Armes blanches: ce que prévoit le gouvernement pour sécuriser les écoles
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Matis à Châour ou Hassan à Nojan surois Thomas à Créolias à Paris. Les histoires sont différentes mais ont un point commun. Les adolescents sont de plus en plus victimes d'agression violente à l'arme blanche commis par d'autres mineurs.
Pour en parler ce soir, Maxime Clierusa, bonsoir journaliste police justice FM TV. À vos côtés Éric Delbec, expérience sécurité intérieure, ancien directeur sûreté de Charlie Hebdo. Bonsoir.
Face à vous en tout cas sur la table Florence Roise, bonsoir maître Rois, avocat pénaliste au barreau de Paris. À vos côté Gabriel Attention, bonsoir professeur agrégé à l'université paren panté Sorbonne, ancien professeur en lycée et victime de menaces de mort et de violence. Je salue également à distance Nicolas d'Aragon, maire les Républicains de Valence, ancien ministre délégué à la sécurité du quotidien.
Demandé par François Bairou après la mort de Laoren, tué de 57 coups de couteau dans son lycée de Nant, la mission mineure arme blanche a donc rendu son rapport. Naïam Mouchou, vice-président de l'Assemblée nationale était ce matin sur BFM TV. Vous avez ce phénomène où des adolescents tuent ou blesse grièvement d'autres adolescents avec des armes blanches.
Alors c'est parfois de pas de l'école, du collège, du lycée, parfois c'est dans l'établissement scolaire et les chiffres sont sans appels. Vous avez aujourd'hui plus de 6 6500 armes qui ont été saisies dans l'agglomération parisienne l'année dernière. C'est c'est énorme.
Voilà ce qui a été saisi il y a quelques en quelques mois par un chef d'établissement, par un principal de collège aujourd'hui dans des couteaux de poche, un couteau de cuisine. N'importe quel territoire aujourd'hui est concerné hein. Il y a pas un niveau de classe, c'est pas uniquement l'agglomération parisienne.
Partout, partout aujourd'hui, c'est un phénomène malheureusement. Voilà donc pour les différents aspects que nous allons aborder. Maxime, ce qui est frappant, ce sont les chiffres concernant les mineurs et leur rapport aux armes blanches.
Qu'est-ce qu'on peut en retenir ? Oui, bien sûr. Les mineurs de 13 à 17 ans représentent 31 % des auteurs de présumés des auteurs présumés de vol avec arme.
Une surreprésentation qui s'inscrit dans une tendance euh établie nous dit ce rapport. Depuis 2019, entre 16 et 23 % des mises en cause pour port d'armes sont mineurs, soit près de 3000 jeunes chaque année. Et donc ce rapport pour lutter contre ce qu'ils appellent un fléo euh a établi une liste de 53 propositions euh et qui visent notamment les mineurs dans un cadre scolaire et éducatif.
Qu'est-ce qu'on peut retenir d'ailleurs avant d'en parler sur le fond ? Mais comme mesure parce qu'il y a tout un arsenal très particulier. Vous voulez les 53 propositions, les 53 nous n'aurons pas le temps, mais les principales qui vous paraissent les plus importantes ?
Non, les principales, on a bien sûr l'interdiction de vente des armes dites euh zombie. Vous savez, c'est euh couteau avec des lames très longues, très tranchantes euh qui veulent être interdits comme c'est le cas au Royaume-Uni depuis 2016 déjà. Euh l'inscription dans la loi du déploiement obligatoire de la vidéosurveillance dans les établissements scolaires, c'est beaucoup le cas en région parisienne, beaucoup moins pour le reste de la France.
Rendre obligatoire la saisine du conseil de discipline lorsqu'un élève est en possession d'une arme ou encore créer une circonstance aggravante au délit du port d'armes sans motif légitime aux abords des établissements scolaires. Éric Delbec, on voyait ces images là, c'est ce qu'on appelle les euh les armes zombies euh référence au film de de zombies, au film d'horreur ou pour tuer le zombie, il faut ce type d'arme. Ça circule beaucoup.
Ça paraît quand même assez hallucinant qu'on puisse se procurer facilement cela notamment quand on est mineur. Ah ben ça circule beaucoup mais pas seulement dans les écoles. Ça circule beaucoup aujourd'hui dans la société et effectivement ça peut circuler y compris dans les collèges et lycées avec d'autres d'autres types de d'armes blanches ou d'ailleurs d'armes par destination hein.
Il faut rappeler quand même qu'on peut blesser voir tuer enfin même un adolescent peut tuer un autre avec des armes par destination ou même un tournevis. Enfin bon il y a plein de possibilités mais oui bien évidemment ça circule énormément. Nicolas d'Aragon, merci de nouveau d'être avec nous.
Maître les maèes les Républicains de Valence, ancien ministre délégué à la sécurité du quotidien. C'est un problème de société au sens large ou c'est un problème de mineur ? Comment vous est-ce que vous faites une distinction parce qu'on a le sentiment de d'une porosité entre les deux volets.
Il y a tout à fait une porosité entre les deux volets. La délinquence des mineurs est un phénomène de société et la société est de plus en plus violente. Les mineurs n'y échappent pas et sans doute que ils sont issus d'une génération qui ne connaît qu'une société violente puisqu'elle est devenue de plus en plus violente. elle est exacerbée depuis un certain nombre d'années avec, je le dis aussi parce que je pense que dans les propositions qui sont formulées par le rapport, une forte responsabilité des parents.
Euh je voudrais bien que qu'on aborde ce sujet, c'est le sujet principal, essentiel et initial, si je peux dire les choses. Tout ça démarre à la maison. C'est-à-dire que quand un ministre par exemple parle d'autorité, l'autorité ça doit débuter à la maison.
C'est ce que vous dites bien sûr, l'autorité parentale est essentielle. Moi, en tant que maire, j'ai pris l'initiative de supprimer les aides facultatives de la ville aux familles de mineurs délinquants parce que j'estime que le premier éducateur d'un enfant, c'est évidemment son père et sa mère. Enfin, ce sont ses parents.
C'est à eux qui incombent la responsabilité. Puisqu'on parle de de jeunes qui viennent à l'école ou au lycée ou au collège avec des armes, je pense que ceux qui les réveillent le matin pour leur rappeler qu'ils doivent se rendre à l'école pourraient de temps en temps jeter un œil dans leur sac. Euh, il m'a pas échappé qu'on peut s'armer sur le trajet ou le dissimuler à l'extérieur.
Mais euh je pense qu'il y a aussi euh beaucoup à se tourner vers la responsabilité des parents au même titre que euh cette ultraviolence, c'est l'exposition à un certain nombre de jeux vidéos, de films violents, mais aussi de la violence intrafamiliale, on le sait. Donc qui a une très lourde responsabilité de du cercle familial, c'est pour moi le premier. Et puis le second évidemment, il y a toutes celles et tous ceux qui interviennent dans l'accompagnement euh des des plus jeunes.
Évidemment qu'il faut équiper les lycées. Et alors le reportage disait essentiellement en région parisienne, je suis vice-président de la région Verne Ronald. On a proposé à toutes les communes qui le souhaitent de s'équiper en vidéo protection aux abords des lycées.
Évidemment, le département de la drôme dans lequel je suis le fait aussi et la région Verdronale dès 2016 avait proposé à tous les établissements, à tous les lycées l'installation de portique. À l'époque, la ministre de l'éducation Nette Valcassem nous avait brocardé sur le sujet. Euh je vois qu'aujourd'hui et bien cette proposition revient sur la table et heureusement, il faut des portiques qui détectent les métaux tout simplement à l'entrée des lycées.
Je sais que c'est compliqué à accepter. Mais si on veut que l'école reste un sanctuaire, il faut protéger les abords des écoles, il faut protéger l'entrée de l'école évidemment et puis à l'intérieur de l'établissement et bien que les chefs d'établissement puissent avoir des pouvoirs un peu élargis. Euh madame Borne avait parlé de la fouille des sacs, ça me paraît tout à fait adapté.
Je reviens vers vous dans un instant, mais avant ça, je me tourne vers Gabriel Attention. Je professeur agrégé à l'université Paris Pentin en Sorbonne. Vous avez été professeur en lycée, victime de menaces, de mort et de violence.
Euh je vous voyais euh dubitatif sur la proposition des portiques sur ces ces fouilles de sac. Qu'est-ce que ça veut dire que c'est insuffisant ? Est-ce que c'est trop ?
Euh comment vous mettez la cette ce qu'on pourrait considérer comme une ligne de crête ? Pointer du doigt, le contrôle de ce qui se passe dans les sacs et la responsabilité des parents, c'est un élément de la discussion. Mais alors, croyez-moi, c'est vraiment un petit élément.
Malheureusement, dans mon service au Lila, on a été bouleversé. Voilà, 2018 19 2021, on a eu trois trois homicides. Voilà. et et en fait vous savez que ça ait lieu dans la cour de récréation ou que ça ait lieu à 50 m de l'établissement fondamentalement c'est un enfant qui est mort.
Donc non moi ce que je questionne c'est ce qui se passe dans la tête des jeunes. C'est surtout ça fondamentalement c'est évidemment ma mission en tant qu'enseignant éducateur mais bon vous le disiez tout à l'heure monsieur vous disiez voilà que ce soit une machette de 30 cm ou que ce soit un compas de tous évidence ce qu'il faut ce problème c'est l'agressivité entre jeunes hommes. Ça va être le fait se promener avec un couteau ou quel que soit sa taille.
Ben très évidemment et en tout cas dans la liste macabre que que vous nous communiquiez en début de sujet, enfin c'est c'est aussi des jeunes qui sont morts en dehors de l'école. La question qui se pose sur cette violence adolescente, un jeune sur trois enfin une personne sur trois serait un jeune dans les fait de violence les plus graves. C'est que évidemment, moi j'allaus sur cette chaîne depuis 6 7 ans aujourd'hui, même plus encore si quand j'y pense, vraiment il y a absolument urgence.
Il faut pas simplement poser la question de quels sont les moyens de contrôle de l'arme. Il faut surtout contrôler ce qui se passe chez les jeunes et comment est-ce qu'on les encadre avant que le drame a lieu. Pensons à l'avant.
Comment ? Alors vous, on va penser à à l'après. On va revenir à l'avant parce que c'est intéressant.
Mais quand l'après c'est la justice, on parle beaucoup d'une justice. Alors l'axis, je sais que vous vous battez pour dire que la justice applique le droit pour la question des mineurs et des mineurs qui sont ultra violents en disant il y a l'excuse de minorité. Comment on peut juger cela ?
Comment on peut mettre en place aussi des choses plus coercitives ? Installer des contrôles ? Est-ce que c'est possible ?
Moi, je pense qu'il faut conjuguer les deux. C'està-dire que finalement, je suis un peu d'accord avec tout ce qui vient d'être dit, c'est-à-dire à la fois la l'anticipation euh et à la fois la répression. L'anticipation, c'est l'éducation.
Et je crois que il y a une question qui est pas posée depuis enfin ce débat qui est voilà sur ces 53 propositions, c'est la question de l'école parce que c'est vrai que un certain nombre de familles sont défaillantes au niveau de l'éducation. Ça c'est un postulat de base, il faut le savoir pour des raisons. Non, parce que parce qu'il y a de plus en plus de familles monoparentales.
Parce que ces femmes, contrairement à ce que disait le maire, et bien souvent ce sont des femmes d'ailleurs qui sont en charge de ces enfants, sont complètement dépassés par les événements et quand elles vont vouloir le cas échant regarder le sac de leur enfant pour peu qu'il soit lui-même usager de stupéfiant, déjà un peu le pied dans la délinquence, autant vous dire que elle aura aucun pouvoir sur l'enfant pour pouvoir contrôler son sac. déjà c'est une première chose. Donc c'est très bien toutes ces mesures, la surveillance aux abords des des établissements scolaires, enfin bref, tout ce qui est un peu à postériori.
Mais moi, je voudrais qu'on travaille sur l'a priori et personne ne travaille sur la priorie. L'a priori c'est l'école. C'est l'école.
C'est ce qu'on comme vous disiez monsieur, qu'est-ce qu'on met dans la tête de ces enfants ? L'école aujourd'hui elle est plus adaptée. Tous les gens qui travaillent sur l'école qui ont notamment été victimes de harcèlement moral et de harcèlement scolaire le savent.
L'école elle est dysfonctionnelle parce qu'elle ne correspond plus à cette génération. On va pointer du doigt les réseaux sociaux. Mais pardonnez-moi, mais c'est comme si on avait dit il y a 30 ans euh quand nous-même nous étions jeunes, enfin par il y a 30 ans, euh arrêtons la télé, ne n'utilisons plus les magnétoscopes.
Donc en fait euh laissons de côté la modernité, la modern ce qui existe aujourd'hui, les réseaux sociaux existent. Les jeunes ont accès à ces armes que ce soit en les a sur des plateformes et cetera et cetera. En revanche, ce qu'il faut c'est traiter la raison pour laquelle il y a cette violence endémique qui est une violence sociétale et qui qui est exacerbé chez les enfants.
Et moi, je vais vous dire, je pense connaître une des raisons. Une des raisons, c'est que alors on va me dire c'est la culture de l'excuse et il n'y a aucune excuse à dire ça parce que je pense qu'il y a des remèdes pour mettre un terme à tout cela. Il y a beaucoup de frustration chez ces jeunes qui est refoulé.
Et qu'est-ce que c'est cette frustration ? Elle se manifeste par la suite par de la violence. Et cette frustration, c'est parce qu'on n'accède pas leur désir parce que quand ils vont à l'école, ils s'ennuient parce que ils ont l'impression qu'on ne les entend pas, qu'on écoute pas ce dont ils ont besoin.
Si on réforme l'école euh on pourra arriver à quelque chose. Et par ailleurs, sur le plan de la sanction, puisque vous me posiez également la question tout à l'heure, il y a il faut anticiper s'il y a bien une chose à mettre en en place au-delà des centres éducatifs fermés, des cas éché des détention et cetera parce qu'on met toujours on remet en cause les mesures éducatives. On dit que c'est trop mou.
On vous parle des deux deux audiences, culpabilité, sanction. Considérant que finalement ça fait tarder les choses. Il faut euh envoyer ces jeunes dès qu'ils sont dangereux, dès qu'on détecte une dangerosité dans des centres du type éducatif militaire.
Je voudrais qu'on je voudrais qu'on retrouve notre élu notre élu de terrain Nicolas d'Aragon. Comment ça se passe chez vous à à Valence ? Comment ça se passe ?
Quelles sont les relations que vous avez avec les les parents ? Maître Roise parler des familles monoparentales. Est-ce que vous parlez aux profs ?
Est-ce que vous parlez aux parents ? Et qu'est-ce qu'ils vous disent ? Est-ce qu'ils se sentent débordés ?
Est-ce qu'ils se sentent abandonnés ? Alors, d'abord ce que je voudrais dire, c'est que moi mon job c'est en effet d'être sur le terrain. Ça veut dire de répondre à ce qui se passe ensuite.
Et par ailleurs, je veux préciser que malheureusement ou heureusement, je ne sais pas, les maires gèrent les bâtiments, les les régions gèrent les bâtiments, mais on ne gère pas les programmes éducatifs comme vous le savez à l'intérieur des établissements et donc leur adaptation. et je partage les constats qui sont faits. Mais mon sujet à moi, c'est de trouver une efficacité pour protéger ensuite mes concitoyens.
J'ai augmenté les effectifs d'éducateur de prévention dans ma ville. Évidemment, ça veut dire qu'on est passé de 8 à 12. On a on est une des villes en France où il y a le plus de de centres socioculturels par habitant.
Il y a un tissu associatif, un tissu culturel. Ça veut dire que l'ensemble du continuum éducatif de prévention, d'accompagnement est présent. Nous sommes au côté des parents.
Je corrobore tout à fait ce qui vient d'être dit. On a on a trois sortes de parents. On a les parents qui arrivent parfaitement à maîtriser leurs enfants et avec lesquels il y a il y a pas de difficulté.
Il y a des parents qui ne les maîtrise absolument pas et auxquels on propose des dispositifs éducatifs et de les accompagner pour reprendre la main, si je puis m'exprimer ainsi. Et puis il y a des parents qui sont euh lucides sur le fait que leurs enfants sont des délinquants et qui n'en ont rien à faire. Et moi, je m'adresse à cette troisème catégorie de personnes lorsque je dis il faut qu'on sanctionne les parents, il faut qu'on soit derrière eux et qu'on leur rappelle leur responsabilité. dès lors qu'ils seraient capables de prendre en main leurs enfants.
Et donc à la fin, on a une ville, beaucoup de villes en France qui interviennent de de façon extrêmement importante en déployant des moyens extrêmement importants pour protéger, accompagner, éduquer la jeunesse et on a besoin évidemment des parents, de l'école, des centres sportifs, des centres culturels, de tous ceux qui doivent intervenir. Et puis pour finir, si vous permettez, il y a la nécessité de l'exemplarité de la sanction. C'est c'est important que la sanction intervienne.
Merci beaucoup Nicolas d'Aragon. Je vous interromps parce que je voudrais juste faire un petit tour de plateau avant de terminer cette émission. Maxime, vous vouliez réagir à ce que disait maître Rois ?
Oui, maître Rois ne voulait pas pointer du doigt les réseaux sociaux. Euh c'est ce que fait très justement d'ailleurs ce rapport. Parmi les 53 propositions, deux d'entre elles visent ses réseaux sociaux. lune pour traquer la vente de couteau sur les réseaux sociaux, sur des plateformes type Snapchat, Telegram où ce sont souvent des reventes illégal de couteau qui s'effectue à des mineurs qui n'ont normalement pas le droit de les acheter.
L'autre volet notamment réseaux sociaux et bien c'est cette pose numérique qui est suggérée qui est préconisée pour interdire l'usage des téléphones portables dans les établissements scolaires, collège ou lycée notamment ou c'est à cet âge là que les jeunes ont leur premier. Éric Delbec, j'ai regardé des chiffres au Royaume-Uni augmentation des crimes au couteau de 80 % de 201500 attaques au couteau recensé en Angleterre en 2023 ça fait 140 par jour. Est-ce que ça veut dire que ici on est au début d'un phénomène qui visiblement nous dépasse ?
Ah oui, puis on n pas qu'au début, il était déjà très largement entamé. Mais moi ce qui me frappe dans ce débat, si tentez que ce soit un débat, c'est le problème de méthode qu'il y a derrière. Je suis vraiment frappé qu'on confonde trois sujets.
Alors ces sujets sont articulés bien sûr, mais il y a quand même trois sujets. Il y a un sujet effectivement qui est la violence dans la société effectivement vi dans des sociétés de plus en plus violentes. Il y a ce que les jeunes ont dans la tête. ces deux sujets connectés et il y a la question de la bulle de sûreté qu'on veut mettre sur les établissements et de ce point de vue-là, on a comme ça des des petits éléments qui sortent sans savoir d'ailleurs si les uns et les autres, y compris dans cette mission, dans ce rapport, ont pensé l'intégralité du sujet, mais vous pouvez mettre un portique, un tourniquet des vidéos, enfin de la vidéos surveillance.
Si déjà vous posez pas la question du rapport quantitativement humain, c'est-à-dire est-ce qu'il va avoir des présences, qu'il va avoir des professionnels de la sécurité, est-ce que les fouilles vont rester aléatoires ou pas ? Y compris quand vous avez un tourniquet, est-ce que dans la périphérie du tourniquet, vous allez avoir un contrôle ? Bon bah, tout ce débat là, il est pas adressé.
Donc les mesures de sécurité, elles vont peut-être un peu freiner le phénomène, mais c'est pas ça qui va l'andiguer. La ministre, le ministère de l'éducation nationale nous donnait des chiffres le mois dernier, au mois d'avril euh concernant sur les contrôles d'établissement. 958 établissements avaient fait l'objet de fouille de sacs euh inopiné. 94 armes blanches avaient été retrouvées lors de ces oui.
Sauf que alors d'un point de vue de sécurité, ça s'appelle pas une politique. C'est-à-dire que c'est des coups de sonde. On va de temps en temps faire une fouille aléatoire mais ça constitue pas justement ce que moi j'appelle de mes vœux.
C'est une vraie politique de sécurité intérieure, y compris sur ces phénomènes. On est très loin de l'école rêvée, j'imagine, ancien professeur. Non, c'est sûr et certain.
Mais vous savez sur la pause numérique, moi que les adolescents se menacent à 14h ou à 23h, ça m'est égal. Enfin, au sens où c'est ça me dégoûte de façon voilà tout à fait similaire. Cette question, on pose enfin la question du numérique et de ce qui s'y passe.
Alors, moi c'est ce que je dis depuis 7 ans à tous ceux qui veut bien m'entendre. Fondamentalement, on a un problème, c'est que faire partie d'un établissement scolaire, c'est s'intégrer à une communauté où la moitié, si ce n'est plus des interactions que l'on a avec les gens, c'est en ligne et c'est un espace où les gens ne sont pas spécialement contrôlés, il y a pas de regard adultes et cetera et cetera. Plein de suggestions dans ce rapport, il y en a une qui manque très importante.
En fait, on n' pas d'interlocuteur à l'échelle des établissements où un jeune pourrait dire voilà sur internet, j'ai été la cible 2 et cetera ou alors de façon diffuse, ça peut être à tel prof à qui on fait confiance ou à tel assistant d'éducation et cetera. Moi, je pense que on n'est pas au stade où il faut renforcer l'existant. On est au stade où ce qu'il faut faire, c'est repenser les missions.
Et moi, je propose une mission qu'il y ait un assistant d'éducation super, mieux payé et cetera dont la charge c'est de dire le climat scolaire c'est de minuit à minuit. Moi, je suis à l'écoute de ceux qui sont victimes et il faut que sa porte soit ouverte tout le temps. Très important. une solution euh proposée.
Naïma Moutchou