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interviewBFMTV· 28 août 2025

Vote de confiance, dissolution, budget...l'interview de Laurent Jacobelli (RN) en intégralité

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Laurent Jacobelli, merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions ce matin. Vous êtes député Rassemblement National de la Moselle, vous êtes vice-président du groupe RN à l'Assemblée Nationale. C'est bon, vous êtes rentré de vacances ?

Je vois la référence, oui, nous sommes rentrés de vacances. Oui, j'ai la rêve comme vous dites, nous sommes rentrés de vacances. Je crois que vous avez regardé le Premier ministre hier soir.

Le Premier ministre hier qui dit qu'il n'a pas pu échanger avec les différentes oppositions cet été parce qu'ils étaient en vacances. Oui, alors après la culpabilisation des Français, après le « c'est pas moi, c'est lui », on en est maintenant à l'infantilisation, c'est-à-dire qu'il a trouvé une mauvaise excuse. « J'ai pas pu travailler, Madame la maîtresse, parce que mes petits camarades étaient en vacances ».

Mais c'est un mensonge, c'est un mensonge parce que peut-être as-tu oublié que Marine Le Pen lui a écrit au milieu de l'été en lui disant qu'il faut plus de concertation sur le prochain budget. Après, elle n'est pas sur les plateaux ce matin Marine Le Pen, elle est de fait encore en vacances. Je vais vous dire, on peut travailler en dehors des plateaux, ça nous arrive.

Tout à fait, c'est le télétravail, c'est les téléphones, c'est tout ça. On est quand même d'accord, il faut le dire, que là vous n'êtes pas très nombreux à être à Paris. Je suis là devant vous, nous avons eu des discussions avec Marine Le Pen et Jordan Bardella ces derniers jours et Marine Le Pen, je tiens à le dire, a écrit à François Béroux, elle lui a fait des propositions pour le prochain budget en disant une règle d'or par exemple.

On ne prendra pas un centime supplémentaire dans la poche des Français tant qu'on n'aura pas réduit les dépenses de l'immigration, des mauvaises dépenses d'un État devenu obèse et qu'on n'aura pas lutté contre la fraude et l'assistanat dérégulé. Pourquoi n'a-t-il pas répondu ? Le courrier, la lettre de Marine Le Pen a effectivement été envoyée le 25 juillet, il n'y a pas eu de réponse ?

Absolument, pas une réponse, même pas un accusé de réception. Une forme de « je m'en foutisme », permettez-moi l'expression, ou alors un plan calculé qui était de dire « je ne réponds pas aux oppositions » et à la rentrée je mets tout le monde devant le fait accompli et je leur demande… Vous n'êtes pas les seuls, parce que à ce micro, le patron des députés socialistes disait mardi que le ministre de l'Économie lui avait mis un message pendant l'été pour lui dire « on se parlera après le 11 septembre ». C'est déjà bien, il a reçu un message, nous on n'a même pas eu cette chance.

Mais ça montre bien la méthode de ce gouvernement. Je ne sais pas si vous avez retenu cette phrase du Premier ministre hier quand le journaliste lui dit « mais est-ce que la dette, tout le monde la reconnaît ? » Évidemment il y a un problème de dette.

Est-ce que ce ne sont pas vos mesures, votre méthode qui sont en cause ? Et le Premier ministre a dit « mais il n'y a pas le choix, c'est la seule façon de faire ». Bien sûr que ce n'est pas la seule façon de faire.

Mais sur le constat, sur les 44 milliards, peut-être même plus à trouver, vous êtes d'accord ? Mais évidemment. Est-ce que faire tomber ce gouvernement, on va se parler franchement, est-ce que faire tomber ce gouvernement maintenant arrangera les choses ?

Oui, une fois encore, quand il y a le feu, quand il y a le feu...

Bon on en rajoute ? Non, il faut dire aux pyromanes, il faut partir maintenant. Or François Béroux est l'homme qui a soutenu tous les faillitaires de la France.

De François Hollande à Emmanuel Macron, il a participé directement ou à travers son mouvement à tous ces gouvernements qui ont creusé la dette de la France. Il est le principal support d'Emmanuel Macron, qui a créé 250 milliards de prélèvements supplémentaires et plus de 300 milliards de dépenses supplémentaires. Il est donc partie intégrante de cette faillite.

Et c'est lui, le pyroman, qui vient nous dire « vous me donnez les clés, vous me signez un blanc-seing, et je serai le pompier de l'économie française ». Une fois qu'on a dit tout ça, une fois qu'on a dit « ok, il ne vous a pas appelé cet été », bon, maintenant, il le fait. Il dit « lundi, je vous reçois, il reste 12 jours, ça suffit encore pour négocier, il veut recevoir les différents groupes parlementaires à Matignon lundi, est-ce que vous irez ? » Bien sûr, bien sûr, Jordan Bardella et Marine Le Pen ne loupent jamais un rendez-vous avec la République ou ses représentants.

Mais on va y aller sans naïveté, on n'est pas des bisounours. On sait très bien qu'il n'en ressortira rien. Si le Premier ministre avait voulu travailler sur un budget qui déplaise le moins possible, on va dire.

Mais ça fait des mois qu'il aurait dû négocier, ça fait des mois qu'il aurait dû prendre son téléphone. Or, il n'a écouté aucune de nos propositions, il n'a lu aucun paragraphe de la lettre de Marine Le Pen. Et je le répète, nous n'accepterons pas que le Premier ministre propose des prélèvements supplémentaires.

Tant qu'on ne fera pas des économies. Rien ne peut vous faire changer d'avis ? Rien, à Pauline de Malherbe.

Je vous le dis sérieusement, puisque M. Bérou parlait de vacances, clairement, il va en prendre et il va prendre de très longues vacances. Pour vous, c'est fini ?

Il n'y a plus rien à attendre de ces 12 jours ? Non, plus rien à attendre. S'il vous dit « les jours fériés, je renonce », s'il vous dit « les niches fiscales, je renonce », s'il vous dit « tiens même, s'il vous dit l'AME, je renonce ».

D'abord, il ne le fera pas. Il ne le fera pas parce qu'il ne voudra pas déplaire à la gauche et que si M. François Bérou avait eu le courage de vouloir lutter contre l'immigration après 50 ans de carrière politique, je crois qu'on s'en serait aperçus.

Mais d'ailleurs, c'est bien le problème de M. Bérou qui nous dit « si ce n'est pas moi, c'est le chaos ». Mais il est artisan du chaos.

Le chaos migratoire, le chaos sécurité, on voit ce qui se passe en ce moment à Clermont-Ferrand, qui devient une plaque tournante de la drogue alors que c'était une ville plutôt tranquille. Le chaos économique, le chaos industriel, il est partie prenante. Et il nous dit « voilà, j'ai mis le feu à la France et moi je vais la sauver ».

Je crois qu'il est temps de tourner la page. Et il faut prendre le 8 septembre finalement comme une aubaine et se dire « ça peut être le premier jour de l'après Macron ». Le premier jour de l'après ces 8 ans qui ont tant meurtri les Français et la France.

Mais concrètement, vous le savez très bien, les 8 jours, ça va être le début d'un moment de très grosse crise. Mais la crise, nous y sommes et nous y sommes en plein. Nous sommes dans un pays où en 7 ans, on a créé autant de dettes que pendant les 50 premières années de la Vème République.

Nous sommes dans un pays où il y a une explosion de la violence, une explosion de l'antisémitisme, où chaque année, 500 000 migrants supplémentaires arrivent légalement, creusant les dettes sociales de la France, accélérant le niveau d'insécurité, fragilisant notre niveau pédagogique. La question c'est aussi le timing. C'est-à-dire que François Bayrou, hier, il affirme que c'est un malentendu, que ce n'est pas vraiment qu'il vous demande la confiance et qu'il vous demande simplement de pouvoir négocier ensemble et que ça ne vous empêchera pas dans un second temps de le renverser par un vote de censure.

Non mais attendez, il fait tout cul par-dessus tête. Il demande...

Ça faisait longtemps que je n'avais pas entendu cette expression. Mais oui, vous voyez...

Elle a fait son petit effet. Il nous demande aujourd'hui ce qu'il aurait dû nous demander quand il est arrivé, c'est-à-dire nous faire partager son plan de route et nous demander si nous lui faisons la confiance. Il fait tout à l'envers.

Je vais vous dire, ça sent la crise, ça sent la panique. Et on a vu hier un Premier ministre crépusculaire qui savait que c'était fini et qui essayait de s'accrocher aux branches en disant que les oppositions ne faisaient rien, que les Français étaient coupables de la dette. Moi, je vais vous dire, j'en ai un peu marre de cette culpabilisation.

Les Français qui sont le peuple probablement le plus taxé des pays occidentaux, à qui on dit c'est de votre faute ? Mais les Français y payent, les Français y travaillent et ils voient les services publics diminuées. Depuis bien longtemps.

Pas la sienne. Tiens, regardez cette histoire d'arrêt maladie. On a de nombreux témoignages depuis ce matin, notamment sur RMC.

Il y a cette pub qui tourne, vous l'avez peut-être entendu, à la radio, à la télévision, qui est payée par le gouvernement, par l'assurance sociale, qui dit, on entend deux Français qui se disent, tiens, moi je vais me mettre en arrêt la semaine prochaine. Et puis l'autre qui dit, non, ce n'est pas toi, c'est le médecin. Se mettre en arrêt.

Oui, il y a des Français qui se mettent en arrêt, non ? Ah mais, il y a des abus. Nous sommes les premiers à dire qu'il faut aller chercher au moins 75 milliards dans la fraude sociale et fiscale.

Bien évidemment. Mais faire croire que tous les Français qui prennent des arrêts maladie sont des feignants, que les chômeurs sont des gens qui ne veulent pas trouver de travail, que les retraités profitent de la générosité, bien sûr qu'il faut ça. Sur les retraités, tiens, on va l'écouter.

Parce qu'il a parlé hier soir des boomers, tiens. C'est eux qui sont les victimes. C'est eux qui devront payer la dette pendant toute leur vie.

Et on a réussi à leur faire croire qu'il fallait encore l'augmenter. Vous ne trouvez pas ça génial ? Tout ça pour le confort de certains partis politiques et pour le confort des boomers, comme on dit, qui, de ce point de vue-là, considèrent que, ma foi, tout va très bien.

Donc les jeunes vont payer la dette. Tout ça pour le confort des boomers qui, eux, considèrent que tout va très bien. C'est le fameux, comme il l'a dit, Simone, ça va, le bateau ne coule pas encore.

Non, mais Simone, elle en a marre. Simone, elle en a marre de payer. Simone, si elle est à la retraite aujourd'hui, c'est parce qu'elle a travaillé toute sa vie, qu'elle a économisé, qu'elle a permis à la France de connaître un essor économique, qu'on a oublié aujourd'hui avec la catastrophe industrielle de M.

Béroud et de sa politique. Ce sont des gens qui n'ont pas volé leur argent. Ce sont des gens qui ont respecté les règles.

Moi, je vous le dis, vraiment marre d'entendre qu'en raquettant les retraités, en assommant les malades, en humiliant les chômeurs, on va sauver la France. Ce n'est pas vrai, Apolline de Malherbe. Vous dites d'un côté, il y a en effet une catastrophe budgétaire, on a trop dépensé.

Et de l'autre, dès qu'on parle d'une catégorie de population ou d'une économie à faire, il va bien falloir les trouver quelque part. Il y a une population qui est épargnée. Je vous rassure, il y a une population qui est épargnée.

Ce sont les étrangers. Pas touche à l'aide médicale d'État. Pas touche au logement pour les étrangers.

Vous savez, l'immigration, c'est 3,4% du PIB en coût. On peut faire des dizaines de milliards d'économies en attaquant la question de l'immigration et des avantages qui lui sont réservés. D'ailleurs, plus qu'à certains Français, on le voit dans le domaine du logement et de la santé.

Si on fait ça, c'est-à-dire qu'on fait des économies sur l'immigration, des économies sur le budget de l'Union Européenne, où une fois encore, on nous demande 7 milliards en plus, eh bien, imaginons qu'on fasse 5 milliards d'économies. Donc ça, vous ne le feriez pas ? Non. 40 milliards à trouver dans les mauvaises dépenses de l'État, la suradministration, les agences qui ne servent à rien.

Si on fait ces économies, si on met cet État obèse à la diète, on n'aura pas à demander un centime d'effort aux Français. Vous parliez des étrangers ? Mais cet effort courageux, François Béroux, semble pas prêt, en tout cas loin d'être prêt de le faire.

Vous parliez des étrangers à l'instant. Christine Lagarde, qui déclare « Les travailleurs étrangers ont contribué à la moitié de la croissance de ces trois dernières années. Sans cette contribution, les conditions du marché du travail seraient plus tendues et la production plus faible. » Mais elle vit dans quelle planète ?

Elle est ministre au Luxembourg ou en Suisse, où là, c'est probablement vrai. Mais si elle était ministre en France, et j'espère que ce n'est pas le cas, ou alors j'ai froid dans le dos, elle verrait que seulement 15% des migrants qui arrivent en France arrivent pour travailler. Ce qui veut dire que les 85 autres pourcents sont payés par les Français qui travaillent.

Elle verrait que le taux de chômage chez les étrangers et le double du taux de chômage chez les Français. Et elle verrait que le coût social est énorme. Je vous le dis par exemple, chez les immigrés d'origine nord-africaine, 50% sont en logement social et seulement 11% des Français.

Vous voyez bien qu'il y a un problème avec l'immigration qui coûte cher. Il faut arrêter avec l'immigration. C'est une chance pour la France.

L'immigration est un coût pour les Français et ils le payent en point d'impôt sur leur fiche de paye. Vous êtes prêts s'il y a une dissolution ? Oui, nous sommes prêts.

Vous ne l'étiez pas vraiment la d'infant. Nous sommes prêts, nous travaillons tout l'été. Nous avons travaillé.

Tiens, dites-le à M. François Béroux si vous avez son portable pour effectivement sélectionner les candidats. Lundi, nous aurons une réunion de campagne pour les législatives et nous demandons la dissolution.

Vous nous aviez déjà dit ça et vous aviez vous-même dû débrancher un certain nombre de candidats dont vous aviez ignoré ou pas vu ou pas pensé que c'était un problème qu'ils avaient dit des horreurs. Moi j'espère que le matin vous aurez des représentants de partis politiques aussi responsables que nous le sommes quand vous les interviewez parce que nous, nous en avons pris les conclusions dans la méthode des sélections et nous leur avons demandé de partir à ces gens-là. Les autres, ils sont élus.

Ce n'est pas nous qui avons fait élire un trafiquant de drogue. Ce n'est pas nous qui avons fait élire un consommateur de drogue qui achète de la drogue aux enfants. Ce n'est pas nous qui avons fait élire un triple fichet S.

C'est la France insoumise. Nous, ces gens-là, ils ne pas les tapent de l'élection et nous en sommes très fiers qu'il y ait eu des brebis galeuses. C'est vrai, nous mettons tout en œuvre pour qu'il n'y en ait plus et nous sommes cohérents.

Si nous demandons la dissolution, c'est parce que nous sommes prêts, prêts à voir Jordan Bardella mener une autre politique en tant que Premier ministre et prêts à assumer la majorité. C'est-à-dire que vous disiez le 8 septembre, peut-être le début de la fin du macronisme. Est-ce que si le 8 septembre au soir, Emmanuel Macron appelle Jordan Bardella et lui dit « je vous propose d'aller à Matignon », il dit oui ?

Non, il dira non. Il faut d'abord des élections législatives pour que nous ayons une majorité. On ne va pas recommencer avec une non-majorité qui prend des non-mesures.

L'immobilisme coûte cher à la France. L'immobilisme, c'est 170 milliards de dettes chaque année, c'est 500 000 migrants supplémentaires, c'est des Français au chômage, c'est la désindustrialisation. Au contraire, il faut une dynamique.

Mais pour ça, il faut une majorité. Vous savez, on nous dit que c'est le chaos et la crise qui arrivent. Non, c'est l'espoir.

L'espoir de l'alternance. Et en démocratie, c'est sain l'alternance. En cas de dissolution, Marine Le Pen ne peut pas être candidate.

Ça ne vous pose pas un problème ? Je crois que dans la décision de François Béroux, il y avait peut-être cette petite idée dans la tête en disant que le RN n'osera pas ne pas voter la confiance, de peur d'aller aux élections et que Marine Le Pen ne puisse pas se présenter. Mais ça, c'est nous prêter leur propre turpitude.

On n'est pas calculateur comme ça. Qu'elle puisse ou non se présenter, nous voulons aller aux élections. Marine Le Pen n'a jamais mis son intérêt personnel avant l'intérêt général.

Je pense que l'ensemble de sa vie le montre. Nous ne demanderions pas les législatives anticipées sinon. Mais surtout, Marine Le Pen essaiera tous les moyens légaux qui sont en notre capacité pour être candidate.

Bien sûr qu'il en reste. Nos conseils travaillent dessus. Elle n'abandonnera pas.

Elle n'abandonnera jamais. Vous parlez notamment d'un appel éventuellement au Conseil constitutionnel. Bien évidemment.

Après ce que vous avez dit de cette idée. Mais nous sommes en République. On peut critiquer tout en respectant.

Parce que vous avez quand même énormément critiqué la République des juges. Mais on peut critiquer. Vous savez, nous sommes dans l'opposition.

Ça ne vous aura pas échappé. J'ai l'impression. Là, vous leur faites confiance ?

Vous leur faites confiance là-dessus ? Mais nous avons toujours été très critiques envers ceux qui nous dirigent ou un certain nombre de tenants du...

En revanche, nous avons toujours et nous y tenons et nous continuerons à le faire respecter les règles de la Ve République contrairement à d'autres d'ailleurs qui la tripatouillent comme M. Macron ou M. Bérou tout simplement pour leur survie politique.

Nous, on ne fait pas ça. On est dans le cadre républicain et on défend l'intérêt des Français. Vous appelez donc à la dissolution ?

Absolument. Également à la démission d'Emmanuel Macron ? Dans l'ordre hiérarchique, la première des solutions, la meilleure des solutions, celle qu'attendent pratiquement tous les Français, c'est le départ d'Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron qui a fait tant de mal à ce pays, dont d'ailleurs il ne se soucie guère aujourd'hui puisqu'il fait le tour du monde, il semble préférer l'Europe et le monde. Pardon, mais si vous êtes vous-même un jour en responsabilité, vous irez, j'imagine, défendre la France à l'étranger. Vous avez bien raison, mais on essaiera d'abord de régler le problème des Français.

Vous savez, nous, c'est ce que nous avons au cœur et c'est notre programme. Pour vous, là, dans ce moment qu'on vit, il ne devrait pas être en Moldavie ? Je crois qu'il peut faire des voyages à l'étranger, mais je pense qu'aujourd'hui, c'est devenu caricatural.

Mais là, il n'est pas la question. Aujourd'hui, Emmanuel Macron a amené la France dans le mur. Il a été un accélérateur de déclin, Emmanuel Macron.

Il a fait en 7 ans ce que tous les mauvais présidents avant lui avaient fait pendant des décennies. Emmanuel Macron, c'est un danger pour notre pays. Un danger identitaire, un danger sécuritaire, un danger économique.

Il est le temps qu'il parte. Ce serait la meilleure solution. S'il ne la prend pas, parce que ça voudrait dire qu'il y a le sens de l'intérêt commun avant l'intérêt personnel, et ça, je ne lui en fais pas ce crédit, alors dissolution.

Laurent Jacobelli, parmi les pistes évoquées, la taxe Zuckman, voilà ce que propose du côté de la gauche. François Bayrou dit qu'il n'est pas contre l'idée de faire davantage contribuer les plus riches. Est-ce que ça pourrait avoir votre faveur ?

Arrêter avec les taxes. Voilà. La radicalité fiscale, ça suffit.

Si la fiscalité qui augmente, c'était plus de bonheur pour les gens, on le saurait. Je le répète, Emmanuel Macron, c'est 250 milliards de prélèvements supplémentaires, et pourtant, le niveau de vie et le bonheur des Français a diminué. Arrêtons d'asphyxier les Français, arrêtons avec cette folie fiscale.

Au contraire, dépensons mieux l'argent, mais ne dépensons pas plus d'argent. Plusieurs autres questions. Une, effectivement, sur la sécurité.

Réunion depuis une heure, maintenant, au ministère de l'Intérieur, autour de la question de Clermont-Ferrand, après une explosion de la violence et du narcotrafic. Clermont-Ferrand, Béziers, Anglette, Besançon, Caen-le-Havre, voilà certaines des villes qui ont été attaquées par une forme de violence pendant l'été. Est-ce qu'il y a des solutions à vos yeux ?

Si vous étiez dans cette réunion, tiens, là, à Beauvau, vous diriez quoi ? Je crois que le laxisme judiciaire, il faut maintenant arrêter. Je pense qu'il faut maintenant des peines planchées, notamment pour les questions de trafic de drogue.

Il faut revoir aussi la justice des mineurs parce que beaucoup de mineurs sont impliqués dans le trafic de drogue. À Besançon, par exemple, deux hommes qui avaient tué un épicier dans un cadre de trafic de drogue, ils ont été retrouvés, ils ont été condamnés, ils sont en prison. Il y a des arrestations et il n'y a pas d'impunité.

Il n'y a pas d'impunité, il y a du laxisme. De combien de temps sortiront-ils quand on voit qu'il y a du trafic de drogue qui est piloté depuis même les prisons ? Oui, il y a du laxisme.

Oui, il y a un problème avec la justice des mineurs. Oui, il faut renvoyer chez eux les étrangers qui trafiquent. Je rappelle que 25% des prisons aujourd'hui sont occupées par des étrangers.

Il faut prendre le problème à bras-le-corps. La France, vous savez, dans 10 ans, ce sera soit une république dont on est fier, soit un pays gangréné par l'islamisme, soit un narco-État. Et donc, si on continue avec les mêmes qui ont laissé prospérer la radicalité religieuse et la criminalité...

Pour vous, c'est la même chose ? Ce n'est pas la même chose. Il y a parfois des liens.

Mais ce sont deux dangers. Et la criminalité organisée, si on laisse les mêmes diriger le pays, le pays va dans le mur. Il faut maintenant ramener l'ordre économique, l'ordre républicain et l'ordre dans les rues.

Une dernière question, Laurent Jacobéli. Elisabeth Borne veut, je cite, dégenrer le fronton du Panthéon avec cette devise aux grands hommes, la patrie reconnaissante. Nous devons ouvrir le débat sur la devise inscrite au fronton du Panthéon.

Si en levant les yeux, les femmes, les petites filles ne voient pas la société reconnaître pleinement leur place dans son histoire, alors nous en voyons un message contradictoire. Elle n'a que ça à faire. Elle n'a que ça à faire au moment où le niveau de nos élèves décroît dans tous les classements internationaux.

Elle n'a que ça à faire quand dans un lycée sur 20, on trouve des armes dans les sacs à dos des enfants. Elle n'a que ça à faire quand des gamins se font agresser par d'autres gamins, notamment en fonction de leur religion. Et je pense à nos compatriotes de confession juive.

Elle n'a que ça à faire, à faire du wokisme, Madame Borne. Moi, je lui propose de prendre une place dans le même train que M. Bérou pour aller à Pau, elle aussi.

Pas question de dégenrer le fronton du Panthéon. Mais qu'est-ce que c'est que ces âneries ? Enfin, il y a un moment où les Français souffrent aujourd'hui.

Ils ont besoin de vraies mesures. On essaie de détourner l'attention pour ne pas parler des sujets qu'il fâche. Vous avez évoqué clairement Ferrand.

Merci de l'avoir fait parce que c'est un problème majeur. On peut évoquer l'islamisation aujourd'hui qui touche un certain nombre de clubs de sport, d'établissements scolaires, même d'administrations. Il y a aujourd'hui des dangers vitaux pour la France.

Et elle, qu'est-ce qu'elle veut faire ? L'intelligence artificielle, c'est majeur. Il faut préparer.

Mais une fois encore, on a un train de retard. Et là, c'est à cause de l'Union européenne qui nous coûte beaucoup d'argent. Quand les États-Unis et la Chine ont investi massivement dans l'intelligence artificielle en se disant que c'est une chance économique qu'a fait l'Union européenne.

Elle a créé des normes pour limiter le développement de l'intelligence artificielle. C'est-à-dire que dès le départ, elle a castré la recherche. Aujourd'hui, la recherche sur ces questions-là est tout à fait encouragée.

Mettre 20 millions dans l'intelligence artificielle pour accompagner les... l'éducation nationale pour accompagner les professeurs.

Mais c'est une bonne chose. Mais on doit parler en milliards. On doit parler en milliards pour l'intelligence artificielle.

Vous savez, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont fait une proposition. C'est qu'il y a un fonds souverain français qui permettrait aux Français d'investir leur économie dans un compte qui lui-même investirait notamment dans des entreprises innovantes sur l'intelligence artificielle. Ça permettrait aux Français de sécuriser leur épargne et d'assurer le développement économique.

Mais ça, ça demande du courage, de la réflexion et du temps. Et c'est apparemment trois qualités qui manquent. La GPA.

À M. Béroux. La GPA.

Jamais. La marchandisation du corps. Jamais.

Éthique. On peut comprendre la volonté de chacun, quelle que soit sa vie privée, d'avoir des enfants. Mais la marchandisation du corps serait un recul terrifiant.

On nous présente comme modernité le pire des archaïsmes. Pour vous, il n'en est pas question. Je viens de vous le dire.

Pas question. Merci Laurent Jacobelli d'avoir répondu à mes questions. On a bien compris que sur l'idée de vous faire changer d'avis, rien ne pourra nous faire changer d'avis.

Voilà ce que vous avez dit ce matin, député RN de la Moselle, vice-président du groupe RN à l'Assemblée nationale.