"Non au Mercosur ! Les agriculteurs ont raison de dénoncer cet accord d’un autre temps"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Jeff Vittimber, vous recevez Olivier Fort, le premier secrétaire du Parti socialiste. Bonjour à tous les deux. En effet, bonjour Olivier Fort, bonjourberg.
Merci de réserver à France et merci de réserver à France de vos bonne année également vos premiers propos cette année en 2026, vos premières déclarations. On le disait dans le journal, la France ne signera pas l'accord avec le Mercur mais cet accord sera signé quand même. Est-ce que vous estimez qu'Emmanuel Macron est dans une impasse ?
Comment faire pour calmer la colère des agriculteurs ? Comment faire plus que refuser le traité qu'il rejette eux-même ? D'abord dire que les agriculteurs ont raison ont raison de dénoncer un accord qui est un accord qui a été qui a été euh commencé à négocier depuis de très longues années, depuis 25 ans et qui est totalement anachronique.
C'est un accord qui exige de nos agriculteurs, de nos éleveurs et bien une concurrence qui est parfaitement déloyale. Ils sont ils sont concurrencés par des gens qui n'ont pas les mêmes normes sur les pesticides, sur le bien-être animal, sur toute une série de sujets qui sont tout ça la France bien sûr, mais la France a raison de le dire et je soutiens le fait que effectivement la France doit voter contre. Maintenant, il ne faut pas s'arrêter là.
Il faut aussi saisir la Cour européenne de justice, le faire à la fois par le gouvernement français, mais le faire aussi par le Parlement européen. Ça suppose que maintenant et bien les groupes parlementaires notamment français euh se mettent ensemble pour réclamer en fait cette ce recours qui serait suspensif et qui permettrait de gagner 18 mois pendant lesquels on pourrait à nouveau travailler sur ce traité de Marcos. La grande majorité des pays européens vont donc se mettre d'accord aujourd'hui sur ce traité.
Donc il y a pas de minorité de blocage car à part la France, il y a quatre autres pays. Mais ça ne suffira pas. Donc dès lors a lâché.
Oui. Dès dès lors, est-ce qu'il n'y a pas quand même une fatalité pour pour l'adoption de ce traité qui fait que la France, malgré ce que vous venez de dire, ne pourra pas y faire grand-chose ? Mais c'est bien pour ça que il faut déposer ce recours, permettre donc de gagner 18 mois et de faire en sorte que nous puissions continuer à négocier et interrompre un processus qui est un processus délétaire pour l'agriculture française.
Emmanuel Macron vous a annoncé sa décision hier. Euh, non pas personnellement, mais vous étiez en compagnie d'autres chefs de parti pour une réunion consacré à l'Ukraine et au futur déploiement de forces françaises notamment qui seront déployé là-bas le jour où il y aura un cesser le feu avec priori la présence des Américains pour sécuriser en quelque sorte la frontière future frontière qui pourrait exister entre sur la ligne de front actuel. Est-ce qu'il faut faire confiance à Donald Trump ?
Est-ce que vous êtes ressorti convaincu de ce que vous a dit le président Macron ? Alors, la première réponse, c'est est-ce qu'il faut faire confiance à Donald Trump ? Absolument pas.
On le voit, Donald Trump l'a dit lui-même hier. Sa seule morale, c'est sa propre conscience et il considère qu'il peut s'affranchir du droit international. sur l'Ukraine, il a tellement varié que ce serait folie que de considérer qu'il y a là une garantie absolue.
Ce que j'observe en revanche, c'est que dans cette coalition des volontaires, il y a l'émergence de quelque chose avec des Européens accompagnés par les Britanniques, les Canadiens qui ont décidé de prendre leur destin en main et de faire en sorte qu'il y ait la possibilité de garantir la sécurité de l'Ukraine le jour où et nous s'en som encore loin puisque Poutine n'a pas donné le moindre signe de sa volonté de signer un traité de paix ou même d'avoir un Vous avez senti un optimisme de la part d'Emmanuel Macron hier lorsque particulièrement en En fait, la réalité c'est que chacun sait bien aujourd'hui que Poutine cherche à gagner du temps pour pouvoir aller plus loin et il est très loin d'avoir accordé la le moindre signal qui laisserait penser qu'on on arrive à cesser le feu. Et ce que cette coalition des volontaires a mis en place, ce sont des garanties pour le jour où il y aurait un traité de paix. Pour l'instant, on en est très très loin.
Un autre mot sur Donald Trump. On est presque une semaine après l'intervention au Venezuela et la capture de Nicolas Madurau. On voit que son action divise même la classe politique française.
On entendait hier le chef des républicains, Bruno Rotaillot, dire que dans cette opération et bien les États-Unis étaient en état de légitime défense. Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce qu'aujourd'hui Donald Trump fait un peu ce qu'il veut et certains trouvent ça normal ?
Ouais. Et c'est une folie gravissime de voir une partie de la droite française s'aligner aujourd'hui sur Donald Trump, accepter que le droit international soit totalement bafoué parce que la réalité de cette histoire c'est que ce sont les peuples eux-mêmes qui se libèrent et on peut évidemment euh accepter l'idée que Nicolas Madurau était un dictateur. Voilà, vos anciens alliés de la France insoumise n'ont pas voulu le dire que c'était un dictateur ou ça l'était et donc y compris la cour pénale internationale avait entrepris une action pour crime contre l'humanité contre Nicolas Madura donc il n'y a aucune forme de clémence à accorder pour Maduro.
En revanche, avoir un pays qui intervient dans un autre pays pour capturer, pour enlever un président en exercice et au défi de toutes les règles internationales de la Chatte des Nations-Unies et de toutes les règles de souveraineté des États, c'est une folie. Et donc euh il y a là euh forcément nécessité de marquer des limites. Et je ne comprends pas que Bruno Rotaillot ait fait le choix de dire que il s'alignait sur les États-Unis de Trump et car les conséquences seront fâcheuses.
Et on le sait, toute l'histoire montre que partout où les États-Unis sont intervenus contre les peuples, contre la les règles internationales, et bien ils ont fini par que on ne s'impose pas de cette façonlà à un peuple. Allez, on change le sujet. Olivier Fort discussion encore sur le budget qui vient de revenir en commission à l'Assemblée nationale avant un débat revenant dans l'hémicycle.
On va droit au but. Il y aura peut-être la ministre des comptes publics Amédine Monchalin l'a laissé entrevoir un 493. Qu'allez-vous faire s'il y a un article 493 avec un dépôt d'une motion de censure ?
Oh, je ne sais pas s'il y aura un 493. Ce que je sais ce que je sais c'est que le gouvernement aujourd'hui est dans une situation où le dialogue est rendu impossible par toute une série de personnes de groupes politiques qui se refusent à tout dialogue. Or, que se passe-t-il ?
Nous n'avons pas de majorité absolue à l'Assemblée, ni les uns ni les autres. C'est la raison pour laquelle j'ai accepté, les socialistes ont accepté de dialoguer avec le gouvernement pour parvenir à un budget de la sécurité sociale. Et nous avons évité cette occasion.
Oui, c'est nous av un petit peu parce que vous savez que l'émission je sais bien que c'est court mais enfin je veux quand même expliquer chis ce que vous ferez s'il y a un article 493 et une motion de censure Olivier for si une censure et bien nous verrons ce que nous ferons à ce moment-là en fonction de ce que sera la copie du gouvernement. Moi mon problème c'est pas de savoir quelle est la modalité d'adoption. Ma question c'est de savoir ce qu'il y aura dans la copie.
Si la copie est mauvaise, nous censurerons. Mais euh ça veut dire qu'aujourd'hui vous ne pouvez pas prendre un engagement de non censure alors que vous avez, si vous me passez l'expression, topper avec le gouvernement sur la sécurité sociale, vous seriez prêt à le censurer comme vous venez de le dire sur le budget. Mais euh l'évidence c'est que on ne peut pas dans un français comprennent que nous avons jusqu'ici négocier un compromis sur le PfS.
Ça n'était pas notre budget, ça n'est plus non plus celui du gouvernement, mais nous avons évité de grandes drames pour les Françaises et les Français notamment dans l'accès aux soins et nous avons perdu la suspension de la réforme des retraites. Et maintenant sur le budget de l'État, il faut arriver à faire en sorte que notamment je pense aux plus jeunes, je pense au pouvoir d'achat, je pense à la question de la transition écologique. Il faut que sur ces points-là, par exemple, il y ait des avancées.
S'il y en a pas, évidemment nous ne pourrons pas accepter de laisser passer un budget de cette peinture. Et bien, vous l'avez dit ce matin, c'est clair. Merci beaucoup Olivier Fort, député de Saint-Méarne et socialiste, dites-le.
Ça supposerait plutôt qu'un 493 que les forces politiques qui sont aujourd'hui à l'œuvre au parlement acceptent de dialoguer. Quand je vois que de Bruno Rotaillot jusqu'à la France insoumise, il y a des gens avec le RN et cetera qui refusent toute forme de dialogue, ils rendent évidemment la main au gouvernement, ce qui n'est pas mon cas. Et ben c'est entendu ce matin.
Merci beaucoup encore et c'est la suite de Télématin. Merci. Yeah.
Olivier Faure