.

Vous savez, l'année dernière, les budgets ont été compliqués à passer pour votre prédécesseur Michel Barnier. Est-ce que vous vous essayez de chercher un accord politique également, un pacte de non censure et ces points d'accord seront mis dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale ? Est-ce que vous êtes en mesure de vous engager aujourd'hui à ne pas utiliser l'article 493 pour faire adopter ces mesures Alors, vous êtes c'est une des caractéristiques de votre métier que de considérer qu'il faut jamais s'intéresser à aujourd'hui et que ce qui est plus important, c'est de se demander ce qui se passera demain.

Vos auditeurs, je crois, sont intéressés par ce qui se passe aujourd'hui, par un accord aussi important alors que on leur avait dit qu'il y avait que c'était un échec comme disait quelques-uns de vos collègues. Euh le vous allez attendre jusque au 14 juillet. Alors, c'est pas du tout ce que vous dessignez là. des négociations politiques pour trouver un accord de non censur, ça n'a rien à voir avec tout ça. ce que nous allons faire d'ici à la mi-juillet, un peu avant ou un peu après probablement le 14 juillet, ce que nous allons faire, c'est présenter aux Français sans dissimuler les conditions qui peuvent permettre à notre pays d'aller vers non pas l'équilibre des finances publiques, mais un meilleur équilibre des finances publiques.

Je considère que notre pays est menacé dans son avenir et dans son présent. Il est menacé, j'ai fait comme vous savez une conférence de presse pour donner les vieux Nous avons fait avec le gouvernement une conférence de presse pour donner les vrais chiffres. Je considère que la menace qui pèse sur nous et qui est le résultat de décennies d'accumulation de déficit et de dette contre lesquels je me suis battu, vous me l'accordez tout seul, mais je sais que la solitude c'est pas si désagréable que ça et donc on dit quelquefois qu'il vaut mieux être seul que mal accompagné.

Et donc ce combat que j'ai mené, c'est un combat d'urgence vitale et d'ici au 14 juillet, la mi-juillet, nous dirons, je dirais aux français quels sont les moyens, les voies et les moyens pour entrer dans un plan de retour à l'équilibre qui prendra 4 ans. pour retrouver le seuil à partir duquel la dette n'augmente plus. Et ceci est pour moi un engagement d'honneur, pas de trafic avec des appareils politiques.

Merci à tous. M.