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Conférence de presseBFM TV (sur YouTube)· 23 juillet 2025 17 minFond programmatiqueDéfenseEurope & internationalÉconomie & entreprisesTransports

Défense européenne, droits de douane… La conférence de presse d'Emmanuel Macron, en intégralité

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 5 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Emmanuel MacronFait
    « nous allons préparer ce soir ensemble en matière de défense et de sécurité à un moment où nous réinvestissons. »
  • 0:30Emmanuel MacronFait
    « nous avons aussi des programmes communs qui sont importants sur nous pour nous qu'il s'agisse d'avion de combat ou de char du futur »
  • 1:00Emmanuel MacronFait
    « une Europe qui fonctionne mieux, plus vite et qui relance sa croissance »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On va écouter le président Macron qui vient d'arriver à Berlin au côté du chancelier. Vous retrouvez en ce mois de de juillet. Monsieur le Chancelier vient de le dire, c'est pour nous l'opportunité de nous coordonner sur beaucoup de dossiers internationaux européens et aussi le le travail bilatéral que nous avons souhaité bâtir ensemble sur la base de ce reset franco-allemand que nous avons conçu ces derniers mois ensemble et sur lequel nous nous engageons nos gouvernements.

Et c'est ce que ce travail que nous poursuivrons avec une visite bilatérale à la fin du mois d'août et un conseil des ministres franco-allemands et un conseil frco-allemand de défense et de sécurité qui se tiendra à Toulon à la fin du mois d'août. Au fond, l'agenda bilatérale, on le sait, est au combien nourri de de de questions structurantes et c'est ce que ce sur quoi nous allons revenir dans quelques semaines et que nous allons préparer ce soir ensemble en matière de défense et de sécurité à un moment où nous réinvestissons. Nous avons aussi des programmes communs qui sont importants sur nous pour nous qu'il s'agisse d'avion de combat ou de char du futur au moment où nous sommes en train d'investir aussi massivement dans l'intelligence artificielle dans les les technologies vertes et où la la convergence entre nos deux pays qui s'agisse de défense de sécurité qu'il s'agisse de transition énergétique qu'il s'agisse également d'intelligence artificielle et de quantique est absolument clé pour gagner en efficacité en taille critique en coopération et et nous portons cette cette volonté.

La même manière, nous voulons continuer d'impulser ce en quoi nous croyons très profondément l'un et l'autre dans l'agenda européen. Plus de compétitivité, plus de simplification, des mises en œuvre rapides, une capacité à pousser les réformes et les investissements dans tous ces domaines critiques, une Europe qui fonctionne mieux, plus vite et qui relance sa croissance, qui sait aussi régler ses grands défis en matière d'énergie ou en matière spatiale. Cet agenda est aussi structuré par l'actualité.

C'est pourquoi nous reviendrons sur les questions commerciales. Nous allons nous coordonner ce soir après les échanges des derniers jours. Nous avons été en contact permanent avec monsieur le chancelier, également avec notre collègue italienne, nos autres collègues européens et avec la présidente de la de la commission pour et bien suivre, impulser, coordonner notre réponse aujourd'hui à l'offensive tarifaire qui a été lancé avec une volonté que nous partageons, c'est de donner de la stabilité et d'avoir les tarifs les plus bas possibles mais également évidemment d'être respectés comme des partenaires que nous sommes qui avons toujours été des acteurs conformes aux règles du commerce international que nous nous étions donnés et auquel nous continuons de croire.

Et donc dans ce contexte là, les négociations sont en cours. Je vais pas ici revenir sur ces détails techniques, mais l'objectif est d'avoir une vraie convergence entre nous et avec évidemment la présidente de la de la Commission européenne pour avoir la finalisation euh la plus rapide et la meilleure possible de du sujet tarifaire. Enfin, nous reviendrons sur les sujets de de crise et de sécurité.

Évidemment, le soutien à l'Ukraine et la défense en Europe dans un contexte préoccupant. Mais je veux ici vraiment saluer la qualité du travail que nous avons su bâtir ensemble ces derniers mois et et le travail euh que nous avons ensemble, que nous effectuons aussi avec le premier ministre Kir Starmer et avec le premier ministre Donald Tusk et qui nous a conduit vraiment à structurer cette coalition des volontaires qui je crois été un élément clé pour tenir les Européens et même d'autres alliés ensemble et faire bouger les choses comme on l'a vu à la dernière réunion que nous avons tenu et nous reviendrons également évidemment sur ce qui se passe au proche et Moyen-Orient dans un contexte où euh nos deux pays ainsi que les Britanniques ont une responsabilité particulière dans le cadre du traité de non prolifération nucléaire GCPOE de l'Iran puisque comme vous savez la clause de snapback dans quelques semaines sera activable et nous avons donc des responsabilités à exercer pour réengager des débats qui permettront à cette région de vivre durablement en sécurité. Je ne serai pas plus long, mais vous voyez combien les sujets sont d'ampleur et combien l'amitié personnelle entre nous ou entre nos deux pays et notre volonté au fond de saisir ce moment pour aller de l'avant et accélérer nos agendas réciproques et européens est essentiel.

En tout cas, je remercie monsieur le chancelier monsien Fredrich du de cette invitation du temps prix et de la discussion que nous allons avoir. Fin and down Frédéric. Merci beaucoup.

Merci beaucoup mesdames et messieurs. Voilà le président français et le chancelier allemand qui se sont retrouvés donc à Berlin pour un dîner de travail avec au menu bien sûr les questions de défense, le conflit entre la Russie et l'Ukraine et aussi les négociations sur les droits de douine entre l'Europe et les États-Unis à une semaine de l'échéance. Thiry Arnaud.

Euh, visiblement, ils s'entendent bien les deux. Il se connaissent pas depuis très longtemps, mais il y a quand même entre le chancelier Mertz et Emmanuel Macron euh un courant qui passe bien. Oui, ça ça n'a pas été dit comme ça publiquement, mais il est clair que le départ de Lave Schol a été accueilli, sinon avec joie, au moins avec soulagement à Paris.

La relation entre Emmanuel Macron et le chanemand Laf Scholz n'était pas bonne. Il était perçu comme vraiment celui qui empêchait les sujets d'avancer, l'aide à l'Ukraine, les questions européennes mais mais pas seulement. Et l'arrivée de de Friedrich Schmerz qui est donc aux affaires depuis le 6 mai a été évidemment considéré comme une bonne nouvelle.

Vous savez qu'entre le moment où il a été élu et le moment où il a été il a pris ses fonctions de chancelier, plusieurs semaines se sont passées pour constituer sa coalition et son et son gouvernement. Mais même pendant cette période, il était déjà à l'œuvre. Son équipe était à l'œuvre pour travailler à ce rapprochement avec la France, avec les équipes d'Emmanuel Macron, avec les diplomat français et donc sur tous les sujets euh il y a eu véritablement rapprochement.

Est-ce qu'on est parfaitement aligné sur tous les sujets ? Non, on va y revenir. Mais pour autant effectivement le rapport est très bon.

Je rappelle au passage, il arrive le 6 mai à la chancellerie, le 10 mai, il est dans un train de nuit avec Emmanuel Macron, avec le premier ministre britannique et le le premier ministre polonais. Ils vont euh tous les quatre en Ukraine. C'était vraiment le signal de cette proximité qui était en train de se mettre en place et qu'il ne s'est pas démenti depuis.

Alors, on voit les images en direct d'un entretien euh entre les entre les deux responsables. Bertrand Galichet, bonsoir. Le sujet le plus chaud, ce sont ces fameux droits de douane puisque on a une semaine de l'échéance.

Rappel que Donald Trump a décrété des droits des droits de douanes à de 30 % sur toutes les importations en provenance de l'Union européenne à compté du 1er août. Donc l'idée c'est de négocier à la baisse et donc là il y a une alliance nécessaire entre la France et l'Allemagne pour obtenir le meilleur compromis avec les Américains. Alors officiellement le discours franco-allemand est le suivant.

C'est l'Union européenne qui négocie avec les États-Unis au nom des 27. Après, chacun naturellement a ses intérêts et chacun a aussi ses priorités. Les Français sont plutôt sur une ligne dure et sur des exigences de fermeté vis-à-vis des États-Unis.

L'Allemagne, c'est un peu différent parce que finalement Fred Schmerz, il a besoin de vendre que son industrie vende des Porsches, des Mercedes et vendent de la chimie aussi aux États-Unis. Donc euh il est prêt à des concessions, il est prêt il est plus souple, il est prêt à des négociations. De ce point de vue-là euh ils sont pas forcément complètement aligné.

Donc on va voir ce qui va ressortir de ces discussions ce soir. Mais pour l'instant, il y a quand même ça fait partie des sujets sur lesquels ils peuvent être d'accord et sur lesquels ils peuvent tomber d'accord mais sur lesquels ils sont pas encore tout à fait sur la même ligne. Alors il y a aussi des questions de défense et je me tourne vers vous Romaincarek.

On connaît les ambitions maintenant de l'Allemagne de se réarmer et de faire d'ailleurs de l'armée allemande conventionnelle la plus puissante d'Europe. Or là, ça va créer quand même des concurrences avec l'armée française. En réalité, la plupart des acteurs qui sont aujourd'hui en première ligne sont assez pragmatiques.

Ils sont conscients que le leadership en Europe, il doit être partagé. Alors, il y a plusieurs axes différents qui se dessignent. Il y a effectivement un axe franco-allemand qui est très tourné vers les questions industrielles.

Euh, il y a un axe euh France, Pologne, Allemagne, Royaume-Uni, on a vu effectivement en première ligne sur l'Ukraine qui vise à réunir les armées qui ont les les plus grosses capacités. Et puis il y a des coopérations aussi bilatérales intéressantes du Royaume-Uni avec la France depuis une dizaine d'années qui ont été renforcés pardon lors de la visite au Royaume-Uni dizaine de jours. Et les Britanniques ont signé le même type d'accord avec les Allemands la semaine dernière pour dire quoi qu'il arrive quelle que soit la situation si vous êtes attaqué on vient directement vous vous soutenir et on va chercher des moyens de développer des capacités communes capacités industriell capacité militaire.

Pourquoi ça se fait plus facilement au niveau bilatéral, trilatéral ? Parce qu'en fait, ce sont des sujets très complexes sur lesquels euh les concessions sont difficiles à obtenir et tous ces acteurs-là se rendent compte qu'à deux ou trois autour de la table, on avance plus vite qu'à 27 ou à 28. Mais sur ces questions-là, par exemple, il y a des questions très concrètes qui vont se poser très vite.

On se souvient qu'en 2022, il y avait quand même une mini crise entre Paris et Berlin parce que l'Allemagne avait choisi d'acheter des avions américains des F35 pour enfoncer son armée de l'air. Il va falloir en acheter en plus. Euh c'est une décision qui ne devrait pas tarder.

Alors il y a eu des rumeurs ces dernières semaines selon lesquelles l'Allemagne allait à nouveau acheter des F35 qui ont été démenti. On verra comment tout ça se se concrétise, mais en tout cas c'est un des exemples qui va montrer jusqu'où peut aller la la coopération industrielle et la confrontation entre les différents intérêts de l'Allemagne qui d'un côté veut jouer le jeu de l'industrie européenne mais de l'autre comme le disait Bertrand a aussi des intérêts économiques très importants dans sa relation avec les États-Unis. La la question des des avions, elle est particulièrement stratégique parce que si les Allemands achètent des avions américains, c'est parce qu'il y a des bombes nucléaires américaines en Allemagne et que ça, bah on peut pas les installer sur des avions qui ne sont pas américains.

Et au-delà de du débat d'acheter américain ou européen, la question c'est quel type d'avion pour porter quelles armes ? Et c'est là où il y a des des sujets majeurs de cette discussion entre Paris et Berlin. Ça va être comment on rediscute des questions de dissuasion au niveau européen, quelle garantie les Français apportent aux Allemands, quelle place les Allemands peuvent prendre dans la dans la discussion et s'ils arrivaient à trouver une vraie position commune comme ça a été fait entre le Royaume-Uni et la France, bah peut-être que là ce serait plus facile de convaincre les Allemands d'acheter du français.

Je vais revenir sur les droits de douane parce que euh le chancelier AM vient de dire que euh il y a des négociations en cours et que des décisions euh sont en cours entre l'Union européenne et et les Américains. Rappelons que la date butoire, c'est le 1er août, donc c'est c'est la semaine prochaine. Euh est-ce qu'on peut imaginer un bon accord ?

On sait que président américain s'est félicité d'en avoir trouvé un avec les les Japonais. Oui. À 15 % d'ailleurs, c'est le chiffre qui circule aussi pour les Européens.

Voà. Donc voilà, on va passer de 30 à 15 % et ça sera un bon deal. C'est c'est c'est un mauvais deal parce que évidemment c'est une augmentation.

Est-ce que c'est un deal gagnant gagnant ? C'est quelle production en tireront profit de notre côté ? Des production sur lesquelles cette augmentation sera indolore parce qu'elle s'adresse à un marché qui peut encaisser cette inflation et quelles sont les productions qui seront punies parce qu'avec 15 % de plus en arrivant sur le marché américain, elles seront balayées par une concurrence qui elle arrivera moins cher.

Donc chacun va voir un peu midi à sa porte. C'est aussi un moment d'étape parce qu'on sait que les négociations elles sont perpétuelles surtout avec Trump qu'il peut reculer, avancer, être plus dur. Il va rentrer lui dans quelques mois dans une phase électorale où l'impact de ces inflations différentielles causé par sa politique de droite de douane vis-à-vis des pays étrangers va se retrouver en termes électoraux.

Qui sera mécontent de ces droits de douanes dans l'électorat amérique ? D'accord. Mais dans la négociation, lui il est tout seul donc il est en position de force.

Nous, on est à 27 avec des intérêts, on vient le dire divergents. On vend pas tous ces mêmes produits, on nachète pas tous ces mêmes produits aux Américains. Et ça, j'imagine que dans la négociation, ça nous met pas forcément en position de force.

Non, parce que naturellement Trump et depuis le début d'ailleurs, il joue sur les divisions, sur ce que vous évoquiez, c'est-à-dire le fait que chacun au fond a des produits qu'il tient absolument à vendre aux États-Unis parce que c'est vital pour son économie et donc c'est compliqué d'arriver à une position commune. Est-ce que l'Union européenne de Madame Funder Leon va arriver à lisser tout ça et à faire une proposition de groupe ? C'est pas complètement certain.

Et on sent quand même dans les conversations entre Macron et Mertz qu'il y a un peu de de tiraillement non seulement entre eux sur leurs priorités respectives mais aussi sur le rôle que joue madame Funder Leon dans cette négociation. Mais personne n'a trahi pour l'instant parmi les 27. Personne n'a fait cavalier les seuls en disant "Moi, j'ai signé avec les Américains, je me moque des Européens." On soupçonnait Mélonie, elle ne l'a pas fait.

Ça c'est pour l'instant. Mais madame Benan euh elle est elle a été nommée enfin par euh par des responsables politiques. Donc euh quel est son mandat précis ?

Euh elle est censée faire plaisir à tout le monde ou est-ce qu'elle peut pencher d'un côté ou d'un autre ? Elle essaie de euh finalement trouver une position commune hein, de trouver un moyen terme, mais est-ce que c'est vraiment possible compte tenu justement des des différents stress sensibles entre les 27 sur les priorités économiques ? C'est pas du tout certain.

Je pense qu'il y aura effectivement des perdants et des gagnants à la fin de à la fin du jour comme disent les Américains. C'est-à-dire que il y aura par exemple pour la première économie qui est l'économie européenne qui est l'économie allemande, il y aura probablement quelques sacrifices à faire sur des points importants de leur industrie. Lesquels ?

Parce que l'industrie automobile allemande va pas très bien par exemple. Bah là-dessus, je pense qu'ils vont ils vont batailler hein. Ils vont pas ils vont pas se laisser faire parce que c'est vital pour eux.

B nous qu'est-ce qu'on a à défendre véritablement en France ? Bah, on a comme on sait l'agroalimentaire, voilà, tous les produits qui sont liés à notre agriculture et c'est aussi pour ça que la France et l'Allemagne sont pas d'accord par exemple sur le Mercosour. H Tirry Arnaud, on on a coutume de dire que ce ce couple franco-allemand, il est vital pour que l'Europe fonctionne bien.

C'est sûr queon a connu meilleure entente, hein. On se souvient de ces couples franco-allemands qui fonctionnaient très très bien, du temps de Mitteran, de Giscard, de Gaulle ou même de Chirak avec Schroder. Pourquoi ça c'est plus le cas aujourd'hui ?

Euh euh parce queil y a eu des parce queil y a eu des des intérêts divergents euh des coalitions fragiles du côté allemand comme du côté euh euh français. Euh des intérêts euh nationaux qui ont pris le pas sur euh sur sur euh sur sur la coopération et parce que il y avait aussi euh singulièrement une des visions divergente et une méentente personnelle. s'agissant du couple euh Scholz Macron.

Et c'est la raison pour laquelle ressurgit un petit peu l'espoir effectivement de la capacité euh d'un moteur franco-allemand à à redémarrer à l'occasion de l'arrivée de Friedrich Mertz à la Chancé. Merkel Sarkozy, Merkel Hollande, c'était pas brillant. Merci, ça fonctionnait pas.

Voilà. Il y a un autre point qui m'inquiète maintenant et là c'est Mertz le responsable, c'est que les Allemands vont lancer un grand emprunt, vont se mettre sur les marchés, cet empreint va être séducteur, séduisant pour financer notamment la relance d'une défense, le réarmement 100 milliards d'euros le réarmement de la mais les liquidités mondiales vont aller vers l'emprunt allemand. C'est peut-être des liquidités qui ne viendront pas vers la France et ça peut faire monter les taux d'intérêt, c'est-à-dire la France va emprunter plus cher parce que l'emprunt allemand va éponger une partie des Mais justement, est-ce que l'armée allemande pourrait être plus forte que l'armée française à terme ?

Non. Non. Al en fait c'est c'est on peut pas comparer des choses comme ça.

Euh il y a pas un moment on va mettre sur un ring les 2500 bons hommes de chaque côté et leur dire battez-vous. Chacun des deux pays a des vraies forces. La grande force de l'armée française, c'est d'avoir une expérience opérationnelle très conséquente qui commence déjà un petit peu à dater, hein.

Le départ de du Sahel, il date maintenant d'il y a quelques années et en fait, il y a très rapidement des générations qui vont être moins expérimentées au feu. Donc ce savoir-faire, il peut très rapidement être perdu. La grosse force de l'Allemagne, c'est une économie forte et cette économie forte, elle leur permet aujourd'hui de faire des efforts, notamment en terme de capacité à s'endetter que la France va avoir du mal à faire.

Et aujourd'hui, la France qui est très fière d'avoir cette cead militaire, notamment en terme d'expérience, ben elle risque très vite de se faire distancer par des pays qui eux ont la capacité à faire une vraie accélération maintenant et pas dans 5 ou 10 ans. C'est ça notre faiblesse. C'est c'est la grande c'est l'état de nos finances.

Oui, c'est la grande différence. La dette allemande, c'est 63 % du PIB. La France, comme vous le savez, c'est quasiment le double.

Donc l'Allemagne est riche, elle a une croissance qui pour l'instant est faible mais qui va s'améliorer. Les prévisions de la Bundesbank disent que ça va grimper. dès 2026-2027 après des années de récession, mais elle a je dirais un pactol parce que justement elle est très peu endettée et donc elle peut emprunter, elle peut dépenser notamment pour se réarmer.

Elle a effectivement un manque qui est le savoir-faire parce que la Bundes vert elle est vraiment pas opérationnelle, il faut tout reconstruire. Voilà, la France est riche aussi. Il y a l'épargne des Français, un grand national auprès des Français. prêtez votre argent pour un effort de défense, de rattrapage budgétaire.