"Les Français consomment 35 kilos de poisson par an, c'est beaucoup trop." - C''est Excellent
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sud Radio c'est excellent Judith Bé. Bonsoir à toutes et à tous. C'est excellent comme chaque dimanche à 19h.
Elle a traversé l'Atlantique et le Pacifique à la rame avant de devenir une voix incontournable de la protection des océans. La navigatrice Mafonois œuvre depuis des années à sensibiliser le grand public et les décideurs aux enjeux marins. Mot de votre nouveau livre l'océan source de vie.
Protégeons notre mère nourricière est publié aux éditions de l'observatoire. Euh vous lancez un appel vibrant pour se vrai notre patrimoine he ce patrimoine vital. On va en parler évidemment.
Bienvenue Mot Fonte noire. Bonjour. Merci beaucoup.
Bonour. Avec plaisir. C'est excellent.
C'est l'émission qui crée le lien. Défenseur d'une agriculture durable et innovante, il porte une vision ambitieuse pour renforcer la souveraineté alimentaire française. Thierry Blandinière est le directeur général du groupe INV au premier groupe coopératif agricole français.
Thierry, vous êtes aussi un passionné de rugby et ça sur Sud Radio la radio du rugby. On adore évidemment. Vous avez pris depuis peu la tête du Crive et puis vous êtes très engagé dans le monde de l'Ovali, tout un programme.
Bienvenue sur Sud Radio. Merci, avec plaisir. Bonjour chers auditeurs.
Bienvenue chez vous. Alors Mot Fonten a commencé avec vous autour de ce nouveau livre he et de votre cri d'alerte pour nos océans. Je rappelle le livre l'océan source de vie protégeons notre mère nourricière. vous lancez un appel fort.
Alors, je rappelle aux auditrices, aux auditeurs ce que vous nous racontez, que les océans, ils couvent quand même 70 % de la planète, qu'ils abritent 80 % de la biodiversité marine, qui produisent plus de la moitié de notre oxygène et qui nourrissent plus de 800 millions de personnes, ce qui est énorme. On a oublié à quel point ils sont essentiels à notre survie en fait. Non, c'est c'est vrai que en fait ces océans, faut d'abord faudrait demander à Tomas Pesquier, il te dirait que la planète, c'est d'abord une bille bleue qui flotte dans l'espace.
En fait de la et oui, notre planète c'est d'abord une planète océan. C'est pour ça qu'on l'appelle la planète bleue. Et la vie, elle est née quand même dans la profondeur des océans.
Il y a 3 milliards d'années, les premières particules de vie, c'est dans le fond des océans au niveau des sources hydrothermales. Ensuite, la vie, elle a évolué. Moi, j'adore cette image en fait du dauphin qu'on aime tant qui a été à un moment donné un animal terrestre.
On retrouve dans ses nageoires des traces de phalange. Il a marché et ensuite il a rejoint la mer pour tout simplement assurer sa survie. Est-ce que nous faisons nous les hommes aujourd'hui ?
On retourne, on rentre en mer pour bah l'oxygène, vous l'avez rappelé qu'on respire 50 % de un poumon sur deux qui respire que grâce à l'océan. C'est près de 22000 médicaments. Donc c'est la trousse à pharmacie de demain, c'est la régulation du climat, ce sont forcément les énergies marines renouvelables et puis la marmite de l'humanité.
Et oui, il y a 3 milliards de personnes qui ne mangeraient pas de protéines s'il y avait pas les protéines de l'océan. Donc il y a un vrai besoin de se tourner vers la mer. Et pourtant, écoute, la vérité c'est qu'on investit 100 fois plus dans le spatial.
Ouais, on connait mieux la surface de la lune que la profondeur des océans. C'est ça. On all on est jamais allé au fond de la la fosse des Marianes 11 km 11000 m et on connaît pas toute cette biodiversité sous cette richesse parce que sous les océans nous ont fait peur.
Ça a été souvent déjà ce qui engoutissait nos marmes voilà et puis ça a été un peu un puissant fond dans lequel on jetait comme le puit de dérible inlassablement nos déchets. Puis là, on se rend compte aujourd'hui que en fait c'est la machinerie qui permet la vie sur terre et que cette machinerie aujourd'hui c'est un géant toujours hein. Et ça pour l'avoir fréquenté à la rame à la voile, oui, c'est un géant parfois euh euh bien menaçant et pourtant c'est un géant pied d'argile et il tire le signal d'alarme.
Il a beau faire des effets de manche et et de temps en temps montrer ses gros bras, non, aujourd'hui il est fragilisé par les activités humaines et ce dont on parle la surpêche, l'acidification, la pollution plastique et cetera. Est-ce qu'ils sont en train de mourir en silence ces océans ? Les océans souffrent par nos activités.
On va parler d'agriculture. L'agriculture, ça a été beaucoup de déversements qui se sont retrouvés dans nos océans. On parle de déchets, les déchets plastiques dans nos océans.
On parle de zones qui ont tellement absorbé de de CO2 que ça s'est transformé en acide carbonique et les océans s'acif. Donc oui, aujourd'hui, ils sont menacés. H et ce qu'il faut bien arriver à faire comprendre à ceux qui nous écoutent, c'est que quand je parle de l'océan avec tant de d'énergie, parce qu'en fait les océans c'est de nous dont on parle, c'est notre maison.
Donc oui, c'est le berceau de la vie, c'est aujourd'hui la clé de voûte qui permet la vie sur terre et c'est notre santé parce que quand tu vas dans ton assiette de de sushi du poisson, ce poisson-là, il était dans la mer et ce poisson-là s'il est complètement blindé en métaux euh en mercure et autres, et bien c'est ton assiette de sushi qui men conseillé de de faut pas trop en manger quoi, une fois de temps en temps pour se faire plaisir. Mais alors la vérité c'est qu'aujourd'hui on mangerait trop de poisson hein. Le français, il mange 35 kg de poisson par an et par personne, ce qui est beaucoup plus que la moyenne européenne qui est à 20.
Et selon les organismes mondiales de la santé, il faudrait manger 11 kg seulement. Déjà, il faut il faut diminuer sa quantité de poisson. Alors, on va dire "Oui, mais on peut plus rien manger." Si si, on peut manger mieux surtout.
Il faut manger beaucoup plus de végétal, d'accompagnement que de protéines. On a moins besoin de protéines animales. Et puis il faut aller sur du poisson.
Alors du poisson de plus petit, faut faut pas aller vers des poissons de fin de chaîne alimentaire comme l'espadon, le marlin, le ton rouge parce qu'ils ont il y a la bioaccumulation, ils ont accumuler beaucoup de mercure, beaucoup de polluants. Donc pour notre santé, il faut qu'on aille vers du la sardine, vers du macro, vers du har. Ensuite, il faut les plus petits poissons.
Ensuite, il faut manger des poissons en fonction des saisons. À cette saison, on peut manger du colin, de la dorade, enfin euh de la sardine. Il y a il y a différentes espèces de poissons qu'on peut manger.
Il faut aller vers du poisson labellisé, hein. Il y a des pêches durab, pêches responsables, label MSC. Donc, on peut choisir un bon poisson français.
H et quand on dit tout ça, oui, il faut valoriser la pêche française parce que la pêche française, elle respecte des quotades, des normes, très rigoureuses. Les pêcheurs sont pour la plupart en France 80 % des pêcheurs de façon artisanale, c'est des bateaux de moins de 12 m. Faut bien comprendre pour avoir un chiffre en tête peut-être parce que des fois on on a tendance un petit peu à tout amalgamer.
La France, elle va prendre 1 % de tout ce qui est prélevé dans la mer. Rien que l'Asie, c'est 50 %. C'est énorme.
Donc aujourd'hui, oui, on a une pêche durable. On a on a des aberrations. Vous vous le dites dans le livre et vous n vous le raconiez antenne tout à l'heure.
Par exemple, les crevettes qui sont pêchées dans les mers du nord, elles sont envoyées au Maroc pour être décortiqué avant d'être renvoyé vers chez nous, quoi. C'est il y a des abra de d'incohérence. C'est comme quand on pêche énormément de poisson pour le transformer en farine pour ensuite élever d'autres types de poissons.
Du coup, il y a un moment donné ça ne fonctionne plus. Il faut aller vers des poissons végétariens. euh il faut aller vers des farines qui soient des farines à base d'algue, ce qui est aujourd'hui euh des start-ups euh françaises qui ont développé ce process.
Enfin, il y a il y a beaucoup de solution. Et dans ce livre, c'est avant tout de ça dont je veux parler. Je veux parler des solutions qui viennent de l'océan et des clés pour le sauver.
Exact. Et alors ce que vous nous racontez finalement, c'est que c'est pas trop foutu quand même. Il y a quand même il y a quand même de l'espoir.
J'ai quand même c enfants, donc je vais quand même leurer quand même un petit peu d'espoir. Oui. Donc, il y a des gestes simples, concrets, accessibles à tous.
Par exemple, changer effectivement comme vous le dites, notre manière de consommer. Euh, est-ce que vous pensez que ça peut vraiment faire la différence ? Ah oui, alors moi je crois beaucoup dans euh un la responsabilité individuelle, chacun d'entre nous.
Ensuite, moi très modestement euh vu que moi avec mes petits bras, j'ai réussi à traverser les océans à la rame euh seul pendant 5 mois sur un tout petit bateau, pourquoi déjà ? Mais surtout euh et ça m'a fait tenir jusqu'au bout. Ça veut dire que c'est possible.
L'homme avec un grand H est capable de réaliser des rêves plus grands que lui. Moi, j'adore l'idée qu'on est tous dans nos vies, hein. Et ceux qui nous écoutent pareil et des fois devant un défi, on se dit "Waouh, la montagne elle paraît grande quoi." Et puis ce sommet, ben écoute, il est toujours dans les nuages.
Tu dis "Mais jamais ?" Et puis alors moi, j'essaie de me dire "OK, c'est comme l'océan, tu restes concentré, focus, alors coup de rame après coup de rame, morceau après morceau et puis mine de rien, petit bout par petit bout, on y arrive." Et là, face au défi environnemental, c'est pareil, c'est chaque jour et chacun sa part.
Et j'aime bien et je rappelle dans le livre là cette petite légende amérindienne la part du colibril avec tous ces animaux de la forêt qui sont éberlués devant ces feux partout qui ravage tout et tous les animaux de la forêt voyz bien d'un se coup un petit colibri qui arrive et qui prend dans sa gorge une petite goutte d'eau qui va la verser une petite goutte d'eau qui va verser et les autres lui disent mais tu crois pas que tu vas éteindre la forêt quand même il dit peut-être pas non mais au moins j'aurais fait ma part et donc je pense beaucoup dans le fait que chacun peut faire et si tous les oiseaux s'y mettent effectivement tout d'un coup tous les humains peuvent s'y mettre aussi et chacun peut agir et on change vraiment la donne hein c'est Coluch qui disait il suffirait que les gens l'achètent plus pour que ça se vende pas. Voilà, c'est réglé. Oh, j'adore Thierry Blander, je rappelle que vous dirigez une vivo, c'est le premier groupe coopératif agricole français.
Mod, elle nous parle de de mer nourricière. Vous vous défendez vraiment la souveraineté alimentaire mais à terre. Est-ce que agriculture et océan, ils doivent mener un combat communement ?
Ouais, c'est le sens du vivant en fait qu'il faut retenir. C'est de se dire, on a entre nous un bien commun qui est cette planète, cette planète bleue et il faut savoir la préserver. Euh il y a des ressources, faut savoir il faut savoir les gérer.
Il faut savoir aussi relever le challenge de nourrir 9 milliards d'habitants sur la planète demain dans de bonnes conditions à un prix compétitif. Et tout ça c'est un défi considérable hein. C'est un défi considérable et quand on regarde est immense, c'est la grande montagne qu'il faut gravir et si on regarde la montagne on dit on va pas y arriver.
Pour autant, comme l'a dit mode, on est vraiment dans cette logique de travailler en séquence et de se dire finalement c'est possible, il y a des solutions, un problème, une solution et on avance et on démontre que c'est possible pour embarquer un maximum de monde. Donc il faut des éclaireurs, vous en faites partie, il faut des éclaireurs pour porter ces messages et démontrer avec certains que c'est possible, que à petite échelle, c'est possible, donc à grande échelle c'est possible. Donc voilà, c'est vraiment un défi politique qu'il faut relever.
Et dans l'agriculture, c'est aussi ça, c'est comment changer les pratiques agricoles tout en étant très compétitif en préservant le revenu de l'agriculteur, c'est essentiel. Donc ça veut dire trouver des nouvelles solutions innovantes pour produire plus, mieux et durable. Et ça c'est très important et de réconcilier l'ensemble et démontrer que la mer et bien sûr la terre, ce sont des solutions au réchauffement climatique, que l'agriculture, l'alimentation, ça peut être une solution. hè si on est en capacité effectivement de de pouvoir se poser des bonnes questions et utiliser les cerveaux le jus de cerveau de tout le monde pour trouver des nouvelles idées.
Alors fontois justement l'agriculture ça existe en mer. Vous nous faites vous nous en parlez notamment dans votre livre que je rappelle l'océan source de vie protégeons notre ma nourricière. Vous nous parlez de l'aquaculture qui peut être durable par exemple.
Ça c'est un des modèles qu'on pourrait suivre aujourd'hui pour continuer à nourrir beaucoup de monde mais en faisant les choses correctement quoi. Non mais c'est vrai que oui aujourd'hui la problématique c'est comment nourrir le monde. Alors c'est vrai que dans nos pays développés on a quand même accès à une nourriture assez riche assez variée et on pourrait limiter quand même modestement sans trop faire d'effort un peu le la dose de protéine.
C'est pour ça que je travaille sur un programme à destination des 55000 écoles primaires avec du sur le mieux manger grâce à la mer parce que aujourd'hui on peut réorganiser notre assiette et la gastronomie c'est la haute couture. J'espère qu'elle va influencer une tendance. Il faut qu'on aille plus vers des protéines végétales, plus de végétal.
Donc oui, il faut qu'on choisisse mieux notre poisson et on peut plus que prélever du poisson sauvage. À un moment donné, il faut être réaliste. Il va bien falloir qu'on l'élève et qu'on élève donc du poisson dans des bonnes conditions, avec des bonnes règles d'hygiène, avec pas des antibiotiques à tout à tout va, sans dégrader les milieux tout en les nourrissant bah d'autres types de de farine et pas des farines d'autres poissons parce que sinon à un moment donné ça va pas non plus.
Donc ça a repensé mais aujourd'hui c'est pensé. C'est-à-dire que il y a de l'aquaculture raisonnée, il y a du poisson de qualité, c'est accessible. Oui, parce que quand on pense à l'aquaculture, on se dit "Ah aïe aïe aïe aïe, on pense aux fermes par exemple en Norvège pour les les saumes." C'est assez catastrophique quand même.
Ah oui oui, c'est vrai qu'il y a beaucoup de choses. Tu tempèdes ton latin parce que du poisson d'Atlantique qui est élevé maintenant au Pacifique. Enfin bon, bref, les trucs quand tu vois le le taux de de d'antibiotique de machin qui sont truc, enfin honnêtement tu arrêtes de manger de de saumon.
Alors, je vrais qu'à la veille des fêtes, on aime bien manger ces poissons là, mais il faut qu'on apprenne à manger d'autres types de poissons. D'autres types de de Oui, qu'on aille vers des poissons plus lèves, des poissons qu'on connaît moins, des poissons plus petits. On révolutionne un petit peu notre assiette, hein.
C'est chacun d'entre nous qui sardine grillé d'ailleurs. Absolument, tout à fait. Et même la sardine en boîte et c'est très accessible.
Oui, c'est vrai, c'est très bon en boîte aussi. Euh alors, vous insistez aussi mon sur la nécessité d'une meilleure éducation à l'environnement et d'une prise de conscience dès le plus jeune âge et d'ailleurs vous avez été émissionné hein par le le ministère de l'éducation à ce sujet. Oui.
Alors moi, c'est vrai que ma fondation, elle travaille depuis 20 ans sur l'éducation. Donc nous, on a des programmes dans les écoles primaires, dans les collèges, dans les lycées, partout. On travaille pour justement sensibiliser un plus grand nombre.
Pourquoi ? Parce que moi dans ma vie, je me suis dit "OK, quelle est la meilleure façon de faire passer le message ?" J'ai trouvé que c'était en étant pragmatique réaliste, sans culpabiliser, sans montrer du doigt, en essayant de rassembler tout le monde et en essayant de porter un discours enthousiasmant, un peu oxygénant.
Parce que si tu dis que on va tous dans le mur, enfin honnêtement, on a tous envie de fermer la fenêtre et de se mettre la tête dans le sable, c'est sûrement le fait d'être d'avoir connu les 40 résistants, les 50e qui me font dire que à un moment donné, voilà, faut se poser, il faut être calme. Et deuxièmement, moi pour moi, la meilleure levier d'action, c'est l'éducation. Bon, je teste ça sur mes enfants certes, mais je trouve qu'il y a une appétence chez la jeunesse.
Il y a une envie de faire des choses. Il y a des professeurs qui font un travail formidable. J'ai travaillé avec des inspecteurs généraux pour refondre les programmes de l'éducation nationale.
On a des programmes qui sont gratuits, accessibles à tous, distribués par le biais de notre site internet, dans les écoles, avec le ministère et aujourd'hui, on voit l'impact. Ça fait plus d'un million d'enfants qu'on a sensibilisé et et demain, c'est une génération qui est très éveillée de toute façon très éveillée mais qui s'intéresse quand je vais moi j'étais encore la semaine dernière dans une école et qu'on me dit bah oui, ah bah l'oxygène c'est le planqueton. Enfin voilà, qui sont hyper conscients de ça et puis telle femme a été la première femme.
Voilà. Enfin, je trouve qu'aujourd'hui ils ont envie. Ils ont envie de ça.
On privatise l'Olympia la semaine prochaine. On fait venir 2000 enfants qui sont partis découvrir la mer pour la première fois cette année grâce à la fondation. Euh voilà, ça ça va me redonner de l'énergie.
Des fois, on me dit "Mais comment tu retrouves la patate ?" Bah ça, voilà, ça donne l'énergie parce que des fois quand tu vas de ministère en ministère, t'en sorts, des fois tu dis "OK, bon allez, ça ira mieux demain." Et puis à l'inverse, quand tu vas dans une école, dans une université et tout, je vois Thierry qui sourit.
Mais oui, c'est vrai que ça, il sait ce que c'est. Même combat. Même combat.
Allez, c'est excellence sur Sud Radio et on le prouve. On est en compagnie de la navigatrice activiste écrivaine Mot Fontenois et du DG de Invivo qui est à la tête du ca de brive le rugby. Pour les noms de minitier, laissez Thierry Blandiniè, vous restez là, on revient à tout de suite.
Sud Radio c'est excellent, Judith Bé. Merci d'avoir choisi Sud Radio c'est excellent et vous êtes ici chez vous. Vous êtes avec la navigatrice Maot Fontois et son livre l'océan source de vie.
Protégeons notre maire Nouricier qui est sortie aux éditions de l'Observatoire ainsi que Thierry Blandini, directeur général du groupe Invivu et président du CA Brive, c'est-à-dire le club de rugby qui vient qui est en Corè, hein. C'est ça. Corrive Corze.
Alors Thierry Blandia, on va parler d'une vivo déjà comme je l'ai dit au départ, c'est le premier groupe coopératif agricole français. Quelques chiffres hein, c'est 200 coopératives, c'est des dizaines de marques, c'est une présence dans 35 pays. Quel bateau j'ai envie de dire ?
Voilà, en corrélation avec Mode. Alors, ce groupe, il est en train de prendre beaucoup d'ampleur grâce à vous. Vous avez piloté notamment le rachat du groupe Soufflet.
Vous avez lancé des fili filières durables, investi dans des protéines végétales justement et je me disais que ça ça plairait à mode. Alors, racontez-nous un peu plus de choses là-dessus. Oui, en fait nous notre combat euh voilà, chacun a son combat hein, c'est important.
Le combat, c'est positif. C'est une motivation, c'est un engagement, c'est c'est les salariés, c'est agriculteurs qui se disent que bon, il faut il y a pas de fatalité. Donc on peut nourrir la planète et on peut on peut travailler différemment.
Et donc on on est parti depuis déjà depuis 10 ans dans une agriculture qu'on appelle régénérative. Donc en fait c'est la qualité des sols qui est essentielle en qualité de la mer qualité des sols. Donc comment comment les sols peuvent être enrichis demain ? trouver une qualité, une biodiversité euh et du coup être en capacité parce qu'ils sont plus riches de capter du carbone.
Donc quelque part en captant du carbone, on règle aussi la la question du réchauffement climatique et on participe notamment à réduire l'impact carbone. Et là donc c'est là où l'agriculture peut être une solution. L'agriculture régénératrice, c'est très simple, enfin c'est compliqué à mettre en œuvre mais c'est très simple sur le papier.
C'est en fait des rotations de culture. Donc il il suffit de de faire du blé, ensuite des légumineuses, ensuite laisser la la terre reposer, donc de trouver des cycles. Voilà.
Mais en faisant ça, ce qu'il faut comprendre, c'est que on engage l'agriculteur sur un peu une aventure. Il ne risque de perdre de revenus puisque quand il travaille somblé tous les ans, il a un revenu plus ou moins comme d'habitude. L'engager, ça veut dire l'accompagner, ça veut dire piloter les risques avec lui et apporter un filet de sécurité qui fait qu'il s'engage mais qu'on garantit quelque part un peu son revenu.
Et ça c'est le rôle d'un groupe comme de participer à à accompagner un maximum d'agriculteurs dans cette transition agricole et de pouvoir sécuriser leurs revenus parce que quelque part on est en capacité de vendre leur leur production dans le monde entier et pour ça il faut un groupe à l'échelle. C'est pour ça qu'on a construit le groupe pour être un grand groupe européen, premier européen dans les céréales qui est en capacité de trouver des clients et des solutions pour accompagner ces grandes transitions. On le fait en France, on le fait en Europe, on le fait ici dans les pays africains.
On est présent en Éthiopie par exemple. Donc ça c'est en plus super. En Éthiopie en fait, on a ouvert une malterie.
La malterie, c'est pour faire de la bière. Voyez donc ça peut la bière sans alcool aussi hein. Ça marche très bien.
Euh et du coup quand on fait une malterie, il faut qu'on plante de l'orge brassicole. Hmm. travailler avec les agriculteurs en amont et du coup leur apporter une agriculture différente à valeur ajoutée donc un revenu complémentaire.
Donc quelque part politiquement on est bien perçu puisque on fixe les agriculteurs dans leurs fermes et on leur apporte quelque part un revenu complémentaire. Donc politiquement, on est bien reçu par le ministre de l'agriculteur éthiopien qui nous dit "Bah c'est super ce que vous faites" et du coup ça permet de d'avoir une filière de qualité sur les haut plateaux et du coup quand on commence à faire de l'orge brassico on fait du blé du coup on commence à enrichir indirectement l'agriculture de l'Éthiopie. On fait pareil en Afrique du Sud, on fait pareil en Inde, on fait pareil au Brésil du soutien humanitaire quelque part mais sans aide en fait par l'économie.
Voilà, c'est ça. Là, c'est moi j'aime pas trop les aides. Donc, j'essaie d'être libéral comment pêcher le poisson justement.
Exactement. On leur dit, vous pouvez gagner votre vie, on va vous aider. Voilà les outils, on va vous aider à vous former et vous allez être autonome, vous allez être indépendant parce que la fierté dans la vie, c'est d'être indépendant.
C'est être dépendant de quelqu'un. C'est aussi une fierté individuelle quel que soit le niveau de responsabilité que vous avez. Donc, respons, les accompagner.
Et donc, du coup, on arrive avec une empreunte internationale, présente 49 pays, à petit à petit faire bouger les lignes finalement. Donc on relocalise en fait de la production plutôt que d'avoir de l'importation. Voyez ce que habituellement on exportait mettons de l'orge brassicole en Éthiopie.
Maintenant on va le planter en Éthiopie, on va produire sur place. Ça c'est très donc ça rentre dans la logique de relocaliser des productions en apportant aussi des revenus complémentaires et du cercle vertueux aussi. Et du cercle vertueux.
Et donc pour l'agriculteur français, on a on trouve d'autres solutions, d'autres d'autres d'autres d'autres produits à à vendre produire. Alors comment ils s'adaptent justement ces agriculteurs ? parce que c'est c'est donc c'est une évolution vers une nouvelle agriculture comme vous le dites régénérative, plus durable et cetera, mais ça change leurs habitudes.
Comment ils s'adaptent ? Alors aujourd'hui, on a la chance d'avoir des nouvelles technologies, les datas, je pense que dans dans la voile, c'est dans le sport, on le sait maintenant les datas ça ça conditionne les entraînements, ça ça accélère la performance et dans l'écriture, c'est pareil. Vous avez beaucoup de datas aujourd'hui qui sont collectés.
Tractur par exemple, c'est un véritable robot qui collecte des datas agronomiques, dat commercial et grâce à ces datas, on arrive à avoir des applications et renvoyer des services au à l'agriculteur qui peut faire de la la prédiction parce que du coup avant avant en fonction du climat et cetera, il disait "Mon grand-père faisait ça ou ma grand-mère faisait ça, donc qu'est-ce que je vais faire ?" Là, il aura toute une base de données qui fait que dans telle situation, il aura un algorithme qui dira voilà ce qu'il faut faire. Bah, il sait que s'il plutôt d'accord. terme d'intran, il sait qu'il aura utilisé juste une quantité raisonnable d'intrant et du coup ça lui garantit son revenu.
C'est vous qui avez inventé l'application en question monsieur ? Ouais, on a fait ça. On a développer une digital factory.
Ouais. OK. Alors la marque c'est Aladin.farm.
C'est magique. Aladin c'est la lampe magique. Aladin.farm.
Et en fait, c'est une application où nous adhérons en tout cas en France et on est en train de développer aussi international euh maintenant on une bonne pratique de tout ça. Donc ils achètent dans un tran pilotent leur leur leur production et ils vendent leur et du coup ils nous suivent et du coup on apporte des solutions. C'est qu'on les rassure, ils se rassurent aussi la technologie les rassure.
Voyez parce que c'est un métier qui est quand même extrêmement difficile de métier difficile et on dépend du climat. Voilà, vous aujourd'hui c'est difficile le climat comment piloter en permanence la volatilité des prix aussi et et bien sûr des enjeux climatiques bien sûr. Donc il faut les accompagner mais en même temps c'est les bosseurs, ils connaissent connaissent le métier imagine qu' ils sont ils sont bien ancrés dans le dans leur caractère ils sont très connectés hein.
C'est une c'est une c'est une population l'agriculture qui est très connectée parce qu'ils sont un peu loin de tout. Donc quelque part internet pour eux c'est la solution de se reconnecter avec le monde aussi au quotidien très connecté très très beaucoup d'appétit sur les nouveaux outils, les nouvelles technologie et ça c'est super. Je parle beaucoup des céréaliers bien sûr il il y a d'autres agriculteurs mais ceux-là sont très connectés et ils sont connectés avec le monde puisque les céréales c'est un prix mondial.
Le prix mondial c'est pas la grande distribution française qui le fait hein. C'est la cotation à Chicago qui fait que le blé est à aujourd'hui 200 € la tonne 300 € la tonne. Il faut produire pour gagner sa vie au prix du marché.
D'accord. C'est ça qui donc tout ça, il faut le connecter et on est en train de démontrer que c'est possible et ça bouge ça bouge beaucoup. Par exemple, on pousse aussi nos partenaires euh fournisseurs à investir pour nous.
Donc l'idée de relocaliser la production d'engrais, vous savez, on importe beaucoup d'engrais aujourd'hui en France pour l'agriculture. S'il y a pas d'engrais, il y a pas d'agriculture. Comme s'il y a pas d'eau, il y a pas de l'agriculture.
Donc, on est très dépendant des importations d'engrais. Donc depuis maintenant 3 ans, on travaille à relocaliser cette production d'ré mais quit à la relocaliser autant que ça soit des engrais verts à base d'énergie renouvelable. Donc c'est ce qu'on est en train de faire. et ouais enfin c'est un peu en complémentaire de l'engrais mais là c'est vraiment de l'énergie de l'engrais à base d'énergie hydraulique notamment avec l'hydrolyse et ça c'est très bien.
On a un grand projet, une grande usine en construction euh dans le nord de la France qui était éligible à Choose France l'an dernier. Voilà pour un milliard 3. Bravo.
Et donc du coup ça va nous permettre demain d'avoir en plus vous réindustrialisez on est content toutes les cases. On ess Manuel Macron est bien au courant de tout ça et le gouvernement aussi parce qu'en fait on coche toutes les cases. souveraineté alimentaire, rôle colisation de l'engrais et en même temps vertueux et différenciation par rapport aux autres pays pour demain avoir des engrais verts qui pourraient demain côté sur ONEX avec un premium pour changer le le modèle des commodities.
Ça c'est notre grande ambition. On peut imaginer qu'en 2032, il faut du temps aussi hein sur pareil 2032, on doit pouvoir délivrer nos premiers résultats. Voilà.
Donc nous on est en capacité parce qu'on achète beaucoup d'engrais de mettre 500000 tonnes d'engrais dans cette usine garantir donc un approvisionnement et ensuite un déboucher parce sont les agriculteurs du bassin du nord de la France qui vont pouvoir vont pouvoir s'en servir. Mot de fonto nois. Quand on écoute Thierry Blander, on se dit que finalement la transition écologique allait dans les mains des grands décideurs comme Invivo, mais que en fait c'est directement la responsabilité individuelle dont vous nous parlez qui a impacté aussi.
Ce sont les agriculteurs mêmes qui vont changer leurs habitudes et changer notre manière de manger. Ah mais complètement, je pense qu'elle est dans la responsabilité de chacun hein, ceux qui sont ingénieurs et qui créent les machines, ceux qui sont dans le champ. Et moi, j'ai mes frères qui sont agriculteurs.
Voilà, donc ils connaissent bien ces sujets-là. Et c'est passionnant justement de de bah de voir comment ce ce métier est en train de de s'adapter parce que malheureusement c'est un métier qui est difficile et ils voyent bien que c'est en changement mais la c'est pour ça qu'ils ont besoin d'être accompagnés parce qu'en fait le changement est long et peut être coûteux et que du coup c'est pas si c'est pas si facile. Maintenant ils le font pour eux déjà pour leur propre santé.
Ils le font pour leurs enfants qui sont sur les exploitations et ils le font parce que ils le font par conviction aussi. Et c'est vrai que au final et financièrement, il faut quand même qu'il s'y retrouvent parce que sinon ils mettent la clé sous la porte et Dieu sait qu'on a vu beaucoup d'agriculteurs malheureusement mal finir. Donc on les on les on les soutient et c'est vrai que je pense que la la mer vient souvent au secours de la terre et aussi au secours de l'agriculture notamment sur ce qui concerne la question des intrans avec les algues qui sont aujourd'ui une des solutions que qu'on a voilà.
Oui oui. que que je pousse beaucoup parce que je pense que c'est une des solutions plus vertes. Les fertilisants, c'est ça du biostimulant pour la plante, protection de la plante.
On utilise ça. On a beaucoup de start-up nous qu'on finance indirectement ou indirectement pour pousser ces nouvelles idées. D'accord.
Ça fait partie des solutions un bouquet de solutions qu'on essaie de développer. Il a qui sont efficientes, d'autres moins mais enfin on fait du test and he on apprend, on change. Voilà, c'est comme ça aujourd'hui hein.
Finalement en fait ce que vous nous expliquez Thierry Bandard, c'est qu'on peut tout à fait concilier performance économique et durabilité quoi. Oui. Oui, c'est essentiel.
C'est très important ça. Ah oui, c'est essentiel les grandes transitions agricoles énergétiques. Voilà, c'est l'avenir de l'avenir de l'homme de la planète hein.
C'est c'est notre génération enfin c'est la génération qui va arriver derrière moi qui va sûrement j'espère en bénéficier mais nous mais nous on est là pour l'initier et pour commencer à semer nos petites graines comme c'est ça l'agriculture faut être patient donc on aura semé et puis peut-être que la prochaine génération on va capitaliser làdessus finalement le grand changement vous capitalisez sur quoi 15 20 ans quoi. C'est ça Terry Blandire. Non, je pense que sur un cycle de 10 ans euh beaucoup de choses peuvent changer si voilà compte tenu des des des produits qu'on connaît, des technologies de l'engagement de de beaucoup en 10 ans, on peut changer beaucoup de choses hein.
Alors, ce qui est très agréable quand on vous écoute tous les deux finalement, c'est que c'est moins alarmiste que ce qu'on entend d'habitude. C'estàd qu'il y a des solutions qui existent quoi. On n'est pas foutu en fait.
Alors moi je suis convaincu, c'est c'est une question de nature he quand on a fait du sport, quel que soit le niveau sportif, il y a cette idée de dire voilà il y a toujours une solution rugby pareil, un peu d'engagement quand même c'est pas c'est pas le même combat que sur l'océan mo à la rame, je le ferai pas moi. Voilà, moi je ferai pas non plus mais bon en fait il faut être un peu courageux quelque part parce qu'il faut quand même s'engager, c'est physique et puis surtout c'est l'esprit de l'équipe aussi qui est important. H donc c'est de dire on est plus fort ensemble dans l'agriculteur c'est ça c'est pourquoi les agriculteurs sont par exemple Antoine Dupon bien connu la star du rugby actuel est un fils agriculteur agriculteur lui-même donc on retrouve cette cet engagement cette motivation cette ténacité à ne pas lâcher h never ever give up he on y va comme ça et donc on trou des solution voilà et en fait c'est ça c'est un peu ça c'est c'est le la volonté de dire je vais y arriver je vais échanger et trouver des solutions.
C'est comme quand vous vous entraînez en rugby en poussant avec vos épaules et tout quoi. Vous pousser le mur en fait. Ouais, mais ça finit à force de pousser, même si ça voit si ça se voit pas au début, ça finit par craquer.
Ouais, ce qu'il faut, c'est pas lâcher. C'est c'est le dernier qui lâche qui recule, vous savez bien. Donc donc ça, on l'apprend, on gagne pas tous les matchs hein, je mais quelque part on apprend la défaite un vrai lien entre le rugby et votre poste de directeur général.
On va y revenir. C'est excellent sur Sud Radio, vous le savez, on est en compagnie de la navigatrice Mode Fonteenois et du directeur général de Inviv qui est aussi le président du CA de Brive Corz. Euh Thierry Blandini, vous restez là.
À tout de suite. Sud Radio, c'est excellent. Judith Beller, c'est excellent sur Sud Radio, c'est l'émission qui crée le lien.
Nous sommes avec Maud de Fontenois, la navigatrice qui a écrit un livre très très sympa que je vous recommande he l'océan en source de vie protégeons notre mère nouristière, c'est sorti aux éditions de l'observatoire. Puis on est aussi avec Thierry Blandiner qui est directeur général du groupe Invivo et président du CA Brive, le club de rugby de la Corèse. Alors justement euh dans vos domaines respectifs l'un et l'autre finalement on en parlait à l'instant hein, vous incarnez une forme de résistance constructive de transition par l'action en fait mode font noir c'est ça c'estd que Ah ben de toute façon moi je pense que la l'action rassure c'est que vous parliez des est-ce qu'on n'est pas trop alarmiste ?
Est-ce que le monde va pas mal et que du coup qu'est-ce qui reste à faire ? Je pense que aujourd'hui, on se rassure dans l'action. Il y a ceux qui tentent de faire quelque chose qui s'agit et qui qui brassent de l'air.
Oui, parfois qui ont du mal, c'est sûr. Mais bon, tu avances toujours un peu. Voilà.
Et puis le goût de l'effort, vous le disiez hein, ça c'est ce queon retrouve chez les sportifs. C'est vrai, il y a cette idée de de plaisir aussi dans la difficulté. Moi, j'aime bien l'idée que le bonheur est pas forcément confortable.
J'aime bien l'idée qu'on trouve du plaisir dans le dépassement de soi, qu'on se révèle face aux obstacles. Donc il y a vraiment une stimulation à essayer de chercher des moyens de faire et puis peu importe le temps que ça met, parfois quand on traverse à la rame, à la voile, tout ce que j'ai j'ai pu faire sur les océans et ben parfois faut tirer des bords. Parfois c'est c'est un peu plus long, parfois le bateau à rame se retourne mais bon l'idée c'est de justement parlez-nous un peu de ça quand même parce que vous avez vous avez donc traversé l'Atlantique à la rame notamment.
Pourquoi ? Qu'est-ce qui vous a poussé à faire ça ? C'est vrai que j'ai voulu à travers mes aventures l'Atlantique nord à la rame, le Pacifique à la rame et ensuite le tour du monde à la voile à contre-courant toujours en solitaire et sans assistanceourant.
Voilà pourquoi pas quand tout le monde le fait dans le même dans le bon sens. Non, j'aimais l'idée justement de de de se pousser de relever un défi ambitieux et puis surtout c'était des premières la peur un peu aussi. Non aussi.
Alors déjà c'était les premières féminines. Je voulais montrer que l'homme et la femme étaient vraiment égaux et que c'était pas une question de gros bras. C'est une question de volonté, de détermination, d'envie, de certains sacrifices.
Donc voilà déjà ça, voilà, on est ég donc pourquoi pas une femme. Ensuite après, c'est vrai que moi je suis une amoureuse de la vie donc j'avais envie un petit peu quelque part de tout risquer pour elle. J'aimais bien cette idée de de d'aller me confronter et puis j'aime l'océan presque la l'océan c'est c'est une c'est une prison sans toi, sans barreau, sans gardien.
C'est c'est là où voilà, il y a plus il y a plus de grand discours, il y a pas de faux semblant. C'est un c'est une relation qui est directe. C'est un l'océan est un chef de rang exigeant qui qui vous repousse dans votre tranchement mais du coup face auquel vous devez être vrai, vous devez être immédiat.
J'aime presque cette brutalité vraie de de la mer et j'aime bien l'idée que voilà le le l'horizon disparaît à chaque fois sur les traves du bateau et puis ce euh ce ce plancton qu'on phosphorescent qu'on laisse à l'arrière et puis la liberté absolue. C'est c'est voilà et je trouve qu'on se qu'on se sent fort en mer et ces océans, on on est vraiment connecté. C'est un dernier peut-être un des derniers espaces de liberté hein.
H parce que vous pensez qu'on est plus libre aujourd'hui ? Ah non, alors là, c'est sûr qu'on est de moins en moins libre chacun. Alors, heureusement, certains le le restent un peu dans leur tête.
Je pense que aujourd'hui euh il faut qu'on soit plus libre et plus courageux et et je trouve que on perd cette connexion avec la nature et moi je retrouve en mer à la fois le dépassement de soi, à la fois les grands espaces, à la fois une une rigueur. J'aime cette rigueur, ce soutil de l'excellence et et puis aussi un peu d'insoucience quoi hein. Ah !
Alors l'insouciance, oui, parce qu'à un moment donné, c'est vrai qu'il faut lâcher prise. Euh là, il y a rien à il faut à un moment donné, il faut que tu lâches la rampe hein pour partir et que quand tu pars seul comme ça sans assistance, bah tu es tout seul et que tu dois tu as pas de main attendu. Alors oui, c'est un travail d'équipe parce que on n'est pas complètement seul, on est surtout isolé, donc on a quand même des gens derrière soi et et ça permet de de faire vraiment un travail en commun et heureusement qui qui vous soutiennent et qui potentiellement vous conseillent.
Mais c'est vrai qu'à un moment donné oui si on quand le bateau à Rame se retourne 17 fois dans la même nuit que tu es enfermé dans ton petit habitacle cercueil d'environ 1 m c que tu es dans un miumère mi vomi que tu es genre oui tambour de la machine à laver tu vas en mode essorage tu te dis oui pourquoi pourquoi je suis-je venu là donc c'est sûr qu'à ce moment mais il y a une révélation à ce moment-là non parce que en fait tout d'un coup on se dit bah je suis là mais il y a pour telle raison c'estàdire que quand le le le bazar est passé et que là on se remet à respirer on on a compris pourquoi On est là. Non. Alors, on comprend pourquoi on part, on sait pourquoi on le fait et en même temps on se dit "Mais non, mais je suis complètement dingue et quand c'est passé, on se dit ouais ben j'ai vécu tout ça, je vais pas abandonner maintenant." Enfin, je veux dire, à un moment donné, j'ai quand même dit à tout le monde que fallait jamais baisser les bras, que fallait aller au bout de ses rêves, que le goût de l'effort, tout ça.
Bon, faut donner l'exemple. Et donc, tu continues et tu repars et et puis finalement, il y a il y a il y a il y a Oui, il y a un plaisir dans le dépassement de soi. C'est indéniable.
Indiable. Alors vous Thierry Blander, on l'a dit, vous êtes président du club athlétique Brivecorz Limousin, le CA de Brive qui évolue donc c'est du rugby qui évolue actuellement en pro des deux. C'est le deuxième échelon du rugby français.
Il a été après sa relégation he du top 14 à la fin de la saison 2023 22 23. Alors justement reprendre sa présidence à un moment aussi stratégique, c'est pas pour rien. C'est un vrai paris pour vous.
C'est aussi le dépassement de soi et puis la volonté de de de redresser. C'est ça. Qu'est-ce qui vous a passé à revenir d'apprendre les commandes comme ça ?
Alors, j'étais déjà dirigeant mais j'étais pas du tout acteur. Voilà. Et pas la mêmeire.
Donc c'est un club que je soutiens parce un club de cœur auquel j'ai joué il y a très longtemps et cetera aussi. Oui, c'est c'est votre région hein. Ouais, c'est ma région.
Donc ta famille là-bas. Donc c'est un club qui a été champion d'Europe en 97 voilà qui fait partie du patrimoine du rugby français. H euh qui qui pour moi avait un potentiel incroyable, on va y revenir mais mais qui avait besoin de se régénérer.
Donc il était temps peut-être aussi changer de tête de gondole en fait de président. Donc donc on m'a un peu pousser devant parce que je suis briviste parisien international. On dit ça serait quand même bien que tu ailles.
Donc j'y suis allé parce qu'on a raté la marche l'an dernier. On n pas remonté. Bon du coup il y avait un petit voilà il fallait régénérer tout ça et repartir de l'avant avec une dirigeante.
Du coup nouvelle équipe voilà nouveau joueurs. On a pas tout changé parce que entraîneur il restait là mais on a travaillé avec lui sur une nouvelle équipe plus compétitive. D'accord.
Et avec un plus uni plus Ouais. Au départ, il fallait pendant l'été, il a fallu travailler parce que les gens venaient d'Angleterre, des Fidi, le rugby c'est aussi ça. Aujourd'hui, c'est un peu compliqué donc il faut gérer plusieurs cultures.
Donc c'est ça met un peu de temps mais maintenant depuis le mois de de mars, on a juste perdu qu'un match donc la machine est en train de se mettre en marche. On sent que la ça en train de monter, le public suit. On est voilà, on était au dernier match contre Grenoble 15000 abrib c'est un record historique du club. 15000 personnes dans une ville de 50000 habitants.
Donc on sent qu'il y a un véritable engouement derrière ce club. Je suis pas surpris parce que je viens de là. Donc je savais que ça allait se passer comme ça.
Euh c'est quoi ? C'est c'est de l'instinct. Euh je connais tellement cette région et l'amour du rugby et le fait que tout le monde a joué au rugby dans cette région et que et que Brive sans le rugby n'est pas Brive.
Donc tout ça c'est c'est c'est le lieu c'est le lieu où tout le monde se rencontre, les familles se croisent, les bribis voyagent beaucoup, on se retrouve toujours au stade abrive. VO c'est toujours plusieurs générations qui se croisent. Vous voyez, c'est toute une histoire et puis c'est plus que PB, c'est la Corè, c'est aussi jusqu'à Périgueux, le limousin.
Donc c'est c'est c'est une grande région en fait et donc Riv est assez seul. Donc du coup, on est capable de fédérer beaucoup de monde. Bravo.
Et je savais qu'on avait ce potentiel là et donc du coup on avait investi sur une nouvelle tribune. Donc on a fait le pari de l'investissement d'une belle tribune avec des loges et cetera. Bon tout ce qu'il faut aujourd'hui pour que ça marche, vous savez sur une club professionnel.
Et là aujourd'hui, on est prêt, on est qualifié. Alors voilà, on a on a réalisé le premier objectif, nous qualifier directement pour les demi-finales. H on joue la demi-finale la semaine prochaine à domicile puis après la finale et si on est champion monte.
Donc on a deux matchs. Alors voilà, j'aurais aimé venir après si vous voulez mais j'ai deux matchs à deux étapes importantes à franchir donc une grande motivation. Voilà avec l'humidité bien sûr voilà au sport il faut rester.
On est d'accord que que la remontée en top 14 c'est quand même c'est pas qu'une affaire de budget ou de joueur, c'est une question de mental et de culture hein du club. C'est une question de culture, d'alignement aussi des des personnes, des dirigeants, des entraîneurs, euh de l'environnement, des bénévoles, du public. Et il faut il faut qu'il y ait une osmose en fait.
C'est ce qu'on est en train de vivre à Brive. C'est assez formidable depuis depuis 15 jours. Les places sont prévendues tout ça, on sent qu'il y a un véritable engouement.
Voilà, donc il reste plus qu'à conclure, mais il faut conclure en sport, il faut conclure, vous savez, faut finir le tour du monde, on peut pas s'arrêter avant. Donc il faut qu'on arrive à concurre et si jamais par bonheur on arrive à être champion de France de pro des deux, bah ça sera historique pour le club. On sera en top 14 donc on n'est pas loin de ça.
Ouais mais c'est pas fait. Il y a des il y a des concurrents qui vont nous empêch les doigts, les doigts de pieds, les jambes, tout tout hein. Si radio est avec nous.
Voilà, ça c'est clair. La radio du rugby, elle vous suit, elle vous soutient. Alors, on parle souvent tous les deux hein, ça c'est une question globale pour vous deux, mais on parle souvent d'engagement.
Vous êtes tous les deux très engagés dans vos parcours respectifs. Bon, on parle pas forcément de la prise de risque qui va avec parce que ça soit affronter l'océan ou restructurer un groupe ou restructurer une équipe comme vous êtes en train de le faire, il y a un moment où faut oser. Est-ce que par exemple mode pour vous la peur est un est un moteur en fait ?
Euh non, on cherche pas du tout euh la peur, on cherche le le le défi. La peur euh pour moi en mer, en tous les cas, dans chacun de mes défi, c'était vraiment un soutien parce que la peur c'est ce qui vous permet d'être plus raisonné, d'être plus responsable, d'être plus organisé, d'être plus structuré. Euh la peur, elle est toujours là.
Faut pas s'imaginer euh euh la différence. tout le monde a peur. Il y a il y a juste ceux qui sont paralysés par la peur et ceux qui s'en servent et qui voilà qui en font un moteur et puis qui vont peut-être transcender ça avec un c'est peut-être ça le courage, c'est d'avoir peur mais de partir quand même.
Et du coup oui naturellement que qu'on a peur chaque seconde parce que quand on est un peu raisonné, on a ces deux neurones qui nous restent un peu connectés, on se dit oui, c'est quand même un peu dangereux. Voilà. Alors, il y a quand même aussi des grandes grandes frayeurs.
Voilà. Et donc oui, alors des baleines, des dauphins, des poissons volants, tout ça. Des requins aussi pas mal, mais surtout des cargots, des portes containir.
Voilà, que tu as surtout peur de te faire couper en deux dans la nuit par un cargo. Euh, tu as peur de pas être bien attaché, que le bateau se retourne et que tu retournes à la mer et que d'un seul coup, bah voilà, tu du tu coules là tout simplement, tu as peur que le bateau soit disloqué. Non, c'est sûr que quand tu rentres, tu apprends à donner un peu du relief aux choses simples de la vie.
Donc tu reprends une douche chaude quand tu t'es lavé à l'eau de mer pendant 5 mois. Quand tu recroques dans une pomme quand tu as mangé de la nourriture en poudre, pareil pendant des mois. J'ai bu mon urine moi parce que mon dessinisateur était tombé en panne.
Donc j'étais bien contente quand j'ai revu couler l'eau douce. Je me suis dit waouh, c'est génial quand même. Donc oui, on est quand même content de rentrer.
C'est des choses qui vous poussent dans votre tranchement. Et on se sent après ? Alors, on se sent bien dans ces baskets parce que quand on et et vraiment je souhaite à tous ceux qui nous écoutent, c'est-à-dire que d'aller au bout de soi, de réaliser ce qu'on a au fond de soi, de laisser personne vous dire que c'est impossible et voilà et le sport d'ailleurs pour tous les amoureux du sport, c'est ce qui nous fait du bien, c'est ce qui nous fait vibrer.
Euh moi, euh de vous entendre vous parler de du rugby, ça me fait vibrer, ça ça me donne envie, c'est des bonnes valeurs. J'essaie moi dans mon combat pour l'océan à chaque fois de parler de de cet amour de l'océan, de ce que l'océan nous apporte, de la beauté de de ces espèces pour essayer peut-être d'animer une certaine fibre à chacun d'entre vous pour qu'ensuite on s'intéresse et puis qu'après on ait envie nous-même de porter le combat. Ouais, c'est ça.
La transmission, c'est ça le plus important, la transmission, l'éducation par la transmission, hein. Exactement. Non, mais ça passera et ça passe par l'exemple hein.
Vous voulez que vos enfants lisent, lisez. Vous voulez que vos enfants fassent du sport, faites du sport. voulevant aimentocé et bien commencez par protéger vous-même.
C'est ce que voilà petit jour par petit jour, j'essaie de faire. Allez Thierry Blandinien, vous allez répondre juste après la la pause à la même question. On est avec Mot Fanten aussi.
Vous restez avec nous hein. À tout de suite chers auditeurs. Sud Radio c'est excellent Judith Beller.
Bienvenue dans cette excellent sur Sud Radio si vous nous rejoignez. C'est presque la fin de cette émission mais pas encore. On est avec la navigatrice Maot Fontenois et son livre l'océan source de vie.
Protégeons notre mère nourissière. C'est sorti chez l'observatoire et puis Thierry Blander qui est directeur général du groupe Invivo et président du club athlétique Brivec Limousin. Alors je rappelle ma question he pour ceux qui qui viennent d'arriver justement on parlait Thierry Blandiner de de que du fait que quand on restructure un groupe ou qu ou comme on qu'on sort en mer à la rame comme l'a fait mode Fontenois.
Ça me fait toujours rire quand je le dis pardonnez-moi parce que je trouve ça tellement incroyable. Euh, il y a un moment où faut oser. Est-ce que pour vous euh cette peur dont dont on parlait à l'instant est aussi un moteur ?
Est-ce que c'est ça qui vous pousse parfois à l'avant ? L'audace en fait hein, il faut être audacieux. Il faut avoir envie, être audacieux, il faut avoir peut-être une vision, un rêve, porter un message et on sait que c'est c'est très loin et c'est très loin.
Le chemin le chemin est intéressant. Ce qui est important pour moi, c'est le chemin, c'est je sais pas si on va être champion, mais déjà l'aventure l'aventure collective de tracer un chemin ensemble, d'avancer ensemble dans la bonne direction, c'est déjà une victoire. Voilà.
Et ça c'est important. Et donc du coup, on a déjà gagné en fait. Donc comme on a déjà gagné parce qu'on est sur le bon chemin, on doit pas avoir peur.
Bien sûr, on sait qu'il y aura des obstacles, on sait qu'on va rebondir dessus, mais on est sur le chemin. Donc il faut embarquer les équipes sur le chemin. Et ça fait une sacrée histoire.
Après une fois qu'on est arrivé, même si on est champion, bon OK, on va être content mais on se rappellera de du parcours. Vous avez les yeux qui brillent he quand vous nous racontez ça hein. Et si vous êtes pas champion, bah vous avez le chemin et vous racontez.
Bah c'est ça, c'est une c'est une c'est un engagement qui finalement est presque enivrant parfois. Ouais. Oui.
Mais c'est c'est important. Voilà. C'est pas messianique tout ça, mais c'est je crois que c'est important aussi de d'avoir quelque chose qui nous porte qui qui qui est inaccessible quelque part et qui qui embarque tout le monde parce qu'on a besoin de ça pour pour vivre aujourd'hui.
On a besoin de ça. Donc tout le monde a besoin de ça dans une entreprise, sur un terrain de sport, dans dans un club de rugby, il faut queon ait un discours positif en disant on va avancer, il y a un monde meilleur devant, on va on va y aller ensemble. C'est ça qui est le faire ensemble, le faire tout seul, c'est très bien mais le faire ensemble c'est encore mieux.
Oui, vous fonis, vous êtes à la fois une navigatrice, vous êtes une militante, vous êtes une maman aussi, vous avez cinq enfants euh et vous êtes souvent là où on vous attend pas en fait, surtout en tant que femme, je peux le dire. Euh est-ce que vous avez eu à vous battre contre les clichés ou est-ce que vous vous en fichez ? Ah non, bah il faut toujours toujours se battre contre les clichés.
Déjà, c'est c'est un c'est un principe parce que dans la vie, on le dit hein, depuis le début de l'émission, vous avez rien sans combat, vous avez rien son travail, vous avez rien sans abnégation et parfois vous réussitz pas toujours et oui oui, ça peut vous faire peur et oui, parfois bah on vous le dit, ça va être dur et bah oui, mais ça doit pas vous démotiver. La difficulté aussi, c'est passionnant de chercher la difficulté parce que si c'était gagné d'avance, est-ce qu'on irait ? Finalement, ça n'a pas et comme vous le disiez le chemin, moi je dis toujours euh euh dans mes interventions à l'école, euh cette fameuse phrase là où la euh il y a une volonté, il y a toujours un chemin.
C'est la volonté euh justement qui fait tout. Et c'est vrai, euh on vous met une médaille autour du coup, le jour où vous arrivez finalement, bon c'est pas tellement ça. C'est pas tellement l'acquisition, c'est la concrétisation qui fait la différence.
Donc le le combat est long à mener aujourd'hui. Moi je je le poursuis modestement chaque jour qui passe. J'essaie de me dire chaque soir quand je me couche bah je sais pas où je serai demain mais au moins ce soir j'ai donné le meilleur de moi-même.
Voilà donc j'ai ça ça a marché, ça a pas marché, peu importe. Mais je peux me regarder droit en face. Je me dis voilà moi avec ce qui m'a été donné aujourd'hui voilà je me suis dépassée et je peux être fière et je pense que c'est ce qui on doit pousser nos notre jeunesse à faire être fier de ce qu'elle fait au quotidien de croire en soi quoi aussi de croire en soi.
Alors c'est vrai que moi il y avait les remarques machistes. Alors c'est un vrai mec celle-là elle en a. Bien sûr que bon voilà c'est pas toujours moi j'ai j'ai j'en ai j'en ai joué et j'en ai j'en ai j'en ai souris tu vois.
Oui, moi je meille en mer dans les riss j'avais un bateau qui portait la marque grande marque de cosmétique. Enfin voilà, je je vraiment je tendais le bateau pour me faire battre. Mais c'était une façon de dire voilà et le courage aussi d'assumer qui vous êtes.
Ne vous transformez pas, soyez vous-même. Et c'est là quand on est soi-même la bonne personne au bon endroit, c'est ce qu'on dit. Mais c'est là où on est le meilleur, c'est là où on est au bon poste.
J'imagine que c'est le cas aussi au rugby. C'est ça l'excellence, c'est s'incarner complètement en fait. Thierry Blandard aussi.
Ouais, je pense c'est important d'incarner ce que l'on fait et puis aussi travailler collectivement. Il s'agit pas d'être tout seul hein. Moi je Oui, c'est ce que disait c'est qu'elle est comme quand elle est seule en mode avec une équipe j'imagine à terre qui qui chacun voilà même place qu' a aussi à réussir.
Donc tout ça c'est peut-être des personnes de l'ombre qu'on connaît pas mais qui sont essentiels au succès. Et dans le sport, dans l'entreprise, il y a des gens qu'on voit pas dans la lumière mais qui sont essentiels et qu'il faut savoir valoriser et reconnaître. Et ça c'est très important.
On réussit pas tout seul en fait. Jamais jamais jamais. Il faut pas hésiter à demander de l'aide aussi.
C'est ce que je dis souvent moi je dans mes intervention dans les écoles, faut pas hésiter à tendre la main et à demander de l'aide. Il y a des gens qui savent mieux que toi, il y a des gens qui seront conseillers, faut pas hésiter à écouter aussi les conseils. C'est que on sait pas toujours et parfois on n pas toujours.
Oui, voilà. Mais ça c'est des des voilà c'est des valeurs que j'essaie en tous les cas de transmettre. On a on a besoin des autres pour pour y arriver et parfois on a un éclairage différent et ça nous fait du bien.
Finalement, au-delà de la stratégie des responsabilités, l'un et l'autre, il y a une forme d'engagement intime en fait dans ce que vous portez aussi. Oui, forcément parce qu'on essaie tous modestement de donner un peu un sens à nos existences. Alors, laisser une trace, ça serait un bien grand mot.
En tous les cas, moi j'ai été connecté à l'océan depuis que je suis toute petite. Je suis partie en mer, j'avais à peine une semaine. J'ai passé au lisier oui plus de temps de ma vie sur les océans.
Quand on est seul comme ça sur un bateau à rame, on est un peu connecté avec la haut. Alors, je sais pas si on se sent d'une mission de retour sur terre de défendre ce ce géant, de défendre celui qui vous a porté. Moi, je sens ce devoir en tous les cas en moi, ce devoir d'incarner ça, je l'ai fait des 16 ans, j'ai créé ma première association.
Je l'ai je le fais aujourd'hui un peu plus dans la lumière, je l'ai fait dans l'ombre, je enfin je veux dire jusqu'à mon dernier souffle, mon combat sera celui-là parce que c'est ma conviction intime. C'est là où je pense être le plus efficace et que je je pense que c'est quelque chose qui me qui qui me dépasse. Donc il faut être sur quelque chose d'un peu plus grand que soi parce que sinon la vie serait quand même un petit peu triste.
Ouais, c'est certain. Et alors vous Thierry, c'est pareil hein, c'est un engagement intime et puis c'est aussi un rôle de leadership qui va vraiment au-delà de la performance. C'est ça qu'on entend dans vos dans vos mots.
Ouais, la performance c'est important mais parce qu'il faut capitaliser mais l'échec aussi est important. Il savoir comprendre, analyser son échec, remonter derrière. Voilà, la pédagogie de l'échec, ça existe aussi hein.
C'est c'est important parce qu'on réussit pas tout. Par contre, on est plus fort quand on arrive à trouver des solutions par rapport à des échecs. Et c'est une expérience qu'il faut savoir vivre et çaend c'est comme ça qu'on apprend.
Quel que soit son métier, quel que soit le sport, on sait qu'on va pas tout réussir, ça va pas être facile, mais on sait qu'on va échouer, mais que derrière ça, on a la conviction et le courage et la volonté surtout d'apprendre de ces échecs pour continuer le chemin. Et c'est ça qui est important. Moi, voilà, j'ai été formé comme ça tout petit par mes parents, par l'école de rugby.
J'essaie de transmettre ça à mes enfants, petits-enfants maintenant et donc de leur dire voilà c'est un chemin, c'est un combat, voilà, il faut prendre du plaisir aussi parce que il s'agit pas simplement de vivre ça toujours sous pression. Il faut aussi prendre du plaisir sur le chemin et puis savoir célébrer les bons moments aussi. Ça célébrer, c'est important.
Bien sûr. Voilà, ça donne de l'énergie pour repartir en disant on a réussi maintenant on repart sur une autre direction. Donc en fait, il y a beaucoup de séquences comme ça qu'il faut c'est la vie en fait.
C'est le chemin de vie. Donc il y a beaucoup de séquences. Faut savoir apprécier, il faut savoir souffrir, faut savoir célébrer, savoir se mobiliser, faut savoir rebondir sur l'échec.
Et du coup quand on regarde le chemin parcouru, de temps en temps, on peut se retourner hein, on s'est dit finalement j'ai fait tout ça, on se rend pas compte parce qu'on est dans l'action comme vous l'avez dit. dire l'action. Donc on l'a action, on avance, on avance, on avance.
Et moins quand vous vous posez, alors peut-être au milieu de l'océan, c'est plus facile parfois de se poser, de regarder derrière que quand on vit en entreprise tout le temps. Mais de temps en temps, moi je prends du recul, je quand même on a fait tout ça. H Et après il faut essayer de revaloriser le chemin parcouru pour dire regarder tout ce qu'on a fait.
Ouais. Donc ce qui nous reste à faire, ce qui nous reste à faire finalement, bon ben finalement on l'a déjà fait avec tout ce qu'on a fait. Ouais.
Tout ce qu'on a fait, on va le faire. On vient de là, on l'a réalisé. Euh c'est quoi la plus grande satisfaction que vous retirez de vos métiers respectifs ?
Mot fonten nois. Oh la satisfaction, elle est comme encore une fois, c'est de de bien faire. Moi, elle est tous les jours quand quand je vais dans une école, quand je vois les les enfants qui me posent des questions passionnantes et je comprends qu'ils ont bien travaillé les programmes de la fondation, qu'ils ont qu'ils ont qu'ils ont envie, ceux que je revois 10 ans plus tard parce que maintenant ça fait un petit moment et qui me disent "Ah ben moi finalement je me suis lancé dans l'occénographie tout ça." Donc tu te dis "Bah, tu as peut-être fait une vocation, tu vois qui est né Euh voilà, c'est c'est quand tu tu tu donnes envie aux autres d'y croire, quand tu donnes envie aux autres de de suivre le combat.
Moi à chaque coin du monde où j'ai la chance d'aller avec Canal pour mes films bleus, je vois des hommes et des femmes qui consacrent leur vie à ça et qui sont tellement heureux de leur engagement et ils consacrent leur vie à une espèce, à à un endroit et toute leur vie n'est remplie que de ça et euh et et ils sont très heureux de faire cette mobilisation ça. Donc il faut vraiment qu'on qu'on se dise que oui, c'est c'est ce travail et c'est ce combat qui nous remplit. H il faut chacun qu'on puisse modestement remplir un peu sa vie de de tout ça bien sûr et et se dire voilà que ça sera peut-être pas grand chose mais ça sera un petit bout déjà.
H Et vous Thierry Blandinière alors c'est quoi votre plus grande satisfaction ? c'est de voir effectivement euh que les gens progressent autour de moi et parfois de de retrouver quelqu'un que je 10 ans après et de voir réussir euh moi je suis très heureux et souvent ils me disent bah finalement tu te rappelles on avait parlé il y a 10 ans, j'ai réfléchi, j'ai fait ça, j'ai réussi, j'ai dis bravo. Plus je vois des gens réussir autour de moi, c'est l'évocation.
La dernière fois une émission de radio, il y a un jeune qui montre sa start-up, il me dit "Mais vous rappelez de moi ? J'étais juste étudiant stagiaire chez Invivo. Du coup, j'ai monté ma start-up pour faire des biostimulants à Nice d'ailleurs avec Linrae.
C'était une émission sur une autre radio et j'ai dit "Ah oui, c'est vrai." Il me dit "Mais à l'époque, on avait discuté, vous me rappelez ?" Et du coup, j'ai créé ma boîte et du coup je suis en train de le faire avec deux copains et ça fait plaisir.
Et j'ai créé un brevet et j'ai trouvé des solutions hein pour lutter avec des des éléments naturels contre une maladie du melon par exemple. Donc et on a fait ça avec des agriculteurs de la région de Nice et ça marche. Donc voilà, moi je suis très content d'entendre des témoignages comme ça.
Allez, un petit mot pour nos auditeurs. Si vous avez un message à passer l'un et l'autre, on vous avez la parole, vous la gardez. Moi je dis simplement que dans le monde d'aujourd'hui, il faut croire en soi, il faut croire à la France, faut croire à nos projets.
On a des talents incroyables et il faut positiver et sortir du French bashing et de la sinistrose he on a des solutions. Moi, je voyage beaucoup dans le monde et je vois que les français on une super image et donc quelque part, on est capable voilà, on est capable de faire beaucoup de choses, beaucoup de choses. Voilà. mode.
Ah ben non, mais qu'on a le plus beau des océans parce que nous la France, on a la deuxième puissance maritime mondiale. Alors, on l'oublie c'est nous juste derrière les États-Unis, on peut pas dire que le leadership sur la protection des océans soit soit soit soit préompté actuellement. Donc du coup, je pense que c'est à la France d'incarner justement ce ce besoin de de de d'être le de prendre le leadership sur cette préservation, de d'assurer que la mer ne soit pas voilà qu'on reproduise pas en mer les erreurs qu'on a pu commettre sur terre. etour tout àendre tout àcoup à protéger aussi mais il y a beaucoup à s'inspirer.
Moi quand à chaque fois je prends une espèce quand tu prends l'éponge qui aujourd'hui permet de travailler sur la lutte contre le cancer quand tu prends le verreol qui est ce petit verre de sable qui a une hémoglobine 40 fois plus oxygénante que l'hémoglobine humaine et qui va être transmissible à l'ensemble des groupes sanguins. Enfin c'est une révolution qui vient de la mer quand tu penses au cœur de la baleine qui fait le pacemaker de demain sans pile. Enfin, chaque fois que tu regardes la nature et tu regardes l'océan, tu as une solution pour la survie des hommes.
Donc, regardons l'océan avec une autre paire de lunettes ou avec une paire de jumelles, je sais pas. Venez avec moi travers ces océans à la rame. Vous verrez l'océan autrement.
Allons traverser l'océan à la rame ensemble. Mot fontenis Thierry Blandini. Merci à tous les deux.
Mot, je rappelle votre livre le séan source de vie. Protégeons notre mère nourricière, c'est sortie à l'observatoire. Vous Thierry, bah on vous souhaite bien bonne chance.
C'est bientôt hein le match là. Voilà hein, je rappelle que voilà, c'est le le club athlétique Brivecorz Limousin qui est bientôt en demi-finale et puis bah merci à Julien que qui réalise pour vous aujourd'hui. Je vous embrasse.
On se retrouve le weekend prochain. Bye bye.