« La gauche doit pouvoir l’emporter à la présidentielle ! » - Olivier Faure sur BFMTV
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Mais alors donc bonsoir Olivier Fort, merci d'être d'être avec nous. Pour revenir tout de suite sur ce que vient de dire Nicolas Mayerosinol, sur la question du débat, pourquoi vous avez pas voulu débattre avec lui une grande formation politique qui a donné qui a donné deux présidents à la 5e République qui veut pas faire de débat sur un plateau de télévision mais d'abord, je l'ai déjà fait à plusieurs reprises et j'ai toujours pensé oui, pas cette fois-ci. Non, pas cette fois-ci oui, moi là, je parle de cette élection, mais je l'ai fait dans les autres congrès.
Pourquoi je ne veux pas le faire ? parce que je ne veux pas rendre les positions des uns et des autres irréconsiables. Je connais les vertus de la télévision, j'en connais aussi les défauts et je sais que dans ces cas-là le ton monte, qu'on cherche à faire le gros bras et puis à la fin on peut plus se parler et on arrive plus travailler ensemble.
Moi ce que je veux c'est rassembler les socialistes. Ce que j'ai fait depuis 2 ans figurez-vous, on avait dit le con de Marseille c'est horrible, c'est affreux, il s'entretue. Mais la réalité c'est que depuis 2 ans, débat non pas du tout mais le débat on l'a eu tous les soirs.
Cette semaine encore, j'étais avec Nicolas Meer Rossignol en débat à Amien. C'est vous dire à quel point je ne crains pas le débat et je l'ai eu pendant ça fait 2 mois qu'on est sur les routes et tous les soirs on se retrouve les uns et les autres pour débattre et je l'ai fait parce que c'est un débat interne mais vous n'avez pas eu de débat rotaillo vquier non plus parce que nous n'avons pas forcément intérêt à exposer aux yeux du monde des désaccords qui sont des désaccords parfois assez incompréhensibles du point de vue de l'extérieur. Donc voilà, mais bien sûr que le débat est parfaitement légitime et reconnaissez que ce parti socialiste est un parti de débat.
En 4 ans, c'est le 3è congrès que nous organisons. Voilà. Olivier Fort, vous êtes premier secrétaire du Parti socialiste depuis 2018.
Je vais redonner les quelques chiffres du premier tour, ce qu'on appelle les les votes sur les textes d'orientation. 23000 votants, à peine 40000 militants. Quel échec ? votre échec d'avoir un parti réduit à seulement à peine 40000 militants là où il y a 20 ans, ils étaient plus de plus de 200000, seulement 23000 votants.
Quand on sait que les républicains, il y avait quasiment 100000 personnes qui ont voté pour départager leur voquet et Bruno Rotaillot, vous prenez votre part dans cet échec ? Mais d'abord, je vais commencer par vous dire que les règles sont différentes. Si on si on avait accepté l'idée que tout le monde peut voter en adhérant la veille, nous aurions certainement eu des milliers de militants sur des règles aussi pour les républicains de date du soir pour tout la drège.
C'était 15 jours avant et vous pouviez si vous p c'était quelques jours avant. J'en ai parlé avec eux, ils m'ont dit quelles étaient leurs règles. Chez nous, c'est 6 mois de cotisation, enfin c'est 6 mois pour arriver à être votant et c'est des cotisations et c'est pas des cotisations mineures.
Et donc c'est la raison pour laquelle effectivement il y a moins de personnes. Mais la réalité, quelle est-elle ? C'est que nous avons perdu des militants à quel moment à votre avis quand je suis arrivé moi non.
On a perdu les militants, on en a perdu 100000 pendant le quinquena 2012-27 et donc vous en êtes encore à faire le jouer le coup de l'inventaire de François Hollande à 2025. Vous vous m'interrogez, je vous réponds et je vois bien que il y a certains auraient envie de pouvoir m'attribuer en fait y compris les échecs des autres. La réalité c'est que nous avons au contraire reconstruit un parti, renouveler les générations, renouveler les équipes, fait en sorte de faire émerger de nouveaux talents aussi, ce qui est une des grandes fiertés de de ce mandat.
Mais donc la situation du PS aujourd'hui, c'est à cause de François Holland. Mais pas du tout. C'est pas ce que je vous dis.
Ce que je vous dis, c'est que si vous voulez comparer, comparez avec la République en marche, combien il y a eu de votants à leur congrès pour élire Gabriel Atal ? Très peu, très peu. H autour de 10000.
H bon voilà. Et ben écoutez, je suis fier d'être dans un parti qui même s'il est dans l'opposition fait mieux. Là encore pour puisque pas pu organiser de débat mais j'imagine que vous avez entendu ce qu'a dit Nicolas Maignol, il dit moi dans les différences que j'ai avec Olivier Fort c'est il faut de la clarté sur les ambitions des uns et des autres.
Et au fond il dit Olivier Fort en fait il fait tout ça parce qu'il a envie d'être candidat à l'élection présidentielle. Non mais bon écoutez moi je veux bien retourner à ces débats qui sont qui n'ont aucun sens pour les gens qui nous regardent. La réalité, c'est qu'aujourd'hui les socialistes, les communistes, les écologistes, les ex-ins insoumis, euh Raphaël Luxman, aucun d'entre nous n'est en mesure de prétendre à quoi que ce soit.
Enfin, on est très très loin du compte. On est dans une situation où l'extrême droite est à 40 % dans les sondages. Bon, et vous pensez que c'est le moment pour tout le monde de s'égiller.
J'en vois d'ailleurs beaucoup qui soutiennent Nicolas Merignol en pensant eux-mêmes que s'ils prenaient le parti demain, ils pourrait être candidat. Je pense à France Holland, je pense à Carole Delga, je pense à Karim Boamren qui ont tous fait état de leurs ambitions présidentielles. Pas mon cas.
Ce n'est pas mon cas. Je n'ai jamais dit ça. Je vous ai dit je vous ai dit la chose suivante.
Je vous ai dit moi je souhaite un candidat commun à tout cet espace qui va de Rufin à Gluxman et le moment venu, on choisira le meilleur ou la meilleure. Et à ce stade, je ne sais pas qui sera le meilleur ou la meilleure mais pour l'instant ce que je vois c'est que personne n'est en mesure de contrecarrer les ambitions de l'extrême droite, ce qui me navre et c'est la raison pour laquelle je me bat de toutes mes forces pour que nous arrivions d'abord à une plateforme commune et ensuite à un candidat commun. Et donc en vous disant que je veux un candidat commun, c'est bien l'expression de quelque chose de clair.
C'est vous dire que je suis loin de chercher à imposer une candidature. Je cherche à dire qu'il faudra faire le choix parmi celles et ceux qui nombreux dans toute la gauche peuvent être en mesure de nous faire gagner. Autre reproche qui vous est fait, une forme d'ambiguïté vis-à-vis de la France insouise.
Je voudrais vous faire écouter ce que disait Manuel Bonpard, le coordinateur de LFI ce matin chez nos confrères de TF1. Les deux disent qu'ils veulent plus travailler avec la France insoumise. Donc il y en a un qui le dit plus fort que l'autre.
Ah bon ? Vous avez l'impression ? Moi je sais pas, je lis ce que les gens disent, les deux disent.
Bon donc c'est c'est un c'est un parti rabouri et divisé et qui prendra en tout état de cause une décision de rabouissement et de division. Décision de rabouissement et de division. Je laisse ces mots-là pour Manuel Bompard.
Moi, je souhaite au contraire faire émerger une offre politique qui ne se limitera d'ailleurs pas au seul Parti socialiste. Je vous l'ai dit parce que je souhaite que toute la gauche qui refuse l'alignement sur Jean-Luc Mélenchon et bien puisse se retrouver et puisse faire émerger une offre qui soit de la nature à aborder le second tour et à gagner le second tour. Jean-Luc Mélenchon est un candidat qui est parfaitement capable d'atteindre effectivement des scores importants sur un premier tour, mais chacun le sait bien. il est celui aussi qui est au second tour est le plus mauvais candidat pour la gauche parce que il est celui qui coalise la droite avec l'extrême droite.
Et moi ce que je veux ce n'est pas simplement témoigner, ce n'est pas simplement faire un tour de piste avec l'idée que ce serait déjà pas si mal. Ce que je veux, ça n'est pas résister, c'est gagner pour demain, gouverner et faire en sorte que nous puissions changer effectivement la vie des Français. Est-ce que vous pouvez dire avec beaucoup de de certitude, il n'y aura plus jamais d'alliance avec la France insoumise ?
Mais je vous ai dit de R, qu'est-ce qui est pas clair ? plus jamais. C'estàd que si demain il y avait une dissolution, si demain il y avait de nouveau un péril victoire du rassemblement national, est-ce que vous excluez tout à fait la possibilité du nouvel alliance avec la France ?
J'ai écouté tout à l'heure ce que disait en fait Nicolas Rossignol et j'ai écouté surtout ce que tous ces gens-là ont pu dire parce que quand j'ai proposé le nouveau Front populaire avec François Ruffin, c'est comme ça que c'est né en fait le Front populaire et bien qu'est-ce qui s'est passé ? Est-ce qu'il y en a un seul d'entre eux qui a dit "Non, non, je ne veux pas rentrer dans le nouveau Front populaire". Ils sont tous venus de Françis Hollande à Carole Delga.
Donc, ça pourrait arriver de nouveau et et je continue en vous disant que quand le 7 juillet le Nouveau Front populaire est en tête et que tout le monde pense que la tradition républicaine so respectée par le président de la République, qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que vous croyez que ces gens-là boutent quelque part ? Non, Nicolas Meral, il est derrière moi, juste derrière moi et il est bien entendu prêt à venir gouverner avec les uns et les autres.
Alors ce que je vous dis c'est que moi j'ai une grande fierté et je finis je finis je finis d'un mot en vous disant que si je suis face à l'extrême droite comme c'était le cas au mois de juillet il y avait une possibilité pour l'extrême droit de gagner h et grâce au Fronts populaires puis grâce au fronts républicain nous avons conjuré cette perspective là je n'en ai aucun remord au contraire j'en suis fier et donc je le dis je me battrai toujours face à l'extrême droite et je ferai toujours tout ce que je peux pour éviter à la France ce cauchemar un encore avec vous Olivier Fort, vous avez reproché à Bruno Rotaillot, le ministre de l'intérieur d'être responsable, je cite, d'un racisme d'atmosphère. Est-ce que vous considérez qu'il y a un racisme systémique en France ? Je dirais pas qu'il est systémique, je dirais qu'il est très important et que malheureusement il y a des gens qui flattent ses sentiments.
Et il suffit de reprendre toutes les déclarations de Rota depuis des années pour voir que il a à chaque fois cherché à allier immigration et insécurité, qu'il a cherché à dire, il y compris parfois qu'il y avait même des régressions ethniques bon. Je dis pas qu'il est raciste, je n'en sais rien. En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'il est clientéliste et que donc aujourd'hui, il cherche une chose, c'est effectivement à flatter un électorat dont il pense qu'il pourrait le récupérer demain, celui de l'extrême noite.
Il accuse il accuse la gauche et la France de la même chose de de clientélisme vis-à-vis d'un certain électorat. Ben, prouvez-moi que je suis clientéliste, je suis c'était pas vous. Je je j'indiquais la réponse que faisait peut-être mais qu'il me prouve en quoi je serais clientéliste.
Moi je n'ai jamais cherché à flatter quiconque. Quand je dois dire la vérité à quelqu'un sur son comportement je le dis. Je ne suis pas à chercher à lier tel ou tel comportement à telle ou telle ethnie ou religion.
Ça n'est pas mon cas. Donc je ne vois pas en quoi je pourrais être accusé de clientélisme et ni même je ne défends jamais quiconque alors même qu'il est coupable. Donc ça me paraît évident.
En fait, j'ai encore une autre dernière question. Et ben allez-y. Pour pour un parti progressiste comme le Parti socialiste, est-ce que c'est dommage que les deux candidats à la tête du parti et il y avait d'ailleurs Boris Valot juste avant soit tous des hommes ?
Oui, c'est dommage. H C'est dommage. Mais reconnaissez aussi que nous avons aussi eu une femme comme première secrétaire, une très belle, très grande première secrétaire, Martine Audri.
Nous avons eu deux candidates à l'élection présidentielle. C'est pas le cas de tout le monde. H bon donc la prochaine fois la prochaine fois vous laisserez votre place à une femme.
Mais c'est bien possible. Merci beaucoup Olivier Fort d'être venu nous voir ce soir dans tout le monde.
Olivier Faure