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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 6 septembre 2024 15 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileRetraitesSécurité

NOUS AVONS EMPÊCHÉ LE CHAOS INSTITUTIONNEL ! - S. CHENU (CNEWS)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:05OuverteRéponse directe

    Bonjour Sébastien Chenu. Vous êtes l'invité ce matin de la grande interview CNews Europe 1.

  • 0:14OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron a nommé Michel Barnier Premier ministre en ayant des assurances qu'il ne soit pas immédiatement censuré par le RN à l'Assemblée.

  • 0:43OuverteRéponse directe

    Lucie Castet a dit que le Président de la République se plaçait en cohabitation avec vous, avec le RN.

  • 1:25RelanceRéponse directe

    Quand je vous écoute, on a empêché, donc vous avez participé à la nomination du Premier ministre.

  • 2:28FerméeÉludée

    Est-ce que Marine Le Pen s'est entretenue avec Michel Barnier déjà ?

  • 2:32OuverteRéponse directe

    Marine Le Pen, vous attendez le discours de politique générale. Quels sont les mots que vous attendez ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:23Invité politiqueFait
    « Que vous a promis le Président de la République ? Rien. Le Président de la République ne nous a rien promis et nous lui avons rien promis non plus, si ce n'est de ne pas censurer a priori. »
  • 1:01Invité politiqueFait
    « Mais nous avons d'abord empêché le chaos. La première des choses, et je crois que c'est là l'utilité d'avoir un groupe Rassemblement National fort à l'Assemblée, avec Marine Le Pen et ses 142 députés, nos alliés d'Éric Ciotti, nous avons empêché le chaos institutionnel. »
  • 2:06Invité politiqueFait
    « Un Premier ministre qui s'engage sur des dossiers, immigration, sécurité, pouvoir d'achat, la vie quotidienne des Français et qui ouvre le dossier de la proportionnelle. »
  • 3:03Invité politiquePromesse
    « Nous, on propose la hausse des salaires de 10% en échange du gel des cotisations patronales. »
  • 6:26Invité politiquePromesse
    « Nous le réclamons et nous allons le proposer. C'est-à-dire que d'abord, nous allons proposer l'abrogation de cette réforme des retraites. »
  • 6:42Invité politiqueChiffre
    « Je vous rappelle que cette réforme des retraites, qui devait faire des économies au système, en réalité, est très coûteuse. »
  • 7:22Invité politiqueFait
    « À partir du moment où vous avez travaillé jeune, avant 20 ans, vous pouvez bénéficier d'une retraite à partir de 60 ans avec 40 annuités, et puis ensuite, de façon progressive, jusqu'à 62 ans. »
  • 7:50Invité politiqueFait
    « On vient de s'apercevoir du dérapage incroyable des finances publiques et donc des cachotteries, finalement, de Bruno Le Maire, qui savait tout ça avant les élections. »
  • 8:30Invité politiqueFait
    « Oui, avec Gabriel Attal, c'est la Macronie qui meurt, qui s'en va. »
  • 9:17Invité politiqueFait
    « Je pense qu'Emmanuel Macron, Gabriel Attal ont fait énormément de mal à la vie politique française. »
  • 11:37Invité politiqueChiffre
    « Nous n'avons jamais été, nous, le Rassemblement national, aussi haut. D'ailleurs, aucune opposition n'a jamais été aussi haute à une élection européenne. »
  • 13:49Invité politiqueFait
    « Ça dit deux choses. La Macronie est morte. »
  • 14:07Invité politiqueFait
    « Il était encore plus terrible et plus libéral qu'Emmanuel Macron sur la réforme des retraites. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu79 %
  • Présentateur21 %

1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Présentateur

Bonjour Sébastien Chenu. Bonjour Monsieur. Vous êtes l'invité ce matin de la grande interview CNews Europe 1. Vous êtes vice-président du Rassemblement National et député du Nord. Emmanuel Macron a nommé Michel Barnier Premier ministre en ayant des assurances qu'il ne soit pas immédiatement, en tout cas censuré par le RN à l'Assemblée.

0:23
Sébastien Chenu

Que vous a promis le Président de la République ? Rien. Le Président de la République ne nous a rien promis et nous lui avons rien promis non plus, si ce n'est de ne pas censurer a priori, c'est-à-dire en arrivant et avant d'avoir entendu Michel Barnier. Nous demeurons des adversaires de cet attelage que va composer Michel Barnier.

0:43
Présentateur

Nous ne sommes pas sur la même ligne politique. C'est important de le préciser ce matin parce que Lucie Castet a dit ce matin que le Président de la République se plaçait en cohabitation avec vous, avec le RN.

0:53
Sébastien Chenu

Non, pour que les choses soient claires. Nous, on ne soutient pas Michel Barnier, ni la politique qu'il défend, ni la famille politique d'où il vient. Mais nous avons d'abord empêché le chaos. La première des choses, et je crois que c'est là l'utilité d'avoir un groupe Rassemblement National fort à l'Assemblée, avec Marine Le Pen et ses 142 députés, nos alliés d'Éric Ciotti, nous avons empêché le chaos institutionnel. Si nous avions censuré, si nous avions indiqué censurer immédiatement un nouveau Premier ministre, eh bien évidemment il n'aurait pas été nommé et donc on en sera encore à chercher.

Première chose, on a empêché aussi l'arrivée d'un Premier ministre nouveau Front populaire ou socialiste comme Cazeneuve. Et puis là, on a empêché l'arrivée de Xavier Bertrand et ses accointances avec ses soutiens au lycée Averro-S, ses ambiguïtés permanentes, ses mauvais résultats lorsqu'il était au pouvoir. Donc on a empêché tout ça et surtout on maintient la possibilité que la France puisse se doter d'un Premier ministre.

1:47
Présentateur

Quand je vous écoute, on a empêché, donc vous avez participé à la nomination du Premier ministre.

1:52
Sébastien Chenu

On a joué notre rôle. À partir du moment où on nous a demandé notre avis, Marine Le Pen a posé des conditions. Des conditions d'abord de respect des électeurs du Rassemblement National, avoir un Premier ministre qui respecte et qui, pas comme Xavier Bertrand, ne les insulte pas du soir au matin. Un Premier ministre qui s'engage sur des dossiers, immigration, sécurité, pouvoir d'achat, la vie quotidienne des Français et qui ouvre le dossier de la proportionnelle. Il remplit pour l'instant Michel Barnier la première des conditions. C'est à lui de nous montrer qu'il a pu faire évoluer son logiciel afin de ne pas être censuré dans l'avenir.

Car si nous ne le censurons pas à son arrivée, nous n'excluons rien concernant le budget ou la suite.

2:28
Présentateur

Est-ce que Marine Le Pen s'est entretenue avec Michel Barnier déjà ? Non, je ne crois pas. Marine Le Pen, vous attendez le discours de politique générale. Quels sont les mots que vous attendez ? J'allais dire même les clins d'œil. Quelles vont être vos urgences ?

2:41
Sébastien Chenu

Mais c'est bien ça, c'est qu'il va falloir aller au-delà des mots. Parce que Michel Barnier, on l'a entendu parfois, notamment lors de la primaire des Républicains. Il y a des choses avec lesquelles on est très fortement en désaccord. Sa vision de l'Europe, même s'il a un peu bougé sur ça. Mais enfin, globalement, c'était quand même quelqu'un qui était très soumis à la cause européiste. Il a un peu bougé, on verra. Mais il va falloir des actes forts sur le pouvoir d'achat. Nous, on propose la hausse des salaires de 10% en échange du gel des cotisations patronales. Il va falloir des actes forts sur l'immigration et la sécurité.

Il ne va pas falloir, comme tous les autres, comme Gabriel Attal, comme Édouard Philippe, parler. Il va falloir agir. Et là, on va être exigeant. Et là, on va juger. Et là, on pourra censurer, d'ailleurs, si ça ne va pas dans le bon sens. Et puis, pour sortir du chaos institutionnel dans lequel Emmanuel Macron, en tout cas du blocage institutionnel dans lequel Emmanuel Macron et Gabriel Attal nous ont enfermés, ouvrir le dossier de la proportionnelle, car c'est le seul moyen de dégager demain des majorités stables et représentatives du pays.

3:38
Présentateur

– Ça, ça fait partie des conditions que vous réclamez, la mise en place de la proportionnelle pour que vous, en tout cas, si ce n'est soutenée, ne censuriez pas le gouvernement Barnier.

3:48
Sébastien Chenu

– On ne soutient pas le Premier ministre dans ce qu'il représente. Il reste un adversaire politique. Mais aujourd'hui, nous avons considéré qu'il remplissait la première des conditions. Et nous avons demandé, effectivement, que dans les actes qu'il allait poser, il y ait des actes forts en direction de la vie quotidienne des Français et un acte fort, la proportionnelle, pour permettre au pays d'avancer, de ne pas être bloqué. C'est l'inverse de ce que veut la gauche. Vous savez, nous, quand on voit la gauche qui veut le chaos permanent, le bordel permanent, le blocage permanent, nous, nous mettons toujours l'intérêt du pays avant toute autre chose.

4:22
Présentateur

– Sébastien Chenu, invité de la grande interview CNews Europe 1 ce matin. L'urgence des urgences, c'est le vote d'un budget. Est-ce que le RN pourrait voter le budget ?

4:32
Sébastien Chenu

– Il faudrait déjà savoir comment ce budget va être présenté. – Mais vous ne dites pas non. – Écoutez, jusqu'à présent, nous n'avons jamais voté les budgets. Nous avons considéré… – Voter un budget, ça signifie faire partie de la majorité. – C'est pour ça que je pense qu'il va falloir faire un virage à 180 degrés pour Michel Barnier et Emmanuel Macron. Un changement de logiciel total, s'ils veulent espérer nous voir un jour pouvoir soutenir un budget. On peut soutenir des réformes en tant que telle. On a déjà soutenu des réformes, notamment celles sur l'immigration qui était une petite réformette de Darmanin avec des petits résultats.

Mais le budget, ça nous semble pour l'instant être très loin de nos attentes. – Mais vous ne dites pas non, c'est totalement inconcevable.

5:09
Présentateur

– Écoutez, ça me semble très peu concevable qu'on vote le budget. – Sur les questions d'immigration, Michel Barnier avait proposé un moratoire sur l'immigration. Ça avait fait beaucoup parler. Donc un moratoire, c'est un arrêt total. On arrête l'immigration, on reprend son souffle et on voit comment on gère la suite. Ça, ça pourrait vous satisfaire ? Est-ce que ça vous rassure ? Est-ce que vous avez entendu parler de tel projet ?

5:33
Sébastien Chenu

– Ça participerait d'un changement total de paradigme de politique en matière migratoire. Ce serait, j'allais dire, la première brique posée. Un moratoire sur l'immigration, ça voudrait dire qu'on entend ce que les électeurs du Rassemblement national, à travers nous, leurs représentants, disons depuis des années, il faut arrêter avec l'immigration dans notre pays. Si demain, un gouvernement entend ce que nous portons, si notre influence permet de faire avancer les choses au bénéfice des Français, nous en serions évidemment ravis. Mais ça ne pourrait être qu'une première brique.

Je vous rappelle qu'il faudrait travailler sur la délivrance de la nationalité, sur l'exclusion des délinquants étrangers. Enfin, je veux dire, l'immigration, ce n'est pas simplement arrêter d'ouvrir les vannes, c'est aussi traiter le reste.

6:15
Présentateur

– La réforme des retraites, est-ce que vous réclamez la suppression de la réforme des retraites ? Et le retour de la retraite à 60 ans ?

6:24
Sébastien Chenu

– Nous le réclamons et nous allons le proposer. C'est-à-dire que d'abord, nous allons proposer l'abrogation de cette réforme des retraites. Le 31 octobre, on a ce qu'on appelle une niche parlementaire, c'est-à-dire que c'est nous, Rassemblement national, qui maîtrisons l'ordre du jour. Et on propose au vote de nos collègues députés un certain nombre de textes. Le premier d'entre eux, c'est l'abrogation de la réforme des retraites. Je vous rappelle que cette réforme des retraites, qui devait faire des économies au système, en réalité, est très coûteuse.

Donc on voit bien qu'elle n'a pas l'utilité, qu'Emmanuel Macron, au-delà même d'obliger des Français à travailler plus longtemps, y compris dans des catégories pénibles, elle n'a pas l'utilité qu'il nous avait vendue. Il faut abroger cette réforme des retraites. On pourra juger de ce que fait la gauche aussi, parce qu'abroger la réforme des retraites, immédiatement, c'est concret. Si la gauche vote avec vous, ça passe. Si la gauche vote avec nous, ça passe. Mais je crois que la gauche, en fait, cherche plutôt à défendre son intérêt, son nombril, sa gueule, plutôt que l'intérêt des Français. Mais vous reviendriez à la retraite à quel âge, alors ? Eh bien, après, on remet tout sur la table.

C'est-à-dire que nous, nous avons considéré qu'effectivement, à partir du moment où vous avez travaillé jeune, avant 20 ans, vous pouvez bénéficier d'une retraite à partir de 60 ans avec 40 annuités, et puis ensuite, de façon progressive, jusqu'à 62 ans. Mais l'État... D'ailleurs, c'est intéressant ce que vous dites, parce qu'on demandait un audit pendant les législatives, en disant, écoutez, nous, nos propositions, nous les ferons aussi en fonction de ce qu'il reste dans les caisses, quelque part. Or, on nous avait dit, non, non, mais pas du tout, tout est connu, vous avez tous les chiffres.

On vient de s'apercevoir du dérapage incroyable des finances publiques et donc des cachotteries, finalement, de Bruno Le Maire, qui savait tout ça avant les élections.

7:58
Présentateur

Mais justement, nos finances publiques ne nous permettent peut-être pas

7:59
Sébastien Chenu

d'abroger la réforme des retraites. Sur l'abrogation de la réforme des retraites, si, parce qu'elle est coûteuse. Et là encore, Marine Le Pen a demandé, en écrivant à tous les présidents de groupe, une session extraordinaire pour débattre de l'État des finances publiques. Et on attend aussi de Michel Barnier qu'il nous dise la vérité sur le bilan Attal-le-Maire.

8:17
Présentateur

Vous avez évidemment écouté hier les discours de Michel Barnier et de Gabriel Attal. Un mot sur le discours de départ de Gabriel Attal ?

8:27
Sébastien Chenu

Oui, avec Gabriel Attal, c'est la Macronie qui meurt, qui s'en va. Il ferme la porte de la Macronie. Cette Macronie qui, désormais, va se battre entre Édouard Philippe, Gérald Damanin, Gabriel Attal. Ils veulent tous être candidats à la présidentielle. C'était un peu arrogant, il faut bien le dire. Gabriel Attal parlait de sa vie, de son œuvre, une œuvre de huit mois. J'aurais aimé qu'il parle de son bilan. J'ai parlé des finances publiques, mais je me rappelle de Gabriel Attal nous disant qu'il allait dé-smicardiser la France. On n'a pas vu grand-chose de ce côté-là. Donc si vous voulez, c'était arrogant, c'était assez éloigné du bilan que vivent les Français de son ouvrage.

De l'autre côté, on avait un Michel Barnier qui, je crois, lui a répondu et l'a taclé et l'a renvoyé un peu dans les cordes. C'était un peu lunaire, il faut bien dire, cette passation de pouvoir.

9:09
Présentateur

Il a dit, Gabriel Attal a dit que la politique française était malade.

9:13
Sébastien Chenu

Vous le rejoignez sur ce plan ? Malade de la Macronie. Je pense qu'Emmanuel Macron, Gabriel Attal ont fait énormément de mal à la vie politique française. Les désistements des législatives, les macronistes faisant élire des LFI, les LFI faisant élire des macronistes, ont mis le pays dans cette situation, ont brouillé considérablement les repères. Ils ont beaucoup abîmé la politique française. Nous, nous considérons que notre boulot, c'est d'être les garants de ce qui reste. Quand on défend les institutions, quand on empêche le chaos en permettant la nomination d'un Premier ministre, nous sommes les garants d'un certain ordre politique, d'une certaine stabilité politique.

9:52
Présentateur

Sébastien Chenu, je vous écoute, vous êtes très sévère avec la Macronie. En revanche, vous dites, laissons sa chance à Michel Barnier. Est-ce que des membres du RM pourraient participer à un gouvernement Barnier ?

10:04
Sébastien Chenu

Non, absolument pas. Michel Barnier demeure un adversaire. Je vous le dis, il y a un adversaire politique, nous ne le soutenons pas, nous avons des désaccords de fond, mais nous allons l'écouter et le voir à l'œuvre. Et c'est bien cela, j'allais dire, qu'on attend d'une opposition. Ce n'est pas qu'elle soit dans l'opposition systématique et bête, parce que derrière, c'est l'intérêt des Français, c'est le quotidien des Français. On va l'écouter, on va le voir à l'œuvre. Est-ce qu'on en attend beaucoup ? Quand on regarde, évidemment, ces sept années de Macronie, on peut douter.

Maintenant, voilà, nous acceptons de regarder les choses très concrètement, mais il va falloir que Michel Barnier bouge et bouge vite.

10:40
Présentateur

Qui verriez-vous, ou en tout cas, quel doit être le profil du prochain ministre de l'Intérieur, du prochain ministre de la Justice ? On n'est pas les DRH de la Macronie.

10:48
Sébastien Chenu

Enfin, je veux dire, on a vu de quoi ils étaient capables. Non, mais vous êtes écoutés. D'accord, mais enfin, ce n'est pas à nous de décider. Nous, nous avions dit d'ailleurs que nous n'irions au pouvoir, qu'à partir du moment, on aurait une majorité. Ce qu'avait dit Jordan Bardella, tout ça montre avec le recul qu'il avait évidemment eu raison. Michel Barnier se débrouillera pour trouver un ministre de l'Intérieur qui, je l'espère, portera enfin un discours de fermeté, un ministre de la Justice qui sera à l'opposé de Dupond-Moretti. Je pense simplement que si l'idée, c'est de remettre dans le gouvernement des ministres sortants de la Macronie dont on connaît le bilan...

On dit que Gérald Manin pourrait rester au gouvernement.

11:20
Présentateur

On dit que Sébastien Lecornu pourrait rester au gouvernement.

11:22
Sébastien Chenu

Oui, alors si tout le monde reste, si tout le monde demeure pour faire la même politique, quel est l'intérêt ? Vous pensez que les Français ont voté en juin aux Européennes et aux législatives pour avoir la même chose ? Il faut que Michel Barnier se souvienne d'une chose. Le résultat des élections européennes dit quelque chose de très important. Nous n'avons jamais été, nous, le Rassemblement national, aussi haut. D'ailleurs, aucune opposition n'a jamais été aussi haute à une élection européenne. Il faut qu'ils se souviennent du message des Français. L'idée, ce n'est pas de reprendre les mêmes pour continuer ou de faire semblant de faire différemment. Il faut des virages à 180 degrés.

On va être exigeant.

11:54
Présentateur

Demain, LFI, la France Insoumise, appelle à manifester contre ce qu'ils appellent un déni de démocratie. Qu'est-ce que vous leur dites ? Ce n'est pas un déni de démocratie des gens ?

12:02
Sébastien Chenu

Non, mais la gauche n'a pas gagné. Alors, cette idée de manifester contre les élections est quand même surréaliste. Manifester contre les élections. On a l'impression que la gauche, s'ils n'ont pas manifesté une fois dans la semaine, ils sont malheureux. Nous, on vient de montrer qu'on mettait l'intérêt national, l'intérêt des Français au-dessus. Les réponses aux problèmes du quotidien au-dessus. La gauche, visiblement, a encore les yeux tournés vers son nombril, vers Mme Castel, vers leurs histoires internes. Je note quand même que le Parti Socialiste n'a pas appelé à manifester.

C'est donc l'extrême-gauche qui, encore une fois, va dans la rue pour percuter, en tous les cas, le résultat des élections. Ce n'est pas notre façon de faire. Les Français ont voté. Il faut en tirer les conséquences. Le Rassemblement National est le premier groupe d'opposition. Notre boulot, c'est d'être garant de la stabilité politique du pays, de faire évoluer un Premier ministre sur les préoccupations des Français. Ce n'est pas d'aller, évidemment, pousser des cris dans la rue.

12:51
Présentateur

Sébastien Chelieu, sur la personnalité de Michel Barnier, votre collègue député Jean-Philippe Tanguy a dit que Michel Barnier, c'est des Jurassic Park, un fossile fossilisé. Est-ce que vous utiliseriez ce même vocabulaire ?

13:02
Sébastien Chenu

Non, et je crois qu'il s'en est d'ailleurs excusé sur une autre chaîne. Donc, nous, vous savez, nous demandons à être respectés. Par conséquent, nous respectons nos adversaires politiques. Et c'est parce que nous les respectons que nous pouvons les combattre avec beaucoup de fermeté. Nous avons démontré que nous servons à quelque chose. Premier groupe d'opposition, vous savez, il y a une semaine, on nous disait « Mais à quoi vous servez ? Vous revenez de vacances, on ne vous a pas entendu. Vous êtes la cinquième roue du carrosse. » Non, nous avons montré, ainsi qu'aux Républicains d'ailleurs, que nous servions à quelque chose, à faire en sorte que le pays puisse continuer à avancer.

Et ça, c'est très important.

13:32
Présentateur

Sébastien Chenu, Edouard Philippe a annoncé cette semaine qu'il était candidat pour 2027. Et à la question du journaliste, et si la présidentielle devait intervenir avant 2027, en clair, en cas de démission d'Emmanuel Macron, est-ce que vous seriez prêt ? Oui, je serai également prêt. Comment vous avez réagi ?

13:49
Sébastien Chenu

Ça dit deux choses. La Macronie est morte. Edouard Philippe considère, et avec lui, Gabriel Attalière, que la parole présidentielle n'a plus aucun poids, et qu'Emmanuel Macron, finalement, qu'il dise, qu'il fasse ce qu'il veut jusqu'en 2027, ça n'impacte plus. Ça dit aussi autre chose. C'est la division de cette majorité. Mais on a déjà vu Edouard Philippe à l'œuvre. C'est un vieux film qu'on essaye de nous repasser. Il était encore plus terrible et plus libéral qu'Emmanuel Macron sur la réforme des retraites. Je crois qu'Edouard Philippe ne dessine aucune espérance pour le pays. Est-ce que le RN serait prêt également en cas de présidentielle anticipée ?

Marine Le Pen est notre candidate naturelle. Je crois que ça fait des années qu'elle se prépare. Oui, bien entendu, nous serions prêts.

14:26
Présentateur

Et nous sommes prêts. Sébastien Chenu était l'invité de la grande interview CNews Europe 1. Merci beaucoup d'être venu ce matin sur le plateau de la matinale de CNews et d'Europe 1. Bonne journée à vous. Merci.

NOUS AVONS EMPÊCHÉ LE CHAOS INSTITUTIONNEL ! - S. CHENU (CNEWS) — Sébastien Chenu · Pourquijevote