Stéphane Bern raconte les énigmes de l’histoire - C à vous : l’intégral - 15/01/2025
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... - A.-E.Lemoine: "C à vous", en direct jusqu'à 21h.
Mohamed a l'air très heureux d'être là. Emilie et Lorrain qui, une fois n'est pas coutume, est en cuisine. - L.Sénéchal: Ca, c'est de la grenade.
Je vois des noisettes, il ne faut pas les oublier. Que voulez-vous que je fasse? - A.Quaretti: Badigeonnez le carpaccio. - L.Sénéchal: Je fais doucement, il faut faire gaffe. - A.Quaretti: C'est ça. - A.-E.Lemoine: 5/5, Lorrain, bravo.
Vous êtes le directeur exécutif de la compagnie Oceania Cruises. Il est surnommé dans les médias "le banquier nazi". Son parcours intrigue.
Il est devenu l'agent de la soeur d'Hitler et de celle de Goebbels. Il a été chargé de faire paraître le testament du 1er. Un antisémite négationniste assumé, financier plus tard du FLN, séduit par les groupes palestiniens ultras.
Il est allé même jusqu'à rencontrer le terroriste Carlos en prison, et soupçonné d'avoir été à la défense de K.Barbie. - Il n'avait jamais été filmé.
Depuis 10 ans, ce nom revient dans les enquêtes sur le terrorisme international. Cette fois, il a dû se résoudre à sortir de l'ombre. François reconnaît qu'il est antisioniste.
Il ne conteste pas ses amitiés avec les néonazis et les extrémistes palestiniens. On s'interroge sur son rôle dans la défense de K.Barbie. - C'est pour TF1.
Vous ne pouvez pas confirmer que vous avez apporté de l'argent? - Rien du tout. - Mais vous vous intéressez à ce procès. - Comme tout le monde. - Vous comptez vous rendre à Lyon lors du procès?
Vous êtes en relation avec l'avocat de K.Barbie. - A.-E.Lemoine: En 1996, le journaliste P.Péan a consacré une enquête à F.Genoud.
Aujourd'hui, c'est un autre journaliste qui imagine un thriller théâtral autour de cette figure extrémiste. Il vit ses dernières heures dans un bunker, perdu dans une forêt suisse. Il convoque une jeune journaliste pour lui livrer son dernier témoignage. "L'Injuste" réunit en face-à-face à partir du 23 janvier, J.Weber, dans la peau d'un homme qui a échappé à la justice et au remord, et E.Navarre, déterminée à le confronter à son passé.
Ils sont tous les 2 nos invités. Bonsoir, cher Jacques. Bonsoir, Elodie.
Bienvenue sur notre plateau. Merci pour votre présence. Cette pièce donne sérieusement à réfléchir, souvent avec terreur.
Les convictions, les théories et les propos de cet homme, que vous allez camper tous les soirs pendant 1 heure 20, Jacques, sont un sacré degré d'ignominie. - J.Weber: C'est même assez invraisemblable.
On a vu des extraits, mais il y a de larges interviews. Vous pouvez les voir sur Wikipédia. On n'en revient pas de ce qu'il ose dire.
C'est invraisemblable. Ce à quoi il faut surtout faire attention, ce qu'il y a de très beau dans cet objet théâtral, c'est qu'A.Amiel a pris une espèce de thriller haletant qui permet de faire entendre cette vérité effrayante, mais dans le cadre d'une vraie pièce de théâtre, une vraie intrigue théâtrale, avec un enjeu théâtral.
Ca permet de faire "passer la pilule" et d'y réfléchir. On est dans les grands démons du mal, dans les personnages shakespeariens. - A.-E.Lemoine: Tel qu'il est présenté dans ce texte, il étouffe dans sa petite ville.
Il pense qu'il vit une vie fade, et il va faire de Hitler son héros. Comme toute une génération l'a fait à l'époque pour se rebeller contre un ordre établi qu'il ne supportait plus. Ca résonne, dans l'époque actuelle. - J.Weber: Particulièrement en ce moment.
On a beaucoup parlé de la banalité du mal. Ca n'est toujours comme ça, une révolte assez prononcée. Dans un moment donné, quelque chose vous appelle vers l'ordre, avec des points de repères.
Plus ils sont gros, francs et massifs...
Il n'y a qu'à voir la résurgence extrémiste qui existe en ce moment en France, et dans toute l'Europe, dans le monde: c'est absolument effrayant. Une chose est très belle, on a la chance aujourd'hui d'avoir entendu dans le début de vos informations politiques, heureusement qu'il y avait ça, parce que la fin est tellement effrayante qu'on prend peur...
Cette annonce du cessez-le-feu. C'est important de le dire. La pièce, pour justement trouver la juste distance avec notre actualité qui est très complexe, sur laquelle tout le monde veut s'exprimer, mais en même temps n'a pas le temps de s'exprimer et de travailler dans la nuance, car c'est extrêmement complexe.
On nous oblige à être un peu radical. Vous dites ça, vous êtes antisémite. C'est très difficile.
A.Amiel a eu l'intelligence de mettre ça au moment des accords d'Oslo, où il y a encore un espoir de paix. C'est très curieux de parler de cette pièce ce soir, au moment où il y a un tout petit espoir.
On a vu la joie de la foule. - A.-E.Lemoine: En tout cas, l'espoir d'un cessez-le-feu. - J.Weber: Ca existe et c'est tant mieux. - E.Tran Nguyen: C'est une pièce qui est loin d'être anodine.
Quand on connaît l'actualité, avez-vous peur de l'accueil de la pièce? - J.Weber: Je ne vais pas parler à la place d'Elodie, mais très honnêtement, j'ai eu très peur, au début.
Vous savez de quoi j'ai eu peur? J'ai eu peur de vous. - A.-E.Lemoine: Des médias?
Qu'on vous accuse... - J.Weber: Dans le rapport politique que ça peut susciter.
Lorsqu'on en parle, on est loin de ce que propose le théâtre. C'est passionnant à ce niveau-là. Mais à certains endroits, la polémique peut être là.
Le théâtre est un lieu d'interrogation. - E.Navarre: C'est pour cela qu'on a un duel psychologique.
Ce sont 2 forces qui s'affrontent, car elle a besoin d'avoir des informations et de comprendre ce cheminement. Elle connaît très bien sa carrière. Elle a besoin de comprendre sa psychologie. - A.-E.Lemoine: Elle n'est pas dans un esprit de vengeance.
Elle est israélienne, face à un monstre nazi, antisémite, négationniste. Elle dit: "Je ne suis pas là pour me venger, je suis là pour la justice." Mais elle a aussi le secret, ce qui donne un ressort supplémentaire à la pièce. - E.Navarre: Quand elle arrive, on voit une journaliste.
Même si elle est blindée, il fait très peur. Il est terrifiant. Il va tout faire pour appuyer sur certaines failles et la déstabiliser.
Elle, elle a beau avoir des papiers, une pensée très structurée, on sent qu'il y a un endroit où il pousse sur son passé, où il va falloir qu'elle tienne bon pour ne pas flancher, pour aller au bout de son interview. Mais on ne peut pas vous révéler la raison. - A.-E.Lemoine: F.Genoud a réellement rencontré Hitler, il y a des traces, avant son arrivée au pouvoir. - J.Weber: Il a également été reçu à l'Elysée.
Pendant l'affaire du FLN. - A.-E.Lemoine: C'est après la guerre, par opportunisme, qu'il est devenu éditeur, qu'il a géré les droits d'édition de "Mein Kampf".
Vous lisez certains passages sur scène. J'imagine que ce n'est pas le texte le plus évident que vous ayez eu à lire sur scène. - J.Weber: A partir du moment où vous jouez un personnage, il faut voir de quoi il parle, ce qui est contradictoire.
Au début, j'étais fasciné par ce personnage. J'ai essayé de rentrer dans sa tonalité, dans ce côté aigu, très froid, très sec. Or, c'est évident qu'un homme froid et sec...
Sur moi, ça fait un peu bizarre! On peut se poser des questions. Il faut retranscrire, totalement inventer un personnage à partir d'une réalité. - A.-E.Lemoine: Elodie était la partenaire idéale? - J.Weber: Très honnêtement, oui.
Vraiment, je suis très heureux d'avoir rencontré Elodie. C'est très compliqué. Il ne s'agit pas d'un monologue sur F.Genoud.
Ce sont 2 personnages. Il vaut mieux qu'on s'entende. - E.Navarre: Dès la 1re lecture, on a senti que... - J.Weber: C'était terrible.
Le triomphe de la première! C'est vrai. Dès la 1re lecture, on a senti quelque chose de très fort. - M.Bouhafsi: Cette pièce pose la question de se mettre dans la peau d'un monstre nazi.
Avant vous, plusieurs acteurs s'y sont frottés, notamment B.Ganz, qui a joué Hitler dans "La Chute" en 2004. Jouer un tel monstre, c'est un défi d'acteur? - J.Weber: Ca dépend qui, et pourquoi. - A.-E.Lemoine: Ca dépend du metteur en scène. - J.Weber: Si vous jouez Hitler pour un grand metteur en scène, c'est formidable de jouer Hitler.
Si on me le demande... - M.Bouhafsi: Vous accepteriez de jouer une femme qui a laissé une trace nauséabonde, horrible dans l'histoire? - E.Navarre: Ca dépend aussi du metteur en scène et de l'écriture du texte.
C'est quand même intéressant de se confronter à des monstres pareils. - J.Weber: Tout notre théâtre est nourri de ça. - A.-E.Lemoine: De monstres? - J.Weber: Pas trop le théâtre français, mais Shakespeare, il y a des monstres effrayants.
On se comporte mieux, car il y a ce passé un peu filtrant. - A.-E.Lemoine: La 1re lecture a été un triomphe, Elodie.
Avez-vous le trac, une semaine avant cette première? - E.Navarre: Franchement, oui. - A.-E.Lemoine: Parce que J.Weber... - J.Weber: J'ai le trac, aussi! - A.-E.Lemoine: Et de plus en plus. - J.Weber: Un acteur qui a été mon papa de théâtre, P.Brasseur, un monstre sacré.
A un moment, il m'avait dit...
En imitant P.Brasseur. "Plus tu vieilliras, plus tu auras le trac." Plus vous travaillez, plus vous jouez, plus vous vous rendez compte que ne serait-ce qu'être bien, c'est extrêmement difficile.
Donc, oui, j'ai de plus en plus le trac. - E.Navarre: En plus, c'est un sujet délicat.
Il faut qu'on soit très précis dans les termes qu'on utilise, la manière...
Notre joute verbale et psychologique est très ténue. - A.-E.Lemoine: Ca décrit le mécanisme de la radicalisation.
Comment on y parvient? Et ça interroge. Ca provoque un questionnement qui est salutaire, aujourd'hui, en 2025, en France. - J.Weber: C'est formidable.
C'est la nécessité même du théâtre. C'est pour ça qu'il existe. Et si ça peut se faire aussi directement, fortement, tant mieux. - A.-E.Lemoine: "L'Injuste", et le titre est formidablement choisi. - E.Navarre: J.Sibre nous met en scène. - A.-E.Lemoine: Restez avec nous jusqu'à 21h. - J.Weber: Oui, on va manger! - A.-E.Lemoine: On a aussi des archives.
Elodie, vous n'êtes pas au bout de vos peines. Dans un instant, S.Bern sera à vos côtés.
D'ici là, Ambroise et Xavier sont ravis de tester leur nouvelle poubelle de tri. - Vu la taille, c'est un baby-foot ou un panier de basket. - Génial!
Voilà. On va commencer par trier ta poubelle. - Tu vas trier des trucs qu'on a déjà jetés?
C'est dégueu. - Le tri, c'est la vie. C'est la théorie du colibri: chacun fait sa part. - Excuse-moi. - Tu as de la chance, je n'aime pas le conflit.
L'aluminium, c'est intéressant. On fait des lingots pour l'industrie automobile. - On fait de l'aluminium avec de l'aluminium. - C'est ma thèse! - Oui, ça traînait. - Je l'avais mise sur ton bureau pour que tu la lises. - J'ai cru que c'était de la pub.
Ce n'était pas écrit dessus. OK, c'était marqué dessus. C'est intéressant, ça.
Un yaourt. Qu'est-ce qu'on fait avec un yaourt? - C'est compliqué.
Il y a l'opercule en aluminium et le yaourt est en plastique. - Enveloppe en papier? - A l'intérieur, il y a du papier bulle en plastique. - C'est chiant.
J'enlève le plastique. Je vais l'arracher. - C'est 60 % de... - Tes idéaux, c'est dans quelle poubelle? - A.-E.Lemoine: C'est un animateur télé en mission pour le patrimoine, qui, à ses heures perdues, est un héros récurrent de fiction, dans la peau d'un procureur reconverti en avocat.
Dans le dernier volet de ses aventures, il est chargé d'éviter la prison à son client accusé de meurtre. - J'étais nouvelle. - Vous savez comment on l'appelle?
Le pit-bull. - Tu te fatigues pour rien. Il est grave dans la merde. - Je sais. - Il est peut-être un pit-bull, mais vous êtes un vrai snake. - Tu as gagné. - Je gagne toujours. - A.-E.Lemoine: L'épisode 4 sera diffusé mardi prochain, sur France 3.
S.Bern est toujours en tête des audiences, à chaque diffusion de son téléfilm. Autant dire qu'il va arriver détendu sur notre plateau.
C'est le nouvel ange gardien de la fiction du service public. Il arrive trop vite! - S.Bern: Je t'embrasse quand même. - A.-E.Lemoine: Il y a des invités plus lents.
Bonsoir, Stéphane, maître Bellefond. Ce personnage, limite obsessionnel, qui voit les choses que les autres ne voient pas. Il n'est pas du genre véreux, il est rusé...
Il est taillé sur mesure. - S.Bern: Il est très bien entouré.
Il est dans la transmission. Il est entouré d'étudiants qu'il forme, et qui vont voler de leurs propres ailes. Dans ce téléfilm, il y a une avocate qui est contre moi.
Ca ne se passe pas très bien avec elle. - A.-E.Lemoine: C'est tendu. - S.Bern: Oui, mais sympathique. - A.-E.Lemoine: Vous vous attendiez à ce succès, vous qui avez été moqué au début? - S.Bern: Je le suis toujours.
Je viens de lire les critiques. Les gens disent: "Pour une fois, il est convaincant." Il faut que je fasse combien de téléfilms pour justifier... - A.-E.Lemoine: 6 ont été tournés, il y en a 2 autres en préparation. - S.Bern: J'avais fait "Meurtres en Lorraine"...
Tout ce qui me reste à vivre, je devrai faire mes preuves pour justifier de pouvoir faire un peu de comédie. Les animateurs qui font de la comédie, c'est toujours mal vu. - A.-E.Lemoine: C'est vrai?
Vous n'êtes pas le seul. J.-P.Foucault s'y est mis.
M.Cymes... - S.Bern: J'arrive avec beaucoup d'humilité.
Je bosse, je rattrape tous les cours de théâtre que je n'ai pas eus quand j'étais jeune. J'ai des coachs qui me font bosser. Les soeurs Emilie et Sarah Barbeau sont deux réalisatrices incroyables qui me font bosser.
Elles ne laissent rien passer. Je suis entouré de plein de comédiens... - A.-E.Lemoine: De vrais comédiens...
Pardon! - S.Bern: C'est vrai.
Je connais mon texte au cordeau, et après, j'essaie de vivre et de lâcher prise. J'adore mon personnage. On peut s'y attacher. - A.-E.Lemoine: Vous êtes accro aux plateaux de tournage.
Vous étiez ému aux larmes au moment du clap de fin. - C'est le dernier plan de S.Bern!
Applaudissements. - A.-E.Lemoine: Vous pleurez autant à la fin des tournages de "Secrets d'histoire"? - J.Weber: On est au bord des larmes, là. - S.Bern: Je ne pleure pas autant à la fin des tournages de "Secrets d'histoire".
J'ai eu pendant 17 ans la même équipe, mais on se revoit. "Bellefond", c'est comme une famille. Je parle devant J.Weber, qui est quand même la statue du commandeur.
Elodie aussi. On passe 2 mois et demi ensemble, on fait 2 épisodes. A la fin...
J'y suis tous les jours, comme j'ai le rôle principal. - A.-E.Lemoine: Arrêtez avec cette fausse pudeur.
Vous êtes le rôle-titre. - E.Navarre: C'est un personnage qu'il a aimé, dans lequel il était tous les jours. - S.Bern: Le matin, je m'habille, je suis A.Bellefond. 2 mois et demi après, on me dit: "Vous êtes S.Bern, réveillez-vous." Je les aime vraiment.
Elle ne dit que du bien de vous. - J.Weber: Elle préfère mon fils. - S.Bern: Elle a bon goût.
Elle accepte de jouer épisode après épisode avec moi. - A.-E.Lemoine: Qui assistent un peu, qui sont stagiaires dans le téléfilm.
On vous a vu en gendarme, en officier d'armée de l'air. Votre rêve serait d'être méchant. On se dit: "On va donner des idées aux producteurs." On vous a imaginé dans des rôles de méchant iconique du cinéma.
On vous propose en Joker, Voldemort...
C'est à lui que je pensais, à M.Houellebecq! Sinon, en Hannibal Lecter.
On y a passé la journée. - S.Bern: Voldemort, ça marche bien.
J'aimerais bien un jour qu'on me sorte de là. J'ai fait des téléfilms. Dans "La Guerre des trônes, la véritable histoire de l'Europe", je joue le roi d'Angleterre. - A.-E.Lemoine: Il n'était pas sympa. - S.Bern: C'est celui qui a perdu l'Amérique et la tête.
Je trouve amusant d'essayer de projeter des choses sur les réalisateurs, les producteurs, en disant: "Faites de moi ce que vous voulez." - As-tu la preuve qu'il y a un dieu? Regarde. ... - Qui es-tu? - Eh bien?
Je suis Edmond Dantès. - E.Tran Nguyen: "Le Comte de Monte-Cristo", que la nouvelle génération a découvert au cinéma, joué par P.Niney, cette fois.
Il y a des rôles qui marquent une vie. - J.Weber: Celui-là vous marque.
Enormément de gens m'en parlent à cause de la sortie de ce film, très réussi, où P.Niney est remarquable. Non, c'était autre chose.
C'était une totale fidélité à l'oeuvre. On avait le temps, avec 4 fois 1 heure 30. Les quelques notes de musique que vous entendez, c'était la dernière musique de N.Rota.
C'est fou! - A.-E.Lemoine: Et c'était réalisé par D.de la Patelliere. - J.Weber: Alexandre m'en a parlé très gentiment: "Nous allons faire un film." C'était très élégant de sa part. - E.Tran Nguyen: Comme pour P.Niney, vous avez failli passer dans la scène où il doit fuir? - J.Weber: Ils m'ont oublié en mer. "Tu nous fais des grands signes, on sera sur le bateau." Je fais des grands signes, et personne ne vient.
Ils m'avaient oublié! - S.Bern: Il n'y avait pas de téléphones portables, à l'époque. - J.Weber: J'avais ma grande barbe, mes trucs... - A.-E.Lemoine: Vous n'étiez pas dans le sac? - J.Weber: J'en étais sorti. - L.Sénéchal: Avant d'être sur scène ensemble, vous avez joué dans une pièce de théâtre, "L'Amante".
Elle fait équipe avec son fils devenu flic. Il n'y a qu'une scène où vous apparaissez ensemble. On l'a retrouvée pour vous. - J'y vais, avec ou sans ton accord. - Eh bien, Jeanne t'a trahi.
Elle est dangereuse. Pense à ton avenir. Toute la famille est ici. - Ma famille, c'est aussi ma mère. - Je vais prendre l'air. - L.Sénéchal: Une grande interaction entre vous.
C'est la genèse du triomphe de la lecture de la pièce de théâtre. Vous n'avez pas un souvenir impérissable de cette scène. - J.Weber: Honnêtement, non. - E.Navarre: On ne se souvenait pas qu'on s'était croisés. - A.-E.Lemoine: Vous aviez complètement oublié que J.Weber était votre partenaire dans cette série? - E.Navarre: "Partenaire", non.
Je me souviens lui avoir parlé dans le couloir. - L.Sénéchal: Lui ne s'en souvient pas. - A.-E.Lemoine: La série "Bellefond" cartonne.
On comprend pourquoi. On est attachés à vous, cher Stéphane. C'est diffusé le 21 janvier, mardi prochain.
Face à qui serez-vous? - S.Bern: Il y a un documentaire sur France 2 sur madame Pelicot. - A.-E.Lemoine: Vous vous étiez payé le luxe de battre "Koh Lanta", la dernière fois. - S.Bern: Je ne sais pas, je ne regarde pas la concurrence.
Je ne raisonne pas...
Aujourd'hui, à la télévision, on regarde ce qui nous plaît. Je ne suis pas dans le challenge. J'aimerais rendre hommage...
C'est un travail féminin. Il y a la cheffe op, qui est une femme. Il n'y a que des femmes.
Je suis chouchouté, c'est merveilleux. Je recommande à tous les hommes de ne travailler qu'avec des femmes et d'être en minorité. Je suis pour le woman power.
Les soeurs Barbeau sont incroyables. Si vous voulez tourner avec 2 réalisatrices superbes... - A.-E.Lemoine: A chaque fois que vous venez, il faut faire une spéciale. - S.Bern: Il faut rentabiliser la venue.
Je viens avec une sorte de panier. - A.-E.Lemoine: Le panier de la mariée.
On continue à effeuiller la mariée, juste après le PVPP de Mohamed. Le mot du jour, Mohamed, c'est "akha". - M.Bouhafsi: C'était le mot utilisé par les guetteurs sur les points de deal de drogue pour prévenir de la présence de la police.
C'est désormais l'une des applications les plus téléchargées du moment, pour de mauvaises raisons. Elle sert à localiser dans les transports les contrôleurs et les forces de l'ordre partout en Ile-de-France. Elle sert donc à frauder.
Tout le monde en parle sur les réseaux sociaux. - On n'a pas les moyens, tu augmentes le prix des transports. On va contrôler le truc et on ne va pas payer. - "Contrôleurs à La Défense, vers le T2"... - De justesse, j'ai esquivé les contrôleurs.
Je suis descendu, ils venaient d'arriver. J'ai mis un signalement à 17h07. - M.Bouhafsi: L'application n'a pas du tout plu à la présidente de la région Ile-de-France.
V.Pécresse est scandalisée. Elle a exprimé sa colère à notre reporter. - V.Pécresse: Ca permet de frauder, de faire des trafics, du deal.
Ca aide les pickpockets, les voleurs à la tire, et ça peut aider les terroristes à géolocaliser les forces de sécurité si on veut s'attaquer à elles. C'est très dangereux, et nous voulons la faire interdire. C'est une infraction pénale.
C'est passible de 2 mois de prison et de 750 euros d'amende. - Vous savez ce que veut dire "akha"? - C'est le cri d'alerte qui dit: "Attention, voilà les policiers!" Je me déplace beaucoup en Ile-de-France.
J'entends souvent ce mot. - M.Bouhafsi: V.Pécresse a déposé plainte contre l'association.
Elle a déjà été retirée du Play Store par Android, mais reste disponible sur l'Apple Store. - A.-E.Lemoine: Elle est payante? - M.Bouhafsi: Non, elle est gratuite. - A.-E.Lemoine: Excusez-moi.
Je n'ai pas du tout l'intention de la télécharger! - J.Weber: Même si elle était payante, vous pourriez. - A.-E.Lemoine: Exactement.
Moi, j'ai mon pass Navigo. L'histoire d'un road trip qui tourne mal... - M.Bouhafsi: Ca partait bien.
Tout commence en 2023. Cécile et Mathieu vendent leur maison en Loire-Atlantique pour s'offrir un road trip inoubliable en Europe, en 2024, avec leurs 2 enfants. Ils font l'acquisition d'un bus qu'ils aménagent en camping-car pour 56 000 euros.
Le contrôle technique a été réalisé un mois plus tôt. Le contrôle se passe bien. L'Education nationale les autorise à dispenser eux-mêmes la scolarité de leurs enfants.
Sur le papier, tout semble OK. Le rêve se transforme en cauchemar. On a réussi à les joindre il y a quelques minutes. - On partait officiellement en retraite le 8 août à midi.
A 16h, c'était la fin du road trip. Nous étions à l'arrêt total après 4 heures. On s'est dit: "Il y a un réel souci." Quand on a voulu repartir, le bus n'avançait pas.
On a appelé énormément de garagistes qui nous ont dit qu'il était trop vieux, qu'ils ne réparaient pas. On n'a pas porté plainte, parce qu'on est en annulation de la vente pour vice caché. On est en civil.
Quand vous portez plainte, c'est du pénal. - M.Bouhafsi: On se pose cette question: pourquoi la famille n'abandonne pas le road trip? - On n'abandonne pas un projet comme ça.
C'est le projet d'une vie. Ca fait un an qu'on le prépare. J'ai passé le permis poids lourd exprès.
Vous n'abandonnez pas ce genre de projet. De quel droit, parce qu'on arnaque les gens, on arrête le projet d'une vie? Pour moi, ce n'est pas juste. - M.Bouhafsi: C'est impressionnant de voir à quel point elle reste positive.
Ils sont toujours dans ce bus, sur une aire de camping, à quelques kilomètres de Rennes depuis 5 mois. Ils continuent de vivre dedans. Ils n'ont plus de maison.
Le couple a mis en ligne une cagnotte pour acheter un nouveau véhicule et espère reprendre la route rapidement. C'est aussi le rêve de leurs 2 enfants. Chef N-Zem a presque 2 millions d'abonnés.
Il permet aux Français de cuisiner mieux. - Bonjour à tous! Tout a démarré sur les réseaux sociaux.
J'ai posté une vidéo qui parlait des déchets alimentaires. Je les ai traités avec humour. Ca a explosé.
Je vois bien qu'il y a un gros souci sur le pouvoir d'achat. Je leur apprends à cuisiner avec peu. Bonne dégustation!
Le truc de fou, c'est l'ambassade des Etats-Unis qui m'a demandé de leur faire un repas officiel à base de leurs restes du midi de Thanksgiving. Ca a eu un succès phénoménal, au point qu'ils m'ont envoyé un courrier recommandé pour me convier à nouveau, pour une aventure plus incroyable. - M.Bouhafsi: J'ai vu vos regards émerveillés.
C'est la classe de cuisiner devant l'ambassadrice des Etats-Unis. Après l'ambassade américaine, pourquoi ne pas cuisiner pour D.Trump?
On lui a posé la question. Il a un message pour vous. - Peut-être.
Si je peux porter un message à quelqu'un qui a de l'écoute et de l'audience, forcément, oui. Beaucoup de chefs sont venus sur "C à vous". Choisissez vos rêves, faites une sélection.
Sur place, j'improvise. - M.Bouhafsi: Votre fils a dit que vous n'aviez pas fait les courses. - A.-E.Lemoine: Oui, il se plaint.
Pendant que je suis en direct, je reçois des messages: "Tu n'as pas fait les courses?" - M.Bouhafsi: C'est quand même intéressant de voir que la situation n'est pas facile pour beaucoup de Français.
L'inflation augmente, le pouvoir d'achat est au plus bas pour certains. Cuisiner comme ça, avec des conseils, c'est agréable et ça permet d'améliorer la vie. - S.Bern: Un certain nombre de livres de recettes parlent de comment accommoder les restes et arrêter de jeter.
On jette énormément de choses, sans le savoir, quand on cuisine soi-même. Je fais attention. J.Weber tousse. - J.Weber: Pardon! - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas rien, quand vous toussez.
Votre éternuement est sonore aussi? - J.Weber: Je n'éternue pas sur scène.
J'ai essayé de me retenir, mais... - A.-E.Lemoine: Vous regardez avec amour Mohamed, Stéphane, qui était votre +1 le 31 décembre dernier lorsque, pour la 5e fois consécutive, c'est avec vous et en direct que 4 millions de Français sur France 2 ont passé le cap de la nouvelle année.
Acclamations. - S.Bern: Bonne année à vous toutes et tous qui nous regardez ce soir. - M.Bouhafsi: Bonne année, Stéphane! - S.Bern: Du fond du coeur, je vous souhaite à toutes et à tous une très bonne année 2025, qu'elle vous apporte du bonheur, de la joie, de la paix, la sérénité, des bonnes nouvelles, des sourires!
Magali et Mohamed, merci d'avoir été à mes côtés. C'était une joie de partager l'antenne avec vous. - M.Bouhafsi: Je n'imagine plus un 31 sans vous. - S.Bern: Moi non plus.
C'était merveilleux de faire ce réveillon en direct sur les Champs-Elysées. - A.-E.Lemoine: Elodie, Jacques, Stéphane, bienvenue à la table de "C à vous" autour d'un carpaccio de Saint-Jacques.
Stéphane, je ne comprends pas trop. Ca fait 5 ans que vous passez vos réveillons en direct à la télévision. C'est parce que vous n'aimez pas les 31 que vous préférez bosser? - S.Bern: Ce n'est pas ça.
Au fond, quand vous faites un réveillon chez vous, vous avez vos amis. - A.-E.Lemoine: Mais on n'est pas 4 millions, oui. - S.Bern: Notre rôle sur le service public, c'est d'être avec les 10 millions de personnes qui sont seules, à l'hôpital, qui sont souffrantes...
Je pense que notre rôle est plus là. Je me sens plus utile. C'est la réaction que j'avais eue pour l'inauguration de Notre-Dame.
On m'avait invité gentiment à l'intérieur. Je pensais que mon rôle était plutôt d'être à l'extérieur, sur le plateau de France Télévisions, pour expliquer et commenter avec le public ce qu'il se passait. Etre un privilégié, pour être dedans, pour faire des agapes, c'est sympathique, mais à mon âge, on a moins d'ego. - A.-E.Lemoine: Vous êtes resté 18 heures en direct pour commenter la réouverture de Notre-Dame? - S.Bern: Oui.
J'y étais à l'ouverture, le matin. Je suis resté jusqu'à 1h du matin pour éteindre la lumière, sous la pluie... - A.-E.Lemoine: Et dans le froid!
Ca n'a pas atténué votre amour des vieilles pierres? - S.Bern: Pas du tout.
Moi-même, je commençais à ressentir les affres du temps. - J.Weber: Ne me regarde pas comme ça. - A.-E.Lemoine: Cette reconstruction de Notre-Dame a été saluée par le monde entier.
Ca vous vaut une place d'armes. On connaît votre franc-parler, y compris avec le président de la République. Vous n'êtes pas d'accord sur les 6 vitraux contemporains sur la façade de la cathédrale.
Pour vous, il s'agit d'un caprice d'E.Macron. Vous parlez même d'un "fait du prince". - S.Bern: Je l'avais prévenu...
C'est simple, j'adore les vitraux contemporains. Il y en a à Chartres, qui sont magnifiques. Mais ne démontons pas des vitraux classés monument historique pour mettre à la place des vitraux contemporains.
Ce n'est pas la querelle des anciens et des modernes. C'est respecter la loi. Si je fais la même chose chez moi, que j'enlève quelque chose qui ne me plaît pas, qui est classé monument historique, pour mettre quelque chose qui me plaît davantage, immédiatement, j'ai une amende. - A.-E.Lemoine: Le président est hors-la-loi? - S.Bern: Oui, il le sait!
La Commission nationale de l'architecture a donné un avis négatif. J'ai discuté quand on était à la basilique de Saint-Denis avec le responsable des affaires culturelles. Il m'a dit qu'on allait inscrire le dossier.
A peine a-t-on donné un avis pour déposer les vitraux classés monument historique qu'il y aura des plaintes. - A.-E.Lemoine: Il est déconnecté. - S.Bern: Quand vous avez réussi ce pari de 5 ans, laissez faire.
Tout le monde est content, on vous dresse des louanges. N'allez pas créer une nouvelle polémique, c'est une polémique inutile. Malheureusement, les Français me font confiance.
Je ne dis pas que je suis le gardien du temple. Je rappelle la loi. L'Etat ne peut pas déroger à une loi qu'il impose à tout le monde.
J'ai eu des soutiens. La ministre s'en plaint pour défendre son président. On ne peut pas dire: "On est hauts fonctionnaires, mais vous avez raison." - A.-E.Lemoine: Avez-vous signé la pétition? - S.Bern: On ne peut pas déroger à la règle.
J'irai jusqu'au bout. Comme le disent les directeurs régionaux: "On va dire quoi aux propriétaires qui font n'importe quoi?" Ils vont dire: "Le président l'a fait, je peux le faire chez moi." - M.Bouhafsi: Vous allez attaquer le président? - S.Bern: Moi, non, mais je laisse les associations. 280 000... - A.-E.Lemoine: Quasiment 300 000 signatures, déjà. - S.Bern: Sites et Monuments va porter plainte.
Tout le monde le sait. C'est un petit milieu, tout le monde se connaît. Mais est-ce que c'était vraiment nécessaire de faire cette polémique?
Il y a des endroits dans Notre-Dame où il n'y a pas de vitraux. Mettons les vitraux contemporains là où il n'y en a pas. Mais ne déplaçons pas des vitraux classés monument historique pour en mettre d'autres à la place. - A.-E.Lemoine: Vous êtes allés visiter la cathédrale, Elodie et Jacques? - J.Weber: Pas encore, mais je vais y aller.
J'ai l'impression que c'est une réussite. Personnellement, il y avait beaucoup de projets pour la reconstruction. Je n'étais pas tellement favorable à la reprise de la flèche...
Mais après tout, on peut peut-être innover. C'était une innovation du XIXe siècle. J'étais pour d'autres projets, mais c'est vrai que ce qui a été fait est admirable.
Bravo à tous. Les compagnons qui ont travaillé là-dessus, c'est merveilleux. - A.-E.Lemoine: Ils ont été très émus, comme pour une fin de tournage, de devoir se quitter après 5 années à travailler main dans la main, comme une vraie famille. - S.Bern: "C'est vrai qu'on aurait pu faire une autre flèche", mais pour une autre raison, on n'a pas pu le faire.
Les époques changent. Au 19e, avant que V.Hugo ne s'empare de Notre-Dame de Paris et qu'il dise: "Il faut arrêter de détruire le patrimoine", on changeait, on transformait.
On n'arrêtait pas. A partir du 19e, on a fossilisé les choses. Maintenant, on classe, on protège et on sauvegarde.
Ca a des avantages, mais ça a des inconvénients. On ne peut pas innover sur ce qui est classé. Mais on peut construire une nouvelle cathédrale, avec des vitraux contemporains, et une flèche contemporaine. - E.Navarre: Quel était l'intérêt d'utiliser autant de chêne, si ce n'est pas pour voir la charpente? - S.Bern: On la voit, maintenant.
On va pouvoir la voir. - E.Navarre: Ce n'était pas le projet initial. - S.Bern: J'ai eu la chance de pouvoir la voir.
Ce que j'ai trouvé magnifique, la pierre, avec le poids, et le bois, ce sont des matières vivantes. Si on avait mis du béton ou de l'acier, c'est plus compliqué pour la pérennité. Et surtout, toutes les forêts de France ont été tellement fières. - A.-E.Lemoine: D'apporter leurs chênes. - S.Bern: Ca faisait la une! "Le chêne de ma forêt est allé à Notre-Dame." Les gens en parlent encore.
La France entière s'est réunie pour faire vivre cette aventure humaine, collective. Qu'on soit croyant, catholique ou pas. - L.Sénéchal: C'est plus difficile d'obtenir le même genre de mécénat pour la grande soeur de Notre-Dame, la basilique de Saint-Denis, près de Paris.
Viollet-le-Duc l'a détruite, car elle menaçait de s'effondrer après une tempête. Vous êtes parent de cette reconstruction. - S.Bern: Sur ce plateau, vous connaissez mon côté un peu taquin.
C'était une demande qui m'avait été faite en 2014 par F.Hollande. Les présidents passent, je suis toujours là!
Il m'avait demandé si j'accepterais. J'avais dit oui. Là, ça a été concrétisé.
C'est un remontage. On a les pierres, elles sont numérotées. Ce sont les mêmes pierres que l'on va retravailler un peu.
Pour certaines, elles ont pâti. Elles étaient entreposées à l'air libre depuis 1847. - A.-E.Lemoine: C'est dingue.
Ils attendaient qu'une bonne âme s'en occupe. - S.Bern: Ce qu'on a fait à Saint-Denis n'a pas été entièrement fait à Notre-Dame.
On a fait toutes les fouilles autour. J'y suis allé et on m'a demandé si je n'avais pas le sentiment que c'était un geste réactionnaire et monarchique. J'ai répondu: "Allons voir les tailleurs de pierre", tous des jeunes issus de Seine-Saint-Denis, et demandez-leur s'ils ont le sentiment de participer à un geste "réactionnaire, monarchiste et catholique." Ce n'était pas forcément leur religion.
Ils avaient envie de vivre une expérience humaine. Et même le maire m'a dit: "Je n'étais pas pour, mais tous les enfants voulaient retourner sur le chantier de la basilique tous les week-ends, apprendre à être tailleurs de pierre, charpentiers, couvreurs." On apprend des métiers.
Ce sera un chantier ouvert à la visite. Vous pourrez aller sur place, avec les enfants, pour le voir. Cette redonne de la fierté à la Seine-Saint-Denis. - A.-E.Lemoine: Vous faites un appel aux dons. - S.Bern: Il manque 3 millions. - A.-E.Lemoine: Vous dites ça comme s'il manquait 3 euros. - S.Bern: On est loin des 850 millions de Notre-Dame.
Avec la Fondation du patrimoine, on fait une collecte. Je vais acheter une pierre, je la parraine. Pour 50 euros, vous pouvez parrainer une pierre du remontage. - J.Weber: Je vais parrainer une pierre. - S.Bern: Génial!
Engagements pris. - E.Navarre: C'est comme pour le château de Guédélon. - M.Bouhafsi: On a retrouvé votre première télé. - A.-E.Lemoine: Remerciements immédiats, Elodie. - M.Bouhafsi: C'était au festival de Cannes.
Vous aviez 17 ans, et vous racontiez la réaction de votre part, quand vous lui disiez avoir été accostée dans le métro lors d'un casting. - E.Navarre: Je n'avais pas le droit d'aller au casting.
Mon père m'a toujours dit: "Ne suis pas les gens qui t'accostent dans la rue. Ils vont t'emmener dans des studios, et te faire déshabiller." Il était hors de question que j'y aille.
Mais là, quelque chose m'a donné envie de suivre mon copain et de me dire: "Je suis avec quelqu'un, et il ne m'arrivera rien." - M.Bouhafsi: C'est sur un quai de métro que votre carrière d'actrice s'est lancée. - J.Weber: Il m'a dit tout bas: "Mais qu'est-ce qu'elle est mignonne!" - E.Navarre: Le casting director était très doué.
P.Sol. Il prenait les gens par rapport à ce qu'il ressentait.
Il m'a arrêté, il m'a demandé s'il pouvait me revoir. Evidemment, non. Sauf que mon ami à côté m'a dit: "Pourquoi pas?
Il est casting director, on pourrait y aller ensemble." Je n'avais pas une envie d'être actrice particulière. J'y suis allée avec mon ami.
Il ne voulait pas que je joue, juste que je discute avec mon ami. J'avais donné mon numéro de téléphone, et mon père avait décroché. Je n'avais pas de téléphone portable. "Alors, comme ça, tu passes des castings?" Et c'était avec J.Rochefort. - A.-E.Lemoine: Vous aussi, votre carrière a commencé à 16 ans, au hasard. - J.Weber: En 2 mots, j'étais à l'école d'art dramatique.
Un copain me dit: "Viens me donner la réplique, on me propose un rôle avec P.Brasseur." On joue une scène, on ne sait pas qu'il est au fond de la salle.
Il y a le metteur en scène, mais on ne savait pas que P.Brasseur était là. Et tout d'un coup, on entend...
En imitant P.Brasseur. "Il ne faut pas prendre celui qui passe l'audition, mais l'autre." J'étais très gêné, mais aussi fier et heureux.
Il a été pour moi un père de théâtre. C'était un homme splendide qui m'a fait découvrir des textes chez lui, dans un petit théâtre qu'il avait formé lui-même. - A.-E.Lemoine: 23 janvier, la première de "L'Injuste". "Bellefond", ce sera mardi prochain sur France 3.
Vous parrainez cette reconstruction, qui n'est pas celle de la flèche de la basilique de Saint-Denis. - S.Bern: Les murs peuvent raconter pas mal d'histoires, c'est ce que j'ai voulu faire. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup à tous les 3.
Un petit passage par "La Grande Librairie". - J.Weber: J'adore! - A.Trapenard: C'est réciproque, Anne-Elisabeth.
Je vous remercie infiniment, c'était une joie d'écouter vos invités. Ce soir, malgré la perte, la douleur, le découragement qui s'abattent sur nous souvent, des écrivains que j'aime beaucoup, notamment P.Forest sera présent.
C'est une émission qui me tient très à coeur. - A.-E.Lemoine: On sera évidemment fidèles au rendez-vous, cher Augustin.
Tout de suite, les Actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Nous sommes le 15 janvier. - La parole est à monsieur le Premier ministre. - B.Chameroy: C'est parti, mon kiki. "Qu'est-ce qu'il fout? - F.Bayrou: Je suis là. - B.Chameroy: "Donnez-lui ça, qu'on en finisse, ou ça va durer des plombes." Après G.Attal et M.Barnier, 3e discours de politique générale en un an.
C'était au tour de F.Bayrou. - F.Bayrou: 2,2 %, là où le texte précédent...
Rires. 2,2 milliards, vous avez raison. Ramenés à 1,5, ou 1,6... 1,4, dit madame la ministre des Comptes publics. - B.Chameroy: "Merci, ma belle." On passe aux lettres. - F.Bayrou: Le gouvernement s'engagera dans un puissant mouvement de...
Il bafouille. - B.Chameroy: Ce qui est pratique avec l'Assemblée, je me moque, mais je bafouille aussi, c'est qu'on n'a pas eu besoin d'attendre la fin de sa prise de parole pour obtenir les premières réactions.
Les députés ont hurlé ce qu'ils pensaient. - F.Bayrou: Nous sommes passés du monde de la force de la loi au monde de la loi de la force. - "C'est profond!" - F.Bayrou: Cet engagement n'a jamais été porté aussi haut dans notre histoire. - C'était le programme de Marine! - F.Bayrou: La France n'a jamais été aussi endettée. - La faute à qui? - B.Chameroy: La meilleure réaction reste celle du ministre de l'Aménagement du territoire sur le plateau de BFM. - Il rentre dans la négociation avec l'esprit d'un compromis, un peu comme N.Mandela. - B.Chameroy: F.Bayrou, le "Mandela palois", qui avait déclaré: "Ne me fais pas les poches." Ils ont plein de similitudes, mais je ne suis pas certain que N.Mandela se serait envoyé un magret de canard direct après son DPG.
Malgré son cure-dent, le magret était encore présent aujourd'hui. Il postillonne. Il est arrivé hier aux voeux de G.Larcher.
Le président du Sénat a fêté le Nouvel An au karaoké. Petite indiscrétion. Problème de micro. - G.Larcher: Malgré les corticoïdes vétérinaires, pardon pour ma voix.
En plus, c'est à moitié vrai, j'ai tapé dans mon stock. - B.Chameroy: Il n'est plus vétérinaire depuis 79.
Pas sûr de l'efficacité des médicaments, même avec une dose de cheval. - G.Larcher: On est allés en Nouvelle-Calédonie ensemble. - Y.Braun-Pivet: La question qui me taraude, c'est: que fera-t-on ensemble le 12 novembre 2025?
Il tousse. - B.Chameroy: En même temps, des antibios de 1979...
Retourné par cette histoire, il a lu tout son texte, y compris la ponctuation. - G.Larcher: Quel rôle la France peut-elle jouer, point d'interrogation? - B.Chameroy: LCI a invité des politiques et des Français à réagir à ce discours de F.Bayrou.
Et pour une fois, tout le monde était très respectueux. - Ne vous marchez pas les uns sur les autres. - Ne me coupez pas. - Permettez-moi de prendre la parole. - On avait conclu qu'on ne se coupait pas la parole.
Soyez gentil de le respecter. - Je termine juste. - B.Chameroy: Le respect régnait en plateau. - Avez-vous confiance en ceci?
Sous V.Giscard d'Estaing, les finances étaient tenues. - Non.
Le compteur de la dette est en train de tourner. C'est un peu angoissant. - Vous avez refait ça? - B.Chameroy: "Vous avez refait ça?
C'est nul!" Mais il a oublié qu'il était en direct à la télé. Les Dragibus c'est OK.
Le retour, j'étais à l'antenne. - 5,4, c'est juste en dessous de 5,5. - B.Chameroy: Bien vu.
Imitation du nez de M.Jackson. Politique toujours, O.Faure était l'invité d'A.de Malherbe. - C'est une autre aventure, le Vendée Globe. - O.Faure: La politique, c'est aussi savoir prendre des vents, savoir que quand le vent est de face, il faut tirer les bords et garder le cap. - B.Chameroy: En évitant de boire la tasse.
Le député a décidé qu'il n'en avait plus rien à foutre, sur ce plateau. - O.Faure: Nous avons fait une proposition que je ne peux pas dévoiler.
C'est frustrant pour tout le monde. - Y a-t-il le mot "suspension"? - O.Faure: Je ne vous répondrai pas d'une manière précise. - Ca ne sert à rien de venir, dans ce cas-là.
Quand vous voudrez reparler, vous reviendrez. Mais vous restez, évidemment. C.Dalin s'exprime. - B.Chameroy: "Lui, contrairement à d'autres!" Pour le Vendée Globe, la chaîne L'Equipe était sur le pont pour suivre l'arrivée victorieuse de C.Dalin dans le chenal des Sables-d'Olonne.
Ils ont même dépêché une journaliste. Ca aurait pu être un super coup, mais avec la foule et le bruit des vagues... - Le bateau est nickel, Charlie.
C'est incroyable. Propos inaudibles. - Incroyable. - B.Chameroy: Incroyable, comme quand t'es à côté de quelqu'un qui téléphone dans le train.
Ca énerve. - A.-E.Lemoine: On n'entend pas la réponse. - B.Chameroy: Il y a 2 écoles, dans ce genre de moment.
Elles cohabitent sur L'Equipe, pour dire "ta gueule" subtilement à un collègue. - Des Sables-d'Olonne qui fêtent C.Dalin, grand vainqueur. - "Le bonheur se savoure en silence." Alors, taisons-nous. - B.Chameroy: C'était dit subtilement.
France 3 était aussi sur le pont. - Vous êtes heureuse, ça fait longtemps que vous attendiez ça. - Je suis heureuse de passer sur France 3, surtout. - B.Chameroy: Pensée pour Virginie, qui s'est fait afficher par ses collègues. - C'est le moment préféré de Virginie.
Quand on sabre le champagne. - B.Chameroy: Virginie était en Dry January. - Si vous arrivez à vous frayer un chemin. - B.Chameroy: Une obsession qui a fini par gagner tout le plateau. - Une bonne douche, un bon lit et un repas.
C'était quoi, votre repas? - Un coup de rouge! - B.Chameroy: Que peuvent bien se dire 2 amis qui ne se sont pas vus depuis 65 jours? - Qu'est-ce que vous vous êtes dit? - Déjà, je lui ai dit bravo et il m'a dit merci.
Ca paraît con... - B.Chameroy: Oui.
A demain! - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup à tous les trois d'avoir accepté notre invitation.
Tournez-vous vers David pour saluer nos téléspectateurs.
François Bayrou