Sénégal, Côte d’Ivoire : vrai faux départ de l’armée française ?
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Questions et réponses
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- 2:34OuverteRéponse directe
Alors, attardons-nous d'abord sur la forme de ces annonces. Le temps n'est absolument pas le même.
- 7:39OuverteRéponse directe
Alors, il y a deux dynamiques parallèles, effectivement. D'un côté, Emmanuel Macron a lancé une sorte de réforme d'ajustement de politique néocoloniale.
- 11:22RelanceRéponse directe
Alors oui, mais justement, j'aimerais bien qu'on entende dans les détails. Parce que, à titre personnel, je ne pense pas qu'il s'agit de la même chose à Dakar et à Abidjan.
- 23:47OuverteRéponse directe
Est-ce qu'au fond d'une certaine manière, même pour lui, en période électorale, il fallait mieux montrer qu'on prend des distances avec l'ancienne puissance coloniale quand on est en 2025 ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:02InvitéFait
« C'est dans ce cadre que nous avons décidé du retrait concerté et organisé des forces françaises en Côte d'Ivoire. »
- 1:12InvitéFait
« Ainsi, le camp du 43e Bima, le bataillon d'infanterie de marine de Portboué, sera rétrocédé aux forces armées de Côte d'Ivoire dès ce mois de janvier 2025. »
- 2:26InvitéPromesse
« D'ores et déjà, j'ai instruit le ministre des Forces armées de proposer une nouvelle doctrine de coopération en matière de défense et de sécurité, impliquant entre autres conséquences la fin de toutes les présences militaires des pays étrangers au Sénégal dès 2025. »
- 6:45InvitéFait
« C'est ce qui, véritablement, après les années, après les indépendances, au début des années 60, les accords de défense que les pays africains ont signés avec la France, c'est là le vrai point. »
- 22:56InvitéFait
« Moi, je pense qu'il ne faudra pas voir les choses de façon... Avec, dans des ruptures brutales, dans des ruptures brutales et violentes, mais voir les choses de façon progressive, certainement pour éviter un certain nombre de choses. »
Temps de parole
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Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Décrypter l'Afrique, le panel, votre rendez-vous hebdomadaire pour analyser et débattre de l'actualité africaine. Une émission coproduite par le Média et Vox Africa, diffusée chaque dimanche à 16h GMT, soit 17h à Paris, en heures d'hiver. Décrypter l'Afrique, c'est également une chaîne YouTube à part à laquelle vous pouvez vous abonner en tapant Décrypter l'Afrique dans votre barre de recherche. 2025, année de la fin de la présence militaire française dans la quasi-totalité des ex-colonies africaines. En tout cas, le sujet a été à l'ordre du jour lors des discours de fin d'année de l'Ivoirien Alassane Ouattara et du Sénégalais Bassirou Diomaïfaye.
Chacun à sa manière, ces deux présidents très différents ont annoncé qu'il y aurait du mouvement. Arrivé au pouvoir grâce à l'intervention militaire de la France, Alassane Ouattara a évoqué une initiative concertée et organisée. On l'écoute.
Nous pouvons être fiers de notre armée, dont la modernisation est désormais effective. C'est dans ce cadre que nous avons décidé du retrait concerté et organisé des forces françaises en Côte d'Ivoire. Ainsi, le camp du 43e Bima, le bataillon d'infanterie de marine de Portboué, sera rétrocédé aux forces armées de Côte d'Ivoire dès ce mois de janvier 2025. Pour marquer cette nouvelle étape de la vie de notre armée, j'ai décidé de baptiser ce camp du nom du général Ouattara Thomas d'Aquin, militaire au parcours exceptionnel et tout premier chef d'état-major de l'armée ivoirienne.
Bacirou Diomaïfaï avait déjà plus ou moins annoncé la couleur à l'occasion des 80 ans du massacre des tirailleurs sénégalais par leur supérieur militaire français à Thiaroy. Mais là, il a clarifié assez sèchement ses intentions.
Tous les amis du Sénégal seront traités comme des partenaires stratégiques dans le cadre d'une coopération ouverte, diversifiée et décomplexée. D'ores et déjà, j'ai instruit le ministre des Forces armées de proposer une nouvelle doctrine de coopération en matière de défense et de sécurité, impliquant entre autres conséquences la fin de toutes les présences militaires des pays étrangers au Sénégal dès 2025.
Alors, attardons-nous d'abord sur la forme de ces annonces. Le temps n'est absolument pas le même. Fabrice ?
Oui, on voit quand même qu'il y a un changement clair dans la façon d'appréhender ce partenariat avec la France qui était déjà un peu rejetée par de nombreux pays. La pratique même d'avoir encore des bases françaises sur les territoires, sur des territoires de pays souverains et indépendants était quand même assez anachronique. C'est un héritage du lendemain des indépendances de l'après 1960 où la France a voulu conserver une mainmise sur ses anciennes colonies et aussi protéger évidemment ses intérêts. Aujourd'hui, il n'y avait plus tout à fait de justification d'avoir encore ses bases. C'est la suite logique d'un rejet qui s'était déjà fait sentir dans d'autres pays.
Maintenant, sur la forme et sur le fond, c'était quand même un peu surprenant venant de la Côte d'Ivoire, venant d'Alassane Ouattara. Parce que si on se souvient bien quand Jean-Marie Bockel, au début de l'année dernière, est arrivé...
Envoyé spécial d'Emmanuel Macron.
Envoyé spécial d'Emmanuel Macron qui est arrivé en Côte d'Ivoire pour parler du remodélage de la présence militaire française en Afrique. Il y avait certes une stratégie de réduction, mais la partie ivoirienne ne montrait pas non plus une contestation absolument virulente de la présence militaire française. Donc, je pense...
Mais là, dans le fond du propos, enfin dans la forme du propos, Alassane Ouattara ne parle pas comme Bastion du Maïfaï, Fabrice.
C'est-à-dire qu'on voit bien qu'il n'y a pas la même hostilité, entre guillemets. On sent bien que du côté sénégalais, il y a des convictions d'anti-impérialisme qui sont mises en avant et que du côté ivoirien, c'est juste le désir de changer les relations. En fait, c'est dans la suite de ce qui a été fait depuis quelques mois, de ce qui était communiqué par les autorités françaises. Souvenez-vous, cet épisode très important de la création du commandement pour l'Afrique, placé sous le commandement du général Yanni, Pascal Yanni.
Pour moi, c'était déjà un véritable tournant du désir français, déjà, parce qu'il ne faut pas sous-estimer cela, du désir français de vouloir transformer un peu sur le modèle de ce que font les États-Unis avec Africom, de transformer le partenariat avec l'Afrique et de mettre l'accent sur le renseignement, sur la guerre informationnelle qui peut y avoir dans certains pays et les rivalités avec des pays comme la Russie et la Chine. Je pense qu'il y avait déjà un tournant et que Alassane Ouattara s'inscrit presque dans le tournant officiel français de ce remodélage. Jean-Paul, ce n'est pas du tout la même tonalité.
Non, ce n'est pas la même tonalité, parce que Diomaïfaï, c'est un principe, je dirais, idéologique de conviction. Ça que les amène au pouvoir. Voilà, c'est le terreau sur lequel ils ont été élus. Et puis, Diomaïfaï perçoit la présence française comme une sorte de présence de l'ancien colon, donc il fallait s'en débarrasser du point de vue symbolique, pour ma part.
Diomaïfaï qui est né en 1980, je crois, tandis qu'Alassane Ouattara est né en 1940.
Et comme Fabrice vient de le dire, la Côte d'Ivoire et Alassane Ouattara s'inscrivent dans un courant auquel la France a pensé, parce qu'aujourd'hui, ça devenait, je dirais, nauséeux, la présence de l'armée française dans ses anciennes colonies. Il fallait d'une certaine façon partir. Et puis, le vrai point n'est pas là, parce qu'aujourd'hui, certaines personnes n'applaudissent le débat des troupes françaises de certains territoires africains. Mais le vrai point, c'est les accords de défense militaire. C'est ce qui, véritablement, après les années, après les indépendances, au début des années 60, les accords de défense que les pays africains ont signés avec la France, c'est là le vrai point.
On peut faire partie des militaires français des territoires africains, mais tant que ces accords signés au début des interprétenances existent encore, tant que cela n'est pas révisité exactement, comme aujourd'hui, ça a été au Tchad, ils y ont mis un thème carrément, on peut faire partie des militaires français du Sénégal ou de la Côte d'Ivoire, mais vous savez, aujourd'hui, avec les nouvelles technologies, on peut être à Bangkok et puis intervenir à l'autre bout de l'Afrique. C'est rien du tout ça.
Pour moi, je ne néglige pas ce départ de l'armée française, mais franchement, je n'ai pas envie de m'extasier devant cela, parce qu'en réalité, le vrai point, c'est les accords de défense militaire signés entre la France et ses anciennes colonies qu'il faudra revisiter.
Wilfried, attachons-nous d'abord à la forme des deux annonces de fin d'année, une faite à Dakar et l'autre à Abidjan.
Oui, après, je ne vois pas du tout, sincèrement, je ne vois pas de discordance au niveau de la forme. Je pense plutôt qu'on est dans la même mécanique de la roublardise, que ce soit du côté du Sénégal ou de la Côte d'Ivoire. Oui, s'approprier une décision qui, en fait, a été prise en amont par la France, c'est comme si votre épouse décidait le 1er janvier de divorcer de vous, et le lendemain, vous faites une annonce comme quoi j'ai décidé de me séparer de mon épouse. Non, l'annonce vient, la mécanique vient de la France. Depuis avant même Jean-Marie Bockel, on a le général Didier Castre qui avait déjà fait entendre qu'on va remodeler, en fait, le paysage militaire français et en Afrique.
On va rendre les contingents moins visibles, on va faire disparaître un peu les treillis, mais à aucun moment il n'est question de démanteler la présence militaire ou la présence stratégique de la France en Afrique. Je me souviens des propos d'Ousmane Sonko il y a quelques mois, le 18 mai, je pense, lors de la visite de Jean-Luc Mélenchon à l'université Cheikh Antedioub de Dakar, où Ousmane Sonko avait évoqué cette problématique des bases militaires en disant que la souveraineté à laquelle aspire le Sénégal n'est pas compatible avec une présence durable des bases militaires étrangères.
Bon, il avait davantage émis un souhait, comme s'il oubliait qu'il était en fait le chef du gouvernement, le vice-prince du Sénégal, et que c'était entre ses mains le pouvoir de dire on ne veut plus que vous soyez là, allez-vous en...
Mbassirou Diomaïfal en a parlé il y a quelques mois et il a clarifié.
Oui, une question... Enfin, c'est la problématique qu'on a avec le Sénégal, une forte duplicité où rien n'est jamais clair. Ce jour-là, Ousmane Sonko avait précisé qu'il parle en tant que leader du PASTEF et non qu'en tant que chef du gouvernement. On ne comprend pas trop l'opportunité de refouler sa position de Premier ministre quand on évoque une problématique aussi sérieuse que les bases militaires. Et à la fin, il avait dit que cela ne remet pas en cause cela ne remet pas en cause du tout les accords de défense. Et là, je vous rejoins totalement. C'est-à-dire, on dit, je souhaite que les bases militaires s'en aillent au lieu de dire en tant que chef, allez-vous-en.
Et à la fin, on dit non, ça ne remet pas en cause les accords de défense. Donc on n'a jamais été dans une logique de rupture. En fait, on s'approprie quelque chose parce que c'est un arrangement qui... Enfin, c'est une convention qui arrange les deux parties. La France se...
Mais quand le PASTEF commençait à parler de ça, c'est-à-dire à plusieurs années, on n'était pas dans cette considération.
Oui, il y a ce qu'ils ont dit en tant qu'opposants, en tant que personnes qui convoitaient la magistrature suprême. Il y a maintenant les agissements une fois aux fonctions. Et c'est pour ça que l'analogie avec le Tchad, elle est très bonne. Parce que le Tchad, lui, il dit... Mama Déby, il dit... Je mets fin aux accords militaires. Et évidemment, cette partie-là a surpris la France parce qu'elle ne s'y attendait pas.
Elle s'attendait à ce que le Tchad s'arrime à la logistique dictée par Paris, c'est-à-dire remodélage, restructuration de l'appareil militaire, et non à ce qu'elle soit expulsée avec révocation définitive des accords militaires en inscrivant d'ailleurs une date butoir, qui est le 31 janvier de cette année. On voit que du côté du Sénégal, ce n'est pas du tout la même chose. Si on du Maïfaye dit dès 2025, c'est vague. Ouattara dit de son côté, c'est une décision concertée. Et d'ailleurs, il ne dit pas, les bases militaires françaises s'en vont.
Il dit, le commandement de Port-Boué, le commandement du 43e Bima, revient désormais aux Ivoiriens, ce qui signifie que les troupes françaises peuvent bien continuer, enfin, peuvent bien rester présentes, peut-être moins visibles, mais en tout cas présentes, toujours. Et c'est simplement les Ivoiriens qui reprennent le bâton du commandement.
Alors oui, mais justement, j'aimerais bien qu'on entende dans les détails. Parce que, à titre personnel, je ne pense pas qu'il s'agit de la même chose à Dakar et à Bidjan. Dans le fond, on n'assiste peut-être pas au même phénomène. Alors, il y a deux dynamiques parallèles, effectivement. D'un côté, Emmanuel Macron a lancé une sorte de réforme d'ajustement de politique néocoloniale. En fait, depuis 1945, la France a été très rapide et très prompte à ajuster sa politique, ce qui a permis à sa colonialité de perdurer par rapport à celle de l'Angleterre, de la Belgique ou du Portugal. Donc, cet ajustement de politique néocoloniale a été incarné par l'ancien ministre Jean-Marie Bockel.
Dans ce cadre, il avait déjà engagé des discussions avec le pouvoir ivoirien, mais pas avec le pouvoir sénégalais, qui avait dit attendre les législatives avant de parler, puisque de toute façon, il ne pouvait pas légiférer jusqu'aux législatives où ils sont devenus majoritaires à l'Assemblée nationale. Donc, de l'autre côté, il y a une volonté de rupture qui est clôt. À Bijan, effectivement, tu l'as dit, l'annonce de la rétrocession du 43e Bima et son nouveau nom de baptême avaient déjà été annoncés, en réalité, par la presse locale, qui avait eu connaissance d'un document programme du ministère de la Défense ivoirien.
Une source française a annoncé au quotidien Le Monde qu'il restera en permanence une centaine d'éléments français en Côte d'Ivoire et que du renfort pourra arriver en fonction des besoins du partenaire africain. On a évoqué également, cet article a évoqué également des soldats américains qui pourraient séjourner au camp Thomas d'Aquin, Thomas d'Aquin-Ouattara, qui ne s'appelle plus 43e Bima. Et donc, d'un côté, on peut parler du Tchad, où en fait, il y a eu révocation sèche, du Sénégal, où il n'y a pas eu les discussions, de la Côte d'Ivoire, où les discussions étaient amorcées et où, finalement, la décision est une décision conjointe. Au Sénégal, ça a été un peu plus heurté, quand même.
Ce n'est pas pareil.
Je ne dirais pas. Pour moi, c'est exactement pareil. C'est ça, la mécanique de la duplicité ou de la roubleur. Il faut savoir que le premier voyage d'Odiomay-Faï, c'était il y a pareil. Je crois d'ailleurs qu'il effectue un autre. Le premier voyage international, c'était il y a pareil. Rien ne dit que ces discussions-là d'employer à ce moment-là, vu que la France avait déjà de toute façon prévu de réaménager son dispositif, je pense, et j'en suis convaincu à 100% que, quand bien même Macky Sall serait resté au pouvoir aujourd'hui, il aurait fait la même annonce ce 31 décembre, en donnant cette image-là de souverainiste de pan-africain qui voit les choses autrement.
Le Sénégal, qui nous a vendu une logique de rupture, a attendu que le rapport le 25 novembre de ce mois soit remis à Emmanuel Macron par Jean-Marie Bockel pour nous annoncer que, oui, je mets fin aux bases militaires. Il aurait été intéressant que ce soit l'une des premières réformes qu'il met sur pied. L'excuse de l'Assemblée nationale n'est pas pertinente, parce qu'en tant que chef de l'exécutif, il y a des prérogatives qui relèvent de la souveraineté du président de la République, c'est-à-dire débarrasser son pays d'une présence étrangère qui va à l'encontre de sa souveraineté.
Parce qu'imaginons que l'Assemblée nationale dit que les bases militaires doivent demeurer sur place, ça veut dire j'ai vendu un projet de souveraineté, mais finalement...
Mais les accords bilatéraux sont ratifiés par l'Assemblée nationale.
D'où la nécessité de rompre... Enfin, quand on veut la souveraineté, on peut décider, on se réveille un matin... Il n'avait pas la majorité à l'Assemblée nationale. Oui, il n'avait pas la majorité à l'Assemblée nationale, mais je maintiens que quand on veut se débarrasser des bases militaires étrangères, on peut en toute souveraineté dire au pays... Parce qu'il n'y a pas eu de légitimation de l'Assemblée nationale. On n'a pas fait un référendum auprès du peuple sénégalais lorsque les bases militaires à l'époque coloniale se sont installées sur notre territoire.
Oui, mais ces bases militaires se sont installées avant l'indépendance, donc il n'y avait pas d'institution locale.
Et à partir du moment où on devient indépendant, justement, il faut consolider cette indépendance-là en disant à partir de maintenant, on est souverain. Sinon, c'est ça le...
Oui, mais on ne peut le faire que dans le cadre de l'état de droit,
c'est-à-dire des institutions. Ce n'est pas un état de non-droit que de réclamer sa souveraineté. Sinon, enfin, je veux dire, les pays qui ont dit aux présences étrangères, la France s'est débarrassée des... Enfin, n'a pas voulu de la présence américaine. L'Allemagne, la gauche, bon, on ne va pas dire l'Allemagne, le SPD ou la CDU, mais la gauche réclame, à corps y a cri, à chaque occasion, le départ des Américains, notamment de la base de Rammstein. Quand on revendit qu'une politique de rupture avec le régime précédent, on ne peut pas défendre qu'on applique la même mécanique que le régime précédent, c'est-à-dire le compromis, la docilité.
Or, on a parlé de rupture systémique, c'est-à-dire engager un nouveau système, engager une nouvelle approche, ne pas prier les bases militaires de s'en aller, leur ordonner de s'en aller. Sinon, ça ne paraît pas très crédible du moment où cela intervient, après l'annonce de la France de partir. Il faut savoir que... La France a annoncé qu'elle partait ? Enfin, elle a annoncé sur la forme. Oui, il partait, entre guillemets. C'est-à-dire, elle a dit qu'elle va se redéployer. Cela est justement vendu aujourd'hui comme un retrait. Et si on dit qu'il y a... Non, un remodelage, pas un remodelage. Non, cela est vendu... Du côté français, il ne parle pas tout à fait de retrait.
Oui, oui, mais auprès de l'opinion africaine, pour finir, il y a beaucoup d'une partie de la population africaine qui se réjouit en disant que oui, c'est une bonne chose, parce qu'on en avait marre, il fallait que les Français s'en aillent, parce que leur présence n'était pas justifiée. Or, justement, il ne s'agit pas du tout d'un départ. Et c'est ce prisme-là que je défends. C'est là qu'il faut souligner qu'à aucun moment, ni de la part de la Côte d'Ivoire ou du Sénégal, il ne faut espérer un départ des forces françaises. Elles sont juste configurées d'une autre manière, avec moins de visibilité. Il y a un peu comme F5 sur la touche de votre clavier pour diminuer la luminosité.
Mais si on veut une véritable rupture systémique, ce n'est pas comme ça qu'il faut procéder. Il faut rompre les accords de défense et ne pas se faire prier pour.
Alors, tout de même, je vais donner la parole, Fabrice, mais Jean-Marie Bockel s'était avancé un peu trop, manifestement, en disant que ni à Djamena, ni à Abidjan, ni à Libreville, ses interlocuteurs n'avaient souhaité un retrait français. C'était sur France 24. On l'écoute.
Dans aucun des trois pays en attendant le Sénégal, les chefs d'État nous ont demandé de fermer de base française. Il n'y aura pas de fermeture de base française. On est bien d'accord. En tout cas, c'est l'état d'esprit de nos partenaires. Et plusieurs d'entre eux nous ont dit, on a bien compris le message. Ce qui compte, ce n'est pas demain le nombre de soldats que constitueront, qui seront dans ce dispositif socle. Il y aura les personnels nécessaires pour que ça fonctionne. Ce qui compte, pour nous, disent-ils, c'est la qualité du partenariat que nous allons bâtir ensemble pour le monde qui vient.
Donc Fabrice, justement, on a l'impression, en tout cas moi, j'ai l'impression que la France s'adapte, mais que la volonté, en fait, de faire partir les bases militaires ne vient pas de Paris.
Mais je pense aussi, en fait, je suis totalement, enfin, pas totalement, mais je suis d'accord sur le fond de ce que nous dit Wilfried, c'est qu'il faut tordre le bras, en fait, à la France pour réclamer, enfin, réclamer, exiger le retrait des forces françaises. Mais ça doit se faire, effectivement, dans le respect d'un certain état de droit.
La réalité, c'est que, si ou du maïfail n'ayant pas la majorité, je le redis, n'ayant pas la majorité à l'Assemblée nationale, jusqu'à un certain, jusqu'à peu, il y a peu, il y a quelques semaines, il fallait attendre quand même d'avoir des élections législatives pour qu'il puisse, justement, s'il veut aujourd'hui contester les accords de défense, faire passer la chose devant le Parlement sénégalais. Je pense qu'il ne faut pas non plus qu'on tombe dans cette espèce d'attente de vouloir absolument que les dirigeants, dès qu'ils sont arrivés, frappent direct du point sur la table. Ou faire des procès d'intention. Ou faire des procès d'intention.
Ils n'ont pas à prouver de manière totalement radicale qu'ils vont le faire. Mais on voit quand même qu'il y a une pensée, il y a une idéologie qui est quand même plutôt anti-impérialiste, plutôt anti-colonialiste. Dans le discours. Dans le discours, on verra les faits. On verra comment ça...
En plus, c'est une démarche qui a été validée électoralement. Et c'est ça qui est la particularité du Sénégal par rapport au Tchad ou par rapport aux pays de l'AES. Par rapport à la Côte d'Ivoire, notamment. Ou à la Côte d'Ivoire, oui. Alassane Ouattara n'a pas été élu par les Ivoiriens pour mettre fin à la présidence militaire française. Mais Laurent Babou a été renversé par la France pour les raisons inverses. Donc bon, c'est pas pareil.
Mais juste pour terminer, je suis d'accord qu'il faut être méfiant et qu'il faut être exigeant dans ce qu'on veut. Parce que si on se reporte à ce qui a été fait par le passé, dans les années 90, au lendemain de l'époque un peu des parbousses, la France avait déjà promis une nouvelle doctrine qui devait être basée sur... Doctrine Recamp. Recamp, exactement. Le dispositif Recamp qui devait être basé sur le respect du droit international, des dispositions... Le retrait progressif. De l'ONU, notamment.
Mais ça ne l'a pas empêché, justement, en fait, d'utiliser des résolutions de l'ONU comme dans le cas de la Côte d'Ivoire, en l'occurrence, avec la force licorne, pour, justement, imposer des décisions impérialistes et colonialistes. Donc, je pense qu'il faut être extrêmement méfiant, mais qu'il ne faut pas, juste parce qu'on n'est encore qu'à l'étape d'intention, de retrait, dire qu'il y a une hypocrisie et que peut-être le Sénégal ne serait pas capable de frapper vraiment du poing sur la table. En tout cas,
le PASTEF a désormais... Ça fait quelques semaines, en réalité, que le PASTEF est élu. Il a désormais tout le pouvoir et on pourra juger le maçon pied du mur. Jean-Paul.
Oui, justement. Suis la question de N'Djaména. Moi, je pense que la France a été surprise par la décision de Mahmoud. Oui, vous êtes d'accord là-dessus. de Mahmoud. Parce que la question est claire. La France décide de réduire ses personnels militaires dans ses anciennes colonies. Ça, c'est clair. Ils le disent là où ils sont présents et ils engagent le processus de retrait. Mais ce qui se passe au Tchad, c'est que Mahmoud subit une attaque de Boko Haram. Et Mahmoud active un élément active l'accord de défense militaire. La France ne réagit pas. Et ça, ça met Mahmoud qui a été en fait mis au pouvoir par la France. Voilà.
Et vu sa nouvelle proximité avec Moscou, du coup, voilà, ils prennent une décision et ils iront unilatéralement. C'est une rupture unilatérale que la France, d'une certaine manière, est obligée d'accepter, d'endosser. Et c'est ce qui se passe au Tchad. En Côte d'Ivoire et au Sénégal, ils sont dans une autre démarche qu'il faudra. Moi, je ne suis pas dans... Je ne rapporterai pas la chose de la même façon que Wifrig. voire la duplicité ou la rouble à 10. Mais voire plutôt... C'est vrai, il y a le discours qu'ils ont utilisé pour arriver au pouvoir. Mais il y a aussi la gestion du pouvoir où il faut avoir une certaine méthode.
Donc, il y a le discours, il y a la méthode, il y a le discours de la méthode. Moi, je pense que dans la méthode, il faut voir les choses dans une logique de step by step, à long, étape par étape. Pour l'instant, on évacue les militaires français de notre territoire et c'est tellement après, avec la majorité, ils introduiront peut-être une loi pour dénoncer les accords des défenses militaires entre la France et le... Mais là, il faut aussi une loi de politique de programmation militaire. Programmation militaire. Moi, je pense qu'il ne faudra pas voir les choses de façon...
Avec, dans des ruptures brutales, dans des ruptures brutales et violentes, mais voir les choses de façon progressive, certainement pour éviter un certain nombre de choses. Et puis, et puis, plus, je dirais, plus calmement, Jomaï Faye et Sonko, ils arrivent au pouvoir il y a combien de temps pour que, du coup, un pays qui existe depuis plus de 60 ans, qui a des relations avec un partenaire essentiel comme la France, on peut partir, du coup, comme ça, à une rupture militaire sur un certain nombre de choses. Donnons le temps à Jomaï Faye et à Ousmane Sonko de dérouler ce qu'ils ont promis aux Sénégalais, ce pourquoi ils ont été élus. Et puis, les choses viendront.
On ne sait pas dès maintenant où ils sont posés les choses de façon... Excusez-moi. Moi, ça m'a surpris d'entendre cela de la bouche du président Assa Ouattara en Côte d'Ivoire.
Justement, parlons de Ouattara. Est-ce que... Est-ce qu'au fond d'une certaine manière, même pour lui, en période électorale, il fallait mieux montrer qu'on prend des distances avec l'ancienne puissance coloniale quand on est en 2025 ? Il a tapé sur son pupitre pour dire, voilà, ils vont partir. Il a vraiment donné l'impression d'être ferme. C'était un peu surjoué, non ?
Bon, moi, je pense que dans le cas de Ouattara, c'est... Il a plutôt... Ses communicants sont... On lui a demandé certainement de faire parler son corps en montrant que c'était fini pourtant tout le monde sait que ce n'est pas... Ce n'est pas dans sa... Dans ses convictions. Pour lui, c'est un partenaire farouche de la France. Ça ne le gêne pas. Du tout point de vue, que ce soit militaire, économique, financier, c'est un partenaire farouche de la France.
Et on peut même dire que le fait d'enlever le drapeau français de Port-Boué, c'est une manière d'internationaliser Port-Boué puisque, manifestement, les Américains seront également... Les Français resteront à Port-Boué. Les Français resteront à Port-Boué.
Et les Américains... Les Américains aussi installeront tous les militaires français, certainement, peut-être qu'il y aura des techniciens qui seront là. Ils seront encore présents. C'est comme à l'époque de, je dirais, ce qu'on appelait des techniciens qu'on avait... Les coopérants. Les coopérants techniques qui venaient, je dirais, étaient des supplétifs dans notre administration. Certainement, ils seront là, dans ce cadre-là, pour la formation et certainement, l'information surtout. Parce qu'il faudrait qu'on dise aussi que la base militaire du 43e BIMA véritablement ne servait plus pour, je dirais, pour les fantassins ou autres.
C'était plutôt une base d'information et des renseignements pour toute la zone ouest-africaine par rapport à la lutte contre, je dirais, la lutte contre le terrorisme. Donc, évidemment, ce n'était pas intéressant même pour la France. Ce n'était pas utile, c'était peut-être budgetivant d'avoir des militaires, peut-être 4 à 5 000 militaires sur la place. Pourtant, cette base-là avait bêtant une autre vocation. C'était de l'information et du renseignement. Donc, du coup, pour la France, ça devenait plus utile de retirer ses militaires et garder des agents de formation et d'information. Mais ce n'est pas une décision d'Alassane Ouattara. Non, ce n'est pas une décision d'Alassane Ouattara.
C'est de la communication à peu de frais. Il voit bien que c'est dans l'air du temps de montrer qu'on veut le retrait, le départ de la France et que politiquement, du point de vue de l'opinion publique, les gens veulent entendre ce discours. C'est aussi la triangulation. C'est une manière d'embêter
Laurent Gbagbo et toute la gauche chivarienne. Vous lui dites que je suis. De leur enlever le monopole de cette...
Et puis, vous, vous imaginez ceux qui les supportaient de Laurent Gbagbo. Ils sont emmerdés. Ils sont emmerdés parce que Laurent Gbagbo pendant dix ans, il a créé la France, la France fait ceci, il fait cela. Il n'est pas de la part de la partie. Ouattara, que la France, par la force, la France qui a poussé le veille pour qu'il rentre dans l'effectivité du pouvoir et puis sans bruit, il fait partie de l'armée française. En tout cas, du point de vue, c'est mouli, il en tire les dividendes.
C'est malin. Le mot de la fin
sur ce sujet. Il est important, si c'est le mot de la fin, de resituer les choses. C'est-à-dire, la France a été chassée du Mali, du Niger, du Burkina Faso et évidemment, elle n'a jamais voulu partir. Souvenez-vous de l'époque où Jean-Yves Le Drian était encore ministre aux Affaires étrangères. Quand ils ont martelé comment c'était douloureux pour la France de perdre la cinquantaine de militaires qu'elle a prétendument perdus dans les combats et qu'en guise de remerciement, les pays africains veulent s'en débarrasser, la France n'a jamais voulu s'en aller. Même Jean-Marie Bockel a perdu son rejeton dans l'opération Barkhane en 2019. Évidemment, la France n'a pas prévu de partir.
Elle n'avait même pas prévu à l'origine de devenir moins visible au casse-je encore. On se souvient du bras de fer, notamment au Niger, entre Abdourahman Chani et Emmanuel Macron. C'est même allé jusqu'à la séquestration littéralement de l'ambassadeur pendant quatre semaines. Donc, devant l'humiliation, parce que c'est une humiliation en règle que la France a subie ces deux, trois dernières années dans ces pays, elle s'est dit pour ne plus répéter la même chose. Déjà dans le cas du Tchad, on ne va pas faire baisser le thermomètre. Oui, on ne va pas beaucoup discuter. Le Tchad a dit qu'on doit s'en aller.
On ne va pas essayer de résister en sachant que de toute façon, ils finiront par nous chasser et on en sortira totalement humiliés. D'ailleurs, elles ont été plus ou moins humiliés avec Jean-Noël Barraud qui était convaincu que non. Le Tchad n'a pas envisagé qu'on s'en aille. Et là, le Tchad dit on s'en va. Donc, la France a commencé à réfléchir après les trois épisodes notamment dans l'AVS. Elle s'est dit OK, on va, pour diminuer le sentiment anti-politique française en Afrique, on va être moins encombrant, on va être moins visible, on va être moins présent. Évidemment, on va quand même être présent.
Et comme on a encore des bases au Gabon, au Sénégal, en Côte d'Ivoire, notamment à Djibouti, vous voyez d'ailleurs qu'à Djibouti, ils n'ont pas du tout envisagé de réduire parce que là-bas, c'est impossible si il y a un enjeu commercial très important au niveau du détroit de Bab el-Mandeb, là où c'est possible de réduire...
Et les Djiboutis, ils sont payés pour... Oui, ils sont payés, il n'y a pas que la France. En paye, Djibouti est payé par la France, les États-Unis, la Chine, la Chine... C'est en moyenne
150 millions de dollars par an, c'est ridicule vu ce que ça... Les autres n'ont jamais été payés. Oui, parce que déjà, comment dire, les retombées immédiates du commerce économique à Djibouti, le détroit de Bab el-Mandeb est vital, il est plus que stratégique, il est vital par rapport à une présence militaire qui sert plus à la présence en elle-même pour qu'au cas où on intervient. Et donc, la France a réduit... En fait,
c'est un peu comme l'arme nucléaire à Djibouti,
tout le monde est là, donc tout le monde se laisse... Oui, alors... Alors, la France a donc décidé de réduire et évidemment, comme je l'ai dit, ça arrange à la Sanuatara et bien sûr, du Maïfai à des degrés divers. À la Sanuatara et essaie de s'en servir pour se présenter comme ce souverainiste-là qui a donc fait partir la France. Or, évidemment, c'est entendu là-dessus, elle ne part pas pour Basiur du Maïfai. Ça présente une image de conformité avec ce qu'ils ont promis. Ils ont dit oui, on va adopter une politique de rupture et là, il annonce le départ plus ou moins de la France mais il y a beaucoup de formes et très peu de fonds.
C'est pour ça que je suis revenu sur l'affirmation d'Ousmane Sanko qui dit on ne remet pas en question les accords de défense. Or, les accords de défense préconisent une intervention et une présence continue de la France. Les accords de coopération, les accords de défense, on va vérifier. Les accords de défense, je dis les accords de défense à l'Université Charente-Dioub de Dakar et aujourd'hui, il est majoritaire à l'Assemblée donc il aurait pu justement depuis le 17 novembre qu'il est majorité, il aurait pu profiter depuis le 17 novembre pour dire maintenant, on a le pouvoir de réévoquer les accords de défense et de dire à nos partenaires français que... Ça ne fait pas deux mois.
Mais il ne faut pas deux mois pour...
On va observer ce qui va être fait en 2025 là-dessus.
Et ce n'est pas une question de détestation. Non, on peut dire à la puissance coloniale d'hier, on continue de coopérer économiquement mais votre présence militaire n'est pas justifiée. Déjà, le Sénégal n'est pas un pays en guerre, n'est pas un pays en crise mais voilà, dans le cas du Tchad plus récemment, la France n'a pas vraiment montré qu'on peut compter sur elle quand il y a des incursions djihadistes, des incursions de Boko Haram par exemple dont on peut dire en toute amitié ok, nous ne voulons plus, nous voulons être souverains comme vous la France vous êtes souverains.
On ne peut pas dire comme Bastio Diomaïfa il a dit que la France ne peut pas admettre des soldats sénégalais sur son territoire mais en même temps dire je ne remets pas en cause les accords de défense. C'est comme vouloir que la France s'en aille militairement mais qu'elle reste quand même militairement d'où le concept de duplicité. Et ce qui crée le doute pour finir sur le cas du Sénégal ce qui renforce mes doutes c'est que outre les grandes annonces depuis que le DIOS Sankofaï est au pouvoir outre les grandes annonces on n'a plus de grands actes. Il y a eu des promesses de grands actes.
Nous allons soutenir c'était le 22 août 2022 une fois au pouvoir nous allons soutenir les états de l'AS dans le combat contre le terrorisme. On ne voit rien de tout cela. Il n'y a pas eu une décision qui marque vraiment une rupture une décision qui va surprendre l'Afrique tout entière de dire par exemple nous le Sénégal on va rejoindre une structure créée par les Africains l'alliance des états du Sahel au contraire on a eu une diabolisation de l'alliance des états du Sahel et le Sénégal précise que la sortie de la CDAO n'est pas du tout à l'ordre du jour. On a même vu le Sénégal en première ligne assurer la médiation pour ramener ces états dans la CDAO.
Oui mais en fait en réalité tu veux que le Sénégal se soumette à l'agenda
de l'AES. Non je veux que le Sénégal applique la rupture systémique. Mais ils n'ont pas écrit dans leur programme qu'ils allaient quitter la CDAO puis entrer à l'AES. Non mais la rupture systémique implique des réformes qu'on n'a jamais vues et non l'explication du conformisme par le fait que c'est toujours comme ça que le Sénégal a procédé. Autant promettre en amont nous allons faire exactement comme Macky ça le faisait. Ils ont annoncé la fin du vieux monde politique mais ils n'ont pas annoncé de rupture systémique. Non mais on peut même faire la rupture procéder à une rupture systémique sans forcément adhérer à l'AES.
C'est pour ça que j'ai demandé les grands actes quels sont les grands actes du Dio Fay et Sanko depuis avril 2024. Les grands discours sont présents les grandes actions se font attendre.
Par exemple sur les accords de pêche il y a eu une rupture le Sénégal a durci le temps et il y a eu une rupture avec l'Union Européenne on va voir ce que ça va donner et puis par ailleurs il n'y a pas que la politique étrangère il y a également la politique locale et Bastio Udia a fait un certain nombre d'annonces sur la transparence économique sur la démocratisation des institutions donc on va observer tout cela en 2025.