Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewBFM TV (sur YouTube)· 1 avril 2026 19 min

Présidentielle, union des droites: l'interview en intégralité d'Éric Ciotti, maire UDR de Nice

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

– Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Eric Ciotti. – Bonjour. – Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions, c'est votre première interview en radio et télé depuis que vous avez été élu maire de Nice.

Ça y est, vous l'êtes. Vous êtes maire de Nice. Vous êtes toujours au moment où on se parle d'ailleurs député.

Je vous interrogerai sur ce que vous allez faire de ce poste-là. Et vous êtes président du parti UDR. On va revenir évidemment sur un certain nombre de décisions, même de vos collègues.

On a l'impression qu'ils sont tous candidats. Donc je vous poserai aussi la question de savoir si vous l'êtes. Mais on va quand même d'abord parler de Nice.

C'est quoi votre première mesure ? Votre première mesure là ? Qu'est-ce que vous avez décidé ?

Première mesure, baisse de la fiscalité. Le 24 avril, le conseil municipal se réunira pour supprimer l'augmentation de 2024 qui était une augmentation de près de 25%. Donc c'est un gain de pouvoir d'achat pour les propriétaires qui disposent d'un appartement de 3 pièces en centre-vril autour de 200 euros.

Donc c'est un engagement important. Vous remboursez ou juste vous ne l'appliquerez pas En septembre 2024, il y aura une baisse de la taxe foncière pour tous les propriétaires et également une baisse de la taxe d'habitation pour les résidents secondaire. Donc, quelqu'un qui a une résidence secondaire, il y aura encore plus de baisse.

C'est une baisse très importante pour les résidences principales. Et ceux qui sont locataires ? Il y a une répercussion, puisque non, ils payent la taxe foncière dans leur charge notamment sur la taxe sur les ordures ménagères donc ils auront aussi une baisse mais dans leur charge locative.

Donc votre première mesure c'est une question de pouvoir d'achat ? Absolument, deuxième mesure enfin parallèlement on a engagé des recrutements de policiers municipaux, ma première adjointe la préfète François-Souliman reçoit ce matin 12 candidats dont 5 viennent de Saint-Denis qui ont quitté leur poste après le désarmement par le nouveau maire de Saint-Denis. C'est-à-dire que vous nous dites ce matin, Éric Ciotti, que les policiers qui quittent Saint-Denis viennent frapper à la porte de votre mairie ?

J'avais lancé un appel à eux, la semaine dernière, quand il y a eu cette décision ahurissante et extraordinairement dangereuse de désarmer les policiers municipaux...

En commençant par les LBD1, il faut être précis. ...par les villes conquises par les maires LFistes.

Ces Et mettre une cible dans le dos de ces policiers, j'ai lancé un appel à ces policiers qui ne se sentent plus en sécurité. Ils seront les bienvenus à Nice. On a déjà eu cinq candidatures et nous les recevons dans les heures qui viennent.

Nous allons doubler les effectifs de la police municipale sur le terrain à Nice. Vous avez échangé avec eux ? Vous avez déjà échangé avec ces policiers ?

Non mais ils seront reçus par un jury, présidé par ma première adjointe, mais je les verrai le plus rapidement possible. Mais pour vous il y a une sorte de vaste communicant ? Absolument, oui c'est automatique.

Comment imaginer un policier municipal effectuer sa mission dans des zones qui sont souvent extraordinairement dangereuses ? Parce que ce sont des cités où le trafic de drogue a pris une part extraordinairement préoccupante, dangereuse. Donc ces policiers sans armes vont être des cibles.

Leur vie est menacée. Donc ils quittent ses fonctions pour des villes qui vont les protéger. Ça veut dire que vous voulez en quelque sorte l'anti-modèle LFI ?

Oui, ça on peut le dire. Je crois que LFI, associer le mot modèle à LFI, non. LFI c'est un danger, c'est une menace, c'est un risque pour la République.

Et Et bien entendu, nous sommes à l'inverse un rempart contre cette menace qui est une menace même contre la démocratie. On imagine M. Mélenchon à la présidence de la République, la France ne serait plus une démocratie.

Vous l'avez entendu le ministre de l'Intérieur qui a dit qu'il ferait tout pour aider aussi à lutter contre le racisme dont ont été victimes un certain nombre de ces maires. Est-ce que vous vous estimez là que c'est aussi le rôle de la République ? Oui, naturellement.

Le racisme est insupportable, il doit être condamné. Le problème de LFI et des mères LFI, ce n'est pas un problème de racisme. Moi je condamne toutes les formes, toutes les expressions, toutes les paroles racistes, bien sûr, bien sûr.

Mais les maires LFI ce sont des maires dangereux parce que LFI est un danger pour la République. LFI est un parti qui combat la démocratie qui installerait une forme de tyrannie si demain ils arrivaient au pouvoir. – Éric Ciotti, est-ce que vous vous laissez le drapeau ?

Est-ce qu'il y a d'ailleurs le drapeau européen sur le photon de votre mairie Un rapport européen sur la mairie de Nice et dans mon bureau. Vous avez compris, vous, que vos collègues nouvellement élus, à Carcassonne par exemple, maire RN, fassent de leur première décision, j'allais dire symbolique en tout cas, de décrocher le drapeau européen ? Chacun son choix.

Ce n'est pas le mien. La loi impose qu'une bannière, c'est celle de la République. C'est la bannière tricolore, à l'exception du 9 mai.

Chaque maire a dû faire campagne sur des sujets. Peut-être, je n'ai pas suivi particulièrement la campagne à Carcassonne. Moi, je respecte le choix des maires.

Moi, ce choix à Nice n'est pas celui-là. Mais c'est quand même pas une petite question, la question de l'adhésion aux valeurs de l'Union européenne ou pas. Vous, vous pouvez être associé à un parti dont un certain nombre d'élus veulent manifester ostensiblement leur rejet de l'Union européenne ?

D'abord, c'est pas l l'expression du parti, c'est pas l'expression de Jordan Bardella. Je vous rappelle quand même que la constitution européenne a été rejetée par une majorité très large de français en 2005 et où il y avait notamment la multiplication de ces emblèmes. Donc c'est un vrai sujet dans le pays, moi je respecte les choix.

Ce n'est pas un choix qui est au cœur de notre alliance naturellement mais nous avons notre identité, notre spécificité. Moi je suis partisan que nous sommes les héritiers d'une civilisation européenne. C'est ce que dit ce drapeau aux douze étoiles.

Ces douze étoiles c'est la couronne de Marie d'ailleurs. Ça rappelle les racines chrétiennes de la civilisation européenne, si on reprend la genèse de cet emblème. C'est juste, c'était une des inspirations À partir de là, chacun son expression En tout cas vous vous gardez L'Europe dans certaines dérives technocratiques, normatives qui se mêlent de tout, a eu des effets négatif.

Rappelons-nous néanmoins que nous sommes les héritiers d'une civilisation européenne qui a bien des égards et menacés, et doit être préservée et protégée. Eric Ciotti, Marine Le Pen a déclaré « Je ne crois pas à l'union des droites même si Eric Ciotti y croit. Moi j'y crois et je l'ai faite lorsque j'étais président de LR.

J'ai voulu cette union des droites, j'ai voulu en tout cas cette union avec le Rassemblement national. Beaucoup en parlent, certains plus ou moins sincèrement. J'ai été le premier à le faire.

Ça m'a coûté, en insultes, en caricatures, en démagogie de toutes sortes. Je l'ai faite. Je le revendique, j'en suis fier.

Je le dis aujourd'hui, on ne pourra pas porter l'alternance en mettant de côté le Rassemblement national. Il y a la nécessité, l'exigence de cette alliance, il faut sortir du piège tendu par la gauche il y a des décennies parce que finalement la gauche se maintient au pouvoir depuis 40 ans à quelques exceptions, à quelques périodes près. Notamment lorsque Nicolas Sarkozy a été président de la République.

Est-ce que c'est une alliance ou est-ce que c'est un soutien quoi qu'il arrive ? C'est-à-dire qu'une alliance, ça voudrait dire éventuellement par exemple une décision collégiale ensemble, une primaire ouverte par exemple pour des idées qui sera celui qui porte vos couleurs ? Là vous savez déjà en gros que c'est Marine Le Pen ou Jordan Bardella, vous serez derrière eux.

C'est une fable cette histoire de primaire. On voit bien que ceux qui la prônent sont animés par des sentiments totalement insincère. Laurent Wauquiez quand il parle de primaire c'est pourquoi ?

C'est pour tuer Bruno Retailleau, quand les autres en parlent c'est pour éliminer Attal ou de la compétition avec Philippe. Donc tout ça, c'est de la tambouille politicienne. Aujourd'hui il y a une force, qu'on l'apprécie ou qu'on ne l'apprécie pas, c'est un constat.

Il y a une force extraordinairement dominante, c'est le Rassemblement national. Dire qu'on peut porter l'alternance au socialisme et au macronisme, ce qui est à peu près la même chose aujourd'hui en mettant de côté le Rassemblement national, c'est mentir aux Français. Moi je souhaite qu'il y ait l'alternance parce que le pays sombre, le pays est en proie au chômage à la dette, au déficit à l'immigration, à la sécurité on va continuer avec les mêmes ceux qui ont mis le pays dans cet état sont ceux qui veulent poursuivre avec la même finalement motivation.

Sauf que vous dites ça, mais si Marine Le Pen ne veut pas ouvrir un droit, si Marine Le Pen dit « moi je ne crois pas à cette union des droits ». Marine Le Pen est candidate à l'élection présidentielle. Elle veut rassembler...

Vous dites à vos copains, à David Lysnard par exemple, viens, mais tu seras forcément derrière Marine Le Pen. Elle veut rassembler tous les Français, c'est normal. Aucun candidat qui aspire à gagner, parce que ceux qui parlent, les autres, sincèrement, personne ne les voit gagnants.

Ils sont là pour un peu de témoignage et pour faire la course aux petits chevaux. Vous parlez de qui ? Vous parlez de Bruno Retailleau Oui, bien sûr.

Aujourd'hui à LR, personne n'est en position de gagner. On le sait très bien. Chacun avance ses pions pour négocier.

Tout ça, c'est de la basse politique politicienne aujourd'hui. L'alternance, c'est quoi ? C'est entre cette alliance que nous avons formée, que j'ai voulu fonder en 2024 au lendemain de la dissolution, entre en gros la droite classique, on va dire issue des partis gaullistes et le Rassemblement National qui a pris une partie de notre électorat ancien.

Pourquoi il a pris cet électorat ? Parce que la droite s'est déconstruite, la droite n'a plus été elle-même, la droite s'est soumise au code de la gauche en matière sociale, en matière sociétale. Et donc elle a perdu ce qui faisait sa force au profit du Rassemblement national.

Désormais il y a cette alliance, moi je l'a Est-ce que cette alliance, elle peut gagner ? C'est un peu ma question justement. Elle peut gagner, voilà.

Et elle a gagné. Oui vous, vous avez réussi à Nice mais Laure Lavallette n'a pas du tout réussi. Un point.

Bah oui mais enfin c'est comme ça, c'est la démocratie. Mais regardez, Paris il y Et d'ailleurs, la vérité, c'est que ni Marine Le Pen, ni Jordan Bardella ne sont venus faire campagne chez vous. En fait, vous n'aviez pas vraiment besoin d'eux.

J'ai fait une campagne aussi. Vous n'aviez peut-être même pas envie qu'ils viennent. Mais l'alliance, elle est importante.

Sans alliance, on ne peut pas gagner. On ne peut pas avoir une force...

C'était une alliance, il n'y avait pas marqué RN sur vos affiches ? Ils ne sont pas venus faire campagne à l'écouté ? Chacun fait sa campagne spécifique.

Moi, je sais la force que cette alliance m'a Ensuite, il faut élargir et ça sera le cas aussi à l'élection présidentielle. On peut avoir une force très importante au premier tour et on peut échouer au second à cause de ce ridicule Front Front Républicain qui plonge notre pays dans l'immobilisme, bien sûr depuis 40 ans parce que comment dire on donne un élan à notre pays ? Comment on le redresse en disant on fait barrage mais le barrage c'est pas une politique, les castors ce sont pas les acteurs du redressement, ceux qui font les barrages ce sont des gens qui protègent leurs petits intérêts.

J'essaierai de réfléchir aux castors. Eric Ciutti comment vous avez vécu le fait que Bruno Retailleau d'ailleurs c et à ce micro, finalement, sans vous apporter un accord ou un soutien manifeste, ne soutiennent plus votre opposant Christian Estrosi. – C'était une forme de courage.

Et je l'en remercie. Et j'ai eu l'occasion...

Vous vous étiez parlé ? Vous vous êtes parlé depuis ? Je lui ai parlé après.

J'ai eu l'occasion de lui dire. J'ai eu l'occasion de lui dire. Mais...

Vous l'avez appelé pour le remercier C'est une forme, non pas pour le remercier, mais avec Bruno Retailleau, on a toujours échangé. J'ai du respect pour lui. Je ne partage pas ses choix.

Il est au milieu du guet. Il est au milieu du guet parce qu'on voit bien qu'il veut s extraire du macronisme face à ceux qui veulent y rester. Il y a quand même six ministres LR dans un gouvernement macroniste.

Il a un groupe qui ne commande pas l'Assemblée nationale, qui est dirigé par M. Wauquiez et Mme Tabarraud, qui sont les apôtres aujourd'hui, surtout Mme Tabarraud, qui défend son frère et la petite politique familiale. Moi je me souviens, j'ai envoyé Laurent Wauquiez, vous étiez le premier à le défendre.

Oui mais M. M. Wauquiez il a dérivé, moi je n'ai pas changé, moi je suis un homme de droite, j'ai toujours combattu ce gouvernement qui abîme le pays, je ne le combat pas pour des raisons personnelles, je le combat parce qu'il abîme le pays.

Qui peut dire que le bilan macroniste est positif ? Laurent Vauquiez abîme le pays, mais Bruno Retailleau pour vous, vous vous dites, est-ce que vous pensez qu'un jour il peut vous rejoindre ? Je l'espère et je lui lance cet appel, mais je suis un peu désespéré de voir le poids de ces vieux chapeaux à plumes, de ces politiques de la Troisième République.

Monsieur Copé qui a fait 0 ,29 % à la primaire en 2011. – Oui mais qui a été réélu dès le premier tour En 2011, Mme Pécresse qui a été le naufrage de la présidentielle M. Bertrand qui n'a jamais rien gagné dans sa vie À part avec le vote de LFI et des communistes Et qui viennent nous donner, qui viennent donner des leçons à M.

Retailleau et aux autres, de morale, de politique. On n'a plus envie de voir ces gens qui s'y veulent aller chez M. Macron ou au Parti Socialiste, qu'ils y aillent. « Viens chez moi ! » Je lui dis « viens avec nous !

David Listard, d'abord c'est un ami. – Il est venu, alors là encore il n'y avait pas forcément de mots à pour en parler mais il s'est laissé photographier à vos côtés une semaine avant les élections. – C'est une – Il y en a un qui pourrait dire à peu près la même chose de vous, c'est Christian Estrosi, on ne peut pas dire que vous ayez toujours des liens d'amitié. – Oui mais on a eu des parcours qui se sont éloignés parce que Christian Estrosi comme j'évoquais Mme Tabarro, M.

M. Wauquiez, sont partis chez M. Macron.

Moi je suis resté fidèle à François Fillon, notamment en 2017. François Fillon qui est venu à Nice aussi. Et je l'en remercie.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il y a des gens courageux qui bougent, alors peut-être pas encore suffisamment, mais on voit bien qu'aujourd'hui cette alliance des droites cette frontière artificielle elle est en train de se fissurer et c'est la seule c'est une condition indispensable pour qu'on engage le redressement du pays, avec tous les hommes et femmes de bonne volonté. Il faut balayer ceux qui ont mis le pays à genoux, ceux qui nous gouvernent aujourd'hui.

Il y en a assez de ces gens, et donc il faut qu'ils partent. Est-ce que vous vous êtes serré la main ? Est-ce que vous vous êtes revu avec Christian Estrosi ?

Non, je ne l'ai pas revu. Rien. Vous ne lui avez même pas passé un coup de fil ?

Je ne l'ai pas revu. Il n'a pas souhaité siéger au conseil municipal, mais naturellement. J'espère le voir et que nous puissions...

Vous n'êtes même pas croisé ? Non, il n'y a pas eu de transition. Il a quitté la mairie, vous êtes arrivé, vous n'êtes même pas croisé dans le couloir.

Ça se passe très bien avec ses équipes. Il y a eu une transition républicaine parfaite, avec les fonctionnaires de l'Amérique que je remercie. C'est le signe d'une forme de continuité.

Il y a un groupe qui a été élu avec lui. Ce se passe très bien, de façon très harmonieuse. Le président de ce groupe sera reçu ce matin, je le verrai.

On va bien travailler ensemble. Je suis d'ailleurs à peu près convaincu que la plupart de ces élus, à terme, vont me rejoindre parce que nous travaillons bien pour Nice, nous voulons plus de de sécurité, moins d'impôts et que je veux rassembler. – Vous pensez que les anciens proches de Christian Estrosi vont vous rejoindre ?

C'est déjà le cas ? Ils vous le laissent déjà entendre ? – Quelques-uns, oui.

Parce qu'il y avait ce positionnement très personnel de Christian Estrosi bon voilà moi je veux écrire une page nouvelle le passé et le passé je veux apaiser aujourd'hui il y a plus cette guerre les Les électeurs m'ont donné une large majorité. Je les en remercie et on va regarder devant. Éric Ciotti, le diesel ce matin record est à 2 ,25 euros le litre.

Et cette nuit Sébastien Lecornu a laissé entendre que, je cite « Je demande aux ministres de l'Action et des Comptes Publics et aux autres ministres de travailler à une affectation des éventuels surplus de recettes fiscales liées à la hausse des prix du carburant pour financer des mesures prioritaires d'un plan d d'électrification. Ça va dans le bon sens ? Vous avez compris ce que ça veut dire ?

Pas moi. Ce qu'il faut, c'est une mesure claire. L'État ne peut pas s'enrichir sur l'augmentation du prix du – Ça veut dire que par exemple pour les aides-soignantes qui font la tournée et qui en ce moment payent trop cher le carburant, si on leur permet d'avoir un accès à un leasing social pour avoir des voitures électriques… – On va leur acheter une voiture électrique à 40 000 euros ou 30 000 euros, alors que là, il y a une urgence de payer chaque matin son plein.

Mais dans quel monde vivent ces gens qui nous gouvernent ? Il y a une mesure simple, celle que nous prenons à l'Assemblée nationale. On l'a demandé encore hier avec le Rassemblement national avec l'UDR, c'est de baisser la TVA sur le prix des carburants.

Aujourd'hui, l'État fait les poches des automobilistes, plus le prix du pétrole brut, du baril de pétrole qui a dépassé les 100 dollars, on doit être à 105 ou 107 dollars. Ce matin, sur le baril, augmente plus l'État s'enrichit. Ça, ce n'est pas normal.

Nous voulons une TVA réduite à 5 ,5 au lieu d 'aujourd'hui 20%. 'est un coût, bien entendu. Ça doit être gagé sur des économies.

Ces économies, engageons-les notamment sur le coût de l'immigration, sur plein de sujets, sur les dépenses indues de l administration et rendons le pouvoir d'achat aux Français. La mesure, elle est simple, elle est limpide. On n'est pas dans les usines à gaz.

Enfin, là, c'est peut-être une usine électrique, selon M. Le Cornu. Mais enfin, ça revient au même.

Éric Ciotti, donc maire de Ennis, vous ne serez plus député dans quelques jours ? Dans quelques semaines, vraisemblablement. Vous allez démissionner de votre...

Naturellement, puisque le choix, c'est...

Le choix, c'est Ennis. Il n'y a même pas de questions qui se posent. Merci d'avoir répondu à mes questions sur RMC BFM TV.

On rebondit justement sur ce que vient dire Éric Ciotti.

Présidentielle, union des droites: l'interview en intégralité d'Éric Ciotti, maire UDR de Nice — Éric Ciotti · Pourquijevote