Jean-Marie Nomertin (Combat ouvrier)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Jean NOMERTINChiffre
« On doit évaluer le pourcentage réel du chômage est à plus de 30 % de la population active. Soit trois fois plus que dans l'hexagone. »
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« Et il se monte à 50 % chez les jeunes de 18 à 25 ans. »
- 7:00Jean NOMERTINFait
« Un ouvrier de la banane doit porter sur ses épaules 100, 120 ou 200 régimes de banane de 50 à 70 kg, chaque jour. »
- 7:30Jean NOMERTINChiffre
« Il transporte donc 7 tonnes a minima par jour ! »
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« et tout cela pour à peine le smic net, c'est-à-dire 1000 euros »
- 8:30Jean NOMERTINChiffre
« et lorsque l'on arrive à la retraite, c'est une pension de 600 euros que l'on perçoit. »
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« L’ouvrier qui découpe les régimes en mains de banane soulève l’équivalent de 24 à 28 tonnes par jour »
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« Sur la seule plantation SA Bois debout, on compte plus de 10 morts en 25 ans et plus de 47 accidents du travail par an. »
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« Au fil des années, ce sont des centaines d’ouvriers agricoles qui ont été contaminés par des herbicides et autres pesticides. »
- 10:30Jean NOMERTINFait
« L’épandage de ces produits a provoqué directement des dizaines de morts sur les plantations et indirectement des centaines. »
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Jean NOMERTIN Combat Ouvrier aux Antilles Bonjour à tous Chers camarades, Je voudrais exprimer ici la solidarité de tous mes camarades de Combat Ouvrier de Guadeloupe et de Martinique, engagés dans cette campagne électorale pour soutenir notre candidate Nathalie Arthaud. Ghislaine Joachim-Arnaud représente Nathalie en Martinique comme je le suis en Guadeloupe n’a pas pu effectuer le déplacement mais elle vous transmet son salut fraternel.
Il en est de même aussi avec nos camarades de Guadeloupe qui sont connectés en direct avec nous en ce moment même En Martinique et en Guadeloupe, les travailleurs et les classes populaires connaissent les mêmes problèmes que les travailleurs de l’Hexagone mais en pire. Le chômage est de loin ce qui pèse le plus sur la situation générale des travailleurs et des classes laborieuses. On doit évaluer le pourcentage réel du chômage est à plus de 30 % de la population active. Soit trois fois plus que dans l’hexagone. Et il se monte à 50 % chez les jeunes de 18 à 25 ans.
Ce chomage pèse lourdement sur l'ensemble des travailleurs des classes populaires augmentant la pauvreté, tirant vers le bas les revenus des travailleurs entraînant une criminalité croissante. Il accroît aussi la démoralisation et le découragement général et particulièrement chez les jeunes. Malgré tout, une avant garde de travailleurs montre sa combativité par d’incessantes et salutaires grèves et luttes dans les entreprises du secteur public, semi public comme privé. A la sécurité sociale, chez les postiers, à Pôle emploi ont lieu des grèves contre la dégradation des conditions de travail.
les travailleurs des collectivités territoriales, tant en Guadeloupe qu'en Martinique ont aussi mené des luttes récentes et victorieuses pour améliorer les conditions de travail. Partout, dans le secteur public,dans les services publics, la politiquede réduction budgétaire des différents gouvernements, sous Sarkozy comme sous Hollande, la réduction des dotations de l’état aux départements et aux régions a des conséquences désastreuses sur les conditions de travail et aussi sur la population. Dans les hôpitaux par exemple, le manque de produits nécessaires aux soins urgents est de plus en plus fréquent.
Ce sont parfois les agents eux-mêmes, qui achètent à leur compte des produits pour aider les malades. Et, dans certaines communes, il y a fréquemment des problèmes même pour cet élément vital qu’est l’eau potable. Dans le privé, c’est surtout dans le secteur agricole et plus particulièrement dans les plantations de banane que les ouvriers connaissent les conditions de travail d’un autre âge et quasi criminelles. Étant moi-même un ancien ouvrier de la banane, ce sont des conditions de travail que je connais bien. Un ouvrier de la banane doit porter sur ses épaules 100, 120 ou 200 régimes de banane de 50 à 70 kg, chaque jour. Il transporte donc 7 tonnes a minima par jour !
et tout cela pour à peine le smic net, c’est-à-dire 1000 euros et lorsque l'on arrive à la retraite, c'est une pension de 600 euros que l'on perçoit. Les travailleurs qui sont à l’entretien doivent parcourir près de 25 km par jour dans la plantation. L’ouvrier qui découpe les régimes en mains de banane soulève l’équivalent de 24 à 28 tonnes par jour Normalement, la journée de travail est de 7 h sur les plantations mais certains patrons exigent des travailleurs qu’ils fassent des journées de 10 à 11 h de travail sans que les heures supplémentaires soient payées. Sur la seule plantation SA Bois debout, on compte plus de 10 morts en 25 ans et plus de 47 accidents du travail par an.
Au fil des années, ce sont des centaines et plus de 47 accidents du travail par an. Au fil des années, ce sont des centaines d’ouvriers agricoles qui ont été contaminés par des herbicides et autres pesticides. L’épandage de ces produits a provoqué directement des dizaines de morts sur les plantations et indirectement des centaines. Ce phénomène a été accentué avec l’épandage de la chlordécone qui fait des ravages aux Antilles, polluant les légumes, les rivières et le littoral marin et contaminant la population. Les poissons sont atteints. De nombreux pêcheurs ne peuvent plus travailler.
J’ajoute que cette situation catastrophique profite pourtant à une minorité de gros possédants békés qui en tirent de juteux profits. Ce sont eux, alors que la chlordécone était interdite, qui ont obtenu des dérogations spéciales pour les Antilles à l’époque. Et derrière cette bourgeoisie locale, il y a les grands capitalistes, les mêmes qui exploitent les travailleurs ici, les actionnaires des grandes banques telles que LCL, BNP, Société Générale, des grandes chaînes commerciales comme Carrefour ou Monsieur Bricolage, ou dans le secteur du BTP telles que Vinci. Voilà, camarades, un aperçu de la situation sociale des travailleurs en Guadeloupe et en Martinique.