Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 21 mai 2022 34 min

Nos forêts sont-elles en danger ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

forêts françaises en quête d'avenir un documentaire signé camilo ferait un film passionnant sur un sujet assez peu traité pourtant crucial pour notre en bien pour notre environnement crucell aussi parce qu'il pose toujours cette question de l'arbitrage entre les demandes des consommateurs celle des industriels et bien sûr le respect de la nature on va parler de tout cela avec nos invités sur ce plateau bienvenu quel âne catherine loisier merci d'être avec nous aujourd'hui vous êtes sénatrice de la côte d'or rattaché au groupe union centriste vous êtes présidente du groupe d'études forêt filière bois et vous êtes gestionnaire de forêt de profession jean yves caullet bienvenue à vous également vous êtes président de l'ot nf l'office national des forêts l'eau élèves qui est chargé des forêts communales et domaniales antoine d'amécourt bienvenue vous êtes agriculteur sylviculteurs président de france il va c'est la fédération des syndicats de forestiers privés de france et alice gonthier est également avec nous bien venu êtes responsable du développement et de la communication pour choeur de forest une association qui lutte pour la préservation des forêts et de l'humain et vous êtes biologiste de formation je vais vous demander à tous de faire preuve de beaucoup de pédagogie parce que les faux reste un domaine très particulier dont on parle assez peu vous êtes tous très connaisseur mais le grand public ne l'est pas forcément d'abord est-ce qu'on a tort de parler de dire les forêts est ce qu'il ya surtout des forêts anne catherine loisier ses forêts où l'homme intervient comme je pense par exemple aux landes ses forêts artificielles et des forêts préserver de la main de l'homme et ce qu'il faut faire la distinction entre ces différents types de forêts ah oui je pense que c'est important parce qu'on a une grande diversité de forêts qui sont liées à différents facteurs de de l'homme ou des facteurs naturels ou typologie de région aussi de climat avec des essences qui vont être différentes effectivement des territoires où il y aura eu une main de l'homme plus importante que dans d'autres oui c'est à mon avis très important quand on parle des forêts de bien faire comprendre aux auditeurs la grande diversité et la grande richesse finalement la grande biodiversité de nos forêts et alors du coup cette question des coupes rases qui est le coeur de ce film l'un des sujets majeurs de ceux de ce documentaire est ce que ces coupes rases ne concerne que les forêts artificielles est ce qu elles sont encadrées à partir d'une certaine superficie jean yves caullet oui elles le sont le son par la réglementation par le code forestier et puis ce terme de coupes rases si vous voulez être un terme valises parce qu'ils recouvrent des techniques forestières finalement assez différente entre une coupe de régénération finale d' une futaie régulière de chêne hérité de colbert et un rythme cinquantenaire en forêt des landes à un moment donné on a une coupe rase mais ça n'a rien à voir dans un cas comme dans l'autre vous les défauts dans le film par exemple c'est le le thé en coupe rase et employer un peu à tort et à travers sans je pense qu'il désigne une technique de production de bois et que le public le considère comme étant la caractéristique de toute coupe de bois parce qu'en fin de compte quand on coupe un arbre le coût pour ras du sol quand on en coupe 2 ça fait une surface rasés quand et est donc cette focalisation s'ils voulaient sur cette technique très partielles dont la forêt française comme l'a dit un officiel c'est pas du tout majoritaire comme bien sûr que dire bien sûr que non c'est à dire à quel pourcentage vous avez une idée peut-être qu'antoine d'abbécourt à des chiffres en forêt en forêt publique si vous voulez cesser marginal et fiction c'est le coeur du sujet de ce docu parce que ça se voit alicebox que ça se voit ça fait des belles images ça mobilise le sentiment pour la forêt ce qui est une bonne chose folle et un tout petit peu au-delà donc là le film est partial c'est ce que vous dites est partiel il est partielle à licencier vous partager ce point de vue en partie en terme de surface c'est sûr que les coupes rases pas une activité qui a lieu dans l'ensemble des forêts françaises la mairie de fait il ya aussi une grande majorité de la forêt française qui n'est pas géré donc évidemment en termes de pourcentage les coupera sont assez faibles finalement il faut peut-être juste expliqué que couper des arbres en forêt c'est pas une mauvaise chose en soi le problème c'est quand ces surfaces elles sont rasés sur sur des surfaces trop importante d'accord un sou de 0,5 hectare en termes d'impact sur la biodiversité sur les sols selon les techniques qui sont utilisés c'est pas très grave et ça fait partie de la vie d'une forêt qui est gérée par la main de l'homme pour produire des bois de qualité la dalle est prélevé des arbres la problématique c'est la dynamique de d'industrialisation qui est en oeuvre actuellement et dans le reportage on voit l'association canopée à un moment qui est très critique effectivement sur l'industrialisation de la forêt antoine d'amécourt c'est un vrai sujet ou ce documentaire met effectivement un coup de projecteur sur une technique finalement pas tant utilisé que cela est ce qu on roule dramatisant pas les choses en fait moi j'aurais plutôt tendance à parler de coupes de renouvellement c'est à dire que cette dite coupe de renouvellement on peut la faire à l'échelle de l'arbre on peut la faire et celle d'un hectare on peut la faire à l'échelle de de 10 hectares et et c'est le mode de renouvellement c'est un mode de renouvellement de la forêt donc il faut il faut pas focaliser là dessus vous l'avez dit c'est laid forêt française anne catherine l'a dit la forêt des massifs de gascogne des landes n'est pas la même que celle de le grand test et celle de normandie est pas là même de que paca mais les landes de gascogne par exemple qu'ils étaient des zones que canopée critique mais des zones de landes qui ont été reboisés complètement artificiellement elle arrive le mode de gestion de cette fois hélas c'est par la coupe de renouvellement plus ou moins grande et angers l'impact sur les sols tout de même est ce que oui ou non un impact environnemental de ce technique le gros impact ça ne vient pas que paysager c'est à dire que l'homme a du mal à gérer ce qui vit plus longtemps que lui est typiquement nous on vit du travail de générations précédentes et on travaille pour les générations futures les sylviculteurs pas un peuplement depuis la plantation à un protocole de gestion en futaie régulière on arrivera à un moment donné à une coupe de renouvellement qui sera couple et les coupes de plus de 0 0 5 hectare c'est ce que vous disiez ça devient dangereux ou pas pour les sols pour l'affaissement des saf est maudite non parce qu' on essaie de passer toujours au même endroit deux tasses et les sols toujours au même endroit c'est très organisés on y fait très attention un effet de salir c'est réglementé réglementé mais le premier propriétaire qui sont amoureux de leurs forêts et de leurs sols donc donc on les forme ils sont formés et ils se débrouillent pour justement pas abîmer leur sol par contre quand vous faites une coupe vous changez la biodiversité mais c'est une nouvelle mieux dans nos cités c'est une nouvelle biodiversité qui apparaît vous avez une biodiversité qui ne qui ne vit pas à l'ombre de grands peuplement je remercie tout le monde est d'accord on va justement parlé à une catherine ouest juste en fait quand on commence un débat sur la forêt et qu'au bout de deux minutes on en est à parler des coupes rases je pense que c'est totalement caractéristiques aujourd'hui du biais des débats forêt elle a mille et une autres sujets d'actualité d'enjeux qu'une méthode de sylviculture parmi d'autres cette méthode est d'aider tout est et ce qu'il faut comprendre aussi c'est que la forêt s'inscrit dans le temps long donc effectivement la coupe rase a été pendant un certain nombre d'années la méthode de prédilection par rapport à des peuplements le même type mono spécifique depuis plus de vingt ans que je veux dire c'est depuis plus de 20 ans les forestiers met en oeuvre de nouvelles modalités de sylviculture plus douce plus protectrice des sols alors sur les sols dans la loi climat nous avons le sénat un premier centre de dispositions pour préserver les sols parce qu'on peut faire une coupe rase monde et projet de faire du dessouchage donc il ya des pratiques plus ou moins vertueux agressive voilà donc le choc crois que ce qu'il faut comprendre c'est qu'on peut on peut utiliser toutes les techniques possibles ce qu'il faut aujourd'hui c'est intégrer les priorités qui sont effectivement préserver les sols discute avec la population pour ne pas mettre en place d'aidés choisir des techniques qui sont brutales pour la population et puis par rapport à l'avenir de son peuplement ont peu changé passé a dit régularisation de faire de la région donc aujourd'hui il ya mille et une façons de gérer sa parcelle ce qui est dommage c'est qu'on juge ce qui se passe en plus après des dépérissements massif il ya forcément eu des coupes rases massives alors la vie millions de mètres cubes voilà sanitaire mais ses passes à l'entrée dans la forêt aujourd'hui et ce qui est un peu dommage c'est dire quand tu parles de la forêt où on nous met ce sujet la chaleur est ce que l'entrée quand même dans le jeu les sujets concernant les forêts il y a cette industrialisation des forêts dont vous avez parlé il y a deux minutes alice gonthier je dis ça parce que on a quand même dans ce documentaire un exploitant qui nous dit on a deux solutions soit on réduit tous notre consommation l'arête les commandes sur internet sont accepte la coupe rase qui est ponctuel et qui permet de planter de nouveaux peuplement jean yves caullet ce que oui ou non il ya une forme d'industrialisation de la forêt un très vieux débat depuis des décennies et des décennies faut-il adapter l'industrie à la production de la forêt faut-il adapter la forêt aux besoins de l'industrie bien les deux mon capitaine c'est à dire que suivant les situations suivant mais les besoins dont il pas augmenté ces dernières années avec north que dit ce monsieur dans de volontaires les commandes sur internet de bois mis sur le marché en france et je parle sous le contrôle d'antoine d'amécourt pour la forêt privée puisque moi je suis plutôt des détenteurs des chiffres sur la pro b ne varie pas on continue de récolter un peu plus de la moitié de ce que la forêt accumule comme bois chaque année donc autant ponctuellement on peut s'interroger sur la sylviculture sur les tailles sur le dessouchage sûr améliorer les choses c'est tout à fait normal autant dire que ces questions se posent par rapport à une surexploitation c'est pas vrai à une surconsommation de lourdes ça n'est pas en fait il faut revenir un peu à l'histoire la forêt en solo hexagone elle a doublé depuis 1820 en surface et aujourd'hui il souffre plus d'un manque de récolte que d'une sur récoltes surtout en forêt privée est en fait si on regarde bien avant l'arrivée du pétrole la forêt privée française servait l'énergie donc les vers et les briques trie les fonds aubry et tous les hameaux et les villages donc elle était en coupe rase beaucoup plus qu'aujourd'hui parce qu'on coupait des petits bois pour se chauffer depuis eh bien les mauvaises zone de petit bois qui faisait du bois de chauffage on les a en résine et pourquoi les uns en résine et parce que à la sortie de la dernière guerre mondiale on n'avait pas assez de résineux pour faire du papier pour faire de la propagande c'était ça le départ je crois que sur la question des usages et des différentes méthodes de sylviculture finalement il faut peut-être remonter un petit peu sur aussi qu'est ce que ça coûte de mettre en place des sylviculture intensive et des sylviculture qui vont être beaucoup plus précise avec des gens qui connaissent les massifs forestiers dans lesquelles ils vont travailler qui reviennent pendant plusieurs années et ça a finalement c'est valable à la fois sur la la forêt publique et la forêt privée et on a besoin de gens qui connaissent le terroir qu'ils sont à la pointe de de la connaissance de la forêt et finalement en tout cas c'est ce que nous on défend c'est que ça coûte beaucoup moins cher d'aller faire confiance à la forêt de l'accompagner d'aller faire des éclaircies dont des couples qui ont pour but de valoriser des bois de qualité qui vont avoir un usage industriel derrière évidemment plutôt que d'investir dans de la très grosse machinerie qui endettent les les gens et qui derrière en ferme dans une besoin de débit et de produits alors c'est incroyable que vous disiez ça maintenant ce que c'est effectivement tout l'objet de l'extrait qu'on va voir ensemble dans un instant où l'on entend effectivement cet ancien ingénieur des eaux et forêts qui nous dit sa méthode à elle c'est de faire confiance à la nature regardez nous quand on a acheter on se disait bon on enrichit un peu on appris des sauvageons sauvage ans et des plantes sauvages de nos régénération naturelle qu'on a trouvé à côté donc on a déplacé des êtres on a déplacé des et pca on a des tirs et des sapin pectiné on a fait nos tests enrichissement ça a plus ou moins marché et après on a laissé tomber parce que l'entretien c'est quand même du temps et de l'argent et on voit au bout de sept ans qui lie à la nature qui a mieux fait mon job on va dire parce que les êtres autour c'est des arbres financiers qui ont semé qui ont recolonisé par milliers moi si je devrais mettre l'argent pour planter tout ça ça me coûterait trop d'argent donc là c'est la nature qui a fait le travail à ma place c'est la nature qui a fait le travail à ma place elle a l'air extraordinaires cette alternative proposée par cet ingénieur est ce que c'est possible à grande échelle 24e oui mais je dirais que c'est la logique de tout forestier 1 c'est que il accompagne la nature et il essaie d'optimiser les possibilités de la nature on ne fera jamais pousser des arbres contre la nature voilà c'est donc moi je voudrais juste revenir quand même sûr sûr sûr la question précédente parce que je pense qu'il faut pas faire abstraction des deux dernières années compte qu'on vient de vivre où on a eu plus de 10 millions de mètres cubes d'arbres qui sont morts dépression sécheresse attaques des insectes et autres et je pense que ça a vraiment impacté nos concitoyens par effectivement pour bon nombre ils ont vu des grandes surfaces de coupes rases parce que les arbres étaient morts et que hélas vous parlez de quoi de là je reviens sur la crise oui oui la réchauffe d'origine chauffant climatique déficit d'eau fortes chaleurs et attaques d'insectes à quel point d'entrée de sa fille louis le réchauffement climatique et que ce n'est pas fini et ce n'est pas fini et malheureusement climat qu'on a depuis quelques semaines 90 moines ce n'est pas fini donc je crois qu'il faut pas non plus jugé aujourd'hui la forêt les forestiers à l'aune de ce contexte que le connais depuis plusieurs mois voilà pour autant tout n'a pas été parfait après quelles sont les alternatives aujourd'hui je voudrais seulement dire call alors alors on dit qu'il faut plus de plastique qu'il faut plus de composites et autres le matériau bois est une option bénéfique pour la planète parce que vous le savez tous ici tout visiteur sa séquestre céda substitution donc y'a un moment il faut aussi que nos concitoyens savent ce qu'ils veulent soit ils veulent plus de plastique mais à ce moment-là faudra bien qu'on ait de l'emballage faudra voilà il ya des enjeux on va pas arrêter de consommer je sais bien qu'un certain nombre de gens sont partisans de cette option mais en attendant on va quand même continuer à consommer donc comment on peut consommer en ayant un meilleur bilan carbone et oui aujourd'hui ce que je disais tout à l'heure depuis vingt ans - j'observe y avait un temps j'ai mené une charte forestière dans le morvan on discutait régénération mélange d essence pied à pied quand c'est possible ça fait un moment que les forestiers exploite autant que possible toutes ces alternatives plus douce et plus adaptée mais on ne change pas 17 millions d'hectares de forêts en quelques mois il falloir faire évoluer les pratiques et elles vont aujourd'hui vraiment dans un sens plus respectueux plus harmonieux je souhaiterais comme tout le monde que ça allait plus vite mais c'est quand même très clairement le mot d'ordre aujourd'hui de l'ensemble des changements climatiques changent la donne puisque ces pourriels en point intéressant mais cet exemple de l'ingénieur est formidable parce qu'il fait dans tous propriétaires forestiers essaie de faire ça donc on l'a vu elle a essayé de dire quelque chose il s'avère que la nature était plus vite fait plus vite qu'elle est à fait autre chose et donc dans un même massif ça dépend de la station forestière ça dépend du peuplement en face en en place et on en arrive là le propriétaire forestier il préfère sa de beaucoup mais quelquefois n'y a pas d'autre solution que de faire un renouvellement autres parce que on a un effet ces problèmes sanitaires qui sont qui sont de plus en plus prégnant et le propriétaire forestier il aime avoir une forêt diverses et aujourd'hui on à 136 essences forestières en france alors qu'on avait en allemagne et le souci c'est la diversité de forestières sont là c'est un c'était une vraie richesse pour l'adaptation des forêts au changement climatique mais ce qu'il faut c'est qu'on a la diversité des usages c'est à dire qu'il ya plein d'essence aujourd'hui qui ne trouve pas preneur parce que l'industrie locale où le consommateur dans les intérêts s'en désintéressent on doit absolument acheter du bois et on doit acheter de tous les bois est utilisé tous les bois qui pousse dans le fond oui mais vous mettez le point le doigt sur sur plusieurs problématiques mais le propriétaire forestier pour moi il n'ya pas un profil déjà assez arrêter là dessus puisque là on a quand même l'écrasante majorité des propriétaires forestiers qui ne font rien avec leurs forêts donc ça veut dire aussi qu'on pourrait gérer ces forêts et avoir une production de bois plus importante grâce à ça maintenant du coût des méthodes qui soit plus douce en fait la forêt privée ces trois millions cinq cent mille propriétaires forestiers il y en a deux millions deux cent mille qui ont moins d'un hectare donc c'est super riches en biodiversité est justement ils font pas tous pareils y en a qui font rien le nak du coup un peu trop etc et donc il y avait un profil type cela dit la raison il y avait un profil c'est vrai que vous présentiez les propriétaires comme des gens très vertueux qui sont pros qui veut dire qu'il ya des niveaux de connaissances et des motivations qui sont très diversifiés et que de laisser ces gens là de côté tout en prenant du coup mettre un poids de responsabilité sur le reste de la forêt française en production plus intensive c'est peut-être se tromper aussi de je voudrais revenir sur sur deux points sous les eaux en forêt publique 80% des forêts sont gérées en régénération naturelle donc c'est quand même massif donc présenté la régénération naturelle comme une nouveauté moderne et moi mais ça remonte quand même à 250 ans minimum même si les grandes chaînes classiques trans etc ont été plantés de main d'homme la belle forêt naturelle française ça n'existe pas sauf au coeur du parc de guyane mais la forêt hexagonal elle est travaillée issus de l'activité humaine pas forcément sylvicoles parfois déprise agricole en liga donc ce qui est nouveau c'est le changement climatique toute la diversité doit être en oeuvre quand la nature peut faire face évidemment un on l'accompagné on essaye de la tête quand elle ne peut pas et ça arrive en forêt de montmorency depuis dix ans à peine lancre du châtaignier est arrivé 75 % de la forêt publique de morency était en châtaignier on est en train de tout enlever c'est très très marquant pour la population qui vit là qui se demande bien ce qui se passe et qui est capable de dire on déforeste mais ces arbres sont malades et si on les laisse ils vont contaminer le reste et c'est pas du tout ce qu'on cherche il y a des impacts nous n'enverrons pas le bout nous ne verrons pas le résultat de nos efforts nous ne pouvons pas changer ce que nos ancêtres ont fait cette modestie forestière il faut bien que aujourd'hui où tout doit être obtenue par un clic il faut que nos concitoyens sachent que ce que nous avons sous les yeux c'est l'héritage d'un siècle ou deux et que ce que nous faisons aujourd'hui nous n'enverrons pas le résultat et si ça se trouve nos arrières petits enfants nous diront merci ou pas ou pas alors justement l'état l'état dont tout cela l'état français ce qu'ils aient une vision est ce que les ed les politiques publiques pousse à des stratégies et coresponsable de long terme justement dans le film la représentante de la cour des comptes répond du bout des lèvres que non non les subventions ne sont pas forcément répartis en fonction de ces critères écouter parti qui va à l'eau nf qui est une bonne chose il y a quand même peu près la moitié qui vont en fait l'incitation à utiliser le bois comme source d'énergie il n'y a quasiment pas de subventions pour les pour les enjeux de biodiversité ça c'est un problème c'est une constatation est ce qu'il ya un petit sujet autour de ce line catherine risque oui alors je dirai juste que que les propos sont un petit peu dépassé puisque depuis il ya eu quand même les assises de la forêt et du bois que en fait je pense que tous les forestiers disent depuis longtemps qu'il n'ya pas assez de mobilisation des pouvoirs publics autour de la forêt il ya une très belle idée il ya une soixantaine d'années de créer l'eau nf par ministre pisani pour justement sanctuary zay des crédits auprès des forêts publiques quel plan de relance aussi un gène noter quelques chiffres france relance est investi dans un event forrest passion il est doté de 200 millions d'euros pour les deux prochaines années composé de 150 millions d'euros pour le renouvellement forrest et 50 millions d'arbres plantés c'est un effort oui oui c'est ce que veut dire c'est que là on regarde un peu dans le rétroviseur quoi et juste ce que disait madame à vue elle a raison c'est qu'on a besoin d'animation en forêt on a besoin d'eux d'un jean de losne f en jambes d'agents déduite du cnpf pour accompagner des forestiers privés et on a besoin aussi d'initiatives associatives on a besoin de maîtres du monde en ferait aujourd'hui je pense que depuis les assises il ya une prise de conscience d'abord que la forêt pour la stratégie nationale bar carbone est le matériau bois pas dans un monde où tout matériau va devenir extrêmement précieux la forêt est le matériau bois et l'énergie aussi boire revêt une dimension vraiment importante je tiens quand même à dire puisque l'on a l'impression qu'on montre du doigt les affreux jojo qui se chauffe au bois il ya quand même un parti notre territoire qui est pas desservi par le gaz 1 aujourd'hui je pas trop s'il faut préconiser du gaz donc effectivement il ya beaucoup de gens notamment dans les territoires ruraux qui ceux qui se chauffent avec du bois et que devient cette année on optimise ce qu'on appelle les co produits du bois c'est à dire que le bois il est d'abord parti faire une grume du mobilier du grain et ensuite tout ce qu'il ya autour qu'on n'a pas utilisée on va on va en faire de l'énergie des capitaux une optimisation et oui il y à une mobilisation mais on attend enfin on souhaite avec impatience à voir un vrai programme forêt bois de la part du nouveau gouvernement laisse gonthier lisa sion des pouvoirs publics suffisante à votre avis vous qui parliez justement de ceux de france relancé de cet argent oui mais c'est vrai que c'est peut-être un petit peu dépassé mais le constat c'est que mettre autant d'argent sur la plantation alors que même dans un contexte de death périssent mans et de changement climatique les espèces d'arbres une plasticité génétique qui peut permettre de faire ça sans avoir recours à de la plantation ça prend plus de temps et ça demande peut-être plus d' expertise mais ça coûte moins cher et c'est beaucoup moins risqué puisque sa demande d'aller prélever sur des arbres semenciers des jeunes plants qui sont arrivés là tout seul et de éventuellement les déplacer la régénération naturelle et comprennent bien pour vous re planter ses 50 millions d'arbres qui vont être plantés dans le cadre de ce plan finalement c'est quoi ces c'est un échec c'est s'est déconnecté de la réalité du besoin et finalement ça entretient un petit peu la problématique ça empêche les gens de passer sur des méthodes de diversification et sao alors qu on aurait très bien pu mettre de l'argent pour soutenir justement cette animation locale beaucoup plus l'installation donc des filières oui déjà ce qui est essentiel en matière de fonds publics pour la forêt c'est la durée c'est à dire que l'idée de cent 100 100 à 150 millions par an nous sommes plusieurs autour de la table avoir promu mais il faut que ça dure dix ou vingt ans là on est sur deux ans du plan de relance qui permet de traiter des urgences je vais vous donner juste un chiffre pour ce qui concerne la forêt publique 6 millions et demi 6 millions et demi d'euros voilà vont permettre de régénérer c'est à dire des endroits où la forêt disparaît pour cause de dépérissement diverses et variées quinze mille hectares d'accord et non ce que vous avez une idée de la surface de la forêt publique 4 millions d'hectares donc considérer qu'affecter pour un an ou deux de l'argent à l'orientation est une erreur disons que c'est une petite priorité du moment et puis si nous arrivons à continuer d'avoir de l'argent pendant des années il faudra bien entendu faire tout un tas d'autres choses il faut faire attention aussi que la plasticité des espèces est réelle mais quelle à un rythme aussi par exemple allouer des fonds va chercher des glands chen dans le sud de la france pour aller les mélanger avec les régénération naturelle pour essayer de faire gagner du temps de l'adaptation on pense que le chaîne emblématique et très plastique mais sont des leds plasticité risque d'être court circuité par les évolutions du climat donc il faut qu'on m'aide imiter la nature hâter son oeuvre et là on a vraiment une urgence de ce point de vue là c'est évident que m depuis trente ans on n'a pas eu un programme de ce genre et je veux pas faire la promotion des assises mais bon c'est quand même jusqu'au s'intègre dans france 2030 donc on est au delà des deux ans avec 1 milliard voit la photo / on va être vigilant parce qu'effectivement la forêt s'inscrit dans le long terme mais là franchement je pense qu'il ya une prise de conscience des enjeux autour de la forêt est un des enjeux de reboisement alors il ya un sujet qui n'est pas du tout abordé dans le film que je voudrais aborder avec vous ne serait ce que pour élargir encore le débat que nous menons depuis tout à l'heure c'est la question de la chine qui lorgnerait sur nos forêts alors quand on connait pas grand chose on découvre un peu ce sujet la presse et notamment la dépêche s'est fait l'écho d'un ras-le-bol de la filière je vous cite ce titre la chine vide la france de ses forêts et de son bois une aberration économique et écologique la chine vis de la fronde de son bois anne catherine loisier ya déjà là quand même mais bien sûr qu'il ya un sujet de l'exportation des bois français après qui s'explique pas c'est un sujet en lui-même il faudrait faire une explosive que j'ai une mission sur le sur ces combats les millions qui a toujours eu des exportations et dont beaucoup de secteurs d'activité on se réjouit qu'est d'exportation voilà et performante voilà l'offre et la demande et pendant un certain nombre d'années nous avions des bois qui étaient dits de qualité moindre et médiocres qui ne trouvaient pas forcément de preneurs dans les industries en france donc il fallait bien les écouler parce qu'il faut bien faire da silva culture voilà donc l'exportation soit quelque chose de bénéfique et de positif elle fait partie d'une filière le problème devient plus compliqué quand en fait on manque de ressources pour les entreprises nationales et que le matériau le prix de matériaux explose voilà du concret nos fabricants de meubles manque de bois le bois est parti en chine alors si je l'étais je caricature c'est ça enfin c'est beau c'est beaucoup beaucoup plus compliqué que ça en tout cas là aussi il ya eu une intervention de lodève que mon salut avec les communes forestières qui a mis en place dans un premier temps ce qu'on appelait un appel lui c'est à dire qui ne vendait le bois cas des acheteurs qui s'engageait à le transformer en l'union en union européenne ensuite une action qui était menée aussi par là là dernièrement par la fnb qui a également mis en place des rations la scène nationale du bois qui a mis en place son propre label pour essayer en fait d'endiguer le départ massive de le rhume des contres en voilà et on développe la contractualisation donc on a beaucoup d'outils qui se met en place moi ce que je veux dire c'est qu'il faut que chacun comprenne que le bois est devenu un matériau très convoité eh oui que la plupart des pays dont on parle de quelques millions france mais quand on parle de l'allemagne aux 2 5 milliards de plans fin tout le monde est ce que la visualiser en un mois et plantes avant de vous laisser la parole la chine qui a interdit elle-même l'abattage de ses propres frais en 2017 à cause d'une surexploitation espère que donc la chine achète notre moi parce qu'elle ne l'exploitent la chine développe une industrie préserve sa ressource fait fonctionner son industrie avec notre ressource où la ressource du monde connaît sur exploitons du coup non non non non non le volume ne change pas les chinois peuvent piétiner devant les forêts françaises le code forestier ne permettra pas qu'on prélève plus de bois non consommés protéger en revanche notre industrie elle a besoin de se développer pour valoriser dans toute sa diversité des réponses pas ma connaissance de chinois n'ont pas acheté de parcelles forestières sont pas encore là non non je pense que même sur le vin et où ils ont ralenti ils ont acheté beaucoup mais au ralenti non ce qui se passe aujourd'hui c'est qu'on a une forêt très diversifiée on a la plus belle forêt de chênes d'europe et donc on rompt les intéressés pour eux le chêne c'est un produit de luxe il aime le luxe français les chinois donc ils en consomment ils nous renvoient pas tout i aujourd'hui on estime à 10% le nombre de chaînes récoltés en france qui part en chine donc c'est quand même pas énorme mais il faut absolument qu'on arrive à apporter la valeur ajoutée celle sur ces bois là et c'est au niveau de france bois forêt avec la fédération nationale du bois avec tous les parties prenantes donc on a géré à la fois les contrats d'approvisionnement parce que c'était un monde voilà qui se faisait comme ça c'est le bois se vendait y avait pas vraiment de contrats d'approvisionnement pour les scieries la bellevue plus les contrats d'approvisionnement avec le ministre une feuille de route sur la chaîne donc ça c'est important vous voyez les peintres sont souvent sur le chêne les frênes qui meurent de la callas rose 95% des frênes aujourd'hui sont exportée vers l'asie ça pose de problème à personne n'en veut chaînon donc le problème c'est le chêne aujourd'hui c'est à dire qu'il ya des tiraillements sur le chaîne en france donc c'est pas la filière bois qui seraient victimes de la mondialisation de la ville hier chen sinon j'ai six reprises dans deux chaînes dans un chêne il ya plusieurs produits possibles le produit le plus valorisant ses c'est le meyrin qui sert à faire des tonneaux et tous nos français c'est le luxe français eh bien ça ils partent pas ils sont transformés en france il ya une semaine alors je l'étais permet de les acheter au bienne vraie valeur ajoutée d'apporter à apporter sur ce morceau de bois ils partent en chine ce qui part en chine c'est les sur billes qui aurait fait de la charpente les chinois les chinois avec la main d'oeuvre pas chère il arrive à le couper à faire du parquet chose que les scieries française n'arrivait pas à faire dans des bois très tordu ou en tout cas s'était pas posé la question parce qu'il avait tout ce qu'il fallait dans des bois droit mais c'est ça le sujet qu'on comprend en tout cas c'est que la demande en bois n'est pas près de s'arrêter vous l'avez déjà un peu dit symboliquement j'ai eu envie de parler de la suède qui a construit une tour de 80 mètres de haut tout en bois la norvège qui a construit un bâtiment de 85 mètres tout en bois là aussi à vienne aussi je crois qu'on autriche c'est c'est la même chose le bois est un matériau d'avenir il faut partir de ce principe la lys gonthier c'est surtout un matériel qui s'y s'il est gérée durablement peut permettre de maintenir des services écosystémiques est pas uniquement la production de bois qu'il faut pas l'oublier le stockage de carbone des forêts c'est la même chose il faut pas avoir un angle unique quand on parle de forêt c'est bien l'ensemble des services écosystémiques d'une forêt qui doivent être qu'ils doivent être moindre minute et adaptée à chaque contexte à chaque région voire à chaque massif forestier et les aides publiques elles doivent permettre d'aller valoriser et appuyer les forces de chaque territoire et de réinstaurer une vie économique dans chaque territoire ça ça passe aussi par une vision peut-être moins industriel puisque ça voudrait dire d une industrie à l'échelle très local et qui répondent à la technicité des des bois qui sont en forêt un mot pour conclure chacun rêve je pense que notre forêt est suffisamment diverses les enjeux auxquels elle répond en matière de climat de stockage du carbone dans son sol dans son bois de biodiversité fait qu'il est normal et et vertueux que la société s'interroge sur sa forêt moi ce que je demande c'est que il y ait davantage de confiance et de partage des connaissances y aura beaucoup moins de conflits ça fera beaucoup moins de pétitions et de buzz sur internet mais ce sera beaucoup plus efficace pour nos petits enfants les forestiers sont au service de la forêt qui est au service de la nation de l'europe et de l'avenir je voudrais qu'on reconnaisse à tous les forestiers cette vertu et il a partageront conclusion bref 24e' noisy oui bah moi je souhaiterais que la forêt ne vivent pas ce qu'a pu vivre l'agriculture il ya quelques années avec un aghrib à chine et encore maintenant voilà donc la forêt comme le disent mes collègues c'est une formidable source de solutions pour nos enjeux et nous des fils aussitôt la france à cette formidable ressource trouvons ensemble les moyens de bien la gérer dans l'intérêt des forêts bashing antoine d'amico oui ben la forêt les d'intérêt général est là que des belles histoires à raconter au fix de carbone donc on purifient l'air ont produit un matériau renouvelable une énergie renouvelable 80 % de la biodiversité terrestre est en forêt ou purifient l'eau voilà donc mais par contre mais voilà il faut que au sein de france bois forêt la filière on soit bien en ligne et que l'état aussi centre bien compte que cette forêt française c'est une grande richesse c'est qu'il faut pas l'abandonner et l'appel est lancé merci merci à tous les cas cela merci pour cette émission merci à vous de nous avoir suivis avant de vous laisser je vous rappelle que l'émission est dès maintenant disponible sur notre site publicsenat.fr en replay mais aussi sur notre chaîne notre chaîne youtube à très bientôt sur l'unique sénat [Musique]