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interviewPublic Sénat· 26 mars 2025 3 min

Justice des mineurs : « Tout ne peut pas être réponse éducative », « il faut que la sanction tombe »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

durcissement de la justice des mineurs en prenant de telles mesures de durcissement, est-ce qu'on n'est pas en train d'oublier l'un des principes de nos Républiques euh et de notre justice des mineurs, c'est-à-dire les mesures éducatives ? Il ne faut pas les oublier, c'est un éténel débat et tout se situe dans l'équilibre entre éducation, prévention, accompagnement et puis aussi sanctions et répression. On peut quand même accepter l'idée qu'au cours de ces 30 40 dernières années à la fois la violence des mineurs s'est accru prévention on la et de l'éducation.

Aujourd'hui, la société bien nous demande aussi de la protection et la société face à des actes de violence inimaginable il y a quelques années attend aussi qu'on qu'on la protège. Donc bien sûr, moi je suis professeur avant tout et je crois aux vertus de l'éducation mais je sais aussi comme comme élu que j'ai le devoir de voter des textes qui permettent aussi à ce que la sanction tombe. Et vous savez, une sanction précoce lorsqu'elle est proportionnée, elle peut éviter demain un certain nombre de terribles.

Peut-être en ayant retardé le temps de sanction, on arrive à à des actes de plus en plus graves et ces actes de plus en plus graves nécessitent ensuite des sanctions de plus en plus lourdes. La société peut et le parlement fait pour ça aussi s'interroger sur l'équilibre. Peut-être avons-nous évolué dans un équilibre qui n'est plus en phase avec ce qu'attendant la société.

Vous depuis 30 ou 40 ans, on était dans un sens. Il faut peut-être aujourd'hui s'interroger. Est-ce qu'on est toujours en réponse à ce qu'attend la société ?

Et justement sur le temps de la sanction sur ce débat sur la comparion immédiate, est-ce qu'il faut euh sanctionner directement immédiatement euh les jeunes ou alors euh faire comme c'est prévu aujourd'hui dans la justice des mineurs, cette audience de culpabilité, donner du temps quelques mois de mesures éducatives et ensuite l'audience de sanction, c'estàd donner le temps de l'éducation. Oui, oui, c'est toujours aussi un éternel débat dans notre pays depuis très très longtemps. Euh la sanction, elle doit être aussi lorsqu'on est jeune assez lié à la faute commise.

Le temps passé peut-être pris aussi par des jeunes comme un temps finalement où ce qui a été commis n'était pas très grave puisqu'il n'y a pas de sanction. Donc, mettons-nous aussi un peu dans la tête de ces jeunes où la société leur dit "Bon ben finalement, on va réfléchir à ce que tu as fait." à ce moment-là, c'est peut-être aussi le une occasion de minorer l'acte.

Donc voilà, moi je suis prudent, je suis pas un juriste, j'assiste actuellement à des débats de haut niveau avec des juristes, avec des arguments qui sont nobles. Mais ce que je me dis avec force, c'est que nous sommes face à une jeunesse qui a des comportements de plus en plus violents. On a des actes qui aujourd'hui effraient la société et que tout ne peut pas être réponse éducative et qu'il y a des moments aussi où il faut que la sanction tombe. et nous l'assumons.

C'est un clivage qui nous oppose d'ailleurs à nos collègues de gauche, mais ce débat dans l'hémicycle est tout à fait noble. Dernière question sur les parents de ces auteurs, de ces jeunes auteurs de fait très grave et de violence. Est-ce qu'il faut sanctionner ses parents ou alors les accompagner socialement avec souvent des familles des familles monoparentales qui ont perdu le contrôle sur leurs jeunes ?

C'est un peu la même chose, c'est qu'ils sont équilibre. Bien sûr qu'il y a des familles en difficulté, mais on ne peut pas non plus exonérer les parents de leur responsabilité. Moi comme responsable de l'éducation dans ma famille politique, je crois beaucoup au contrat d'engagement des parents.

Je pense qu'on a aussi donner des droits aux parents dans notre société et qu'on leur a fini par le leur faire oublier qu'ils ont aussi des devoirs et des devoirs par rapport à leurs enfants. Merci beaucoup.

Justice des mineurs : « Tout ne peut pas être réponse éducative », « il faut que la sanction tombe » — Gabriel Attal · Pourquijevote