Trump se prépare à prendre Cuba, la situation expliquée
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« Je pense que j'aurai l'honneur de prendre Cuba et je peux faire ce que je veux avec. »
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« Cuba est prêt à tomber, selon des sources proches du dossier cité par le New York Times »
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Je pense que j'aurai l'honneur de prendre Cuba et je peux faire ce que je veux avec. Alors ces mots, vous l'imaginez, ce ne sont pas les miens, ce sont ceux de Donald Trump qui a décrit le futur de Cuba, cette île des Caraïbes, ciblée régulièrement par Donald Trump. Le tout dans un contexte extrêmement difficile, entre sanctions états-uniennes depuis des années, mais aussi crise économique extrêmement importante en ce moment, avec notamment la capitale, La Havane, qui est littéralement plongée dans le noir de plus en plus régulièrement. La situation est donc extrêmement tendue, on va analyser tout ça.
Salut, c'est Hugo, et c'est donc le sujet à la une de ces actualités du jour, disponible sur YouTube et en podcast audio sur toutes les plateformes de podcast. Vous êtes de plus en plus nombreux à écouter en podcast, avec aussi les interviews qu'on publie directement là-bas. Je vous mets les liens vers Spotify, etc., directement en description. Merci beaucoup pour votre confiance. Alors Cuba, on est donc dans les Caraïbes, au sud-est des Etats-Unis, une île qui compte un peu moins de 10 millions d'habitants, dans un contexte où beaucoup de personnes quittent l'île ces dernières années. On va revenir là-dessus dans un instant.
Et Cuba est visée depuis les années 60 par un embargo qui est mis en place par les Etats-Unis. Cet embargo, ce blocage en quelque sorte, il a été instauré dans un contexte où Cuba, gouvernée par le parti communiste depuis les années 60, est devenu un acteur majeur de la guerre froide, qui opposait donc les Etats-Unis à l'URSS. Et Cuba, évidemment, était historiquement proche de l'URSS. On va parvenir aujourd'hui sur l'aspect historique. Je vous mets des liens en description, je vais vous lancer à avoir plus. On en a déjà parlé sur la chaîne.
Et donc, ce qu'il faut comprendre, c'est qu'avec cet embargo, depuis des années, les Etats-Unis interdisent globalement à leurs entreprises de commercer avec Cuba. Et les Etats-Unis imposent aussi d'importantes restrictions financières directement à l'île. Résultat, depuis des années, Cuba a subi une pénurie de médicaments, de nourriture ou encore de carburant et d'électricité. Et même si d'autres pays peuvent légalement commercer avec Cuba, ce qu'il faut comprendre, c'est que les banques internationales, elles hésitent ou elles refusent de traiter ces transactions par crainte, justement, d'être elles-mêmes sanctionnées par les Etats-Unis.
On voit donc le poids considérable des Etats-Unis aujourd'hui. Alors cet embargo, il y a eu certes des moments, eh bien, un peu plus calmes ou un peu plus d'apaisement, on va dire, avec notamment sous Barack Obama, certains changements. Mais globalement, c'est quelque chose qui est en place depuis des années. Ça ne date pas de Donald Trump. Et chaque année, l'Organisation des Nations Unies appelle à la levée de cet embargo. Un embargo qui, selon elle, viole le droit international et porte atteinte au droit humain du peuple cubain. Mais malgré tout cela, eh bien, rien ne change aujourd'hui. Alors après, c'est important d'être très complet sur ce sujet-là.
Certains analystes soulignent aussi que la crise qui dure depuis des années à Cuba, elle est aussi accentuée par certains choix économiques ou politiques internes. On ne va pas rentrer dans le détail ici, mais il y a donc tout un tas de débats économiques sur la situation à Cuba et sur la politique qui a été menée depuis des années. On pourrait en parler pendant des heures, mais il faut garder en tête que c'est aussi un élément, là aussi, de débat.
Et c'est donc dans tout ce contexte, avec par ailleurs des questions aussi démocratiques qu'on va voir après, mais c'est donc dans tout ce contexte, déjà plus que précaire, qu'en début d'année, eh bien, les États-Unis, vous le savez, ont mené leur opération pour enlever la personne qui, de fait, était au pouvoir au Venezuela, à savoir Nicolas Maduro. Une opération, là aussi, on en a déjà parlé, illégale au regard du droit international. Mais si je vous en parle aujourd'hui, c'est parce que Cuba était très proche politiquement et à tout point de vue du Venezuela. Et donc, le Venezuela fournissait du pétrole à Cuba de façon extrêmement importante.
Or, ces importations, elles se sont stoppées nettes depuis l'arrestation de Nicolas Maduro et la reprise en main, en quelque sorte, par Donald Trump. Donald Trump a même volontairement aggravé la situation fin janvier avec un décret qu'il a signé qui autorise les États-Unis à frapper de droit de douane les pays qui vendent du pétrole à Cuba. Ça a donc poussé, par exemple, le Mexique, un autre important fournisseur de pétrole, à arrêter ses livraisons à Cuba. Selon les autorités cubaines, ça fait donc trois mois qu'aucun carburant n'est entré dans le pays, ce qui le plonge, là aussi, donc, dans une crise sans précédent.
Les États-Unis sont donc bien au courant, visiblement, de cette situation de crise qui touche des millions de civils. Et Donald Trump affirme même régulièrement que, je cite, Cuba est prêt à tomber, selon des sources proches du dossier cité par le New York Times, mais aussi selon certains spécialistes. L'objectif de Donald Trump, c'est en fait de trouver un moyen de renverser le pouvoir qui est actuellement, donc, dirigé par le parti communiste à Cuba et de mettre en place un nouveau gouvernement qui soutiendrait les États-Unis et leur politique.
C'est donc un objectif qui est mené aujourd'hui par Donald Trump, mais qui, officieusement, est mené plus globalement par les États-Unis depuis de nombreuses années. Certains soulignent également que les États-Unis voudraient pousser le peuple cubain à se soulever. Les manifestations, elles se sont multipliées, il faut le savoir, à Cuba ces dernières années, dans un contexte de pénurie et de crise énergétique. Et même si ça reste à la marge, des manifestants ont aussi attaqué, la semaine dernière, l'un des sièges du parti communiste à Cuba. C'est donc un signe de colère, un signe de détresse, aujourd'hui, de la population.
Dans un contexte aussi où, notamment, l'ONG Amnesty International souligne qu'à Cuba, des personnes sont placées en détention pour des raisons d'opinion politique, notamment donc ceux qui s'opposent au pouvoir. Des rapports soulignent plus largement des détentions arbitraires, de la surveillance illégale, ou encore du harcèlement contre des prisonniers d'opinion et leurs familles dans le but de les punir. Bref, ce contexte est aussi à connaître sur la situation à Cuba. Et tout ça, c'est important de l'avoir en tête pour comprendre que, lorsqu'il y a des manifestations ou des signes de contestation, eh bien, c'est des choses qui se font malgré cette crainte d'une répression potentielle.
Alors, comment est-ce que Cuba a réagi politiquement ? Eh bien, après certaines rumeurs, certaines vagues déclarations, il y a le président de Cuba, Miguel Diaz-Canel, qui a affirmé vendredi dernier que des discussions avaient bien eu lieu avec les Etats-Unis. Globalement, on a très peu d'informations sur ces discussions, vous l'imaginez, si ce n'est que Miguel Diaz-Canel affirme qu'elles sont centrées sur, je cite, les problèmes bilatéraux existants. Et Trump affirme aussi que Cuba veut conclure un accord. Mais dans les faits, d'ailleurs, on peut noter qu'il y a certaines choses qui commencent à évoluer.
Par exemple, le week-end dernier, le gouvernement cubain a commencé à libérer une dizaine d'opposants politiques cubains qui avaient été arrêtés à la suite de vastes manifestations contre le gouvernement en 2021. Cuba accuse d'ailleurs les Etats-Unis d'avoir orchestré ces manifestations dans le but de renverser le gouvernement. Alors, en soi, on sait que dans l'histoire, c'est des choses qui ont été faites par les Etats-Unis. Mais dans ce cas précis ici, Cuba n'a pas fourni de preuves concrètes autour de ces accusations.
Autre évolution qu'on peut noter, ce lundi, le vice-premier ministre cubain a affirmé que l'île allait ouvrir davantage son secteur privé aux Cubains de l'étranger pour la première fois depuis les années 60. Concrètement, ça veut dire que des Cubains qui vivent à l'étranger vont pouvoir investir et posséder des entreprises qui sont présentes sur l'île. L'objectif affiché du gouvernement, c'est de tenter de relancer l'économie en faisant venir donc de l'argent de l'étranger, de fait. Le gouvernement cubain qui affirme aussi vouloir des rapports commerciaux plus fluides avec les entreprises états-uniennes. Sauf qu'on l'a déjà dit dans les faits, ce n'est pas du tout la situation actuelle.
Il y a un embargo états-unien et si on voit d'ailleurs le discours qui est porté par Trump aujourd'hui, ça ressemble davantage à un discours visant très clairement à asphyxier Cuba en dissuadant notamment d'envoyer du pétrole à Cuba. Il y a donc l'option d'un renversement du régime qui est porté par Trump. L'autre option, selon le média USA Today, ce serait d'avoir un départ négocié de l'actuel président de Cuba avec plusieurs accords pour que les États-Unis assouplissent certaines restrictions et donc certaines sanctions sur l'île.
L'un des éléments qui est important à savoir, et là je pense que si vous suivez la chaîne, vous commencez à comprendre ce dont on va parler ici, certains spécialistes soulignent aussi la présence de nickel et de cobalt à Cuba. C'est des éléments stratégiques, notamment dans la construction de batteries et les États-Unis pourraient chercher à sécuriser ces éléments-là. Bref, vous l'aurez compris, on a là une reproduction potentielle du schéma qu'on a observé déjà sur le Venezuela. L'objectif de Trump, ce n'est pas forcément un changement complet de régime.
On l'a vu dans son discours, y compris récent sur l'Iran, on a vu sur le Venezuela, il n'est clairement pas là pour mettre en place un régime démocratique. On commence à le comprendre, il est finalement assez ouvert maintenant sur ce qu'il souhaite, à savoir s'accaparer ici des ressources d'un autre pays, en l'occurrence ici Cuba, sans pour autant donc remplacer quelconque régime.
De la même façon donc que Trump sur le pétrole du Venezuela, on peut imaginer que Trump ici cherche à capter les ressources de Cuba, le tout en échange d'un accord, un accord forcé en quelque sorte, puisqu'il y a clairement des menaces importantes sur l'île, mais en échange de quelque chose qui permettrait à Cuba de respirer d'une certaine façon, notamment face à ces sanctions qui sont aujourd'hui très importantes. Alors ça paraît évident, mais tout cela constitue, selon de nombreux spécialistes, eh bien évidemment une forme d'impérialisme ici à nouveau par les Etats-Unis.
En tout cas, Trump a évoqué ce dimanche la possibilité, je cite, d'une prise de contrôle abicale de l'île, tout en affirmant qu'il souhaitait d'abord mettre fin à la guerre en Iran avant de se concentrer sur Cuba. Mais là aussi c'est un autre sujet, puisque la guerre au Moyen-Orient, là aussi elle est partie pour durer selon beaucoup, notamment en raison des derniers événements qu'on est en train de voir en ce moment, on va en reparler évidemment dans la semaine sur ce format. En tout cas, vous étiez nombreux à nous demander qu'on parle à nouveau plus en détail de la situation à Cuba, ça me paraissait essentiel de le faire et d'analyser la situation.
Vous le savez, mais pour suivre au quotidien chacun de ces sujets à partir de maintenant, rendez-vous sur Instagram, ça vous permet d'être tenu au courant dès qu'il se passe des choses très importantes sur chacun de ces sujets, le nom du compte c'est Hugo Décrypte, vous êtes plus de 5 millions abonnés là-bas. Merci pour votre confiance ces derniers jours, et pour tous vos retours, tous vos messages aussi, il y a plein de nouvelles choses qui vont arriver dans les prochains jours. Je vous laisse avec Samy pour le reste de l'actualité importante du jour, et je reviens juste après. Merci Hugo, et bonjour à tous, on commence avec cette actu.
Israël a annoncé ce mardi matin avoir tué Ali Laridjani, l'un des plus hauts dirigeants d'Iran, lors de bombardements menés dans la nuit de lundi à mardi. L'opération devait initialement avoir lieu dans la nuit de dimanche à lundi, mais elle aurait été reportée à la dernière minute sur la chaîne israélienne N12. Ali Laridjani a donc été ciblé alors qu'il se trouvait avec son fils dans un appartement servant de refuge. Ali Laridjani avait notamment joué un rôle clé dans la transition du régime, après la mort de l'ayatollah Ali Khamenei le 28 février.
Parallèlement, Israël a aussi annoncé la mort du commandant de la milice paramilitaire iranienne Basij, le général Golem Reza Soleimani, à la suite de bombardements menés dans la nuit de lundi à mardi sur Téhéran, la capitale de l'Iran. Cette milice qui est composée de volontaires islamistes et notamment chargée du maintien de l'ordre dans le pays. Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a confirmé ce mardi ses deux décès, affirmant qu'ils étaient pour les Iraniens, je cite, « l'occasion de prendre en main leur destin ». Il a également ajouté que de nombreuses surprises attendent l'Iran.
En réponse, des explosions ont été entendues ce mardi près de Jérusalem, après que l'armée a annoncé avoir détecté des tirs de missiles iraniens vers Israël selon l'AFP. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le 28 février, les bombardements conjoints d'Israël et des Etats-Unis ont tué plus de 2000 personnes, notamment en Iran et au Liban. On dénombre au moins 1270 morts en Iran et au moins 886 morts au Liban, dont 98 enfants sont les autorités locales. Parallèlement, dans plusieurs pays du Golfe, dont Oman, Bahreïn et le Koweït, au moins 15 personnes ont été tuées dans des bombardements iraniens sont les autorités.
Deuxième actu, plus de 36 000 Palestiniens ont été déplacés par l'armée israélienne en Cisjordanie, un territoire palestinien occupé, entre novembre 2024 et octobre 2025, selon un nouveau rapport de l'ONU. Durant la même période, Israël a approuvé 36 973 unités de logement dans les territoires occupés de Jérusalem-Est et 27 000 dans le reste de la Cisjordanie, donc là d'où ont été expulsés les Palestiniens. Au total, 500 000 Israéliens vivent sur ces territoires, dans des colonies que l'ONU considère comme illégales au regard du droit international. L'organisation appelle donc à arrêter immédiatement l'expansion des colonies en Cisjordanie.
Dans son communiqué, elle précise que le transfert de Palestiniens constitue, je cite, « un crime de guerre et peut, dans certaines circonstances, s'apparenter à un crime contre l'humanité ». L'ONU a aussi soulevé des inquiétudes quant à un nettoyage ethnique, un terme déjà rapporté dans un rapport datant du 19 février, qui évoque l'intensification des attaques, la destruction méthodique de quartiers entiers, le refus d'apporter une aide humanitaire et les transferts forcés. Dans la nuit du 14 au 15 mars, quatre membres d'une famille palestinienne ont été tués à Naplouz en Cisjordanie, alors qu'ils rentraient dans leur village.
L'armée israélienne a déclaré que ces soldats s'étaient sentis menacés par le père de famille, qui aurait accéléré dans leur direction. Ils ont alors tiré sans sommation, tuant deux enfants de 5 et 6 ans et leurs parents. Ces deux dernières semaines, 11 Palestiniens ont été tués par des militaires israéliens, selon le média britannique The Guardian. Troisième actu, on voulait rapidement faire un point concernant les élections municipales. À Marseille, le candidat de la France insoumise, Sébastien Delogu, a décidé de retirer sa liste pour le second tour, afin de faire barrage à l'extrême droite. Il était arrivé en quatrième position, avec 11,9% des voix.
Il reste donc trois candidats à Marseille. Le député de l'Union de Gauche, Aurélefi, Benoît Payan, arrivé en tête au premier tour, avec 36,70% des voix, et à qui pourraient profiter les voix de Sébastien Delogu. Autrement, il reste également le candidat du Rassemblement National, Franck Alicio, qui avait récolté 35,02% des voix, et la candidate du centre et de la droite, Martine Vassal, qui a recueilli 12,4% des voix. À Paris, la candidate du parti d'extrême droite reconquête, Sarah Knafo a aussi décidé de se retirer pour le second tour des élections municipales. Elle a réalisé 10,04% des voix au premier tour, ce qui l'a donc qualifié in extremis pour le second tour.
Dimanche, elle a demandé à fusionner sa liste avec celle de Rachida Dati, la candidate de la droite, qui réunit les Républicains, le Modem et l'UDI. La planche, je cite, a rassemblé leurs forces pour faire barrage à la gauche. Mais cette demande a rapidement été rejetée par l'ex-ministre de la Culture. Ce lundi soir, Pierre-Yves Bournazel, du parti Horizon Renaissance, a de son côté annoncé la fusion de sa liste avec celle de Rachida Dati et son retrait de la course à la mairie de Paris. Quatrième actu, Nicolas Sarkozy devra purger 6 mois de prison ferme, une peine pouvant être aménagée sous bracelet électronique, suite à ses deux condamnations dans les affaires dites Bismuth et Big Malion.
Adotez au passage que ces affaires n'ont rien à voir avec son procès en appel, qui a lieu en ce moment, concernant le financement libyen présumé de sa campagne de 2007. Alors je ne vais pas pouvoir tout vous résumer, mais pour faire simple, dans l'affaire Big Malion, Nicolas Sarkozy a été condamné définitivement en novembre 2025 à un an de prison, dans 6 mois ferme aménageable pour le financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012, où ses dépenses avaient largement dépassé le plafond autorisé.
Et il a donc aussi été condamné dans une autre affaire connue sous le nom de Bismuth ou des écoutes pour corruption et trafic d'influence en décembre 2024 à 3 ans de prison, dans un an ferme sous bracelet électronique, une peine qu'il a en grande partie déjà exécutée. Et si on en reparle là, c'est qu'il a décidé cette semaine de ne pas faire appel du rejet de sa demande de fusion des peines. Il voulait en fait regrouper ses peines pour que les 6 nouveaux mois de prison soient considérés comme déjà purgés en même temps que la première peine, ce que le tribunal a refusé le 9 mars dernier.
Cinquième actu, un bombardement sur un centre de réhabilitation pour toxicomanes aurait fait 400 morts et 250 blessés en Afghanistan, selon un bilan du ministère de la Santé des talibans. Les talibans sont au pouvoir dans le pays depuis 2021 et accusent le Pakistan d'être à l'origine de cette frappe. De son côté, le gouvernement pakistanais parle, je cite, de fausses déclarations et a su réviser uniquement des bâtiments militaires avec des frappes de précision. En fait, depuis plusieurs mois, les deux pays voisins sont en conflit à cause du Therik et Taliban Pakistan, un groupe de talibans pakistanais qui souhaitent renverser le pouvoir au Pakistan.
Ce groupe est notamment à l'origine de nombreux attentats au Pakistan contre des militaires, des forces de l'ordre mais aussi des civils. En 2024, le groupe aurait causé la mort de 558 personnes au Pakistan selon le Global Terrorism Index 2025 qui classe le pays au second rang des pays les plus touchés par le terrorisme. Et depuis plusieurs mois, le Pakistan accuse donc l'Afghanistan d'abriter ses talibans sur leur territoire. C'est pour cette raison que le Pakistan mène des attaques sur le pays. Le 26 février, l'armée pakistanaise a parlé, je cite, de « guerre ouverte » et a multiplié les frappes aériennes sur la capitale afghane Kaboul et les provinces à la frontière entre les deux pays.
Selon l'ONU, 75 civils afghans ont été déplacées. Et enfin, on termine avec cette actu, le français devient la quatrième langue la plus parlée au monde avec 396 millions de locuteurs, donc des personnes qui la parlent couramment. C'est ce que révèle le dernier rapport de l'Organisation Internationale de la Francophonie publié ce lundi. Concrètement, la langue française devance désormais l'arabe standard et se classe derrière le mandarin qui est à la tête du classement puis de l'anglais et l'espagnol. Selon l'étude, le nombre de francophones a fortement augmenté ces trois dernières années avec 75 millions de locuteurs supplémentaires entre 2022 et 2025.
Ils étaient estimés à 321 millions dans le précédent rapport publié en 2022. Selon l'organisation, le nombre de francophones est donc passé de 321 à 396 millions entre 2022 et 2025 et ce notamment grâce à l'inclusion des enfants de 6 à 9 ans scolarisés en français. Aujourd'hui, 65% des francophones vivent en Afrique, notamment en République démocratique du Congo où 51% des habitants parlent français. D'ici 2050, on estime que 590 millions de personnes parleront français, dont 9 sur 10 en Afrique. A noter que le français est aussi la deuxième langue la plus apprise dans le monde juste derrière l'anglais avec 51 millions d'apprenants en dehors de la sphère francophone.
Avec l'anglais, c'est la seule langue présente dans presque tous les systèmes scolaires à travers le monde. Merci beaucoup, Samy. Alors, je le disais, on va avoir plein de nouveaux formats, plein de nouvelles choses qui vont arriver directement sur Instagram. Le nom du compte principal, c'est HugoDécrypte. Et si vous êtes à Marseille, à Lyon ou encore au Québec, eh bien, vous avez des comptes dédiés. C'est hugoDécrypte.Marseille, hugoDécrypte.Lyon et hugoDécrypte.Québec. Écoutez, je crois que j'ai tout dit. Prenez soin de vous, prenez soin de vos proches et puis on se dit à demain pour une nouvelle vidéo.