JO en Arabie Saoudite, la nouvelle polémique - Christophe Béchu - C à Vous - 06/10/2022
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:16FerméeÉludée
Êtes-vous toujours défavorable à une taxation plus égalitaire des jets privés ?
- 0:39RelanceRéponse partielle
En quoi taxer les jets privés serait du buzz ?
- 2:17OuverteRéponse directe
Est-ce que vous continuez à mettre le paquet sur la rénovation thermique des bâtiments ?
- 5:20OuverteRéponse partielle
Comment recevez-vous les critiques sur votre gestion écologique ?
- 7:05RelanceRéponse directe
On a attendu vos propositions concrètes. Qu'avez-vous fait cet été ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Et un peu plus fan des éoliennes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:05InvitéFait
« Ce qui n'était pas le cas, ils étaient moins taxés que les avions de tourisme des aéroclubs par exemple. »
- 0:25Invité politiqueFait
« La question qui m'a été posée c'est, monsieur le ministre, on dit qu'il faut fermer les piscines privées, arrêter d'arroser les golfs, interdire les jets privés. »
- 1:00Invité politiqueChiffre
« Elle représente une toute petite part de notre facture énergétique. »
- 2:42Invité politiqueFait
« Ce n'est pas exact. La somme qui est prévue à l'intérieur, c'est 16 milliards. »
- 2:57Invité politiqueChiffre
« le budget de l'écologie, pour la première fois l'année prochaine, atteint un niveau historique avec une progression hors bouclier tarifaire de 6,7%. »
- 3:19Invité politiqueChiffre
« MaPrimeRénov'. C'est 2,5 milliards d'euros cette année. C'est 700 000 logements. »
- 4:12Invité politiqueChiffre
« Je parle de 400 millions de mètres carrés. 100 millions pour l'État, 300 millions pour les collectivités. »
- 7:27Invité politiqueChiffre
« J'ai obtenu la création d'un fonds vert d'un milliard et demi d'euros qui est une création pour accompagner les collectivités locales. »
- 7:32Invité politiqueFait
« Pour la première fois depuis 20 ans, les effectifs de mon ministère ne baissent pas. »
- 9:57Invité politiqueFait
« plus on aura une progression des températures, moins on aura d'enneigements. »
Temps de parole
- Christophe Béchu73 %
- Invité7 %
- Invité 27 %
- Invité 35 %
- Invité 45 %
- Présentateur3 %
≈ 2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Aujourd'hui un amendement a été déposé par la majorité pour taxer l'usage des jets privés à la même hauteur que les autres avions. Ce qui n'était pas le cas, ils étaient moins taxés que les avions de tourisme des aéroclubs par exemple. Votre collègue Clément Beaune, le ministre en charge des transports, y était favorable. A l'époque vous lui répondiez, l'écologie c'est pas le buzz. Vous êtes toujours défavorable à une taxation plus égalitaire des jets privés ?
Je n'ai jamais été défavorable à ça. J'aimerais juste qu'on... Ah bah quand vous dites c'est du buzz... La question qui m'a été posée c'est, monsieur le ministre, on dit qu'il faut fermer les piscines privées, arrêter d'arroser les golfs, interdire les jets privés. Et je réponds à cette accumulation, l'écologie c'est pas le buzz. Je vous invite à re-regarder la séquence si vous avez le moindre doute.
Mais en quoi c'est le buzz par exemple de réduire le nombre de piscines privées qui sont une source de consommation énergétique considérable ?
Si vous me laissez finir de répondre. L'enjeu que nous avons c'est d'engager une transformation qui soit globale. La pollution liée aux jets et aux avions, elle est évidente. Elle représente une toute petite part de notre facture énergétique. Mais en termes de symboles et en termes de pollution par habitant ou en termes de consommation de kérosène par habitant, c'est évidemment un des secteurs sur lequel il faut qu'on joue. La seule chose c'est qu'on va présenter dans cet automne avec des temps de concertation où on va faire le groupe de travail train-avion, celui sur les mobilités urbaines, celui sur les mobilités rurales.
On va réunir les parties prenantes et on va dire quels sont les engagements qui peuvent être pris, quelles sont les solutions qui sont sur la table pour à la fin, c'est ce que j'ai évoqué aujourd'hui, décliner de manière collective et globale l'ensemble de ces mesures. Le doublement de la taxation du kérosène pour qu'on revienne à des tarifs, elle est sur la table déjà depuis plusieurs semaines. Elle fait partie des mesures pour nous assez évidentes qui pourraient être énoncées en fin d'année.
Mais notre idée, c'est de ne pas aller ressusciter la lutte des classes sur un seul sujet, c'est de le faire de manière globale et c'est qu'on ne se contente pas de penser que, parce qu'on aura fait un truc sur les jets, on aura réglé le problème du réchauffement climatique. Parce que ça n'est pas à l'échelle, c'est fondamental en termes de symboles, mais on ne peut pas laisser penser que l'action ou l'inaction climatique, ça se résume à ce que vous faites sur les piscines privées, sur les barbecues ou sur les jets.
Économiser la chaleur et l'énergie, c'est bien, éviter de les dilapider, c'est mieux. Est-ce que vous continuez, je n'en suis pas sûr, de mettre le paquet sur le programme de rénovation thermique des bâtiments ? On a vu que votre budget de la transition énergétique à 59 milliards, il est en grande partie consommé ou mangé par le bouclier énergétique, le bouclier tarifaire, 45 milliards d'euros. Qu'est-ce qui reste pour la transition ?
Ce n'est pas exact. La somme qui est prévue à l'intérieur, c'est 16 milliards. 45, c'est le coût brut, mais comme on récupère une partie de la rente sur la partie électrique, le solde, si vous le rapportez au 59, ça n'est que 16. Ce n'est pas le même budget. Et pour être extrêmement précis, indépendamment du bouclier, le budget de l'écologie, pour la première fois l'année prochaine, atteint un niveau historique avec une progression hors bouclier tarifaire de 6,7%. Sur la rénovation, puisque c'est votre question. Centrale, vous êtes d'accord ? Cruciale. Et ça fera partie des domaines sur lesquels il va y avoir des annonces extrêmement fortes dans les prochaines semaines.
Parce qu'on a deux sujets. On a la rénovation des logements privés. Ça, c'est MaPrimeRénov'. C'est 2,5 milliards d'euros cette année. C'est 700 000 logements.
9 000 euros pour passer d'une chaudière à gaz à une pompe à chaleur.
Ça, ça s'ajoute. Ça fait partie des mesures qui ont été annoncées aujourd'hui, qui vont permettre d'accélérer. Mais il y a un dispositif qui permet de rénover les logements des particuliers. MaPrimeRénov', 2,6 milliards, avec un enjeu pour nous qui est très clair. C'est d'améliorer l'efficacité climatique du dispositif. Parce qu'on se rend compte que beaucoup de ces rénovations, ce qu'on appelle des rénovations monogestes, c'est-à-dire qu'on fait une chose, par exemple, on va isoler les combles, mais on ne s'occupe pas des fenêtres. Ou on s'occupe des fenêtres, ou on s'occupe de la chaudière, mais on ne le fait pas de manière globale. Ça, c'est le premier sujet.
Et on a un enjeu de massification, mais qui suppose de travailler avec les artisans pour qu'on ait assez de bras et assez de techniques pour être capable d'avancer. Et on a un deuxième sujet, sur lequel aujourd'hui, il y a peu de choses. et qui va faire l'objet d'annonces extrêmement fortes dans les semaines qui viennent. Ce sont les bâtiments publics. Je parle de 400 millions de mètres carrés. 100 millions pour l'État, 300 millions pour les collectivités. Avec une particularité, c'est que la plupart du temps, ils sont plus haut de plafond que les domiciles qu'on a.
Ils ont moins souvent du monde et ils ont souvent une facture énergétique plus élevée que celle des particuliers qui font beaucoup plus attention à leurs factures que de manière générale des bâtiments, des institutions. Et donc, dans ce domaine, il est crucial qu'on ait un plan de rénovation qui soit crédible et qui soit rapide.
Et je donnerai l'exemple, dans le ministère dans lequel je suis, le ministère de la Transition écologique, en lançant un appel d'offres pour faire en sorte qu'on puisse, sur un monument historique sur lequel on a des contraintes, utiliser le meilleur de la géothermie ou de dispositifs de monitoring intelligents pour montrer qu'on peut arriver à baisser de manière considérable les factures sur des palais de la République ou sur des monuments historiques sans être obligés d'aller faire de l'isolation par l'extérieur ou sans se retrouver avec une immobilisation des bâtiments pendant des mois. Il y a aujourd'hui des procédés, des innovations sur lesquels il faut qu'on soit capable de miser.
C'est un enjeu budgétaire, mais c'est d'abord un enjeu climatique.
Vous avez été nommée au ministère de la Transition écologique le 4 juillet dernier, après l'échec d'Amélie de Montchallant en législative. C'était en plein été, un été, on le sait, marqué par les incendies historiques, la sécheresse. Et vous avez été, dès vos premiers pas, très critiquée, et notamment par la députée Europe Écologie-Les Verts, Santrine Rousseau. Christophe Béchut, qui est notre nouveau ministre de l'écologie. C'est un ministre qui, à chaque fois qu'on lui pose une question, répond tout à fait à côté de la plaque. Donc je pense qu'il n'a absolument pas compris la question écologique.
Et quand on sort de méga-feux en Aquitaine, donc de feux historiques qui ont détruit l'Aquitaine, que nous dit-il ? Il nous dit on va mettre 300 000 euros de plus, pardon, j'en souris tellement c'est ridicule, et on va faire une météo des forêts. Mais on est où ? J'ai l'impression d'avoir un ministre comme un lapin qui est pris dans les phares d'une voiture, c'est-à-dire qu'il est là, il regarde, il ne sait pas quoi faire. On est où au niveau d'incompétence ? On est où au niveau de refus, de regarder la réalité de ce qu'est la situation environnementale aujourd'hui ? Avec le recul, comment vous recevez ces critiques ?
D'abord avec le recul, je pense que les Français ont appris à connaître Sandrine Rousseau et à savoir qu'elle a le sens de la mesure. Ensuite, vous avez un procès en illégitimité quand vous n'êtes pas de gauche et quand vous n'êtes pas écologiste et que vous arrivez à ce poste de responsabilité. Et toute une partie de ces critiques, si c'est pour expliquer que c'est scandaleux parce qu'en trois mois je n'ai pas encore eu le temps de stopper le réchauffement climatique ou de faire significativement mieux que la quinzaine de ministres qui s'est succédé en 20 ans, dans ce ministère où il y a souvent un turnover important.
C'est vrai que c'est un poste très instable, on le sait, c'est un des plus instables de la Vème République mais c'est un des postes encore plus attendus, notamment dans l'urgence climatique et on vous a reproché en effet d'être assez discret, de ne pas vous exprimer. On a attendu vos propositions concrètes.
D'abord j'ai eu le bonheur d'être invité ce soir, je ne crois pas que vous m'ayez invité dès le 4 juillet et ensuite je vais totalement assumer...
On n'était pas là cet été, c'est un béchu.
Je vais totalement assumer quelque chose, c'est que je considère que la transition écologique elle ne se fait pas sur les plateaux, elle nécessite du travail, ce n'est pas forcément la partie la plus sexy ou la plus visible. Qu'est-ce que j'ai fait pendant cet été ? J'ai précisément fait en sorte qu'on ait un budget qui nous permette d'avoir des moyens. J'ai obtenu la création d'un fonds vert d'un milliard et demi d'euros qui est une création pour accompagner les collectivités locales. Pour la première fois depuis 20 ans, les effectifs de mon ministère ne baissent pas et ça, ça s'est joué pendant l'été.
Et mieux, on va pouvoir recréer des postes à Météo France, à l'Office français de la biodiversité, à l'ADEME, dans un certain nombre de directions et de services qui vont être utiles pour conduire la planification écologique dont je suis en train de parler. Alors, c'est moins spectaculaire, ce n'est pas médiatique, mais la vérité c'est qu'on travaille pour lancer un plan sur le covoiturage qui soit extrêmement vicieux. Et être un peu plus fan des éoliennes ?
Pardon ? Et un peu plus fan des éoliennes, donc vous n'étiez pas fan ?
C'est pareil, j'ai beaucoup de respect pour le travail des journalistes. Si vous prenez ces propos, il concerne un projet de trois éoliennes sur la commune de Longuenay-en-Anjou qui nécessite de couper une partie d'un espace boisé classé et qui m'a fait prononcer ces propos. Mais si vous prenez mes propos cinq ans plus tôt, quand j'étais président de ce département, vous remarquerez qu'il y a des éoliennes dans les mauches sur une partie du territoire qui est une zone de vent. Maintenant, je maintiens ce que j'ai dit. Je pense qu'il y a aujourd'hui des énergies qui sont devenues clivantes et qui ont provoqué un débat.
On a un projet de loi d'accélération sur le photovoltaïque et l'éolien offshore sur lequel je pense qu'il est plus simple de réconcilier les Français avec ces énergies renouvelables. Mais les éoliennes terrestres, elles font partie du mix énergétique dont on a besoin. Pierre, une question.
D'un mot, il y a quelques jours, les Jeux olympiques d'hiver asiatiques 2029 ont été attribués à l'Arabie saoudite. On voit le projet. Il y a des effets spéciaux qui montrent de la neige en plein désert. Ce n'est pas encore construit, mais ça le sera d'ici 29. On n'apprend vraiment pas de ses erreurs alors que le Qatar est remis en cause.
Si je suis très honnête, quand j'ai lu ce truc, j'ai cru que c'était une info du Gorafi. Mais tellement, je me suis dit, ce n'est pas possible. Pas maintenant. On est à quelques semaines de ce qui va se passer au Qatar. La décision a été prise il y a 12 ans. On peut se dire que si on le refaisait aujourd'hui, on ne le referait pas. On n'irait pas vers des stades climatisés. Mais que là, maintenant, les jeux d'hiver, non pas choisis par la France, mais par les fédérations asiatiques, puissent se tenir en Arabie saoudite. On est dans un déni climatique extraordinairement inquiétant.
Parce que, ça vient d'être dit, aujourd'hui, personne ne peut douter de la réalité du réchauffement climatique, qui va d'ailleurs avoir une conséquence. C'est de toucher le secteur des sports d'hiver. Parce qu'on sait que plus on aura une progression des températures, moins on aura d'enneigements. Donc, aller faire la promotion avec de la neige artificielle au milieu du désert, de sports qui sont menacés si on n'est pas plus actifs, et si on n'accélère pas dans la lutte contre le réchauffement climatique, c'est un peu désespérant. Merci.
Christophe Béchu