Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewAssemblée nationale· 8 septembre 2025 238 min

🔴Vote de confiance : François Bayrou prononce sa déclaration de politique générale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Alors, mes chers collègues, s'il vous plaît, en application des articles 29 et 30 de la Constitution, je déclare ouverte la session extraordinaire convoquée par décret du président de la République du 27 août 2025. Je vous indique que j'ai reçu du Conseil constitutionnel communication de trois décisions déclarant en application de l'article L 136-1 du code électoral madame Brigitte Barège, monsieur Jean- Laussuc et monsieur Stéphane Vogetta inéligible pendant 1 an à compter du 11 juillet 2025 et en conséquence des missionnaires d'office. Acte a été pris de ces communications au journal officiel du 12 juillet 2025.

Allez, s'il vous plaît, c'est une séance importante. Je vous remercie de garder le silence. L'ordre du jour appelle la déclaration de politique générale faite en application de l'article 49 alinéa 1er de la Constitution, le débat et le vote sur cette déclaration.

La parole est à monsieur le premier ministre. Madame la présidente Mesdames et messieurs les députés, cette épreuve de vérité comme chef du gouvernement avec l'assentiment du président de la République, je l'ai voulu. J'ai voulu ce rendez-vous et certains d'entre vous, les plus nombreux, les plus sensés probablement ont pensé que c'était déraisonnable, que c'était un trop grand risque.

Or, je pense exactement le contraire. Le plus grand risque était de ne pas en prendre, de laisser continuer les choses sans que rien ne change, de faire de la politique comme d'habitude, de faire durer sans prendre les décisions qui s'imposent jusqu'au moment où l'irréparable est là et où l'on arrive au bord de la falaise. Car ce dont nous traitons aujourd'hui, ce n'est pas une question politique, c'est une question historique.

Les questions politiques, ce sont celles qui concernent les partis, les rivalités des uns avec les autres et les questions de pouvoir. Les questions historiques, ce sont celles qui concernent les peuples et les nations. Les questions politiques, ce sont celles qui concernent les adultes qui se disputent tout le temps.

Et les questions historiques, ce sont celles qui concernent les enfants et le monde que nous leur construisons. Les questions les questions politiques, ce sont les questions pour la prochaine élection, mais les questions historiques, ce sont les questions pour la prochaine génération. des questions pour demain qui se jouent aujourd'hui.

Tous nous savons que notre pays, au-delà de l'orientation décisive qui va se trancher aujourd'hui se trouve devant un immense champ de questions qui vont appeler dans les années qui viennent des changements profonds. Et je veux en quelques minutes, en 5 minutes vous citer les plus graves de ces questions. Nous sommes devenus depuis l'an 2000 un pays qui produit moins que les autres, moins que ses voisins.

Notre retard de production sur nos voisins les plus proches, qu'ils soient allemands ou belges, mesuré par le PIB par habitant est de 15 % notre retard et sur nos voisins néerlandais de plus de 30 %. Et ce malgré les efforts faits ces dernières années sur la création d'entreprise, sur l'emploi, sur l'investissement par exemple avec France 2030. Imaginez ce que serait nos revenus familiaux et les ressources de l'État si nous disposions de 15 ou 30 % de plus à partager, nos salaires de 15 à 30 % plus importants et les ressources de l'État de 15 à 30 % plus abondantes.

Si nous avions la production de nos voisins, la France n'aurait aucun problème de déficit, elle n'aurait pas de problème de dette. La production, c'est donc une urgence nationale. Parallèlement et pas sans lien, nous sommes devant un immense problème d'éducation nationale.

Notre école, notre collège, notre lycée, nos universités jadis autant d'exemples pour la planète entière sont aujourd'hui déclassés avec une chute sur la maîtrise des fondamentaux, sur l'écrit, sur la lecture, sur la langue, sur l'arithmétique élémentaire, des difficultés sur l'orientation trop précoce, en tout cas pour moi, trop angoissante, trop mécanique. et n'assurant pas la promesse républicaine, égalité des chances d'où qu'on viennent. Et s'il le faut, deuxème chance et encore 3è chance.

Nous sommes devant une immense question de modèle social inventé il y a 80 ans sous l'inspiration du Conseil national de la Résistance et aujourd'hui gravement déficitaire, déstabilisé par le déséquilibre démographique, par le vieillissement des Français. parqu et par le déséquilibre du système des retraites. Nous sommes devant une immense question du logement, logement des familles, parcours de la location à la propriété pour ceux qui le souhaitent, logement des jeunes, logement des étudiants et même jusqu'au logement d'urgence.

Le modèle est à réinventer. Nous sommes le pays du monde qui a le mieux identifié l'enjeu écologique, le développement durable, la production décarbonée. C'est une fierté.

Mais en un temps où cet enjeu est battu en brèche partout sur la planète, c'est un défi de mobilisation générale. Nous sommes devant une immense exigence et une inquiétude liée à la sécurité. à la sécurité de tous les jours, au respect de l'intégrité des biens et des personnes.

Et nous savons que cette inquiétude, c'est d'abord celle des plus fragiles. Et donc, sécurité et justice, ce sont les deux phases de notre premier devoir d'état. Nous sommes la devant la question que l'immigration pose à notre pays et à nos sociétés. les migration les migrations liées aux différences de développement à la misère chez les uns avec une démographie expansive à l'abondance chez les autres avec une population déclinante sans compter la déstabilisation climatique.

Nous avons donc deux obligations : contrôler et maîtriser les arrivées et intégrer ceux qui sont et seront là, les intégrer dans ma conviction par le travail, par la langue, par l'engagement à respecter nos principes de vie. Et je dois ajouter l'aménagement du territoire dans l'hexagone avec des déséquilibres entre les métropoles et les nouveaux déserts français, transport, équipement, centre de décision. Les territoires sont en demande et ont souvent l'impression que nul ne les entend et nos outres mères avec des enjeu de vie quotidienne et de destin dont nous savons qu'ils doivent être totalement réinventés en jeu que le gouvernement a saisi son installation.

Tout cela est immense et urgent. Magnifique cathédrale à reconstruire pour un peuple qui le mérite, un peuple avec des capacités à nul autre pareilles. Premier au premier rang du monde pour les sciences fondamentales, pour les mathématiques, pour la physique, pour la chimie, pour la génétique, pour la pharmacie et pour les technologies, pour le quantique, pour l'algorithmique, pour la robotique au premier rang dans le monde industriel à l'égard des empires, pour le spatial, pour l'aviation, pour les hélicoptères. pour la construction navale, pour les sous-marins, pour les centrales nucléaires.

Mais tout cela, c'est une économie qui a conquis les sommets et qui doit reconstruire les camps de base. Rééquilibrer son commerce extérieur a commencé par le développement de l'agriculture, de l'industrie, de l'automobile, tout secteur où nous avons des atouts à l'équipement de la maison dont nous sommes presque absents. Et tout cela, toutes ces questions sont aujourd'hui soumises.

Allez, ça me donne l'occasion de boire. C'est une bonne madameirou. Madame Chikirou, vous n'avez pas la parole.

Merci de laisser monsieur le premier ministre s'exprimer. Amen. Mais tout cela, toutes ces questions sont aujourd'hui soumises à la question dont tout dépend, à la question vitale d'urgence vitale où notre pronostic vital est engagé.

Donc dépend notre état, notre indépendance, nos services publics, notre modèle social. C'est la question de la maîtrise de nos dépenses, la question du surendettement. votre soutien, l'accord minimal sans lequel je ne pourrais pas poursuivre ma mission, je le demande à l'Assemblée nationale sur un seul point mais décisif, le constat de la situation du pays.

La France n'a pas connu de budget en équilibre depuis 51 ans. Depuis 51 ans, tous les ans, les dépenses s'accroissent, les déficites se répètent et les dettes s'accumulent. Tous les ans, nous dépensons plus que nos ressources de l'année et souvent beaucoup plus.

Alors cela se justifie bien sûr lorsqu'il faut passer des crises. La crise des subprime, crise financière mondiale sous Nicolas Sarkozy et l'incroyable succession de coup du sort depuis 2020, le Covid, la guerre en Ukraine, la crise énergétique, l'inflation et les menaces de tout genre. Mais [Applaudissements] nous dépensons mais nous ne revenons jamais en arrière.

C'est de c'est devenu un réflexe et pire encore une addiction. les dépenses ordinaires du pays, les dépenses pour notre vie de tous les jours, pour les services publics, pour les retraites, pour rembourser nos feuilles de sécul, nous avons pris l'habitude de les financer à crédit, donc dépassement systématique de dépenses chaque année, pour acquitter chaque eurense, il a fallu chaque eur dépassement des dépenses, il a fallu emprunter comme une un ménage ou une entreprise empreunte à la banque. quand ils ont un déficit. 1 € de déficit, c'est un euro de dette supplémentaire et l'addition des déficits par milliards tous les ans nous a conduit à une écrasante accumulation 3415 millions milliards d'euros de dette à l'heure précise où nous parlons.

Cette accumulation a un prix. C'est la ponction que le service de la dette représente tous les ans. Ce qu'il faut payer au créanciers pour les intérêt et la part de capital qu'on doit rembourser.

Et cela, on est obligé de la quitter. Sinon, c'est la banque. Si on ne le faisait pas, on ne trouverait plus à emprunter un centime.

Or, nous ne pouvons pas vivre dans un pays comme le nôtre, sans emprunter pour payer les fonctionnaires ou pour les retraites ou pour la CQ, ni pour remplir nos obligations d'emprunteur. et déjà nos obligations de remboursement annuel et part à rembourser du capital dépasse et de loin dépasse ce que notre pays produit en plus chaque année par sa croissance, par ses progrès en plus de l'année précédente. Il faut avoir les chiffres précis en tête parce que ces chiffres ne sont pas du tout abstraits. disent une chose évidente et que nous ne pouvons pas faire semblant d'ignorer.

Chaque année, à notre rythme annuel de croissance et d'inflation, chaque année, la France, en plus de l'année précédente produit pour un montant de 50 milliards d'euros environ. Face à ces 50 milliards en moyenne en 2020 les annuités qu'il nous fallait verser représentait environ 30 milliards par an 30. En 2024, c'était 60 milliards.

Cette année, 67 milliards. L'année prochaine en 2026 75 milliards. L'année suivante 85 milliards.

Et à la fin de la décennie, dit la Cour des comptes, 107 milliards. 50 milliards créés par le travail, plus de 100 milliards transférés à nos créanciers. le double.

Autrement dit, tout le travail, l'inventivité du pays pour progresser pendant une année, tout ce progrès que nous voulons pour les nôtres, pour nos enfants est entièrement reversé à nos créanciers et la majorité de nos créanciers, 60 % sont étrangers. Ce sont donc des dépenses obligatoires totalement improductives. Pas un emploi de plus, pas un service amélioré, pas un équipement mise en place.

Notre pays travaille, croit s'enrichir et tous les ans s'appauvrit un peu plus. Mesdames et messieurs les députés, c'est une silencieuse, souterraine, invisible et insupportable hémorragie. Et si c'est insupportable, on ne doit pas le supporter.

C'est le sens de la déclaration du gouvernement devant l'Assemblée nationale. Comme capitaine du navire, informé de la voie d'eau, qui s'élargit sans cesse du flot qui envahit nos cales. Je dis que notre devoir est d'abord et tout de suite de nous mettre à l'étancher et de nous y mettre tous.

Alors, on me dit "Mais c'est pas urgent, ça peut attendre. Vous êtes trop impatient, vous voulez aller trop vite, le bateau flotte encore. Il ne faut pas troubler les passagers et l'équipage.

Là est précisément la confrontation des points de vue. Là est la prise de responsabilité de chacun. Je dis au contraire que si nous voulons la sauvegarde du navire, du navire sur lequel nous sommes et sur lequel sont nos enfants, il faut agir sans retard.

Et ce n'est pas hors d'atteinte. Cela demande seulement la mobilisation de tous et un effort modéré de chacun si l'on s'y prend à temps. Mais il convient même brièvement d'élargir l'analyse, de dépasser les conséquences que je décris sur la vie des Français et d'envisager, je veux le faire devant vous, ce que seraient les conséquences sur le destin de la France.

Nous tous, d'où que nous venions, nous nous sommes les héritiers de la France. C'est ce destin unique entre les peuples d'une puissance moyenne par le nombre de ses habitants mais à vocation universelle qui nous a fait ce que nous sommes. Et aujourd'hui, le destin de la France, notre nation écrite dans l'histoire se trouve menacé par nos quotidiennes impération.

La question de l'influence est vitale. La capacité à faire rayonner ses valeurs. Nos valeurs françaises et universel partout menacé.

Les droits de l'homme et d'abord le droit des femmes. Le droit au respect et à la liberté des femmes. Le droit des enfants, le droit à la liberté et au respect de la vie privée, le droit à la libre opinion, à la libre conviction, le droit à la libre religion.

à la libre philosophie, le droit à se former, cet ensemble de droit comme il n'y en jamais de plus complet dans le monde. Depuis que le monde est monde. Tout cela qui le défend sinon la France.

Et comment la France peut-elle défendre cet ensemble de valeurs, lui donner sens en elle-même et par l'Union européenne si elle s'avère faible, si elle a perdu sa crédibilité en perdant sa souveraineté. C'est ainsi que nous ne sommes pas à cet instant défenseur de nos seuls intérêts, de notre santé, de notre prospérité. Nous sommes les défenseurs menacés d'un bloc de valeur lui aussi menacé.

De notre capacité à l'indépendance et à la souveraineté dépend notre capacité d'influence. Du respect que la France impose aux autres dépend le respect qu'on portera à ses valeurs. La soumission à la dette, c'est comme la soumission par la force militaire.

Dominé par les armes ou dominé par nos créanciers. du fait d'une dette qui nous submerge. Dans les deux cas, nous perdons notre liberté et dans les deux cas, il ne tient qu'à nous de nous émanciper, de retrouver le chemin de la liberté.

Cela ne demande qu'un effort sur nous-même. C'est pourquoi la France, sous l'autorité du président de la République et par le vote des parlementaire a choisi un plan d'équipement de ses armées, de ses hommes et de ses matériels, la loi de programmation militaire. Cette loi, vous le savez, il est nécessaire non seulement de la respecter, mais de l'abonder par des investissements complémentaires décidés en raison des dangers de toute nature auquels notre pays et notre continent sont exposés.

Ces investissements complémentaires nécessaires sont inscrits pour 3 milliards supplémentaires dès cette année dans le plan que nous avons présenté aux Français au mois de juillet. C'est pourquoi, de la même manière, le gouvernement propose un pays au pays un plan pour aller vers le désendettement pour que la France échappe en peu d'années à l'inexorable marée de dette qui la submerge. En 4 années, et c'est un délai raisonnable dans la vie d'un pays de ses habitants, ce n'est pas que nous n'aurons plus de dette, mais notre dette n'augmentera plus.

Et voilà le plan. atteindre en en 2029 le seuil de 3 % des déficites publics annuels, seuil à partir duquel la dette n'augmente plus. Et si la dette n'augmente plus, alors le travail des Français, leur inventivité, leur créativité, leur confiance retrouvée remettront le pays à flot et nous le croyons plus vite qu'on ne croit.

Tout nous y invite. Les technologies d'un monde qui va de révolution en révolution, l'intelligence artificielle, notre créativité intellectuelle, culturelle, artistique, notre recherche. Si nous savons nous libérer de ces chaînes qui nous entravent, alors tous les tous les épanouissements seront ouverts aux français d'aujourd'hui et aux générations qui viennent.

Tout est prêt, tout est en germe, ne manque que la détermination de ceux qui veulent en sortir. Cela oblige à des efforts, mais des efforts modérés, je le disais, des efforts qu'un pays doit considérer supportable, dépenser un peu moins que ce qui était attendu ou programmé, freiner les dépenses, les étaler dans le temps, mais affirmer devant nos concitoyens et à la face du monde que si personne ne sera abandonné, ce sont d'abord et avant tout les plus jeunes d'entre nous dont nous devons nous occuper. J'ai été frappé des messages que j'ai reçu pour avoir évoqué les plus jeunes et le poids qui pèse sur leur génération.

Ils portent les plus jeunes. Ils portent et vont porter pendant 20 ou 30 ans ou davantage encore le poids des milliers de milliards de dettes que leurs aînés ont contracté et qu'ils vont eux devoir endosser. Elles n'ont pas été contractées pour équiper le pays comme il aurait fallu pour pour décider de leur avenir.

Ces milliers de milliards de dettes ont été consacrées à éponger les dépenses courantes de la vie de tous les jours qu'un pays normal devrait assumer à chaque à chaque génération pour son compte. Depuis des décennies sur ce point, nous avons rompu le contrat de confiance entre générations qui est la base du contrat social. J'ai été frappé de vérifier combien les jeunes se sentent génération sacrifiées.

Ils disent "Nous n'aurons pas de retraite, la retraite ça sera jamais pour nous." et le double enjeu qu'il rencontre aujourd'hui. Oui.

Oh, je sais très bien que vous voulez qu'on augmente encore les charges sur leurs épaules. Et bien, nous croyons exactement le contraire. Nous pensons qu'il faut les alléger de manière qu'ils soient libérés de l'esclavage dans lequel on les plonge.

Allez, s'il vous plaît, [Musique] s'il vous plaît, silence. Il est simple d'évoquer devant vous le double enjeu que ces jeunes rencontrent et souvent le double échec dans la recherche du travail et la recherche du logement dans certaines villes et certaines régions et sans compter le logement étudiant. Génération qui ne se voit pas d'avenir commun.

Cette situation pour nous elle est insupportable du point de vue démocratique, insupportable du point de vue civique autant que du point de vue moral. La prise de conscience, c'est aussi celle-là. Que les plus avancés en âge unissent leurs efforts pour alléger la dette que les plus jeunes devront acquitter.

Ne leur dites pas que vous les aimez, que vous veillez sur eux si vous faites semblant d'ignorer la charge écrasante accumulée sur leurs épaules. J'ai parlé de cette Si vous criez, je bois. Donc c'est une c'est une bonne chose.

Allez, s'il vous plaît, mes chers collègues, je viens de parler de prise de conscience. Allez. Et ayant vécu ces derniers mois cet exercice inédit et je crois sans précédent de transparence entre citoyens.

J'ai vu la puissance des forces qui veulent qu'on continue à fermer les yeux. Alors certes, il y a un fait nouveau. Depuis quelques semaines, depuis que nous avons commencé ce travail, la première phrase de cela est devenue "Nous ne nons pas la situation".

Mais ils ajoutent aussitôt nous sommes en désaccord avec la méthode, avec les décisions prises, avec le rythme du désendettement, avec l'identification des causes et nous combattrons cela de toutes nos forces. que c'est pourquoi nous voulons faire tomber ce gouvernement qui nous invite à l'effort. Les uns disent, et ne croyez pas que j'ignore l'efficacité du discours, ce sont les immigrés qu'il faut mettre à contribution.

Ce sont les étrangers qui sont la cause de tout. C'est auprès de cela que nous gaspillons notre argent et qu'il faut taper dans la caisse. Ou bien variante de la part des mêmes, c'est l'Europe.

Nous nous ruinons à respecter nos engagements. 20 milliards là, 10 milliards ici et en effet, c'est plus facile. Je suis d'accord, je l'ai dit, pour qu'on vérifie mesure par mesure s'il y a des anomalies, des injustices au détriment de nos compatriotes.

J'ai pris la décision d'intervenir à ce sujet cette semaine sur l'aide médicale d'État pour faire entrer dans la norme le rapport présenté par Claudin et Patrick Stéphanini. Et j'ai été heureux qu'il rappelle que c'est le premier gouvernement qui prend en compte leur rapport depuis 2 ans qu'il a été déposé. Mais j'ai entendu des voix qui disaient "Tout ça nous soulève le cœur".

En tout état de cause, l'addition des économies est très loin de représenter un ordre de grandeur à la dimension du problème. Ou bien autre discours, ce sont les riches qu'il faut faire payer. Et là encore, et là encore, je ne sous-estime pas l'efficacité du discours.

Bernard Arnaud est devenu famille figure emblématique. Lui et ses semblables sont devenues les cibles emblématiques d'une pensée magique. Ils sont comme ces poupées vaudou dans lesquels on plante des aiguilles pour les atteindre, j'imagine au portefeuille.

On m'accordera on m'accordera que je ne suis ni un défenseur à titré ni un stipendier de ses réussites. Mais je n'oublie pas ce qu'elles font tous les jours pour le pays. L'excédent du commerce extérieur dans le secteur du luxe, c'est 40 milliards d'euros par an.

Et la valorisation et l'image de la France qui contribue à l'industrie comme au tourisme représente des dizaines de milliers d'emplois. Alors, on nous dit, il suffit de prendre ce qu'ils ont ou une large part de ce qu'ils ont ou chaque année 2 % de ce qu'ils ont et les problèmes de la France seront réglés. On oublie deux choses essentielles.

La première est qu'un pays comme le nôtre a besoin d'investisseurs. Le 1 % des plus hauts contribuables assume une large part de l'investissement privé dans l'appareil productif en France. Et on oublie une deuxième conséquence.

Dans le monde de frontières ouvertes où nous vivons, ceux qui sont ciblés ont une réplique très simple et très immédiate. Ils déménagent. Ils ont plétor de pays où ils peuvent trouver un refuge fiscal.

En Europe même, le Luxembourg, la Belgique, les Pays-Bas pour les entreprises demander à nos voisins britanniques, ils ont décidé de taxer les étrangers qui étaient exonérés de fiscalité. Cela ont déménagé. La conséquence immédiate a été l'explosion du prix de l'immobilier à Milan.

Mentionnons au passage et François Hollande le sait bien que ce type de fiscalité est interdit par le Conseil constitutionnel qui l'a depuis longtemps déclaré confiscatoire et donc inconstitutionnel. Mais je réaffirme ici. Allez, allez, s'il vous plaît.

Allez, chacun pourra s'exprimer. Le temps venu, s'il vous plaît. On écoute le premier ministre dans le calme.

Merci. Allez. Mais je veux réaffirmer ici qu'il conviendra de trouver un type de contribution qui fasse que les très haut revenus et les très hauts patrimoines soient appelés à participer spécifiquement à l'effort national et qu'un travail en profondeur soit conduit pour éviter que soit mise en place ou que ce perpétu des stratégies d'optimisation fiscale manifestement antiégalitaire et bien que juridiquement correct, moralement discutable et j'ai proposé dès la mi-juillet que les commissions parlementaires soient invitées à participer à ce travail de mise au point de cette fiscalité de solidarité.

Les solutions de facilité, celles qu'on vente au français à longueur de discours, ne suffiront jamais. Notons au passage qu'entre ceux qui affirment nous allons instituer 20 ou 30 milliards d'impôts nouveaux et ceux qui stipulent pas 1 € d'impôts supplémentaires. Entre ceux qui disent "Nous allons prendre les ressources dépensées pour les étrangers et ceux qui déclarent qu'ils s'y opposeront jour et nuit et jusqu'au bout." La conjonction des forces qui annoncent qu'elles veulent additionner leur voix pour faire tomber le gouvernement.

C'est un touou qui se prépare pour la France. Et pardonnez-moi de le rappeler à ce moment, le problème, la menace, le risque pour la France demeurera entier. Parce que mesdames et messieurs les députés, vous avez le pouvoir de renverser le gouvernement mais vous n'avez pas le pouvoir d'effacer le réel.

Le réel demeurera inexorable. Les dépenses continueront d'augmenter plus encore et le poids de la dette déjà insupportable sera de plus en plus lourd et de plus en plus cher. Il n'y a donc qu'un seul chemin pour que notre pays s'en sorte aujourd'hui comme dans les années 50 quand le général de Gaulle et un peu plus tôt Pierre Mindes France affirmai tous les deux dans le même sens pour l'un qu'un pays qui n'est pas capable d'équilibrer ses finances publiques est un pays qui s'abandonne.

Et pour l'autre, je refuse que l'équilibre des finances publiques se fasse par l'accroissement chronique de la dette. C'est la question précisément qui est posée aujourd'hui, mesdames et messieurs les députés, dans cette démarche inédite qui vise à mettre tous les parlementaires face à leur responsabilité propre, personnell, humaine, tous ceux qui voient bien que quelque chose ne va pas, même s'il est plus commode d'ignorer cette évidence, dans cette démarche. Il y a une certaine idée de la démocratie et du gouvernement d'un peuple.

J'ai choisi de m'adresser à vous comme si le destin n'était pas écrit, comme si la réponse de l'Assemblée nationale à l'engagement de responsabilité n'avait pas été annoncé partout à corps et à criis sur tous les tons et toutes les antennes de la part du plus grand nombre des groupes de cette assemblée. Je m'adresse à vous en prenant au pied de la lettre Nos principes énoncés à l'article 27 de la Constitution, le droit de vote des membres du Parlement est personnel. Ce qui veut dire en principe que les mots d'ordre n'ont pas leur place ici.

Ce qui a sa place ici, c'est la conscience personnelle de chacun des députés de la nation. Tous les partis politiques qui ne font pas partie du gouvernement. S'il vous plaît, s'il vous plaît.

Tous les partis politiques qui ne font pas partie du gouvernement ont annoncé leur décision de renverser ce gouvernement. exploit tout relatif, permettez-moi de le signaler, puisque ce gouvernement est sans majorité, ni majorité absolue, ni majorité relative, gouvernement dont la chute irrévocable, je le sais bien, était annoncé depuis la première minute de son existence. Je veux apporter ici une précision.

J'ai une haute idée des mouvements politiques. Je me suis engagé quand j'avais à peine plus de 20 ans dans celui auquel j'athère encore aujourd'hui. Je ne l'ai jamais quitté.

Je l'ai défendu quand nous n'étions qu'une poignée à y croire encore. Je l'ai porté en verre et contre tous et je suis fier de la génération de responsables qui m'entourent aujourd'hui. Et je suis certain que sur beaucoup de ces bancs, le même sentiment d'intime fidélité et de fierté avec le parti auquel vous adhérez et partagez.

Mais les partis politiques ont aussi un défaut fondamental qu'à si précisément vu, y compris à son détriment le général de Gaulle, c'est que leur logique toujours les conduit à la division. C'est une malédiction que nous vérifions à cet instant. Notre pays a le plus urgent besoin de lucidité.

Il a le plus urgent besoin d'unité. Et c'est la division qui menace de l'emporter, qui menace son image et sa réputation. Les forces politiques qui annoncent qu'elles vont faire tomber le gouvernement, ce sont les forces politiques les plus opposées entre elles.

Celles qui se désignent comme ennemis, celles qui sont incompatibles par les idées autant que par les arrières-pensées et qui échangent d'un bout à l'autre de l'hémicycle. les injures et les mises en cause. Ce qu'elle prépare ce qu'elle prépare si leur logique de division l'emporte.

J'ai déjà utilisé le terme, c'est le désordre où chacun hurle dans son coin et dont rien de bon ne peut sortir. [Musique] Le gouvernement, par ma voix engage devant vous sa responsabilité. Ce qui signifie que par ma voix à la tribune, il dit "Mesdames et messieurs les députés, le problème dont vous nous vous saisissons comme représentant de la nation nous paraît si grave.

Il implique si profondément chacun de nos concitoyens qu'il requiert votre soutien. sans un soutien minimal de la part des Français représentés ici par leurs députés. L'action exigeante et courageuse que la situation implique n'a aucune chance de pouvoir s'imposer.

Et s'il n'y a pas ce soutien minimal, cette entente minimale entre les grandes sensibilités du pays sur le constat et sur l'impérieuse trajectoire de redressement, alors l'action du gouvernement serait vouée à l'échec et pire encore, elle n'aurait pas de sens. S'il s'agit toujours de faire semblant, de ménager la chèvre pour obtenir le chou, de se rendre aux logiques de marchandage et de division, de dissimuler l'essentiel pour communiquer sur le secondaire en sachant qu'on continue la marche vers l'accident. Je vous le dis, je ne serai pas l'homme d'une telle politique.

Je crois au compromis, mais je crois au compromis quand il respecte l'essentiel, la vérité des hommes et des choses, la hiérarchie des ordres et des urgences. Je crois au compromis qui ne se construisent pas sur l'ambiguité. Requérir le soutien du pays lorsqu'il faut agir, c'est pour moi l'article 1er du contrat démocratique.

Dans des domaines aussi sensibles, je n'ai jamais cru à l'épreuve de force. Je crois à la conviction partagée et je crois qu'il convient de vérifier cet accord de fond auprès des Français ou de leurs représentants chaque fois que nécessaire. Ma conviction, c'est qu'au fond, au point où nous en sommes arrivés, il ne reste que deux chemins.

Il y a un chemin sur lequel sur toute la planète le monde bascule. Le chemin qui considère que la destinée des peuples, c'est d'obéir et que pour que s'instaure cette logique autoritaire contre le droit des peuples, le droit de l'homme et du citoyen, tous les coups sont permis. que la fin justifie les moyens, notamment l'utilisation de tous les conflits, de toutes les mésentes, de toutes les calomnie qu'il convient de faire flamber.

Et vous voyez sans peine de l'est lointain et même de l'extrême orient lointain à cet ouest qu'on croyait proche l'Ouest américain. Combien cette conception de la politique au buldozer, la loi du plus fort, le rapport de force brutal paraî imposé sous les applaudissements des uns et le découragement des autres. Et nous, nous sommes là pour ranimer l'autre projet.

Le projet même de la démocratie qui considère plus juste, plus intéressant, plus fructueux de respecter le citoyen même minoritaire et de le considérer comme partenaire et coresponsable de son propre destin. Cette démarche, cette méthode fait de la vérité partagée avec les Français son arme suprême. Cette démarche, cette méthode, elles conduisent à l'unité du pays et elles écartent la malédiction de la division perpétuelle.

Quelqu'un que j'aime beaucoup, le philosophe et militant Marcier qui siégea dans votre assemblée deux fois après la première guerre mondiale et après la deuxième a défini ce projet de la démocratie. La démocratie est l'organisation sociale qui porte à son plus haut la conscience et la responsabilité du citoyen. La conscience, c'est-à-dire la plus juste, la plus lucide compréhension des choses et des événements et la responsabilité, c'est-à-dire l'engagement.

Nous, citoyens, nous ne sommes pas là pour être condamnés soit à obéir, soit à la révolte. Nous sommes là pour prendre notre part du destin, les yeux ouverts et la vérité comme boussole. Nous sommes, nous le savons tous, un peuple qui s'interroge non pas seulement sur son avenir, sur l'avenir du monde et de la planète, mais sur le chemin que l'on peut emprunter pour construire cet avenir.

Ce que dit, mesdames et messieurs les députés, ce que dit le moment que nous vivons, c'est qu'il y a un chemin et c'est le seul pour la France, celui de la vérité partagée et du courage qu'on choisit ensemble. Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le premier ministre.

Merci beaucoup monsieur le premier ministre. Nous allons entamer la discussion générale et j'appelle monsieur Boris Vallot, président du groupe socialiste. Je vous remercie de quitter l'hémicycle en silence s'il vous plaît pour respecter les orateurs.

Monsieur le président, madame la présidente, monsieur le Premier ministre, mes chers collègues, nous sommes convoqués ici un rendez-vous que nous n'avons ni souhaité ni organisé. Nous n' rien de la gravité de la situation financière, économique, sociale et politique dans laquelle notre pays se trouve, ni du tragique de l'époque qui menace en toute chose et à chaque instant d'ébranler le monde tel que nous l'avons connu. Mais il n'est qu'un responsable à la crise, à la débacle, au désordre de notre pays.

Le président de la République qui est avec lui ses épigones aveugles dont vous êtes, monsieur le Premier ministre le premier apôtre. Un président battu dont la politique disqualifiée dans les urnes nous a conduit dans la passe dans laquelle nous sommes. La responsabilité politique, c'est l'obligation morale et publique des dirigeants de rendre les comptes sur leurs actes.

Vous aimez la vérité ? La voici. Emmanuel Macron, on a cessé d'abîmer le pays, d'apauvrir les pauvres, d'enrichir les riches, de tourner le dos à l'avenir qui n'est plus que la somme de ces petites lâchetés, de ces grands renoncements sacrifiant, l'école, l'hôpital, l'écologie, notre souveraineté.

Vous nous demandez de partager avec vous le constat de la situation financière du pays. Je vous confirme le bilan accablant du macronisme en la matière. En 2017, le déficit était en dessous des 3 %.

Il est à plus de 5,2 % aujourd'hui. La protection sociale était excédentaire, la voici déficitaire et la dette augmenté de 1000 milliards. Est curieusement faite 40 ans à dénoncer la dette à peine 8 ans à la creuser comme jamais.

Monsieur le premier ministre, vous ne ferez pas aujourd'hui de votre défaite une victoire, de l'absurde un hait, du vide, du vide politique, l'éto d'un destin. Non, ce vote auquel vous sommettez n'est pas un acte de courage, c'est une dérobade. Que dis-je ?

C'est une pantanolade. Face à l'adversité, vous vous résignez. Face à la difficulté, vous reculez. face à la responsabilité aujourd'hui vous vous effacez dans le grand silence de l'été nous pensions que vous prépariez le budget en réalité vous prépariez votre sortie derrière votre geste politique solitaire et désinvoltes votre faux sacrifice en dissimule un vrai celui des millions de français de l'hexagon des outres mères ces précaires, ces mères seules ces travailleurs qui ne vivent plus de leur travail toutes celles et tous ceux pour qui la vie est déjà dure. et sur leur dos déjà courbé hélas que vous voudriez écrire votre légende celle d'un futur roi qui aurait raison contre tous et pour qui la fin personnelle justifie les moyens publics et politiques et cela, monsieur le premier ministre n'est pas qu'une erreur funeste, c'est une faute morale. [Applaudissements] La politique gouvernementale peut à chaque instant tendre à la consolidation des privilèges ou au contraire à l'extension des démocraties.

Elle peut être résignée à l'injustice ou animée d'une volonté irréductible de progrès. Un homme d'État se juge et se mesure à ce qu'il a voulu et pu faire à cet égard à l'influence qu'il a exercé sur les réalités aux effets concrets de son œuvre. Alors non, monsieur le premier ministre, vous n'êtes décidément pas Pierre Mind France.

Ce sont cela les mots. Et après demain, le 10 septembre, direz-vous comme Louis Funess dans la folie des grandeurs en racontant la colur la colère des Français, il m'acclame. Vous voulez poursuivre dans l'éance et dans l'erreur ?

Car de quoi votre plan est-il le nom ? celui de la souffrance humaine, celui de l'injustice sociale, de de l'inifficacité économique, c'est l'écroisement d'une croissance parmi les plus faibles d'Europe. C'est la restriction d'un pouvoir d'achat déjà à ton C'est l'augmentation promise du chômage.

C'est l'abandon de l'impératif écologique. C'est l'étranglement des services publics. C'est ajouté de la crise à la crise.

Il ne suffit pas d'être centristal. triste destin que celui que vous promettez à notre pays. Madame la présidente, mes chers collègues, nous députés socialistes et apparentés, avons ces derniers mois exercé l'opposition comme on exerce le pouvoir, en responsabilité, en prenant des risques, en nous opposant chaque fois qu'il en allait des principes, chaque fois que se dessinerit sous nos yeux l'union des droites, en faisant des choix parfois compliqués, en refusant de tenir a priori le compromis pour la part maudite de la politique, en ne perdant jamais de vue, surtout les raisons de se pastre, ni les hommes et les femmes pour lesquelles nous nous battons ici.

Monsieur le Premier ministre, vous n'avez pas été au rendez-vous. Nous n'avons eu que désinvolture, manœuvre dilatoire, frusse promesse et vraie tarrahison. Nous sommes au regret de ne pas pouvoir vous faire confiance.

En votant aujourd'hui contre la confiance, les socialistes prennent la responsabilité d'affrimer qu'ils sont prêts avec la gauche et les écologistes à gouverner et à rechercher dans un même élan la stabilité politique et la justice fiscale, sociale, territoriale. Nos choix ne sont pas les vôtres, mais ils sont ceux les Français. pas le travail, le capital, pas les jours fériers, les héritiers, pas le ruissellement, la redistribution, pas les PME, les multinationales, pas la récession, la relance.

Nous proposons un autre chemin, celui des peuples qui refusent la résignation et regardent plus loin que leur chaîne. Aux Français les plus modestes lassés du sacrifice sans horizon, nous disons le droit de vivre de leur travail. La baisse de la CSG que nous voulons, c'est 900 € de plus par an pour un salarié SMIC. 1500 € pour un couple gagnant 1920 € chaque mois. aux richettes insolentes, aux fortunes doublées en 10 ans, aux grandes entreprises qui paient moins que les PME et profite davantage, nous disons le temps du patriotisme économique et de la justice fiscale est venue.

À la France, patrie du courage heureux qui doute de son destin, nous disons l'élan plutôt que le déclin. Un plan de relance réveillera nos territoires, réanimera nos usines, soutiendra l'hôpital, les écoles, préparera l'avenir. à l'histoire enfin qui nous regarde, nous disons "Oui, nous réduions les déficits et la dette mais sans écraser les existences.

Ce n'est pas la vie qu'il faut taxer, c'est l'injustice qu'il faut abolir. Ce soir, nous ne passerons pas sous la tutelle du FMI. Les cartes vitales ne cesseront pas de fonctionner et la politique ne sera pas projetée hors de son orbite.

C'est un nouvel horizon qui s'ouvre pour la gauche et pour le pays. À ceux qui nous font reproche de vouloir exercer le pouvoir et pensent que gouverner c'est trahir. Je réponds : exercer les responsabilités, c'est être fidèle au contrat qui nous lit, aux électeurs qui espèrent de la gauche un changement dans leur vie, aux classes populaires qui ont conscience de leurs intérêts, qui ne peuvent se payer le luxe d'attendre. l'hypothétique délivrance d'une nouvelle élection qui préfère l'action même imparfaite au verbe s'il est impuissant et qui savent qu'un pas en avant vaut plus que 1000 programmes.

À ceux qui nous disent, il n'y a pas de majorité, je dis qu'il en existe une dans le pays. La majorité les vies difficiles, la majorité absolue des Français qui disent leur colère et leur refus d'une politique qui depuis 8 ans ne se préoccupe pas d'eux. Je dis qu'il en existe ici la majorité des députés élus dans les langues de Front républicain tenus à une seule exigence et une seule promesse, ne rien céder à l'extrême droite.

Députés du socle commun, je m'adresse à vous. Si vous aimez la République, demeurez fidèle à ce serment. Si vous aimez la France, entendez le pays qui souffre.

Si vous aimez la démocratie, acceptez le désir de changement des Français. Oui, c'est désormais à la gauche arrivé en tête de gouverner. à celles et à ceux qui veulent assumer leur responsabilité de prendre l'initiative.

Et comme socialiste, nous ne nous déroberons pas. Nous n'avons qu'une existence servir avec une autre politique mais aussi une autre méthode. Voilà pourquoi nous dirons que c'est au Parlement ici sur la base de nos propositions sans recours au 493 que nous chercherons des majorités autour de quelques priorités qui répondent à l'urgence des Français et aux attentes du pays jusqu'à la grande explication jusqu'au grand rendez-vous démocratique de 2017.

Négocier. Ce n'est pas ce n'est pas capituler ni renoncer à ses espérances. Ce n'est pas le disensus, solder le désaccord ou fabriquer des majorités artificielles.

Vous êtes la droite, nous sommes la gauche. Mais c'est un acte de confiance dans la démocratie parlementaire et dans les forces républicaines qui peuplent notre assemblée et qui peuvent se retrouver dès demain. Mes chers collègues, Victor Hugo nous avertissait ici il y a 175 ans parce qu'il asait la catastrophe et désestait les écroulements.

Un homme assez insensé pour dire "L'humanité ne marche pas." Dieu répond par la terre qui tremble aujourd'hui aux hommes assez insensier pour espérer des artisans du naufrage, les moyens de s'en sortir. Le pays répond par un cri.

Ce cri qui monte, il faut l'entendre aujourd'hui. Il est encore celui de l'espoir. Ne le décevons pas.

De là où il est, il est tente au président de la République de faire son devoir plutôt que de céder à son bon plaisir. Nous sommes prêts qu'il viennent nous chercher. Je vous remercie monsieur le président Valallot.

La parole est à présent. à monsieur Laurent Voquier, président du groupe droite républicaine. S'il vous plaît, de la même façon, merci de quitter l'hémicycle en silence pour que monsieur le président Vquer puisse s'exprimer.

Madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, chers collègues, nous y revoilà. Nous y revoilà donc moins de 9 mois après, un nouveau gouvernement est à nouveau sur le point de tomber et à chaque étape, nous enfonçons encore un peu plus notre pays dans la voie de l'instabilité. Queles que soient nos opinions sur tous ces bancs, queles que soient nos convictions, personne ne peut s'en réjouir.

Si nous sommes ici, c'est parce que nous aimons la République. Si nous sommes ici, c'est parce qu'à travers notre engagement, nous voulons contribuer à la reconstruction de notre pays parce que nous aimons la France et nous ne pouvons que ressentir de la tristesse face à ce qui est en train de devenir la politique française. Je me souviens lorsque je suis entré ici pour la première fois l'émotion que j'avais en entrant dans cet hémicycle sacré de ce qu'est la politique de notre pays ici où des voix se sont faites entendre celle d'Arestide Brillant le père de la laïcité celle de Jules Ferry celle de George Clémenceaux celle de Charles de Gaulle celle de Philippe Seguin.

C'est différents soit-il. Ils portaient tous et ils incarnaient une part de la noblesse de ce qu'est la politique française. Cette politique que nous aimons, nous la voyons être rongée aujourd'hui à nouveau par ces vieux démons.

Les vieux démons, ce sont ceux de l'instabilité. L'instabilité dans l'histoire de notre pays n'est jamais quelque chose que nous devons prendre à la légère. L'instabilité dans l'histoire de la démocratie française a souvent failli emporter notre République.

N'oublions pas qu'ici, à l'époque de la 4e République, les gouvernements tombaient les uns après les autres et la démocratie était menacée. Le général de Gaulle a redonné à la France sa stabilité avec les institutions de la 5e. Son Premier ministre, un des meilleurs premier ministres que la France est connue, George Pompidou, est resté 6 ans au responsabilité et cette durée lui a permis d'inscrire son action dans le temps long.

Et nous, au cours des 2 ans qui viennent de se succéder, nous avons connu quatre premier ministres. l'instabilité politique pour ceux qui s'amusent de tout cela, vous feriez bien de vous rappeler à quel point c'est un poison économique. Il y a dans le même temps ici ou pendant que sur l'Assemblée nationale certains s'amusent de tout cela, cherchent à en profiter, utilisent des invectives et des cris qui tiennent maintenant lieu de délibération en vue du bien commun, il y a dans notre pays des artisans, des commerçants, des professions libérales, des entreprises, des salariés qui eux savent le prix que l'on paye quand on déstabilise économiquement notre pays et ses institutions.

Et tous les Français Tous les Français en payent les conséquences. le déficit, le surendettement, la désindustrialisation, l'insécurité, l'immigration hors de contrôle. Nous en sommes au point où la France s'endette maintenant à des taux supérieurs à ceux de la Grèce.

Monsieur le Premier ministre, oui, vous avez raison de nous alerter là-dessus et nous en sommes en même temps et les deux symboles sont redoutables de ce qu'ils disent, de ce qu' le déclin de notre pays où des narcotrafiquants versent maintenant des aides sociales aux habitants de nos cités. Dans cette période, il y a quelqu'un qui agite tous les désordres parce qu'il espère en profiter. Dans cette période, il y a quelqu'un qui n'attend que le chaos parce qu'il espère la révolution.

C'est Jean-Luc Mélenchon. Et la récupération politique qu'il cherche à faire du mouvement du 10 septembre est le signe de sa stratégie du chaos. Merci et je le dis aujourd'hui plus que jamais, l'extrême gauche est le premier danger politique pour la République française.

Elle est flei avec Jean-Luc Mélenchon est le premier danger politique pour notre République et avec les députés de la droite républicaine, nous serons le premier barrage face à cette menace. Nous n'accepterons jamais qu'un gouvernement comporte des députés de la France insoumise. Nous n'accepterons jamais que se mette en place ici le programme funeste du Nouveau Front populaire.

Et cela vaut évidemment pour un gouvernement socialiste qui prendrait ou porterait ce programme. Monsieur le Premier ministre, j'en viens maintenant à la question qui nous est posée, celle du redressement budgétaire de notre pays. Il il nous est arrivé d'avoir des différents et nous nous en sommes toujours expliqués avec franchise.

Et de la même manière, quand vous avez posé le diagnostic de la situation budgétaire, je vous ai immédiatement apporté mon soutien parce que et je le reconnais, vous avez eu le courage depuis longtemps de dire la vérité sur l'état de nos finances et de poser ce débat fondamental pour l'avenir du pays. Oui, la situation budgétaire de la France appelle un sursaut collectif. C'est une évidence.

Oui, nous ne pouvons plus continuer à laisser filer notre dépense publique. Oui, et j'aimerais bien qu'on le rappelle, nous ne devons jamais oublier que si les Français sont accablés d'impôts et de charges, c'est parce que l'État dépense trop. Et quand il y a une une colonne où l'on accumule la dépense publique, de l'autre côté, il y a nécessairement une colonne où l'on va augmenter les impôts sur la France qui travaille.

Et ceux qui prétendent qu'il y aurait de l'argent magique et des impôts à augmenter quelque part en protégeant les autres trompent les Français parce qu'à l'arrivée, ce sont toujours les classes moyennes qui payent le fardeau de cette dépense publique. Tout ceci a des conséquences. Plus encore que la dette, vous l'avez dit, c'est l'intérêt de la dette qui nous met en péril parce que plus notre dette augmente, plus nos intérêts sont chargés et plus chaque année, nous finissons par payer nos créanciers au lieu de préparer notre avenir.

Et le jour n'est pas loin où nous allons tout simplement consacrer plus de budget à rembourser les intérêts de la dette qu'à former nos enfants, tout est dit, sur le chemin du pays. Alors, face à cela, il y a ceux qui affirment que l'on pourrait dépenser sans compter. Il y a ceux qui affirment que l'on peut continuer à augmenter les impôts dans un pays qui en détient le record.

Ça n'est pas un débat nouveau dans la démocratie. Nous sommes ici et nous siégeons avec devant nous cette tapisserie qui illustre les philosophes de l'antiquité grecque. Au 4e siècle avant Jésus-Christ, la démocratie athénienne, berceau de la démocratie fait face aux assauts de Philippe I de Macédoine et il y a dans l'ecclésia, cela devrait vous inspirer un peu, et il y a dans l'ecclésia un débat sur précisément le même que nous avons aujourd'hui, la gestion de la dépense publique.

Et il y a ceux qui pensent que l'on peut continuer à dépenser sans compter. Et il y a face à eux cette belle figure de la démocratie athénienne des Mostè qui lui dit "La réalité démentira vos chimères et il faut en politique savoir préférer les paroles qui sauvent aux paroles qui plaisent." Je vous reconnais, monsieur le Premier ministre, d'avoir fait ce choix.

Et inlassablement, au cours des mois qui se sont écoulés, les députés de la droite républicaine vous ont fait des propositions, pas pour qu'il y ait moins d'économie, mais pour qu'il y ait plus d'économie. Nous les avons formulés, nous les avons documentés, y compris en juillet en proposant des économies plus importantes sur la bureaucratie administrative, les 80 milliards de toutes ces agences et de ces comités que les Français ne supportent plus, en proposant des économies plus importantes sur les dépenses liées à l'immigration et en proposant des économies sur la lutte, j'y reviendrai contre l'assistana. Sur tous ces sujets, les députés de la droite républicaine n'ont jamais été dans la posture.

Ils ont toujours été force de proposition. Et je regrette, monsieur le Premier ministre, que ces propositions n'aient pas été plus reprises. C'est donc avec d'autant plus un sentiment de gâchese à vous aujourd'hui.

Nous vous avons toujours dit que nous ne signerions pas un chèque en blanc. Nous vous avons toujours dit que nous défendrions nos convictions. Nous étions prêts à nous engager collectivement pour le redressement budgétaire.

Mais pourquoi avez-vous autant de mal à convaincre ? Je pense qu'il faut s'y arrêter un instant pour en tirer les leçons nécessaires. Je ne crois pas un instant que les Français soient aveugles sur la situation du pays.

Je ne crois pas un instant que les Français refusent les forts de redressement budgétaire. Je crois l'inverse. Mais je crois qu'ils ont juste deux exigences.

Deux exigences au fond très simples. La première, que ce soit par des économies, des vraies économies et pas des augmentations d'impôts déguisés. Et la deuxième, que ce ne soi pas toujours les mêmes qui payent, pas toujours la France qui travaille, pas toujours la France qui a travaillé toute sa vie.

Or, monsieur le Premier ministre, le vote que vous avez sollicité est bien évidemment un vote sur la question du principe du redressement financier. Nous n'avons aucun problème là-dessus. Je l'ai toujours dit et toujours porté et toujours mis en œuvre.

En revanche, évidemment, nous ne pouvons pas ignorer que vous avez également présenté avant l'été un chemin de redressement budgétaire et notre vote se prononce évidemment aussi par rapport aux pistes que vous avez mis sur la table. Et les Français réagissent aussi par rapport à cela. Et dans ce budget, deux éléments suscités du rejet.

Le premier, c'est qu'il y a des économies, bravo, mais il y a aussi des augmentations d'impôts déguisés. Et ça, je pense profondément que c'est une erreur. La deuxième, c'est cette mesure qui a tant fait réagir, la suppression de deux jours férier en demandant à la France qui travaille de travailler plus sans être rémunéré et de continuer à payer des impôts et des charges pour que d'autres continuent à toucher les aides sociales.

Vous connaissez nos convictions. Nous ne pouvons pas faire du bien à la France en faisant du mal aux Français qui travaillent. Vous connaissez nos convictions, monsieur le Premier ministre.

Nous avons proposé que plutôt que de supprimer 2 jours fériers, on s'attaque aux 365 jours fériers de ceux qui ne travaillent pas et qui profitent du système et de l'assistana. Vous connaissez nos propositions. Nous avons proposé qu'il y ait une loi de lutte contre l'assistana qui permette de créer une allocation sociale unique fusionnant toutes les aides sociales existantes et en plafonant à 70 % du SMIC pour qu'on ne gagne jamais plus d'argent. en restant chez soi qu'en travaillant. [Musique] Gardez le social bien sûr, mais arrêter l'assistana et revaloriser enfin le travail.

La clé du sursaut français sera dans cette revalorisation du travail. Monsieur le Premier ministre, vous m'aviez donné votre accord. Vous m'aviez dit que vous étiez prêt à entendre la parole et à clarifier la position.

Cette parole, nous l'avons attendu et nous ne l'avons jamais entendu. Et je le regrette, je vous le dis avec la même franchise parce que si vous aviez écouté la France qui travaille, vous auriez aujourd'hui le soutien unanime de les députés de la droite républicaine. Tel n'a pas été le cas.

On ne vous demandait pas de vous renier. Je ne vous demandais pas moins d'économie mais plus d'économie. Vous avez fait un choix, je le respecte, mais je ne demande jamais aux députés de mon groupe de voter contre leur conscience.

Certains voteront pour, sans enthousiasme et ce sera mon choix. D'autres et leur position est tout aussi respectable ne voteront pas pour tout simplement parce qu'ils considèrent que le cœur des convictions de notre groupe, c'est-à-dire la défense de la France qui travaille n'a pas été écoutée. Pour ceux qui aiment la grande politique, celle qui est faite de panache, celle qui est faite d'audace, il n'y a rien de réjouissant dans la situation présente.

Oui, l'Assemblée nationale est divisée. Il suffit d'écouter les commentaires qui fusent dans tous les sens pour le mesurer. Oui, il n'y a pas de majorité absolue.

Oui, la situation suppose des compromis et nul ne peut prétendre plaider pour un gouvernement chimiquement pur parce que quand on dit cela, on ment au Français. Ces scénarios improbables d'où qu'ils viennent sont des chimères. Il y a ceux qui disent dans cette période qu'Acel tienne, ajoutons du blocage au blocage, tout ira mieux.

Il y a ceux qui plaident pour des élections législatives anticipées alors que tout montre qu'elle ne changerait rien aux divisions de l'assemblée et ajouterait de l'instabilité. Et il y a ce que je crois être notre devoir dans cette période imparfaite. Essayer de faire du travail utile.

La France a besoin d'un gouvernement, elle a besoin d'un budget. Elle a besoin d'un minimum de stabilité et nous devons tirer les leçons des erreurs du passé parce que sinon les mêmes causes produiront les mêmes effets. Si l'on veut donner un minimum de stabilité à un gouvernement, il faut changer la méthode et je n'ai pas changé de conviction.

On ne peut pas se contenter de désigner, chers collègues, une personnalité quelle qu'elle soit premier ministre à Matignon à qui l'on signe un chèque en blanc sans avoir défini de programme de travail. Aucune démocratie mature et sérieuse au monde ne fait cela. Quand il y a la nécessité de définir une coalition, quand il y a la nécessité de définir, et je plaide pour cela en discutant au lieu de fixer des lignes rouges insensées avec des gens avec lesquels on ne partage pas nécessairement les mêmes opinions, mais parce que l'on veut donner un minimum de stabilité, et bien il faut assumer de commencer par se mettre autour de la table pour définir un programme de travail parce que s'il n'y a pas ce programme de travail en amont, au fur et à mesure que le temps passe, Les ambiguïtés, les superories se découvrent.

Le travail devient de plus en plus difficile et rien ne peut tenir. Il faut tout avoir dit avant pour que l'on puisse faire après. Le premier ministre doit discuter ce programme de travail pour qu'il puisse ensuite permettre à l'ensemble des formations politiques de prendre leur position en leur âme et conscience. s'ils veulent y participer, s'ils se contentent de le soutenir sans y participer ou s'ils veulent s'y opposer.

Sans cela, il ne pourra y avoir de stabilité. Merci. Car nous serons ballotés au gris du vent sans même avoir pris la peine de définir le cap à suivre. et merci de conclure.

Ce Cap à suivre, c'est celui que nous voulons avec la droite républicaine, le redressement d'une France qui travaille pour la reconstruction de la France, agir même dans cette période difficile. Merci à vous. Merci beaucoup.

Merci monsieur le président Bquier. [Applaudissements] La parole est à présent à madame Cyel Châtelin, présidente du groupe écologiste et social. [Applaudissements] Madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, chers collègues, monsieur le premier ministre, aujourd'hui votre gouvernement tombera.

Cela ne fait aucun doute. Il n'y a ni suspense ni hésitation. Dans quelques heures, vous présenterez au président de la République votre démission sans que cela ne soulève ni tristesse ni regret.

De vous, nous ne retiendrons que vos mensonges délétaires concétrant votre inaction face aux violences à Notre Dame de Betaram. Votre hasardeuse priorité quand vous choisitez de prendre un jet pour peau plutôt que d'être au côté des sinistrés de Mayotte. et votre impeccable sens du timing quand vous choisissez de redonner de la splendeur à votre bureau de mer alors que vous annoncez aux Français qu'ils vont devoir se serrer la ceinture.

Votre départ est un soulagement. Il serait presque une satisfaction s'il n'était pas accompagné de l'incertitude de la suite car le sujet du jour n'est pas tant votre gouvernement que ce qui avviendra dans les prochains jours. La logique voudrait qu'après la fin préal, la censure de Michel Bernier et l'échec de votre gouvernement enfin les choses changent.

La lucidité impose de reconnaître que la crise que nous traversons n'est pas un problème de casting, que changer de visage sans changer de politique n'entraînera que davantage de déception et d'instabilité. Que dans une assemblée sans majorité, personne ne peut imposer sa politique sans tomber. D'autant plus quand vous vous obstinez à mener une politique massivement rejetée par les Français.

Aucun chantage, aucun discours catastrophique et aucune tournée des plateaux de télévision ne permettra de construire une stabilité politique. La stabilité politique, le lent rétablissement du lien de confiance entre les citoyens et leurs élus ne peut advenir que d'une seule manière par le respect du vote. Le choix de près de 33 millions de français nous oblige.

Car l'histoire retiendra que face à la grenade découpillée d'Emmanuel Macron, face à son mépris, à sa brutalité, à son abus du pouvoir, le peuple français s'est levé. Et alors qu'Emmanuel Macron fait toujours la sour d'oreille, le peuple persévérant a décidé de se faire mettre des des horloges. Il a reçué massivement la loi du plomb et il a lui-même convoqué l'immobilisation du 10 septembre.

Notre devoir maintenant est de lui prouver que sa voix est entendue, que son vote n'est pas 20. Il se dégage trois faits indéniables des résultats des législatives de 2024 et cela doit guider notre action. La première, c'est le rejet du Rassemblement national lorsque les Français l'auront bloqué l'axe à Latinon.

La deuxième, c'est le refus de la politique d'Emmanuel Macron puisque 2/3 des Français se sont exprimés pour un changement radical de politique. Et la troisème, c'est une assemblée plurielle où aucune force ne dispose d'une majorité. Le premier impératif donc est de respecter le barrage républicain.

Michel Barnier, comme vous, monsieur le premier ministre, ont fait le choix, vous avez tous les deux fait le choix de vous appuyer sur l'extrême droite pour mener votre politique. Pourquoi une telle dérive ? Est-ce que chacun parce que vous deux avez décidé de vous allier avec le parti de Bruno Retaillot qui veut restreindre les droits des journalistes qui souhaitent arrêter le soutien aux énergies renouvelables, qui demande l'exclusion des femmes voilées des compétitions sportives et qui comme le clan Le Pense qu'il existe des Français de papier avec un tel allié.

Rien d'étonnant que l'extrême droite soit votre seule assurance vie. Le Rassemblement national a d'ailleurs voté 90 % des textes présentés par votre gouvernement et dans 50 % des cas, il vote avec les groupes de la majorité présidentielle. Chers collègues d'ensemble, tant que vous continuerez votre alliance avec une droite qui n'a plus rien de gauliste, vous serez prisonnier des filets du RN.

Vous continuerez de vous enfoncer dans l'erreur morale et la faute politique. Pour vous libérer de cette emprise, vous devez accepter et renoncer à imposer votre politique. Le deuxième impératif, c'est de rompre avec la politique d'Emmanuel Macron.

Le bilan de sa présid le bilan de sa présidence est bien sombre. Cela a été dit, multiplication des cadeaux fiscaux, épuisement de l'école et de l'hôpital public, abandon de l'environnement face au lobby et du logement face aux investisseurs. Cette politique a été rejetée dans les dans les urnes, le serait encore plus violemment aujourd'hui s'il en croit les sondages.

Pour sortir de l'impasse, le président n'a d'autre choix que d'accepter une cohabitation et de nommer un premier ministre issu des rangs du nouveau Front populaire. Non pas pour changer de visage, mais bien pour changer de cap. qu'un rein gouvernement de gauche ne peut et ne doit être le gilet de sauvetage de la politique macroniste.

Le dialogue toujours, la compromission jamais. Alors après deux gouvernements qui apparemment ont gouverné sans feuille de route pendant un an, la feuille de route de la gauche, nous la connaissons. C'est déjà réparer ce que vous avez cassé.

Déjà refuser votre cure d'austérité car monsieur le premier ministre, votre diagnostic est faux. Ce n'est pas l'augmentation des dépenses publiques. Dépenses publiques qui sont restées stables depuis 2017 qui ont creusé le déficit.

Mais les baisses des recette au 44 milliards d'euros d'économie ne feraiit qu'aggraver la situation en ralentissant l'activité économique et en faisant augmenter le chômage. Clairement, vous n'êtes pas le mieux placé pour combattre le déficit budgétaire alors que vous êtes incapable de régler votre déficit de confiance avec les Français. Nous remplacerons l'austérité par la justice fiscale.

Nous mettrons un terme à l'injustice qui veut que quelques milliers de contribuables ultra riches soit deux fois moins deux fois moins imposé que le reste de la population. Ainsi, nous mettrons en place la taxe Zucman pour les patrimoines de plus de 100 millions d'euros. Et je le dis si sur ce sujet et uniquement sur ce sujet, si nous ne trouvons pas de compromis, nous passerons par le référendum.

Ce sont les Français qui payent vos erreurs. C'est à eux de décider comment les régler. Nous ferons une réforme du pact du trail qui protège les héritages dorés et bien sûr nous contrôlerons les 211 milliards d'euros d'aide aux entreprises et la suppression des aides indues.

Chaque entreprise, chaque collectivité doit justifier du moindre euros dépensé et les grandes entreprises pourraient dépenser des milliards sans contrepartie, sans suivi et sans création d'emploi. Ce n'est pas acceptable. Cet argent, il permettra de réduire le déficit mais surtout d'investir dans l'école, dans la santé, dans la transition économique, dans la transition écologique, dans l'industrie et dans l'adaptation de notre société face au réchauffement climatique.

Alors, j'entends déjà les commentaires mesquins de certains de ces bancs, mais monsieurs, mesdames, de la majorité présidentielle. Quand en un an et demi, on a creuser un trou de 70 milliards d'euros, on se fait petit et on donne pas de leçon d'économie. Parce que 70 milliards, 70 milliards pour rappel, c'est ce que vous voulez économiser avec la réforme des retraites.

Après ce modèle économique pluviable, nous défendrons le pouvoir de vigne dignement grâce à la revalorisation des salaires, à la gratuité des premiers kilowh à l'encadrement des loyers et à lutte contre la vacances ou le développement des Airbnb. Nous protégerons la santé par le refus du doublement des franchises médicales, l'abrogation de la loi du plomb, la régulation de l'installation des médecin, la suppression de la majoration du ticket modérateur pour les patients qui n'arrivent plus à trouver de médecins traitants. Et bien aussi la nous ferons face à la vague obscurant qui déferle depuis les États-Unis et qui est importée par la droite et l'extrême droite de cet hémicycle.

Nous engagerons la planification écologique et nous respecterons nos engagements. Baisse de 65 % des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030, baisse de 90 % d'ici à 2040. Nous investisserons dans la réduction de la consommation, par la rénovation des logements, par le développement des transports en commun, mais aussi en investissant dans les énergies renouvelables.

Le respect de la connaissance scientifique et l'action politique résolue sont les deux seules manières de préserver la biodiversité et de réduire les impacts du réchauffement climatique. Mais la défense du savoir scientifique est un autre dégât collatéral de l'entente avec l'extrême droite. Enin, nous engagerons volontairement une un plan de lutte contre les discriminations et pour l'égalité dans un moment où les faits racistes, islamophobes et antisémite explose.

Il faut un plan de lutte résolu. Et de la même manière en terme d'accueil des migrants, il faut débloquer les préfectures qui aujourd'hui en grande partie faute de moyens sont devenues des usines à créer des sans papiers. Enfin, il est temps de remettre de redonner la place de la France dans le monde.

Il faut que la France soit aux premières loge pour refuser le chantage de Donald Trump et demander la révision de l'accord entre les États-Unis et l'Union européenne. Il faut agir résolument. Soutien à la Palestine via un financement de l'UNVRA et en interdisant les ventes d'armes à Israël.

Alors, comment faire passer tout cela par un changement de méthode ? Parce que rompre avec la politique d'Emmanuel Macron, c'est aussi rompre avec cette méthode. C'est redonner du pouvoir à cette assemblée.

Il ne doit plus être possible de gouverner pendant des mois sans avoir demandé un vote de confiance. Il ne doit plus être possible d'imposer les choses par 493. C'est engagement.

Un gouvernement de gauche doit demander immédiatement le vote de confiance et renoncer au 493. Nous l'avons entendu dans l'intervention de monsieur Voquier. Le socle gouvernemental est déjà en train de se disloquer.

Ils ne savent que voter sur ce vote de confiance. Cela renforce l'isolement présidentiel et l'hyperprésidentialisme du 5e République Buddsouf. Alors monsieur le président de la République, puisque vous êtes le point de blocage, entendez que la cohabitation décidée par les Français depuis déjà plus d'un an s'impose à vous.

Merci beaucoup madame la présidente Châtelin. Je vous propose de suspendre quelques minutes nos travaux. Suspension de 5 minutes. [Applaudissements] [Applaudissements] Monsieur le président Feno pour le groupe démocrate.

Madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les membres du gouvernement, mes chers collègues, en politique, la vérité doit parfois attendre le moment où l'on a besoin d'elle. Ce moment est venu et c'est à ce rendez-vous que nous ne pouvons manquer. Reconnaître la vérité de chiffres, ce n'est pas imposer une politique.

Ce n'est pas dicter ce que nous devons décider. Et fonder uniquement une décision sur les chiffres ne garantit pas qu'elle soit bonne ou juste. Mais ignorer les chiffres, c'est les laisser s'imposer et nous priver de toute capacité d'autonomie décisionnelle.

Parce que lorsque la situation financière est hors de contrôle, il ne reste plus que la contrainte brutale des créanciers. La déclaration que le Premier ministre vient de faire nous rappelle de la manière la plus fondamentale que personne ne peut se dérober à la réalité et qu'en ce qui nous concerne, nous élus, nous avons à l'égard des Français un devoir de vérité. Ce discours de vérité, monsieur le Premier ministre, vous le portez depuis plusieurs décennies dans le débat public et les députés démocrates l'ont main de fois défendu ici-même.

C'est sur cela que doit se fonder notre responsabilité, celle que nous avons reçu des Français. Il nous appartient au-delà de nos divergences de conduire le pays en le préservant des périls les plus graves de la guerre, du changement climatique et du déclassement, de son asservissement économique, financier et au bout du chemin de son asservissement politique. Il n'est pas de préservation de l'intérêt commun sans une reconnaissance partagée de la réalité.

Qui pourrait imaginer une politique climatique efficace si une majorité ne s'accordit pas sur l'existence et les causes mêmes du dérèglement ? Et nous connaissons hélas des climatosceptiques et reconnaissons qu'il est impossible avec eux de construire une politique de réduction de nos émissions de gaz à effet de serre. Nous avons désormais manifestement de nombreux responsables en France qui se rangent dans la catégorie des déficit sceptiques.

Ceux qui croient ouignent de croire que ce qui est beaucoup plus grave, que tout cela n'a pas de conséquence et n'a pas grande importance. C'est pourquoi la question qui nous est posée aujourd'hui n'est pas celle d'un seul homme, pas celle de son gouvernement, ni même celle des réponses précises à apporter. Non, la question qui nous est posée de savoir si nous avons, queles que soient nos différences, le courage de voir la vérité en face.

Dire les choses telles qu'elles sont, c'est reconnaître que depuis 50 ans, le choix de la facilité face aux attentes de l'opinion publique, la démagogie qui caractérise trop souvent la guerre rangée qui est la politique, ont conduit à accumuler une dette que nous ne pouvons plus supporter. Nous en sommes tous responsables, tous, ceux qui ont gouverné et ceux qui les ont poussé sans gouverner à la dépense. Depuis les années 70, nous avons multiplié les engagements sans jamais solder les comptes.

À chaque crise financière, sanitaire, énergétique, nous avons repoussé l'échéance convaincu qu'un jour meilleur réglerait nos contradictions. Mais ce jour n'est jamais venu. L'irresponsabilité de certains, c'est d'avoir sans cesse réclamé plus de dépenses.

Et la nôtre, sans doute, c'est d'y avoir trop cédé. La vérité, c'est aussi de dire que les conséquences de nos choix ou plutôt de nos non choix ont été reportés sur ceux qui n'avaient pas voix au chapitre, les jeunes et les générations futures. Et c'est cette chaîne d'irresponsabilité que nous devons briser aujourd'hui, sans quoi nous ne leur rélégrerons pas un héritage mais un fardeau, pas un espoir, mais un avenir entravé pour ne pas dire impossible.

Aujourd'hui, en 2025, le remboursement des seuls intérêts de la dette représente plus de 60 milliards d'euros et ce devrait être plus de 70 milliards dès 2026, s'il ne faisent rien. 13 fois plus que ce que rapporté l'ISF en 2017, six fois le budget de la justice pour ne citer que cet exemple. Autant d'investissements que nous ne vons pouvons pas faire pour le quotidien des Français, pour leur santé, pour leur logement, pour la transition écologique et énergétique, l'agriculture, la recherche ou l'éducation.

Autant d'aide que nous pourrons pas mobiliser pour soutenir à nouveau le pouvoir d'achat déménage si une nouvelle crise inflationniste, sanitaire, énergétique, géopolitique venait à survenir. Autant de moyens qui ne pourront pas accompagner les investissements des collectivités locales. La vérité, c'est aussi de dire que la spirale de la dette rend notre démocratie impuissante et menace notre souveraineté.

Plus notre dette s'acroit, plus les marchés financiers seront en mesure d'influencer notre politique. Il n'est pas un pays qui n'y ait pu y échapper, pas un. Mais mes chers collègues, il n'est pas trop tard pour faire face à ces réalités.

Nous pouvons faire ensemble le choix d'affronter la vérité des chiffres pour reprendre le contrôle avant qu'il ne prennent de manière irrémédiable celui du destin de notre pays. C'est même la condition syéquonne à l'émergence de compromis fort, équilibré et surtout juste. C'est ce chemin que vous proposez, monsieur le Premier ministre, avec cette déclaration : celui que nous avons toujours défendu au groupe les démocrates.

Nous sommes convaincus que cette assemblée n'est pas condamnée à l'affrontement stérile et nous pouvons être les artisans d'un rassemblement de femmes et d'hommes qui veulent chercher des solutions plutôt que des slogans, qui veulent être utiles plutôt qu'applaudis et facilement populaire en cédant finalement aux tentations populistes, qui mettent l'intérêt du pays au-dessus des partis et qui ne pensent pas que nous irions mieux avec le chaos. Kos qu'un certain nombre organise jusque dans l'enceinte même de cette assemblée tous les jours. Voilà la méthode que nous devons revendiquer.

Partir de la vérité, dialoguer dans le respect et construire dans l'intérêt général. Et mes chers collègues, nous l'avons déjà fait. L'exercice de 2025 sur le budget l'a montré.

Un compromis a été possible. Il a permis de faire passer le déficit de 6,2 à 5,4. Et pour la première fois depuis longtemps, ce gouvernement dirigé par François Baot a su tenir cet objectif malgré le contexte international difficile, le tout sans casser la croissance ni plonger la France dans l'austérité.

Si nous sommes responsables, nous pouvons tenir tous ensemble une trajectoire. Alors oui, la démocratie française n'est pas habituée au dialogue, mais la vérité oblige à dire aussi qu'il s'impose à nous tous. Personne ne peut à lui seul assurer la stabilité et imposer ses vues.

Personne. Si chacun cherche à être vainqueur sur l'autre, alors tout le monde perdra. Au contraire, si chacun accepte la part de renoncement nécessaire sans se dévoyer et de manière transparente sous les yeux des Français, alors nous réussirons et nous pouvons le construire avec méthode, c'est-à-dire abandonner les ases et les lignes rouges intenables, c'est-à-dire ne pas être dans les arrière-pensées permanentes, boutiquiaires ou électorales.

Cela nécessite que nous n'ayons pas de tabou ni sur la taxation des plus aisés, ni sur la nécessaire réduction des dépenses, ni sur les grands bouleversements qui préoccupe les Français. Il suffit de suivre ce que nous avions fait pendant les débats budgétaires. Vous auriez pas l'air étonné comme vous l'êtes là.

La vérité c'est aussi accepté que certains débats ne seront pas tranchés ni ici ni maintenant, que les Français seront appelés à se prononcer en 2027 et que d'ici là nous pouvons être utiles en faisant œuvre commune sur nombre de sujets. Ce temps est précieux et nous n'avons pas le droit de le gâcher sous les yeux désabusés et de plus en plus en colère des Français. Ce que propose le premier ministre, c'est aussi de bâtir la confiance autour de l'idée de justice.

Je sais, chers collègues, que nous l'avons en partage avec nombre d'entre vous. La justice ne peut être fondée sur la désignation de bou de bouc émissaires. Ni les riches, ni les chômeurs, ni les immigrés, ni les patrons, ni les travailleurs, ni les retraités, ni même je l'ose les responsables politiques.

La justice, c'est de demander à chacun une contribution proportionnée à ses moyens. et que tel le colibri, chacun fasse sa part. Depuis 2017, notre groupe a fait des propositions concrètes en faveur de la justice fiscale.

Élargissement de l'assiette de l'IFI, taxation des rachats d'action et des superdvidendes, rehaussement de la flat taxe ou d'autres pour approcher taxation du travail et taxation du capital. Notre cohérence est de ne pas considérer de la même manière ce qui participe au dynamisme de l'économie réelle et ce qui relève de la richesse improductive. et de la rente.

C'est la rente pour la rente qu'il faut chasser sans relâche, pas ceux qui créent, qui développent et c'est valable pour les chefs d'entreprise comme pour chacun d'entre nous. Défendre la justice est aussi mieux répartir les efforts de la solidarité nationale avec la volonté qu'elle ne décourage pas les plus jeunes, ceux qui veulent créer, produire, ceux qui veulent dans le public comme dans le privé prendre des risques et ceux qui se lancent dans la vie avec la charge d'une famille. Et face à ces défis, la France a des atouts immenses.

Son travail, sa capacité productive, ses talents, sa créativité, sa recherche. Je recherche son tissu d'entreprise, sa jeunesse évidemment. Nous avons des capacités industrielles extraordinaires dans le nombreux secteurs de pointe et d'avenir, chimie, mathématique, aérospatial, armement, nucléaire, industrie du luxe, pharmacie, culture, intelligence artificielle.

Nous avons, prenons-en vraiment conscience, la meilleure agriculture du monde. Nous avons enfin un service public en mal-être mais qui fait des envieux à l'extérieur de notre frontière. C'est aussi cette vérité-là qu'il faut entendre, celle d'un pays qui dispose des moyens de son sursaut et qui ne peut dès lors accepter la domination et la tutelle des autres et plus encore celle des marchés financiers étrangers.

Et il faut refuser le discours facile du déclin. Ceux qui cherchent des bouc émissaires, les solutions s'implient. Ceux qui celui qui nourrit un désamour de la France quand nous devrions tant l'aimer et les Français avec.

La vérité, le compromis et la justice ne sont pas des mots creux. Ils forment ensemble une méthode, une méthode qui a déjà fait ses preuves et qui peut encore une fois donner à notre pays la force de surmonter ses défis. Nous vivons un moment charnière, monsieur le Premier ministre.

Et ce combat de vérité qui est celui d'une vie, celui de votre vie, les députés démocrate le porte chacun d'entre eux et vous soutiennent. Nous le portons dans l'adversité aujourd'hui et nous continuerons de le porter demain avec vous. En cet instant, chacun des députés de la nation détient une part de l'avenir de la France.

Il se l'ai vu confier lors des dernières élections législatives avec une attente exprimée par chacun de nos concitoyens, celle de dialoguer, de travailler ensemble, de leur être utile. C'est sur cela et non sur le sort du gouvernement que nous devons nous déterminer. Oui ou non ce sujet de la dette est-il urgent et grave pour notre pays maintenant et pour l'avenir de notre jeunesse ?

Oui ou non pouvons-nous nous entendre sur ce sujet crucial et adresser ainsi un message de stabilité, d'unité et de force au reste du monde ? Oui ou non pouvons-nous entamer une un véritable dialogue sans faux semblant pour trouver des solutions à la hauteur de notre devoir vis-à-vis des générations futures ? Monsieur le premier ministre Charles Peggy s'interroge sur le fait que terre la vérité n'est-ce pas déjà mentir et il poursuivait en disant que ceux qui ne crient pas la vérité quand ils savent la vérité se font complices des menteurs et des faussères.

C'est cela le rendez-vous que vous nous avez donné ce jour et c'est parce que notre groupe accepte de relever ce défi et de préserver notre pays du pire et des périls qui le menacent que nous voterons en faveur de votre déclaration. Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le président Fenu.

La parole est à présent monsieur Paul Christophe, président du groupe Horizon et indépendant. Merci madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, la situation financière actuelle de la France est plus que préoccupante et c'est bien ce qui devrait nous rassembler. Ce constat, nous devons le partager collectivement pour faire de lui la base de nos échanges.

Comme l'a rappelé le premier ministre, notre déficit atteignait en 2024 5,8 % du PIB, soit le niveau le plus élevé de la zone euro. La dette publique s'élève à plus de 3400 milliards d'euros, engendrant ainsi une explosion des intérêts qui ont tout simplement doublé entre 2021 et 2024. Cette situation nous met en risque dès aujourd'hui en freinant la confiance des ménages et l'investissement de nos entreprises et impacte directement notre pays et les générations futures pour les décennies à venir.

Mesurons bien la charge que nous laisserons à nos enfants et qui chaque heure augmente de 18 millions d'euros. Avec les crises politiques et économiques que nous traversons, nos objectifs doivent être résolument raisonnés. Pendant les deux prochaines années, nous nous devons de ne pas aggraver une situation déjà catastrophique.

La Cour des comptes l'a dit elle-même. Chaque année perdue supplémentaire impliquerait des efforts futurs plus importants et plus douloureux. C'est certain, le temps que nous perdons aujourd'hui, nous le payerons demain.

Enfin, nos enfants le payeront. Ne cherchons pas le budget miracle qui compte entre les désidérat de tous. Il n'existe pas.

Ne nous égarons pas non plus dans une guerre des générations. Tel que nous partons, nous décevrons tout le monde sans exception. Gardons bien à l'esprit que si nous ne faisons rien, nous aurons des jeunes qu'on endett à outrance, des actifs étouffés par le poids des cotisations et des aînés dont on ne finance ni l'autonomie ni la dépendance.

Viendra le jour où notre pays devra engager de profondes réformes structurelles et assumer des choix courageux pour sortir d'un modèle hérité du 20e siècle, aujourd'hui inadapté à notre démographie et à notre économie. Alors, nous pourrons conduire les transformations indispensables attendues par les Français. Ce moment n'est pas encore venu.

Pour autant, la France ne peut pas laisser sa situation budgétaire continuer à se dégrader. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder autour de nous les dégâts économiques d'une année de nos querelles politiques stériles. Il vient crucial de prendre des mesures pour assurer la bonne conduite des affaires de la nation et ce dès aujourd'hui.

Pour qu'un effort soit accepté. Il doit être compris. Aussi, je salue l'exercice de responsabilité et de transparence du Premier ministre aujourd'hui ainsi que ce son prédécesseur qui chacun à leur tour ont porté un discours de vérité indépendamment de l'impopularité de celui-ci.

Les 43 milliards d'euros qu'il nous faut trouver pour le budget 2025 servent à enclencher une dynamique, à renverser une tendance pour proposer une autre trajectoire financière à nos concitoyens comme à nos partenaires. Pour qu'un effort soit accepté, il doit être partagé. Aussi dans un esprit de responsabilité, le groupe Horizon et Indépendant a travaillé à des propositions réalistes sans dépenses populistes ni recette fantaisiste.

Je dis bien sans dépenses populistes ni recettes fantaisistes. Êtes-vous prêt de votre côté chers collègues, à prendre un tel engagement ? L'effort doit être collectif, c'est vrai, mais en premier lieu, l'État devra exemplaire en diminuant son coût budgétaire à travers des simplifications dans la continuité du travail engagé par le ministre de la fonction publique, Laurent Marcangelie.

Nous ne trouverons pas ces milliards présumés sous les matelades de l'État comme le prétendent certains populistes, mais nous nous devons de montrer l'exemple et de mettre fin des dépenses inutiles. Chez Horizon, notre ligne directrice n'a jamais varié. Nous l'assumons, nous devons dépenser moins et travailler plus.

En effet, nous croyons qu'il est avant tout indispensable de réduire la dépense publique. Soyons honnêtes, le cercle vertueux des dépenses publiques est devenu un cercle vicieux dont nous n'arrivons plus à sortir. Nous croyons aussi en la valeur travail et à la nécessité de travailler plus et à être plus nombreux à le faire.

Ce n'est pas un gros mot que de dire que la prospérité collective vient de l'emploi. Ce n'est pas un gros mot que de dire que l'emploi est aujourd'hui le meilleur moyen de sortir d'une précarité trop souvent subie. Pour avoir des emplois, encore nous faut-il les entreprises qui recrutent et qui vont bien.

C'est pourquoi nous ne souhaitons pas taxer davantage nos entreprises qui subissent déjà avec violence l'instabilité politique d à l'inconscience de certains et à l'inconstance des autres. Vous connaissez la formule. L'histoire ne se répète pas mais elle trébuche parfois.

Une fois n'est pas couptume, j'en appelle à Léon Blum qui constatait après guerre, je cite pour la première fois en France, la quasi totalité de la représentation nationale va se partager en trois parties. C'est une situation difficile en elle-même, mais il se trouve que ces trois parties sont d'accord sur un programme d'actions immédiates. Dans ces interventions, il rappelait l'importance de l'unité et de la coopération pour reconstruire la France.

De cette tripartite sont nés de grandes réforme social et la réconciliation nationale. Alors que la situation était bien plus sombre, les partis politiques ont su s'entendre au profit de l'intérêt national. À l'inverse de vos discours, mes chers collègues, dont je ne retiens que des lignes rouges.

Ainsi, chacun tirant la couverture à lui laisse le pays à nu. Alliance des contraires, proposition enchantesse et des raisonnables. Les oppositions voudraient nous faire croire que la dette n'est qu'un souci comptable que nous pourrions remettre à plus tard.

D'autres s'y sont essayés avant nous, les résultats que nous connaissons : Grèce, Portugal, Espagne. Cette douce musique que j'entends sur les plateaux de télévision à longueur d'interview contraste terriblement avec la souffrance des chefs d'entreprise et l'inquiétude des Français que je rencontre. Et pourtant, ces débats budgétaires nous offrent un cadre de discussion.

Ils ne sont pas une démonstration d'affection pour telle ou telle personnalité publique et politique. Vous le savez bien d'ailleurs. Nous nous devons de revenir à une trajectoire financière positive.

De 2017 à 2020, nous avons baissé les impôts sans pour autant se soustraire aux règles européennes et nous empruntions à taux négatifs. Que ce temps me paraît loin désormais. sans sécurité financière.

Voyez comme déjà notre pays se fige. Et dans un pays qui n'avance pas, croyez-le ou non, dans le monde que nous connaissons, c'est un pays qui régresse. Oui, le risque du suivre de la France existe.

Aujourd'hui, nos entreprises nous demandent de la stabilité et de la visibilité dont il manque cruellement depuis un an. Combien de fois les gentu au cours des derniers mois ? Nos concitoyens sont conernés par le piètre spectacle que nous leur offrons, incapable de leur donner une perspective à plus de quelques semaines, faute de s'accorder sur une personnalité qui semble désormais relevée du miracle.

Mes chers collègues, dans quelle situation désolante sommes-nous en train d'enfermer la France ? De motion de rejet en motion de censure, les oppositions bloquent le pays en jouant à la roulette russe avec les gouvernements successifs. Et que ne proposez-vous ?

Rien si ce n'est des dépenses nouvelles, des recettes insincères, aucun projet budgétaire qui n'obtienne ici plus d'un cè des voix. Parce qu'égoïst ne voulez qu'exercer le pouvoir. Vous ne pensez qu'au qui alors que se maître au service de la France, c'est d'abord s'accorder sur le quoi.

Mes chers collègues, cessons ces guerres d'ego. Mettons-nous ensemble autour de la table, trouvons des compromis. Fort de ce constat, nous nous devons de doter la France d'un budget avant la fin de l'année.

C'est pourquoi le groupe Horizon et indépendant votera bien évidemment en faveur de la stabilité. Pensons à la France, aux françaises et aux Français et puis c'est tout. Je vous remercie.

Merci beaucoup monsieur le président Christophe. La parole est à présent à monsieur Laurent Panifous, président du groupe Liberté indépendant, outreem et territoire. [Applaudissements] Madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames messieurs les membres du gouvernement, mesdames messieurs les députés, chers collègues, c'est avec une certaine circonspection que nous avons appris à la sortie de l'été votre choix, monsieur le Premier ministre, d'engager la responsabilité de votre gouvernement sur la base de l'article 491 de la Constitution.

Selon le dicton populaire, la confiance, celle que vous sollicitez aujourd'hui ne se réclame pas, elle se gagne. Ainsi, pour les députés du groupe Liot, la question est de savoir si vous avez su gagner notre confiance, celle nécessaire à la poursuite de votre mission. Vous le savez, les parlementaires de notre groupe sont issus d'horizons divers, mais ils ont en partage le goût du dialogue, du dépassement de l'intérêt partisan et la conviction qu'il nous faut concourir à la recherche de solutions utiles au pays et à nos concitoyens.

Ainsi, depuis le jour de votre nomination, nous avons fait savoir notre volonté de travailler à la construction d'un compromis. Nous le savons, depuis la dissolution hasardeuse de 2024, c'est le seul chemin à emprunter pour permettre à notre pays d'avancer. Au regard de votre parcours et de vos engagements, à travailler en bonne intelligence avec tous les groupes politiques, nous avions comme toujours fait le choix d'être un groupe constructif ayant à cœur de proposer des solutions.

Pourtant, forcé de constater que la méthode que vous avez choisi d'adopter nous d'adopter nous a largement décenancé. Alors même que la situation financière de notre pays est source de vives inquiétudes et de perspectives d'arbitrage difficile, vous avez choisi d'avancer seul dans une démarche que je qualifierai de tout ou rien à rebour de ce que vous avez toujours prené. En effet, alors que nous espérions depuis des mois un travail de fond sur la construction budgétaire, vous avez attendu que la session parlementaire soit clôturée pour présenter vos propositions d'orientation.

Nous regrettons ce choix. Je peux rappeler ici que nous avions eu l'occasion de dire à de très nombreuses reprises dans les mois qui ont précédé vos annonces notre désaccord sur la méthode. Convaincu de la nécessité d'amender profondément vos orientations afin de rétablir une équité dans les efforts demandés à nos concitoyens, nous avons formulé d'autres propositions et fait savoir notre disponibilité pour participer au débat parlementaire qui devait s'ouvrir.

Vous devinez, monsieur le Premier ministre, notre incompréhension et notre déception quant à votre décision d'engager la responsabilité de votre gouvernement alors même qu'aucun débat ne s'est engagé avec le Parlement et que nos propositions sont restées à ce stade l'être morte. Où est la concertation quand elle n'est envisagée qu'à postériori ? Où est la coconstruction lorsque nos propositions ne sont ni étudiées ni discutées ?

Où est le dialogue ? Conditions syéquanon à la production d'un consensus. Monsieur le Premier ministre, soyons clair.

Oui, nous partageons la nécessité d'agir face à la dégradation de nos finances publiques. Oui, nous sommes prêts à y prendre notre part et oui, nous sommes conscients qu'il nous faut faire un pas les uns vers les autres. Mais non, monsieur le Premier ministre, votre méthode dû apprendre ou à laisser ne peut pas être une solution acceptable.

Et enfin, non, monsieur le Premier ministre, le vote que vous sollicitez aujourd'hui n'est pas qu'un accord sur le constat. Vous l'aurez deviné, face à ces nombreuses incompréhensions, une large majorité des députés du groupe Liot ne vous accordera pas la confiance. Soucieux de l'intérêt du pays, éloigné des contingences partisanes, nous redisons à la représentation nationale notre volonté d'agir et de participer à l'élaboration d'un chemin commun.

En attendant les 20 mois qui nous séparent de la prochaine élection présidentielle qui définira les grandes orientations pour l'avenir de notre pays et en l'absence d'une majorité politique au sein de notre assemblée, les responsables politiques que nous sommes doivent mesurer que c'est à nous et à nous seul qu'appartient la responsabilité de rendre le compromis possible. Entendons-nous bien. Notre groupe ne se positionne pas ici comme un donneur de leçon ou comme celui qui détient seul la vérité, mais comme un acteur politique déterminé à ne pas faire perdre de années à notre pays.

Parce que comme tous ici, nous nous refusons de voir notre pays s'enfoncer dans l'inaction parce que nous mesurons quotidiennement l'exaspération et l'inquiétude de nos concitoyens de l'hexagone et des outres mères. Et parce que notre pays ne peut pas apparaître fragilisé dans un contexte international de grand désordre. Nous voulons agir maintenant et concrètement avec des femmes et des hommes qui, disons-le simplement, ne pensent pas comme nous, mais qui partagent l'urgence de la situation et ne parient pas sur le blocage ou le chaos.

Il me semble que réaliser des économies sans casser la croissance, renforcer l'efficience de nos politiques publiques, simplifier nos organisations, faire contribuer équitablement nos concitoyens à l'effort de redressement, encourager le travail, protéger les plus fragiles, garantir un service public de qualité ou préserver l'environnement sont autant de pistes qui, si elles font l'objet d'un dialogue franc, mais serein et constructif entre nous, peuvent, j'en suis sûr, nous conduire à élaborer des majorités de projet. Bien évidemment, nous n'ignorons pas les échéances à venir. Le temps des jutes politiciennes viendra et nous mettrons bien assez tôt tous en scène nos différences et nos désaccords permettant un choix éclairé aux françaises et aux Français.

Mais il est un temps pour tout. Soyons à la hauteur de la situation que personne n'a souhaité mais que nous mesurons tous avec gravité. Loin du fait accompli le temps est au dialogue exigeant et à la construction responsable d'un compromis pour la France.

C'est en ce sens que le groupe Liot m'a donné mandat pour contacter les présidents de l'ensemble des groupes parlementaires qui ne souhaitent pas emprunter l'impasse chaotique d'une dissolution ou même d'une démission. Mesdames et messieurs les présidents de groupe, mes chers collègues, mesdames, messieurs les députés, à cette tribune et devant la représentation nationale, je vous renouvelle cet appel : réunissons-nous et trouvons le chemin du compromis. Nous sommes prêts à y prendre toute notre part.

Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le président. La parole est à présent à monsieur Stéphane Peu, président du groupe gauche démocrate et républicaine.

Madame la présidente, monsieur le premier ministre, mes chers collègues, un acte vaut cinq dir avec coutume de répéter Henricat l'un de vos héros. faute de dire vous posez un acte celui de faire ce jour ce par quoi vous auriez dû commencer demander au parlement la confiance comme le suggère la constitution votre décision courageuse à entendre certains n'estant fait à nos yeux qu'un péché d'orgueil vous posez la question alors que vous connaissez la réponse. Vous n'avez ni la confiance d'une majorité de parlementaires et encore moins celle de la majorité du pays.

Vous disiez en 2018, quand on porte un projet, si ce projet est fort et juste, on n'est jamais seul. Monsieur le Premier ministre, votre projet de budget 2026 n'est ni fort ni juste et vous êtes bien seul. Éternel fusible du président de la République, les premiers ministres de la 5e servent à le protéger.

Telat Ryan, il vous faut sauver le président Macron. Vous serez donc ainsi le 4e en 3 ans à tomber pour épargner le responsable, le principal responsable de nos malheurs. Ce que vous proposez Ce que vous proposez toujours presser plus les salariés, les retraités, les chômeurs, les malades et épargner ceux qui se sont enrichis outre entièrement depuis 2017.

L'écart entre la fortune des plus riches et les plus pauvres n'a jamais été aussi important depuis 30 ans. Et nous sommes convaincus avec une majorité de Français qu'un pays où les inégalités s'accroissent est un pays qui régresse. Votre discours crépusculaire, je dirais même apocalyptique sur la dette est contredit par nombre d'économistes parmi les plus sérieux.

Vous utilisez la dette pour effrayer les Français et proposer le pire budget de la 5e République. Pourtant, la dette peut être vertueuse si elle permet des investissements pour l'école, pour l'hôpital, les services publics, pour la réindustrialisation de la France et ainsi ouvrir une perspective d'avenir pour le pays. Vous avez balayé d'un revers de main toutes les propositions alternatives de notre groupe et toutes celles de nos collègues de gauche qui était orienté vers les urgences sociales et climatiques.

Les Français l'ont dit en 2024 et le répètent à l'envie, ils souhaitent que l'on change de politique. Pensez-vous que l'appel pour le 10 septembre aurait eu un tel écho si votre politique n'était pas autant discrédité, rejetée et même détestée ? Votre responsabilité personnelle est d'autant plus grande que vous François Berérou avait été l'artisan de la victoire d'Emmanuel Macron en 2017 devenant ainsi son parrain et son tuteur.

De plus, votre formation politique a été de tous les gouvernements. Elle a soutenu toutes les lois, tous les budgets, toutes les politiques qui ont temps abîmer la France. Et vous voudriez nous faire croire qu'il faut vous sauver, vous pour éviter le chaos. alors que vous en êtes l'un des ingénieurs.

Vous semblez découvrir l'état de nos finances alors que vous n'avez eu de cesse de contribuer à les dégrader. Vous ne pouvez pas vous dédoiner de vos responsabilités et vous ne pouvez encore moins dire que vous ne saviez pas, vous qui avez 40 ans de politique derrière vous, derrière vous. Monsieur le Premier ministre, vous le savez, seuls les papes nouvellement élus découvrent les secrets du Vatican le jour de leur élection.

Vous n'avez après l'annonce de vos orientations budgétaires entamé aucune discussion, aucune négociation et vous avez une nouvelle fois méprisé le Parlement. Vous avez tenté de diviser les syndicats, ils viennent de vous répondre par la mobilisation du 18 septembre dans l'unité retrouvée la plus large. Vos méthodes de discussion sont des leurs.

Derrière chacune des mesures que vous avez annoncé de votre budget et qui ne sont pour vous que de froides colonnes de chiffres, je ne je vois moi des visages des familles de ma circonscription, celles qui survivent en dessous du seuil de pauvreté. 15 % des habitants de notre pays, 28 % Saint-Denni, 37 % dans ma ville de Saint-Denis et ce sont les chiffres de 2021. Depuis la situation s'est aggravée, vous êtes l'homme de ce record jamais égalé depuis 1981.

Derrière les petites pensions et les bass salaires, je vois ces personnes âgées qui ont travaillé toute leur vie et qui se voient désormais obligé de frapper aux portes des associations caritatives. Je vois des salariés renoncer au petit plaisir de la vie, mais parfois aussi à l'essentiel à cause d'un pouvoir d'achat en berne avec des salaires très loin de suivre l'inflation des prix de biens de consommation courante. Je vois ces étudiants obligés de se saigner aux quat de veines pour pouvoir étudier, manger ou se loger.

Je vois des enseignants, des hospitaliers, des agents territoriaux souffrir parce que leur salaire et leurs conditions de travail se sont dégradé. Je vois des travailleurs qui vivent dans l'angoisse d'un licenciement ou livré à l'ubérisation et à la précarisation du travail. Et ce qui vaut pour ma circonscription vaut pour l'ensemble de pays mais vaut encore davantage pour les outres mères.

Là-bas, vie chère, bas salaire, chômage endémique, mépris des revendications, scandales environnementaux, survivance du colonialisme. Votre politique a aggravé la situation de nos concitoyens ultramarins. Monsieur le premier ministre, votre budget est un condensé de mes prix de classe.

En voulant faire entrer la France à marche forcé dans le carcan de la mondialisation libérale, vous avez à la fois aggraver la situation économique et sociale et plonger le pays dans une crise démocratique. parce que le président de la République a refusé de tenir compte des résultats des dernières législatives et alors que nombre de députés de votre assemblement htéroclite ont été élus pour faire barrage au Rassemblement national, ils n'ont eu de cesse de solliciter le soutien de l'extrême droite ou pour le moins sa neutralité. Mais ne vous inquiétez pas pour eux, monsieur Bardella vient de recevoir l'onction patronale aux journées du MF.

Et je dis cela surtout pour les Français qui auraient pu croire un instant que le RN s'attaquerait aux inégalités sociales. [Applaudissements] À chaque fois à chaque fois que vous faites un pas vers l'extrême droite, vous la légitimez. À l'image du président de la République, vous vous ne pensez en fait qu'à diviser notre nation.

À vous écouter, les chômeurs seraient des feignants. Les allocataires des minimas sociaux, des assistés, les retraités des nantis, les malades des profiteurs, les les étrangers quant à eux cochent toutes ces cases et bien d'autres encore. Voilà votre fond de commerce.

Vous le savez, notre devise est et restera liberté, égalité et fraternité. Elle n'est pas, ne doit plus jamais être travail, famille, patrie. Ce que veulent les citoyennes et les citoyens de notre pays, c'est la liberté, celle de critiquer et de manifester alors que vous avez réprimé le combat politique et syndical.

Ce que veulent les citoyennes et les citoyens de notre pays, c'est l'égalité devant l'impôt. L'égalité entre les femmes et les hommes, l'égalité devant l'accès aux services publics alors que vous n'avez eu de cesse de les mettre en pièce. Ce que veulent les citoyens et les citoyennes de notre pays, c'est la fraternité, la fin des discriminations, une France qui combat tous les racismes.

Il ne ils veulent un pays qui dialogue avec les peuples du monde pour une planète de paix. Ils veulent un pays qui ne regarde pas ailleurs quand un peuple subit un génocide comme en ce moment à Gaza. Monsieur Monsieur le Premier ministre, où est le François Berou de 2007 qui disait dans un rassemblement électoral "Les vrais ennemis, ce sont le chômage, l'échec de l'éducation, la pauvreté, les fins de mois difficiles, l'inquiétude et le souci des familles.

Et depuis votre nomination, vous n'arrivez rien fait rien pour rapprocher vos dir de vos actes. Vous aimez vous référer à Pierre Mandz France mais monsieur le Premier ministre si on se souvient de Mindè c'est pour la fin de la guerre en Indochine mais aussi pour le verre de lait dans les écoles de vous. On se souviendra que vous avez augmenté les dépenses militaires et que dans la France d'aujourd'hui des centaines de milliers d'enfants n'ont qu'un repas par jour.

Monsieur Monsieur le Premier ministre, pour conclure, ni Margarette Toucher hier, ni vous aujourd'hui ne pouvait soutenir qu'il n'y aurait qu'une seule politique possible, surtout pas avec ce bilan. Pour ce qui nous concerne, vous n'aurez pas notre confiance et nous continuerons d'agir et de proposer d'autres choix pour notre pays. Je vous remercie.

Merci beaucoup, monsieur le président PE. La parole est à présent à monsieur Éric Sioti, président du groupe Union des droites pour la République. Merci madame la présidente, monsieur le Premier ministre.

Pour la première fois sous la 5e République, l'Assemblée nationale est amenée à valider une lettre de démission. Vous en conviendrez, c'est un moment étrange et inédit qui une fois de plus dévalorise notre assemblée. Vous avez décidé de partir en habillant votre démission d'une communication faussement habile qui se veut surtout une rampe de lancement pour une pseudo candidature à l'élection présidentielle.

Vous avez inventé la démission communication. Mais personne n'est dupe. Vous quittez le pouvoir aujourd'hui sans avoir redressé ce pays que vous avez au contraire accablé.

Vous nous tendez un piège rétorique, une opposition entre prétendu vertueux d'un côté et irresponsable budgétaire de l'autre. Mais monsieur le Premier ministre, les Français ne confondront jamais les pompiers et les pyomanes. Vous êtes un pompier pyomane.

Vous refusez la confiance n'est pas un signe d'irresponsabilité, c'est un devoir. Refuser la confiance à des irresponsables est un acte de courage. d'abord irresponsable politique lorsqu'en juin dernier derrière Emmanuel Macron avec le renfort d'Edouard Philippe, Gabriel Atal, Xavier Bertrand, Valérie Pécrè et tant d'autres, vous avez bâti cette alliance des contraires, cette alliance de la honte improbable allant de LFI jusqu'à LR, irresponsable par votre coup de force démocratique avec les partis de la Macronie. défit dans les urnes, arrivé 3è aux législatives mais qui ont continué à gouverner.

C'est un dénique inédit et majeur. Si le pays se retrouve aujourd'hui dans cette crise politique majeure, c'est d'abord, ne l'oublions jamais, à cause de cette alliance contre nature que monsieur Macron a voulu. irresponsable économique ensuite 1200 milliards d'euros de dettes supplémentaires depuis 2017 et la présidence d'Emmanuel Macron 400 milliards sous la présidence de François Hollande que vous avez soutenu en 2012 quelque part que vous avez fait élire 66000 milliards de charges de la dette, plus 60 % depuis 2017, plus que n'importe quel budget d'un ministère aujourd'hui.

J'y rajouterai le record européen de la dépense publique, le record mondial des prélèvements obligatoires. Oui, irresponsable. irresponsable et paralysé par une idéologie en tout point socialiste.

Vous posez aujourd'hui une fausse question profondément hypocrite et oui monsieur le président très socialiste. Oui, la situation est dégradée. Nous le savons.

Nous la connaissons, nous la vivons, nous la subissons. Nous n'avons pas besoin de commentateur pour nous la décrire. Nous n'avons pas besoin de constat.

Nous avons besoin d'actes et d'actes courageux. Vous n'êtes pas l'homme du redressement. Vous êtes au contraire avec Emmanuel Macron les artisans de la débacle française.

Alors, comment pourrions-nous faire confiance à ceux qui ont mis la France dans cet état ? Vous craquez des allumettes sur des flaques de kérosène depuis 8 ans. Mais nous devrions vous faire confiance pour éteindre l'incendie.

D'où blague ? Par l'acheté, par absence de courage, vous avez reculé devant chaque réforme structurelle. Non, monsieur le Premier ministre, la politique n'est pas que l'art de la communication, pas l'art du commentaire, mais d'elle doit être celui de l'action courageuse et vertueuse.

Le budget n'est pas une tribune morale, il est l'instrument de la vérité et du courage. Et sur ces deux plans, vous avez largement failli. Vous refusez aujourd'hui de regarder le mal en face.

Vous cherchez des bouqu émissaires à vous l'acheter. Les retraités d'abord coupable de tous les beau auxquels vous voulez faire les poches. Quelle honte !

Vous avez de façon plus large injustement pris tous les Français pour cibles. Ce serait eux qui seraient les dépensiers alors que vous vous seriez le vertueux gestionnaire. Là aussi, quelle supercherie !

Ce ne sont pas les Français qui sont responsables, mais ce sont bien tous ceux qui ont soutenu, fait élire et soutiennent Emmanuel Macron depuis 2017. Pire, pire, vous avez flatté les bas instincts de la gauche dans l'espoir d'un impossible soutien socialiste en convoquant la fuite en avant fiscal, pas loin des 75 % imaginé par monsieur Hollande et même et même encore pire hier un insultant l'honneur de nos policiers qui seraient coupable de prétendus contrôle au faciè et je suis convaincu que monsieur le ministre de l'intérieur aura à cœur de les défendre devant ces attaques inopportunes et injustes. Pendant ce temps, le mal français lui se trouve dans le poids exorbitant de la fiscalité des charges, pesant sur ceux qui travaillent dans un état hypertrophié au périmètre bien trop large, dans une bureaucratie tentaculaire et vorace, un système social dévoyé, des entreprises entravées par trop d'impôts, trop de normes, trop de règles.

La vérité est cruelle, mais entendez-la avant votre départ. Nous le savons, la messe est dite, mais ce débat, monsieur le Premier ministre, ne porte déjà plus sur vous. Il doit porter, mes chers collègues, sur l'ensemble de l'œuvre macroniste.

C'est l'ensemble de l'œuvre de monsieur le président de la République que nous devons dans quelques instants juger et auquels et à laquelle nous devons refuser notre confiance. C'est à Emmanuel Macron. C'est à Emmanuel Macron, grand responsable de ce désastre que nous nous adressons.

Nous ne voterons pas la confiance au président Macron. Nous ne voterons pas la confiance au président Macron parce que la France n'a plus le luxe d'attendre, parce que l'heure n'est plus au demi-mesure. Parce que les Français veulent une rupture et pas un surcis.

Nous ne voterons pas la confiance au président Macron incapable de s'attaquer au coût et au mots de l'immigration. Celui qui a laissé entrer 500000 immigrés par an depuis son élection. incapable de renvoyer les étrangers dangereux sous OQTF.

Nous ne voterons pas la confiance au président Macron qui s'est agenouillé devant l'état voyou algérien, laissant Boem sans sal mourir en prison. Nous ne voterons pas la confiance au président Macron. Incapable de restaurer l'excellence à l'école, incapable de sauver notre hôpital public, de défendre nos services public.

Nous ne voterons pas la confiance au président Macron, incapable de restaurer l'ordre dans la rue. Nous ne voterons pas la confiance au président Macron qui a dangereusement affaibli notre excellence et notre filière nucléaire voulue par le général de Gaul. Nous ne voterons pas la confiance.

Nous ne voterons pas la confiance au président Macron qui s'apprête à reconnaître l'état terroriste du Hamas. La seule issue à la crise de régime provoquée par Emmanuel Macron est simple. Le retour au peuple, mes chers collègues, la dissolution ou la démission.

Osez ce retour au peuple. N'ayez pas peur du peuple de France. Un éème gouvernement du socle minoritaire ne résoudra rien à votre état minoritaire qui paralyse le pays.

Au fond, si vous refusez de donner la parole au peuple, c'est que vous craignez son verdict. Enfin, j'en appelle à mes amis les républicains. Combien de temps encore resterez-vous arrié au Titanic macroniste ?

Voulez-vous que son ceffrage ? cette folie. Mes chers collègues, le sursaut ne viendra pas des faux soyeurs de la nation.

Alors oui, nous préparons dans l'alliance que nous avons formé avec le Rassemblement national de Marine Le Pen, nous préparons l'alternance qu'espèrent les Français pour la France. Ce chemin d'esistoire est devant nous et rien ne l'arrêtera. Nous avons, oui, monsieur le Premier ministre, un choix historique à faire, celui de mettre un terme définitif au macronisme qui aura tant abîmé la France.

Merci monsieur le président. La parole est à présent à madame Marine Le Pen, présidente du groupe Rassemblement national. Monsieur le Premier ministre, madame la présidente, chers collègues, il y a des moments politiques particuliers dans la petite histoire d'une mandature ou dans la plus grande histoire de la vie parlementaire d'un pays.

Celui-ci en éteint, c'est un moment de vérité. Le moment où les responsables sont contraints d'étaler le résultat désastreux de 5 décennies de gestion dispendieuse. Le spectacle piteux d'un effondrement pour le pays, d'un désastre pour les Français d'aujourd'hui et parce que les conséquences engagent les générations de demain pour la nation.

Et c'est dans ces moments de crise, dans ces moments où le roi apparaît nu que se révèle dans le naufrage des formations déconsidérées, les petites et grandes l'acheté, les opportunismes honteux, les connivances cachées. Je n'aurais pas la cruauté de décrire les méprisables roulades d'aspirants ministres auquels nous assistons. Ce que l'on retiendra surtout, c'est la solidarité inébranlable et malvenue d'anciennes forces politiques qui ont en commun le poids d'un bilan déshonorant et pour seul projet de se maintenir au pouvoir coûte que coûte quoi qu'il en coûte dirait quelqu'un.

Aujourd'hui, ne se joue pas le sort politique d'un homme qui sait que les exigences du combat politique dépasse évidemment les personnes. C'est l'honneur de la politique et c'est parfois la noble servitude que de l'accepter. C'est pourquoi je m'étonne que monsieur Baou ait pu un instant croire que je pouvais lier ma décision de voter ou non la confiance à mon intérêt personnel.

C'est mal connaître le Rassemblement national et c'est ignorer l'intensité de notre engagement exclusif au service de la France. Ce moment marque la fin de l'agonie d'un gouvernement fantôme, d'un gouvernement qui n de gouvernement que le nom. En 8 mois, des ministres souvent invisibles ou transparents n'ont été capables de produire que cinq texte législatif dont trois surmaillotte en raison du dramatique épisode Chido.

À l'évidence, le pays n'est pas gouverné, est-il même seulement administré ? Dès lors, à quoi bon maintenir un gouvernement qui ne gouverne pas ? Les Français ne s'y trompent pas puisqu'ils sont 75 % à souhaiter la censure de ce gouvernement.

Et vous, monsieur le Premier ministre, vous êtes si habitué à la déconnexion de la représentation parlementaire avec l'opinion que vous vous étonnez que les députés dans leur majorité puissent exprimer cette volonté populaire. Nous vivons l'effondrement d'un système qui croit pouvoir tirer du constat scénarisé de ses échecs une nouvelle virginité politique. Faut-il fonctionner en vertu d'une pensée magique pour croire qu'une sorte de bornegen d'évangélistes américains permettrait d'obtenir le pardon céleste et l'onction démocratique divine ? cette légitimité que le peuple pas tant de l'échec ne reconnaît plus à des dirigeants faillis.

Dirigeants de droite comme de gauche, vous êtes coupable. Vous ne pouvez pas vous ne pouvez pas pleurer devant les caméras les conséquences des méfets que vous avez vous-même commis. curieux procéder en effet de brandir les dettes dont on est comptable, les déficits dont on est responsable, l'effondrement général dont on est coupable pour chercher à obtenir la confiance du parlement.

Pas moins paradoxal, monsieur le premier ministre, au moment où vos fonctions vous donnent le devoir d'appeler à l'unité du pays de désigner à la vindicte publique une classe d'âge. Ne cherchez pas à vous exonérer à mauvais compte des responsabilités d'un système que vous soutenez vous-même depuis 40 ans et tout particulièrement dans les rangs macronistes depuis 8 ans. Vous cherchez à présenter les gouvernements passés comme irresponsables.

Et bien, permettez-moi de vous le dire. Si la la classe politique qui a conduit la France dans le mur est bien irresponsable, ce n'est pas au sens où vous employez ce terme. Ce à quoi nous avons assisté durant la dernière année, c'est un naufrage, un triste spectacle dont la seule vertu sera, je l'espère, de mettre fin au supplices des Français et en accélérant l'histoire de préparer la grande alternance.

Les informaticiens parleraient de reset, cette action qui consiste à réinitialiser la machine qui est étouffée par les bugs. Le vrai reset serait la démission du président, mais cette décision ne dépend que de lui puisqu'il est constitutionnellement élu pour 5 ans. Bon, je ne m'attends à rien sur ce point consciente que n'est pas le général de Gaulle qui veut et faut-il que elle est fille a mauvaise conscience pour appeler à la destitution d'un président failli qu'ils ont porté par deux fois au pouvoir en toute connaissance de cause.

Nous respectons les institutions et notamment l'institution présidentielle et n'appelons pas à la destitution. Bon, l'hypothèse de la démission étant a priori fermée, le président peut faire le choix de renommer un gouvernement qui au vu de l'équation politique ne passera probablement pas la discussion budgétaire. Techniquement, cela nous conduira en décembre et le télescopage avec les élections municipales de mars rendra difficile l'organisation d'un scrutin législatif.

Ce choix signerait donc l'enlisement institutionnel du pays. Y a-t-il d'ailleurs simplement dans le bloc Macrono LR où chez les supplétifs socialistes une seule personnalité ayant suffisamment d'autorité pour gouverner en ces circonstances particulières et ne pas resservir le plat budgétaire avarié préparé par les cuisines de Berily. Je ne le crois pas.

Quel serait le sort d'un gouvernement de gauche dont le projet gouvernemental se résumerait à 44 milliards d'impôts nouveaux, à des centaines de milliers de migrants supplémentaires et à l'aggravation du laxisme judiciaire. On le voit les choix pour sortir de la crise d'une crise parlementaire ou peut-être de régime se restreigne. Une démocratie ne se relève des situations de doute et de confusion qu'en retournant aux sources en suivant le fil rouge qu'indique les institutions et pour notre République la loi fondamentale qu'à notre constitution.

Alors que vous vous enfoncez dans la 4e République, je vous appelle à revenir à la 5e. Son texte nous renvoie à l'article 5 qui octroit au président de la République un pouvoir d'arbitrage et dans ce cadre à l'article 12 qui prévoit la dissolution de l'Assemblée nationale. La dissolution n'est pas un caprice, c'est un levier institutionnel pour sortir des blocages et permettre le fonctionnement démocratique. c'est-à-dire normal et fluide des institutions.

J'entends dire ici et là qu'il n'y aura pas de dissolution parce qu'Emmanuel Macron n'y aurait pas intérêt. Mais ni les règles de la démocratie, ni la Constitution ne prévoit que le président de la République agisse par intérêt. Il doit agir par devoir et en l'occurrence dans l'intérêt supérieur du pays.

Et s'il dispose de pouvoir permettre l'exercice de la démocratie et le fonctionnement des institutions, c'est pour les mettre en œuvre quand la situation l'exige. Vous laisse penser juridiquement, politiquement voire moralement que la dissolution n'est donc pas pour lui une option mais une obligation. Or, en dehors de la dissolution mécanique d'après présidentiel ou de la dissolution ubuesque de 97, le droit de dissolution a trouvé dans l'histoire à s'impliquer dans plusieurs circonstances précises.

En 1962, quand le gouvernement n'a pu disposer de majorité stable, en 1968 quand le pays fut soumis à une grave crise sociale et politique. On regarde de la pratique constitutionnelle. Il n'est pas illégitime de dire qu'en ce 8 septembre 2025, il n'y a pas une condition remplie mais deux et même davantage. 1.

Le pouvoir législatif est paralysé par une absence de majorité. Le pays connaît une crise sociale, l'attente qui peut exploser à tout moment. et troit.

Ils connaît une crise financière, le tout dans un contexte international instable et avec une guerre aux portes de l'Europe. Cet état de fait devrait suffire à dissoudre. Un grand pays comme la France ne peut pas vivre avec un gouvernement de papier, surtout dans un monde tourmenté et dangereux, dans un monde qui vit des révolutions technologiques et des basculements géopolitiques historiques qui réclament des décisions immédiates.

En 2024, monsieur Macron n'a pas pêché en prononçant la dissolution. Un président n'a jamais tort de s'en remettre au peuple. Le scrutin des européennes de 2024 était à ce point accablant pour la majorité qu'il pouvait et même qu'il devait dissoudre.

L'erreur d'Emmanuel Macron ne fut pas de dissoudre, mais sa faute fut entre les deux tours, de consacrer son énergie présidentielle et celle de ses amis politiques à fausser le fait majoritaire d'alternance qui se dégageit. Après une présidentielle, il y a un fait majoritaire qui s'exprime naturellement aux législative qui suivent. Personne n'y trouve rien à redire.

Cela s'inscrit dans une logique institutionnelle bien ancrée et permet au pays d'être dirigé et gouverné. Mais il arrive qu'en cours de mandat présidentiel, une élection législative doit émerger un fait majoritaire d'alternance. Tout autant celui-ci doit être respecté même s'il annonce et impose au président une cohabitation avec tous ses défauts.

François Mitteran, alors président en 1986 a laissé se constituer une majorité alternative de droite. Il en fut de même pour Jacques Chirac en 1997 avec cette fois-ci une cohabitation socialiste. Ces deux cas montrent que le président de la 5è République a le devoir de s'effacer devant le vote populaire qui s'exprime quand il y a blocage.

Le rôle d'arbitre tel qu'il est dévolu au président par la Constitution est de renvoyer la représentation parlementaire vers le peuple et de laisser s'exprimer le choix des électeurs sans utiliser le second tour pour fausser les logiques électorales. On avait déjà vu le procédé au régional de 2015 quand dans les Haut de France et en PACA, le second tour fut utilisé pour interdire des alternances locales qui étaient plébiscitées au premier tour. Ces manœuvres d'instrumentalisation des seconds tours sont des dévoiements de la démocratie.

Imaginerait-on un arbitre de football qui s'emparerait du ballon parce que l'équipe qui a sa préférence est en train de perdre ? On le voit, tout réside dans l'impartialité et le sens des responsabilités démocratiques avec lesquelles le président exerce son rôle d'arbitre. À l'issue du vote, monsieur Macron doit au moins une fois se résoudre à sortir de son rôle de chef de la majorité pour enfin assumer, si toutefois il en est capable son rôle de président de la République.

En ces circonstances, le président n'a qu'une possibilité, convoquer de nouvelles élections et laisser le pays choisir et s'il le décide, de choisir une majorité d'alternance. S'il s'implique dans la campagne, s'il sort de son rôle d'arbitre pour devenir joueur, il accepte par avance d'en assumer les conséquences politique en cas de défaite. L'alternance L'alternance n'est pas un gros mot, c'est une respiration normale de la démocratie.

L'arbitrage, c'est revenir au peuple souverain. Laisser perdurer cette situation de blocage par des artifices, mettrait le président en première ligne pour faire d'une crise parlementaire, une crise de régime. Avec le mouvement du 10 septembre, LFI veut bloquer le pays.

Sans dissolution, Emmanuel Macron bloque aussi le pays. Or, la France n'a pas besoin de blocage. Mais au contraire d'un déblocage de la situation, pas d'un enlisement mais d'un élan, les forces de blocage macronistes ou lesfill sont les seuls responsables de l'enlisement et du désordre.

Enfin la dernière raison pour lesquelle Emmanuel Macron doit dissoudre sort de l'esprit des lois. Il y a la loi, le texte de la loi, il y a aussi l'esprit de la loi et l'esprit des institutions. L'esprit des lois et notamment de la loi fondamentale constitutionnelle enjoint de ne rien faire qui puisse contrarier le fonctionnement des institutions.

Si l'une d'elles disfonctionne, c'est tout l'équilibre institutionnel qui vaille. Personne ne comprendrait que le président contribue à sa paralysie. Vous le voyez chers collègues, je tiens mon analyse de la situation de la haute conception que j'ai de nos institutions et du rôle éminent et fédérateur que je crois être celui du président de la République.

La crise parlementaire que nous vivons constitue un test sur la conception que le chef de l'État se fait de sa fonction. Son issue témoignera également de la santé de nos institutions. Il n'y a pas besoin de je ne sais quelle 6e République et le crime serait de revenir à la 4e.

La 5e fonctionne merveilleusement bien pour peu qu'on respecte sa lettre et retrouve son esprit. Pour ce qui nous concerne, comme nous l'avons toujours fait, nous prendrons nos responsabilités. S'il n'y a pas de dissolution, nous continuerons avec un esprit constructif mais sans faiblesse de faire valoir les idées que nos électeurs nous commandent de défendre.

Mais je le dis avec solennité. N'attendez pas que le groupe RN vous suive dans votre folie fiscale et migratoire, dans vos petits parties prix idéologiques qui vous empêche de voir la réalité du pays. S'il y a une dissolution, nous accepterons le verdict des urnes.

Si le peuple nous fait l'honneur d'un mandat clair, c'est-à-dire d'une majorité absolue, nous irons à Matignon pour mettre en œuvre, sans attendre la présidentielle un programme de redressement national. Le changement n'attend plus. Merci beaucoup.

Madame la présidente Le Pen, la parole est à présent à monsieur Gabriel Atal, président du groupe ensemble pour la République. Madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mesdames et messieurs les députés, chers collègues, décrivant son siècle dans ce qui fut le journal de la résistance combat, Albert Camu avait mise en garde la France était en ruine. Le monde entier se remettait à peine d'une guerre dont elle peinait encore à saisir toute la portée de l'horreur.

Tout était à refaire, à reconstruire. Et face à ce siècle que Camu pensait être celui de la peur, il avertissait : "Nous étouffons parmi les gens qui croient avoir absolument raison." Mes chers collègues, face au débat qui nous anime aujourd'hui, mais en réalité face au débats qui nous anime depuis un an et même depuis l'élection présidentielle et l'élection en 2022 d'une assemblée nationale sans majorité absolue, cette phrase doit raisonner en nous.

Oui, la politique est malade des certitudes. La politique est malade des lignes rouges, des ultimatumes, des politique est malade de l'intransigence, du refus obstiné de voir que l'Assemblée nationale que nous ont donné les Français n'a pas de majorité et qu'elle impose le dialogue entre nous. Et pendant que la politique s'enferme dans ses certitudes, la France étouffe.

Ce n'est pas moi qui le dit, ce sont les Français. Ce sont les Français qui ne croient plus dans la politique et qui s'en désintéressent voir la fuit. Ce sont les Français qui sont épuisés par la valse des ministères et l'instabilité permanente.

Ce sont les Français que la démocratie parlementaire finit par fatiguer et désabuser au risque de jouer avec le feu démocratique. La France étouffe par la lâcheté de ceux qui préfèrent attendre et voir l'inaction comme une planche de salut électorale. Elle étouffe des normes, des contraintes, des incertitudes qui empêchent l'action publique et gâche la vie des gens.

Elle étouffe du blocage permanent alors même que tout devrait nous pousser à agir. Oui, mes chers collègues, nous n'avons pas une seconde à perdre. Nous vivons un moment exceptionnel de notre histoire où la France et l'Europe sont au cœur de toutes les tensions et de tous les défis.

Un moment où la guerre frappe au cœur de l'Europe, exigeant de nous de peser dans l'ordre mondial et d'assumer un leadership européen. Un moment où la guerre commerciale nous menace de plein fouet. Nous vivons un moment d'accélération intense où le dérèglement climatique s'aggrave de jour en jour, où l'intelligence artificielle bouleverse déjà nos quotidiens, où le monde tel que nous le connaissions, est en train de s'éteindre.

Et dans ce monde, tous les pays accélèrent, décident, investissent, agissent et nous, nous serions condamnés au blocage. Le monde avance et la France ne peut rester à quai. Chaque mois de blocage, ce sont des années perdues par rapport aux autres nations.

Chaque mois d'incertitude ou d'indécision, c'est une hypothèque plus forte sur l'avenir des Français. Alors bien sûr, malgré cela, certains font le choix de la politique de la terre brûlée. Cette politique de la terre brûlée qui consiste à faire passer leurs intérêts propres avant ceux des Français.

Ces derniers jours, une fois de plus, les postures ont supplanté l'intérêt général. Une fois de plus, il n'aura pas fallu une heure pour que certains avancent à l'unisson mu par un programme commun, le désordre. Le désordre à tout prix. car seul le calcul politique compte avec un mépris absolu.

Ils appellent à faire revoter les Français parce que les Français auraient mal voté et qu'il leur expliquerait comment il faut bien voter. [Applaudissements] La réalité est ailleurs. Ce n'est pas au français de régler les problèmes du Parlement, mais au Parlement de régler ses problèmes et les problèmes des Français.

Face à eux, je ne regrette pas une seconde avec mon groupe d'avoir toujours été responsable, d'avoir toujours refusé la course aux postures et la collection de lignes rouges, d'avoir toujours préféré le dialogue et le débat. d'avoir toujours fait le choix de la stabilité, même quand nous n'étions pas d'accord, même face aux différences, d'avoir accepté par deux fois un gouvernement dirigé par une personnalité ne venant pas de notre parti politique et jamais nous n'avons tenté de déstabiliser le gouvernement car jamais nous n'avons voulu déstabiliser la France. S'il vous plaît, je veux le dire aux Français, je veux le dire avec les députés de mon groupe, nous serons là.

Nous serons là et nous resterons présents au côté des Français. Nous serons là et nous n'abandonnerons jamais les Français. Nous agirons et nous ne renoncerons jamais.

Mais mes chers collègues, c'est à nous, à nous toutes et tous collectivement au-delà des groupes qu'il revient de prendre le risque du dialogue, qu'il revient d'avoir le courage du compromis. Oui, le compromis est un courage quand la posture est un confort. Aujourd'hui, clairement, je tends à nouveau la main comme je l'ai proposé dès l'été 2024, comme je l'ai proposé il y a 10 jours à la rencontre des entrepreneurs de France, je tends la main et je vous le demande, dialoguons, parlons-nous, trouvons des convergences.

Faire tomber un gouvernement, c'est un coût politique qui a un coût pour la France. C'est souffrir pour quelques heures le parfum trompeur d'une victoire et enfoncer plus encore la France dans le brouillard. Oui, le compte à rebour a commencé chers collègues.

Le vrai compte à rebour, pas celui jusqu'au vote de tout à l'heure, celui jusqu'à la seule échéance qui compte vraiment, celle qui compte le plus le 31 décembre. Le 31 décembre, notre pays devra avoir un budget. Et si ce n'est pas le cas, nous connaissons les conséquences.

Les conséquences, ce sont des entrepreneurs qui hésitent à investir parce qu'ils ne savent pas quel cadre fiscal et réglementaire les attend. Les conséquences, ce sont ces salariés, ces familles qui ne savent pas de quelles aides, de quels accompagnements ils pourront bénéficier. Les conséquences, ce sont les programmes militaires retardés alors même que nous avons d'urgence besoin de nous réarmer.

Les conséquences, ce sont ces recrutements de policiers, de gendarmes, de magistrats, de soignants, d'enseignants qui seraient retardés. Ce sont des décisions qu'on retarderait encore et encore. C'est surtout et peut-être plus que tout la crédibilité de la France qui est remise en cause.

À force d'instabilité, nous prenons des risques inconsidérés. Le risque de l'impuissance, l'impuissance face aux défis qui sont face à nous. L'impuissance dans le concert des nations.

Car qui écoute la voix d'un pays qui perdrait sa souveraineté économique et financière ? Ce risque est existentiel. Nous ne pouvons pas le prendre.

Alors, pendant le Covid, nous avons protégé les Français. Après la pandémie, nous avons pris les mesures qui s'imposaient pour protéger leur pouvoir d'achat au moment de la crise de l'inflation. C'était impératif et je mets au défi qui compte de nous dire qu'il aurait fallu abandonner et laisser nos entreprises, laisser nos concitoyens sans défense et sans protection pendant la crise du Covid ou pendant la crise de l'inflation.

Aujourd'hui, l'heure est venue de réduire le poids de notre dette et de réduire nos déficits. C'est bien la question qui nous est posé aujourd'hui et la seule qui compte vraiment, c'est l'assurance vie de notre nation. La France ne peut vivre éternellement à crédit.

Notre dette publique atteint la côte d'alerte, 113 % du PIB. Réduire la dette, ce n'est pas une obsession comptable, c'est un enjeu vital. Et réduire nos dépenses, réduire nos déficits, c'est possible.

Sur l'année 2024, les dépenses de l'État ont baissé par rapport à l'année précédente pour la première fois depuis près de 15 ans parce que nous avons massivement annulé des crédits en cours d'année et pris des décisions difficiles. Nous pouvons réussir en demandant des efforts justes à tous, en réduisant le train de vie de l'État, en luttant contre toutes les fraudes, en examinant l'efficacité de nos dépenses et notamment nos dépenses sociales. Nous pouvons réussir en lâchant les totems et en construisant des ponts.

Faire chuter le gouvernement, c'est nous mettre plus en retard encore dans le compte Harbourg jusqu'au 31 décembre. C'est prendre le risque de nous condamner à échouer et de rajouter un peu plus d'instabilité à la France. Ces derniers jours et encore à cette tribune, le Premier ministre a rappelé, il a eu raison de le dire, que ce n'est pas des personnes ou des postes dont il s'agit.

C'est de la capacité de notre pays à avancer en se parlant, en dialoguant. Et je veux saluer tout l'engagement du gouvernement depuis 9 mois pour y parvenir. Je veux saluer la volonté de transparence et de franchise qui a été celle du premier ministre et de son gouvernement.

Nous avons tous des désaccords avec le budget présenté par le gouvernement sur les jours fériers. Nous l'avons dit, tout travail mérite salaire et il n'est pas acceptable de demander aux Français de travailler de jours de plus sans rémunération supplémentaire. Pour autant, faut-il tout envoyer en l'air ?

Faut-il tout casser au risque de faire foncer la France dans le mur ? Évidemment que non. Tout à l'heure, aucun des députés de mon groupe ne votera pour donner un chèque en blanc au gouvernement.

Aucun des députés de mon groupe ne votera pour valider le budget. Mais les députés de mon groupe voteront tout simplement pour l'intérêt général, pour la stabilité, pour éviter à tout prix de perdre un temps précieux alors que nous avons besoin d'un budget. Alors, plutôt que de céder au plaisir des gros titres, ayons le courage de l'action.

Nous avons un devoir, protéger la France pour qu'elle reste debout et avec mon groupe, nous serons toujours en première ligne pour une France debout. Bien sûr, j'entends les désaccords, ils sont parfois profonds. Je ne nie pas nos divergences, elles sont parfois massives.

Mais je ne demande à personne de renoncer à ces convictions. Je ne me fais aucune illusion. Je ne propose ni pacte de gouvernement ni contrat de coalition.

Ce que je propose, c'est un accord, un accord d'intérêt général pour que les 18 mois devant nous soient des mois utiles, pour que les 18 mois devant nous ne soient pas ceux du blocage à répétition et de l'impuissance publique. Oui, nous avons 18 mois, pas pour réécrire l'histoire, pas pour promettre une révolution à crédit, 18 mois pour chercher des convergences d'intérêt général, trancher les urgences, protéger les Français et préparer l'avenir. Alors, trouvons ensemble un budget et quelques réformes que nous sommes prêts à mener ensemble.

Bâtissons cet accord d'intérêt général autour d'une feuille de route précise que chacun parmi les forces républicaines pourra soutenir. Acceptons le compromis chacun et nous y sommes prêts. Mesdames et messieurs les députés, faire chuter le gouvernement ne résoudra rien ni au défis de la France, ni au problèmes des Français, ni à la dette qui continuera à peser sur eux.

Cela n'aura qu'un seul effet. nous retarder nous retarder dans la course contre la monte pour bâtir un budget avant le 31 décembre nous retarder dans la compétition internationale nous retarder et retarder notre pays tout entier alors pour 18 mois trouvons un accord d'intérêt général et pour la suite ne soyons pas dupe nous aurons besoin de tout réinterroger de tout revoir tout refond le moment que nous vivons n'est pas une crise de plus une crise encore une crise de trop chose de plus profond traversons une crise de modèle. Notre modèle de société est né dans l'après-gerre, dans un pays à la natalité en plein essort, dans un monde où la mondialisation n'était même pas un concept, où les technologies étaient rudimentaires au regard des nôtres.

Ce modèle, nous lui devons beaucoup. La protection, la reconstruction, l'ascension sociale de millions de familles. Mais aujourd'hui, tout a changé.

L'intelligence artificielle est en train de bouleverser le monde et change jusqu'à nos manières de penser le travail, la santé, l'éducation. Le dérèglement climatique accélère et ces conséquences sont de plus en plus concrètes et destructrices pour nos concitoyens. Notre démographie change, rebattant toutes les équations de la solidarité, la démocratie elle-même, la République telle que nous la connaissons est parfois remise en cause, soumise au doute, à la tentation autoritaire.

La réalité, c'est qu'on ne peut pas faire tourner la France de 2025 avec un modèle de 1945. Et si l'examen du budget est devenu année après année un moment de crispation, un moment d'affrontement, un moment d'instabilité, c'est parce que ce moment du budget met au jour chaque année plus violemment le fossé béant entre le modèle de l'après-guerre et les réalités du monde d'aujourd'hui. Chaque fois, nous tendons un peu plus le fil, nous tordons un peu plus les faits, mais cela ne suffit plus, cela ne suffit pas, cela ne suffira pas.

C'est un changement de modèle que nous devons mener. Alors bien sûr, nous aurons tous l'occasion de proposer, de débattre, de nous opposer. Bien sûr, les Français trancheront sur le modèle qu'ils souhaitent voir émerger.

Mais si nous ne réagissons pas, si nous ne nous entendons pas pour les 18 prochains mois autour d'un socle minimal de budget et de mesures très claires, il sera peut-être trop tard. Je crois la France, je crois dans les Français. Je crois qu'un chemin d'espoir est possible.

Évidemment, la situation que nous vivons est exceptionnelle dans l'histoire de notre pays et depuis les débuts de la 5e République, jamais l'Assemblée nationale n'avait été aussi morcelée. Mais si nous regardons nos voisins européens, notre situation n'a rien d'exceptionnel. Partout en Europe, des Parlements aussi divisés sont élus et pourtant des majorités se forment.

Des accords se nou, des gouvernements tiennent et fonctionnent. C'est un changement de culture profond pour notre pays vers la culture du compromis. Mais si nos voisins en sont capables, nous en sommes capables aussi.

Nous en sommes capables et je le sais parce que la France en a toujours finalement été capable parce que c'est un conseil national de la résistance où communiste, gauliste, démocrate, chrétien siégé côte à côte qui a fondé la sécurité sociale parce que c'est une assemblée nationale sans majorité absolue qui a fondé les CHU et l'assurance chômage. C'est possible, la France l'a fait, nous l'avons fait, nous pouvons le faire encore. D'autant qu'il ne s'agit ici que d'une chose, bâtir un budget. bâtir un budget et trouver pour 18 mois des convergences et un accord d'intérêt général.

Faire chuter le gouvernement n'apportera rien, seulement un peu plus de défiance envers la politique et un peu plus de retard pour notre pays. Alors, faisons enfin passer les idées d'abord et ayons le courage du dialogue. Je vous remercie.

Merci beaucoup monsieur le présidental. Merci beaucoup. La parole est à madame Mathilde Panot, présidente du groupe la France insoumise.

Présidente, ministre, collègues, monsieur le Premier ministre, comment pourrions-nous vous faire confiance alors que vous faites confiance à Emmanuel Macron ? Ce jour este. Pour la première fois en 5e République, un gouvernement tombe à la suite d'un vote de confiance.

Mais qu'on ne s'y trompe pas. Ce n'est pas seulement vous mais votre politique et le monde qu'elle défend qui doivent être défaits. Car monsieur le Premier ministre, vous n'êtes qu'un visage du surcis que le président a souhaité accorder à sa politique.

Le dernier visage d'une politique illégitime et obstinée. Incapable de susciter la moindre adhésion dans le pays, vous vous enférez dans une succession de chantage mensonger. Il y a 2 ans, monsieur Atal menaçait la réforme des retraites ou la faillite.

L'année dernière, c'était le budget ou la panne des cartes vitales. À présent, l'austérité ou la mise sous tutelle du FMI. Monsieur le Premier ministre, vous ne laisserez derrière vous que le risque d'une crise financière à force d'en agiter le spectre sur toutes les télévisions du pays.

Pour vous, le futur n'existe pas car vous sentez bien que vous appartenez au passé. Impopulaire, minoritaire, détesté. Le macronisme ne gouverne plus que par la peur.

Vous étiez pourtant si sûr de vous. Jamais un pouvoir ne s'était donné autant de mal pour passer en force sa politique. 493 en série.

Combine constitutionnelle, brutale répression des mouvements sociaux, piétinement de l'opposition, dissolution du parlement, déniuite des perdants au gouvernement. Tant d'effort pour gouverner seul contre tous. Et vous voilà déplorer un déficit que vous avez vous-même creusé.

Votre numéro de prophète de Pacotille n'amuse plus personne. Notre groupe parlementaire se félicite de n'avoir jamais adhérer à un seul de vos budgets qui nous ont conduit dans le mur. Nous ne partageons pas votre diagnostic et encore moins vos remèdes.

Les spéculations hasardeuses du Mozart de la finance nous ont coûté 1000 milliards de dettes supplémentaires. que les besoins en santé, en éducation, en service public, en investissement dans la bifurcation écologique ont explosé. Vous avez privé la puissance publique de recettes précieuses.

Vous avez appauvri l'État et affaibli les services publics. Vous avez baissé l'impôt sur les sociétés, supprimer progressivement les impôts de production, supprimer l'impôt de solidarité sur la fortune, mis à sac le financement de la sécurité sociale et arroser les transnationales de plus de 200 milliards d'aides publiques chaque année sans aucune contrepartie. Les drogués à la dépense publique portent un nom, le MEDEF et vous gouvernez à ses côtés.

Depuis 8 ans, vous avez fait du capitalisme financier le plus grand assisté de la République. Les 500 plus grands détenteurs de patrimoine de ce pays vous remercient. Ils ont doublé leur fortune en 8 ans et vous promettez les larmes et la sueur à tout le reste du pays.

Quelle indignité ! Haus historique des défaillances des petites et moyennes entreprises, fermeture d'usine, taux de chômage à la hausse, avalisation d'un accord humiliant avec les États-Unis, la fable des gestionnaires raisonnables autoproclamés a assez duré. Vous voilà à demander aux salariés de travailler de jours fériers gratuitement.

Supprimer 2 jours fériers pour voler 4 milliards d'euros au travailleurs, soit l'équivalent du montant de l'impôt de solidarité sur la fortune que vous avez supprimé. voler 2 ans de vie avec la retraite à 64 ans ne vous a pas suffi. Il fallait pour gaver ceux qui avaient déjà tout, priver ceux qui n'avaient rien de la tranquillité même de ce rien.

Vous resterez dans l'histoire comme cette oligarchie rapasse qui ne supporte pas que les gens puissent profiter des petits bonheurs de la vie. Consacrer du temps à soi, aux siens, aux autres, jardiner, pouvoir aller au restaurant ou en weekend, admirer la mer ou un ciel étoilé. Oui, aujourd'hui est un jour de soulagement pour des millions de français.

Soulagement que vous partiez, monsieur le Premier ministre, après vos mensonges face au scandale Betaram qui a mis des générations d'enfants en danger. Soulagement de ne plus avoir comme ministre de l'intérieur un homme qui parle comme pétin de français de papier et qui hurle la baloile. Soulagement que vous emportiez dans votre chute votre projet de budget cruel et injuste qui visait à dépouiller le peuple de France.

Car vous n'êtes pas seulement une imposture, mais un danger pour le pays. La violence de votre politique s'abat dès le berceau. Plus de 2000 enfants naissent, vivent et meurent dans la rue au côté des 350000 sans-abris du jamais vu depuis l'après-gerre.

Notre taux de mortalité infantile est l'un des plus élevés d'Europe. La maladie du scorbud que l'on croyait enrayé depuis un siècle atteint aujourd'hui de jeunes enfants. Vous n'avez pas dépensé un centime pour protéger les enfants des violences sexuelles et ce alors que trois enfants par classe seraient victimes d'inceste.

Vous n'avez rien fait pour démarchandiser le secteur de la petite enfance. Pire, madame Berger a copiné avec les lobby des crèes privées. Rien non plus pour ces milliers d'enfants en situation de handicap privé de scolarisation à la rentrée, faute d'accompagnatrice.

Le macronisme est une fabrique de maltraitance infantil, mais à vous suivre, ces enfants-là n'avaient qu'à hériter. C'est ce qu'Emmanuel Macron avait oublié de préciser. Avec vous, l'argent ne ruisselle qu'à la naissance sur les bien nés.

Vous avez fait de la France une société de cast archaïque où l'héritage concentre 60 % du patrimoine national. Comme au 19e siècle, les 10 % des plus riches concentrent 80 % des actifs financiers et professionnels. Mais comment vous en vouloir ?

Vous en faites partie. Pour être dans ces gouvernements très courts mais très sélectes, il faut posséder au minimum trois logements. Il faut de préférence être millionnaire comme c'est le cas de 22 de vos ministres qui ont généralement hérité de leur fortune. 104 millions d'euros, c'est le patrimoine cumulé des ministres au pouvoir.

La vérité de votre politique se trouve là. Mais vous n'êtes pas les seuls. L'extrême droite de votre assurance vie apprend beaucoup de vous.

La Le Penny qui a refusé par huit fois de voter la censure de votre gouvernement et qui a empêché la discussion de la destitution d'Emmanuel Macron. Là, Le Pénis pactise désormais avec les grands patrons. Elle promet que son programme raciste maintiendra les fondamentaux d'Emmanuel Macron.

Voilà que se dessine la ligne de partage dans les grands choix qu'auront à trancher notre pays. Celui que nous proposons est connu. Diplomatie non alignée au service de la paix, relance de l'économie par la consommation populaire, justice fiscale, nouveaux droits, investissement dans la bifurcation et l'adaptation écologique.

Passage à la 6e République pour mettre un terme au pouvoir d'un seul, au détriment de tous. En face du macronisme à l'extrême droite, tous s'accordent sur la destruction des conquêtes sociales, les politiques climaticides, le statut co sur la 5e République, le tout sécuritaire et le consensus islamophobe. L'alliance entre Macronie et le Pénis contre le progrès social humain a trouvé sa synthèse au ministère de l'intérieur.

En 1 an, Bruno Rotaillot aura trouvé plus de temps pour tweeter sur chaque député insoumis que pour réagir au meurtre par l'extrême droite d'Abou Bakar Sissé, de Hem Miraoui ou de Jamel Ben Jabala. Gesticulation introuvable quand il s'agit d'un défilé de néonazie, de l'agression par les fascistes du compagnon d'un député, d'une chasse aux personnes noires en creuse ou encore des 70 féminicides perpétrés sous son mandat. La ruine que vous avez produite n'est pas uniquement économique, elle est aussi morale.

À l'international, la voix de la France ne porte plus. France diplomatie a laissé place à France incantation. L'abominable génocide perpétré par l'armée israélienne à Gaza ne rencontre aucun obstacle du côté de la France qui vient encore de livrer des dizaines de millions d'euros d'armes à un état dirigé par des criminels de guerre.

Plus de 60000 morts dont un tiers d'enfants, 40000 enfants blessés dont la moitié est handicapée à vie et toujours aucune sanction contre leur bourreau. Soyez humain si vous voulez être original. Plus personne ne l'est, disait le poète Max Jacob.

Aujourd'hui, ce n'est pas seulement un gouvernement qu'il nous faut renverser, mais un monde fondé sur l'inhumanité, la brutalité sociale et l'absence de solidarité. Vos ricanements quand une femme atteinte du cancer vous reproche la loi du plomb. Votre morgue, vos calculs byzantin pour vous maintenir coûte que coûte.

Les Français n'en peuvent plus. Monsieur le Premier ministre, personne ne doute que le président fera surgir 1000 avatars pour vous succéder. À messieurs d'Armanin, le cornu et tous ceux dont les appétits s'aisent à mesure que les places dans le radeau se libèrent.

Sachez que vous êtes les non génériques d'une politique avec lesquelle les Français veulent rompre. D'ailleurs, les génériques sont généralement moins chers que les originaux. Quant à vous, vous ne valz plus rien.

Nous alertons solennellement. Tous ceux qui tenteront de sauver le soldat Macron tomberont avec lui. Les insoumis ne se vendront jamais pour une place dans des ministères.

Monsieur le Premier ministre, vos passages en force ne passent plus. Ils atteignent leur apogéné au colonial à l'encontre de nos concitoyens d'outre mer. Le grand nombre s'est mis en mouvement.

Rien ne l'arrêtera. Ni le GIGN ou le RAID déployé en Guadeloupe, ni la CRS8 envoyé en Martinique, ni encore l'armée en Kan Nouvelle-Calédonie. Saccager les conditions de vie de ceux qui souffrent sans qu'ils opposent une résistance.

C'est fini. Vous avez raison d'avoir peur. Le dégoût suscité par votre politique s'est donné rendez-vous le 10 septembre.

Ce jour agit comme un formidable encouragement à l'action. Le mouvement aura obtenu une victoire avant même son commencement, la chute de votre gouvernement et la défaite de votre budget. À présent, il ne reste plus beaucoup d'options au force de l'Élysée.

Le président ne souhaite pas changer de politique, alors il nous faudra changer de président. Ne lui en déplaise en cette rentrée, la souveraineté populaire revient à la mode. Le dégagisme aussi.

Partez aujourd'hui, monsieur Bairou. Emmanuel Macron vous suit de près. Le peuple s'impatiente, il a tout un monde à inventer.

Je vous remercie madame la présidente Panu. La parole est à présent à monsieur Philippe Boncarer. Je représente.

Allez, merci. Madame la présidente, monsieur Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, la France n'attend pas un gouvernement parfait, elle attend des élus responsables. Dans la seconde qui suivra la proclamation des résultats, les applaudissements des uns et le silence des autres, les problèmes du pays seront toujours là en mode aggravé.

Oui, nos concitoyens, nos entreprises, nos partenaires attendent de nous de la stabilité, de la responsabilité. Ce sera le sens de mon intervention et de mes propositions. Stabilité, responsabilité, proposition une, bouger pour le bloc central sur l'optimisation fiscale des revenus des plus fortunés.

Mes concitoyens du Sud-Ouest, les classes moyennes pour simplifier, me disent au quotidien tout le monde est pas toujours les même. Ils ne nous écouteront pas sur les nécessaires économies si cette inflexion claire n'est pas donnée. Stabilité responsabilité proposition 2.

Je vais de nouveau donner la parole au tarnet à Paris de donner l'exemple en haut. La réduction du nombre d'agences, d'organismes publics, d'observatoires divers est nécessaire. Cela peut prendre la forme d'une annexe de la loi de finance avec une liste, un budget consolidé dont les Français pourraient suivre l'effort de réduction.

Ce n'est pas de la démagogie, mais un prérequis pour être compris. Cela va avec la vérification de l'efficience des politiques publiques. Dans un médicament, vous avez le principe actif qui soigne et l'expient qui permet de le diffuser dans le corps.

Ces deux propositions sont l'excipient permettant l'acceptation par notre corps social des efforts et de l'indispensable modération des dépenses publiques. Stabilité et responsabilité. 3, formuler des alternatives.

Par exemple, la nécessaire augmentation de notre production et ainsi de nos recettes peut passer par des heures de travail en plus ou par une augmentation de la productivité avec un recours massif à l'intelligence artificielle, ce qui supposerait de modifier nos organisations. Laissons au maximum le choix à nos concitoyens. Stabilité, responsabilité, proposition 4, l'Assemblée, vous nous le président de la République a le droit de la dissolution d'acte.

Il existe un autre mode de dissolution, l'autodissolution. Son nom est l'autodaisissement, c'est-à-dire la situation dans laquelle notre assemblée ferait le choix de ne pas décider, de ne pas donner de cap, de ne pas adopter de budget. Une démocratie parlementaire qui renoncerait à sa mission.

Ce n'est pas rien, mes chers collègues. Les Français, en transformant le scrutin majoritaire en une proportionnelle, n'ont pas désigné de gagnant, nous ont demandé de trouver des accords et n'ont pas le temps d'attendre mai 2027. Malgré de magnifiques références dans notre roman national, je ne crois pas aujourd'hui à l'homme providentiel ou à la femme providentielle.

C'est bien à notre assemblée d'être à la hauteur des circonstances ou pas, de mener un sur ce collectif ou pas, un accord avec des concessions et avancées réciproques pour les uns sur l'autorité régalienne et les économies. pour les autres sur la justice sociale ne serait pas parfait. Il ne satiserait pas toutes nos convictions ou mes convictions, mais il n'est pas d'autres solutions.

Les Français l'exigent et l'exigeront chaque jour plus. Ils savent que soit nous maîtrisons collectivement notre trajectoire, soit nous dessaisirons progressivement au profit de ceux qui à Francfort ou à Washington nous l'imposeraient. Les mots coupables ou danger pour le pays que je viens d'entendre dans la bouche de deux président de groupe peuvent vite revenir en boomerang sur ceux qui ne parlent que censure et lignes rouge d'émission ou dissolution.

Et au risque de sortir de mon rôle, je ferai une dernière proposition. Plutôt que de nommer un premier ministre, désigner un préfigurateur, une personne chargée de construire un projet et de trouver des partenaires. Si elle y parvient, tant mieux et elle devient premier ministre.

Si elle échoue, on passe à une autre. Le gouvernement démissionnair assurant avec ses devoirs la continuité de l'État. Merci mes chers collègues de votre attention.

Merci beaucoup monsieur le député. La parole est à monsieur le premier ministre. Merci madame la présidente.

Je ne répondrai pas aux polémiques et je ne répondrai pas aux propos insultants comme je me suis efforcé à la tribune de ne pas prendre à partie les uns ni les autres parce que le moment que nous vivons est à mes yeux assez important. Non pas du tout pour le premier ministre, non pas du tout pour le gouvernement. Euh mais il est important pour le parlement et il est important pour le regard que les Français portent sur le Parlement.

Euh je suis frappé par les messages que nous tous nous recevons d'une minute à l'autre et ces messages sont des messages profondément heurés par la violence des propos et c'est le cas exactement pour l'ensemble de la vie politique. Je trouve que si nous pouvons par notre attitude essayer de de sortir de cette image de de cette image de violence et de mépris, nous rendrions service à la démocratie que nous défendons. C'est la première chose.

Je voudrais dire une deuxième chose parce que je n'ai pas cité à la tribune les membres du gouvernement, mais je veux simplement leur dire à chacune et chacun d'entre eux que ces 9 mois ont été pour le premier ministre des mois de de profond bonheur parce que nous avons réussi contre tous les pronostics. a formé une équipe dans laquelle il y avait beaucoup de poids lourds, beaucoup de solidarité, beaucoup d'amitié et qui n'a pas eu une seule crise, une seule tension pendant les 9 mois que nous avons vécu ensemble. Et c'est pas si facile si l'on voit la diversité des sensibilités qui était représenté dans le gouvernement et la force des personnalités qui les portaient.

J'ai je trouve que on a montré une image républicaine honorable et active. Et donc de ce point de vue-là, je voulais au nom du gouvernement remercier l'Assemblée nationale et en tant que premier ministre remercier les membres du gouvernement. C'était la deuxième chose que je voulais dire.

La troisème chose, il n'y avait qu'une question posée aujourd'hui. Est-ce que vraiment la situation du pays pouvait s'accommoder de divisions supplémentaires, de retards supplémentaires, de procrastination supplémentaire ? ou bien est-ce que la situation du pays exigeait qu'on prenne acte de la gravité et de l'urgence des choses ?

On sait bien le résultat qui va être acquis, mais il ne sera pas acquis aujourd'hui. qui sera acquis dans les semaines et les mois qui viennent au vu de l'évolution qui va être subi par notre pays si les choses ne tournent pas comme nous le voudrions et du jugement qui va être porté sur la lucidité de la classe politique française sur sa capacité à relever les défis et à provoquer ou à former une unité au service du pays. Je suis très heureux que nous ayons pu défendre au moins une vision qui est celle-ci.

Un pays ne peut paser son indépendance et sa souveraineté pas plus sur le plan militaire que sur le plan financier. Nous ne pouvons pas accepter la soumission à des dominants et pas la soumission non plus à nos créanciers. Nous sommes responsables de l'avenir et notamment de l'avenir des plus jeunes avoir défendu pendant ces 9 mois cette vision et à la tribune cette volonté.

Pour nous tous, c'était euh un c'était un moment de vérité. Ce moment de vérité ne s'effacera pas. Un vote n'efface pas la réalité.

Et c'est ce que nous avons ensemble tenté de reconstruire. C'est très important pour l'avenir et je suis heureux que nous les que nous ayons pu partager ce moment. Merci.

Merci beaucoup monsieur le premier ministre. Mes chers collègues, le premier ministre ayant engagé la responsabilité du gouvernement. Je vais mettre au voie l'approbation de sa déclaration de politique générale.

Le vote se déroulera dans les salles voisines de la salle de séance. Les bulletins de vote ont été placés dans vos pupitres. Le scrutin est annoncé dans l'enceinte de l'Assemblée nationale.

Il est ouvert pour une durée de 30 minutes. Il sera donc clos à 18h50. La séance est suspendue. лі Mes chers collègues, la séance est reprise.

Je vous demande de bien vouloir regagner vos places. Voici le résultat du scrutin. Nombre de votants 573.

Nombre de suffrages exprimés 558. Majorité absolue des suffrages exprimés 280. Pour l'approbation 194 contre 364.

L'Assemblée nationale n'a pas approuvé la déclaration de politique générale. Conformément à l'article 50 de la Constitution, le Premier ministre doit remettre au président de la République la démission du gouvernement. La séance est levée.