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InterviewLCI (sur YouTube)· 28 août 2025 9 minComplaisantActualité / polémiqueSantéDéfenseEurope & international

Quand nos hôpitaux se préparent à la guerre|LCI

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Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    On tombe un peu de notre chaise parce qu'on se n'imaginait pas que nos services soient à ce point dans la préparation concrète d'un conflit armé majeur en Europe.

  • 1:30OuverteRéponse directe

    On comprend que cela pourrait concerner aussi des soldats étrangers de la coalition ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Comment cette note est-elle accueillie par les directeurs d'hôpitaux et les syndicats ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Cette note est passée inaperçue, pourquoi le gouvernement n'a pas communiqué ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Cette démarche est-elle récente ou engagée depuis le début de la guerre en Ukraine ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30DavidFait
    « Les hôpitaux doivent se tenir prêts à accueillir des milliers de soldats blessés en cas de conflit armé en Europe. »
  • 1:45DavidChiffre
    « On parle de 100000 à 500000 soldats qui seraient blessés de manière plus ou moins grave. »
  • 2:30DavidFait
    « La France a un dispositif, le service de santé des armées qui est réputé dans le monde entier. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Ça concerne nos hôpitaux. Le canard enchaîné a mis la main sur une des instructions envoyées par le ministère de la santé aux hôpitaux publics français pour les demander pour leur demander pardon de se préparer d'ici au mois de mars 2026 pour un possible engagement majeur. En français, ça veut dire une guerre.

Voilà, une vraie guerre en Europe dans laquelle nous pourrions être engagés, concernés. Voilà la ce à quoi se préparent nos hôpitaux. Et on lit grâce au Canards enchaînés dans cette note.

Les hôpitaux doivent se tenir prêts à accueillir des milliers de soldats blessés en cas de conflit armé en Europe. Xavier Diacomoni du service international DCI nous a rejoint. Bonjour cher Xavier.

Bonjour David. très heureux de vous avoir. Euh, on tombe un peu de notre chaise parce qu'on se on n'imaginait pas que nos services soient à ce point si vous voulez dans la préparation concrète de la réalité d'un conflit armé majeur sur le sol européen dans lequel nous pourrions être engagés.

Le devoir des militaires et des politiques en l'occurrence, puisque là ce sont les politiques qui décident, c'est de se préparer à tout et surtout au pire. Il faut savoir que depuis le début du conflit en Ukraine, en février 2022, il y a eu un recensement de toutes les possibilités de soins d'hospitalisation en France. Mais comme ça avait été fait notamment pendant le Covid, on s'est aperçu pendant le Covid qu'on pouvait dans certains cas extrêmes manquer de lit de réanimation.

Là, on se prépare à ce qui peut se passer ensuite. Alors, il y a plusieurs options. Une guerre à grande échelle en Europe, pour le moment, elle paraît extrêmement lointaine, mais autant la préparer en terme médical.

Et puis surtout, vous savez, les fameuses garanties de sécurité dont on ne sait pas encore exactement ce qu'elles sont, mais que Donald Trump a vraiment promis, mis sur la table euh pour permettre à l'Ukraine à terme d'avoir un cesser le feu avec la Russie. Cesser le feu qui paraît encore très très lointain. Si nous avions des soldats à nous, voilà, en Ukraine en garantie de sécurité et s'il devaient être blessés, exement, oui, il faudrait que nous soyons capables bien sûr de les rapatrier, de les soigner, mais là on sent que l'État se prépare à à des opérations de grande ampleur.

On comprend, dites-moi si je me trompe, Xavier, on comprend que cela pourrait concerner aussi des soldats qui qui ne seraient pas français, étranger, des soldats de la coalition. On parle de 100000 à 500000 soldats qui seraient blessés de manière plus ou moins grave, hein. Il y a pas que des cas extrêmement grave, mais qui devraient être rapatriés, qui devraient être soignés avant de repartir dans leur pays d'origine.

Et d'ailleurs, on insiste bien dans la note qui a révélé le canard enchaîné sur la nécessité que ces hôpitaux soient à proximité d'aéroport, de gare pour justement permettre ces mouvements. Il faut savoir que la France a un dispositif, le service de santé des armées qui est réputé dans le monde entier qui est un excellent dispositif. Il y a encore, j'ai vérifié ce matin, j'ai été même étonné par le chiffre, sep hôpitaux militaires en France.

Alors le Val de Grce, il y en a, ça fait que six parce qu'en fait le Val de Grce, c'est surtout une unité qui fait de la recherche, qui fait de la prospective, qui peut pas accueillir réellement de blessés. En nombre de lits, c'est assez faible hein, puisqu'on est sur 1400 lits, mais beaucoup de lits de réanimation, de lits capables aussi de soigner des grands grands brûlés. Sachant qu'en France, il y a encore aujourd'hui entre 380 et 390000 lit.

Mais il y a une vraie expertise française dans la matière. J'ouvre la la conversation parce que quand on entend, c'est c'est très intéressant cette note du ministère, c'est très intéressant mais on se demande comment une telle note peut-être accueillie par nos directeurs d'hôpitaux, par nos chefs de services dans les différents hôpitaux publics, par les les syndicats des personnels de santé qui tirent la sonnette d'alarme 10 fois par jour sur le fait que alors même qu'il n'y a nous ne sommes pas dans cette situation là qu'anticipe qu'anticipe l'État français ne s'en sortent pas, ne parviennent pas à faire tourner les hôpitaux. Mais pardon David, comment elle est accueillie ?

Comment elle peut être accueillie par l'opinion française qui soudain a sous les yeux la perspective, je ne dis pas la probabilité mais la possibilité d'un engagement de soldats français dans un conflit. ou je rappelle que l'Ukraine c'est à 1100 km la frontière française est à 1100 km de de l'Ukraine. C'est assez peu quand même.

Bien sûr hein. Ça doit être si des soldats français devaient en venir à échanger des tirs avec des soldats russes. Bon c'est c'est on en est bien sûr pas là mais c'est intéressant de voir d'une maintien de d'une mission maintien de la paix.

Il peut y avoir des accidents tout simplement. Et ça relativise quand même, ça relativise tous les débats que nous avons eu depuis une heure sur d'autres sujets, c'estàdire sur la situation politique. Situation politique.

J'ai posé la question tout à l'heure. Ça n'est pas un jeu. Vous m'avez dit ça n'est pas un jeu tout ça.

Non, ça n'est pas un jeu parce qu'il y a des enjeux qui sont pardon, il y a des enjeux qui sont extrêmement lourds et concrets si ce n'est que ça ajoute au climat anxiogène et donc à la l'inquiétude aussi de l'opinion publique. Cette note, elle est passée un peu inaperçue jusqu'à présent. euh mais c'est vrai que il n'y a pas eu de communication du gouvernement.

La ministre n'a pas réagi. Euh donc ça donne l'impression que c'est fait sans être dit, ce qui est encore plus inquiétant pour les Français qui dans ce genre de sujet ont envie que les cartes soient mises sur table. Justement.

Ah ouais, c'est le cas de le dire Marion. Quel quel talent. Je trouve ça effectivement intéressant que ça paraisse dans le canard enchaîné, c'estàdire le journal des informations un peu sulfureuses qu'on voudrait cacher.

Euh et ce qui me frappe, c'est que ça vient précisément à un moment où il y a des appels à la grève dans la PHP et que vous avez 5 milliards d'économies dans le cadre du plan Bairou, peut-être Morné, mais en tout cas qui prévoyait des économies de l'hôpital public à hauteur de 5 milliards d'euros. Les syndicats estiment que il y a 2 millions d'heures de soignants qui ne sont pas rémunérés et donc lancent un appel à la grève et tout ça effectivement se se télescope de de façon étonnante. Et effectivement, il y a il y a il y a ces hôpitaux comme Per qui sont les les grands fleurons de la médecine militaire mais qui soignent des patients civiles hôpital de Brest hôpital maritime de Toulon mais franchement les les uns et les autres on dem on n pas réussi à gérer le Covid on se demande si on sera en capacité de effectivement de réagir comme il se doit en cas de conflit majeur en Europe.

On imagine quand même que tout ça a été décidé en conseil de défense et au mois de juillet, il y a eu plusieurs réunions du conseil de défense sur l'Ukraine et on découvre petit à petit les décisions qui sont prises qui sont très secrètes. Il y a une question de transparence sur ces questionsl vous l'évoquez aux États-Unis dont on parlera dans un instant, il y a plus de transparence sur ces choses-là qu'en France où manifestement enfin les conseils de défense restent et c'est en partie normale évidemment mais reste quand même assez opm Alors Emmanuel Macron était l'invité de Darius Rochin le 19 août dernier. interview exclusive pour LCI.

Je voudrais qu'on en réécoute un extrait Xavier, c'est sur ce que nous nous disions. C'est-à-dire qu'il ne faut pas considérer que cette perspective est fictionnelle. C'est c'est pas de c'est pas garanti.

Espérons que ça n'arrive pas. Mais enfin, on peut pas l'exclure. On écoute le chef de l'État, y compris pour sa propre survie, il a besoin de continuer de manger.

Voilà. Et donc c'est un prédateur, c'est un ogre à nos portes et je dis pas que dès demain c'est la France qui sera attaquée mais enfin c'est une menace pour les Européens. Faut pas être naïf.

Il parle bien sûr de Vladimir Poutine, on l'a compris Xavier. Oui, ce qui est important de comprendre, c'est que cette démarche, elle est engagée, donc je le disais tout à l'heure, depuis le début de la guerre en Ukraine. La réflexion est importante et en 2023-2024, il y a eu beaucoup d'exercices d'assez grande ampleur qui ont été menés dans certains CHU pour simuler un afflux massif de blessés.

Ça ça a été fait, ça c'était ça s'est vu hein. La transparence, elle est aussi là dans le fait que que ça se voit. Il y a un énorme problème vous savez des attaques des cyberattaques sur les hôpitaux français.

Cyberattaques qui sont la plupart du temps attribué à la Russie. Ça ça fait aussi euh partie de la guerre. Et puis il y a la nécessité et ça service de santé euh de l'armée c'est très bien le faire d'avoir des systèmes de triage des blessés dans les hôpitaux pour admettre de manière la plus urgente possible les gens les plus grièvement blessés et ainsi de suite.

Là on parle de militaire. Et ce qui est intéressant, ce que vous disiez tout à l'heure, c'est que ça ne concerne pas que des militaires français. Ça peut concerner tous les militaires de l'hypothétique coalition.

Pour le moment vraiment avéré, il y a la France, la Grande-Bretagne et le Pays-Balt qui pourrait aller assurer une mission de maintien de la paix en Ukraine. Dominique, alors on ne peut pas totalement exclure non plus que cette information qui fuite servve la France qui veut montrer à Vladimir Poutine qu'elle se prépare à beaucoup d'hypothèses. Voilà.

Donc il y a un élément bien sûr je n'ai pas d'information, on a découvert ça hier soir euh et ce matin, mais il est il y a la communication est importante dans ces affairesl. Allez, on avant.