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InterviewLCI (sur YouTube)· 4 octobre 2022 22 minComplaisantMixteBudget & impôtsRetraitesJusticeÉconomie & entreprises

Sur Dupond-Moretti renvoyé en procès : "Il reste à sa tâche" - Gabriel Attal

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Votre collègue Eric Dupond-Moretti s'est vu signifier hier son renvoi en procès devant la Cour de Justice de la République pour prise illégale d'intérêt. Il va pouvoir rester au gouvernement ?

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que dans le cadre de cette concertation vous pourriez dire très bien vous êtes au tour de la table nous acceptons de renoncer au report de l'âge légal ou à la logements de la durée de cotisation ?

  • 5:00FerméeRéponse directe

    Quel est l'objectif chiffré, combien d'euros d'économie doit-on obtenir par an grâce à la réforme ?

  • 7:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que il peut être élargi ou est-ce qu'il va être élargi est-ce qu'on va demander une contribution plus importante ou à plus de monde ?

  • 9:00FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous pourriez soutenir l'amendement qui consisterait à dire on met fin cette réduction et il paye ?

  • 11:00FerméeRéponse partielle

    Est-ce que ce sera effectif en 2024 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Gabriel AttalChiffre
    « le ministère de la Justice connaîtra une augmentation historique de 8% »
  • 4:00Gabriel AttalChiffre
    « la réforme qui était présentée dans la campagne devait permettre une économie de l'ordre de 8 milliards d'euros à la fin du quinquennat »
  • 6:00Gabriel AttalChiffre
    « l'estimation que nous avons sur l'impact d'une réforme des retraites sur les finances publiques ce qu'elles dégagerait en termes de recettes sociales et fiscales c'est de l'ordre de 20 milliards d'euros à la fin du quinquennat »
  • 8:00Gabriel AttalChiffre
    « 2017 la France avait 7 fois plus d'impôts de production que l'Allemagne »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] bonjour Gabriel Attal bonjour merci d'avoir accepté notre invitation votre collègue Eric Dupond-Moretti s'est vu signifier hier son renvoi en procès devant la Cour de Justice de la République pour prise illégale d'intérêt il va pourvoir encaissement mais il va pouvoir rester au gouvernement oui il est dans l'action j'étais avec lui il y a quelques jours ce weekend en Guyane pour apprendre des mesures pour lutter contre les trafics de stupéfiant j'ai échangé aussi avec lui sur son budget pour la troisième année consécutive le ministère de la Justice connaîtra une augmentation historique de 8% et c'est basket en cause c'est une réponse à votre question sur le fait qu'il reste à sa tâche qu'il est pleinement mobilisé pour renforcer les moyens du système judiciaire réduire les délais lutter contre les stupiers les stupéfiants les violences faites aux femmes peu importe le service public de la justice il y a également le secrétaire général Alexis Kohler de l'Élysée collaborateur d'Emmanuel Macron qui a été mis en examen on a appris hier lui aussi pour briser les gars de l'intérêt lui aussi va pouvoir rester à son poste dans aucun cas ces décisions ou ces procédures Jud ne vous interpelle c'est une procédure qui avait été engagée précédemment j'ai lu comme vous je pense le communiqué des avocats d'Alexis colère qui rappelle qu'il conteste avoir commis tout délit oui qu'il y a une première plainte de l'association anticorps en 2019 je crois qui a été classé sans suite en l'absence de d'infraction caractérisée que du coup une deuxième plante d'anticorps a été déposée qui a une enquête pour 4 infractions possibles que trois ont été déjà écartés qui n'en reste une et que le travail va se poursuivre mais je crois et c'est ce qu'on appelait les avocats d'Alexis colère qu'il a attesté dans certains nombre de témoignages de ces supérieurs hiérarchiques ou de ses collaborateurs pour des fêtes dont je rappelle qu'il remonte pour certains à plus de 10 ans il est malgré tout mis en examen pour le coup c'est pas un fait totalement notre résumé innocent puisqu'il conteste évidemment les faits ça veut donc dire Gabriel attel pour intervenir sur ce sujet désormais la nouvelle doctrine pourrait Emmanuel Macron et le gouvernement c'est que l'on soit renvoyé en procès ou mis en examen on reste en place fini la jurisprudence qu'on avait appelé Bérégovoy Balladur de dire quand on est mis en examen démissionne je crois que ça fait un moment que ça a été clarifié notamment du fait que depuis cette jurisprudence bérégovois Balladur il y a eu des évolutions institutionnelles et que le garde des sceaux ne donne plus de consignes individuelles je rappelle par ailleurs que nous avons si Laura a nommé le futur procureur de Paris je vous rappelle par ailleurs que nous avons une doctrine quand un ministre est condamné il est amené à quitter le gouvernement c'est ce qui s'est passé par exemple il y a quelques mois ou années maintenant avec mon collègue Alain Griset qui a été condamné qui a quitté le gouvernement on va en revenir à la question des retraites je disais ça fait partie des sujets très compliqués de cette rentrée on avait hier une réunion de l'intersyndicale qui représentait 8 organisations syndicales elles se sont exprimées à la fois contre le report de l'âge légal de départ à la retraite mais aussi contre la longement de la durée de cotisation est-ce que vous avez quand même avancé contre leur avis d'abord elles ont dit je crois qu'elle participerait à la concertation ce qui est plutôt une bonne nouvelle notre souhait c'est évidemment de travailler d'échanger avec les organisations syndicales avec les formations politiques la première ministre dessus les présidentes et présidents de groupe évidemment on va continuer à dialoguer avec les syndicats avec les formations est-ce que dans le cadre de cette concertation vous pourriez dire très bien vous êtes au tour de la table nous acceptons de renoncer au report de l'âge légal ou à la logements de la durée de cotisation je crois que ce qui a été soumis à la concertation des éléments très importants de la réforme c'est à dire la prise en compte des carrières longues la prise en compte de la pénibilité et un certain nombre de paramètres qui permettront de garantir que le report de l'âge légal ne touche pas tout le monde de la même manière donc vous dites on discute de ces sujets là autour mais on maintient le report de la jungle qui lui est un préalable plus qu'autour je pense qu'ils sont au cœur de la réforme oui le cœur de cette réforme c'est de dire qu'on doit travailler globalement plus longtemps c'est ce qu'on a dit pendant la campagne présidentielle il y a pas de surprise de ce point de vue là puisque les choses ont été annoncées très clairement dans le cadre de la campagne présidentielle non mais dès lors qu'il y a une constatation on pourrait se dire il y a des gages qui sont donnés dans les deux directions mais la concertation elle est importante pour voir comment est-ce que ça s'applique qui est concerné pour combien d'années comment est-ce que on tient compte du fait qu'une personne qui a commencé à travailler doit évidemment continuer à partir avant les autres qu'une personne qui a eu une carrière pénible un métier pénible doit évidemment aussi pouvoir partir avant les autres tout ça est au cœur de la concertation qui aura lieu avec les organisations syndicales il y a un point qui est pas tout à fait clair encore pour moi est-ce que dans la réforme il y a bien la suppression des régimes spéciaux ça faisait partie des engagements de campagne ça concerne par exemple alors qu'ils vont être essentiels cet hiver les gaziers les électriciens est-ce que leur régime spéciaux seront supprimés vous l'avez dit c'est dans la réforme qui a été annoncée présentée par le Président de la République dans le cadre de la campagne présidentielle et donc évidemment ce sur quoi on travaille c'est l'application de la réforme qui a été présentée dans le cadre de la campagne alors autre point très important c'est le nombre de milliards qu'on doit récupérer vous avez expliqué vous avec le président de la République qu'il fallait parvenir à l'équilibre du système vous vous appuyez sur le rapport du Conseil d'orientation des retraites mais quel est l'objectif chiffré combien d'euros d'économie doit-on obtenir par an grâce à la réforme ce qui a été dit pendant la campagne présidentielle c'est que la réforme qui était présentée dans la campagne devait permettre une économie de l'ordre de 8 milliards d'euros à la fin du quinquennat mais le point sur lequel je vais insister c'est qu'il ne s'agit pas uniquement d'une réforme d'économie budgétaire c'est aussi une réforme qui est un élément clé de notre stratégie en faveur de l'économie et de l'emploi parce que la réalité c'est quoi la réalité c'est que si on veut pouvoir financer des mesures essentielles à la protection des Français notamment pour nos aînés le fait d'avoir une retraite une retraite minimale à 1100 euros quand on a travaillé toute sa vie le fait de pouvoir être aidé dans l'adaptation de son logement quand on est en perte d'autonomie mais aussi des grands projets sur l'éducation sur la transition écologique il faut des moyens supplémentaires que ces moyens supplémentaires on ne souhaite pas les trouver en alourdissant encore la dette donc on ne souhaite pas les trouver non plus je vais au bout de ma démonstration en augmentant les impôts et que donc on peut et on doit les trouver en augmentant globalement le volume de travail dans notre pays parce que plus vous avez de Français qui travaillent plus vous avez de recettes sociales plus vous avez de recettes fiscale qui permettent de financer des priorités l'estimation que nous avons sur l'impact d'une réforme des retraites sur les finances publiques ce qu'elles dégagerait en termes de recettes sociales et fiscales c'est de l'ordre de 20 milliards d'euros à la fin du quinquennat si on augmente le taux d'emploi le nombre de Français qui travaillent dans notre pays ça augmente les recettes pour la sécurité sociale pour le budget de l'État alors je vous ai laissé terminer mais j'ai quand même une précision vous demander la réforme des retraites ne va donc pas uniquement servir à équilibrer le système mais aussi à vous dégager des marges budgétaires pour la santé pour l'école pour l'écologie exactement parce que si on avait le taux d'emploi des Allemands qui sont nos voisins on aurait beaucoup moins de problèmes de finances publiques plus vous avez de Français qui travaillent plus vous avez de recettes fiscales et de recettes sociales on le voit d'ailleurs aujourd'hui puisque on a le taux de chômage le plus bas depuis 15 ans le taux de chômage des jeunes le plus bas depuis 40 ans grâce à l'action qui a été menée pour favoriser le travail et on voit qu'on bénéficie de cotisations sociales et de recettes fiscales en hausse parce que il y a globalement plus de Français qui travaillent c'est ce qui nous permet de financer aujourd'hui le qui est tarifaire pour protéger les Français face à l'envoler des prix mais aussi l'investissement dans l'éducation dans les armées donc le coeur de notre stratégie encore une fois c'est d'augmenter le taux d'emploi dans notre pays ça paraît comme ça ces techniques et abstrait mais c'est globalement de dire que plus nous aurons de Français qui travaillent plus nous aurons de marge de manœuvre pour tous pour vivre mieux voilà là où en face vous avez des oppositions notamment qui promettent travailler moins pour gagner moins parce que la réalité c'est que moi on a de français au travail moins on a de marge de manœuvre budgétaires plus on se retrouverait obligé d'augmenter les impôts ou les cotisations sociales ce qui est pas notre souhait nous les impôts ont continué à les baisser alors c'est pas tout à fait ce qu'elle propose elle propose d'aller chercher l'argent ailleurs mais on va pas rentrer à se débattre trop longtemps les oppositions elles vous propose aussi une méthode elles disent puisqu'il y a une opposition des Français c'est François Ruffin le député insoumis qui disait au grand juriste il dit mais allons référendum voyons ce que les Français en disent est-ce que ça peut être une possibilité je pense que cette réforme a été annoncée on l'a dit dans le cadre de la campagne présidentielle qui a eu ensuite un vote je ne dis pas que tous les Français qui ont voté pour Emmanuel Macron ce que l'on fait pour la réforme des retraites évidemment mais on peut pas dire que ça soit une réforme qui est sortie du chapeau ça fait 4 ans qu'on en parle il y a une élection présidentielle qui s'est joué notamment sur ce sujet là je me souviens du débat entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen qui avait largement porté sur cette question il me semble que maintenant c'est le rôle des partenaires sociaux des formations politiques du Parlement que de travailler et de voter une ciné sur cette réforme ça veut dire que par exemple le 16 octobre il y a une marche qui organise à l'initiative de Jean-Luc Mélenchon avec des organisations de gauche et des parties de gauche s'il y a du monde dans la rue des dizaines de milliers de manifestants voire centaines des irmatiques de panorés de place ça ne changera rien vous n'en tiendrez pas compte on a une concertation qui est ouverte qu'on va continuer à travailler avec les organisations syndicales moi j'ai compris que cette marche cette manifestation était organisée avant tout sur la question du pouvoir d'achat et il me semblerait assez étonnant de d'appeler à une marche contre une réforme qui n'a pas encore été présentée puisqu'elle est encore en train d'être soumise à la concertation pour le reste heureusement qu'on n'a pas attendu la marge de la France insoumise pour agir contre la vie chère et pour le pouvoir d'achat heureusement qu'on a pas attendu la marge de la France insoumise pour revaloriser l'ensemble des minima sociaux de 4%. l'ensemble des pensions de retraite de 4% pour augmenter le point d'indice des fonctionnaires de 3,5% pour verser une allocation exceptionnelle de rentrer à 11 millions de ménages pour les aider à affronter l'inflation heureusement qu'on a pas attendu la marche de la France insoumise pour supprimer la redevance télé qui va rendre 138 euros il y a agir c'est mieux alors justement sur ce qui était attendu de vous et sur ce qui est pour le coup déjà présenté il y a le budget dont vous êtes en charge en tant que ministre chargé des comptes publics il y a d'abord il y a d'ailleurs aujourd'hui en commission l'examen du texte qui commence à l'Assemblée nationale il y a une question qui cristallise les oppositions depuis plusieurs semaines c'est la question des supers profits vous-même vous avez indiqué il y a quelques jours que le mécanisme de compensation qui permet à l'état de récupérer une partie des bénéfices réalisés sur les énergies renouvelables pouvaient être élargi vous aviez dit pour être élargi est-ce que il peut être élargi ou est-ce qu'il va être élargi est-ce qu'on va demander une contribution plus importante ou à plus de monde c'est immédiatement lié aux discussions qui ont lieu en ce moment avec la Commission européenne vous savez qu'une réunion importante s'est tenue vendredi dernier avec un point d'accord qui a été trouvé on a au niveau européen la reprise d'un mécanisme qui existe en France qui a inspiré le mécanisme européen qui consiste à dire que cortico il y a des énergéticiens qui font qui bénéficient d'une forme de rente de situation et grâce entre guillemets à l'inflation sur les prix de l'énergie dégage des bénéfices importants à ce moment-là évidemment qu'il contribue et que l'État capte cette rente aujourd'hui renouvelables uniquement oui et d'ailleurs c'est près de 20 milliards d'euros l'an prochain qui seront restitués à l'état ce qui nous permet de financer une grande partie est-ce que vous allez l'élargir et aller au-delà des énergéticiens qui font les énergies renouvelables il y a des discussions qui sont en cours au niveau européen sur le mécanisme d'élargissement à d'autres dispositifs notamment par exemple aux énergies fossiles et plus particulièrement c'est ce qui nous intéresse en France puisque c'est là dessus qu'on est concerné aux activités de raffinage vous savez qu'en France on ne produit pas d’énergie fossile de gaz ou de pétrole en revanche on a des activités comme celle du raffinage et là oui on regarde quel est le mécanisme qui est en train d'être défini au niveau européen je crois qu'il y a des précisions techniques qui sont encore en train d'être travaillées et le cas échéant évidemment qu'on adaptera notre mécanisme de ce point de vue là le budget c'est aussi fait de symbole il y a une tentative il y a une tentation une discussion pour interdire les jets privés maintenant la question qui est sur la table c'est de savoir s'il faut les taxer ou pour former les choses différemment leur appliquer des règles différentes aujourd'hui il y a une taxe qui est réduite comme pour les avions la TICPE est-ce que vous pourriez soutenir l'amendement qui consisterait à dire on met fin cette réduction et il paye moi je pense qu'il faut se poser les bonnes questions et se demander quelle est notre objectif si notre objectif c'est de lutter contre les émissions de CO2 baisser les émissions de CO2 je ne sais pas si l'augmentation d'une taxe fera que les jets veuleront moins ou qu'ils seront moins émetteurs en CO2 moi ce que j'ai vu c'est qu'il y a quelques mois Airbus a fait voler en A380 au biocarburant donc il ne pollue pas quasiment pas si les biocarburants sont pas systématisés aujourd'hui dans l'aérien notamment dans les vols commerciaux c'est parce qu'il coûte très très cher il y a un enjeu de filière mais aussi parce qu'il coûte très très cher moi plutôt qu'être le premier pays au monde à annoncé qu'on interdit les jets privés ou qu'on surtax les jets privés je préférais qu'on soit le premier pays au monde à dire dans quelques années les jets privés en France doivent voler au biocarburant les personnes qui prennent des jet privé payeront beaucoup plus cher leur billet mais au moins elles le feront pour un billet qui ne polluera plus voilà c'est ça pour moi le coeur de ce qu'on doit rechercher après on peut se poser toutes les questions possibles sur des taxes sur des harmonisations de plafond on aura le débat dans le cadre du PLF mais a priori c'est non pour l'aider taxer davantage il y aura un débat s'il s'agit d'aligner une taxe sur une autre moi enfin encore une fois les parlementaires en débattront mais moi je pense qu'il faut pas oublier quelle est notre objectif si c'est vraiment de réduire nos émissions de CO2 à ce moment là il faut probablement des propositions beaucoup plus délicieuse que celle là sur ce plateau Bruno Le Maire avait annoncé que la suppression de la CVAE la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises se ferait non pas finalement dès l'année prochaine mais en deux ans 2023 et 2024 aujourd'hui il y a des oppositions et des élus locaux surtout qui vous demandent de renoncer cette suppression à la fois parce que ça coûte de l'argent à l'état et puis parce que les collectivités locales sont inquiets sur les modalités de compensation est-ce que vous pourriez renoncer à supprimer cette CVE ou finalement la supprimer sur davantage de temps que sur deux ans non il faut supprimer la CVAE c'est dans la droite ligne de ce qu'on a fait ces dernières années pour baisser les impôts de production en France il faut se rendre compte que 2017 la France avait 7 fois plus d'impôts de production que l'Allemagne vous imaginez vous êtes un grand groupe un investisseur qui veut s'implanter dans un pays européen il compare la France et l'Allemagne vous avez un des deux pays la France en l'occurrence où les impôts de production sont 7 fois plus élevés donc oui il faut baisser les impôts de production dans notre pays on a commencé à le faire ces dernières années il faut poursuivre il y a un papier des bruyère qui a été publié qui montre très bien à quel point notre secteur industriel et les pmetpe bénéficieront de cette mesure c'est très important les élus locaux qui s'inquiètent ou qui ont des doutes sur cette mesure s'inquiète notamment de la compensation qui pourra leur être accordée puisque la CVAE bénéficie aujourd'hui aux collectivités locales j'ai beaucoup travaillé avec mes collègues Christophe Béchu et Caroline cailleux avec les associations des lieux locaux pour définir les modalités de compensation on a entendu d'ailleurs leur proposition on a bougé sur un certain nombre de points je pense que la solution de compensation qu'on leur propose permet de garantir qu'ils seront compensés à l'euro près que la compensation tiendra compte de la dynamique économique de leur territoire et doit permettre de rassurer mais c'est important qu'on continue encore une fois à faire baisser la pression fiscale sur nos entreprises parce que notre intérêt à tous c'est de développer l'activité économique en France en 2023 2024 ça change pas ça peut pas être étalé sur un temps plus long vous l'avez rappelé ça devait être en une fois ça sera fait en deux fois parce que l'an prochain le bouclier est tarifaire va nous coûter plus cher que prévu demande de faire des efforts tout le monde fait des efforts les Français vont payer une augmentation de 15% de leur facture d'électricité au lieu de 120%, les entreprises aussi feront un effort avec une suppression d'impôts qui se fera en deux ans plutôt qu'en une année vous parliez des collectivités locales elle vous demande également l'indexation de leur dotation globale de fonctionnement sur l'inflation parce qu'elle disent les prix augmentent pour nous aussi donc il nous faut plus d'argent est-ce que c'est une possibilité ou est-ce que c'est exclu je pense que ce serait une mesure qui à la fois difficilement réalisable d'un point de vue budgétaire moi ma responsabilité c'est de dire la vérité aux Français sur l'état de nos comptes et la réalité c'est que le budget de l'État ne peut pas être le garant en toute situation des difficultés connues par les budgets de nos collectivités locales ça c'est la première chose deuxième chose ça serait je pense injuste puisque ça viendrait abonder des collectivités locales qui ne sont pas soumises aux mêmes difficultés que les autres donc moi je pense que la ligne qu'on a adopté cette année qui est celle d'un filet de sécurité rappelle qu'à 430 millions d'euros de filets de sécurité qui ont été adoptés cet été pour soutenir et cibler l'aide sur les collectivités qui sont particulièrement fragilisées par la hausse des prix de l'énergie ou de l'alimentation pour les cantines c'est la bonne solution vous avez des collectivités qui vont bénéficier d'un soutien qui va jusqu'à 70% de la hausse d'électricité ou de gaz mais c'est vrai qu'on cible sur les collectivités qui sont les plus en difficulté parce que la réalité c'est que budget de l'État ne peut pas soutenir l'intégralité des collectivités locales alors dans les choses qui coûtent de l'argent il y a une promesse qui Emmanuel Macron avait faite dans sa campagne c'est l'allègement des droits de succession vos collègues députés Aurore berger Matthieu Lefebvre du groupe majoritaire Renaissance ont déposé un amendement pour remettre ce sujet sur la table bon on a compris que c'était pas pour tout de suite que vous n'aviez pas l'argent mais dans ce cas là c'est pour quand est-ce que ce sera effectif en 2024 est-ce que pour le prochain budget vous prenez un engagement d'alléger ses droits de succession ils l'ont dit c'est un amendement d'appel qui permettra d'avoir le débat dans l'hémicycle sur ce sujet là et qui me rappelle c'est pour que ça rentre en vigueur un jour quand même qui nous permettra au gouvernement de donner des précisions sur le sur le calendrier il y a effectivement un engagement de campagne du président de la République qui a dit qu'on allégerait les droits de succession dans le et je peux vous le dire et vous le reconfirmer ici nous allégerons les droits de succession dans le quinquet mais pas forcément 2024 ensuite il y a une question de rythme moi je pense qu'il faut commencer à faire entrer en vigueur la mesure à partir de l'année 2024 est-ce que c'est l'intégralité de la mesure où est-ce que ça se fait sur plusieurs années dans le quinquennat ça fera partie des débats qu'on aura avec les parlementaires moi ma responsabilité c'est d'éclairer la représentation nationale et de leur dire ce qui est soutenable ou pas pour nos finances publiques on a une trajectoire qui a été fixée de réduction des déficits on a réduit le déficit ces dernières années il était de 9% en 2020 6,5% en 2021 il est de 5% cette année il doit être de 3% en 2000 si vous savez qu'il y a des doutes sur votre stratégie le Haut Conseil des finances publiques estiment que ça va être très compliqué à tenir c'est son rôle de nous dire que ça va être compliqué de nous appeler être les plus efficaces possibles moi ce que je constate c'est que ces dernières années on a chaque année réduit le déficit dans notre pays on doit continuer à le faire parce que la réalité c'est qu'il faut et c'est ce qu'on est en train de faire revenir à une des finances publiques qui sont plus soutenables et commencer à rembourser notre parce que sinon c'est les jeunes générations qu'il a payeront en impôts dans les années à venir donc oui la mesure sur les droits de succession entrera en vigueur je souhaite qu'on puisse démarrer dès 2024 on aura le débat des EPLF puisque un certain nombre d'amendements ont été déposés vous avez vu la majorité des oppositions dans le cadre des dialogues de Bercy que vous avez organisé pour préparer ce budget est-ce que vous avez acquis la conviction qu'un accord était possible ou vous serez contraint de recourir aux 49-3 faute de majorité pourquoi on a fait les dialogues de Bercy parce qu'on est face à une situation parlementaire assez inédite nous n'avons pas la majorité absolue et donc ça nécessite d'évoluer dans la méthode d'habitude le projet de loi de finances le budget il est présenté au parlementaire après qu'il ait été adopté en conseil des ministres avant ça les parlementaires n'ont rien moi j'ai dit on change de méthode et on transmet plusieurs semaines en avance avant le Conseil des ministres au parlementaires le contenu du PLF les articles est-ce que ça a changé quelque chose est-ce qu'ils vous ont dit on est prêt à voter ou est-ce que j'ai constaté c'est qu'au début une partie des oppositions avait dit on viendra pas ils sont tous venus ensuite une partie des oppositions avait dit on fait la première réunion ils ont fait toutes les réunions on avait plus d'une dizaine d'heures de travail et à l'issue ils ont dit eux-mêmes dans la presse les oppositions que ça avait été utile et donc moi ce que je peux vous dire c'est que le texte tel qu'il est présenté au Parlement et qui sera je l'espère adopter au Parlement ne sera pas le même que celui qui est rentré dans les dialogues de Bercy on a repris des propositions des oppositions sur les collectivités locales par exemple on abondant la DGF de 210 millions sur la question de la lutte contre la fraude pour autant et je réponds immédiatement à votre question les oppositions ont été claires depuis le début mais avant même qu'on démarre les dialogues de Bercy en nous disant quel que soit le contenu de votre budget votre a contre votre budget et on vous forcera entre guillemets à avoir recours aux 49-3 donc il y avait de toute façon assez peu de suspense avant même qu'on démarre les travaux autre sujet qui concerne les oppositions plusieurs parties sont concernées par des affaires de violences sexuelles sexistes même si parfois elles sont imprécis c'est le cas de Julien Bayou l'ancien secrétaire national de robes Écologie Les Verts qui dénonce ce matin chez nos confrères du journal Le Monde une confusion entre féminisme et McCarthysme après avoir été mis en cause par Sandrine Rousseau autre député écologiste il considère avoir été considéré comme présumé qu'on coupable est-ce que vous partagez ce point de vue est-ce qu'il a été injustement ciblé je n'ai pas tous les tenants et les aboutissants de cette affaire moi j'ai été assez effectivement surpris par la manière dont les choses se sont faites avec Sandrine Rousseau qui est allé sur un plateau télé jeter des accusations sans précisément dire de quoi il s'agissait ce qui a conduit à une mise en retrait je vais pas rentrer dans les détails parce que je les connais pas voilà simplement moi je pense que ce qui est important c'est quand même toujours de s'en remettre à la justice et au fait que la justice peut être saisie qui peut y avoir ensuite des enquêtes des condamnations et c'est ça qui doit rester la boussole ça n'empêche pas pour des formations politiques de se doter de cellules qui permettent de regarder un certain nombre de choses et y compris d'accompagner des potentiels victimes vers une saisine de mais c'est compliqué vous dites il faut se tourner vers la justice et en même temps avoir une cellule c'est forcément une justice ça peut parallèle même du moins avec du pomoretti dit attention ça n'a aucun sens c'est une forme de justice de droit privé non mais je pense que si il s'agit d'une cellule qui permet de faire de la prévention au sein des formations politiques et potentiellement d'identifier potentiel victime pour les accompagner vers une saisine de la justice je pense que dans ces cas-là ça peut être ça vous savez moi je suis pas là en train de faire des leçons de morale ou pointer du doigt aucun parti n'a le monopole du vice aucun parti n'a le monopole de la vertu c'est des sujets de société qui traversent la société dans son ensemble et donc toutes les formations politiques donc la question qui est posée aux formations politiques c'est pas est-ce que vous l'avez plus blanc que blanc ou pas c'est est-ce que vous vous dotez des outils qui vous permettent de gérer ces situations le mieux possible et moi je pense que le mieux possible ça reste quand même de se tourner vers la justice merci Gabriel tel d'avoir accepté notre invitation